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 Une diversion organisée

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Emma Frost
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MessageSujet: Une diversion organisée    Lun 26 Aoû - 0:22

C’était un soir comme les autres, de ceux qu’on pense oublié rapidement tellement ils sont banals. Elle était arrivée à l’ouverture, une serveuse absente, il fallait la remplacer, ça arrivait de temps en temps. Elle avait toujours su trouver le temps pour s’occuper du Coyote qui était l’opposé de ses activités à la Frost, cette entreprise qui ne faisait que prospérer. Le coyote était loin de connaitre la meilleure clientèle de la ville, situé dans les quartiers mal famés, il fallait déjà vouloir y aller. Et puis, ce n’était pas le genre d’endroit où on s’installait tranquillement, entre bonnes mères de familles, pour siroter un cocktail. Le coyote, c’était ce genre de bar où les serveurs étaient capables de se retrouver sur le comptoir, dansant, enlevant des vêtements superflus, juste pour voir quelques billets se glisser dans les vêtements restant.

Quand on connaissait, un peu, Emma, on pouvait se demander d’où lui était venue l’idée de tenir un endroit pareil. La diversité. C’était la première raison de cet acquissions, ça et le fait que le coyote était un tremplin pour certaines personnes venant d’entrer chez les damnés. Il fallait pouvoir travailler dans ce genre d’endroit mais, pour ceux que ça ne dérangeaient pas, Frost pouvait offrir un post. La moitié de ses serveuses, la moitié de ses danseuses, même un des videurs, appartenaient au groupe des damnés. Ce n’était pas écrit sur leur visage, il fallait le savoir et, fort heureusement, c’est le genre d’information que cette femme d’affaire –avant tout – gardait précieusement pour elle.

Elle était donc venue, dans cette jupe qu’on pouvait considérer comme trop courte si c’était dans un autre endroit, un bustier serré servant à mettre en valeur les atouts qu’elle pouvait avoir et, ces bottes… celle qui lui remontaient jusqu’au-dessous des genoux. Le tout en blanc, plus qu’une couleur, c’était presque devenue une identité. Mettez cette tenue sur la première venue et ça pouvait vite devenir vulgaire, mettez ça sur Emma et… Ca restait Emma, des années d’expériences, de recherches pour savoir comment s’habiller, se mettre en valeur. L’apparence avait toujours été un élément motivateur pour beaucoup de gens, une façon d’avoir un peu tout ce que l’on peut désirer dans ce monde. Et ce monde, ça faisait près de 400 ans qu’elle l’arpentait, et pas de la manière la plus légale qu’il soit en certaines périodes. Sous ses airs de jeune femme blonde, Emma n’avait plus à faire ses preuves face aux personnes qui avaient pu croiser sa route.

Alors, finalement, c’est sereine qu’elle avait remplacé sa serveuse, parce que rien ne laissait présager qu’un problème était sur le point de se produire. Quelque part, en ville, dans les quartiers résidentiels, une ancienne connaissance à elle avait décidé de régler ses comptes avec la personne qui occupait le temps libre d’Emma. Et, afin de s’assurer de pouvoir opérer en toute tranquillité, cet homme, avait prévu de retenir Emma à son poste, lui offrant une nuit mouvementée pour son établissement. Elle l’ignorait complètement et c’est avec une certaine insouciance, qu’elle voguait de commandes en commandes, des sourires distribués ici et là, mortellement convainquant mais qui n’avait pourtant rien à côté de ceux qu’elle pouvait offrir à une personne en particulier qui, bien évidemment, n’était pas là ce soir-là.

La soirée débutait bien, et continuait de la même manière. Le seul incident à déplorer fut un homme, un peu trop éméché qui avait cherché à ennuyer une des filles. Rapidement, il avait trouvé la sortie avec l’aide d’un des videurs de l’endroit qui ne lui avait pas laissé le choix de le suivre. A un rythme régulier, toutes les 45 minutes, les personnes présentes pouvaient voir des danseuses sur la scène de l’établissement aux couleurs feutrés, dansant de manière à outrager la première personne un peu trop croyante. Il n’y avait pas non plus une présence de malade, l’endroit était rempli mais bien moins qu’il ne pouvait l’être certains soirs spécifiques si bien qu’au milieu de la soirée, vers minuit, Emma envisagea de partir. Dans l’oreille de l’une de ses serveuses, elle avait fait part de sa décision, un salut de la main fut la réaction de cette employée. Signe évident que la propriétaire des lieux allait partir. Le geste qui, en son absence, aurait peut-être pu tout arrêter.

Ils étaient une dizaine, Allan n’avait pas lésiné sur les moyens – ce qu’elle ignore encore à ce moment-là -, a soudainement sortir des armes et tirer en l’air. En échos à ces coups de feu, des cris, une vague de personne qui se précipitant vers la sortie. La musique s’était arrêter aussi vite, une des enceinte fumait un peu du coup qu’elle venait de se prendre. Les filles avaient quitté la scène en courant. En réalité, pendant quelques minutes, ce fut comme une sorte de petite apocalypse, bercée par les cris et les coups de feu. Un tas de personne avaient pu sortir mais, les hommes payés pour faire ça ne devait pas rester sans « otages » alors, pour dissuader une autre partie de s’enfuir, c’est sur des gens qu’ils avaient ouvert le feu.

