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 On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"

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James Shahan
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MessageSujet: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Dim 1 Sep - 8:49

On répond poliment : "Oui, Monsieur l'Ambassadeur"

On ne le dira jamais assez mais les galeries d'art restaient les meilleurs endroits pour se faire un réseau, pour se faire bien voir dans la Haute. C'est aussi là-bas que se forment les meilleurs alliances, grâce aux plus jolis sourires. Des toiles qui valent une fortune, pour presque rien dessus, du champagne à vous tourner la tête, des jupes à vous attraper un torticolis et des noeuds de cravate à vous étrangler pour le reste de la soirée. On appelait ça un vernissage. Des tas de petits bouts de papiers avec plein de zéros dessus se passaient dans ce genre de soirées et la sécurité était souvent à son maximum. Et pour des manifestations de ce genre, tournant autour d'oeuvres du monde entier à la recherche du pays partenaire pour l'année, les meilleures têtes étaient au rendez-vous. Comme si l'art était destiné aux riches et au luxe. Les meilleurs artistes n'étaient-ils pas les plus pauvres ?

James n'était pas très familier avec ce type de soirée. Il en avait l'habitude, mais le plus tôt c'était terminé, le mieux il se portait. Et malheureusement... Ca s'éternisait... souvent. Bien entendu qu'on lui avait demandé de venir. Il devait observer, encore, regarder autour de lui, encore, chercher la petite bête, répondre quand on l'appelait, vérifier les entrées, les sorties. James était en charge de presque tout, du personnel comme de la sécurité. Et parfois on le présentait à une divinité à laquelle il souriait avec réserve mais politesse, une poignée de main et il retournait à ses petites affaires. Pas une seule personne, personne, ne manquait à lui poser cette question fatidique à laquelle il souriait un peu plus "Mais quel est votre rôle, monsieur Shahan ?" Alors il répondait "M'assurer que tout se passe bien pour vous, Madame l'Ambassadrice.", faisait un salut de tête et s'en retournait à son travail.

Ce genre de soirée était souvent la cible de pirateries, d'attaques, de vol ou que sais-je encore. Il était rare qu'il ne s'y passe... rien. Alors James gardait un oeil un peu partout jusqu'à lever les yeux pour vérifier la mezzanine de verre à l'étage. Il regardait ces hommes et ces femmes monter et descendre, riant à éclats, buvant et trinquant en refaisant le monde sur des toiles blanches. Tout ceci le rendait assez triste. Mais en fait, c'était surtout un visage qu'il cherchait des yeux. Son seul plaisir était de la voir dans ce genre de soirée. Au moins avec elle, il ne s'ennuyait pas et son rire ne l'irritait pas. Il ne faisait pas semblant de sourire mais il crispait les mains dans son dos. Elle était belle et jeune et à son contact, James redevenait un jeune adolescent prépubaire et écervelé. Il sentait des chatouilles dans son poitrail et rien que cette idée qu'une femme, quelle qu'elle soit, lui fasse ressentir ça, l'amusait en son fort intérieur.

Ici, les problèmes mutants, on n'en parlait pas, ce n'était ni le lieu, ni l'endroit. En réalité, on en était même loin. Il s'agissait de se faire voir mais nous n'étions jamais à l'abri d'un scandale, qu'il soit d'ordre ménager ou mutant. Et bizarrement, les fortes têtes préféraient voir un scandale mutant éclater plutôt que leur maîtresse face à leur chère et tendre femme. Tout était possible, tout était permis, James le savait. Il avait un oeil partout et chaque fois qu'il espérait que tout se passe enfin bien, il arrivait quelque chose. Alors il évitait soigneusement d'y penser.
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Pepper L. Jameson
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Dim 1 Sep - 10:08


    Elle n’avait pas mis longtemps à retrouver son travail, comme après le braquage de banque, sa meilleure thérapie c’était le boulot. Les choses avaient tendance à se passer bizarrement autour d’elle, il lui arrivait des choses qu’elle pensait impossibles. Son dernier enlèvement en était encore une preuve très présente dans son esprit, on oubli difficile s’être retrouvé enfermé avec des hommes qui n’avaient rien d’enfant de cœur. Elle n’était jamais visée pour elle mais, à cause de son patron, elle le savait mais ne pouvait pas envisager de changer de travail. Alors, comme à chacun de ses évènements étranges, elle retrouvait les marches de l’ambassade et faisait ce qu’on lui demandait et ce qu’on attendait d’elle, sans daigner la moindre preuve de ce qui avait pu lui arriver. Professionnelle jusqu’au bout des ongles, Pepper laissait toujours – autant que possible, plutôt – sa vie personnelle en dehors de son travail.

    Son travail, c’est ce qui l’avait amené à ce vernissage. Elle avait quitté son habituel tailleur/jupe pour s’y rendre parce que, vu le monde qui s’y trouvait, il fallait, soit disant, faire preuve de plus de raffinement. Une exigence de son employeur : très bien. Il était donc logique, selon elle, que ce soit le compte en banque de ce même employeur qui prenne en charge la tenue qu’elle avait décidé de porter. Une robe, faite d’une seule pièce, lui retombant sous les chevilles – merci aux talons qui lui permettaient de gagner quelques centimètres -, n’avait rien des strass et paillettes que certaines autres femmes pouvaient porter. Elle restait dans le sobre, ses cheveux, qu’elle trouvait désespérément trop roux, était détachés pour l’occasion, les libérant de ce traditionnel chignon qu’elle avait tendance à faire pour le bureau. Pepper était bien loin de ses traditionnelles tenues mais, savoir qu’elle faisait cela pour le travail lui permettait de rester à l’aise.

    Tout sourire, elle voguait de personne en personne, présente pour défendre les intérêts de son employeur, pour participer sur un plan financier en son nom. Elle avait des directives et une marge de manœuvre assez large pour lui permettre d’agir selon ses critères à elle aussi. Les mondanités ce n’étaient pas son truc, loin de sa grande campagne natale, de sa vie d’enfant mais, elle s’y pliait volontiers ayant acquis une certaine expérience dans ce genre de domaine.

    Pepper était en train de discuter avec un homme, dont elle ne connaissait que le nom et la réputation, sur une toile qu’ils avaient en face d’eux. Il s’en fichait pas mal, en réalité mais, comme tout le monde, il devait donner le change, se donner un air impliqué. Elle ne décrocha pas de son sourire pourtant un peu figé, même s’il restait convainquant. Il n’était pas le genre de personne avec qui elle aimait discuter en temps normal, c’était un des aspects qu’elle appréciait le moins dans son travail. Alors, peut-être un peu trop rapidement, elle s’était excusé, prétextant devoir saluer quelqu’un d’autre pour s’enfuir quelques mètres plus loin.

    Deux toiles plus loin, on l’interpella et son sourire disparu en voyant l’homme, son cœur loupa un battement et, dans un clignement d’œil, elle essaya de se reprendre en lui offrant un sourire pour les moins surfaits. Scott Firman, une quarantaine d’année, employée d’un autre ambassadeur que Pepper ne portait pas dans son cœur, en plus de chercher à l’éviter soigneusement. Jusque dans le sourire de Firman, quand il prononça son nom, elle le détestait.

    « Je trouve cette toile magnifique, vous ne trouvez pas ? »

    Elle profita, deux secondes, du moment où il posa son regard sur la toile, pour perdre son sourire, fermer les yeux et laisser l’air qu’elle s’était gardé dans les poumons comme une bouée de secours. Ouvrant de nouveau les yeux, elle se força à sourire avant de poser son regard sur la toile qu’elle ne regardait pas réellement.

    « Je suis certaine que son auteur sera très heureux d’apprendre qu’elle sera achetée par un si généreux donateur comme peut l’être votre employeur »
    « Généreux et têtu quand il veut quelque chose. »

    Il avait posé son regard sur Pepper qui, rapidement, de son côté, avait détourné le sien pour éviter de voir le regard entendu qu’il lui lançait. Il ne parlait plus de toile, elle le savait mais ce n’était ni le moment, ni l’endroit. Elle releva les yeux, hocha la tête dans un sourire fictif.

    « Si vous voulez bien m’excuser »

    Finalement, elle avait besoin d’un verre alors, sans même attendre une réponse de sa part, elle fit deux pas en avant, en le contournant. Elle n’eut pas le loisir d’en faire beaucoup plus qu’il l’avait déjà rattrapé par le bras de manière assez ferme mais sans violence. Il ne décrochait pas de son sourire, si bien que, pour les gens autour, quand il se pencha à son oreille, cela n’avait rien d’intriguant.

    « Vous devriez sérieusement reconsidérer notre offre, mademoiselle Jameson. »

    Parce qu’elle devait donner le change aussi, elle se dégagea dans un sourire avant de s’en aller plus loin et d’attraper une des coupes de champagnes qui trainait sur un plateau porté par un employé.
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James Shahan
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Jeu 5 Sep - 6:39

James l'avait enfin remarquée mais sans même la chercher, finalement. Il avait simplement suivi les flammes rousses dans son champ de vision. Il l'avait vue quand un homme lui avait agrippée le bras. Il était resté là à observer, les mains dans le dos, préférant attendre un réel danger avant d'intervenir. Mais elle gérait la situation alors il se dit qu'il avait bien fait de ne pas tenter de jouer les sauveurs en pleine soirée vernie. Néanmoins, il jeta un oeil à la toile, puis à Firman qui avait croisé son regard une seconde. Le regard était entendu et bientôt, chacun retournait à ce pour quoi il était là. Sauf James. Lui il était là pour s'assurer que tout se passait bien mais il préférait suivre Pepper, même de loin, serrant une ou deux mains au passage, parlant une langue ou l'autre. Il n'aurait pas non plus pensé qu'il puisse y avoir tant de monde.

Il l'avait perdue de vue un instant et puis retrouvée face à une toile. L'art, ce n'était pas vraiment son truc. Il ne comprenait pas cet intérêt à acheter quelque chose de si trivial… A un prix si élevé. Ce qu'il comprenait, en revanche, c'était l'élitisme que cela déclenchait. Et il aimait en rester très distant. Tout comme avec elle alors qu'il venait de s'arrêter à ses côtés pour observer la toile. Il n'avait jamais été très chaleureux avec elle, même quand il avait une fois tenté de lui parler, il y a plusieurs mois de ça. Il avait tenté, vainement, de l'inviter à prendre un café. Pas même un dîner ou autre, juste un café après un meeting, une chose qui aurait pu passer anodine mais qu'il n'avait pas eu le temps de proposer avant qu'on ne l'appelle. Il avait récupéré sa respiration une fois qu'elle était partie et le voilà à nouveau là, à ses côtés. Elle occupait beaucoup ses pensées depuis qu'elle avait été enlevée. Il s'en voulait car il n'avait rien pu trouver comme piste. Celui qui avait fait ça était entraîné et savait ce qu'il faisait. Ou bien James ne cherchait pas du bon côté.

– Tout se passe bien, mademoiselle Jameson ? (même pas fait exprès le nom)

Il n'avait pas plus employé de chaleur que d'habitude, pas non plus de sourire en dehors de ce léger rictus qu'il semblait avoir greffé sur le coin de ses lèvres en permanence. Mais il était toujours poli et droit. Dans cette question, il voulait aussi lui demander comment elle allait mais ce serait bien trop personnel et de plus, il ne voulait pas paraître trop familier ni trop personnel. Il aimait cette distance, ça le protégeait autant qu'il protégeait les autres de cette façon. Bien entendu, il faisait également référence à Firman qu'il avait vu quelques instants plus tôt. En fait, il tentait d'ouvrir la conversion, ce en quoi il n'était pas très doué, de toute manière et très certainement qu'elle n'y verrait que du feu, comme d'habitude. Il ne se leurrait pas. Quand on avait besoin de lui, il était là, sinon quoi il disparaissait et personne ne le cherchait.

