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 Le bénéfice du doute [Clinton/Raven]

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Raven Darkhölme
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MessageSujet: Le bénéfice du doute [Clinton/Raven]   Jeu 25 Juil - 14:19

Le bénéfice du doute
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Il arrive, dans la vie d'un mutant, comme d'un humain, que notre route soit perturbée, que le chemin connaisse bien des rebondissements. Tel une vieille bagnole américaine sans amortisseur que nous sommes sur la voie de la vie, nous sursautons, nous nous cognons au plafond, parfois nous perdons le contrôle, manquons de rencontrer un mur. On a beau s'accrocher au volant comme la branche d'un chêne, on finit dans un tonneau à hurler comme un bébé parce qu'on a pas vu une chenille en train de traverser. Alors quand on ouvre un oeil au réveil, réalisant à quel point tout est foutu alors que la route est droite, est-ce qu'on est en droit de se demander... ce que cette foutue chenille faisait là et ce qu'elle attendait pour prévenir ?! La chenille, c'est Elirys. Le caillou qui m'a renversée, c'est Jack. La route droite sur laquelle j'avançais, c'est le SHIELD. Sauf qu'on m'a volé ma caisse alors je roule en bus. Oui, je suis douée pour les métaphores, je sais.

Avec tout ça, me mettre au vert était une bonne solution, à mes yeux. Je devais me recentrer, regrouper mes idées pour déterminer si oui ou non je quittais le SHIELD et ma vie à New York pour aller en recommencer une ailleurs. Rien ne me retenait ici. Je commençais même à me dire que Magneto ne m'intéressait plus du tout. Les îles. Je serais bien allée dans les îles ! Non ? En tout cas, depuis l'incident de la bombe, je faisais profil bas. J'ordonnais au SHIELD sans réagir, je devenais... Un peu un robot. Le fait d'être partie en mission de reconnaissance sans prévenir qui que ce soit, je crois que le SHIELD s'est retrouvé ébranlé quand ils ont compris qu'ils ne pouvaient pas me contrôler, que, malgré tout, je faisais ma pauvre vie, contrat ou non. Surtout, ils commençaient à comprendre qu'ils n'étaient plus les seuls dans ma vie. Cela dit, pas dit qu'ils l'aient cru un jour, je ne leur ai jamais demandé. J'ai toujours imaginé que le SHIELD me voyait comme... une récompense. Un bon profit. Je n'avais nulle part où aller après avoir vendu Magneto et les autres de la Confrérie - Jack excepté - alors j'avais accepté leur offre. Ils m'avaient assurée une sécurité à l'époque et finalement, je m'étais attachée à ce travail. Moins à la structure mais j'avais des armes, un oeil sur Magneto à distance et une bande d'agents sur entraînés à mes côtés. Mais je m'étais toujours sentie prisonnière. Tous les mutants avaient recouvré leurs pouvoirs, sauf moi. Alors quand le doute s'est installé, que j'ai commencé à croire que le SHIELD faisait en sorte que je ne puisse retrouver mes pouvoirs, en faisant pression ainsi sur moi, je n'ai plus cessé d'y penser. Et depuis que cette fille, moins entraînée que moi mais animée par plus de rage que la mienne, a failli me tuer, à deux doigts de m'étrangler à mort. J'ai compris. J'ai compris que je n'étais pas invincible, que j'étais capable de mourir et plus encore : que j'avais peur.

Agir sous l'effet de la peur, ça ne me va pas. Ca ne me convient pas. Je n'ai pas peur, jamais, ça ne fait pas partie de mon vocabulaire, je ne sais pas avoir peur. J'agis par crainte, peut-être, par méfiance, pourquoi pas par paranoïa. Mais pas... par peur. Il me fallait donc un peu de temps pour me retrouver avec moi-même. Du temps pour moi. J'évitais de trop sortir du SHIELD, j'obéissais, je faisais ce qu'on me demandait, je restais hors de soupçon ainsi. Seulement... Les soupçons sont venus à moi.