Dans la panique qui avait précédé cette action, Emma avait fait sortir, par la porte des employés, ses serveuses qui avaient pu – voulus – le faire avant de se retrouver à nouveau derrière le comptoir. Elle regrettait vraiment ce qui était en train de se passer, pas que la mort de quelques personnes la dérangeait fondamentalement mais, c’est elle qui allait devoir rendre des comptes. Elle le regrettait beaucoup moins que ce que ces hommes allaient pouvoir le regretter. Elle ne pouvait pas faire grand-chose en présence de témoin mais, s’attaquer à son établissement, c’était s’en prendre à elle directement et, il était hors de question que ça reste impuni. Elle ne savait pas quand, ni comment, mais d’une manière ou d’une autre, ils seraient rayés de cette ville.

« Tout le monde se couche sur le sol, personne ne joue les héros ! »

Est-ce qu’on avait seulement idée de faire un braquage à visage découvert ? Le tableau est étrange mais, pour l’heure, elle n’a pas le temps de se poser trop de question. Même si elle se fou de quelques morts, elle n’en veut pas davantage. Elle va pour accéder à la demande de l’un des hommes mais, un autre approche vers elle, armé, pour lui donner un contre ordre, celui de rester où elle est pour le moment, de laisser ses mains en évidence. Là, elle comprend que quelque chose ne va pas. Si c’était un simple braquage, on lui aurait déjà demandé la caisse avec les recettes de la soirée mais, non.
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Naveen Morrow
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MessageSujet: Re: Une diversion organisée    Lun 26 Aoû - 18:45

Lynette avait été témoin d'un meurtre. Et au lieu de se tourner vers la police pour avoir la protection des Marshals, elle s'était tournée vers moi. Au début, j'avais opéré à distance mais arrivé un moment, je ne pouvais faire autrement que de la rencontrer. Nous étions convenus de nous retrouver ici, à l'abris des regards, du moins c'est ce que nous pensions. D'accord, c'était là un quartier peu fréquentable mais je n'avais pas idée que ça puisse dégénérer ainsi. Mais Lynette était déjà très craintive, sur le qui vive, elle avait peur de tout et de tout le monde. Sauf de moi, elle disait. Parce que je disais la vérité et que j'étais proche des gens. C'est ce qu'elle disait. Je m'étais posé la question de savoir si j'avais bien fait de l'amener ici. Le coin était carrément mal famé, j'aurais pu imaginer plus sécuritaire. Je ne savais même pas que c'était un repaire de Damnés. Une sombre erreur de ma part car, si je n'avais pas de problèmes avec eux, j'essayais néanmoins de rester neutre. Pourquoi ? Pour les affaires, pour le bon fonctionnement des choses, parce que je voulais la justice mais je jouais également un rôle de médiateur dans tout ça. Ce dernier était souvent difficile à tenir, je dois le reconnaître. Je faisais de mon mieux. De plus, avoir les Damnés de son côté, c'était bon pour les affaires. Pour cette raison que mon identité devait rester secrète. D'abord parce qu'au grand public, j'étais un type cool, plutôt sympa, souriant et élégant qui menait de super soirées et savait recevoir. Mais au petit peuple, j'étais cette sorte de justicier qui déplaisait un peu à tous les groupes sociaux. Je dénonçais les plus riches - moi, vous saisissez le challenge ? - et plusieurs têtes d'affiches s'étaient retrouvées en taule… A cause de moi. Alors ma question est la suivante : avais-je eu raison ou non de me montrer à Lynette ce soir ? Réponse : toujours se ranger du côté de ce dont le témoin a besoin et faire passer ce dont il a réellement besoin, en second. C'est ma stratégie. Me montrer me mettait en danger, oui mais au-delà de ça, c'était lui offrir ma confiance sur un plateau. Ainsi, sachant que je ne me montrais pas à n'importe qui, elle saurait qu'elle était précieuse. Pour moi. De ce fait, je me faisais une ligne de conduite que de la protéger ! Elle était donc moins encline à donner mon nom - si toutefois elle sache réellement qui je suis, je ne suis pas connu du peuple de l'Aube non plus, à moins que celui-ci conduise des DeLorean à plus d'un milliard la carrosserie pour les 10 seulement restantes dans le monde aujourd'hui. L'envers de la pièce de bronze, c'était… Qu'elle décide un jour de me faire chanter. Mais j'avais déjà tout prévu dans ce cas où de mes "clients" - c'est comme ça que j'aimais les appeler - me trahissaient. Pas de coeur fendu, je pars du principe qu'ils font ce dont ils pensent avoir besoin.