– Vous avez tout ce qu'il vous faut ?

Quelque part, il espérait que non, lui rendre service était un réel plaisir comparé aux requêtes des autres. Au moins, elle, elle souriait. Mais en fait, elle ne lui demandait jamais rien. Il tourna brièvement la tête pour la regarder, gardant cet aspect froid qu'il ne contrôlait même pas. Il aurait voulu lui dire plein de choses, en commençant par le fait qu'il était désolé de ne pas avoir pu l'aider lorsqu'elle avait eu des  ennuis. Il aurait vraiment voulu pouvoir empêcher tout ça.
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Pepper L. Jameson
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Jeu 5 Sep - 14:10


    « Mr Shahan ?! »

    A l’entende de son nom, elle s’était tourné vers son nouvel interlocuteur, coupe de champagne à la main. Il ne lui avait pas fallu beaucoup de temps pour le reconnaitre, elle en était surprise et étonnée à la fois. D’où ce patronyme prononcé de cette manière avant même de répondre à la moindre de ses questions. James – car, dans sa tête elle se permettait de l’appeler par son prénom – avait cette fâcheuse tendance à débarquer sans qu’on ne puisse le voir venir. Vous regardez derrière vous, il n’y avait personne. Refaite la même opération deux secondes plus tard et, il était là. Elle trouvait même ça un peu flippant pour être parfaitement honnête et, elle se serait volontiers arrêter sur cette impression si, James n’était pas tout aussi intriguant et énigmatique.

    L’effet de surprise passé, elle l’interrogea du regard se demandant à quoi il faisait référence. Est-ce qu’il l’avait discuté avec Firman juste avant ? Est-ce qu’il en avait déduit un malaise entre les deux ? Est-ce que ça avait une importance pour lui ? Ou était-elle seulement en train de psychotter et que ce n’était qu’une question parmi tant d’autre ?  Pepper à toujours eut une fâcheuse tendance à se poser de nombreuses questions et, sans qu’elle ne sache l’expliquer clairement, c’était d’autant plus vrai avec lui. Un sourire sur les lèvres, bien plus franc qu’elle n’avait pu en servir à d’autres personnes, elle entreprit de répondre.

    « Très bien, oui. C’est parfait. » Vous connaissez Pepper ? Il faut savoir qu’elle est le genre de personne à répondre vingt fois trop de mots quand elle est nerveuse et, assurément, James la rendait nerveuse. « Je veux dire ses toiles sont… » Elle posa son regard sur la toile qui lui faisait face et, dans un éclair de lucidité elle soupira avant de reporter son regard sur James, baissant le ton afin qu’il soit le seul à l’entendre. « … En fait je ne dois pas être faite pour les comprendre. »

    Triste constat mais, plus elle trouvait quelque chose de moche, plus on lui annonçait que c’était de l’art. Sérieusement qui avait pu décréter un jour que, par exemple, une toile blanche, sans rien, était une œuvre d’art. Dont l’auteur avait trouvé moyen de porter plainte parce qu’une femme avait décidé l’empreinte de son rouge à lèvre dessus. Le type avait juste à aller dans le magasin d’art le plus proche, de racheter une toile vierge et le tour était jouer. Mais non, il avait porté plainte. Ca la dépassait. Entre ses lèvres passa un très léger rire dans un sourire gêné.

    « Je suis désolée. »

    Ce n’était pas tellement pro, en plus de devoir l’ennuyer prodigieusement. Elle et sa fichue manière de s’emporter dans trop d’explication alors qu’un simple « oui » aurait largement fait l’affaire. Relevant les yeux sur lui et sans se défaire du sourire qu’elle pouvait avoir à ce moment-là, elle décida de se concentrer sur la deuxième question qu’il avait posée, se promettant d’être simple et concise cette fois-ci.

    « Et, oui, j’ai tout ce qu’il me faut »

    Hormis de l’herbe, une campagne qui n’en finissait plus. Ou une plage avec suffisamment de vague pour y faire venir une planche de surf, un soleil se couchant à l’horizon et bien moins de mode autour d’elle. Hormis ça, elle avait tout ce qu’elle voulait. Intriguée et, sans réfléchir, ce fut à son tour de l’interroger.

    « Qu’est-ce que vous faites là ? » Elle avait à peine posée la question qu’elle la regrettait aussi sec. Sûrement pour ça, qu’elle s’excusa du regard avant de reprendre rapidement. « Question stupide, n’est-ce pas ? »

    Elle avait l’air navré. C’était la question à ne pas poser, ses activités avaient toujours été obscures pour Pepper et, dans le fond, elle n’était pas certaine de vouloir vraiment les comprendre. Sa coupe de champagne n’avait pas bougé de sa main, elle n’y avait même pas bu la moindre gorgée. L’alcool, finalement, ce n’était pas tellement son truc.

    « Un jour, vous m’expliquerez ce que vous faites ? »

    Sa question avait été dite sur un ton amusé, plus une façon pour elle de reprendre un peu d’humour sur le sujet de son boulot. Elle n’attendait pas réellement de réponse, c’était une façon – Sa façon à elle – de s’excuser d’avoir posé une question aussi idiote.
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James Shahan
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Dim 8 Sep - 21:17

Quand elle le reconnut, James eut un sourire en baissant la tête pour la regarder. A ses yeux, elle était probablement la plus belle femme qu'il ait jamais vue. Son ex femme, Shelby, était assez remarquable mais elle sortait tout droit d'un film noir : belle, brune et fatale. Le genre à vous tordre le cou juste avec des mots. James appréciait sa franchise et sa détermination mais à long terme, il aurait préféré quelqu'un qui le fasse se sentir plus humain. Il était en manque de paix, il aurait donné beaucoup pour avoir une vie paisible mais il savait que c'était quelque chose d'impossible. Sa vie était et serai toujours un chaos ordonné. Il acquiesça lorsqu'elle affirma n'avoir besoin de rien. Dans un autre endroit, il lui aurait posé des questions peut-être plus précises. Mais ici… il avait peur d'être entendu, il avait peur qu'elle soit plus farouche, il avait peur de la perdre. Il restait patient, de plus, elle avait l'air d'aller bien, alors pourquoi s'inquiéter outre mesure ?

Ce qu'il faisait là ? Il venait admirer la vue, prendre de ses nouvelles, s'assurer que personne ne viendrait l'opportuner. Il veillait à sa sécurité. Mais il ne répondit pas aux premières questions. Il était comme ça, il aimait attendre avant de répondre. Parfois, les gens répondaient à leurs propres questions avant de les avoir terminé alors il leur laissait le temps. Il sourit un peu plus à chaque fois qu'elle posait une nouvelle question. En prime, elle l'amusait. Et comme à toute la galerie, il hocha la tête dans une réponse automatique.

– Je veille à ce que tout soit en ordre et se passe bien, mademoiselle Jameson.

C'était là l'essentiel de son travail, il ne disait simplement pas ce qu'il faisait pour que tout se passe bien. Et dans sa tête, il ne l'appelait pas Pepper. Il aurait bien aimé mais ne se l'autorisait pas. C'était toujours "Mademoiselle Jameson" et il aimait fantasmer - à sa manière - sur le fait que son nom de famille ressemblait à son propre prénom. Dans une autre vie, il aurait aimé que ce soit un signe. Il jeta un nouvel oeil sur la toile, ses mains dans son dos et ses épaules toujours droites.

– Je crois que personne n'est fait pour les comprendre en dehors de leur auteur. Il en va de même, si vous voulez mon avis, pour toutes les oeuvres d'art et pour toute création quelle qu'elle soit. C'est un peu comme quand vous gribouillez en étant au téléphone. Les symboles ne veulent rien dire sauf pour vous. Ils viennent de votre imagination. Parfois, pour mieux comprendre une oeuvre, vous pouvez simplement… tourner la tête.

Ce qu'il fit. Il pencha la tête et plissa légèrement les yeux comme pour déformer la toile et y voir ce que lui seul pourrait y voir. Puis il se redressa et contempla l'oeuvre avant de reporter son attention sur Pepper avec un léger sourire.

– Mais quoi qu'il en soit, je la trouve magnifique sous cette lumière.

Pour le commun des mortels, il parlait de la toile. Pour quiconque le connaissait un peu, il parlait de Pepper, bien sûr. Finalement, il présenta son coude vers elle dans un nouveau sourire.

– Accepteriez-vous de faire quelques pas avec moi ? Je sens que l'ennui vous guette, peut-être pourrais-je vous divertir quelques instants en vous expliquant un peu mieux ce que je fais, puisque cette question semble floue pour vous ? De plus, j'ai vu une oeuvre un peu plus loin qui pourrait éventuellement vous intéresser.

James était toujours un homme poli, réservé mais chaleureux malgré une froide distance. Non pas qu'il jouait avec le chaud et le froid mais il allait et venait entre les deux en fonction des situations. Il s'adaptait. C'était devenu une sorte de caméléon, finalement.
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Pepper L. Jameson
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Lun 9 Sep - 20:06


    Oui, forcément. Il veillait à ce que tout se passe bien. C’était typiquement le genre de réponse qu’elle trouvait bizarre parce que ça voulait tout dire et rien à la fois. Je-veille-à-ce-que-tout-se-passe-bien, jusqu’à preuve du contraire n’était pas un métier reconnu. Ca faisait partie des choses étranges avec lui, qui laissait un sentiment contradictoire entre l’envie de savoir et celui de ne pas le vouloir. Elle ne savait même pas pour qui il bossait, elle pouvait le croiser dans des lieux variés. C’était presque flippant. Si des femmes trouvaient les hommes mystérieux attrayants, Pepper les trouvait inquiétants et les fuyait. Avec lui c’était encore plus flippant et inquiétant parce qu’elle n’avait pas envie de fuir. Visez un peu le malaise dans sa tête !

    Préférant ne pas insister sur un sujet dont elle n’était pas certaine de vouloir la réponse, Pepper répondit par un sourire, le même qu’elle pouvait donner à toutes les personnes se trouvant au vernissage. James commença à parler de la toile et elle, au lieu de tourner son regard vers « l’œuvre », elle le garda sur l’homme. Inconsciemment, elle du croire que le regarder – pensant que ça ne voyait pas – pourra lui permettre de déceler une information essentielle sur lui. Peine perdue. Sauf que quand elle se rendit compte de son regard sur lui, elle piqua un fard. Pepper pouvait être un livre ouvert dans certaines circonstances. D’un coup, elle reporta son regard sur la toile, quelqu’un en parlait, elle se devait de la regarder. Règle essentielle à la survie en société.

    D’un sourire bien plus sincère, elle s’amusa de la méthode qu’il donnait pour regarder une œuvre. Un point de vue différent. Cela lui plut bien. Bien évidemment, elle hocha la tête parce qu’elle trouvait que l’éclairage de l’endroit était réellement bien fait. Si elle ne voyait pas autant d’intérêt qu’elle aurait dû dans les œuvres exposés, l’endroit et son agencement était magnifique. A aucun moment son cerveau ne douta, même un millième de seconde, qu’il parlait d’autre chose que de la toile. Pepper ne pouvait pas se vanter de faire partie des personnes qui le connaissaient.

