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 An amazing meeting [PV Ulysse & Ororo]

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Ororo Munroe
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MessageSujet: An amazing meeting [PV Ulysse & Ororo]   Sam 27 Juil - 12:00

Depuis combien de temps, n'avais pas pris un instant pour moi ? Depuis combien de temps vivais-je presque enfermée à l'Institut ? Bon d'accord, je devais le faire ! Mais j'avais en même temps l'impression de dépérir. J'avais besoin de sortir et de m'aérer, je voulais sortir de la ville et renouer avec la nature. Il était bien loin le temps où je vivais dans le désert en harmonie avec ce dernier, offrant au peuple de l'eau pour leurs cultures. Ce temps me manquait, j'étais heureuse et j'apportais de la joie aux gens. Aujourd'hui, je me demandais encore ce qu'il s'était passé pour que tout change à ce point là.

Non pas que je regrette mes choix, que je regrette ce que j'étais devenue, mais parfois quand je revoyais mon chemin, je me demandais si je n'aurais pas mieux fait d'en prendre d'autres. Enfin, on ne refait pas son passé, sinon ça se saurait et ce n'est pas forcément la décision de suivre Charles Xavier que je changerais. Bien au contraire... j'éviterais la mort de ce dernier, l'attaque de l'Institut... Je soupirais, il y avait tellement de choses que je changerais. Sauf que je ne pourrais jamais faire ça, je n'avais pas ce pouvoir. Aussi, j'avais décidé de prendre quelques jours sabbatiques pour me ressourcer et me retrouver.


----La veille au soir----

Toute la journée, j'avais pris mes dispositions pour que l'Institut tourne en mon absence. Bon, ce n'était pas difficile, mais j'avais toujours du mal à le laisser. Il fallait dire que depuis l'attaque de l'Institut il y a quelques années, j'avais des raisons d’être méfiante ! Enfin, nous ne laissions pas l'Institut sans défense, il y avait d'autres mutants sur place. Donc, le soir j'avais préparé mon sac : toile de tente, sac de couchage, change léger et affaires chaudes, chaussures de randonnées... J'avais pris des conserves et de la nourriture durable. Je ne savais pas encore combien de temps j'allais y rester, mais je préférais ne pas trop modifier l'environnement. J'avais aussi pris une casserole et puis c'était tout. C'était un retour aux sources et rien d'autre, donc ça sera un retour aux sources sans ressources ou presque.

Je l'avais quitté l'Institut tôt le matin et avais roulé longtemps avant de rejoindre la forêt. J'avais décidé d'aller en forêt parce que trouver un désert près de New-York était totalement impossible. Je n'avais pas non plus l'intention de voyager très loin, je voulais pouvoir rentrer rapidement en cas de besoin. Je m'étais arrêtée alors sur une aire de camping et m'étais enfoncée dans la forêt à la recherche pour aller camper.



----Présent----

J'avais fini par installer ma tente dans une petite clairière tranquille et avais installé mon campement. La préparation de l'emplacement du feu avait pris un peu de temps, je n'avais pas l'habitude il fallait dire. Heureusement qu'il y avait eu des excursions pour cela. J'avais donc fini par m'installer au centre de la clairière pour écouter la nature vivre, les arbres bruisser, ma respiration... J'étais plus détendue que je ne l'avais jamais été ces dernières années. Je me sentais vibrer en même temps que la forêt.

Ma concentration fut brisée par les bruits de pas qui arrivaient dans ma direction. Mince, je n'avais pas prévu cela et n'avais pas fait attention à passer inaperçue pour ne pas effrayer les autres. De toute façon, je ne pouvais rien faire à part attendre. J'étais toujours calme et j'attendais mon visiteur sans crainte. De toute façon, j'étais capable de me défendre !
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Ulysses Winford
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MessageSujet: Re: An amazing meeting [PV Ulysse & Ororo]   Sam 27 Juil - 12:38

Antenne de la C.I.A. — New York — La veille

— Je ne peux pas.

Ulysses tentait de s’échapper plus ou moins rapidement de son bureau. À toute vitesse, il triait les documents, classait les dossiers, surveillait l’ordinateur en train de s’éteindre, tentait de retrouver ses clés de voiture.

— Juste une photo.
— Le magasin va bientôt fermer.
— Quel magasin ?
— J’ai besoin de nouvelles chaussures. De marche.

L’agent lui jeta un regard d’incompréhension.

— Je vais faire du camping.

Il le détailla de la tête aux pieds. Ulysses avait plutôt une tête à arpenter les podiums de mode que les sentiers de montagne. Avec un haussement d’épaules, il balaya sa perplexité, emboîta le pas au jeune homme qui avançait à grandes enjambées vers l’ascenseur et lui fourra vicieusement une photographie entre les mains.

— J’veux juste savoir qui c’est.

L’analyse jeta un regard à la photographie.

— Aucune idée.

Il s’engagea dans l’ascenseur, talonné par l’agent.

— Un petit effort ?

Ulysses laissa échapper un soupir, prit la photographie et tendit l’autre main. L’agent lui passa une loupe. Le jeune homme se mit à examiner le cliché.

— Il est Turc.
— Hmm.
— Quoi ?
— La chemise. Tissu caractéristique du Pakistan. L’écharpe, tissage traditionnel, régions montagneuses. Chaussures… Stock de l’armée chinoise. Un an, deux ans.

Ulysses plissa les yeux, approcha la loupe d’un détail, puis d’un autre, puis d’un autre encore, avant de se débarrasser de la photographie et de l’objet dans les mains de l’agent et de décréter :

— Abdul ben Assam, Pakistanais, contre-espionnage chinois, région tibétaine. J’y vais. Il faut aussi que je rachète un sac à dos.

***

Ulysses jeta un coup d’œil à sa montre, puis au ciel. La nuit allait bientôt tomber. Il était temps de trouver un endroit où dormir et d’établir un campement. Il prit une profonde inspiration. Pour lui, c’était toujours une libération de s’éloigner pour quelques jours de New York. La ville ne lui déplaisait pas fondamentalement, mais il avait grandi dans une immense propriété terrienne et c’était dans la nature, toujours, qu’il se sentait le plus à son aise. Loin des services de renseignement et des tractations des partis politiques. Au calme.

Il regrettait simplement qu’Ivan n’avait pu l’accompagner. Le Suédois avait pris un vol pour Toronto. Il s’en était expliqué à demi-mot, comme à chacun fois que l’un d’eux évoquait son travail. Tout était soit secret, soit confidentiel. Il y avait une réunion — d’Interpol, avait supposé Ulysses. Le mutant avait fait contre mauvaise fortune bon cœur : puisqu’il était seul, il préférait encore s’éloigner de New York que de tourner en rond dans la maison pendant des heures. Une amie d’Ivan passerait nourrir les (nombreux) animaux. Et tout le monde était content. (Sauf Ivan, qui passait ses journées en réunion.)

Ulysses marchait depuis plusieurs heures déjà. S’éloigner de tout être humain était pour lui un repos. Il n’avait jamais compris, jusqu’à peu, son goût pour la solitude. Mais maintenant qu’il savait que son pouvoir attirait tous les regards vers lui, maintenant qu’il se sentait oppressé, à chaque pas dans la rue, par des dizaines de désirs étrangers, provoqués par sa mutation, qu’il était jugé, évalué, déshabillé, fantasmé, aimé ou haï au-delà du naturel et du raisonnable, l’idée de n’avoir pour seule compagnie que les arbres et les animaux était véritablement salvatrice.

Mais bientôt, une odeur familière vint troubler la quiétude de la forêt. Le brûlé. Ulysses fronça les sourcils, huma l’air — ce n’était pas très fort — plissa les yeux — il ne voyait pas de flammes. Peut-être un autre campeur sauvage, comme lui, mais mieux valait vérifier : les petits parcs régionaux ne jouissaient pas du gros des effectifs des Rangers, et les incendies, vite arrivés, pouvaient avoir des conséquences désastreuses. Le jeune homme pressa le pas et ne tarda pas à déboucher dans une clairière.

C’était bien un campement. Par acquis de conscience, Ulysses contourna la tête pour découvrir le campeur, qui était une campeuse — et offrait un spectacle peu commun. En voilà une autre sur qui les gens devaient se retourner dans la rue. La couleur de ses cheveux, quelque chose dans le fond de ses yeux. Difficile de passer à côté.


— Bonsoir.

La voix d’Ulysses paraissait épouser naturellement la quiétude de la clairière — lui ne s’en rendait pas compte. Il ne se rendait jamais compte des effets de sa mutation.

— J’ai senti le feu, je voulais m’assurer qu’il n’y avait pas… De problème.

La solitude de la femme ne l’inquiéta guère. À en juger par le campement, elle savait aussi bien que lui ce qu’elle faisait là et, en dehors des dangers de la nature, il n’y avait pas grand-chose à craindre dans ce parc. À tout hasard, il interrogea malgré tout :

— Tout se passe bien ? Vous n’avez besoin de rien. Parce qu’au cas où, j’ai des rations, un transmetteur. Si jamais…
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: An amazing meeting [PV Ulysse & Ororo]   Lun 29 Juil - 14:24

Je me demandais comment j'avais pu tenir aussi longtemps sans prendre du temps pour moi et moi seule. Je ne m'étais pas retrouvée comme ça, livrée à moi même sans aucune responsabilité autre que moi. Cela me faisait du bien, comme si rien ne pouvait venir trouver ma quiétude et mon calme. Bon ce n'était pas tout à fait vrai, il pouvait arriver n'importe quoi et c'était justement ça qui était plaisant dans ce voyage. Rien n'était prévu ! Je m'occupais comme jamais je n'avais l'occasion de m'occuper. Je ne faisais même pas attention à me cacher.

J'avais donc préparé un feu, de manière à la fois à me réchauffer et à me nourrir. Le feu prenait doucement et je commençais à chauffer les ustensiles. J'avais fait gaffe à bien placer le feu de manière à ne pas déclencher un feu de forêt. Malgré mes pouvoirs, je préférais quand même éviter ce cas de figure. Autant ne pas gâcher ce voyage par une pluie sans parler du feu. Je n'avais pas envie d'attirer l'attention. Mais même quand on fait attention, on n'est pas à l'abris de quelques surprises, même en plein coeur de la forêt.