Pendant que les serveuse gesticulaient sur le bar, tous les hommes - et même des femmes - les yeux rivés sur elles, j'ai pris la main de Lynette dans les miennes et me suis penché pour qu'elle m'entendre dire que tout se passerait bien, qu'elle faisait le bon choix. Le truc, c'était que je restais totalement concerné par son cas. Si les Marshals refusaient de la prendre sous leur protection, je devrais trouver une solution pour lui faire quitter le pays en toute sécurité, changement de nom compris. Et je ferais à nouveau appel à Dante. Mais je préférais quand ce genre de chose était officiel. Les Marshals signifiaient une surveillance rapprochée, une nouvelle identité propre et un casier vide, une relocalisation non communiquée à qui ce soit. Finalement : une seconde chance pour quiconque en a besoin d'une. Pratique pour effacer d'éventuelles erreurs de jeunesse non ? Et puis le coup de feu. Comme un réflexe, Lynette et moi nous sommes rabattus sur la table pour nous laisser tomber de nos chaises et mieux voir ce qu'il se passait. En voyant un corps tomber à côté d'elle, Lynette s'est mise à hurler dans la cohue générale. Je dois dire que dans sa situation, j'aurais probablement fait pareil. Portant mes bras autour de ses épaules, je l'ai ramenée contre moi en attendant que les coups cessent. Si nous nous levions maintenant, nous prenions le risque de prendre une balle. Je l'ai gardée contre moi en serrant les dents alors que les bonhommes se calmaient - façon de parler - et proféraient à présent des menaces.

Je n'étais pas un héros. Je ne l'avais jamais été. Sinon je porterais une cape. Ou un masque. Les deux, peut-être ! Et je me ferais teindre en blanc comme Michael Jackson parce qu'il est clair que je ne correspondais pas du tout au profil. Will Smith était noir et il jouait le plus grand anti-héros du monde. Je devais prendre ça comment ? Lynette a commencé à s'agiter contre moi, me serrant le bras. J'ai tourné la tête pour la regarder et je l'ai vue, en panique en train de chercher son air. Quelle ironie. J'ai tenté de chercher mes propres poches si j'avais un inhalateur mais comble de l'ironie : je n'en avais pas ! Je n'en avais jamais besoin sauf quand je n'en avais pas. Lynette semblait suffoquer et son sac était resté de l'autre côté du cadavre à deux mètres de nous. J'ai relevé la tête pour regarder un homme menacer une jeune blonde au regard de glace. Si je pouvais faire d'une pierre deux coups, la jeune femme aurait le temps de réfléchir à un plan, ou bien quelqu'un d'autre d'agir. C'était une diversion risquée et pour le moins aléatoire mais si je ne faisais rien, Lynette suffoquerait. J'espérais secrètement que mon petit accent british leur plairait.

– Hey, gros bras ! Cette femme a besoin de son inhalateur… J'ai pas très envie de jouer les héros, auriez-vous l'amabilité de m'apporter le sac qui est là ? Juste… Là-bas, à côté du cadavre que vous venez de refroidir. Ce serait vraiment gentil de votre part…

Doucement, Naveen… Que voulez-vous… J'avais soudain très envie qu'un héros soit pas blanc.
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Une diversion organisée    Mer 4 Sep - 7:50

Spoiler:
 

Pour Élirys, l’inconvénient de jouer les messagers d’un hackeur, c’était de pouvoir se retrouver dans des endroits qu’elle n’appréciait pas spécialement. Elle n’avait rien contre le Coyote Ugly, seulement, les femmes à moitié nues sur un bar ou sur une scène, ce n’était pas ce qu’elle appréciait le plus. Elle avait prévu de faire ça rapidement, récupérer les informations qui lui étaient nécessaires et se barrer tout de suite après. La vie était un élément parfois ironique parce qu’il fallait que ce soit, précisément, ce soir-là que les choses se passeraient mal. D’autant plus ironique que, dans cette même salle, se trouve un homme qu’elle ne connaît que par son pseudo, sans même connaître les traits de son visage.

Au premier coup de feu, Élirys s’était renversée pour finir sous sa table. L’idée de s’enfuir lui traversa très vite l’esprit, elle n’avait aucune envie de mourir dans un endroit comme celui-là mais, la mort de quelques personnes l’avait dissuadée de bouger. Peut-être que si elle ne bougeait pas, qu’elle arrêtait de respirer, personne ne la verrait. Oui, non, en réalité, il fallait quand même qu’elle respire un peu. Et dire que l’homme qu’elle devait rencontrer n’avait même pas eu le temps d’arriver, la prochaine fois elle apprendrait à être en retard. Les genoux repliés contre elle, la tête baissée contre ces derniers et les bras encerclant ses jambes, Élirys espérait que les choses allaient vite se passer, estimant qu’il n’y avait rien à faire contre des hommes armés.

Doucement, tremblante, elle releva la tête en entendant un homme parlé pour demander un inhalateur. Elle le trouva fou, suicidaire même. Elle le comprenait un peu, si son amie avait besoin de son truc pour mieux respirer, il ne perdait pas grand-chose à essayer. Dans tout ce chaos, elle se raccrocha à l’accent qu’il avait, ça la fit sourire doucement. Les anglais, toute une histoire, elle ferma les yeux et essaya de se souvenir de sa vie à Londres, elle arrêta aussitôt qu’elle se revit sur une chaise, une petite bombe à proximité et un Neil cherchant à la faire sortir de là. Revenir sur le passé n’était pas une bonne idée.

Rien à foutre, c’est pas not’ problème.

