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 Des rencontres dont on se passerait bien – Jack E.

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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Des rencontres dont on se passerait bien – Jack E.   Sam 13 Avr - 23:18

Il était tard. Trop tard. Mais Max avait eu une urgence et elle s’était sentie obligée d’aller récupérer l’argent qu’il lui avait laissé pour lui prouver que le travail qu’il avait demandé à Dante avait été fait. Ce n’était pas dans ses habitudes mais elle n’avait pas su refuser cette urgence. Quelque part, elle l’aimait bien ce max. Un petit vent frais lui faisait quand même regretté cette excursion tardive, l’obligeant à remonter le col de sa veste afin de se protéger. Pressée de rentrer, Élirys enchainait les petits raccourcis en passant dans des rues complètement désertes à cette heure-ci. Une petite voix lu disait qu’il était plus raisonnable de se rallonger un peu et de passer par les grandes artères de la ville qui ne dormaient jamais mais, elle s’y refusait catégoriquement. Accepter de passer par ailleurs juste pour par crainte était le début, selon elle, d’un début de psychose. Elle passerait par là où elle avait envie ! Elle tourna dans une autre ruelle mais se stoppa nette en voyant une personne face à elle.

Jack ?! Son cœur cessa de battre, un court instant, au moment où elle le reconnu

Jack était la personne, par excellence, qui l’inquiétait et qui, en même temps, était capable de la faire craquer rien qu’avec l’un de ses sourires. Rencontré il y a quelques années, elle avait fait semblant de jouer les intermédiaires pour lui. Il venait d’avoir son diplôme en psychologie et lui avait avoué avoir changé d’identité mais que, pour se trouver de bon contact, il avait besoin que cette nouvelle identité est une existence. Elle lui avait donné un passé, enfin, Dante l’avait fait. Il y avait eu de nombreux détails à voir ce qui les avaient entraînés à se voir régulièrement. Incapable de résister à ce sourire, elle avait fini dans son lit, partageant un bout de vie ensemble. Elle avait même cru que ça pouvait fonctionner à l’époque.

Il était une des principales raisons qui faisait qu’elle ne voulait pas fouiller dans le passé des clients de Dante. C’est ce qu’elle avait fait avec lui, jusqu’à remonter jusqu’à Jack Elis, à son années en maison de redressement, à son casier judiciaires, aux plaintes portées contre lui, à ce gamin qu’il avait mis dans le coma. C’était du passé et elle avait essayé de s’en convaincre aussi longtemps que possible mais elle était incapable de passer outre ce qu’elle avait pu trouver sur lui. Sans parler du fait que, par des moyens détournés, assurant s’intéresser à elle et à ses activités, il ne cessait de chercher à en savoir plus sur Dante, sur la manière dont il fonctionnait. Mal à l’aise, elle avait mis les voiles sans donner de signe de vie. Ca faisait longtemps qu’elle ne l’avait pas vu et voilà qu’il était là, devant elle, sans qu’elle ne sache pourquoi. Le hasard n’avait pas sa place dans ce genre de situation, elle en avait conscience. Pour la première fois, Élirys regretta de ne pas avoir écouté cette petite voix intérieure qui lui avait demandé de passer par les grandes routes.

Tu m’as fait peur.

Rien ne l’avait préparé à ça et elle s’efforça de sourire, de ne pas laisser paraitre une forme de malaise. Elle venait de se trahir elle-même, en faisant un pas en arrière. Un réflexe qu’elle n’avait pas réussi à contrôler. Elle en venait même à espérer que quelqu’un passe par là. Elle avait envie de partir en courant, de hurler, de faire n’importe quoi qui pourrait la sortir de cette situation. Finalement, elle décida de prendre sur elle, ne plus reculer, ne pas montrer une certaine peur (chose qui semblait déjà foutue depuis un bon moment) et c’est, toujours avec ce sourire un peu crispée, qu’elle décida de prendre en main cette rencontre.

Tu as besoin de quelque chose ?

Clairement, elle ne croyait pas à une rencontre au hasard. Les rues étaient trop nombreuses et l’heure trop tardive. C’est ce qui l’inquiétait le plus, se dire qu’il savait où la trouver alors qu’elle n’avait pas prévue cette sortie à la base. Élirys avait haussé un sourcil interrogateur, reprenant le contrôle sur elle-même sans savoir combien de temps elle arriverait à garder cette attitude. Mais, comme elle avait envie de partir d’ici au plus vite, elle continua dans ce sens-là.

Parce que là, je suis un peu pressée mais on peut se caller un moment un autre jour, si tu veux ?

Elle avait montré la direction qu’elle voulait prendre, comme si ça pouvait aider à prouver qu’elle était pressée et s’était même fendu d’un sourire, bien qu’un peu forcé. Le problème c’est que, par expérience, elle savait que rien n’était vraiment simple avec lui. Ou alors, ils n’avaient pas la même vision de ce genre de chose.
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Jack Elis
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MessageSujet: Re: Des rencontres dont on se passerait bien – Jack E.   Dim 14 Avr - 0:09

    Quand on aime le contrôle il existe des petites choses irritantes. Un des plus problème de Jack en ce moment était ce Dante. Un hackeur qui lui avait permis de changer d’identité, qui lui avait offert une nouvelle vie. Jack Johnson était né des manipulations de Dante ce qui l’avait bien arrangé à l’époque mais qui lui posait un souci aujourd’hui. La connaissance s’était le pouvoir et Jack ne pouvait pas laisser un tel savoir sur ce qu’il avait été entre les mains de ce type. Dante était un fantôme et c’était le plus énervant pour Jack qui ne pouvait pas concevoir ne rien savoir sur une personne qui en savait autant sur lui et qui pouvait disposer de ce genre d’information comme bon lui semble. Un fantôme qu’il fallait faire disparaitre une bonne fois pour toute. Élirys était le seul lien entre lui et Dante. La première fois qu’il l’avait vu, il avait essayé de se la mettre dans la poche, partageant même ce qui était censé représenter une idylle. Le but, pour lui, avait été d’en savoir plus sur elle et sur Dante parce qu’il savait très bien qu’il en arriverait à ce point un jour. Il avait eu l’impression d’avoir gagné sa confiance mais, même comme ça, il n’en avait pas appris sur elle ou sur Dante. Cette fille était une tombe et, si il en avait été capable, il aurait même pu l’apprécier pour ça. Il était loin de ce genre de considération mais elle aurait pu être une personne attachante si Jack en avait été capable.

    Ca faisait plusieurs jours qu’il suivait la jeune femme, attendant le bon moment pour la croiser. Elle avait cette fâcheuse tendance à toujours sortir dans la journée et il l’avait même réussi à ne pas la voir pendant deux jours d’affilés où elle était restée enfermée chez elle. Et, cette nuit, quand il la vit sortir, Jack n’avait pas réussi à s’empêcher de sourire envahi par ce qui pouvait se rapprocher de la joie pour les gens normaux. Il l’avait suivi, jusqu’à chez quelqu’un où elle resta à la hauteur de la boite aux lettres pour y récupérer quelque chose. Un indice, en plus de la rencontre qu’elle avait fait dans la journée, qui prouvait qu’elle travaillait toujours pour Dante. C’est sur le chemin du retour quand elle emprunta une petite rue qu’il décida de faire la même chose dans le sens inverse. C’est dans la fraicheur de cette nuit qu’il se posta devant elle sans prendre la peine de s’annoncer. Il n’était pas certain de la suite des évènements, Élirys avait sa façon bien à elle d’être surprenante dans ses réactions. Elle avait ses habitudes, son caractère et c’était ce dernier qui lui donnait ce côté imprévisible. Il misait sur une certaine méfiance, c’était pour ça qu’elle l’avait quitté à l’époque. Il posait trop de question, ce qu’il avait fait passer pour quelque chose de normal quand on est en couple, ça ne lui avait pas convenu.