Ainsi, j'eus une visite surprise dans mon petit campement. Quand je levais les yeux vers le nouvel arrivant, j'en eus le souffle coupé. Je ne m'y attendais et je restais un instant les yeux plantés sur lui et la bouche entrouverte sur un sourire accueillant que j'avais pensé lui offrir. Quand il commença à parler, je pus reprendre un peu mes esprits, mais même sa voix semblait être parfaite. Car oui, là était le problème : tout en lui me semblait parfait et, étrangement, m'attirait, comme un aimant. J'eus un peu de mal à me reprendre, mais je ne flashais pas sur des gamins, tout aussi beau soit-il ! Ce fut d'une voix que je voulais calme et posée que je répondis.

- Bonsoir. Ce n'est qu'un feu de camp et j'ai fait attention à ce qu'il ne vire pas en feu de forêt, ne vous inquiétez pas.

Je lui souris et malgré moi ce dernier se fit presque dragueur. J'espérais qu'il n'en prendrait pas offense ou ne me prendrait pas pour une chasseuse d'homme. Ce n'était vraiment pas ce que j'étais. J'avais juste du mal à mettre de la distance entre mes émotions qui jouaient les montagnes russes et ce que la raison me disait. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je le vouvoyais directement, même si j'aurais pu installer un tutoiement, une barrière en quelque sorte. Je souris gentiment cette fois, sans aucune trace de gêne ou de tension. Il était très gentil et prévenant et sans aucune arrière pensée que je lui proposais de rester.

- Non, j'ai aussi tout prévu, merci. Mais la nuit ne va pas tarder à tomber, vous pourriez rester camper ici. Il y a assez de place et pas de soucis à se faire pour le feu ! On aura qu'à partager nos provisions.

La casserole d'eau se rappela à mon bon souvenir en bouillant. Je me penchais dessus et la retirais du feu. Autant attendre un peu avant de mettre quelque chose à cuire, surtout s'il devait monter sa tente, à deux nous irions plus vite ! Enfin, s'il acceptait de rester. Je ne savais pourquoi je sentais que ce ne serait pas pareil s'il partait et m'étonnait une nouvelle fois de mes émotions...
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Ulysses Winford
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MessageSujet: Re: An amazing meeting [PV Ulysse & Ororo]   Lun 29 Juil - 17:18

Depuis quelques temps, Ulysses se montrait un peu plus vigilant. Il avait vécu plus d’une décennie sans se rendre compte des comportements pour le moins suspects que les gens avaient tendance à avoir à chaque fois qu’il apparaissait, mais ces derniers temps, les choses avaient changé : son pouvoir, bien sûr, gagnait en puissance avec l’âge et ses effets sur les autres devenaient parfois difficiles à rater, même pour lui, mais surtout, Ivan avait attiré son attention sur le succès considérable qu’il avait auprès de tout le monde — trop considérable, même, la plupart du temps.

Le problème, c’était que sa vie en sociale en était un peu compliquée. D’ordinaire, il se contentait d’être sympathique et souriant, et donc de se transformer, sans en avoir conscience, en arme de séduction massive, mais depuis qu’il savait que ses chromosomes n’étaient pas tout à fait étrangers aux multiples événements de son existence, il avait peine à ne pas être gêné quand il percevait trop nettement les réactions de ses interlocuteurs — et le regard que la femme posa sur lui, aussi discret qu’il tenta de se faire, ne laissait planer aucun doute.

Ulysses détourna le regard, un peu embarrassé et hocha la tête.


— Je vois ça.

De fait, l’organisation du feu et du campement confirmaient, à son œil d’habitué, sa première intuition : il n’avait pas affaire à une campeuse du dimanche.

— C’est bien…

Il cherchait quelque chose à dire pour meubler la conversation et dissiper le trouble de ces premiers instants. Il allait commenter le temps quand Ororo reprit la parole en lui proposant de rester. Aussitôt, les yeux verts d’Ulysses bondirent dans ceux de la femme comme pour tenter d’y démêler une arrière-pensée. Désormais, le jeune homme était incapable de décoder sereinement les signaux de ses congénères humains et il oscillait entre une paranoïa complète (après tout, il avait déjà failli se faire enlever par un prétendant trop insistant) et une naïveté coupable (mais d’un autre côté, la plupart des personnes arrivait à se maîtriser à son contact).

Il resta silencieux pendant quelques secondes. La perspective de faire encore une bonne heure de marche pour trouver un autre endroit propice au campement n’était pas des plus riantes, alors que la nuit tombait et puis, surtout, la femme ne paraissait prête à lui bondir dessus au milieu de la nuit — une perspective qui lui eût semblé improbable quelques mois plus tôt et qui désormais n’était pour lui que trop réelle. Le jeune homme finit par hocher la tête et répondit :


— Avec plaisir. Je vais monter ma tête.

Il s’écarta un peu du feu, déposa son lourd sac de marche et commença à installer sa tente. De toute évidence, il ne l’avait pas achetée au supermarché du coin : des armatures solides, un système de dressage efficace et simple, une toile épaisse bien protégée contre les intempéries, bref, du matériel de qualité. À vrai dire, il n’y avait pas le moindre objet de sa panoplie qui ne témoignât un équipement quasi professionnel et, par conséquent, des plus coûteux.

Quelques minutes plus tard, la tente était dressée et solidement fixée par des nœuds de marin. Ulysses extirpa un sac de son sac à dos et vint s’asseoir à côté du feu.


— Mes rations.

Il n’était pas du genre à s’embarrasser d’aliments inutiles, de toute évidence : ses rations, bien nommées, frôlaient la ration de survie. Austères, mais nourrissantes. Il remonta les manches de sa chemise jusqu’aux coudes, pour laisser un peu l’air frais de la nuit caresser sa peau. Il fixa le feu des yeux, avant de tourner à nouveau le regard vers Ororo — la première réaction de son interlocutrice et les doutes qui l’avaient accompagnée avaient été chassés de son esprit par l’installation et il se sentait à présent rasséréné.

Il lui tendit la main.


— J’m’appelle Ulysses.

Pas exactement le nom de le plus à la mode depuis la mort du général Ulysses Grant, mais enfin. Comme d’habitude, quand il le pouvait, Ulysses évitait de donner son nom de famille. Dire « Winford », c’était généralement évoquer dans l’esprit de ses interlocuteurs les dizaines d’entreprises du groupe technologique et énergétique et l’immense fortune qui l’accompagnait. Il provoquait assez de réactions étranges par lui-même : autant éviter d’en rajouter.

Il reporta son regard sur le feu.


— Mon père m’emmenait camper dans ce parc, quand j’étais jeune.

Il sourit et précisa :

— Enfin, plus jeune.

Il pointa du doigt le sud-est.

— Là-bas, il y un torrent. Mais enfin, vous n’avez pas l’air d’en être à votre coup d’essai, si j’en juge par votre campement : je ne vous apprends rien. Vous campez souvent par ici ?
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: An amazing meeting [PV Ulysse & Ororo]   Mar 30 Juil - 12:33

Dire que je pensais que ce périple serait calme... Je n'avais pas pensé tomber sur quelqu'un avec un tel... charisme ? Je n'étais même pas sur que c'était le bon mot. Enfin, il était hors de question que je ne fasse ne serait-ce qu'envisager quoi que ce soit avec lui. Bon, j'espérais tout de même ne pas me le prendre en pleine figure à chaque fois que je le regardais, sinon la soirée allait être longue. Avait-il conscience de l'effet qu'il produisait sur moi ? Malheureusement, j'en avais l'impression en le voyant gêné. Enfin, il n'avait pas à avoir peur de moi et je n'abordais pas ce sujet là, un peu trop étrange.

Je préférais le rassurer sur mon campement qui ne présentait aucun risque. J'avais suffisamment eu l'occasion de faire ce genre de chose pour ça. Je laissais un léger sourire naître sur mes lèvres alors qu'il semblait incapable de trouver une excuse, un sujet de discussion. Je ne l'aurais pas pris mal s'il avait décidé de partir maintenant, mais vu que j'avais du pas mal marché pour trouver cette clairière, je préférais lui proposer de rester ici, au moins pour cette nuit. Je brisais ainsi le silence plutôt pesant qui était tombé entre nous. Je lui offrais la possibilité soit de se retirer sans se creuser plus la tête avec les convenances, soit de s'installer et d'établir une conversation plus légère.

Il sembla réfléchir à cette proposition avant de se décider. Je n'avais pas bougé de ma place, le laissant tout le loisir de réfléchir. Je fus tout de même étrangement contente qu'il accepte de reste -il allait vraiment falloir que je me reprenne moi ! Je restais quelques instants les yeux posés sur lui avant de réagir pour lui donner un coup de main pour la tente. Sauf qu'il avait déjà commencé à le faire et semblait bien s'en sortir. Je retournais donc à mon feu et finissais mes préparatifs pour le repas de ce soir. Heureusement, j'avais de quoi faire un repas pour deux, l'habitude sans doute. Je lui jetais de temps en temps quelques coups d'oeil, vérifiant au passage l'avancée de sa tente. Ca se voyait qu'il avait lui aussi l'habitude de camper et je pus aussi constater que ce n'était pas non plus un campeur occasionnel, il avait un sacré matériel ! Enfin, je ne jugeais pas sur ce genre d'apparence, même si avec lui j'avais tendance à me prendre son physique à chaque regard.

Il revint vers moi alors que j'allais mettre les aliments à cuire et je vis rapidement que ses rations étaient vraiment à la limite du nécessaire. Cela me fit sourire me rappelant comme nous, gamins, ou les élèves avions du mal à ne prendre que peu de chose pour nous. Je vidais aussi mes vivres, un peu plus fournis, notamment parce que comptait rester pas mal de temps -aussi longtemps que possible. Je me lançais donc dans la cuisson d'un sorte de ragoût avec des haricots, de quoi nous tenir au ventre. Il finit par se présenter et son nom m'intrigua, ça lui allait plutôt bien vu ce qu'on connaissait du Ulysse d'origine. Je lui serrais la main, me présentant à mon tour.

- Ororo !