Comme tous les soirs, je finissais ma journée dans un bar. Habituellement, je m'en servais comme lieu d'opération, j'observais les clients après avoir lu des articles dans le journal mettant en doute certaines têtes dans le collimateur des flics. ces types-là, j'en faisais mon affaire. Je ne m'en prenais pas aux grosses pointures, juste à certaines petites frappes qui terrorisaient des quartiers entiers avec la peur au ventre que leurs filles ne rentrent pas directement à la maison après l'école. Je vivais dans l'un de ces quartier alors j'étais concernée. J'avais eu trois enfants et quand bien même plus aucun n'avait l'âge d'aller à l'école ou ne vivait avec moi, j'aimais vivre dans un quartier tranquilles. Certains, je leur laissais la vie, me contentant d'un avertissement. D'autres, les plus dangereux, j'en faisais mon affaire. J'étais donc là, au comptoir, à boire mon verre en réfléchissant aux options qui s'offraient à moi dans l'avenir. J'allais m'en aller mais je voulais faire un dernier tour aux toilettes avant de rentrer. J'avais un petit bout de chemin à pieds et ma vessie me jouait des tours. Donc, me voilà, prête à faire mon affaire dans un truc assez pourri, seule, quand j'ai entendu des cris. D'abord, j'ai cru à la plomberie côté homme - toujours mal foutu chez eux - mais quand j'ai levé les yeux vers la lucarne ouverte, je me suis rendue compte que ça venait de dehors. J'ai à nouveau entendu le cri et cette fois, je me suis ruée hors des toilettes.

Je m'attendais à faire quoi ? Avec l'attelle à mon poignet dont je me servais pour tirer et mes traits fatigués, qui est-ce que j'allais faire marcher ? Je suis sortie du bar en courant et je l'ai contourné pour rejoindre la ruelle derrière, avec le vide ordures. Depuis l'incident de la bombe avec Natalia, je ne quittais plus mon arme. Avec le SHIELD, j'étais un agent fédéral avec une plaque, c'était pratique pour mes petits... agissements nocturnes. Il n'y avait pas marqué "SHIELD" dessus mais c'était suffisant pour que tout le monde me prenne pour un fédéral. Alors quand j'ai vu l'homme la balancer contre une poubelle avant de se jeter sur elle, j'ai sorti l'arme de mon dos pour la pointer sur lui.

– POLICE !

C'était chaque fois plus jouissif, je dois admettre. J'ai commencé à avancer vers eux et au moins ai-je bénéficié de l'effet de surprise. Il s'est écarté et je l'ai vu me menacer du regard, tout dans sa gestuelle était provoquant. Ces gosses... On ne leur a jamais appris autre chose que la violence. C'est à croire qu'ils sont incapables de connaître autre chose, de faire autre chose, d'espérer autre chose. Sans doute s'est-il demandé si je l'avais suivi ou s'il était au-dessus des lois. Peut-être a-t-il même songé un instant être guidé par Dieu ? Ce n'est pas rare dans cette communauté. Quoiqu'il en soit, il a porté sa main dans son dos à son tour pour attraper sa propre arme. Mais j'ai été plus rapide que lui. Il n'a pas eu le temps de la lever que déjà je tirais. Agir sans réfléchir, ce n'était pas dans mes habitudes, j'avais juste cherché à le blesser, pour sauver ma propre peau. La fille a crié mais moi aussi. Le retour de l'arme s'est ressenti dans tout mon poignet, mon bras et je n'ai pu retenir un cri. Ma main s'est mise à trembler sous la douleur mais alors que la fille décampait sans demander son reste, je me suis approchée de ma victime. Je lui avais tiré dans la jambe et il tentait de se relever quand je lui ai donné un coup dans l'épaule pour qu'il retombe sur le dos. Alors, je l'ai reconnu. Son sourire, ses cheveux en bataille, j'ai froncé les sourcils. J'avais vu sa photo dans des faits divers. Un dealer qui avait de la taule et qui avait été récemment relâché. Ce n'était même pas mon domaine, j'avais juste survolé l'article.