    Jack ressentait une certaine jubilation en voyant sa réaction quand elle le reconnu, tout en se disant qu’il avait raison de miser sur une certaine méfiance. A en juger par le pas qu’elle avait fait en arrière, il pouvait même comprendre que ça allait jusqu’à la peur, ce qu’elle ne niait pas. Tant mieux. Il aimait ce genre de contrôle sur le gens. Elle essaya de reprendre les choses en main, le fil de la conversation et, loin d’être bête, elle avait surtout acquis le fait qu’il n’était pas ici par hasard. Il y prenait un certain plaisir, assez pour la laisser continuer jusqu’à ce qu’elle lui expliquer qu’elle était pressée et qu’ils pouvaient se voir à un autre moment. Jack se mit à sourire, ce genre de sourire heureux, charmeur et que, en même temps, on n’avait vraiment pas envie de voir en vue de la situation. C’est dans ce sourire, qu’il releva les yeux vers elle, secouant légèrement la tête, il fit un pas en avant.

    _ Je ne crois pas qu’on va pouvoir repousser cette rencontre. Un deuxième pas. Est-ce que tu sais seulement le temps que ça m’a pris pour pouvoir te retrouver, puis encore un autre, jusqu’à se retrouver en face d’elle. Très près, à un moment où il n’y aurait personne autour de toi ?

    Jack écarta légèrement les bras en regardant autour de lui pour bien laisser comprendre qu’il n’y avait personne. La rue était à eux. Élirys… Douce petite Élirys. Il ne savait pas encore si il allait regretter ce qu’il envisageait ou si ça lui procurait un peu plus de plaisir. Jack aurait ses réponses, d’une manière ou d’une autre, il devait les avoir. Il l’appréciait plus qu’il ne voulait bien le croire parce que c’est elle qui choisirait la manière qu’il emploierait. Et, par expérience, il était préférable pour elle qu’elle lui donne ses réponses au moment où il poserait les questions. Ne pas le faire impliquerait forcément une manière moins douce qu’elle n’allait pas apprécier.

    _ Ély, c’est le moment où tu me dis qui est Dante et où je peux le retrouver. Et, en souvenir du bon vieux temps, je préfère te prévenir qu’il est préférable de me répondre maintenant. Il se pencha vers elle, jusqu’à son oreille où il vint y déposer quelques mots à voix basse. Tu n’aimeras pas ma façon de la poser ensuite.

    Jack relevait déjà la tête, un sourire radieux sur le visage qui ne semblait rien à voir avec ce qu’il venait de dire. Ce même sourire qui lui avait permis de pouvoir charmer la jeune femme quelques années plus tôt. Ce n’était pas ce qu’il cherchait à faire maintenant, ça ne prendrait plus. Pas après ce qu’il venait de lui dire. Il n’était même pas certain que ça aurait fonctionné avant qu’il ne prenne la parole. En fait, il ignorait à quel point elle pouvait connaitre Dante et ce qu’il avait pu lui dire à son sujet. Est-ce qu’elle savait qui il était avait de devenir Jack Johnson ? Une question qu’il s’était déjà posée et qui, comme à chaque fois, disparaissait aussi vite qu’elle était venue. Ca ne changeait rien. Ca n’avait pas la moindre importance.
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Des rencontres dont on se passerait bien – Jack E.   Dim 14 Avr - 22:09

Intérieurement elle le suppliait de ne pas faire un pas de plus, se refusant à reculer davantage. Non, elle devait prouver qu’elle n’avait pas peur. Ne pas reculer, ne pas reculer. Ça lui demandait un contrôle de soi qu’elle n’était pas certaine d’avoir jusque-là. Son ventre formait déjà une boule au niveau de son estomac, signe avant-coureur d’une peur sans nom. A aucun moment il ne chercha à nier le fait qu’il était là parce qu’il l’avait voulu. Ce type l’avait suivi. Elle ne savait pas combien de temps il avait fait ça, tout ce qu’elle voyait c’était le pas supplémentaire qu’il avait fait et qui, d’une certaine manière, était en train de la tétaniser sur place. Élirys avait cette désagréable sensation d’être un lapin prit dans les faisceaux d’une voiture et qui, dans la panique, restait bloqué là à attendre qu’on vienne le shooter. Elle ne savait pas quoi répondre alors, dans le doute, elle se mise à secouer la tête. Non, elle ne savait pas le temps que ça avait pris et, honnêtement, elle n’était pas certaine de vouloir le savoir.

Le mouvement des bras de Jack exposait une évidence même : Ils étaient seuls. L’idée de crier lui avait traversé l’esprit mais, elle n’aurait même pas fini de le faire qu’il aurait déjà fait en sorte qu’elle se taise. Une tentative qu’elle imaginait surtout servir à l’énerver plus qu’autre chose. Courir ? Quelle drôle d’idée, il était face à elle. Le temps qu’elle se retourner, il aurait déjà réagi et, passer devant lui était une idée encore pire que la première. Il parlait et elle ne pouvait s’empêcher de regarder derrière lui, dans l’espoir un peu fou de voir quelqu’un surgir de nulle part. Pourquoi les Batman, les Spiderman, les Superman, et tous les héros de BD qu’elle lisait en un temps record, n’étaient pas là quand on avait besoin d’eux.

Si elle devait voir un avantage à la situation c’est que Jack ne s’ennuyait pas à passer par quatre chemins pour expliquer cette rencontre. Il voulait savoir qui était Dante, où le trouver. Des questions qui n’étonnait même pas Élirys, pas besoin d’être devin pour savoir qu’il voulait savoir ça. Il ne s’était pas amusé à la suivre juste pour « ses beaux yeux ». Élirys avait beau le craindre, il avait cette façon bien à lui de prononcer le diminutif de son prénom qui, malgré la peur qu’elle ressentait faisait manquer un battement à son cœur. Elle avait, cependant, déjà plissé les yeux prête à lui dire qu’elle ne savait pas qui était Dante mais, elle était en train de se raviser au moment où il lui expliqua qu’elle n’aimerait pas qu’il pose la question autrement. La boule qu’elle avait dans l’estomac se noua un peu plus et puis, bordel, pourquoi devait-il avoir un tel sourire. Élirys se promit d’aller consulter, si elle s’en sortait en un seul morceau, pour trouver un type aussi craquant que flippant.

Jack…

Ella avait envie de ses frapper tellement sa façon de prononcer ce prénom avait quelque chose de suppliant. Elle ne pouvait pas lui répondre et, en même temps, elle n’avait aucune envie de voir comment il lui poserait la question une seconde fois. Ce n’était pas la première fois qu’il essayait d’avoir des informations sur Dante mais c’était la première fois qu’il le faisait de manière aussi directe. Aussi menaçante. Il fallait bien qu’elle trouve quelque chose à dire qui n’impliquait pas de lui répondre et, en même temps, qui lui donnerait un peu plus de temps pour trouver une solution. Inspirant profondément, aussi discrètement que possible (ce qui n’était pas facile à faire), elle se força à relever les yeux vers lui. Ne pas s’attarder sur son sourire. Pour lui répondre avec toute la conviction dont elle était capable.