Pas besoin d'en dire plus, lui même n'avait pas révélé son nom et je ne voulais pas que le lien se fasse alors que nous avions si bien commencé. Déjà que mon prénom associé avec mon physique risquait d’être suffisant pour lui faire comprendre qui j'étais... Il m'expliqua alors qu'il venait souvent avec son père ici quand il était plus jeune. Sa précision me fit sourire puisque c'était vrai qu'à mes yeux il était jeune ! Je le laissais continuer sans l'interrompre, déjà qu'il bafouillait un peu. Il n'avait peut être pas l'habitude de ce genre de discussion.

- J'ai un peu repéré les lieux en arrivant. Trouver une source étant l'une des premières choses à faire. Oui je suis déjà venue souvent, quand j'étais moi aussi ! En camping avec l'école... Et j'y emmènes des élèves ! Je trouve que c'est important de découvrir ces coins de nature, ils se font tellement rares. Et puis ça permet de nouer des liens, d'apprendre l'esprit d'équipe... ou juste de se retrouver face à soi-même. Je lui souris, amusée et toute gêne envolée. J'aurais bien aimé aller dans le désert, mais c'est pas la porte à coté, et puis ici ça me rappelle pas mal de souvenir.

Oh oui, pour ce qui était des souvenirs, ça n'en manquait pas ! J'avais l'impression que tout allait naître de mon esprit et que ce passé allait devenir présent et que je retrouverais cette insouciance d’antan. Elle me manquait tellement...
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Ulysses Winford
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MessageSujet: Re: An amazing meeting [PV Ulysse & Ororo]   Mer 31 Juil - 12:33

Finalement occupé par ses souvenirs, Ulysses avait cessé de s’inquiéter des réactions de sa nouvelle connaissance. Il n’en avait pas tout à fait conscience, mais de la même manière que son pouvoir le rendait insensible à ses propres effets et incapable d’évaluer objectivement son apparence, il ne parvenait pas à se soucier très longtemps de l’impact qu’il pouvait avoir sur les autres, comme si tout son esprit s’était arrangé pour lui donner l’illusion d’une vie normale tandis que le monde, autour de lui, l’observait avec des yeux fascinés.

Pour l’heure, il songeait surtout aux week-end passés avec son père sur les sentiers de cette forêt, comme sur les chemins d’autres parcs, partout dans le monde. Augustus Winford II avait tenu à ce que ses fils pussent se débrouiller dans la nature : c’était ainsi, disait-il, que l’on forgeait les caractères. Avec Ulysses, il avait été déçu, souvent. Le jeune homme était solide, décidé, courageux : tel n’était pas le problème. Mais pour Augustus, Ulysses n’avait jamais été un homme, un vrai. Trop contemplatif. Trop fragile en apparence. Et surtout, trop porté sur les garçons.

De pareils souvenirs éveillaient en Ulysses une invincible mélancolie. Il devait à son défunt père nombre de ses goûts et nombre de ses choix. C’était avec lui qu’il avait appris à manœuvrer un bateau, à dresser une tente, à s’orienter dans les bois, à utiliser des armes à feu, à faire du cheval. C’était lui qui l’avait poussé à se spécialiser dans la cartographie militaire. C’était de lui qu’il avait hérité son sens des responsabilités. Et pourtant, il avait l’impression de l’avoir déçu pendant toute son existence. Sans possibilité de se rattraper.

Le jeune homme tentait cependant de se défaire de son passé pour se concentrer sur la conversation présente. Les détails commençaient à s’accumuler. Les cheveux blancs, Ororo, les élèves. Même si Ulysses ne fréquentait pas de très près l’Institut, il suivait de plus en plus l’actualité mutante et puis, quand l’ancien grand amour de sa vie, Adam, l’avait quitté pour aller vivre dans le manoir de Xavier, il avait commencé à s’intéresser à l’endroit — histoire d’enfoncer le couteau dans la plaie. Ororo était une personnalité publique, un peu comme lui, et au bout du compte, la femme qui était assise avec lui cumulait beaucoup trop de particularités pour qu’il pût croire à une coïncidence.

Ulysses lui jeta un nouveau regard. Ils étaient donc ici à peu près pour la même raison. Enfin, tout du moins supposait-il que dans une expédition en pleine nature et en solitaire, Ororo cherchait à se défaire pour un temps de ses responsabilités au sein de l’Institut. Le climat tendu qui opposait les mutants au gouvernement ne devait pas être de tout repos pour ceux qui dirigeaient l’école. Une bonne raison pour parler d’autre chose.


— Jamais été dans le désert. Ma famille a plutôt une passion pour la mer. Les îles. Les bateaux. Ce genre de choses. Et les forêts, bien sûr. J’ai fait des études de géographie, moi-même. Entre autres.

Entre autres, oui. Dit comme ça, on pouvait presque avoir l’impression qu’il étudiait l’aménagement territorial ou la déforestation, plutôt que les mouvements de troupe du Moyen-Orient. Le désert, finalement, c’était l’une de ses grandes spécialités — même si la dernière fois qu’il y avait mis les pieds, il avait dû s’évader d’un camp de séparatistes après y avoir déclenché une mini-révolte. Mais le mensonge, pour le bien de l’État et de l’Agence, était devenu une seconde nature : il suffisait de se concentrer sur d’autres parties de son existence et de laisser les secrets de côté.

— Ce que j’aime bien, ce sont les petits signes. Les brindilles cassées, les traces sur on tronc d’arbre, une odeur d’humus mouillé près des ruisseaux. Tout ce qu’il faut repérer pour s’orienter, comme un message secret à décoder, en quelque sorte.

Il songeait aux sorties d’Ororo avec ses élèves. Ce devait être amusant d’apprendre aux enfants à décrypter la nature. Épuisant, sans doute, mais il ne voyait pas de meilleur moyen d’apaiser les esprits de ces gamins que de les sortir de New York pour leur montrer un endroit où les tribulations de l’espèce humaine n’avaient plus exactement la même importance.

— C’est bien que vous veniez ici avec les élèves de l’Institut.

Il avait glissé le mot « Institut » comme si de rien n’était : juste pour signaler à Ororo qu’il avait deviné (ce n’était pas bien difficile) et qu’il n’en était pas braqué pour autant. Un détail, tout simplement, comme si Ororo avait travaillé dans l’école publique du quartier.

— Ça doit être satisfaisant, de leur apprendre à monter une tente, par exemple, et de les voir réussir tout seul, après. Surtout s’ils ont passé toute leur vie dans la mégapole. Parfois les New Yorkais sont tellement…

Il haussa les épaules et esquissa un sourire :

— Citadins. Je suis persuadé que la moitié des enfants de Manhattan s’imagine que le poisson arrive carré et déjà pané dans les filets et que le lait est produit par des machines spéciales. Central Park, c’est un peu le summum de l’aventure, du coup.

Un hululment perça le silence et Ulysses plissa des yeux, pour tenter de repérer l’animal dans l’obscurité croissante des frondaisons. Sans grand succès hélas. Il reprit la parole :

— J’ai toujours songé à organiser quelque chose comme cela : une sorte d’association qui emmènerait les petits New Yorkais dans des ranchs ou dans des parcs naturels, avec un parcours éducatif, autour d’un thème ciblé. Mais je n’ai jamais eu le temps de recruter.

Recruter, oui. Parce que quand un Winford parlait de faire une association, il ne pensait pas à s’inscrire à la maison communale du coin : Ulysses, lui, il voyait une fondation, avec quelques millions de dollars de budget, des éducateurs bien formés, le matériel adéquat, bref, une petite machine pédagogique. Les choses en grand.

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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: An amazing meeting [PV Ulysse & Ororo]   Mar 6 Aoû - 9:53

Heureusement, il n’avait pas semblé faire attention aux regards que je lui avais portés. Je n’aurais pas su en donner une explication, hormis cette drôle d’impression que j’avais en sa présence. Mais je commençais à m’habituer à sa présence éblouissante et ne me penchais plus que sur sa façon de monter la tente qui montrait qu’il en avait l’habitude. Une fois celle-ci montée et le ragout en bonne voie de cuisson, nous commençâmes à discuter et je fus surprise de constater que sa présence ne me dérangeait en rien, même pas par rapport à ce que j’aurais aimé. D’une certaine manière il me ramenait des années en arrière par sa seule présence.
Je lui parlais alors de mes préférences pour les endroits déserts plutôt que la forêt, y avoir passé son adolescence aidait pas mal ! Mais ça ne me dérangeait pas plus que ça. Je ne fus pas surprise qu’il n’y soit jamais allé, il n’y en avait pas dans le coin et je ne sais pas… Je ne le voyais pas vraiment faire le voyage comme ça sur un coup de tête.

- Les déserts sont plutôt rares dans la région. Mais bon l’endroit n’est pas forcément essentiel, juste pour se couper du monde, ce qui compte réellement c’est ce qu’on y fait !

J’écoutais ensuite sa vision des choses à propos de la forêt. Elle était plutôt amusante et étonnante, rares étaient les jeunes que j’entendais parler comme ça et il ne semblait pas être quelqu’un qui adorait particulièrement la forêt au point de voir tous les petits trucs qu’elle pouvait nous montrer. Je pense que Logan aurait bien aimé avoir plus d’élève dans le genre d’Ulysse lors des sorties ! Moi-même, j’avais appris à relever les traces pour me guider et ne pas tomber sur un animal dangereux.

- Oui c’est comme si la forêt parlait ! Elle a son propre langage, sa propre façon d’indiquer ce qu’elle renferme : le passage d’un animal, la présence d’eau… Tout a un sens ici ! Il suffit juste de savoir le lire.

Je n’avais aucun mal de lui parler de moi et de ma vie –ou du moins un partie- tout comme lui apparemment. Je lui avais aussi confié qu’on emmenait parfois les élèves de l’Institut –sans en préciser le nom. On leur apprenait à être autonome, le travail d’équipe et on les faisait sortir de l’école et de la ville. On leur montrait qu’il y avait autre chose que tout ça, toute cette peur et cette haine.

Je ne fus pas surprise qu’il comprenne qui j’étais et ce que je faisais, difficile de le cacher –avec mes cheveux blancs et noirs et ma peau noire- et de toute façon, je faisais avec ! Alors je ne lui tins pas rigueur d’avoir signalé qu’il avait compris, appréciant juste le fait qu’il ne fasse que le souligner rapidement avant de passer à autre chose. J’hochais alors simplement la tête en confirmant –même si ce n’était pas nécessaire- et en le remerciant.