L’homme, pour prouver ses dires, avait shooté dans le sac en question pour l’envoyer plus loin. Elirys soupira, c’était bien sa veine tient, l’un peu plus loin se retrouva à être à ses pieds. Super. Merveilleuse idée. Elle se retrouvait avec son envie d’être la plus petite possible et le besoin d’aider cette femme dont elle ne connaissait rien. Cette dernière partie de sa réflexion sonnait joliment dans ses petits neurones. Elle ne connaissait rien d’elle, ça pouvait justifier une absence d’action, non ? Une nouvelle fois, elle soupira, elle en était incapable.

Élirys releva les yeux pour situer un peu les hommes et, doucement, sans bouger son regard elle lâcha ses jambes pour se mettre doucement, très doucement, sur ses genoux. Son regard descendit, une courte seconde, pour situer le sac et son ouverture. Elle remonta les yeux vers les hommes et, à tâtons, elle fouilla dans le sac pour y trouver la forme si spécifique d’un inhalateur. Elle se crispa, arrêta tout mouvement en voyant un homme bouger et, seulement après elle serra l’objet dans ses mains pour le sortir du sac.

Ramenant sa main contre elle, dans un soupir de soulagement à l’idée de ne pas avoir été vu, elle posa à nouveau son regard sur l’homme et sur la femme qui étaient en face d’elle. Un nouveau regard vers les hommes armés et elle fit rouler l’objet jusqu’aux deux autres. Il suffisait de voir son visage et la précaution qu’elle prenait pour comprendre que la situation ne la mettait pas des plus à l’aise. Ces derniers temps, son boulot commençait à la mettre dans des situations délicates. Elle eut une soudaine envie de sable chaud et de cocotier, près d’une mer turquoise avec un cocktail à la main. Des vacances, c’est de ça dont elle avait besoin et, avec un peu de chance, elle s’y plairait tellement qu’elle en oublierait de revenir. Rester loin de Jack, de Raven, du SHIELD, des bombes et des hommes armés dans un bar aux femmes peu vêtues.
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Emma Frost
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MessageSujet: Re: Une diversion organisée    Jeu 5 Sep - 16:19

A priori, les choses ne se passaient pas trop mal pour les hommes. Personne n’osait réellement bougé, hormis l’homme qui avait demandé un inhalateur. Demande qui, d’ailleurs, fut refusé d’un coup de pied dans le sac en question. Emma leva les yeux au ciel, quelle bande d’abruti. Accepter ne les aurait pas fait passer pour plus compatissants mais, ils risquaient moins d’avoir une rébellion sur les bras. Ils étaient armés, c’était un fait mais, ils étaient bien moins nombreux que les gens restant. On ne donnait pas de cours pour aller faire un braquage ? Il y avait une variable importante à prendre en compte dans cette situation : certaines personnes, sur le sol, avaient, avant l’arrivée des hommes, bien bu. Un homme imbibé d’alcool qu’on soumet à du stress devient imprévisible. A refuser l’inhalateur d’une personne, ils pouvaient aussi au-devant d’ennui. Décidemment, on n’apprenait plus rien à la jeunesse d’aujourd’hui !

Si Emma avait envisagé d’aller faire un tour dans la tête de la femme aux difficultés respiratoires voyantes, afin de l’aider à se calmer, elle put aisément oublier de le faire. Une autre personne, une jeune femme, avait décidé d’agir. C’est quand elle vit l’inhalateur roulé sur le sol, qu’Emma releva la tête vers un des hommes armés. Attirer l’attention sur elle, histoire de personne ne puisse voir l’objet rouler sur le sol.

« Vous voulez quoi, en fait ? » Elle garda ses mains en évidence. « Parce que, hormis débarquer, tirer avec vis gros joujoux, je ne crois pas vous avoir entendu revendiquer quoi que ce soit ! »

La situation était dérangeante et entrainait beaucoup trop de paperasse. Elle allait devoir faire un rapport, portée plainte, se retrouver à expliquer à des flics comment les choses se sont passé, après elle allait devoir récupérer sa clientèle et ainsi de suite… Tout ça parce que des types avaient débarqués avec leurs armes pour tirer dans le tas. Notons bien que, dans tout ça, la mort de quelques personnes n’avait strictement aucun impact sur sa psychologie.

« Et vous n’êtes pas supposée être en train de tremblée pour qu’on épargne votre vie ? »

Sur la dizaine d’hommes présents, il était le seul à régulièrement reprendre la parole – hormis celui qui lui avait demandé de rester debout – et le positionnait en tant que leader. Un bon point pour lui, il sortirait vivant d’ici parce que c’est à lui qu’elle ira chercher des informations. Elle était beaucoup moins sur de la survie des autres qui n’osaient même pas prendre l’initiative de répondre quoi que ce soit. En tout cas pas quand c’était elle qui parlait (comprendre que vous pouvez faire agir les autres ^^). Emma lui offrit un de ses plus beaux sourires.

« Mon cœur, on est dans le Hell, si je devais trembler devant la première arme venue, j’aurais ouvert un établissement dans un autre quartier de NY. »

Malgré ses mains en évidence, elle arriva à hausser les épaules. Ce qu’elle venait de dire était l’évidence même et, de toute façon, elle ne se sentait pas tellement menacer. De toute façon, elle l’avait pour cible ce qui voulait dire qu’elle avait un accès précaire à son esprit, assez pour savoir si, d’aventure, l’envie lui prenait de vouloir la plomber.