    Pepper c’était la fille qui, un jour, alors qu’elle était enfant, avait décidé de marcher tout droit dans l’espoir de faire le tour du monde et de revenir manger pour le dîner. Elle ne sera jamais une Lara croft, un Indina Jones, ou même un Nathan Drake mais, à sa manière, elle aimait l’aventure – elle l’aimait moins lors d’un braquage de banque ou d’un enlèvement. Alors, forcément, intrigué par ce qu’il venait de dire autant que par ce bras tendue, elle ne mit pas longtemps à sourire.

    « Évidemment »

    Quelle question, forcément qu’elle voulait bien accepter de faire quelques pas. Ca ne coutait rien, en plus de peut-être pouvoir lui apprendre des choses. Elle passa sa main sous le bras de James pour la poser sur l’avant-bras de l’homme. Une proximité réservée, qui semblait des plus normales dans ce genre d’endroit mais qui, pour elle, avait quelque chose d’étrange. Il l’impressionnait, à ne pas en douter, plus qu’elle ne voudra bien l’avouer. Assez rapidement, ils se retrouvèrent devant une nouvelle toile. Pepper avisa l’ensemble et, se décrochant de l’homme, elle se retrouva à pencher la tête sur le côté en plissant les yeux pour la voir sous un nouvel angle. C’est bien comme ça qu’il avait dit, non ?

    « Mademoiselle Jameson ? »

    Toujours devant la toile, alors que la voix venait de derrière elle, Pepper ouvrit grand les yeux en se pinçant les lèvres. L’image typique de l’enfant qu’on vient de surprendre en train de manger tous les choco-suisse, elle n’avait plus qu’à accuser maurice le poisson rouge, et le tableau serait complet. Rapidement, elle se remit droite, afficha son sourire habituel pour se retourner vers l’homme qu’elle reconnut rapidement. Arold Grifith, un politicien de la ville, un généreux donateur aussi.

    « Mr Grifith. » Donner les nom, équivalait à un bonsoir.
    « Vous allez bien ? »

    Il jeta un regard sur la toile puis sur Pepper, pour lui expliquer qu’il parlait de la manière dont elle se tenait.  Sait-on jamais, peut-être avait-elle vu un problème avec la toile. Quel est plus avoir une sorte de malaise, en revanche, ne lui effleura pas l’esprit. Les toiles avant tout.

    «  Parfaitement, » C’est Maurice, c’est lui qui a bouffé toutes les mousses au chocolat. « Je.. » Elle allait donner une excuse à ce qu’elle venait de faire, un reflet suspect sur la toile, n’importe quoi mais son regard se porta sur James avant de revenir sur le politicien dans un sourire des plus assuré. « J’essayais de voir les choses sous un nouvel angle »

    Un regard sceptique se fit voir pendant une fraction de seconde avant que l’homme ne lui offre un hochement de tête des plus poli pour pouvoir s’éclipser mais avant de voguer vers d’autres horizons, il lui sembla nécessaire de faire une précision.

    « Vous savez, si l’artiste le voulait exposer dans ce sens, c’est qu’il y a de grandes chances de devoir la regarder de cette manière. »
    « Sauf s’il était au téléphone »

    A peine un murmure que l’homme, déjà partit saluer d’autres personnes, n’avait pas entendu. Inspirant un peu d’air, elle se tourna vers James dans un sourire navré de cette interruption.

    « Vous savez, pour votre emploi. Si ça doit rester flou, ça ne me pose pas de problème. »

    D’un sourire, elle voulait surtout lui faire comprendre qu’il n’y avait aucune obligation. Elle se trouva même bien stupide de le préciser parce qu’elle n’envisagea même pas qu’il puisse se forcer à quoi que ce soit. Encore moins avec elle.
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James Shahan
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Sam 14 Sep - 19:40

James se devait de se protéger autant que de la protéger, elle. Il avait reçu des ordres, elle faisait partie de son travail, de sa mission S'il lui disait, il manquait à sa propre mission. Alors poliment, il se contenta de sourire en hochant la tête. "Evidemment". Evidemment il ne lui dirait et évidemment, elle acceptait de marcher à ses côtés. Il posa sa main sur la sienne, d'une manière délicate, autant pour ressentir son toucher que par amitié. une façon de dire à quiconque qu'elle était sous sa protection. Puis, après quelques pas, il rangea sa main dans son dos en regardant autour de lui, hochant parfois la tête, les épaules droites. Il ne manquait jamais un battement et finalement, il lui rendit sa liberté une fois devant cette toile qu'il avait voulu lui montrer. Pourtant, il n'eut pas le temps d'en venir à la question qu'on interpellait à nouveau Pepper.

James ne sursauta pas et ne changea pas d'angle, il ne regarda même pas l'homme à ses côtés. Bien qu'il l'ait entendu, il avait préféré resté concentré sur la position… amusante de Pepper. Il aimait sa spontanéité, son côté naturel. Elle était distinguée et élégante mais elle était aussi fraîche, une tasse de thé glacé en plein désert, désaltérante. Et tout généreux donateur que ce type pouvait être, quand bien même James s'en fichait pas mal, il ne l'aimait pas. De l'extérieur, James semblait aimer tout le monde. De l'intérieur, ce n'était pas qu'il les détestait, il était juste… Et bien ces mêmes personnes n'étaient pas ses amis et en personne il n'aurait remis sa vie. Il savait tout d'eux, il connaissait leurs moindres secrets. James avait sa propre fine équipe, il n'était que la face "visible" des escroqueries. Et même si on cherchait à remonter à lui ? Ses mains étaient blanches de tout crime. Son casier était vierge. James était doué et n'avait peur de personne. Il avait roulé sa bosse durant des années. Il n'avait plus peur de Leon.

Ses yeux toujours portés sur Pepper, il retint un rire quand elle eut dit sa réplique du nouvel angle. Ici, personne ne penchait la tête pour voir les oeuvres à sa propre manière. Non, ici, chacun devait se plier, être formaté par une certaine façon de penser. Ici, chacun disait ce qui devait être dit, pour se montrer, pour faire bien, pour… "payer" sa présence. James n'avait rien à voir avec ces gens… sauf avec leurs secrets. Beaucoup d'entre eux avaient déjà fait appel à lui même s'il ne travaillait officiellement que pour un seul homme. A la seconde moquerie de Pepper, James ne put retenir un craquement de rire qu'il dissimula dans une toux distinguée. Il suivit l'homme du regard et une fois qu'il fut certain d'être enfin tranquille avec elle, il inspira profondément pour lui faire face.

– Ce n'est pas flou, c'est la vérité. C'est mon travail de veiller à ce que tout aille pour le mieux. De la sécurité au bouchon de votre verre de vin, voire au nombre de bulles dans votre champagne. Mademoiselle, Jameson, que croyez-vous que je fasse de plus ?

Il sourit à peine plus. Il ne cherchait pas à être malin mais il avait parfois envie d'être quelqu'un de normal, d'avoir une activité normale. Il voulait être comme l'extérieur de tous ces gens : quelqu'un… D'insignifiant.

– Je m'assure que la soirée est agréable pour tout le monde et j'accède à certains souhaits pour que l'instant soit encore plus inoubliable pour chacun des invités. Du taxi à une carrosserie lustrée. D'ailleurs, s'il y avait quelque chose que je puisse faire pour vous et rendre cette soirée inoubliable, mademoiselle Jameson, je le ferai. Je suis là pour ça.

Il jeta un nouvel oeil à la toile en levant un peu le menton. C'était sa préférée, allez savoir pourquoi. D'un style un peu pop-art mais avec des couleurs rappelant le cubisme, voire les impressionnistes, on pouvait y voir un garçon enlaçant une jeune fille. Il paraissait triste, elle était de dos. Pourquoi était-ce sa toile favorite ? Elle n'était pas issue du réalisme des toiles de l'autre bout de la galerie, elle n'était pas aussi abstraite que les jetés de peintures grotesques qui disaient "ceci est de l'art". Et quand bien même il appréciait la supercherie d'un "Ceci n'est pas une pomme" au dessus d'un dessin de pomme, ce n'était, pour lui, pas non plus de l'art. Mais ce tableau l'était.

– Vous savez, je crois que l'auteur de cette toile a vraiment peint au téléphone.

Et il pencha la tête sur le côté en fronçant légèrement les sourcils.
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Pepper L. Jameson
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Dim 15 Sep - 18:20


    Le contact de la main de l’homme avait ce petit quelque chose de perturbant pour Pepper. Elle trouva comme un contraste entre ce geste, presque amical, et ce côté distant qu’elle lui attribuait à de nombreuses reprises. Elle aurait été télépathe, se serait permis d’aller fouiller un peu les pensées de James que, même là, elle n’aurait pas cru qu’il puisse la voir d’une autre façon que les nombreuses personnes qu’il croisait. Il avait cette présence discrète, réservée et polie envers tellement de personne, qu’elle s’incluait forcément dans ce lot. De toute façon, Pepper n’avait jamais su voir quelque chose de particulier ou d’intéressant chez elle. Une fille de la campagne, voilà ce qu’elle était. Parfois, elle se trouvait tellement décalée par rapport aux gens de cette ville – qu’elle habitait pourtant depuis plusieurs années – qu’elle s’était faite à l’idée, qu’hormis son boulot, il n’y avait rien de particulier à voir chez elle.

    Il n’avait même pas bougé quand on avait interpellé Pepper, pour dire à quel point il était capable de rester droit dans ses bottes. Quand il laissa passer un rire, transformé en toux pour l’occasion, de manière finalement très polie et peu ouverte, Pepper ne put s’empêcher de poser son regard sur lui. Étonnée, amusée, surprise, elle ne sut réellement définir le sourire qu’elle avait sur le visage, un petit mélange de toutes ses expressions sûrement. Elle écouta avec attention – sans avoir besoin de le feindre – les explications qu’il apporta son sur métier. Et, en réalité, elle était bien incapable de savoir ce qu’il faisait de plus. Il avait un côté multitâche qu’elle ne savait pas décrire, il connaissait tout le monde, et il pouvait être vu à un vernissage comme dans les couloirs d’une ambassade. Quel métier correspondait à tout cela ?

    Du coup, quand il expliqua qu’il pouvait faire quelque chose pour elle, si elle le désirait, Pepper lui offrit un sourire pour faire comprendre que tout allait bien. Du moins, c’est ce que tout le monde aurait vu. Mais si une personne était plus habituée à savoir décrire les gestes involontaires d’une personne alors… Disons qu’elle avait très rapidement dévié le regard vers Firman – le premier homme à qui elle avait parlé - et, que son index, le long de sa cuisse, avait tressauté par deux fois. Ce genre de petits gestes dont, même elle n’avait pas conscience mais qui laissait penser, inconsciemment, qu’il y avait bien quelque chose qui pouvait être fait pour que cette soirée puisse se dérouler mieux de son point de vue.

    « Je pense que mes envies pour cette soirée, n’ont pas de grandes importances en plus de nos pas collé au thème de la soirée. »

    Elle n’était pas en train de sous-estimer mais d’expliquer, par un moyen détourné, que ce genre de soirée n’était pas ce qu’elle préférait, que pour que ce soit parfait, il aurait fallu qu’elle soit ailleurs, voir à des kilomètres d’ici. Mais bien loin d’être amère, parce qu’elle savait pourquoi elle était ici, elle ne perdit pas son sourire, à aucun moment de sa phrase. Déjà loin de se plaindre en temps normal, elle allait encore moins s’y risquer alors qu’elle était ici pour le travail. Enfin… Finalement, on ne lui demandait rien de particulier, juste de se montrer, de glisser une enveloppe de don et, ça s’arrêtait là.