Il ventait les bénéfices d’une telle activité chez des jeunes personnes, surtout citadines et j’étais tout à fait d’accord avec lui ! Ça leur permettait d’apprendre plein de choses différentes hors du cadre habituel et de les mettre en pratique.

- Ce n’est pas seulement ça, ils en sortent… grandis. Ils apprennent alors aussi des choses sur eux même, sur les autres. Ils reprennent confiance en eux, en leur capacité, loin de la peur et de la haine qu’ils peuvent inspirer aux autres, même ne serait-ce que pour un week-end. C’est une parenthèse dans cette vie, qui leur permet d’avancer ensuite plus facilement, de se retrouver et voire de se trouver.

Le résultat sur ces gamins était le même que sur nous, parfois même plus vital ! Il ne fallait pas se voiler la face, ils avaient eux aussi leur problème et les oublier même pour un moment était toujours bon. Il me parla alors de monter une association qui permettrait aux jeunes de découvrir les bienfaits d’une telle activité, voire même d’autres dans le même genre. Et bien ! Il n’avait pas froid aux yeux. Ça me plaisait ce genre d’attitude. Il savait ce qu’il voulait et il pouvait aussi apparemment s’en donner les moyens.

- Pourquoi ne pas commencer par vous rapprocher d’une association déjà existante ? Elle aurait ses guides, ses moniteurs… Vous n’auriez pas besoin de partir de zéro et vous auriez déjà les contacts.

Bien sur, l’idée de monter son propre truc était plus excitant, mais quand le temps manquait…

- Et puis, ça ne vous empêche pas ensuite de monter la vôtre. Vous auriez alors l’expérience et vous connaitriez les bonnes personnes.

Ce n’était qu’une idée et ça avait ses avantages. Je ne remettais ici ni ses motivations, ni ses capacités, ni ses moyens –je ne les connaissais pas. Je lui donnais seulement des pistes à explorer.
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Ulysses Winford
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MessageSujet: Re: An amazing meeting [PV Ulysse & Ororo]   Lun 12 Aoû - 22:13

Plus la conversation roulait sur les enfants, sur les expéditions dans la forêt, sur la manière de les éduquer, de les aider à grandir, plus Ulysses se faisait mélancolique. La liste était longue des métiers qu’il eût préféré faire plutôt que ceux qu’il exerçait par tradition familiale et celui de professeur était sans conteste l’un d’entre eux. Il avait toujours été doué avec les gens, bien entendu, mais avec les enfants, c’était encore différent : il avait la douceur patiente des bons guides. Mais on ne croisait pas beaucoup d’enfants, ni au Parti Démocrate, ni dans les couloirs des agences de renseignements.

Alors, bien sûr, il avait ses grands projets. Une association pour les amener dans la nature, leur montrer comment se débrouiller seul, les sortir de la cité. Il n’en manquait pas, de grands projets. Une association pour le développement des complexes sportifs dans les quartiers défavorisés. Des écoles de musique. Et certains voyaient le jour ou, à défaut, il donnait de l’argent à telle ou telle organisation déjà existante. C’était ce que l’on faisait, quand on était un Winford : on finançait, on dirigeait, on se déplaçait pour les opérations photos, pour l’inauguration d’une nouvelle aile ou la rénovation d’un orphelinat. Mais on restait loin de tout.

L’idée d’Ororo était séduisante. Se rendre dans un centre communautaire ou une maison de quartier, voir ce qui existait, s’impliquer comme un militant. Mais combien de temps faudrait-il à quelqu’un pour le reconnaître ? Il ne passait pas exactement inaperçu. Et alors, il y aurait des complications politiques, diplomatiques, stratégiques, financières. Des équilibres à trouver. Des négociations à mener. Et son expérience de simple bénévole n’irait pas beaucoup plus loin que la feuille d’inscription.

Ulysses secoua la tête, en fixant les flammes du feu qui se détachaient de plus en plus dans l’obscurité grandissante.


— Ce n’est pas exactement ce que je fais. L’expérience du terrain. Je ne suis pas exactement… libre de mes mouvements.

Tel était le paradoxe de sa situation. Ce n’était pas seulement la fortune considérable des Winford. Les Winford étaient bien plus que de l’argent et Ulysses n’avait rien fait pour échapper au destin familial. Les responsabilités, le patriotisme, le sens du devoir : il fallait s’engager publiquement. Redonner à la Nation tout ce que la Nation avait donné aux Winford. Le mutant laissa échapper un soupir et glissa, d’un ton triste :

— Je suis Ulysses Winford.

Le seul nom de Winford était évocateur : dans les rubriques financières, dans les pages culturelles, dans les articles sur la politique, à la télévision, sur Internet, à la radio, au dos des emballages d’ampoules, des cartons de fourniture de bureau, des rapports financiers d’entreprises, des recherches scientifiques, des négociations internationales — partout. Ulysses était un maillon de la chaîne : ces derniers mois, il était devenu, dans l’État de New York, l’un des principaux acteurs des campagnes démocrates. Une instance de médiation.

Il fit un geste du menton vers l’aval de la petite pente qui descendait après la clairière.


— À cinquante kilomètres environ, il y a une station énergétique. C’est à nous.

Il désigna une direction, à l’ouest.

— Là-bas, nous avons un complexe de recherche et d’ingénierie. Entre autres.

Le jeune homme haussa les épaules.

— Disons que je ne peux pas vraiment m’inscrire dans une association. Ou… N’importe où, en fait. Il faut toujours, je ne sais pas, calculer. Peser les actes et les circonstances.

Il n’était pas de ces héritiers inconséquents qui se contentaient de jouir de la fortune familiale dans les cercles fermées d’une jet-set hermétique au commun des mortels, mais précisément parce qu’il avait décidé de s’impliquer, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et de devenir l’énième visage d’une dynastique d’hommes et de femmes d’État, il demeurait coupé du pays réel qu’il protégeait, nourrissait et développait comme l’avaient fait ses ancêtres, sur des générations.

— C’est aussi pour cela que j’aime bien venir ici. Les arbres n’achètent pas de batteries Winford, ils n’ont jamais voté pour un sénateur Winford ni lu un journal dirigé par une Winford. Ici, la nature est indifférente. Et il n’y a personne pour me regarder.

Ça, bien sûr, c’était nouveau pour lui : les regards. Prendre conscience de ses yeux qui le suivaient fascinés, quoi qu’il fît, non parce qu’il était un Winford, mais parce que quelque part au fond de ses cellules, son ADN avait décidé de lui jouer des tours. À part Ivan, il n’avait personne à qui en parler. Il tourna son regard parfait vers Ororo. Il ne savait pas très bien ce qu’elle avait, elle. Pour être à l’Institut. La mutation secrète qui lui pourrissait son existence à elle. Parce que ça ne servait qu’à cela. Pourrir l’existence.

Ulysses hésita puis, poussé par le besoin de parler, de se décharger d’un fardeau, il souligna enfin :


— Parce que les gens me regardent tout le temps. Je ne suis pas tout à fait…

Il détourna le regard, en cherchant la manière de le formuler.

— Possible. Physiquement. Il paraît.

Oh, il en était encore à un stade précoce de sa mutation et chaque petit élément de sa beauté aurait pu se retrouver chez d’autres hommes. Leur conjonction en un seul corps, elle, en revanche, n’avait rien de naturelle. Ulysses secoua la tête.

— Pourtant, j’aimerais bien faire cela. Servir de guide, leur apprendre des choses. Et qu’à la fin de la journée, personne ne m’ait vraiment remarqué. Juste une fois. Pendant une journée. Ou une heure. Se fondre dans la foule.

À nouveau, il haussa les épaules.

— Désolé. Je ne suis pas de très bonne compagnie, je le crains. La nuit et la nature doivent me rendre mélancoliques.
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: An amazing meeting [PV Ulysse & Ororo]   Dim 8 Sep - 18:21

Je ne l'avais pas reconnu, il fallait dire que je ne m'intéressais pas forcément à ce que faisait sa famille, même si j'avais déjà entendu son nom. Mais bon, j'avais déjà suffisamment de problèmes avec le gouvernement et tout, pour me casser la tête avec le reste. C'est pourquoi c'est sans arrière pensée que je lui avait proposé de participer directement avec une association déjà créée avant de monter la sienne propre. Mais c'est vrai que je n'avais pas pensé qu'il pourrait rencontrer ce genre de problèmes.

Aussi quand il parla de problème pour ça, je me fis plus attentive. Quand il se présenta, je fis alors le rapprochement. C'est vrai que déjà, en l'état et sans le connaitre, il ne passait pas inaperçu, alors si en plus c'était un enfant connu. D'un certain côté je le plaignais. Il ne pouvait surement aller nulle part sans être reconnu en moins d'une minute. C'était dans ces moments-là que j'étais contente d'être mutante et non pas une personnalité, au moins les gens vous évite plutôt que de se masser autour de vous.

Quand il parla de la station énergétique, je me contentais de hocher la tête, je l'avais déjà reconnu sans qu'il ait besoin de préciser plus avant. Je sentais dans son ton qu'il n'en faisait pas une grande fierté, genre regardez ça appartient à ma famille ! Nouvelle industrie, nouvel hochement de tête. Cela semblait plus le peser que lui faire plaisir. Surtout le fait de ne pas être libre de ses mouvements et je pouvais le comprendre. Oh oui, je pouvais le comprendre !

- Je comprends mieux oui.

Et il avait raison, ici au moins il était un simple humain au milieu d'une forêt qui ne parlerait pas sur son passage, qui se contenterait de l'accueillir jusqu'à son départ et qui en resterait inchangée. Oui, c'était aussi pour ça que j'emmenais les élève ici. Pas de jugement, pas de peur, juste eux et la nature. On n'attendait rien d'eux ou en tout cas pas d'être autre chose qu'eux même. Sa dernière phrase ne me fit d'abord pas tiquer, ou en tout cas pas avant qu'il n'appuie ses propos. Alors je le regardais plus attentivement, essayant de passer outre cette sensation qui avait commencé à disparaître et qui revenait au galop maintenant que je le regardais lui entièrement. Si il n'avait pas fait ces allusions, je n'aurais pas saisi. C'était lui aussi un mutant ? Pourquoi pas après tout ! Sa mutation était du jamais vu pour moi et était surprenante. Il semblait parfait physiquement et même s'il avait dit des bêtises, jamais cela n'aurait terni cette beauté.