– Ils posent plus de questions, les flics, maintenant ? Ils tirent d'abord ?
– Je suis pas un flic...

La froideur de ma voix a du le mettre sur la voix. Ce type avait emporté avec lui des vies. Il avait fourni des drogues, il avait poussé des gens au suicide, c'était un parasite. Un de ceux qui finissent toujours par s'échapper. Il n'y avait pas de justice pour eux. J'ai pointé mon arme sur sa tête et soudain, il n'a plus semblé faire le malin.

– Je suis même pas mutante. Mais certains doivent faire le sale boulot...

Je me suis accroupie vers lui et je l'ai forcé à rester dos à terre, mon canon sur son front. Il a dû penser que s'il bougeait, je tirais. Son visage rougissait et il commençait à transpirer. Je voyais ses dents se serrer sous la douleur. Une balle dans le genou, ça fait du bien, vous croyez ?

– Tu ne feras plus de mal à personne. Jamais.

Tirer à nouveau s'entendrait. Un coup de feu, c'était possible d'être pris pour n'importe quoi. Un orage approchant, peu importe. Alors j'ai opté pour... Autre chose. Cette vermine, ce cafard, tout me répugnait. Il a tout de même tenté de se rebeller mais ma crosse s'est abattue sur sa tempe. Avant qu'il ne crie, j'ai porté ma main à sa bouche pour étouffer sa voix. Et je ne l'ai pas retirée. La panique a déclenché assez d'adrénaline pour le survolter mais un genou sur son torse pour l'immobiliser et le reste a fait sa loi. Je détestais ces types. Ils se croyaient tout permis, ils se croyaient au-dessus des lois. Ils pensaient toujours mieux que tout le monde. Mais en vérité, ils n'avaient même pas d'âme. Je l'ai vu dans son regard. Je l'ai maintenu au sol tout ce temps, jusqu'à ce que son corps n'ait plus assez d'air pour bouger et se défendre. Avant, je n'aurais pas agi ainsi. Mais ce que je voyais, c'était moi, cette fille sur mon ventre en train de m'étrangler. Elle avait tenté de me tuer mais des deux, c'était moi la plus forte. J'ai vécu toutes ces décennies, je ne pouvais pas juste mourir étouffée dans un vestiaire sentant la culotte mouillée. J'étais vouée à un plus grand destin, pas vrai ?

Alors quand il a cessé de bouger, j'ai attendu. Une minute ou deux encore. Je l'ai observé sans rien dire et j'ai dégluti avant de me redresser lentement. Un tueur de moins dans la nature... J'étais peut-être une mutante, mais je n'avais pas peur de faire le sale boulot. C'était eux ou moi. Et je n'avais jamais été aussi altruiste que Charles Xavier. Si j'avais su qu'un agent du SHIELD m'observait des hauteurs, j'aurais probablement fait plus attention...
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MessageSujet: Re: Le bénéfice du doute [Clinton/Raven]   Sam 27 Juil - 11:59


    Rien ne nous trompe autant que notre jugement. Il se souvenait encore d’avoir plissé les yeux, la bouche légèrement ouverte, incapable de comprendre ces mots qu’avait prononcés sa mère sur le moment. Elle lui avait souri, doucement, aimante, en lui expliquant ce que ça voulait dire. Cette phrase, bien qu’elle ne fût pas inventée par sa mère, l’avait marqué. Elle avait servi à justifier les actes de son père dont Clinton avait déjà fait le procès sans même chercher à comprendre et si, par la suite, il s’était avéré que son père était réellement un enfoiré de première, cette phrase était restée, ancrée comme une philosophie de vie. Clinton ne pouvait pas s’empêcher de juger les gens, trop humain comme façon de fonctionner mais, il concevait que son jugement n’était pas forcément une réalité. Il ne s’arrêtait pas à ce qu’il voyait, il avait besoin de preuve concrète, de comprendre pourquoi les gens en venaient à un point précis.