    « Et, honnêtement, je ne serais vous dire ce que vous faites de plus. C’est seulement qu’on peut vous croiser dans tellement d’endroit différent que c’est » Elle plissa légèrement les yeux à la rechercher du mot qu’elle voulait avant de reporter son regard sur lui. « Disons que c’est intriguant. »

    Tellement qu’elle n’imaginait même pas que se payer les services d’un homme comme lui soit abordable pour la personne qu’elle était. Elle gagnait plus que bien sa vie, n’avait rien de dépensière – hormis l’argent qu’elle envoyait tous les mois à ses parents – mais lui… Elle avait l’impression de le voir traité qu’avec les gens les plus importants, à moins que ce soit son imagination. Elle n’en savait rien, il était une parfaite énigme pour elle. Pepper avait fini par reposer son regard, plus attentivement sur la toile qui était devant eux à la réflexion de James – qui n’avait pas manquer de la faire sourire joyeusement.

    L’image qu’elle représentait pour Pepper avait quelque chose de bien trop personnel pour qu’elle puisse en dire quoi que ce soit. Un couple qui s’enlace alors que l’un est clairement triste… Elle remonte à son adolescence, alors qu’elle avait passé toute son enfance avec Josh, quand ils avaient enfin décidé de s’avouer qu’il n’était pas seulement question d’amitié. Elle se revoit dans ses bras quand il lui avait annoncé être malade depuis un moment. Chacun voyait ce qu’il voulait dans ce tableau mais, elle, c’était les mines qu’ils avaient à ce moment-là. Instinctivement, elle porta sa main sur son poignet où se trouvait le bracelet qu’elle n’avait jamais quitté. Pensées qu’elle n’avait pas envie d’avoir, par sur un lieu professionnel alors, elle secoua la tête légèrement, se remise bien droite et, dans un sourire parfait de façade mais où pointait une très infime tristesse – fallait vouloir le voir – elle posa son regard sur James.

    « Je suis désolée mais » Elle se tourna vers la personne, un peu plus loin, censée récolté les dons « Il va falloir que je me plis à quelques formalités »

    Elle ne disait rien de plus mais il était facile de comprendre que, vu la manière dont elle avait annoncé ça, que le plan à court terme était de s’enfuir aussi rapidement que possible de cet endroit par la suite. Elle aurait pas vu d’inconvénient à rester discuter à ces côtés mais, elle ne voulait pas non plus le déranger dans son travail. Elle s’en serait voulu.
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James Shahan
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Dim 15 Sep - 19:40

James n'aurait su deviner à quoi pensait la jeune femme. Il n'aurait jamais osé venir écouter dans sa petite tête s'il avait été un télépathe, non plus. Il avait certains principes auxquels il tenait. D'ailleurs, la télépathie lui faisait penser aux mutants. Etrangement, il n'en avait jamais vraiment rencontrés. Si c'était le cas, il l'ignorait. Il n'avait vraiment à faire qu'à des humains mal torchés. Ca l'épuisait. Finalement, les mutants c'était peut-être un meilleur plan. Son geste à son poignet n'échappa pas à James qui le suivit du regard mais sans y réagir. Il lui semblait bien mal venu, d'ailleurs, d'en faire mention. Il sourit poliment quand elle s'excusa et hocha brièvement la tête en lui ouvrant le passage pour la laisser vaquer à ses propres occupations. Les mains dans le dos, il la regarda disparaître, son sourire s'effaçant peu à peu. Il poussa même un léger soupir, se trouvant bien collégien que d'espérer quoi que ce soit venant d'une femme comme elle. Et finalement, il repartit faire sa tournée des invités.

Une bonne demie heure plus tard, il était à l'entrée, à discuter avec la sécurité qui le reposait. Ils avaient reçu une alerte comme quoi certains avaient tenté d'entrer sans y avoir invités et on faisait le rapport à James. Ils discutèrent un moment et l'homme leur indiqua où se poster pour assurer une meilleure sécurité, leur disant d'ouvrir l'heure mais que bientôt, chacun pourrait rentrer chez lui. La soirée ne s'éterniserait pas tant que ça, pas vrai ? Il acquiesça alors les agents reprenaient leurs positions, certains partant en pause, d'autres prenant le relai. Il s'apprêtait à retourner auprès des invités lorsqu'il la vit remonter le long couloir blanc et éclairé vers lui pour sortir. Il leva une main pour indiquer qu'il s'en occupait et il fit quelques pas qui le séparaient d'elle.

– Vous nous quittez, mademoiselle Jameson ? Laissez-moi vous appeler un taxi.

Il l'accompagna à la sortie et indiqua au jeune voiturier de faire venir un taxi. Une fois dehors, il inspira profondément pour profiter de l'air. La galerie était claire mais l'étouffait très vite. Il n'aimait pas être enfermé. Alors en attendant, il garda les mains derrière le dos et les yeux devant lui pour guetter le taxi.

– Vous avez passé une bonne soirée, j'espère, en tout cas.

Il lui fit un léger sourire et salua le couple de diplomates qui venaient de sortir à leur tour. Le voiturier les reconnaissant, il fit demander leur voiture qui ne tarda pas à sortir de son parking. C'était une voiture anglaise, aussi le jeune homme au volant semblait avoir quelques soucis à manoeuvrer pour se garer devant le guichet. Ce dernier eut juste le temps de sortir pour laisser la place que James remarqua un éclat lumineux suspect. Entendre des motos dans New York ce n'était pas si anodin, après tout mais il y avait quelque chose. C'était son sens de la sécurité, son observation. Il entendit le diplomate remercier le voiturier et inviter sa femme à monter. James s'était tendit, raidit, il avait vu/entendu quelque chose mais semblait incapable de définir encore quoi. Le jeune homme au guichet semblait l'avoir repéré aussi mais, comme James, il n'était pas sûr de savoir s'il devait s'en inquiéter ou non.

Tout s'était passé si vite. James eut à peine le temps d'apercevoir le mouvement de bras dans la veste en cuir du motard(e) qu'il se grandit et ouvrit les bras pour se retourner face à Pepper. La femme du diplomate était côté rue, dans l'axe de Pepper, l'homme entreprenait le geste de monter au volant et le jeune voiturier les saluait d'un geste de la tête. James ne prit pas le temps de réfléchir et alors que la première balle sifflait dans les vitres de l'entrée, il fit dos à la rue pour se mettre entre elle et Pepper et il la fit chavirer avec lui, protégeant sa tête dans son bras, au creux de son épaule. Il crispa les yeux en entendant les coups de feu et attendit que ce soit fini pour relever la tête. La moto pétaradait en s'enfuyant et alors un cri a retentit. L'homme hurla en contournant sa voiture et le guichetier à côté de James s'était aplati au sol en appelant son collègue qui ne lui répondait pas, quelques mètres plus loin. Ses yeux cherchèrent partout et par dessous la voiture, il vit un corps inerte et un homme se jeter dessus en hurlant. James ne se redressait toujours pas, il cherchait encore le danger et quand il jugea que c'était fini, il porta les yeux sur Pepper en lui demandant silencieusement si ça allait. Il ne l'aurait jamais demandé à voix haute car il était clair que ça n'irait pas. Mais au moins, elle n'était as blessé. Un instant, il se demanda s'il l'était mais ne ressentit aucune brûlure ni douleur, sauf peut-être dans son coude à cause de la chute.

Il se redressa finalement et aida Pepper à se relever, la gardant près de lui. Il hurla au guichetier d'appeler une ambulance. Il refit face à Pepper et finalement, il porta ses mains à son visage, ses cheveux s'emmêlant entre ses doigts, l'air sérieux. Ferme mais il semblait être profondément inquiet pour elle.

– Est-ce que vous êtes blessée ? Vous n'avez rien ?

La sécurité déboula et les invités s'agglutinaient pour voir ce qui se passait et quel était tout ce raffut. Dans un élan de perte de sang froid, James ordonna à la sécurité de s'occuper d'eux, d'une voix claire et forte, qu'aucun ne s'approche. Il aurait bien donné Pepper à la responsabilité de la sécurité mais il préféra qu'elle reste près de lui et de préférence, qu'elle tourne le dos au corps du voiturier qui ne répondrait plus jamais à son collègue. Sur qui avait-on vraiment cherché à tirer ? Au sol, James n'avait pu identifier de plaque, ni de visage à cause de casque. De par la morphologie, il aurait pu dire qu'il s'agissait d'une femme mais dans le noir, c'aurait tout aussi bien pu être un homme frêle.

Il n'avait pas cherché à prévenir le couple, ni le guichetier. Ce qu'il aurait dû faire. Il aurait dû pousser Pepper à se jeter au sol et se jeter sur le guichetier. Son rôle, aurait même été de protéger la femme mais elle aurait été bien trop loin. Il aurait même probablement dû tirer mais… Avec Pepper à ses côtés, il n'avait songé qu'à elle et n'avait, finalement, protégé qu'elle. Finalement, il aurait même pris plusieurs balles pour elle. Mais il s'en fichait… Maintenant qu'il y pensait - bien qu'il ne regrettait pas, tout ce qu'il voyait en se passant une main dans les cheveux et regardant autour de lui, c'est qu'il y avait eu une faille quelque part et que c'était de sa faute.
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Pepper L. Jameson
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Dim 15 Sep - 21:07


    Pepper avait fait ce qu’on attendait d’elle. D’échanges de sourire en discussions courtoises, elle avait fini par déposer le don qui était prévu pour cette soirée. Plus rien n’était censée la retenir ici sur un plan professionnel et, si elle avait bien cherché James du regard pour le remercier d’une brève évasion et de le saluer par la même occasion, elle ne l’avait pas trouvé.  Dommage mais, il devait être en train de sauver au secours d’un politicien qui se plaignait du nombre de bulle dans sa coupe de champagne. Une idée qui l’avait fait sourire avant qu’elle ne se décide réellement à quitter les lieux.

    Dans le couloir menant à la sortie, les invités se trouvaient derrière elle, Pepper n’avait aucune raison de sourire inutilement alors, plus sobre, elle s’était approchée de la sortie pour finalement le voir lui. Perdre son sourire n’avait pas duré bien longtemps. Un sourire qui demeura un peu surpris quand elle le vit faire un geste de la main. Elle avait le droit à ce qu’il s’occupe personnellement d’elle ? Elle ne sut comment prendre cette information et préféra la mettre dans un coin dans sa tête. Sinon, elle était capable de s’empourprer et de ne plus savoir dans quel ordre elle était censée poser ses mots. Il y avait des choses pour lesquelles Pepper était facilement intimidable.

    « Oui, j’en ai bien peur. Merci. »

    Preuve que Pepper n’était pas dans son style vestimentaire habituel : elle avait prévu la robe mais pas la veste qui allait avec. Il faisait bon quand elle était arrivée, ça c’était rafraichi depuis. Peu importe, dans très peu de temps elle sera dans un taxi et, ensuite, elle n’aura plus qu’à affronter la fraicheur durant les quelques pas qui la sépareront de son immeuble, quand le Taxi la déposera. Elle hocha la tête positivement.

    «  J’ai appris des choses très intéressante dont des techniques surprenantes pour regarder un tableau. »

    Elle tourna la tête vers lui et, le sourire qu’elle eut était pour le remercier d’avoir réussi à rendre les choses un peu moins monotone et triste. Elle ne comprit pas la suite, tout le monde eut l’air de comprendre quelque chose qui lui échappa totalement. Pepper avait assisté à un braquage, s’était faite enlevée à deux reprises et, même avec ça, elle restait incapable de prévoir quand quelque chose ne tournait pas rond. James avait compris depuis longtemps, le guichetier aussi. Pepper plissa les yeux n’osant même pas parler vu la concentration dont faisait preuve James et, elle perdit le fil des évènements.