Je l'écoutais ensuite parler de sa vie et de ce qu'il voulait faire qui était impossible vu qui il était, comment il était. Je le comprenais, combien de fois avais-je entendu cela, même si ce n'était pas à son niveau. Alors qu'il s'excusait de sa mélancolie je m'approchais et posais une main réconfortante sur son épaule. Je ne le voyais plus lui, ni sa mutation, j'avais l'impression d'être juste devant un de mes élèves qui avait mal d'être ce qu'il était.

- Ce que tu as dit, tu avais besoin de le dire ! Ne t'en excuses pas. Sans vouloir paraître égocentrique, je pense que tu as trouvé la bonne personne avec qui en parler. Tu n'es pas le seul à ne pas pouvoir faire ce que tu veux, par ton apparence, par ton nom. Crois-tu qu'il soit simple pour moi de sortir et d'aller dans un bar ? Ma couleur de cheveux, d'yeux et de peau me faire reconnaître au premier coup d'oeil ! Sans parler de ce que fait et que je suis. Je ne suis pas la seule. Tu n'es pas le seul ! Tu sais, à l'Institut, tout le monde pensait comme toi avant d'arriver. Nous sommes au centre de l'attention de tout le monde autour de nous.

Je lui souris, laissant retomber ma main et m'installant au mieux, le regard perdu dans les flammes qui faisaient danser les ombres autour de nous. Oh oui, je pouvais le comprendre, j'étais aussi un peu comme lui au début, perdue, découvrant, redécouvrant ma vie, la réécrivant.

- Je te comprends Ulysse ! Mieux que tu ne le penses surement... Ici c'est un peu comme l'Institut, pas de jugement, pas de barrières, tant que tu respecte les autres. Je ne sais pas si tu trouveras un jour un endroit où personne ne pensera : c'est lui ! Mais chez nous c'est un peu comme ça.

Chez nous... C'était ainsi que je voyais l'Institut, comme beaucoup qui malheureusement avaient été virés de chez eux.

- Tu dis chercher un endroit où tu pourras être toi et j'espère que tu le trouveras, mais si tu veux un jour passer, n'hésite pas. Là bas, je suis une simple professeur, ce sont de simple élèves. Rien de plus, rien de moins. C'est justement ça le truc, penser être vraiment comme n'importe qui. Tu as d'ailleurs du entendre parler de Warren Worthington, et bien c'est un peu pareil pour lui quand il est arrivé ici.

Je lui souris, reportant mon regard sur lui. Les flammes accentuaient sa beauté, mais je commençais à le voir tel qu'il était vraiment : fragile, malgré sa beauté, son statut, ce qu'il laissait entrevoir. Mon sourire était quelque peu triste car je me doutais qu'il ne retiendrait pas ma proposition et je trouvais ça dommage, même si je le comprenais.

- Tiens, je vais te raconter quelque chose. Je t'assure que c'est véridique ! Quand j'étais jeune, en Afrique, j'ai longtemps cherché ma voie, orpheline, je n'avais personne pour me guider vers qui je serais. Je pensais l'avoir trouvé dans le désert, près d'un petit village. J'étais devenue une sorte de déesse pour eux, parce que je leur amenais la pluie. Je leur offrais juste ce dont ils avaient besoin. Je me suis cru comme ça... Mais ce n'était pas moi, c'était juste ce que eux voulaient que je sois. Je me suis réellement découverte quand Charles Xavier est venu me trouver pour m'expliquer, m'aider à comprendre, à trouver ma place dans ce monde. Je n'étais plus la déesse, j'étais juste une adolescente comme les autres, avec un passé difficile, mais je n'étais plus seule. J'étais la même personne que plusieurs autres tout en étant moi-même, j'avais trouvé ma place, une famille, qui ne juge pas, qui ne cherche pas les raisons derrière mes actes... Qui me prend juste comme je suis...

Ma voix s'était faite douce et chaleureuse. Repenser à tout ça des années après me faisait toujours quelque chose. J'avais trouvé une famille qui ne m'avait jamais quittée et me guiderait jusqu'à la fin de mes jours. Quand bien même, un jour je déciderais de partir. J'eus soudain un petit rire avant d'enchaîner.

- Tu vois tu n'es pas le seul à être mélancolique ! Parfois, il suffit juste de trouver une épaule, un ami avec qui parler et laisser sortir ce qu'on a dire. On n'est pas plus mal loti que les autres, c'est juste qu'on n'a pas trouvé le petit truc qui nous fait nous sentir nous. Pas plus qu'eux la plupart du temps, mais nous ne le voyons pas en eux. Pas plus qu'eux ne le voit en nous.
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Ulysses Winford
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MessageSujet: Re: An amazing meeting [PV Ulysse & Ororo]   Dim 8 Sep - 19:11

C’était vrai : Ulysses n’éprouvait pas une fierté particulière lorsqu’il visitait le site d’une centrale électrique qui lui appartenait — ou appartenait à sa famille, presque décimée : c’était tout comme. Ce n’était pas exactement un poids, non plus. Bien sûr, souvent, c’était ce qu’il se disait. Il songeait à tout ce qu’il aurait pu faire s’il n’avait pas été un Winford et même désormais, alors qu’il savait que sa particularité la plus irréductible se cachait dans ses gènes, il ne songeait jamais à ne plus être un mutant, mais parfois à ne plus être un Winford.

Mais la vérité, c’était qu’au fond de lui, il aimait cela aussi. Pas l’argent, pas la célébrité, mais, eh bien oui, le pouvoir, le pouvoir de changer des choses beaucoup plus profondément et globalement que l’immense majorité des citoyens, et les responsabilités qui accompagnaient ces opportunités monumentales. Il n’était pas fier des centrales parce qu’il ne les avait pas bâties, mais lorsqu’une partie de son argent, à peine quelques millions (à peine), faisait sortir de terre un projet, quelque part, et que c’était lui, la nouvelle génération de Winford, qui l’avait fait, alors il ressentait la satisfaction du devoir accompli et il pouvait se représenter sans peine le sentiment qu’avaient eu de si nombreux de ses ancêtres.

Simplement, parfois, il se sentait trop jeune et trop fragile, Ororo avait raison, pour tout cela. Et il voulait se reposer. Il savait ses humeurs passagères et ne doutait pas que le lendemain, l’impatience le reprendrait à l’idée de résoudre une crise, quelque part, en y appliquant tous ses moyens et toutes ses compétences, même si le résultat, le spectacle immédiat des vies améliorées, comme celui des enfants qui découvraient la forêt, lui échappait toujours, parce qu’il était loin, avant, après, dans les grandes structures et les projets d’ensemble.

C’était à cela qu’il songeait en écoutant Ororo parler : à la manière dont son éducation avait finalement ancrée en lui ce dont parfois il essayait de se défaire, mais sans jamais tenter trop sérieusement. Parce que personne ne lui avait jamais parlé comme le faisait Ororo : personne n’avait jamais posé sa main sur son épaule en lui disant qu’il pouvait être un élève anonyme parmi la foule, ou si ce n’était la foule, le groupe des élèves de l’Institut, qu’il pouvait avoir ses petits peurs à lui. On l’avait consolé, parfois, mais en lui disant : « ne t’inquiète pas, en ce moment tu es découragé, mais tu seras un jour à la hauteur de la tâche qui t’est destinée ».

C’était très différent. Pour lui, le discours de la mutante décrivait une sorte de situation paradisiaque, et elle avait les avantages et les inconvénients de l’Eden : elle était séduisante et l’on pouvait s’y projeter, mais, dans sa perfection, elle déplaisait à un esprit comme celui d’Ulysses. Ou, plutôt qu’elle ne lui déplaisait, il sentait qu’elle ne lui convenait pas exactement. En homme pondéré et habitué à considérer tous les aspects d’un même problème, il était loin cependant de repousser entièrement ce qu’Ororo venait de lui dire.

Une partie de son discours surtout avait résonné avec ses inquiétudes. Lentement, il répondit :


— Parfois, je me demande…

Mais non : il avait besoin de remonter de plus loin pour exposer un peu plus clairement des émotions et des pensées toujours confuses, parce qu’il ne les avait pas formulées autrement que pour lui-même, les soirs d’inquiétude.

— Si j’ai bien compris, les mutations évoluent. Je ne suis pas certain, je veux dire, à part moi, je ne connais pas beaucoup de mutants. De près, je veux dire. Mais il me semble qu’elles évoluent. Toutes ?

C’était une question à laquelle il ne devait pas attendre de réponse tout de suite, parce qu’il poursuivit :

— Parce que moi, je ne contrôle rien. C’est assez différent de ce que j’ai vu sur beaucoup d’autres. Ce n’est pas que je perds le contrôle, c’est juste que je suis tout le temps comme ça. Il n’y a pas de moment, par exemple, où je sois moins…

Il ne savait pas trop comment formuler cela et il était manifestement gêné. Parler de sa propre beauté sonnait toujours terriblement prétentieux, et pourtant le problème était précisément là. Il choisit d’utiliser les mêmes voies de traverse qu’il avait d’abord empruntées, au début de la conversation :

— …improbable. Par contre, je crois qu’au fil du temps, je le suis de plus en plus. Que le pouvoir s’accentue, petit à petit. Je vois cela à la réaction des gens. Certaines personnes ont l’air d’être plus réceptives que d’autres, plus vites. Et ces personnes-là me traitent déjà comme… Je ne sais pas. Quelque chose qui suscite des sentiments que l’on n’a pas pour des êtres humains, je crois. Les sentiments ne durent pas, mais enfin…

Il haussa les épaules, pour tenter de se donner un air dégagé — sans grand succès.

— Si la mutation continue à s’intensifier, fatalement, au bout d’un moment, certaines personnes vont me regarder comme vous, avant. Comme un dieu. Sauf que moi, je ne peux pas arrêter de faire pleuvoir.

D’une voix plus basse, il se corrigea, témoignant qu’il avait déjà tourné et retourné le problème maintes fois dans son esprit.

— Enfin, je pourrais évidemment vivre masqué… ou bien totalement isolé… ou tenté de me défigurer, peut-être que cela fonctionnerait.