    Raven Darkhôlme, agent du SHIELD un peu particulière, n’avait pas fait exception à cette règle. Tous les éléments qu’il avait étaient contre elle : son passage dans une section qui lui était interdite, son nom qui revenait encore lorsque cette bombe avait explosé dans Soho, son dossier qui avait été consulté sans que le SHIELD ne soit consulté. C’était assez d’élément pour la juger coupable mais, le manque de preuves l’empêchait de faire part de ses doutes aux autorités du SHIELD. Et si un jugement trop hâtif, le trompait ? Clinton se devait d’en avoir le cœur net, de chercher en creusant un peu plus, d’avoir des preuves à mettre en évidence et de comprendre ce qui se passait. Bien que discret, peu bavard et irrévocablement attaché au SHIELD, Clinton ne se contentait jamais de s’arrêter simplement sur des soupçons ou une intuition. Il lui fallait du concret.

    Accroupi sur la corniche du toit d’un immeuble, son regard porté sur la façade d’un bar en contrebas, Clinton observait. De son perchoir, il avait une vision large et agréable qu’il ne pouvait qu’apprécier. Sa veste noire, qui retombait à la taille et dont le col était remonté, était ouverte laissant apparaitre un simple t-shirt de la même couleur. Son pantalon et ses rangers qu’il avait aux pieds, ne dérogeaient pas à ce code couleur qui permettait d’être plus discret la nuit. Aucun arc pour l’accompagner, Clint voulait des réponses et un dialogue impliquait souvent une proximité qui était un inconvénient pour son arme de prédilection. Le croire non armé aurait pourtant été une grossière erreur, ses vêtements lui apportaient beaucoup d’endroits où cacher des armes, essentiellement des armes blanches à lancer mais, pas que ça… Clinton était un agent du SHIELD, sortir sans armes c’était un peu comme partir à poil pour lui.

    Une vue parfaite, c’est ce qui lui permit, malgré la hauteur, de voir la personne qu’il surveillait partir en courant du bar. Il sentit ses yeux se plisser, preuve qu’il se demandait ce qui était en train de se passer pendant qu’il se redressait en regardant la direction qu’elle prenait. Ayant déjà étudié les lieux, il savait déjà comment bouger son perchoir pour passer sur le toit de l’immeuble suivant, la suivant toujours des yeux jusqu’à ce qu’elle s’engouffre dans une ruelle derrière le bar, de l’autre côté de la route pour lui. Il se pinça les lèvres dans un très léger mouvement de tête. Impossible pour lui de passer à l’immeuble d’en face dans un saut, il n’en avait pas les capacités. Clinton savait déjà qu’il perdrait Raven de vue pendant un moment. Rapidement, il sauta sur un escalier de secours qu’il dévala, sautant par-dessus la rambarde dès qu’il pouvait passer à l’étage inférieur sans risquer de se fouler une cheville. Il était à l’équivalent du premier étage quand il balança le pied dans l’échelle de secours surélevée pour qu’elle coulisse jusqu’au sol. Les mains sur le bord de l’échelle, les pieds sur l’extérieur, il se laissa glisser pour plus de rapidité, serrant fortement les doigts sur la fin pour ralentir son arrivée sur le sol.

    Sans perdre plus de temps, il courait déjà en direction de Raven, traversant la rue un peu à l’arrache, forcément deux voitures à freiner brusquement et une autre à faire un écart alors que lui avait simplement tendu un bras pour passer. Plus un réflexe qu’une action de défense, son bras ne l’aurait jamais protégé contre l’arrivée d’une voiture. Il était sur le trottoir d’en face. Ce qui aurait pu être pris pour plusieurs choses, fut automatiquement qualifié de coup de feu. Peu de temps après, il vit une femme déboulée, paniquée, partir en courant. L’envie de lui demander ce qui se passait lui traversa l’esprit mais, ça aurait demandé trop de temps pour chercher à la rassurer pour lui soutirer quelques mots. Il s’en passa.