Écoute, tu pourras me poser la question autant de fois que tu veux, de toutes les manières que tu veux, que je ne pourrais toujours pas te répondre. Je ne sais pas qui est D. et encore moins où le trouver.

Mentir était une chose qu’elle savait faire. La peur la rendait surement moins performante mais elle trouvait qu’elle ne s’en sortait pas si mal en vue des circonstances. Hors de question pour elle de se laisser démonter, ou de se mettre en boule dans un coin en chouinant et en attendant que ça passe. C’est dans cette lignée et avec un nouvel aplomb qu’elle continua dans sa lancée.

Alors si t’as besoin de lui demander quelque chose, tu passes par la voix normale et tu attends de voir ce qui se passe. Comme tout le monde.

Sur quoi, malgré cette boule à l’estomac, elle tourna les talons et commença à partir. Elle savait très bien que si il cherchait à savoir qui était Dante, ce n’était pas pour lui demander de faire quelque chose pour lui. Il savait très bien comment ça fonctionnait. Mais, des fois, elle estimait qu’il était préférable de faire semblant de ne pas avoir compris quelque chose pour pouvoir se trouver une raison de partir. Sa phrase avait été dite sur le ton qui était sans appel. Les choses étaient comme ça et pas autrement, oubliant volontairement les menaces à peine voilées de Jack. Vraiment, des fois, il était préférable de faire abstraction de certaine chose. Élirys avait à peine tourné les talons qu’elle espérait, qu’elle priait, pour qu’il la laisse tranquille.
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Jack Elis
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MessageSujet: Re: Des rencontres dont on se passerait bien – Jack E.   Lun 15 Avr - 10:17

    C’était pour lui qu’il souriait maintenant, parce qu’il la voyait regarder par-dessus son épaule à la recherche d’une aide qui ne viendrait pas. Parce qu’elle avait cette voix suppliante en le nommant. Parce qu’elle avait peur et que ça lui donnait une impression de contrôle, c’est lui qui provoquait cet état. C’était grisant, parfait, jubilatoire. Ély était parfaite, à sa manière à elle, à ses critères à lui. Même dans sa façon de vouloir reprendre le cours des choses, de s’insuffler du courage dans une inspiration discrète et de relever les yeux sur lui pour lui expliquer comment se passent les choses. Parfaite et énervante. Ce n’est pas comme ça que ça devait se passer, elle devait lui répondre pas trouver une parade pour le fuir. Il n’avait rien à demander à Dante et, le pire dans tout ça, c’est qu’elle le savait très bien. Ce qu’il aurait pu apprécier cette façon dont elle cherchait à retourner la situation, si seulement il en avait été capable, si seulement ça ne l’énervait pas de ne pas avoir ses réponse. Énerver n’était pas le bon terme, quand on n’est peu réceptif au sentiment, l’énervement n’est pas vraiment dans nos attributs mais c’était ce qui s’approchait le plus de son état d’esprit. Il perdait le contrôle quand elle refusait de lui répondre et, surtout, elle l’obligeait à employer d’autres méthodes qu’il n’avait pas envisagées avant ce soir. Pas sur elle en tout cas. D’une certaine manière, Élirys l’avait marqué plus qu’il ne voulait bien se l’avouer.

    Elle finissait sa phrase et il posait un regard désolé sur elle en secouant doucement la tête. Mauvaise réponse. Lui tourner le dos était la réaction la plus stupide qu’elle avait pu avoir. Non seulement il n’avait pas ses réponses mais, en plus, elle prenait la liberté de partir. Liberté ? Non, ça ne pouvait pas se passer comme ça, il n’y avait que lui, ce soir, qui déciderait de qui ferait quoi. Qu’elle parte n’était pas au programme. La pauvre n’avait pas eu le temps de faire un deuxième pas que Jack, énervé de la voir prendre ce genre de liberté, l’attrapa par le poignet. Sans le moindre ménagement, il l’attira vers lui. Quand, dans ce mouvement, elle lui fit face, il posa sa deuxième main sur son cou et la plaqua contre le mur de la ruelle la plus proche. La perte de contrôle sur une situation qu’il avait provoquée et préparée était quelque chose qui pouvait le faire sortir de ses gonds, si bien que dans cette action, il avait été bien plus violent que ce qu’il avait voulu. La tête de la jeune femme cogna le mur avec violence et, il lui fallut moins d’une seconde pour avoir l’impression de voir les yeux d’Élirys vacillés. Le bruit que la tête avait fait en rencontrant le mur l’aurait, de toute façon, déjà mit sur la voix de ce coup trop fort. Il la sentait lui échapper, comme si les jambes d’Élirys ne pouvaient plus la portée alors qu’elle fermait les yeux.

    _ Non, non, non, ne me fais pas ça.

    Jack la retenait, l’empêchant de s’écrouler violemment sur le sol. Il l’avait dans les bras, inerte, lui renvoyant en pleine figure le temps qu’ils avaient pu partager tous les deux. Après avoir secoué la tête pour se sortir ce genre de souvenir, il porta deux doigts au cou de la jeune femme pour vérifier son pouls. Régulier. Maintenant il savait qu’elle ne faisait pas semblant sinon sa panique se sentirait encore dans ses pulsations cardiaques et, surtout, il comprenait qu’il ne l’avait pas tué sur le coup d’une action contrôlé par son énervement. Pourquoi tu ne m’as pas répondu ? Il Alors qu’il avait le regard rivé sur ce visage endormi, repoussant une mèche de cheveux qui barrait le visage d’Élirys, il soupira. Jack ne perdit pas plus de temps dans cette rue, portant Ély dans ses bras, il en sortit pour retrouver une rue plus animée. Un sifflement plus tard, il montait dans un taxi en jouant les hommes blasés par sa petite amie toujours trop excessive en soirée alcoolisée. Il jouait tellement bien ce rôle que le chauffeur de taxi ne mit pas en doute cette version de l’histoire, après tout, ce n’était pas la première fois qu’il voyait quelqu’un dans cet état.

    Jack avait donné son adresse, emmener une jeune femme endormi vers un entrepôt aurait donné des doutes à n’importe qui, ce n’était pas la peine de se risquer là-dedans. Une fois arrivé, il porta Élirys jusqu’à chez lui, la déposant doucement dans son fauteuil. C’était maintenant qu’il devait réfléchir, les choses n’auraient pas dû se passer de cette manière. Rien ne l’empêchait de l’emmener dans l’entrepôt qu’il louait maintenant mais il n’avait pas envie de prendre le risque de se faire voir par quelqu’un. De toute façon, ce n’était pas si grave qu’elle soit dans son appartement, ce n’était pas la première fois qu’elle. Il lui poserait ses questions ici. Avant de faire quoique ce soit, il vérifia quand même son état de santé. Aucune plaie sur sa tête ce qui était déjà une bonne chose, il entreprit aussi de regarder la manière dont réagissait ses pupilles. Il ne s’attendait pas à être autant soulagé en comprenant qu’elle avait juste été assommée par le cou mais qu’elle n’avait rien de grave. Élirys était en train de le rendre dingue, c’était inconcevable. Comment il s’y prendrait pour la torturer si il était soulagé par le fait qu’elle n’ait rien de grave ?