    L’image de la moto avait disparu au profit de James qui s’interposa alors que les vitres de l’entrée explosèrent sous l’impact de balle. Pepper se retrouva sur le sol, les yeux fermement fermés, persuadée qu’elle n’arrivera jamais à s’habituer aux bruits des balles. Elle n’eut même pas conscience que les débris de verres s’étaient étalés sur une bonne longueur, que ses bras – en l’absence de veste – se retrouvèrent à faire corps avec quelqu’un de ses débris. Rien de grave, de simples coupures dont elle ne pris même pas conscience, là, sur le sol, protéger par James. Elle n’avait pas hurlé, elle ne l’avait même jamais fait sur ses différentes mésaventures, et elle était incapable de dire pourquoi.

    D’autres coups de feu, des cris, une moto qui partis. Tout ça lui fut complètement étranger, comme si elle eut bloqué tous ses récepteurs pour s’enfuir dans sa propre bulle. Elle sentit la tête de James se redresser et en profita pour ouvrir les yeux, l’air profondément perdue par ce qui venait de se passer. A son regard, elle hocha la tête. Elle allait bien… Non, en réalité, rien n’allait mais, physiquement, oui. Elle s’aida de James pour se relevée, toujours dans une sorte de flou artistique. Ce ne fut qu’une fois sur ses jambes qu’elle commença à prendre conscience des choses et, son premier réflexe fut de tourner la tête pour voir ce qui s’était passé. Geste qu’elle ne put pas faire. Des mains sur son visage, ses yeux se braquèrent dans ceux de James.

    Pepper avait l’air paumée, son regard se balada de droite à gauche comme pour chercher des indices sur ce qui venait de se produire alors que la voix de James avait quelque chose de lointaine. Ses yeux, trop brillant pour ne pas laisser penser à une impassibilité à toutes épreuves, allèrent chercher le seul refuge qu’ils pouvaient avoir : le regard de James.

    « Non. Non, non, ça va. Je n’ai rien. Je ne crois pas. »

    En réalité elle n’en savait rien, elle perdait pied, paniquée. Trop de bruit, trop de cris, elle avait seulement envie de fuir d’ici avant de lâcher prise. Elle devait rester calme, mais tout son corps tremblait pour laisser entendre le contraire. Elle s’en voudra sûrement plus tard mais, James, était la seule personne à qui elle était en train de se rattacher. Il l’avait protégé… Un homme important était sorti d’ici et, il l’avait protégé elle. Tout s’embrouilla soudainement. Les bruits environnants, le stress de la situation tout ça la ramenait malgré elle aux derniers évènements. Elle voulait bien donner des sourires à tout le monde, retourné bosser sans prendre de jours de congés mais, à un moment, il fallait que les choses s’arrêtent. Elle manqua d’air, sans expliquer pourquoi.

    Elle aura tout le temps de réfléchir à ce qui venait de se passer, à ce que James venait de faire pour elle. Mais là, il fallait qu’elle s’éloigne.

    « Il… Je…Faut que je sorte d’ici »

    même dehors elle se croyait enfermée à l’intérieur, elle essaya de reprendre son souffle, de se forcer à redevenir calme mais dès qu’elle avait l’impression de faire un pas en avant, un cri où un bruit la renfermait dans cette bulle dont elle n’arriva pas à s’extirper.
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James Shahan
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Dim 15 Sep - 21:54

Quand Pepper se remit à parler, James tourna vivement la tête vers elle. Et d'un geste, il retira sa veste pour la poser sur ses épaules. Si elle devait sortir, ce n'était pas seule. Normalement, il aurait dû la confier à un agent de sécurité, à l'ambulance qui arrivait. Mais dans cette cohue, il se dit que le mieux était encore de l'éloigner. Il n'était pas lui-même agent de sécurité, aussi on se fichait de savoir s'il était là ou non, pas vrai ? Et quand la police arriverait, on demanderait des dépositions. James répondrait qu'il s'était contenté de mettre la collaboratrice de l'ambassadeur à l'abri. Assurément qu'on ne comprendrait pas pourquoi il n'avait pas cherché à protéger l'ambassadeur avec mais celui-ci était très probablement à l'intérieur, là où rien ne craignait. Quant au diplomate qui serait bientôt veuf, quelqu'un s'occupait de lui. Et puis… dans le travail de James, Pepper était prioritaire. Elle l'était pour lui, mais aussi dans ses missions. Et ça, si elle l'ignorait, ce n'était pas à cause de lui.

– Venez, je vous raccompagne chez vous.

Il lui était aussi venu à l'idée que c'était sur elle qu'on avait tenté de tirer. Finalement, sur les personnes présentes, trois étaient des visages publiques. On avait de bonnes raisons de s'en prendre à chacun d'entre eux. Le diplomate parce qu'il était en tête de certaines affaires importantes, probablement des pots de vin. Sa femme car c'était une mise en garde, très sûrement un maître chanteur derrière tout ça. Quant à Pepper, elle attirait les ennuis et qui plus est, elle savait sûrement des choses. C'était la rançon de la gloire. Cependant, on aurait tout aussi bien pu vouloir s'en prendre à James, mais cette idée ne lui traversa pas à l'esprit - à tort. Il ne pensait jamais à lui qu'en dernière position, peu importait la valeur de la valeur qui était à ses côtés. Même s'il avait été près de la femme du diplomate, il aurait couru pour protéger Pepper avant tout.

– Ca va aller, venez.

La tenant par les épaules, il donna quelques ordres aux agents pour s'occuper du diplomate et de sa femme, à d'autres de garder les invités à l'intérieur et puis il entraîna Pepper avec lui, la gardant contre lui, prenant le chemin opposé aux corps sur le sol. Il n'avait pas envie qu'elle voit ça. Elle ne devait pas voir ça. Il retourna à l'intérieur pour rejoindre les ascenseurs qui conduisaient au parking et il sortit son téléphone portable pour passer un appel alors qu'ils entraient dans le sous-sol.

– Je veux les vidéos de toutes les caméras de surveillance de l'intérieur et de l'extérieur de la galerie. De la rue, je veux savoir si quelqu'un a pris des photos, si quelqu'un a vu quelque chose de sa fenêtre, je veux tout le monde sur les toits. Que tout le monde rentre à la maison. Je veux que chacun soit surveillé. Je veux savoir qui était sur cette moto. je veux savoir sur quelles affaires il travaillait, sur quoi travaillait sa femme. Et pas demain. Je veux tout ça, ce soir !

Il sortit ses clés de sa poche et le bip caractéristique d'une ouverture centralisée indiqua l'emplacement de la voiture. D'un pas vif et accéléré, il lui ouvrit la portière pour qu'elle se glisse du côté passager. Il referma derrière elle et rejoignit le volant. Dans l'habitacle, tout était si silencieux, c'en était presque surréaliste. Il ne lui demanda même pas où elle habitait : il le savait. Avant de démarrer la voiture, il tourna la tête vers elle et soupira en finissant par acquiescer. Elle était encore sous le choc et il se sentirait mieux une fois qu'elle serait à l'abris chez elle. Qu'elle le veuille ou non, il y passerait la nuit. Si ce n'était pas sur une chaise près de la fenêtre, ce serait devant sa porte d'entrée d'immeuble ou dans sa voiture à vérifier sa fenêtre d'en bas. Mais il était hors de question qu'elle reste seule sans surveillance. Ca commençait à faire vraiment beaucoup d'attaque pour une seule et même femme. Cette fois, il allait s'occuper d'elle personnellement. Il démarra et sortit du garage, rejoignant les lumières communes de la ville.

De temps en temps, il jetait un oeil sur elle mais il ignorait totalement quoi dire. Il n'était pas très doué dans ces cas là, il fallait le reconnaître. Oui, décidément, plus vite ils seraient à l'abris chez elle et mieux il se porterait. Et finalement, il ouvrit la bouche, slalomant entre elle et la route.

– Je vais aussi avoir besoin de savoir avec qui vous êtes en relation en ce moment. Il n'est pas exclu que vous ayez été la cible. Encore.

Ce "encore" était lourd de sens et James espérait que Pepper ne s'emporterait pas. Sa voix avait quelque chose de "jugement". Bien entendu, le jugement, il le portait sur lui-même et non sur elle. Elle n'avait rien demandé de tout ça et il aurait dû être plus vigilant. Néanmoins, ils ne travaillaient pas pour la même ambassade, et il ne pouvait garder un oeil permanent sur elle. Et c'était bien dommage.
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Pepper L. Jameson
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Dim 15 Sep - 22:36


    Il aurait pu lui dire qu’il allait l’étrangler derrière les poubelles municipales qu’elle l’aurait suivi. Elle n’était pas certaine de comprendre ce qu’il disait, elle était seulement ailleurs, dans son état de choc. Il l’avait protégé alors, il continuerait à le faire. Raisonnement basique de son cerveau en bouillie pour le moment. Elle n’avait pas protesté, elle n’avait pas cherché à discuter, elle l’avait seulement suivit dans sillage. Heureusement qu’il était là, à côté, parce qu’elle se serait écroulée au premier pas. Sa tête était en champ de guerre dans lequel elle essayait désespérément de garder un minimum de contrôle. Qu’elle puisse avoir l’air choqué, tout le monde était apte à le comprendre. Par contre, elle ne pouvait pas se mettre à faire une crise, taper du pied et hurler à une injustice qui, de toute façon, ne devait même pas la viser… Quoique, en vue des derniers évènements, elle commençait à se dire qu’elle avait une pancarte avec écrit « cible » sur le haut du crâne.

    L’ascenseur avait déjà quelque chose d’un peu réconfortant, loin du bruit, loin du monde, loin de tout. Elle l’entendait bien donner des ordres au téléphone mais toutes les paroles qu’il prononçait lui reviendraient un peu plus tard. Pepper n’était, simplement, pas en état de faire le tri de quoi que ce soit pour le moment. Elle avait même sa veste sur les épaules et, honnêtement, il allait devoir attendre qu’elle s’en rende réellement compte pour qu’elle le remercie, et qu’elle mesure ce geste qu’il avait eu pour elle.

    Ce n’est qu’une fois dans la voiture qu’elle commença à faire le tri dans son cerveau, le silence que dégageait l’intérieur était vraiment la bienvenue et, les yeux rivés droit devant elle, sans regarder quelque chose en particulier, elle ne fit rien pour briser le silence qui s’était installé. Réfléchir, c’est tout ce qu’elle savait faire alors, il fallait qu’elle s’y mette et rapidement, qu’elle recolle son cerveau fragmenté pour en tirer quelque chose. Le cheminement des évènements commençaient doucement à se faire quand James reprit la parole avec son « encore » si particulier.

    « Je ne le fais pas exprès. »

    C’était sorti très vite mais il n’y avait pas d’énervement dans le timbre de sa voix, juste une incompréhension complète au tournant qu’était en train de prendre sa vie ces derniers temps. Elle ferma les yeux dans un soupir, ça commençait à bien faire.