    Il regrettait son arc qui lui aurait permis, avec un grappin, de passer d’un immeuble à l’autre sans que la largeur de la rue à traverser oit un problème. Une perte de temps, voilà ce qu’il avait fait. Quand il arriva, enfin, dans la ruelle, Raven était de dos, sur un homme dont Clint ne voyait que les jambes immobiles. Et parce qu’il était comme ça, parce qu’il ne savait pas encore qui était ce type, Clint regretta de ne pas être arrivé plus tôt. La main de l’agent se porta à l’arrière de sa ceinture pour prendre son arme qu’il pointa très vite sur Raven.

    Agent Darkhôlme, vous devriez vous éloigner de ce type, les mains en évidence.

    Cela avait quelque chose de très protocolaire mais, vu qu’il arrivait dans son dos, il voulait qu’avec un simple Agent, elle comprenne qu’il savait qui elle était et donc, par extension, qu’il était aussi du SHIELD sans qu’elle ait besoin de le voir. Elle comprendrait probablement qui il était quand elle se tournerait mais, de manière évidente, il ne voulait pas qu’elle tente quelque chose de stupide contre lui en entendant quelqu’un approcher sans savoir de qui il s’agit. Encore assez éloigné, il avançait doucement, son arme sur elle, son doigt sur la détente. Il n’avait aucune envie de lui tirer dessus sans explication mais, au moindre geste hostile, il était clair que sa vie à lui qu’il sauverait en premier.

    Je crois que vous allez avoir des explications à me donner.
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Raven Darkhölme
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MessageSujet: Re: Le bénéfice du doute [Clinton/Raven]   Sam 27 Juil - 18:13

Je n'arrivais pas à détacher mes yeux du cadavre. Même pour moi, c'était quelque chose d'excessif. En tant qu'humaine, j'avais cette impression de ne plus avoir le droit de faire le mal autour de moi. Je m'en cachais tout le temps. Pour moi, c'était quelque chose de nécessaire, débarrasser New York de sa vermine. Mais pour n'importe qui d'autre, c'était un jugement qui ne m'était pas autorisé. Alors pour ça je devais faire attention où je mettais les pieds et dans quel placard je rangeais mes cadavres. Et puis cette voix, dans mon dos alors que je réfléchissais. Je n'ai pas sursauté. Je me suis contentée de relever les yeux sur un point devant moi. "Agent Darkhôlme" ? Qui m'appelait comme ça en dehors du SHIELD ? Personne. L'armée toujours dans ma main, pendante le long de mon corps, je me suis lentement tournée, une bourrasque de vent s'engouffrant dans le pan de mon manteau. J'ai penché la tête en voyant la silhouette pointer sa propre arme sur moi. Croyez-moi seulement si vous le voulez mais je n'avais pas encore examiné mon dossier qu'Elirys avait copié depuis l'ordinateur du SHIELD. Je n'avais pas encore osé. Pourquoi ? J'en savais déjà suffisamment pour ne pas avoir très envie de connaître la suite. Je n'avais pas envie de découvrir que j'étais la prisonnière de cet organisme depuis des années. Et je n'avais pas non plus envie de découvrir qu'ils n'y étaient pour rien. Cela voudrait dire que je n'avais personne à blâmer sinon moi-même. Mais quelque chose me disait que le SHIELD n'avait pas d'intérêt à ce que je récupère ma mutation. J'étais plus facilement contrôlable de cette manière. Finalement, j'ai souri.  

– Ah… Je vois… Je me demandais quand est-ce que ça allait finir par arriver. Doucement, cowboy !  