Des solutions plutôt sinistres. D’ailleurs, contrairement à bien des mutants, il n’avait jamais parlé de sa particularité en utilisant les mots « don », « capacité » ou « pouvoir ». Pour lui, c’était toujours soit une « mutation », soit une « improbabilité ». L’idée d’être peut-être l’homme le plus beau du monde n’avait pas l’air de se présenter à lui comme un avantage considérable.

— Et les mutants ne sont pas immunisés aux pouvoirs des autres mutants, enfin, pas tout le temps. Alors je ne suis pas sûr de pouvoir vraiment trouver une famille, comme vous dites. Tenez, par exemple…

C’était une mince connexion logique entre le précédent sujet et celui qui le préoccupait, mais Ororo avait vu juste : il avait besoin de parler et cette rencontre inespérée dans la forêt, surtout à la faveur de la nuit, qui disposait, en couvrant les visages de ténèbres, à parler plus ouvertement.

— …mon petit ami, c’est un mutant. Et je ne sais pas, je ne sais pas exactement ce qu’il voit en moi. S’il est là pour la mutation. Il m’a forcément remarqué à cause de la mutation, je suppose. Peut-être qu’il est tombé amoureux à cause de la mutation. Est-ce qu’il reste amoureux à cause de la mutation ? Ou bien pour d’autres raisons, qui tiennent vraiment à moi ? Est-ce que…

Il était décidément bien proche d’Ororo, de ces autres qui étaient elles, de ces différents moi, de son identité à trouver. Ulysses haussa les épaules, d’un air découragé cette fois.

— Je ne sais pas. Avant, les choses étaient beaucoup plus simples.
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: An amazing meeting [PV Ulysse & Ororo]   Dim 8 Sep - 20:39

Je ne donnais pas de réponses toutes faites, je ne faisais que lui offrir une autre vision de ce qu'il pouvait voir de sa vie. Je ne savais pas s'il en profiterait totalement, mais j'espérais qu'au moins cela lui donnerait un peu de réponses à ses questions. En tout cas, mes propos semblèrent le toucher et le faire réfléchir. C'était déjà un bon début ! Et puis même, moi je n'attendais rien en retour à mes réflexions, c'était à lui de cheminer sur son chemin en tenant ou non compte de ce que je pouvais dire. Si ça pouvait l'aider à y voir un peu plus clair, tant mieux !

De toute manière, je ne lui demandais pas de signer un pacte, de s'engager à venir, à suivre des cours ou quoi que ce soit de ce genre. Je pense que si cela avait été le cas, il m'aurait ri au nez. C'est plutôt comme une entente muette, comme je le faisais avec les parents ou les élèves qui arrivaient. On proposait de les aider quoi qu'il arrive, à eux d'accepter ou non cette main tendue. Ici c'était différent, il avait des attaches, une façon de voir les choses bien ancrée et puis je ne le connaissais pas suffisamment pour pouvoir savoir ce qui pouvait l'aider ou non, le toucher...

Aussi, après mon long discourt, j'attendis qu'il reprenne la parole, demande des explications, ou simplement mette fin à cette discussion. J'aurais accepté n'importe laquelle de ces solutions. Après tout, quelque soit l'interlocuteur, j'avais appris une chose, cela ne servait à rien de forcer, de pousser. Si on le fait, on arrive à deux possibilités : l'explosion ou la fermeture. Dans les deux cas, on brise tout ce qu'on avait pu construire avant.

Sa voix me sortit de mes pensées et j'attendis qu'il finisse sa phrase. En fait, il en commença une autre, montrant à quel point j'avais provoqué la réflexion -ce qui n'empêchait pas qu'elle soit là, mais j'aurais au moins permis qu'elle soit exprimée et je pourrais peut être apporter quelques réponses. Il me parla alors de l'évolution des pouvoirs et je retins une légère grimace. Il avait bien entendu, les pouvoirs évoluaient, grandissaient, mais on acquérait aussi plus de contrôle dessus. Sauf que pour lui c'était différent. Il avait un pouvoir toujours actif contrairement au mien que j'activais plus ou moins à volonté. Aussi il était plus difficile d'apporter une réponse à ses angoisses.

Il partit alors sur l'histoire avec son petit ami. Je ne fis même pas attention au fait qu'il parlait d'un homme, je n'étais pas fermée là dessus. J'écoutais néanmoins ses questions et ses peurs. C'était toujours la grande question en amour, m'aimait-il pour moi ? Pour lui, la question était double, il avait du pouvoir et de l'argent et en plus une beauté surhumaine. Cela compliquait l'équation. Cependant, je pensais pouvoir lui apporter une réponse.

- Pour ce qui est de l'évolution, oui, les pouvoirs ont tendance à devenir plus forts, plus puissants au fur et à mesure des années. Comme tu l'as dit, pour toi c'est différent, parce qu'il ne... s'éteint pas. Mais peut être qu'il y a un moyen de l'éteindre. As-tu jamais essayé de le diminuer au moins ? Si tu veux essayer, voilà quelques conseils, je ne dis pas que ça marchera ! Tu te mets dans une situation où tu es totalement en confiance, en contrôle et tu essayes. Evite les gens qui ont vraiment l'habitude de te voir comme ça, il y a des risques qu'ils soient tellement habitués, qu'ils fassent abstraction et donc ne voient pas le changement.

Je lui offris alors un sourire désolé avant de continuer.

- Par contre, je suis désolée, mais je ne te garantis pas que ça marche... Et si ça ne marche pas du premier coup ne te dis pas que ça ne marchera jamais ! Ce genre de pouvoir est encore plus difficile à comprendre que ceux qui s'allument sous le coup des émotions, au moins on peut en contrôler un peu les effets... J'espère que ça marchera néanmoins !

Je soupirais, oui ce genre de pouvoir rend leur contrôle aléatoire, si contrôle il peut y avoir bien entendu. Après sinon il restait à accepter ces regards, accepter de vivre comme ça.

- Pour ce qui est de ton petit ami. Oui peut être qu'au début, c'est ça qui l'a attiré, peut être que ta beauté l'a submergé comme elle submerge beaucoup de monde... Mais je sais une chose, c'est qu'en amour, il n'y a pas que la beauté qui compte, il ne serait pas resté avec toi longtemps s'il n'y avait que ça ! Après je ne sais pas comment il est, mais si ce n'est pas pour parader à tes côtés, ou qu'il a l'air d'un bêta à chaque fois que tu es avec lui ou que tu lui parles, je pense que tu peux te dire, que ce n'est pas que ton pouvoir !

Je lui souris, je me doutais que apprendre l'existence de son pouvoir n'avait pas dû être des plus facile, cela pouvait briser n'importe qui, remettre en question sa vision du monde, mais il avait l'air de plutôt bien s'en sortir.

- J'ai l'impression qu'il y a une certaine adaptation, on s'y habitue et on arrive à voir l'homme derrière le pouvoir. Même si j'avoue que ce n'est pas tout le temps facile ! Si on n'est pas superficiel bien sur. Ce sera à toi de savoir bien t'entourer, de bien choisir tes amis. De toute façon, au vu de ton nom, je pense que tu as déjà appris ça, il te faudra juste apprendre à faire le tri par rapport à ton pouvoir...

Cherchais-je à le rassurer ? Pas vraiment, j'avais réellement l'impression de m'être habituée à sa présence et à tout son être, faire comme si ce n'était qu'un autre humain comme les autres. Parfois cela reprenait le dessus, me faisant souffler un instant, mais je contrôlais, je me contrôlais.
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Ulysses Winford
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MessageSujet: Re: An amazing meeting [PV Ulysse & Ororo]   Lun 9 Sep - 9:12

Oui, au fond, le grand problème d’Ulysses, c’était Ivan. Il avait beau exprimer son angoisse dans les termes les plus généraux, à Ororo comme à lui-même, s’imaginer, aussi systématiquement que possible, tous les aspects de son problème, la manière dont réagirait son entourage si sa beauté, disons, doublait — si toutefois l’on pouvait compter — de son concierge à sa propre mère, mais ce qui l’inquiétait surtout, c’était Ivan et, sur ce point, tout Winford et mutant qui l’était, Ulysses était comme n’importe quel jeune adulte qui commençait une nouvelle relation : terriblement angoissé.

Ororo reprit la parole et Ulysses se mit à réfléchir aussi objectivement que possible aux propositions de son interlocutrice, en tentant de ne pas se laisser décourager par ses propres ruminations. Pouvait-il contrôler ? Il avait beau chercher en lui, il avait l’impression que c’était impossible. Il était difficile d’imaginer qu’il pût altérer son physique pour être moins beau. C’eût été un pouvoir entièrement différent, n’est-ce pas ? Parce qu’il le savait, sa beauté n’était pas qu’une impression hypnotique : Salem l’avait dit à Ivan, avait souligné la perfection pour ainsi dire mathématique de sa constitution, et Salem, Ulysses l’avait appris, était peu perméable aux illusions d’optique.

Mais il y avait peut-être autre chose que la beauté. Après tout, il était statistiquement impossible que toutes les personnes qui étaient subjuguées par sa présence le fussent à cause de sa simple beauté physique. Comme n’importe qui, Ulysses s’était déjà retrouvé devant des canons de beauté qui l’avaient laissé, lui, indifférents, et il supposait, en toute logique, que bien plus de personnes, en tout en reconnaissant la qualité esthétique de son physique, auraient dû n’en pas être affectées. Question de goût. Il y avait donc quelque chose en lui qui surmontait les goûts des autres.

Bon. Alors cela, au moins, Ororo avait raison, il pouvait essayer de le contrôler. Sauf qu’il n’avait aucune idée de la manière de procéder. Qu’est-ce qu’il devait faire ? Essayer d’être antipathique ? Psychiquement antipathique ? Peut-être qu’il y avait des tests médicaux qui pouvaient déterminer un peu plus précisément la nature de ses capacités. Pas dans un hôpital, bien sûr, mais, disons… à l’Institut ? L’idée glissée par son interlocutrice continuait à faire son chemin dans son esprit.

Puis Ulysses se mit à sourire rêveusement quand Ororo s’engagea dans une analyse de bon sens du comportement d’Ivan. Oui, Ivan avait parfois un sourire bêta en le regardant, mais pas tout le temps. Non, Ivan ne cherchait pas à parader à ses côtés. Ivan était juste… parfait. Un peu bizarre — très bizarre. Mais parfait. Le jeune homme laissa échapper un soupir en regardant les flammes du feu danser.