« Et maintenant ? »

Sa seule réaction fut de fermer les yeux quand le type déversa une salve de balle sur les étagères contenant les bouteilles à côté d’elle. Un éclat de verre dans l’œil, on ne sait jamais, ça pouvait faire mal, elle préférait s’en prémunir. Finalement, les seuls dégâts à déplorer furent de l’alcool, contenu dans les bouteilles, l’éclaboussant un peu, et deux coupures sur le bras à cause des plus proches éclats de verre. Le problème ne venait pas d’Emma mais de ce qui se passa dans la salle.

Au bruit de l’arme, certaines personnes présentent se contentèrent de se recroqueviller sur elles-mêmes. Mais, on en revenait à la situation de stress couplé à l’alcool. Un homme, par peur, préféra se lever dans la panique. Ce qu’il avait en tête était pourtant simple : faire cesser ce bordel, il voulait rentrer chez lui. En hurlant, sous les coups de feu, il s’était lever d’un bond et avait sauté sur l’homme armé le plus proche – qui d’ailleurs, tira à son tour par surprise, donc sans visé quoique ce soit, étant donné qu’il avait le doigt sur la gâchette. Le client/otage/victime, se retrouva donc sur le dos d’un des braqueurs, lui attrapant les cheveux et tout ce qui lui passait sous la main, un peu à la manière d’une véritable furie. N’étant pas doué d’une technique de combat particulière, il faisait avec les moyens du bord.

Par chance – ou un peu aidé – l’homme armé tirant dans tous les sens en essayant de se débarrassé de son assaillant avant fini par tirer une balle en pleine tête de l’un de ses collègues. D’ailleurs, les autres hommes armés avaient fini par se baisser pour se protéger jusqu’à ce que celui qui semblait les diriger décida d’intervenir en tirant, tuant son pote et, le client d’une deuxième balle. Les deux corps s’écroulèrent sur le sol et, l’arme de l’homme mort glissa sur le sol. Pas de beaucoup, mais assez pour être proche de l’homme à l’accent anglais.
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Naveen Morrow
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MessageSujet: Re: Une diversion organisée    Dim 8 Sep - 12:41

Très sincèrement, je me demandais si ces hommes étaient bien humains ou s'ils étaient juste stupides. J'ai suivi la trajectoire du sac avant de froncer les sourcils et de fusiller l'homme du regard. C'était quoi son problème ? Vous me direz, il avait déjà plusieurs morts sur la conscience alors un de plus ou un de moins. Le souci était que je refusais d'avoir moi-même une mort sur la conscience. Encore moins celle de Lynette qui n'avait pas mérité ça. Il était à présent très clair que ce que voulait ces hommes se situait dans cette femme, grande, blonde et froide. Ses yeux me faisaient presque penser à de la glace, vus d'ici et dans le peu de lumière qui se reflétait dans ses pupilles. J'avais très envie de me demander ce qu'une si jolie jeune femme faisait dans un endroit pareil à s'attirer des ennuis comme ces gars-là mais pour ma propre santé mentale, je ne me suis pas plus posé la question qu'elle ne m'a traversé l'esprit. Et quelque chose dans sa façon d'être me faisait penser qu'elle contrôlait parfaitement la situation. Alors j'ai voulu en profiter pour trouver une solution, le temps que ces hommes ne s'intéressent qu'à elle.

J'ai tourné la tête pour chercher le sac des yeux alors que Lynette me montrait une jeune femme du doigt. J'ai bien remarqué son état. Le genre de femme qui a envie de faire quelque chose mais qui hésite, peu sûre d'elle. Si j'avais su que cette petite bonne femme n'était autre que Dante, j'aurais sûrement ri. Je n'imaginais pas du tout mon "collègue" avec de longs cheveux, pour commencer et ensuite, avec plus de poils aux pattes. Néanmoins, j'ai acquiescé silencieusement, les sourcils légèrement froncés. J'étais certain qu'elle pouvait le faire, les hommes étaient bien trop occupés avec la propriétaire des lieux. J'étais en apnée, je n'écoutais plus ce qui se passait, je me contentais de m'assurer que j'entendais toujours la voix de l'homme, sur le même ton. J'ai tendu la main pour attraper l'inhalateur et à peine je l'avais touché, les yeux de Lynette rivés dessus, cherchant à l'atteindre aussi pour sauver sa propre vie, de nouveaux coups de feu ont surgi. Je me suis littéralement aplati sur Lynette pour la protéger des projectiles comme des débris, protégeant sa tête dans mon bras sous mon épaule et me mettant moi-même à l'abri, mon visage contre le sien. Et j'ai attendu que ça passe.