J'ai levé les mains, tenant toujours mon arme et j'ai reculé de deux pas, enjambant le cadavre sous mes pieds. J'ai haussé un sourcil, me demandant si je m'étais suffisamment écartée. Puis, j'ai pouffé de rire avant de désigner de mon canon la pourriture plus bas.  

– Hey, c'est lui qui me menace avec son arme, mais c'est moi qui dois donner des explications ?  

Pourquoi je n'aimais pas les agents du SHIELD ? Je ne savais pas trop. Ils étaient tellement étrangers à mes yeux, je n'avais rien à voir avec eux. Vous voulez savoir ce qui était encore plus étrange ? Que je ne vois pas ma vie sans le SHIELD. C'était ce que j'aimais le plus auprès de Magneto : oeuvrer dans l'ombre, participer à des missions qui comptent, déjouer des petits malins… Assurer ma dominance en tant qu'agent/mutant. Si je n'avais pas eu le SHIELD… Si je n'avais pas vendu Magneto… que serais-je devenue ? Un vengeur masquée ? Une clodo dépravée ? Bon sang, je n'en avais pas la moindre idée mais ils avaient donné une chance de continuer quelque chose dans la mesure de mes compétences. Je souhaitais plus de transparence, c'est tout. Avec Magneto, je savais toujours tout, j'étais dans les petits papiers. Ici, c'était loin d'être le cas, voire l'inverse. Je détestais ça… Alors le fait qu'ils envoient un agent pour me surveiller ? Ce n'était pas illogique. J'ai penché la tête et froncé les sourcils en étudiant tant bien que mal le visage de mon ange gardien. Je me souvenais plus de son nom mais je l'avais déjà croisé. -Ton quelque chose. J'ai donné un coup de pied dans la tête du cadavre et j'ai pincé les lèvres.  

– C'est un récidiviste… Il vend de la drogue à des mineurs. Enfin, il vendait. Il est mort, au fait !  

Est-ce que ça justifiait mon action ? Non. Mais ça l'expliquait, en tous les cas. Dans une autre vie, je crois que j'aurais été un flic ripoux. Est-ce que j'aurais un jour une autre vie ? Parfois je me demandais si c'était possible. J'approchais les 100 ans, non ? Ce que c'était long. Et je n'avais même pas envie de mourir. Non, en réalité, c'était tout le contraire ! J'avais envie de vivre plus que jamais. Et pour ça, je le voulais dans un quartier sans dealer de drogue à tous les coins de rue ou de fille assez entraînée pour me clouer au sol pour tenter de m'étouffer… A deux doigts de réussir. J'avais envie de vivre dans un endroit calme. J'avais envie que le danger… Ce soit moi.
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MessageSujet: Re: Le bénéfice du doute [Clinton/Raven]   Dim 28 Juil - 12:32


    Allez savoir pourquoi mais, ce doucement cowboy lui donnait envie de sourire. Clinton avait toujours apprécié ces gens qui étaient capables de sortir des choses, un peu sorti de leur contexte, amusante en vue des circonstances, plutôt que de les voir paniquer ou s’enflammer direct. Il trouvait cela amusant parce que c’était comme déplacé dans le contexte, il n’avait rien de nerveux. Clint était ce qu’on pouvait faire de plus calme et de plus tranquille, ce n’était pas lui qui appuierait sur la gâchette de son arme en étendant une mouche péter. Il se devait de prendre quelques précautions, c’est tout. D’ailleurs il n’avait même pas tenu son arme plus fermement au moment où elle s’était retournée, il n’avait même pas montré le moindre signe d’anxiété. L’agent Barton était loin de sous-estimer Raven, il était simplement quelqu’un de calme et réfléchi à la base, à ne pas paniquer au moindre problème.

    Il haussa les épaules pour dire qu’il semblerait que c’était maintenant que ça arrivait, puisqu’elle se demandait quand ça allait arriver. Il n’était pas certain de ce que ce "ça" représentait exactement mais, ils y étaient. Et, quand elle avait désigné l’homme de son arme, s’insurgeant presque du fait que ce soit à elle de se justifier, Barton claqua la langue contre son palais dans un bref mouvement de tête, ironiquement désolé.