    C’est en se reprenant qu’il récupéra Élirys pour la porter jusque dans son lit. Après l’avoir posé sur le côté, il entreprit de lui attacher les mains sur un bord du montant du lit à l’aide de menotte. Et, parce qu’il était dans un immeuble, au milieu de plein d’autres personnes, il préféra posé une sorte de gros scotch sur la bouche de la jeune femme, histoire de lui couper l’envie de crier quand elle se réveillerait. Sortant de la pièce, il se posa dans un fauteuil et se mit à réfléchir à la suite des évènements. Il ne serait dire avec exactitude combien de temps il était resté assis à réfléchir mais, dans la chambre, le bruit des menottes contre le montant du lit se faisait entendre. Elle était réveillée. Jack se leva, et se stoppa dans l’entrée de la pièce.

    _ Tu vas finir par te faire mal à tirer dessus comme ça.

    Ca n’avait rien de drôle ou de divertissant si elle commençait à se faire mal toute seule en essayant de se débarrasser de ses menottes. Secouant la tête d’un air de dépit, il finit par s’approcher d’elle et embarqua une chaise posée là. Il était maintenant assis sur la chaise, du côté du lit où se trouvait la jeune femme. D’un air plus que sérieux il pointa son regard dans celui d’Ély.

    _ Je vais enlever ce qui t’empêche de parler et tu vas me dire ce que tu sais. Si jamais tu hurles, je t’assomme avant que tu es le temps d’alerter quelqu’un. Ça te va ?
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Des rencontres dont on se passerait bien – Jack E.   Jeu 18 Avr - 16:05

Elle ne savait pas ce qui lui avait pris de lui tourner le dos, c’était la seule idée qu’elle avait eu, celle qui lui donnait une chance de le laissé sur place et de partir. Elle comprit que c’était une mauvaise idée quand une main se posa sur son poignet, quand une autre arriva à sa gorge. Sa tête. Le choc. Elle avait laissé échapper une plainte quand il l’avait plaqué au mur. Ses sourcils marquèrent un air interrogateur vers Jack. Pourquoi fait-il cela ? Tout devenait flou, sa boule à l’estomac venait de disparaitre au même moment où elle se sentit perdre pied. Sa conscience commençait à l’abandonné et elle arrivait encore à entendre Jack qui lui demandait de ne pas faire ça. Très drôle ! Elle n’avait rien fait, c’était lui qui l’avait mise dans cette situation. Elle avait envie de sourire, de manière parfaitement ironique mais déjà elle sombrait dans une abysse et ne fut pas convaincue d’avoir réussi à esquisser le moindre geste. Puis... Le vide absolu.

Quand elle ouvrit doucement les yeux, une douleur fulgurante le vrilla l’arrière du crâne. Une sensation qui lui permit de retracer rapidement ce qui s’était passé plus tôt. La rue, Jack, ses questions, sa façon de la retenir. Élirys ouvrit les yeux soudainement, en grand, et tenta de se relever sans le moindre succès. Sa tête lui faisait mal, ses mains ne daignaient pas bouger de place. C’est en relevant la tête qu’elle comprit pourquoi. Des menottes. Elle était attaché dans un lit, une pièce qu’elle reconnue très vite pour y avoir passé un moment. Rien n’avait changé ici mais, dans l’immédiat, elle s’en foutait pas mal. Et voilà qu’elle se mettant à tirer sur ce qui l’entravait, rien n’y faisait, elle restait attachée. Pourtant elle devait sortir d’ici, partir loin de Jack qui avait dit ne plus se contenter de simple question.

Une voix. Elle se figea sur place après avoir tourné la tête. Jack… Elle ne pensait pas qu’il était possible de s’habituer à cette douleur qui lui vrillait l’estomac à cause de la peur. C’est quand il commença à approcher qu’elle se mise à tirer frénétiquement sur ses menottes, s’entaillant les poignets, contre l’avis qu’il avait donné. Elle savait que ce n’était pas la peine de tirer plus dessus, c’est juste qu’elle n’avait pas pu s’en empêcher, comme une sorte d’instinct de survie qu’elle ne contrôlait pas. Elle s’arrêta quand Jack fut assis à côté du lit sur une chaise qu’il avait ramené. Malgré la peur qu’elle ressentait elle se força à l’écouter. Ne pas crier, répondre à ses questions. Le deal était simple en apparence mais elle ne pouvait pas lui dire ce qu’il voulait entendre. Elle hocha la tête, à défaut de pouvoir parler avec ce truc qu’elle avait sur la bouche. Jack approcha la main et Élirys eut un mouvement de recul avant de bien vouloir rester sans bouger. Quand il enleva le scotch, elle eut cette désagréable sensation que l’ensemble de sa bouche était partie avec ce bout autocollant. Dans la foulée, Jack lui détacha une main mais laissa l’autre retenu par une menotte au montant du lit. Une liberté qui lui permit de s’asseoir sur le bord du lit pour se retrouver en face de Jack.

Le mal de tête qu’elle était en train de se taper l’empêchait de réfléchir correctement. Tout ce qu’elle comprenait c’est qu’elle ne pouvait pas lui dire qui était Dante, elle n’allait quand même pas se balancer toute seule. Élirys avait toujours envisagé un tas de possibilité pour ne pas avoir à se balancer. En fait, elle avait surtout réfléchie à ce qu’elle dirait à des flics si elle devait se faire arrêter. Elle n’avait jamais pensé à la possibilité de se faire enfermée, attachée et elle ne savait quoi d’autre, par une personne qui voulait absolument avoir des réponses. Tête baissé elle essayait de ne pas penser à la suite des évènements, de faire taire ce mal de tête, d’oublier la situation dans laquelle elle se trouvait.

Jack, écoute. Je… Elle plissa les yeux sous la douleur qui n’était rien par rapport à ce qu’elle le pensait capable de faire. D. me contact via un téléphone. J’en reçois un toutes les semaines et, il me donne un endroit, une heure pour les gens qu’il veut que je rencontre. Je lui retransmets les informations comme il veut que je le fasse et ça s’arrête là. Elle releva les yeux vers lui. Je ne sais pas qui est Dante.

C’était l’histoire qu’elle aurait servi à n’importe qui, police comprise. Et elle espérait pouvoir être convainquant face à Jack parce que lui ne se contenterait pas de l’enfermer dans une cellule. Elle avait très bien comprit qu’elle devait lui donner une réponse et que ce n’était pas celle qui l’attendait mais quelque chose lui disait que son avenir serait encore plus compromit si elle disait que c’était elle.

Et si tu te poses la question : non, je ne peux pas le contacter. Et même si c’était toi qui le faisais de la manière habituelle en lui expliquant la situation, il ne lèverait pas le petit doigt. Elle haussa les épaules. C’était dans notre deal de base, j’suis assez payé pour pas qu’il se montre pour moi.