    « Je veux dire, à la banque j’avais un rendez-vous depuis longtemps, ce n’était pas prévu au programme que ça se finisse en braquage, encore moins qu’on demande une rançon à mon employeur par la suite. Sinon, c’est évident, je ne serais pas allé sur place. Et puis, cet enlèvement par la suite, je sais toujours pas comment ils ont fait pour rentrer chez moi, enfin, c’est quand censé être sécurisé comme endroit, non ? Alors comment je suis passé de chez moi, dans mon lit, à une cabane paumée au milieu des bois ? »

    Bienvenue dans le monde de Pepper quand elle perd pied. A aucun moment elle ne s’énerve, il n’y a pas un mot plus hauts que l’autre. Rarement. Par contre, les mots, elle les enchainait, les uns à la suite de l’autre. C’était à se demander quand est-ce qu’elle en profitait pour profiter. Le problème c’est qu’elle ne réfléchissait plus à ce qu’elle disait. La banque c’était passé aux infos, il le savait sûrement mais, le reste, personne n’en avait fait mention. Ceux qui l’avaient enlevé, son patron et elle, voilà les personnes qui étaient au courant.  Et, dans tout ça, elle n’avait même pas fait référence à ce que James avait dit, chose qu’elle enchaina très rapidement.

    « Je n’ai pas de relation différente que les autres en ce moment. Personne, en tout cas qui aurait pu faire un truc comme ce soir. Il y a juste… »

    Son coude s’appuya contre la vitre côté passager, laissant la veste de James faire un mouvement sur son bras. Elle percuta deux chose à ce moment-là : d’une elle avait sa veste et elle fut forcé de faire un effort de mémoire pour se souvenir des circonstances. De deux, qu’elle avait quand même un peu mal. Elle baissa les yeux sur son bras pour y voir les quelques coupures et débris de bouts de verre présents.  Un retour à la réalité en plein milieu de sa phrase et, pour le coup, elle se sentit super mal. Elle inspira de l’air, détourna son regard de son bras avant de venir le poser sur James.

    « Je n’étais pas visée. »

    Une affirmation, une question, elle avait juste besoin de s’en persuader. Elle n’était morte, ce n’était pas le cas d’une autre personne. Beaucoup de gens avec des relations ou qui pouvaient déranger ce soir-là. Beaucoup de cibles potentielles, elle ne pouvait en en être une. Elle rebaissa les yeux sur la manche de la veste et, finalement, le seul truc qu’elle trouva à dire dans tout ce chaos :

    « Je suis désolée, je crois que j’ai troué votre veste. »

    Le pire c’est qu’elle s’en voulait parce qu’un petit morceau de la baie vitrée avait accrochée avec le tissus et que ce dernier avait cédé sous l’aspect coupant du débris. De sa main gauche elle attrapa le bout de la manche gauche pour le mettre en évidence, une mine coupable sur le visage.
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James Shahan
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Lun 16 Sep - 6:43

Bien sûr que non, elle ne faisait pas exprès. Mais à force c'était à se poser la question. Et puis elle s'est mise à parler. Les mots ont commencé à dégringoler de sa bouche. James a cligné des yeux en gardant un regard sur la route, portant attention à tout ce qui les entourait. Est-ce qu'on les suivait, est-ce qu'une berline noire sans plaque allait bientôt débouler d'un carrefour pour leur rentrer dedans… En fait, il l'écoutait à peine, il était bien trop concentré sur sa sécurité. Ce qui le fit percuter sur son discours furent les derniers mots. Il tourna la tête vers elle en fronçant les sourcils. Quelle cabane ? Quels bois ? On était à New York, il fallait quand même beaucoup s'excentrer pour voir de la verdure naturelle. Mais il n'y répondit pas, il n'y arrivait pas, il était bien trop concentré ailleurs.

– Juste quoi ?

Il navigua entre elle et la route ? Allait-elle finir sa phrase ? Il avait besoin de savoir ! Cette fois, il était concentré sur ce qu'elle disait. Quand elle reprit, il inspira profondément. D'extérieur, il devait apparaître comme quelqu'un de lassé, voire peut-être même d'exaspéré. Ce n'était pas le cas, il était juste un peu stressé mais ça ne se voyait pas. Il était assez difficile, finalement, de deviner ce que ressentait James en chaque situation. Il ne parlait pas ou peu, il ne criait jamais, ne haussait pas le ton, son visage changeait peu d'expression, même. Il souriait mais suffisamment pour être juste poli et ça n'allait guère bien plus loin. Quant au fait qu'elle soit visée, il leva brièvement une main.

– On n'en sait rien.

Et à nouveau, ses yeux allèrent de la route à elle sans trop comprendre ce qu'elle lui voulait. Sa veste ? Quelle veste ? Ah oui, il l'avait mise sur ses épaules. Elle avait un trou ? Où ça ? Il ne voyait rien et en même temps, il n'avait pas le temps de se pencher dessus. Et puis, en un sens, il s'en fichait. Il secoua vivement la tête.

– Ce n'est rien. On va vous mettre à l'abris et on appellera quelqu'un pour faire une surveillance devant chez vous. De même pour votre ambassadeur. On n'est jamais trop prudent.

Mais il resterait avec elle, personne d'autre. L'ambassadeur avait sa propre garde, sa propre sécurité. Pepper, qu'il sache, n'avait personne. Il arriva finalement dans sa rue, sans même avoir eu besoin de GPS et se gara doucement.

– Restez là.

Il lui avait adressé un bref regard - peut-être un peu abrupt mais devait-on répéter qu'il avait des choses à penser ? - et il sortit de la voiture en regardant partout autour de lui. Il la contourna par le capot et vint ouvrir la portière de Pepper en lui tendant une main.  Il l'aurait bien amenée en sécurité ailleurs mais rien ne prouvait quelle avait été effectivement visée. De plus, s'il restait avec elle, si jamais on tentait de s'en prendre à elle, il serait là. Alors autant qu'elle rentre chez elle, où elle se sentirait mieux, dans son environnement. Baissant finalement les yeux vers elle en serrant sa main dans la sienne, il hocha la tête doucement. Sa voix même avait récupéré un ton plus doux, plus concerné par elle.

– Allez, venez. Ca va aller ?

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Lun 16 Sep - 11:51


    Il la détestait, elle en était certaine. Personne ne lui avait filé un décodeur pour le comprendre, ou savoir ce qu’il pensait alors, elle ne pouvait pas faire autrement que composer avec ce qu’elle voyait et, voilà, elle en était arrivée à la conclusion qu’il la détestait. Elle le pensait saouler de ses histoires, elle venait de lui faire quitter son poste, il avait toutes les raisons du monde de lui en vouloir. Elle allait protester pour expliquer les raisons qui faisait d’elle une non-cible mais la main qu’il avait levé avant l’en avait dissuadé.

    Il la détestait parce que, quoi qu’il arrive, il restait concentré, il ne bougeait pas de son rôle. Même le fait qu’elle s’en veuille d’avoir abimé sa veste n’avait pas le moindre intérêt, il avait bien dit que ce n’était pas grave mais elle voyait surtout ça comme la phrase polie, plus qu’autre chose. Pepper avait pincé ses lèvres, en se disant que de cette manière, elle s’empêcherait de parler et de l’importuner plus longtemps. Mais quand il avait parlé d’une protection pour Virgil, Pepper ne sut retenir quelques mots.

    « Il n’était pas présent, ce n’était pas prévu. J’y suis allé en son nom. »

    Virgil ne pouvait pas être visé étant donné qu’il n’était pas prévu à cette soirée. Il y a des personnes qui avaient de la chance. Elle n’avait pas protestée non plus pour la surveillance devant chez elle, bien qu’elle était difficilement emballée à cette idée, elle n’avait pas envie de contredire James qui, déjà, devait la trouver bien agaçante. Ce n’était qu’une fois en bas de son immeuble qu’elle percuta qu’ils étaient arrivés sans qu’elle ne donne son adresse et sans l’utilisation d’un GPS. Ok… James pouvait vraiment être flippant. Il savait quoi d’autre encore ? Et puis d’abord c’était qui le « on » de « on va vous mettre sous surveillance » ? La demande, un peu brute de décoffrage, lui demandant de ne pas bouger, acheva de lui donner envie de poser des questions.

    Elle s’en voulait terriblement et, pendant qu’il contournait la voiture, loin d’être des plus sereine, Pepper en profita pour fermer les yeux quelques secondes dans un soupir, jusqu’à ce que sa portière s’ouvre et qu’une main arrive dans son champ de vision. Là, elle ne comprenait plus grand-chose, elle était parfaitement capable d’ouvrir une portière. En fait, elle décida d’arrêter de se poser des questions et attrapa la main de James pour sortir de la voiture. En fait, ce qu’elle ne comprenait pas surtout, c’était la différence de ton qu’il employait avec elle. C’était vraiment à s’y perdre.

    « Ou.. Oui, ça va. »

    L’hésitation n’avait rien à voir avec son état mais avec le fait que c’était lui qu’elle n’arrivait plus à suivre. Elle ne faisait pas son boulot alors, forcément elle était loin de comprendre toute l’observation qu’il avait pu faire et la concentration que ça avait demandée. Pour elle, ils étaient loin du lieu du meurtre alors, forcément, il n’y avait plus rien à craindre. Il était passé de cette distance froide et polie, à lui serrer doucement la main. Qu’est-ce que vous voulez qu’elle comprenne ? Sortant de la voiture, elle avait fini par prendre les clés dans le sac à main qu’elle avait pris pour l’occasion.

    Son badge fut présenté à l’entrée de l’immeuble plutôt chic en réalité. Etre la collaboratrice de Virgil offrait de très nombreux avantages. Elle aurait été tout aussi bien dans un petit studio en périphérie de la ville mais, voilà, il avait été convenu qu’elle serait mieux en étant plus proche de son travail et du coup, elle vivait ici, au dernier étage de ce grand immeuble, dans un loft spacieux. Ascenseur, et ils déboulèrent sur un long couloir pour arriver devant la porte de son appartement qu’elle avait fini par ouvrir.

    L’endroit, bien que spacieux et clair, n’avait rien de particulier, elle y passait finalement très peu de temps. Déco sobre, presque neutre, des murs blanc avec une grande baie vitrée donnant une vue sur New York. Dans la grande pièce principale, il y avait seulement un escalier qui donnait sur une sorte de mezzanine ou se trouvait chambre et salle de bain. En fait hormis quelques photos d’Australie, de ses parents, et un cactus que Virgil lui avait offert après le braquage de la banque, il n’y avait pas grand-chose parlant de la personne qui était censée vivre ici.

    « Faites comme chez vous. »

    Elle avait dégagé la porte pour qu’il puisse entrer alors que, de son côté, la première chose qu’elle fit, fut de virer ses talons avant de les ranger dans un coin et de refermer la porte derrière elle.  Une lumière allumée pour y voir plus clair, elle referma la porte de l’entrée en laissant les clés dans la serrure. Que James soit présent avait un côté rassurant mais, en même temps, c’était perturbant d’avoir quelqu’un dans son espace vital, encore plus quand elle ne savait pas trop comment s’y prendre avec cette personne. Elle s’avança un peu dans son appartement avant de pointer le téléphone du bout des doigts.

    « Si vous voulez appeler quelqu’un pour qu’il vienne mais, ça va aller sinon. »

    Elle ne voulait pas le déranger plus que ça, déjà qu’il avait quitté les lieux. Ça lui rappela la veste qu’elle s’empressa d’enlever pour lui tendre avec un air franchement désolé.

    « Merci pour la veste et aussi pour… Enfin pour tout ce qui vient de se passer. »
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James Shahan
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Lun 16 Sep - 18:36

James aimait à penser qu'elle ne lui trouvait aucun charme et même, qu'elle ne chercherait pas à lui trouver quoi que ce soit d'attirant, voire, qu'elle ne l'aimait pas du tout. Dans ce sens, il ne serait pas tenté de se rapprocher d'elle. Il l'avait déjà trop fait mais il ne cherchait pas non plus à se corriger. Elle était un rayon de soleil dans son travail si morne, triste et gris. C'était sûrement dû à ses cheveux qui le fascinaient.