Quand je me suis redressé pour comprendre ce qui s'était passé, Lynette en a profité pour prendre ses doses, cessant de suffoquer. Les armes, ce n'était pas tellement mon truc, je n'étais pas un homme armé. Disons que ce n'était pas moi qui en usait. Mais je savais plusieurs choses importantes : où était la sécurité et comment la retirer, que tirer générait un retour de force dans le poignet et que les bras ne devaient pas être tendus. Partant de là, on pouvait dire que je savais tirer et qu'à la distance où nous étions, si je manquais ma cible, c'est que vraiment j'étais un raté. De plus, je regardais beaucoup la télé, les séries et j'avais déjà vu la sécurité faire lors d'événements officiels. Bien ! Donc, je savais tirer. J'ai vu l'arme glisser jusqu'à moi et je l'ai fixée une fraction de seconde avant de relever les yeux. Je n'avais pas toute la nuit, c'était maintenant ou jamais, je devais agir, maintenant. Lynette a bien tenté de m'avertir de ne rien faire mais je n'ai écouté que le Veilleur en moi. j'ai attrapé l'arme et je me suis redressé du même coup en portant l'arme devant moi, jetant un oeil à la sécurité. Bien sûr que ces gars-là avaient déjà le cran relevé. J'ai visé celui qui visait la jeune femme blonde, tenant l'arme dans mes deux mains, une près de la gâchette, l'autre sous le magasin pour soutenir la crosse.

Bien. Et maintenant ? Très sincèrement ? J'étais tellement meilleur derrière un ordinateur. Je me sentais ici un peu pris au piège, à la vue de tout le monde, à découvert. Mais je n'étais pas non plus un tueur, je ne pouvais pas me contenter de lever mon arme et de tirer. J'ai pincé les lèvres face à mon hésitation. Ils avaient la gâchette facile et je n'avais pas non plus envie de les mettre plus en colère avant qu'ils ne se tournent vers moi et ne tirent. Je crois que quelque part, mes genoux tremblaient. Je n'en étais pas sûr mais en tout cas, j'aurais donné pas mal de choses pour être ailleurs à ce moment-là. J'ai préféré la jouer fine et réagir selon lui, non l'inverse. Au moins, si je prenais un air déterminé, tout le monde penserait que je savais parfaitement ce que je faisais. C'était le cas ! Juste… je ne pouvais pas vraiment trop anticiper.
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Une diversion organisée    Lun 9 Sep - 13:36

L’action avait été combine sans même qu’elle ne s’en rende compte. Emma, la propriétaire dont elle ignorait le prénom, avait attiré l’attention sur elle pour qu’Elirys puisse, sans trop de difficulté, envoyer l’inhalateur à l’homme. Quand il l’eut dans les mains, Élirys se laissa aller à un soupir de soulagement. Ce fut de courte durée, à peine le temps de respirer qu’une avalanche de coup de feu se fit entendre. Dans un réflexe, absolument pas voulu, la jeune femme se recroquevilla un peu plus sur elle-même, enfonçant sa tête dans ses bras. Elle dut croire que ces derniers sauraient la protéger si elle devait être touchée par une balle.

Le bruit cessa, Élirys releva un peu la tête, toujours sous le couvert de la table. Et la proprio, elle n’avait pas bougé d’un pouce. Ély trouva ça impressionnant, flippant aussi. D’une certaine manière, ça lui insuffla un peu de courage, celui d’aller attraper son smartphone dans le fond de sa poche. Elle eut à peine le temps de le prendre en main qu’un client hurla en se jetant sur un type. Nouveaux bruits de coups de feu. Élirys, plutôt que de se replier sur elle-même, s’allongea un peu plus sur le sol.

Cachée elle pianota sur les touches de son téléphone, l’environnement toujours aussi angoissant, elle arriva à trouver un peu de réconfort dans ce qu’elle savait faire. Connexion à son réseau personnel, entrer dans son propre système, retrouver des informations, accéder à un autre serveur… Ah, une arme qui tomba sur le sol, suivit de plusieurs personnes. Élirys, les doigts tremblants, essaye de ne pas s’attarder sur ces détails. Elle avait envie de hurler et de fuir en courant. Se connecter à ce nouveau réseau, chercher le bon encodage. Elle tourna la tête à cause d’un mouvement pour voir l’anglais se lever. Un grand malade ce type. En plus, il avait récupéré l’arme. Un foutu suicidaire.

Un des hommes armés, GrandMaladeNuméro1 – comme elle décida de l’appeler – vit Naveen se lever avec l’arme, pointant sur son pote mais sans oser tirer. C’est comme cela qu’il comprit les choses. A son tour, il leva son arme en direction du chauffeur de taxi avant de l’interpeller

Hey, grand malin, quand on prend une arme, ce n’est pas pour réfléchir !

Ce n’était pas non plus parler pendant des heures. Élirys appuya sur une touche de son téléphone, l’homme commença à presser la détente de son arme… Tout le bâtiment fut plongé dans le noir. Le bâtiment et le quartier aussi. Élirys avait été au plus urgent et au plus rapide, il était plus facile de trouver la structure qui gérait l’électricité du quartier que de trouver celui du Coyote en particulier.

L’obscurité soudaine avait empêché GrandMaladeNuméro1 de tirer sur le moment. Obscurité qui donna aussi l’impression aux clients d’être caché. Vu le bruit que ça faisait, Élirys estima qu’un bon nombre d’entre eux venaient de se lever pour essayer de trouver la sortie la plus proche. Les seules lumières restantes étaient celles des veilleuses indiquant les issus de sortie.