Au moins si Jack décidait de vérifier cette information, il comprendrait que c’était vrai. Techniquement, de toute façon, elle ne pouvait pas lui répondre en tant que Dante vu qu’elle n’avait rien pour communiquer. Tout ce qu’elle cherchait à lui faire comprendre c’est qu’elle n’avait aucune valeur marchande, en espérant que ça suffirait à ce qu’il la laisse tranquille. Elle avait presque envie de prier pour que ça n’est pas l’effet inverse et qu’il pense que, vu qu’elle n’est d’aucune utilité, il était préférable de se débarrasser d’elle. Est-ce qu’elle avait déjà mentionné sa capacité à tomber sur les mauvais mecs ?
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Jack Elis
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MessageSujet: Re: Des rencontres dont on se passerait bien – Jack E.   Jeu 2 Mai - 13:36

    Têtue. Il lui avait pourtant dit que ça ne servait à rien de tirer sur ses menottes, que ça ne donnerait rien hormis le fait de lui faire mal. Elle avait fait le choix inverse de ses recommandations. Tant pis pour elle, même si c’était presque décevant de la voir se faire mal toute seule sans qu’il n’ait rien à faire. Mais, acceptant tout de même le deal qu’il avait proposé, il l’avait libéré de ce bout de scotch qu’elle avait sur la bouche et, surtout, d’une des menottes. Élirys était maintenant assise en face de lui, et il appréciait - d’une certaine manière – de ne pas l’entendre tenter de crier pour alerter les voisins. Une des raisons qui faisait qu’il l’obligeait à ne jamais faire ce genre de chose chez lui. Mais, lui retirer ce qui l’empêchait de parler ne servait à rien, Élirys ne donnait pas l’information désirée. Avait-il déjà parlé du côté têtu de la jeune femme ? Tout ce qu’elle lui donnait était un mode de fonctionnement qui aurait pu être des plus crédibles, qu’il aurait même pu croire si, au moment de lui raconter tout ça, elle n’avait pas regardé dans la mauvaise direction. Une des choses qu’on vous apprend très vite en psychologie c’est qu’il y a un côté du cerveau qui sert à la mémoire, ce qu’on à appris et, l’autre, qui plonge les gens dans leurs souvenirs. Et, chose merveilleuse de la nature, les gens regardait dans la direction ou se trouvait une des parties dans le cerveau. Élirys ne faisait pas appel à ses souvenirs mais à une récitation apprise par cœur. Mauvais choix qui, au lieu de le rendre compatissant – ce qui aurait été impossible de toute façon – ne fit que l’énerver un peu plus même si, sur son visage, était posé une impassibilité à toute épreuve.

    Il la laissa s’enfermer dans son mensonge, sans rien dire, sans rien ajouté, alors qu’elle expliquait que Dante ne bougerait pas le petit doigt pour elle, prétextant un salaire assez important pour ce genre d’imprévu. Élirys semblait avoir fini de parler et si elle attendait une réaction de la part de Jack, tout ce qu’il fit c’est de lui sourire avant de remettre un bout de scotch sur la bouche et de la rattachée au lit avant de sortir de la chambre sans un mot. Une façon de faire qu’il appréciait particulièrement parce que les gens, en général, paniquait plus à l’idée de ne pas savoir ce qui allait se passer. Sans qu’elle puisse le savoir, Jack s’était dirigé dans la salle de bain ou, dans la baignoire, il fit couler l’eau. Suffisamment pour y plonger la tête de quelqu’un. Puis, il s’installa dans le salon, alluma la télé et, regardant régulièrement l’heure sur son horloge murale, il attendit patiemment. Une heure était passée depuis qu’il avait quitté la chambre où se trouvait la jeune femme.

    C’est à ce moment-là qu’il se décida à y retourner et, toujours sans un mot, sans une explication, il détacha la jeune femme, lui laissa ce qui couvrait sa bouche et, sans lui laisser le choix, il l’entraîna dans la salle de bain. Elle ne pouvait pas passer à côté de la baignoire remplie et, même si elle comprenait ce qui allait se passer, même si elle se mettait à paniquer et à se débattre, il garda le dessus sur elle. Sûrement, une question d’expérience. Jack garda le silence, une façon supplémentaire de l’atteindre psychologiquement. En très peu de temps, Élirys se retrouva la tête dans l’eau, qu’il maintenait fermement pendant qu’elle cherchait à se débattre pour remonter à la surface. Intérieurement, il comptait les secondes. Une petite vingtaine, pas plus, avant de lui permettre de ressortir la tête de l’eau. Il ne lui laissa que quelques secondes pour reprendre de l’air, uniquement par le nez, ne lui ayant pas libérer la bouche. Puis, une fois de plus il replongea la tête de la jeune femme dans l’eau, un peu plus longtemps. L’opération fut répété plusieurs fois et là, toujours sans lui poser une seul question, il la redressa et l’emmena une nouvelle fois dans la chambre pour l’attacher à nouveau au lit et disparut dans le salon.

    Jack avait eu le temps de comprendre comment fonctionnait Élirys et cet épisode n’aurait pas été suffisant pour lui faire dire quoique ce soit, il devait la pousser à bout pour ça. Cette forme de torture avait au moins l’avantage d’être relativement silencieuse pour ne pas éveiller les soupçons des voisins. Ce qui était certain c’est qu’il n’allait pas s’arrêter là. A intervalles non régulières, oscillant entre 1h et 3h d’attentes, il allait récupérer la jeune femme et recommençait la même chose qu’il avait faite dans la salle de bain. La privant ainsi d’un sommeil régulier et long et cherchait à mettre ses nerfs à rude épreuve. Elle n’allait quand même pas risquer sa vie pour aider un hackeur qui ne lèverait pas le petit doigt pour elle ? Et pour être certain qu’elle allait être poussé à bout, jamais il ne lui posa la moindre question, il ne lui laissa même pas l’occasion de parler, la laissant avec ses interrogations, ses doutes et la manière dont elle risquait de finir.

    Deux jours s’était écoulés de cette manière, jouant sur les nerfs de la jeune femme mais aussi sur les siens à lui. La privée de sommeil, impliquait se privé lui-même de sommeil. Ce qui se ressentait dans ses gestes quand elle s’acharnait à se débattre pour sortir la tête de l’eau, Jack était beaucoup plus brutal dans sa façon de la retenir. Ce n’est qu’à la fin de ce deuxième jour, après l’avoir laissé bien plus longtemps que d’habitude dans l’eau qu’il la ressortie, et la laissa retomber sur le carrelage de la salle de bain. Accroupi, face à elle, il se décida enfin à sortir de son mutisme.

    _ Crie et je te noie pour de bon. Évite ma question et je te noie pour de bon.

    Il ne lui demanda pas si elle était d’accord et enleva le scotch qu’elle avait sur la bouche, prêt à la foutre dans l’eau une bonne fois pour toute si elle ne se décidait pas à parler, ou si elle cherchait à faire quelques chose de profondément stupide. Une fois le scotch enlever, c’est avec le plus grand sérieux qu’il lui répéta pour la dernière fois sa question. C’était à elle de voir ce qu’elle voulait faire par la suite.