— Vous avez raison, évidemment.

Le repas était prêt et, une fois retiré du feu, ils se mirent à manger, manifestement ni l’un ni l’autre dérangés par le caractère pour le moins fruste du dîner. Ulysses reprit la parole :

— À vrai dire, c’est surtout que c’est très nouveau, pour moi, toutes ces considérations. Comme vous pouvez le deviner, durant les premières années, les manifestations de mon pouvoir n’étaient pas très remarquables.

Ulysses avait l’un de ces pouvoirs qui s’inscrivaient dans l’exacte continuité des capacités humaines, comme ces jeunes gens dont la force continuait à se développer au cours de la vie, au-delà des limites raisonnables de la croissance humaine, et qui devaient un jour se rendre à l’évidence : personne n’était censé pouvoir soulever seul des voitures. Ces mutants étaient rares, mais il en existait, qui avaient tout à la fois des mutations profondes et d’abord relativement discrètes. La réalisation extrêmement tardive de leur état avait un avantage et un inconvénient : elle intervenait à un âge de la vie où l’on était plus à même d’envisager les choses avec calme et pondération, mais elle venait aussi bousculer une existence déjà bien installée, qu’il était difficile de remettre en question.

— Donc, il faut aussi que je comprenne, je suppose, un peu comment ça marche. Comment je marche. Peut-être que je passerai à l’Institut, oui. J’ai un ami là-bas. Un ancien… Un ami. Adam Tenseï.

Adam avait vécu plusieurs années à l’Institut et si, depuis, il avait déménagé, Ulysses savait qu’il y passait encore beaucoup de temps. Sa présence, il l’imaginait comme d’habitude discrète mais efficace. En tout cas, elle servait à lui rendre le lieu moins étranger, moins hostile d’une certaine façon. Il poursuivit le réseau de ses connaissances :

— Et puis j’ai rencontré Quentin Quire, assez brièvement, récemment, lors d’une réunion d’informations. D’ailleurs je crains que ma mutation en ait un peu perturbé le bon déroulement.

Certes, il n’avait pas été entièrement responsable des incidents de la soirée, mais le moment où un mutant à la force colossale l’avait enlevé, subjugué par son charme, et avait commencé à défoncer les murs avait sans doute été l’un des points d’orgue de cette manifestation catastrophique — qui s’était cependant terminé dans un relatif pacifisme.

— Je suppose que je n’y serais donc pas totalement en territoire inconnu…

D’ordinaire, les territoires inconnus ne l’effrayaient guère, mais là, il s’agissait tout de même d’un processus très différent. Ulysses fixa un instant son ragoût avant de relever les yeux vers Ororo. Il hésita un moment, en essayant de trouver, comme à son habitude, une manière diplomatique de poser sa question. À défaut, il finit par demander :

— Si je puis me permettre… Vous pourriez teindre vos cheveux en brun, porter des lentilles de couleur. Ce ne serait pas très difficile. Et alors, vous jouiriez, du moins la plupart du temps, d’un certain anonymat. Pourquoi ne le faites-vous pas ?
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: An amazing meeting [PV Ulysse & Ororo]   Lun 9 Sep - 9:59

Je me demandais ce qui était le pire, découvrir ses pouvoirs à l'adolescence ou quand on était adulte. Bien sur, il y a des pouvoirs dont on ne découvrait l'existence que bien plus tard car ils sont tellement bien dissimulés qu'on ne les découvre que quand ça dépasse l'entendement. Sauf que ça bouleverse totalement une vie bien posée, alors qu'à l'adolescence, on apprend à vivre avec, même si ça a tendance à bousculer son monde et à nous séparer de sa famille qui ne nous comprend pas. Je n'avais pas vraiment de réponse, mais je me disais que le point positif quand on était enfant, c'était qu'on apprenait à le contrôler au plus tôt et par conséquent ça ne nous pète pas à la figure quand on ne s'y attend pas.

Je ne savais pas s'il pourrait contrôler un jour son pouvoir, il y en avait qu'on n'arrivait pas à taire. Je repensais bien à Diablo qui n'avait pas la possibilité de changer son apparence, difficile de se fondre dans le monde actuel ! Mais son pouvoir était différent, il était en quelque sorte actif, pas comme Diablo pour qui il était présent, mais c'est tout, il n'en faisait rien et il n'agissait pas sur ses interlocuteurs, enfin pas de la même manière que celui d'Ulysse qui poussait les gens à le remarquer. Il était vrai que son pouvoir était vraiment étrange et difficile à cerner, ce n'était pas un pouvoir sur lequel on pouvait mettre un nom bien défini, il cachait plein d'implication qu'on ne devinait même pas.

Sauf que pour pousser la recherche plus avant, il faudrait plus qu'une seule rencontre et discussion. Un pouvoir ne se comprenait pas en un claquement de doigt et si pour lui on n'avait pas la complexité de savoir ses limites d'activation, mais ses limites tout court. Enfin je lui donnais quelques pistes pour travailler de lui-même sans l'obliger à passer par la case Institut. C'est sur qu'avec des pouvoirs aussi discret et en étant autant devant la scène on n'avait pas forcément envie de se retrouver mêler au "problème mutant". Sauf qu'il n'aurait pas à l'être, ce ne serait pas un élève à proprement parlé, plus facile à dissimuler. Parfois je détestais le gouvernement !

Sa réponse me laissa un instant interdite : à quel sujet ? A voir son soulagement, je pouvais deviner qu'il s'agissait de son petit ami. C'est vrai qu'avoir un pouvoir comme le sien remettait tout en question... Je lui souris doucement, ne voulant pas répondre directement. Je profitais de la pause que nous offrait le repas pour manger et le laisser continuer comme il le voudrait. J'avais faim finalement, à force de parler, de disserter, j'en avais oublié ma faim, mais là mon estomac me remerciait. Je n'en oubliais cependant pas de l'écouter.

Il parla du fait que ce soit nouveau. Je hochais la tête, quelque soit l'âge, quelque soit le pouvoir, quand il nous tombait dessus, c'était un peu comme une bombe. Je le comprenais, même si pour moi, ça n'avait pas été aussi difficile. J'étais un cas à part, il faut dire que dans le désert on ne me regardait pas comme une mutante, juste comme un don du ciel.

Il parla enfin de venir à l'Institut, finalement, cette idée avait fait pas mal de chemin pour revenir maintenant. C'était la meilleur solution pour qu'on l'aide au mieux de nos capacités. Je me doutais que nous n'aurions pas toutes les réponses, mais lui en donner quelques unes serait déjà un bon début. En plus, il connaissait déjà quelques personnes et je compris que certaines étaient très proches. Au moins, il ne serait pas trop perdu en venant et pourrait se sentir à l'aise.

- Et tu en connais maintenant une troisième. Tu es le bienvenu quand tu veux ! N'hésite pas, nous serons heureux de t'aider à trouver des réponses. En plus, ça te permettra de voir un peu comment ça se passe chez nous. Tu pourrais peut être être surpris.

Je lui souris avant de repenser à son histoire de réunion, je n'osais imaginer ce qu'il s'était passé, me disant que je poserais la question à Quentin à l'occasion. L'affaire avait dû être un peu tue.

- Et ne t'inquiète pas pour ce qui est de la rencontre, je suis sure que Quentin en a vu de pire !

Et c'était surement vrai ! Pour le reste, il saurait certainement oublier ce qu'il s'était passé là-bas, quoi qu'il se soit passé. En tout cas, je ne pensais pas qu'il ait fait quelque chose contre lui, sinon il n'en aurait pas parlé comme si de rien n'était.

- Par contre, si tu veux voir aussi Adam, il faudrait lui en parler, il n'est pas tout le temps à l'Institut.

Je ne savais pas où en était leur amitié, mais ça avait l'air compliqué alors, j'avais dit ça comme si de rien n'était, lui laissant faire ce qu'il voulait à ce sujet. Il posa alors une question qui me laissa interdite un instant avec de me mettre à rire. Oh oui, j'y avais pensé ! Passer inaperçue dans la rue, comme si j'étais comme tout le monde. Surtout adolescente en découvrant le regard que les gens portaient sur moi.

- Oui je pourrais... et j'y ai longtemps pensé, mais non ! Je me suis acceptée que je suis, autant niveau pouvoir qu'apparence et je me suis habituée au regard des gens. Je suis juste sur mes gardes quand je sors. Pour le reste, c'est moi, comme ça, ces particularités... Je ne regrette aucune de mes actions, aucun de mes choix.  Alors pourquoi me cacher ?

J'étais plus âgée, j'avais été guidée sur cette voie. Il avait encore le temps et du chemin à faire pour s'accepter, il était encore jeune et empruntait sa propre voie.

- Je ne dis pas que parfois je me demande ce qu'aurait été ma vie sans ces pouvoirs, si j'étais restée en Afrique... Et tu sais finalement je me dis que je suis bien comme ça. J'ai trouvé ma place...  A toi de faire de même ! Entouré des personnes qui comptent pour toi et pour qui tu comptes. Tu verras un jour, ce sera la seule qui comptera, quelques soient les obstacles que tu auras traversé.
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Ulysses Winford
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MessageSujet: Re: An amazing meeting [PV Ulysse & Ororo]   Lun 9 Sep - 18:01

Ulysses s’était évidemment un peu douté de la réponse qu’Ororo allait lui apporter. Il y avait parfois une simplicité de bon sens au-delà de laquelle il n’était pas nécessaire de chercher, mais c’était deux choses fort différentes que de comprendre intellectuellement le bien fondé relatif d’une doctrine et que de pouvoir l’embrasser spontanément, sans voir les nombreuses difficultés qu’elle posait. Et Ulysses était un homme de difficulté, que la simplicité satisfaisait malaisément.

Au bout de quelques secondes de réflexion, il songea qu’il avait peut-être donné à Ororo de lui, lors de cette première rencontre, une impression exagérément fragile et sans aucun doute son physique angélique accentuait encore le phénomène. Il était difficile de le voir autrement que comme une beauté perdue dans un monde beaucoup trop sauvage pour elle — un atout dont Ulysses avait récemment appris à jouer sur le terrain, mais dont il aurait parfois aimé se défaire, malgré tout.