Nouvelle vague de panique, les hommes armés avaient décidé de tirer dans toutes les directions, surtout vers le plafond pour dissuader tout le monde de bouger. Mais, parfois percuter par un client cherchant à fuir, certains tirs allèrent se perdre ici et là. Élirys eut tout le loisir de s’en rendre compte quand une balle siffla près d’elle, lui explosant un tympan au passage avant de s’écraser sur le sol à quelques centimètres d’elle. Si quelqu’un avait entendu un cri strident par la panique, pas de doute, c’était bien elle.

Avec une classe et une prestance toute relative, Élirys décida de bouger de place : à quatre pattes. En plus de rien avoir de distingué, ce fût complètement stupide. Élirys avait son téléphone dans les mains qui dégageait une légère lueur. Elle aurait fait un panneau lumineux au-dessus de sa tête avec écrit Shoot Me en caractère clignotant, que ça n’aurait pas plus attiré l’attention. La peur faisait faire des choses très stupides.
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Emma Frost
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MessageSujet: Re: Une diversion organisée    Mer 18 Sep - 15:20

D’un point de vue complètement extérieur – qui intéressait beaucoup Emma – il était intéressant de voir le comportement des gens dans cette situation. Ceux qui restaient dans leur coin, sans être capable de faire quoi que ce soit, priant juste pour que ça s’arrête. Ceux qui, paniqués, faisaient n’importe quoi comme de sauter sur un type armé. Il aurait vu cette situation à la télé, qu’il aurait tout de suite su que c’était perdu d’avance mais, là, il ne réfléchissait pas de la même manière, la logique se perdait sous la peur. Il y a ceux qui montrent une certaine assurance, comme l’anglais, en voulant d’abord protéger la femme qui était avec lui, en demandant un médicament avant de faire quelque chose de complètement stupide. Se lever, avec une arme, vu le nombre de type autour de lui, c’était voué à l’échec.

Mais son audace avait quelque chose de sympathique, assez pour qu’Emma pose son regard sur le braqueur qui avait pointé son arme sur lui. Doucement, elle envisagea d’aller faire un tour dans sa tête, de le suggérer de se tirer dessus plutôt que de tirer sur l’homme. Emma n’avait eu le temps de rien faire. Parce que, en réalité, il y avait une autre catégorie de personne. Celle qu’on ne remarque pas, qui est terrorisée dans son coin mais qui, par une sorte de morale inexplicable, refuse de laisser les choses se faire de manière catastrophique. Emma n’avait pas songé à cette catégorie et ni pensait toujours pas, hormis avoir vu le bras d’Elirys envoyer l’inhalateur, elle n’avait rien vu d’autre d’elle.

Toutes les lumières s’étaient éteints. Au bon moment. Ça avait forcément de quoi laisser perplexe, sans laisser de place aux coïncidences. Dans la panique, intriguée par ce qui venait de se passer, Emma laissa son esprit vagabonder dans celui des autres à la recherche d’une trace spécifique, cherchant ce qui s’était passé. Elle avait songé à un mutant capable de manipuler l’électricité, quelque chose dans ce goût-là. Autant dire qu’elle fut des plus surprise quand son esprit se stoppa sur une femme qui gardait encore les traces de ce qu’elle venait de faire. Rien à voir avec mutation. Emma n’avait qu’un esprit, elle ne savait pas à qui il appartenait mais elle se pencherait sur la question le plus rapidement possible. La vie, des fois, vous apporte des gens dont il est toujours intéressants de s’entourer.

Des gens couraient dans tous les sens, la situation échappait au contrôle des braqueurs qui ne voyait pas cinquante solutions pour s’en sortir. Tirer dans le tas, voir ce que ça allait donner. La catégorie des peureux, qui n’osaient pas bouger, avait bien plus de chance de s’en sortir que la catégorie de ceux qui voulaient fuir sous la panique. Dans cette cohue, un homme avait décidé de se montrer plus intelligent que les autres, en visant sur ce qu’il pouvait viser. La lumière d’un portable, c’était un appel à ne pas manquer, comme les gens près des veilleuses de sécurité. Plusieurs balles partirent en direction de la hackeuse (Je te laisse voir ce que tu en fais, Naveen, pareil, tu peux être sur la trajectoire d’une des balles, faites votre vie^^)

Emma s’était baissée trouvant une serveuse à côté d’elle. Doucement et sans être stressée outre mesure, Emma lui expliqua qu’il y avait un générateur de secours dans l’arrière salle. Prudemment, restant près du sol, la serveuse pleine de volonté alla dans cette direction. De son côté, Emma, adossé au comptoir – et sous sa protection – laissa son esprit passé de personne en personne jusqu’à trouver un des braqueurs. L’obscurité n’aidait pas à voir ce qui était en train de se passer mais l’homme, sans savoir pourquoi, eut la soudaine envie de se faire sauter la cervelle. La persuasion, une chose fabuleuse. Fermant les yeux elle recommença jusqu’à arriver à un deuxième homme, et la même opération fut recommencée. Elle n’eut pas le temps d’en trouver un troisième que la lumière se fit à nouveau dans l’installation. Le générateur de secours, loin d’être aussi productif que la lumière normale, il avait le mérite de redonner une vision sur ce qui se passait.