    _ Qui est Dante ?
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Des rencontres dont on se passerait bien – Jack E.   Mer 15 Mai - 13:56

Élirys s’était imaginée convaincante, peut-être aussi parce qu’elle voulait vraiment l’être. Sortir de là, qu’il la laisse tranquille, qu’il comprenne qu’elle ne pouvait pas lui apporter la moindre réponse. Mais elle ne savait pas l’impact qu’avait eu sa réponse, elle avait été rattaché, bâillonnée, sans un mot. Rien. Que dalle. L’attente de la première heure avait été horrible. Peut-être qu’il imaginait qu’elle ne lui servait à rien ? Peut-être qu’il avait prévu de se débarrassé d’elle ? Cette heure avait été la plus angoissante de toute sa vie. Ce qu’elle ignorait à ce moment-là, c’est que cette angoisse ne serait rien par rapport à deux prochains jours. Jack était apparu de nouveau, il ne disait toujours rien. Quand il l’avait détaché, elle avait imaginé que c’était fini pour elle, qu’il n’avait rien à soutirer d’elle alors, elle allait mourir. Une idée qui se fit plus forte quand elle vit l’eau dans la baignoire. Élirys s’était débattu, encore et encore, comme elle avait pu. Elle ne faisait pas le poids contre lui. Sa tête se retrouvait immergée dans l’eau, sans possibilité de respirer, sans possibilité de crier. C’est comme ça qu’il comptait la tuer ? En la noyant dans sa propre baignoire. Ce type était un malade.

De l’air. Elle en avait presque mal aux poumons tellement elle s’en gavait quand il l’avait sorti de l’eau. Une lueur d’espoir venait de la faire renaitre. Il ne l’avait pas cru, il voulait lui faire peur pour mieux lui reposer la question. Elle n’avait plus qu’à jouer les filles terrorisées – ce qui ne serait pas si compliqué que ça en vue de la situation – et elle lui redonnerait la même explication que plus tôt. Oui, elle ferait ça. Mais les choses ne se passèrent pas comme prévu, au lieu de lui poser une question, il replongeait déjà la tête d’Élirys dans l’eau. Elle avait perdu le compte des fois où elle s’était retrouvée privée d’air, c’est avec un certain soulagement qu’elle avait retrouvé le lit auquel elle était enchainée. Elle repassait en boucle les réponses qu’elle allait lui donner pour quand il reviendrait pour lui poser LA question. Elle s’y était tellement préparé qu’elle se sentait prête quand il apparut quelques temps plus tard. Mais, là encore, elle s’était trompée. Jack restait enfermé dans une sorte de mutisme et elle retrouva le chemin de la salle de bain.

Il ne la laissait pas dormir, privée de repos elle sentait ses nerfs la lâcher au fur et à mesure qu’elle faisait des allers-retours dans cette salle de bain qu’elle maudissait tant. Elle perdait le fil du temps, le nombre de fois où elle s’était retrouvée dans l’eau. Besoin de dormir, de mettre ses idées au clair, perdant petit à petit le fil de ses pensées, des réponses qu’elle voulait lui donner. Elle avait cette désagréable sensation d’être entre ces deux pièces depuis une éternité, sans possibilité de s’en échapper. Elle avait même réussi à perdre l’espoir qu’il voulait l’interroger, il s’amusait, jouait avec elle, et finirait par simplement la tuer. Plus ça allait et plus elle perdait l’envie de se débattre. Elle l’avait, cette envie, c’est juste qu’elle n’avait plus la force. Elle aurait même parié sur le fait que, lui aussi, perdait patience. Si Élirys ne dormait pas, c’est que lui non plus ne le faisait pas. Enfin il avait sûrement plus de facilité à s’endormir entre deux sessions dans la salle de bain, mais son taux de sommeil ne devait pas être énorme. Pour elle, s’était plus compliqué, il lui suffisait de fermer les yeux pour avoir l’impression de se noyer, encore et encore.

Deuxième jour – notion qu’elle ignorait totalement – et elle se retrouvait une fois de plus la tête dans la baignoire. C’était certain, si elle arrivait à sortir vivante d’ici, jamais plus elle n’arriverait à s’enfoncer tranquillement dans un bain qu’elle se serait préparer. Sa tête ne ressortait pas, elle n’avait plus d’air. Elle paniquait, paniquait tellement qu’elle comprit que c’était le moment où Jack n’avait plus envie de jouer à ce petit jeux avec elle, qu’il avait décidé de tout arrêter ici. L’instinct de survie faisait des choses merveilleuse parce qu’elle n’avait plus envie de luter mais trouvait quand même la force de le faire alors qu’elle voyait ses dernières secondes de vie lui échapper. Puis, sans qu’elle ne s’y attende, elle retrouva de l’air à lui en brûler les poumons pendant que Jack l’a laissait s’écrouler sur le sol où elle trouvait un appui sur un des murs. Il parlait mais elle le comprenait à retardement. Élirys avait tellement l’impression que sa vie allait lui échapper qu’elle avait envie d’en hurler, d’en pleurer mais, franchement, elle ne devait même plus avoir la force de faire ce genre de chose car rien ne sortait. Elle n’eut même pas mal quand il en venait à lui retirer ce qui la bâillonnait. Sa bouche libre elle en profitait juste pour attraper plus d’air, comme si elle cherchait à en faire des réserves. Tremblante, elle venait d’oser porter un regard sur Jack comprenant, par la même occasion, qu’il voulait une réponse.

Moi… C’est moi.

Elle n’avait pas réfléchi, c’était sorti tout seul. Elle s’en voulait, où était donc passé toutes ses idées de réponses, tous les mensonges qu’elle était censée lui sortir ? Puis, tout aussi rapidement, elle se mise à paniquer : et si Jack ne la croyait pas ? Si il imaginait que c’était encore une de ses réponses foireuse ? Elle n’avait pas envie de mourir, encore moins après avoir dit la vérité. Bordel, elle était même persuadée que c’était la première fois qu’elle le disait à haute voix. Edward Livingston était au courant mais, c’est lui qui l’avait deviné, elle n’avait rien eut à dire à voix haute. Elle ne savait pas d’où ça lui venait mais elle avait besoin qu’il la croit, besoin de donner la preuve de ses dires… Sûrement parce qu’elle n’avait pas envie de revenir dans cette baignoire, trop proche à son goût.

Laisse-moi un peu de repos, mets moi devant un ordi et je te le prouve quand tu veux, Jack.
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Jack Elis
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MessageSujet: Re: Des rencontres dont on se passerait bien – Jack E.   Mer 15 Mai - 15:33

    Appuyée contre le mur, Jack aurait presque pu avoir de la peine pour elle mais, c’était le genre de sentiment qu’il n’arrivait pas à connaitre. Élirys était dangereuse pour cette raison, elle était une de ses très rare personne capable de lui faire ressentir ce qui se rapproche le plus des émotions de monsieur et madame ToutLeMonde. Il n’avait juste pas idée à quel point cela été vrai mais le comprendrait très bientôt. Maintenant, même. Quand elle ouvrit la bouche pour répondre à sa question, il estimait avoir gagné. Enfin, elle allait lui répondre. Enfin, ces deux jours sans beaucoup de sommeil allait payer. Enfin, il allait savoir qui était Dante sans avoir besoin de la torturer physiquement. Moi. Un simple mot qui repassait en boucle dans la tête de Jack. Moi. Moi. Moi. Non, non, non, c’était impossible, les choses ne pouvaient pas aussi mal tourner. Elle se foutait de lui, c’était obligé. Il voulait que ce soit faux, il le voulait tellement qu’il posa un regard noir sur elle. Mais, il avait fait suffisamment d’étude pour savoir quand on lui mentait ou pas et, de son côté, Elirys, proposait d’être mise devant un ordinateur après avoir eu un peu de repos. C’était elle !

    _ Tu te fou de moi ?