Il précisa donc finalement :


— J’ai trouvé ma place aussi. Dans l’ensemble, je veux dire. C’est peut-être un peu cela le problème : la vie que je mène, c’est à peu près la vie que je veux mener. Elle est différente de la vie que je désire mener, mais je crois qu’il faut plutôt écouter sa volonté que ses envies : la première nous porte vers les autres et les secondes nous renferment souvent en nous-mêmes. Et cette mutation, là, je le vois parfois comme une variable imprévue dont je me serais bien passé.

Le moins que l’on pût dire, c’était que le jeune homme n’avait pas une conception très hédoniste de l’existence : pour lui, il était plus important d’arriver à atteindre des buts susceptibles de profiter à l’ensemble de la société que de trouver une existence parfaitement confortable. Et même si, parfois, il songeait vaguement à suivre ses passions toutes personnelles, il savait pertinemment qu’une vie dénuée de service public le plongerait dans une dépression bien plus profonde que les passagères mélancolies de ses insatisfactions présentes.

Il souligna d’ailleurs :


— Je veux dire : je ne suis pas toujours absolument ravi de mon existence. Mais je ne crois pas que quiconque le soit. Ou, plutôt, si un jour je l’étais, si un jour je me sentais parfaitement à mon aise, je crois que je commencerais à m’inquiéter.

Il sourit en raclant le fond de sa portion de ragoût.

— Je suppose que ce n’est pas une conception très… confortable de l’existence. C’est celle qui me convient, néanmoins.

Il releva les yeux vers le ciel : la nuit était tombée définitivement et, à en juger par les étoiles, elle était déjà bien avancée. La conversation avait duré longtemps et Ulysses, qui n’avait pas pensé s’engager dans de pareilles considérations avec une inconnue croisée dans la forêt, n’avait pas songé à surveiller l’heure. Mais la journée de marche avait été longue et longue encore celle qui prévoyait demain. Il devinait sans peine, à ce que lui avait dit Ororo au tout début, qu’il en était de même pour elle.

Coupant court à leur réflexion de la soirée, il décréta donc :


— Je crois qu’il est temps d’aller se reposer.

D’un geste de la main, il désigna la gamelle vide d’Ororo en même temps que la sienne.[ :i]

— Demain matin, j’irai laver cela au ruisseau.

[i]C’était le moins qu’il pût faire, comme Ororo avait préparé le repas. Le jeune homme se leva souplement et, machinalement, essuya la terre et les brindilles qui étaient restés sur son pantalon. Il se détourna pour marcher jusqu’à sa tente et, à mi-chemin, se retourna vers Ororo et glissa simplement :


— Merci.

Quelques secondes plus tard, il avait disparu sous sa tente pour se dévêtir : ce n’était pas le plus pratique, certes, mais c’était vraisemblablement le plus sage. Des gestes de prudence qu’il avait décidé d’adopter une toute circonstance, afin de prendre une habitude. Et, malgré leur conversation, et les perspectives nouvelles qu’elle avait amenées, Ulysses n’eut pas de peine à s’endormir bien vite, au milieu de la forêt.

Le jeune homme était levé depuis longtemps quand les oiseaux du matin décidèrent enfin de se faire entendre. Il n’avait jamais été du genre à s’attarder dans sa torpeur, même dans un environnement plus confortable : le sommeil devait être purement récupérateur, sans quoi il était une pure perte de temps. Son agenda toujours surchargé avait bien vite cultivé en lui l’habitude de se lever aussi tôt que possible.

Il remontait donc du ruisseau, lavé à l’eau glacial du courant, les cheveux encore humides, et la vaisselle de la veille propre à la main, pour découvrir Ororo debout elle aussi. Il jeta un coup d’œil à sa montre : il avait été absent depuis une bonne demi-heure au moins. Le feu s’était éteint doucement, parce qu’il n’avait pas été utile de l’entretenir pendant la nuit.


— Bonjour.

Le jeune homme déposa la vaisselle d’Ororo près de la tente de la mutante, avant de pointer un doigt vers l’est.

— Je vais continuer un peu par là, pour ma part. Et puis il faudra que je revienne sur mes pas. On m’attend à New York demain, évidemment.

Qu’il eût été en mesure de s’offrir presque deux jours d’absence tenait déjà du miracle.

— Vous restez longtemps, vous ?
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: An amazing meeting [PV Ulysse & Ororo]   Mar 8 Oct - 17:59

[HJ : Pardonne-moi du retard... Rentrée assez prenante !]

Je n'aurais jamais imaginé avoir une telle discussion et cela ne m'embêtait même pas ou ne me faisait pas penser au boulot. Non, c'était comme si nous étions dans un autre monde, ailleurs. J'écoutais sa façon de voir les choses, je m'étais peut être trompée dans ma façon de le voir, il avait trouvé sa place. Sauf que comme pour tous les autres mutants, son pouvoir était arrivé et avait mis la pagaille. Je ne remettais pas en question sa manière de voir sa vie et d'être heureux comme ça, l'essentiel pour moi étant de l'être. Peut importe sa vie.

J'étais ensuite plutôt d'accord avec lui, personne n'était jamais satisfait de son existence, tout le monde se demandait comment serait sa vie si... Je n'échappais d'ailleurs pas à la règle. Nous vivions juste en harmonie avec ce que nous avions. Je n'irais moi cependant pas jusqu'à dire qu'il me serait gênant d'être parfaitement à mon aise. Mais je ne savais pas comment je réagirais en de telles circonstances. Il finit par dire que c'était sa conception.

- C'est l'essentiel ! Je pense que beaucoup t'envient sur ce point.

Avoir son assurance sur ça, sa confiance en la vie ? Oh oui, c'était un avantage, un point sûr sur lequel s'appuyer. J'avais ce niveau de confiance moi-même, mais pas sur l'avenir malheureusement... Je changeais de position, me sentant un peu engourdie. Je sentais les effets de la marche sur mon corps. J'étais fatiguée et je n'aurais pas dit non à aller me coucher. Il le proposa d'ailleurs. Je retins un bâillement et hochais la tête.

- Oui, la journée a été longue.

Je lui souris, me relevant et m'étirant, sentant que mes muscles étaient déjà un peu endoloris. Heureusement, j'étais sportive et je n'aurais pas de mal à continuer demain. Il parla de faire la vaisselle le lendemain et je ne relevais pas, je commençais à savoir comment il fonctionnait. Et ça ne servait à rien de dire quelque chose.

- Merci.

Je me dirigeais vers ma tente, laissant le feu en place, il n'était pas suffisant pour mettre le feu à la forêt. Je m'arrêtais en entendant ses remerciements. Je me tournais vers lui : De rien. Je souris en rentrant dans la tente. Je me changeais et m'enfonçais dans le sac de couchage. Je fus bercée par les bruits de la nuit et des animaux. Je ne tardais pas à m'endormir.

Le lendemain, la lumière environnante me réveilla et je restais ainsi blottie dans mon sac. Je profitais du silence -respectivement au silence habitant un manoir rempli d'adolescents. Je me levais cependant assez rapidement, n'aimant pas rien faire malgré tout. Je constatais que je n'avais pas été la première au vu de l'absence de certaines affaires. Je vis le feu éteint, qui n'avait pas tenu toute la nuit. Et puis il ne faisait pas assez froid pour devoir l'entretenir. Je vérifiais tout même qu'il soit bien éteint, histoire qu'il ne reprenne pas après notre départ.

En l'entendant revenir, je relevais la tête pour le saluer, il y avait peu de chance que ce ne soit pas lui. Il posa mes affaires et m'indiqua par où il comptait partir et compris que contrairement à moi, il ne pouvait vraiment pas s'absenter longtemps. Je n'avais aucun plan de prévu, si ce n'était de ne pas partir en plein coeur, pour pouvoir faire demi-tour rapidement.

- Je n'ai aucune obligation. Je compte rester peut être un jour ou deux de plus. Sans trop m'éloigner, on ne sait jamais ! Dommage que vous ne puissiez pas rester plus...

Je haussais les épaules, quand je partais seule comme ça je ne planifiais rien. Cela faisait du bien de partir à l'aventure...

- Et je n'ai encore aucune idée de par où je vais partir peut être suivre le cours d'eau. Enfin, commençons déjà par ranger !

Je sortis donc mes affaires de la tente et commençais à ranger. Ce fut assez simple, étant bien organisée, chaque chose ayant une place bien précise. J'aimais bien aussi cette organisation, faire et défaire son sac, changer d'endroit à chaque fois, profiter simplement.

Entendant un bruit par dessus celui des casseroles et autres ustensiles, je relevais la tête. Je me demandais d'où cela pouvait venir et en ne voyant rien d'autre, je crus avoir rêvé. Ça arrivait ! Surtout qu'avec le tintamarre, difficile de dire qu'il y avait un autre bruit derrière. Je commençais à attaquer le démontage de ma tente. Cette fois, le bruit fut plus important et je n'avais pas rêvé. Je me relevais, inquiète car cela ne pouvait venir que d'un animal assez imposant. Pourtant normalement les animaux avaient plutôt tendance à éviter les hommes, celui-là était bien trop prêt que la normale...

Il ne fallut pas attendre longtemps pour voir débarquer un ours imposant. Je m'éloignais doucement de ma tente, sans lui tourner le dos ni montrer une seule trace de peur. Si j'avais bien appris quelque chose, c'était qu'il ne fallait jamais montrer qu'on avait peur à un animal. Surtout si celui-ci était sauvage et agressif. Celui-là répondait totalement à ces critères et même à un autre : il était blessé. C'était très mauvais signe. J'espérais que Ulysse ne se mette pas à courir ou à faire quelque chose d'inconsidéré.

J'étais totalement sur mes gardes, tout en continuant à m'écarter de sa ligne de direction, tandis qu'il commençait à se remettre de notre présence sur son chemin. Il s'élança nous prenant surement pour ceux qui l'avaient blessés. Il se propulsa avec force dans ma direction, balançant une de ses pattes puissantes dans ma direction. Heureusement, j'étais vive et esquivais son coup d'une roulade habile. Ma tente eut moins de chance car déséquilibré il atterrit dessus. Je m'en fichais, préférant que ce soit elle que moi.
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An amazing meeting [PV Ulysse & Ororo]

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