Une bonne partie des gens avaient réussi à s’enfuir. Une minorité était toujours sur le sol en hurlant. Les hommes armés : il en restait trois, entre ceux qui s’étaient tiré dessus par mégarde et ceux qui s’étaient tués tout seul, sans parler de Naveen qui était armé et qui avait peut-être eu le loisir d’en sniper un ou plusieurs. Les trois hommes armés se retrouvèrent un peu perdus, en se demandant ce qu’il convenait de faire surtout que, dehors, résonnaient déjà les bruits des sirènes. Les premiers clients qui avaient pu s’enfuir avait sûrement prévenu la police. Logique. La soirée allait être longue.
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Naveen Morrow
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MessageSujet: Re: Une diversion organisée    Sam 28 Sep - 11:37

Qu'étais-je censé faire ? Tirer ? Sans réfléchir ? De sang froid ? Je n'avais jamais tiré sur qui ce soit et pourtant, il y avait une première à tout. A un moment donné, il faudrait que je prenne une décision. Mais j'avais peut-être simplement donné un peu de temps à Elirys. Une fois les lumières coupées, je me suis aplati au sol, j'ai sûrement vu juste parce que ces mecs avaient tout de même la gâchette dans le tas facile. J'avais toujours l'arme dans la main et en regardant derrière moi pour tenter d'apercevoir Lynette, j'ai vu la lumière du téléphone d'Elirys. Si elle cherchait à prévenir quelqu'un, c'était sûrement peine perdue. Avec tout ce barouf, la police était sûrement déjà en chemin. Ou peut-être le contraire. Non, je n'ai pas pensé un seul instant que cette grenouille à quatre pattes était à l'origine de la coupure de courant. C'était même impensable pour moi. Et puis j'ai sursauté en entendant un coup de feu me vriller les tympans. Je me suis d'autant plus aplati au sol en me protégeant la tête. J'étais assez de sang froid dans mon genre, rien à voir avec le courage, j'étais simplement peu impressionné par ce genre de choses. Pour cette raison que j'étais resté au sol. Mais je n'avais pas imaginé que Lynette puisse réagir différemment. Une erreur de ma part que je payerai un jour. En suivant la foule, Lynette s'est levée et s'est engagée vers la sortie. Sûrement une des balles qui auraient dû atteindre Elirys a frappé Lynette à la place, ma protégée s'étalant sur la jeune femme au portable, la protégeant du même geste. Mais dans la panique et dans le noir, je n'ai rien vu ni rien entendu.

Me repérer aux feux des canons, voilà ce que je devais faire. Si seulement je pouvais me contenter de les blesser… J'imagine qu'à un moment de sa vie, il faut se lancer. M'appuyant de mes coudes au sol, j'ai levé mon arme et j'ai attendu qu'il tire à nouveau pour faire de même. Plutôt deux fois qu'une, même, histoire de pas rater mon coup. Paradoxal comme façon de penser, vous ne trouvez pas ? Je n'avais pas vraiment le temps de réfléchir. J'ai simplement entendu crier en me disant que j'avais bien visé, peu importait où. Alors j'ai cherché à viser un autre canon lumineux. Je n'ai eu le temps de tirer qu'une fois avant que la lumière ne revienne. J'ai levé les yeux, m'éblouissant au passage. Dans la stupéfaction, les trois hommes se sont regardés autour. Une incompréhension totale a dû se sentir chez l'un d'eux car, la surprise passée, il a fait volte face vers leur cible initiale, la tenancière en levant son arme. Ni une ni deux, je n'ai pas réfléchi. J'ai levé mes poignets et j'ai tiré sur lui avant qu'il n'ait le temps de le faire. Beaucoup de panique avait apporté beaucoup de confusion, même à moi. Les mains tremblantes car à la lumière, j'avais vu ce que j'avais fait. Une "simple balle dans la cuisse" qui laissait le temps à Emma ou à qui que ce soit d'autre, de le finir ou juste de le mettre hors d'état de nuire. Les deux derniers ont dû penser, en entendant les sirènes, que leur temps était passé ici et qu'ils n'en avaient pas plus à perdre. La diversion était faite, après tout. Emma avait de quoi faire dans son bar ce soir, elle n'irait nulle part avant de longues heures. Alors ils ont détalé comme des lapins.

Je les aurais bien rattrapés mais j'étais scotché au sol. Et puis ils étaient deux et je doutais du nombre de balles qu'il me restait. Le souffle court, j'ai quand même gardé l'arme dans une main au cas où et je me suis redressé avant de regarder à côté de moi… Et de m'apercevoir que Lynette n'était pas là. A mon tour, j'ai fait volte face et je l'ai vue au sol, près d'Elirys. Elle avait pris une balle dans les reins et couinait comme chiot apeuré. J'ai lâché l'arme et j'ai couru pour me laisser tomber près d'elle.

Elle était sous ma protection, c'était mon travail de prendre soin d'elle, de faire attention à elle, de veiller sur elle. Alors j'ai paniqué en perdant mon sang froid, portant mes mains à sa plaie dont le sang ne cessait plus de couler. J'avais beau dire que les secours arrivaient… Je savais déjà que c'était trop tard.
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Une diversion organisée

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