    Cette nouvelle le mit hors de lui et, sans attendre de réponse, tout ce qu’il avait à porter de main y passa : les produit posés sur le bord de l’évier, il les envoya valsé à l’autre bout de la pièce. Le miroir qui était là se prit un coup de poing, le cassant et coupant le poing de Jack par la même occasion. Un débordement, un excès d’humeur qu’il ne connaissait tellement pas que ça avait tendance à le faire flipper lui-même. Le problème n’était pas le fait qu’Élirys était Dante. Le problème, c’était lui et sa non envie de la tuer elle, alors qu’il avait prévu de tuer Dante. Ce n’était pas son genre de faire dans le sentimentalisme, il ne connaissait pas ça. Pourquoi il avait fallu que cette fille débarque dans son entourage ? Le plus simple, il le savait, était de finir par la noyer complètement dans cette putain de baignoire, de régler tous ses problèmes d’un coup et de passer à autre chose. Mais, il avait tellement envie que ce ne soit pas elle, qu’il voulait vérifier ce qu’elle disait. Il l’a mettrait devant un ordinateur.

    Sans la ménager, il l’attrapa par le bras et la força à se relever. Il serait tellement fort qu’elle en garderait probablement une marque mais, tant pis. Elle n’avait qu’à être qu’elle et pas Dante ! Il traversa le salon avec la jeune femme pour aller jusque dans son bureau où il poussa Élirys sur le fauteuil roulant, devant l’ordinateur déjà allumé. Dans son énervement, une fois qu’elle fut assise, il poussa même le fauteuil jusqu’à ce qu’elle soit collée au bureau de l’ordinateur. Une main sur un accoudoir, il se pencha par-dessus son épaule.

    _ Que ce soit clair, si tu es qui tu prétends être, tu as forcément fait en sorte d’avoir accès à tes donnée alors montre-moi ce que tu as sur moi, prouve moi que ce que tu dis est vrai.

    Et, franchement, il espérait qu’elle ne puisse pas le faire. Ca reviendrait revenir au point de départ mais, au moins, il n’aurait peut-être pas besoin de la tuer même si c’est ce qui devait être fait en toute logique. Pourquoi fallait-il qu’il laisse sa logique de côté quand il s’agissait d’elle ? L’avantage c’est que si elle se sortait vivante de cette histoire, elle ne risquait plus de l’approcher. Ce serait une bonne chose pour lui. Et, oui, elle avait demandé à avoir un peu de sommeil avant de lui prouver quoique ce soit. Il n’avait pas envie d’attendre et, en plus de ça, si elle était vraiment Dante, il imaginait que c’était presque inné, sans vraiment avoir besoin d’avoir besoin de toute sa cervelle pour entrer dans un fichier.

    Jack avait été stupide mais il ne le savait pas encore. Il aurait dû lui accorder un peu de sommeil, ne serait-ce que pour lui. Ne pas agir sur un coup de tête, ça lui ressemblait tellement peu. Il aurait vraiment du réfléchir parce qu’il avait tellement envie que ce ne soit pas elle, qu’il n’avait pas songé à l’éventualité que ce qu’elle avait dit était vrai. Et, si c’était le cas, il venait de lui mettre une arme impressionnante entre les mains. Pourtant, il n’était pas si bête en général, il aurait dû savoir que foutre un ordinateur avec une connexion entre les mains d’une hackeuse n’était pas l’idée du siècle. Mais, ça, il aurait tout le temps de s’en apercevoir… dans trop peu de temps !
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Des rencontres dont on se passerait bien – Jack E.   Mer 15 Mai - 21:06

Non. Élirys secouait la tête aussi énergiquement que possible. Non, elle ne se foutait pas de lui. Elle aurait aimé lui mentir, en être capable mais c’était impossible pas après ces deux derniers jours. C’était elle et, elle était prête à ce qu’il voulait pour lui prouver. Peut-être qu’il la laisserait tranquille après ça. A croire que son cerveau à elle aussi déconnait sérieusement, c’était stupide de croire qu’il allait la laisser partir aussi simplement vu le mal qui s’était donné pour savoir qui était Dante. Elle commençait même à flipper, regrettant de ne pas avoir réfléchit et de s’être auto-balancée. Si Jack avait eu l’air de douter de ce qu’elle lui avait dit, il semblerait qu’il se soit décidé à la croire. Ce qu’elle ne comprenait pas, en revanche, c’était ce qu’il le mettait en colère. Elle s’appuya encore plus sur le mur, espérant presque pouvoir le traversé, pendant qu’il envoyait valser différents produits de lavages à travers la salle de bain. Comment avait-elle pu passer six mois de sa vie avec ce type sans voir qui il était ? Elle n’était partie qu’à cause de spéculation, de choses qu’elle avait lu sur son ancienne identité et parce qu’il posait trop de question. Jamais. Jamais elle ne l’avait vu s’énervé ou montrer le moindre comportement psychopathe. C’était sûrement ça le plus flippant, il était capable de se cacher si parfaitement qu’elle n’avait rien vu même en vivant avec lui.

Il fallait que ça s’arrête. Elle en avait envie. Au lieu de ça, Jack l’attrapa par le bras et elle s’entendit laisser échapper une plainte sous la force qu’il déployait dans la façon de la tenir. C’est même lui qui l’avait soulevé pour qu’elle se relève. Elle avait mal mais ce n’était tellement rien par rapport aux fausses noyades qu’elle ne fit aucuns commentaires. Et puis, elle s’inquiétait plus de savoir où il l’emmenait qu’autre chose. Elle connaissait la disposition de l’appartement, assez pour comprendre qu’elle allait atterrir dans le bureau. Cet enfoiré ne lui donnerait même pas un peu de repos, il voulait une preuve. Il la voulait maintenant ! Ca semblait assez explicite avec la façon dont elle fut balancée sur la chaise, puis emmener contre le bureau, au plus proche de l’ordinateur. Il n’avait pas vraiment besoin de lui dire ce qu’il voulait, elle l’avait déjà compris.

Elle voulait un peu de repos, ses nerfs étaient à vif et ses mains tremblantes quand elle les déposa au-dessus du clavier. Mais, bien trop flippée pour lui redemander du repos, elle préféra s’exécuter. En réalité, elle ne pensait pas en être capable, pas dans son état mais, c’était sans compter une sorte d’affinité avec les ordinateurs. C’était un peu ses meilleurs amis, un truc réconfortant qu’elle ne saurait même pas expliquer. Les premières touches qu’elle toucha était fait de manière hésitante mais, au fur et à mesure, ses gestes étaient plus assurés, ses mains cessèrent de trembler. Elle retrouvait un environnement familier ou les seuls choses qui existaient étaient le clavier sous ses doigts et l’écran devant ses yeux. Elle oublia la pression que Jack mettait sur elle par un simple regard et, elle retrouva un semblant de facultés intellectuelles.

Les choses tournaient à mille à l’heure dans son cerveau et, une évidence venait de se faire : Si Jack déployait autant d’énergie à trouver Dante, c’est qu’il comptait le tuer, effacer toutes traces de ce qu’il avait été. Après tout, elle avait été employée pour ça, c’était une suite logique pour un type aussi fêlé que lui. Elle lui prouverait que c’était elle et ça signerait son arrêt de mort, très certainement. Elle se mise à sourire, c’était presque invisible, parce qu’elle savait parfaitement ce qu’elle allait faire, comment elle allait lui prouver qu’elle était Dante. Ses doigts pianotèrent à une vitesse hallucinante sur le clavier pendant que des lignes de commande apparaissaient à l’écran. Puis, soudain, un dossier fit son apparition : celui de Jack. Tout ce qu’elle avait sur lui était là, dans des dossiers qu’il était impossible de voir tous en même temps mais dont en soupçonnait l’existence grâce à de petites fenêtres superposés les unes aux autres. Elle pianota quelque chose encore plus rapidement et un compteur s’afficha soudainement à l’écran. Sourire aux lèvres, elle se recula légèrement, fit pivoter son siège en direction de Jack et leva les yeux vers lui, une nouvelle assurance sur son visage. Donner lui un ordinateur et elle repartait. Du bout des doigts elle désigna le compteur sur l’ordinateur.