Il lui semblait bien ne pas avoir vu l'ambassadeur mais il aurait pu se tromper, après tout. Quand bien même il n'était pas présent ce soir, ce n'était pas une raison et James ne baissa pas sa garde. Il accompagna Pepper à son étage. S'il savait où elle habitait, il ignorait son intérieur, toutefois. A peine fut-il entré qu'il regarda partout autour de lui. Il s'approcha alors des fenêtres, vérifiant les rideaux et les vues. Au loin, il vit une voiture s'arrêter mais personne en sortir : sûrement les agents qu'il avait demandés pour vérifier les allées/venues suspectes. Ce ne serait que pour la nuit, dès demain, il aurait tiré cette histoire au clair. Si ce n'était pas le cas, il aurait au moins déterminé si oui ou non la vie de Pepper était en danger. A ce moment-là, il aviserait. Quand elle lui proposa d'appeler quelqu'un, il secoua simplement la tête, les yeux toujours rivés sur l'extérieur.

– Non, personne.

Il se redressa pour fermer les rideaux des fenêtres. Non, personne ne l'attendait chez lui. Ni ailleurs, puisqu'on en parlait. Et cela depuis un moment. Est-ce qu'il le vivait mal ? Non, pas tellement. Il s'ennuyait peut-être un peu à se battre lui-même aux échecs mais à côté de ça, il aimait bien rentrer chez lui et être seul, loin de tout ça. De toute façon, chez lui, c'était… Une grande maison pour une simple chambre. Il était souvent à droite à gauche, il naviguait au gré de son travail. Cette nuit encore, il ne rentrerait pas. Heureusement qu'il n'avait pas de chien, le pauvre serait mort de femme. C'était son ex femme qui l'avait gardé. Il avait tenté la vie de couple, celle de famille et avait vite déchanté, comprenant que ce n'était pas pour lui. Son travail était bien trop prenant, il découchait souvent et se mettait facilement en danger. On lui demandait des choses qu'il avait fini par devoir lui cacher. Ce n'était pas une vie saine pour un couple. Et depuis, il n'avait pas cherché à la remplacer.

Lorsque Pepper revint vers lui pour lui tendre sa veste, il baissa les yeux sur elle, se demandant presque ce qu'elle lui voulait. Il avait l'habitude de n'être qu'une ombre. Tout le monde savait qui il était, pas forcément ce qu'il faisait, mais personne ne se rappelait vraiment… qu'il était là. C'était quelque chose d'assez étrange. Un peu comme, lorsque vous dressez la table un soir où vous recevez des amis, vous mettiez une assiette pour James mais que… sans trop savoir pourquoi… Vous aviez oublié qu'il venait, qu'il serait là, en bout de table à veiller sur la dinde fumante pour que chacun ait sa part. A l'inverse, parfois vous saviez qu'il venait mais vous oubliez l'assiette… James vivait avec ainsi depuis plusieurs années, maintenant. Une ombre, un coup de vent. Il s'étonnait presque que Pepper lui ait déjà porté tant d'attention. Il cligna des yeux et pris sa veste finalement, effleurant à peine les doigts de la jeune femme. Il acquiesça simplement.

– Je n'ai fait que mon travail, Mademoiselle Jameson.

Il lui sourit à peine et hocha la tête en posant la veste sur une chaise à côté pour fermer le dernier rideau. Il l'avait appelée par son prénom un peu plus tôt, un dérapage qu'il rattrapait à présent. Il aurait aimé partager quelque chose avec elle, en un sens, il aurait bien aimé être quelqu'un d'un peu plus normal. Il l'était, en soi ! Mais il venait une vie tout sauf normal. Mais ça lui plaisait, il n'avait bizarrement pas envie d'en changer.

– Je vais rester pour surveiller tant qu'on ne sait pas qui était réellement visé, vous devriez vous reposer. La soirée a été longue et si vous étiez là au nom de votre ambassadeur, on a aussi bien pu tenter de l'atteindre par votre biais. Ca vous ennuie si je jète un coup d'oeil rapidement à l'appartement ? Simple mesure de précaution.

La main tendue vers le couloir, il avait déjà fait un pas comme pour se mettre déjà au travail. Il voulait vérifier toutes les fenêtres, les fermetures, qui pouvait passer par où...
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Mar 17 Sep - 16:59


    Pepper aurait été bien mal avisé de critiquer ou faire un commentaire sur le fait qu’il n’avait personne à appeler. Elle ne valait guère mieux sur ce point-là. Elle se contenta d’un hochement de tête, polie et fatiguée, comme pour signifier que c’était comme il voulait. Et il avait déjà l’air de faire un peu ce qu’il voulait, tirer les rideaux après avoir regardé par la fenêtre. Elle ne s’en offusqua pas, il devait faire son travail, non ? D’ailleurs, ç semblait être l’excuse à tout, même aux remerciements de Pepper quand elle lui rendit sa veste. Il n’avait fait que son travail. Comment ne pas le croire, comment penser qu’autre chose avait pu rentrer en ligne de compte ?

    « Oui, ça j’avais bien compris. »

    Ce n’était pas une critique, juste un constat. Il devait s’assurer que tout allait bien pour les gens alors, forcément, filer sa veste ce n’était qu’un geste professionnel. Un constat, peut-être un peu triste mais, elle avait caché ça derrière un sourire. C’est ce qu’elle savait faire de mieux, non ? Bien malgré elle, quand il avait annoncé qu’on avait pu aussi essayer de l’atteindre pour toucher Virgil, Pepper afficha un air las, comme si ce n’était pas la première fois que cela arrivait. Une vérité mais elle n’avait jamais voulu l’afficher aussi ouvertement, toute cette histoire l’avait secouée, elle n’était même plus capable de faire des sourires de façade comme on lui demandait souvent d’en faire.

    Par expérience – et ça la tuait de se dire que c’était par expérience – elle savait qu’elle n’aurait aucune envie de se reposer. Elle n’y était jamais arrivée après ce genre de chose. Par contre, ce dont elle avait besoin c’était d’un séjour dans sa salle de bain, se changer, prendre une douche, s’occuper de ses bras. Elle passa une main sur son visage avant de désigner l’ensemble de l’appartement.

    « Faites comme vous voulez, je vais juste… Il faut que j’aille me changer. »

    Ca interdisait l’accès à la salle de bain mais, franchement, combien de chance pour que quelqu’un se cache dans la baignoire, hein ? Elle aurait pu lui proposer de vérifier avant mais, là, elle avait vraiment besoin de se retrouver toute seule, au moins quelques minutes alors, sans proposer cette option, elle s’éclipsa pour s’enfermer. La première chose de faite, fut d’allumer l’eau de la baignoire avant qu’elle ne pose ses deux mains sur le bord du lavabo et qu’elle remonte ses yeux sur le reflet dans le miroir. L’image que ça lui renvoya ne lui plut guère, elle ferma les yeux, se détourna, et s’enfonça sous le chaude après s’être débarrassé de ses vêtements.

    C’est sous l’eau qu’elle entreprit de s’occuper de ses bras, virant les divers petits éclats de verre. A chaque bout de verre, elle avait l’impression de perdre un peu plus de sa volonté et quand, plus rien ne fut à enlever, elle se laissa glisser, le pommeau de douche en hauteur, contre une des parois pour finir recroqueviller sur elle-même.  Elle ouvrit la bouche et hurla de manière silencieuse parce qu’il était hors de question qu’on puisse la voir dans cet état-là. Et, aucune idée du temps qu’elle avait passé de cette manière mais, plus de dix minutes parce que l’eau chaude avait fini par abandonnée toute volonté, laissant l’eau se refroidir petit à petit. Trop fraiche, elle avait fini par stopper le robinet et sortir de sa baignoire.

    Dix minutes de plus et elle sortait dans la salle de bain, un pantalon ample et un débardeur sur elle. Les cheveux encore humide par la douche avait quelque chose de rafraichissant en fait et, elle avait retrouvé un air un peu plus serein. Ça lui avait couté quelques minutes à essuyer les larmes qui s’étaient échappés mais, elle savait qu’elle pourrait justifier ses yeux rougis par une attaque de shampoing. Elle alla retrouver James.

    « Un peu en retard mais quand vous avez dit rester pour surveiller ça veut dire que vous allez rester là ? »

    C’est en prononçant sa phrase qu’elle se rendit compte que ça sonnait comme une chose dont elle n’avait pas du tout envie. Ce n’était pas le cas, enfin… En fait, elle n’en savait rien, elle ne s’était pas tellement posé la question c’est juste que…

    « Enfin, ce que je veux dire c’est que ça devrait aller. Vous avez sûrement plein de chose à faire que rester ici, je suppose. »

    Elle n’en savait rien, elle ne connaissait rien de lui et… Elle commençait à s’embrouiller à ne pas savoir comment elle voulait expliquer son point de vue. Elle laissa passé un soupir avant de dire se justifier par ce qui semblait être la meilleure option possible.

    « Je vais bien. »

    Ce qu’elle n’arriva pas à déterminer c’était si cette phrase était faite pour le rassurer lui, ou pour la rassurer elle. Sûrement la deuxième option.
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James Shahan
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Mar 17 Sep - 19:19

James n'eut pas le temps de lui accorder sa liberté, elle était déjà partie. Il la suivit du regard sans rien dire, presque impuissant. Et une fois qu'elle fut disparue, il poussa un profond soupir. Il se sentait réellement impuissant, ne sachant quoi faire pour la soulager ou l'aider. Elle semblait si fatiguée. Pendant qu'elle était sous la douche, James se balada dans l'appartement, n'osant rien toucher. En ouvrant une porte pour être face à sa chambre, la main sur la poignée, il hésita et se contenta de jeter un bref regard. Non, il ne pouvait pas entrer dans sa chambre, il n'avait pas le droit, même pour surveiller, il n'y avait pas été invité. Il aurait dût, sûrement. Probablement. Mais il n'osa pas. Doucement, il referma la porte derrière lui et une fois son tour de vérification fait, il revint dans le salon pour téléphoner. Le voiturier était mort sur le coup mais la femme du diplomate était toujours en chirurgie sans l'assurance de s'en sortir. Selon la première enquête, ils n'arrivaient pas à comprendre ce qui s'était passé. Alors pendant ce temps, il ne bougeait pas d'ici. Il raccrocha en entendant que l'eau avait cessé de couler, ne se doutant pas un instant de l'état émotionnel dans lequel elle se trouvait réellement. S'il avait su, il aurait très probablement agi de façon différente. Même s'il avait gardé la voix basse tout ce temps, il ne voulait pas qu'elle surprenne quelque soit la conversation. Qu'il s'agisse de lui, d'elle, des autres… Quand elle était là, il voulait n'être là que pour elle et qu'aucun parasite ne s'immisce entre eux.

Il ouvrit la bouche à sa question pour y répondre mais déjà elle reprenait la parole. Il ne la quitta pas des yeux et attendit sagement qu'elle ait fini avant d'y réfléchir. Les mains dans les poches, il regarda un instant autour de lui et reporta son attention sur elle.

– La seule chose que j'ai à faire ce soir, mademoiselle Jameson, c'est m'assurer que vous allez bien. Je sais que vous allez bien. Vous allez toujours bien. Mon travail, c'est aussi que vous alliez mieux.

Finalement, il poussa un léger soupir en la dévisageant et acquiesça. C'était déjà beaucoup de mots dans ses phrases. En général, il était plutôt concis, court. L'essentiel.

– Et quelque chose me dit que vous conseiller d'aller vous reposer ne sert à rien. Bien.