    J’ai peur qu’il ne se montre pas très coopératif.

    L’homme n’avait pas bougé d’un millimètre, peut-être qu’il était simplement assommé mais, Clinton n’y croyait pas une seconde. Poser des questions à un mort c’était s’assurer de son silence le plus total. C’était une règle qui devait être universelle, on demandait au dernier des vivants de se justifier à défaut d’avoir la version du mort. L’état de l’homme fut très vite confirmé par l’ex-mutante qui, finissait même par donner le CV du mort. Ça demandait forcément à être vérifié mais, comme à son habitude, Clinton offrait le bénéfice du doute, c’était comme ça, il ne le contrôlait pas. Est-ce qu’il pouvait blâmer Raven d’avoir tué un dealer ? Ça aurait été bien présomptueux de sa part, surtout quand on savait qu’il avait été trouvé par le SHIELD en parcourant les rues, le soir, masqué, à faire exactement la même chose. Pire, ça donnait même un côté sympathique à cette vengeresse  non masquée. Une sympathie tachée par tous les doutes qu’il avait sur elle, sur ses implications contre le SHIELD et contre la ville de New York.

    Clint avait grandi ici, il s’était construit sur le béton de cette ville, connaissait tous les toits offrants les meilleures vues, c’était SA ville – et celle de beaucoup de New-yorkais -, plus qu’une ville, c’était une entité à elle-même. Une bombe qui explose en plein Soho c’était une attaque qu’il prenait pour lui, une atteinte à une "personne" qu’il aimait. Raven nettoyait les rues de cette ville et, en même temps, semblait être impliquée dans une histoire de bombe. Oui, elle avait désamorcé la première bombe mais, une autre avait explosé. Comment avait-elle été au courant, pourquoi son nom revenait tellement souvent ses derniers temps ? Pouvait-il seulement être blâmé pour mettre en doute ce qu’elle était ?

    Je ne suis pas là à cause de lui.

    Il baissa son arme, la gardant en main uniquement parce qu’elle avait encore la sienne. Mieux vaut prévoir que guérir, comme on dit. Ce n’est pas qu’il se fichait de cet homme mort mais, comme c’était si bien dit, il était mort alors il pouvait bien attendre. Après tout, ce n’était pas comme si l’homme allait se relever pour aller se taper des vacances sur une île paradisiaque. Tout ce que Clinton voulait dire c’est qu’il n’était pas ici à cause de ce genre d’agissement qu’il ne connaissait même pas, qu’il découvrait sur le tas par pur hasard. Il avait des questions sur ce qui s’était passé dans cette ruelle mais, ce n’était pas en tête de ses priorités. Son regard qui s’était porté sur le mort remonta vers la femme qui se trouvait derrière le cadavre.

    Mais parce que j’ai des questions à vous poser. Et il n’y avait qu’une seule explication pour justifier le fait qu’il ne s’y prenait pas derrière un bureau du SHIELD. De manière non officielle.

    Rien ne l’avait obligé à justifier ce fait mais, il trouvait ça plus honnête. Il admettait par la même occasion ne pas avoir suffisamment de preuve pour lancer une enquête officielle, du moins, c’est ce qu’on pouvait comprendre entre les lignes. C’était un fait qu’il ne comptait pas cacher de toute façon, prendre les gens en traite n’était pas dans sa façon de faire. Et, elle devait comprendre que si ce n’était pas officiel pour le moment, ça pouvait aussi le devenir. Tout en parlant, l’arme pointée vers le bas, Clinton avait avancé de deux pas, doucement, laissant encore une bonne distance entre eux deux.
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Raven Darkhölme
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MessageSujet: Re: Le bénéfice du doute [Clinton/Raven]   Mar 30 Juil - 8:02