Si tu te demandes ce que c’est, je vais te l’expliquer. Ca, Jack, c’est un programme qui dit que toutes les semaines, si je n’entre pas un code – qui bien sûr est différent à chaque fois – tout ce que j’ai fait pour toi, ira directement à la police.

Jack avait fait tellement d’effort pour changer d’identité, pour effacer tout ce qui se rapportait à sa vie passé qu’il n’avait probablement envie que ce genre de donnée arrive au commissariat. Surtout que, de mémoire, il lui arrivait de travailler pour eux.

Alors tu vois, finalement, les choses vont être très simple : Soit tu me laisse tranquille et tu me laisse entrer ce code toutes les semaines pour protéger ta nouvelle identité. Soit tu estimes que je bluff et auquel cas tu verras bien ce que ça donne dans une semaine.

C’était la seule chose qu’elle avait trouvé à faire pour s’assurer de vivre encore quelque temps. Ça lui laissera peut-être le temps de trouver une meilleure idée même si, pour le moment, elle estimait que celle-ci était plus que satisfaisante. Elle avait pensé, au début, bluffé sur ce compteur, en mettre un faux mais, au dernier moment, elle s’était rétracter pour opter pour un vrai. Elle devait être convaincante et le seul moyen de l’être avec Jack, c’était encore de ne pas mentir.
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Jack Elis
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MessageSujet: Re: Des rencontres dont on se passerait bien – Jack E.   Mer 15 Mai - 21:35

    Depuis le début, Jack avait eu les choses en main. Il avait légèrement pété un câble quand elle lui avait dit qu’elle était Dante mais, il avait toujours gardé le contrôle de la situation, de son état psychologique à elle. Jack avait la situation sous contrôle, il devait juste revoir ses plans, élaborer de nouvelle stratégie mais c’est lui et, lui seul, qui décidait. Il ne l’avait pas compris sur le moment mais, Jack avait fait la plus grosse erreur qu’il soit : Mettre Élirys devant un ordinateur. Il avait compris qu’il perdait le contrôle – chose qu’il détestait par-dessus tout – quand il vit les mains de la jeune femme cessées de trembler. Elle se reprenait et ce n’était pas prévuµ. En y réfléchissant bien, il n’avait pas prévu qu’elle soit Dante, non plus.

    Si Ély se demandait comment elle avait fait pour vivre avec lui sans rien savoir de sa vraie nature, il pouvait en dire autant à son sujet. Sauf que c’était lui avait passé sa vie à étudier les gens, leurs comportements, leurs psychologies. Il aurait dû le voir, il aurait dû comprendre. Soit elle était bien plus forte que ce qu’il pensait, soit il n’était pas objectif quand il s’agissait de la petite brune. A bien y réfléchir, c’était un mélange des deux. Il savait qu’il devait l’arrêter, lui enlever l’ordinateur des mains, elle reprenait bien trop le contrôle d’elle-même. Mais il devait savoir, elle avait beau faire des lignes de commandes, ça ne voulait pas dire qu’elle était Dante mais, juste qu’elle s’y connaissait en informatique. Et dire que pendant leur 6 mois ensemble, elle avait presque joué la demeurée en informatique. Elle l’avait roulé. Il lui en voulait. Il s’en voulait. Et avant même qu’il ne se décide à la stopper, le mal était fait.

    Il l’avait compris quand elle s’était tournée vers lui, cet air presque trop serein sur le visage. Douce Élirys, il ne l’avait jamais autant apprécié et détesté qu’à ce moment précis. Choses contradictoires et tellement nouvelles pour lui. Elle était un danger, rien que par sa présence, encore plus par ses paroles. Un compteur, un programme, la police. L’avait-il réellement laissé faire tout ça ? Il ne savait pas si il avait envie de la tuer ou de l’embrasser juste pour ce qu’elle venait de faire. Il lui en voulait, l’admirait. Tout se mélangeait pendant qu’elle expliquait les choix qui s’offraient à lui. Il s’en serait mis des baffes, depuis quand on le posait devant un choix, c’était lui qui contrôlait, pourquoi avait-il fallu qu’elle inverse les rôles. Et voilà qu’il souriait en la regardant. Abrutit !

    Il avait envie de la féliciter parce que, sans le savoir, elle venait de lui donner une raison de ne pas la tuer sans paraitre faible, sans montrer une sorte d’attachement que lui-même ne comprenait pas. La situation était parfaite, elle ne l’approcherait plus, ne lui parlerait plus et lui, la gardait en vie. Merveilleuse Élirys qui, en quelques manipulations venaient de faire sauter le dilemme qu’il avait eu jusqu’à présent. Il n’avait pas peur d’elle, elle devait le comprendre comme le fait qu’il fallait qu’elle sache que… Il devait lui faire croire qu’il l’avait piégé, et non pas qu’elle venait de l’arranger. Il se pencha vers elle, les deux mains sur les accoudoirs du fauteuil, bien trop près d’elle.

    _ Si tu crois que tu as gagné, ne rêve pas trop Ély. Il chuchotait presque, pas besoin de parler normalement à cette distance où il était capable de sentir le souffle de chacune de ses respirations. Je serais derrière chacun de tes pas à cette heure bien précise de toutes les semaines à venir et, crois-moi, si, un jour, tu as le malheur de ne pas être derrière un ordinateur, je saurais que tu as mentis et ça sera ton dernier faux pas.

    Il se mit à sourire de plus belle comme si cette perspective l’enchantait au plus haut point. La menacer ouvertement était une stratégie comme une autre : protège-toi de moi, Ély, protège-toi et trouve tous les moyens possibles pour m’empêcher de te tuer. Elle avait des ressources, plus que ce qu’il avait imaginé jusque-là et, ça l’arrangeait, ça lui évitait un tas de dilemme qui était contre ses principes. Il se pencha un peu plus, jusqu’à son oreille.

    _ Pars. Pars maintenant avant que je ne décide de tenter ma chance.

    Il se redressa, se recula, lui laissa le passage pour la voir partir rapidement. La porte claqua, il se laissa tomber sur le fauteuil qu’elle avait occupé quelques secondes auparavant, il avait une furieuse envie de rire à cause d’un tas de choses, finalement, très contradictoire. Il n’avait pas envie de songer aux implications de ce genre de révélations, pas envie de penser à ce qui se passerait si en sortant de l’immeuble elle se faisait shooter par une voiture. Parce que, personne n’était éternelle et, avec son programme, si elle mourrait, son identité à lui sautait. Mais ça n’avait pas d’importance pour le moment, il ne l’avait pas tué, n’avait même pas eu à se trouver des excuses pour le faire. Ça lui suffisait. Pour l’instant. Une bonne nuit de sommeil lui ferait peut-être voir les choses différemment. Il verrait à ce moment-là.
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