Il sortit sa main de sa poche et la posa sur son bras pour lui serrer très brièvement avant de faire un pas pour prendre la direction de la cuisine.

– Venez, je vais vous faire quelque chose à manger.

Il ne devrait certainement pas employer le mot "travail" si souvent dans ses justifications. Mais c'était bien mieux comme excuse que "Non, je veux rester avec vous". La moindre excuse était bonne à prendre, et celle de son travail revenait régulièrement, elle était très pratique. Pourtant… Tout ça, ce n'était pas vraiment… Son travail. Disons qu'il avait des personnes pour le faire à sa place, ce qu'il faisait régulièrement, sauf à de rares exceptions. Il y avait des personnalités qu'il protégeait personnellement, ou pour qui il déployait un soin particulier. Pepper était l'une de ces personnes. Si elle bénéficiait du même traitement que les autres privilégiés de James, ce n'était néanmoins pas pour les mêmes raisons. Certains avaient besoin de plus de protection, d'autres étaient plus proches de lui, des parents ou des amis de parents ou des parents d'amis. Pepper était… Ni une amie, ni une parente, ni une proche. Elle était… Son secret. Le nom qu'il ne pouvait prononcer. Il en prenait grand soin de ne jamais divulguer même le plus petit sentiment qu'il pouvait éventuellement éprouver pour elle. Elle ne devait être qu'un travail, qu'une tête de plus à sa liste à protéger. James devait rester vigilant, toujours sur ses gardes, jamais personne ne devait pouvoir se servir de Pepper contre lui. C'était une promesse.

Et en même temps, il en crevait mais il l'acceptait plutôt bien ! Il ne se souhaitait à aucune femme. Il était dur à vivre, il était même pénible. Rarement là, souvent peu gai, parfois même râleur. Bougon, ours, silencieux, grognon, mystérieux… Antipathique et handicapé de la communication, constipé des sentiments. Il était difficile de trouver des qualités à James dans le domaine personnel. Et c'était tout le contraire dans le travail. Il n'était même pas certain de pouvoir y trouver un équilibre. Probablement qu'il le faisait exprès.

– Vous avez des olives ?

Il se damnerait pour des olives. Il avait envie de lui cuisiner un bon petit plat et en même temps de se contenter de commander une pizza. Il ne voulait pas paraître trop envahissant en investissant sa cuisine, ni trop dégradant en appelant pour une pauvre pizza avec du pepperonni, de la mozzarelle et des anchois ! Sa seule exigence qu'il espérait secrètement dans sa tête, c'est qu'elle ait du vin. Tenir la nuit allait être long, il lui fallait du courage.

– Vous avez de quoi faire une pizza ?

Voilà qui était un bon compromis, non ? Pourtant, il n'avait rien d'italien. Ou peut-être que si. En tout cas… Il avait envie de pizza.
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Pepper L. Jameson
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Mer 18 Sep - 2:34


    Elle allait toujours bien et, lui, c’était toujours son travail. Bonne équipe de bras cassés, non ? Elle à se cacher derrière ses sourires pour dire que tout allait bien. Lui à se cacher derrière son boulot pour trouver des excuses. S’ils en avaient conscience au moins, peut-être que ça simplifieraient les choses ou, finalement, peut-être que ça serait l’inverse. A croire que leurs boulots, c’étaient toutes leurs vies à tous les deux et que, sortir de ça reviendrait à sauter dans une grande inconnue sans aucun manuel pour savoir comment se comporter dans ce genre de situation.

    Elle hocha la tête dans un bref sourire. Il avait raison à son sujet, elle ne saurait jamais trouver le sommeil pour cette nuit, trop de chose à penser, trop d’image à revoir défiler. Elle s’en passera très bien. Le regard de la jeune femme descendit vers la main que James avait posé sur son bras, étonnée, un peu surprise mais, étrangement, pas si gênée que ça. Elle releva la tête s’apprêtant à dire qu’elle n’avait pas spécialement faim – alors qu’en fait, elle n’en savait rien du tout, la question ne s’était pas posée – mais il prenait déjà la direction de la cuisine et, à bien y réfléchir, ce n’était pas une question. C’était un fait, ils allaient manger.

    « Des olives ? Euh… »

    Elle eut besoin d’un temps de réflexion, une fois dans sa cuisine, parce que la demande sembla sortir de nulle part et qu’elle ne connaissait pas le contenu de ses placards. Enfin si… Il fallait juste lui laisser le temps de reconnecter ses neurones entre eux. Elle ferma les yeux, juste deux secondes, pour essayer de retenir tout ce qui lui passait par la tête et se recentrer sur sa cuisine.

    « Je crois oui. »

    Elle voulut aller jusqu’à un placard mais, le seul hic, se trouva dans un James, juste devant. Ses dents pincèrent légèrement sa lèvre inférieure, un geste un peu gêné en se postant devant lui. Elle désigna le meuble en hauteur derrière lui et baissa étrangement un peu le regard.

    « Désolée, il faut que… Enfin, c’est là. »

    Elle attendit qu’il se décale un peu pour lever le bras et ouvrir le placard. Elle farfouilla un instant pour en sortir un bocal d’olive noires qu’elle n’avait encore jamais ouverte. Elle la déposa sur le plan de travail, sortit une boite de sauce tomate. Oui, des boites parce que, les trucs frais à durée très limités avaient tendance à ne pas faire long feu chez elle. Elle referma le placard pour aller dans le frigo et voir ce qu’elle avait dedans. Une main sur la porte ouverte, le nez dans son frigo, elle décida de faire le listing de ce qu’elle avait.

    « J’ai, du jambon, de la viande haché, de l’emmental et de la mozzarelle… Ah euh, y a aussi des œufs mais, par contre. » Elle attrapa un rouleau de pâtes feuilleté. « J’ai pas de pâte à pain. »

    Pauvre Pepper qui avait l’air d’être désolée parce que son frigo ne renfermait pas de pâte à pain. C’est vrai, tout le monde en a constamment chez soi, au cas où ils assisteraient à un meurtre et qu’un homme, chargé de la sécurité, vous raccompagnerait chez vous pour faire une pizza. Cas de figure typique que tout le monde devrait prévoir ! Comme pour la veste qu’elle avait rendue avec un accrochage, Pepper semblait vraiment navré, comme si c’était la pire chose qui pouvait arriver. Mais elle avait déjà l’impression qu’il restait là que pour son boulot alors, si en plus elle n’était pas capable de lui rendre la vie un peu plus facile.

    « Mais on peut commander aussi, si vous préférez. » Elle bloqua un instant en fermant les yeux l’air de comprendre quelque chose et les ouvrit à nouveau pour porter son attention sur James « Parce que, en fait, je ne vais pas vous faire faire à manger. »

    Ça lui sembla inconcevable. Il était là pour s’assurer que tout allait bien, pas pour la nourrir. Elle ne comprenait même pas comment elle avait fait pour ne pas protester plus tôt contre cette idée.

    « Vous êtes là pour le travail, cuisiner ne doit pas être dans le contrat je suppose. D’ailleurs, vous avez le droit de boire où, la règle du « je suis en service » fonctionne aussi pour vous ? »

    Pepper qui ne buvait quasi jamais avait besoin d’un verre. Juste un, juste pour essayer de penser à autre chose, pour essayer de se faire à cette situation un peu trop étrange à son goût, pour oublier tout ce qu’elle avait dit dans la voiture, pour… La liste était longue.
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James Shahan
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   Lun 30 Sep - 20:51

James la suivit du regard sans rien dire. En fait… il fourra même ses mains les poches de son pantalon alors qu'elle se mettait à chercher. Alors quand elle se posta face à lui, il se demanda un instant ce qu'elle pouvait bien lui vouloir. Il retira ses mains et se retint de déglutir de l'avoir si près. Il sentit son odeur. Elle était chez elle, plus seulement entourée d'une masse de femmes parfumées fortement à la patchouli histoire d'être la plus remarquable. Elle n'était plus ensevelie sous la pression de la fumée de cigare provenant des terrasses. Son odeur n'était plus mise sous silence loin des meubles blancs aseptisés et froids. Pour la première fois, il sentait sa propre odeur. Cette découverte qui le mettait légèrement mal à l'aise, lui fit cligner des yeux. Elle ne semblait pas plus à l'aise que lui mais il mit ça sur le compte du "Vous êtes intimidant". Il suivit son geste des yeux et regarda le placard avant de se sentir soudainement profondément ridicule. Il sursauta et se décala d'un ou deux pas dans un mot d'excuse en portant son index à son nez pour le frotter légèrement.

James n'était pas quelqu'un qui était facilement nerveux. Il était quasiment impossible de remarquer un changement de comportement chez lui sauf quand il était face à une de ces rares choses (ici, personne), qui le rendait nerveux. C'était bien rare mais jamais tellement exceptionnel. En tout cas, pas pour lui. Il acquiesça et continua de l'observer en reprenant ses distances. Il ne l'écoutait même plus. Il regarda sa pâte feuilletée sans réagir d'un iota. Pourtant, il sembla l'entendre quand elle parla de commander. C'était une bonne idée finalement. Commander. C'était tout prêt, facile à jeter. Mais il ne dit rien. Pas encore. Il semblait réfléchir à sa question. En vérité, il n'avait pas envie qu'elle soit recalée à un pauvre dîner livré à domicile. Mais il pensait peut-être un peu trop vite. Ce n'était pas un rendez-vous ! Il haussa les épaules à la révélation de Pepper et il pinça légèrement les lèvres.

– Très bien alors... Commandons.

Il se sentit soudainement très ridicule d'avoir cru pouvoir s'imposer ainsi dans sa vie. Elle avait raison, il était là pour le travail. Il remit les mains dans ses poches et baissa légèrement les yeux en l'écoutant. Elle pensait donc clairement qu'il n'était là que pour le travail. Elle avait raison, après tout ! Et c'était mieux ainsi. Il acquiesça doucement.

– Normalement, elle devrait s'appliquer, oui. Cependant, je ne suis pas… Officiellement en service.

Il sortit son téléphone de sa poche et et fit une rapide recherche avant de le lever à son oreille.

– Vous n'êtes pas très anchois, je crois non ?

S'il y avait bien une chose qu'il ignorait d'elle, c'était ses goûts en nourriture ! Il aurait tellement apprécié pouvoir commander directement ce qu'elle aimait. Il avait une envie sourde de l'impressionner. Envie qu'il réfréna bien vite. Pepper n'était pas une "fille à impressionner". Pepper n'était pas "un cible verrouillée". Elle était une jeune femme pleine de ressources, spontanée et qui méritait mieux que de se retrouver à chaque fois dans des situations qui la dépassaient. Il revint vers le centre de la pièce, s'appuyant d'une main sur le plan de travail et la laissa se servir un verre pendant qu'il commandait deux pizzas. Il aurait même pu commander du vin si leur relation avait été plus… moins professionnelle. En dehors des circonstances, en tout cas. Raccrochant, il laissa son téléphone sur le plan de travail et prit le verre qu'elle lui tendait. Et avant d'en profiter, il jugea utile de lui rappeler quelques petites choses en ce qui le concernait.

– Vous semblez insinuer que tout ce que je fais, c'est pour le travail. Et vous avez raison. Néanmoins… J'aime mon travail. Et ce que j'aime n'est jamais une obligation ni une corvée.

Il faisait bien entendu référence à elle. Elle n'était pas une corvée. Ca, non… Elle était plutôt… Une bonne surprise !
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MessageSujet: Re: On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"   

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On répond poliment : "Oui, monsieur l'Ambassadeur"

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