Pas là à cause de moi ? J'ai froncé les sourcils. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Quoi, ce gars me suivait… Pour son propre compte ? Je n'ai pas rangé mon arme. J'ai continué de le fixer. S'il s'approchait trop, je le descendais. Aucun autre agent du SHIELD ne voulait me parler en privé. Et si c'était le cas ? Ce n'était sûrement pas pour me proposer une promotion. J'ai suivi l'homme du regard sans rien dire, les lèvres pincées. Je détestais ça quand quelqu'un semblait en savoir plus que moi sur un sujet. Ce type pouvait me vouloir du mal sans en montrer la preuve et je ne pouvais rien dire parce que j'étais trop curieuse pour m'enfuir bêtement sans poser de question.

– Je suis un livre ouvert…

Oui bien, peut-être pas trop. Mais le fait qu'il baisse son arme avait quelque chose de rassurant. C'était rare qu'on me pose des questions, en y réfléchissant. Jack le faisait. Mais Jack était psy, il trichait en posant des questions. Quand il s'est approché, il m'a semblé reconnaître cet agent dont beaucoup parlaient pour sa précision au tir. Une chance qu'il ait baissé son arme, pas vrai ? J'ai eu un nouveau rictus à cette pensée et j'ai haussé les épaules avant de croiser les bras dans un léger rire.

– J'adore les interrogatoires sur les cadavres. C'est tellement poétique.

Stop sur la provocation, Mystique, tu vas attirer l'attention sur toi, ce n'est pas ce que tu veux. Ne jamais répondre aux questions qu'on ne vous a pas posées. Cependant, quand on regarde bien, le décor, tel qu'il était planté, ne donnait pas forcément très envie de parler. Mais quoi… je l'amenais chez moi ? Pour qu'un agent du SHIELD sache où je vis ? Jack suffisait comme ça. Ma meilleure idée aurait été le bar. Du monde, autant de témoins, dont des gens que je connaissais éventuellement. Mais justement, des témoins et des gens que je connaissais. Je ne mélangeais pas le travail et le privé, c'était une erreur que je ne commettais pas. Et si j'avais envie de m'en prendre à ce bonhomme, je devais le faire en toute sécurité.

Mais ce qui me poussait à songer qu'il allait toucher à ma sécurité, c'était son approche. Me retrouver, hors du travail pour me poser des questions "non officielles" ? Quels étaient mes agissements actuels ? Elirys, Jack… Le piratage du SHIELD, une mission de reconnaissance sortie de nulle part menant à un attentat à la bombe dans New York, ces criminels à qui je réglais le compte… C'était ma façon à moi de m'acquitter de ma peine autant que de canaliser ma colère. Au moins le faisais-je pour une bonne cause. Cela dit, je n'avais jamais été pour le meurtre gratuit. Très bien, Robin des Bois, alors pourquoi venais-tu me trouver ? Y avait-il un autre agent avec lui ? J'ai levé les yeux pour m'en assurer mais il semblait tellement seul que je ne savais pas quoi penser. Bon, mauvais ? J'en saurais plus quand il le dirait mais en attendant, j'aimais m'assurer des choses moi-même. Donc, un agent seul. Du SHIELD, obligatoirement, il n'avait pas la tête d'un flic. Donc pas pour les petites frappes de New York. La bombe était ce qui me semblait le plus légitime mais je me préparais à un "Mêle toi de tes affaires, jeune homme." en ce cas. J'avais déjà eu ma remontrance par le SHIELD et mon excuse était passée. Elle était plus que plausible et le pire, c'est que je ne mentais pas !

Il ne restait donc… que Elirys. J'ai serré les dents. Ce type savait-il pour elle ? Je prenais trop de temps. J'aurais dû réagir plus tôt et me débarrasser de cette fille pour me donner du temps. Mais comme à chaque fois, j'avais attendu que le danger se pointe pour réagir. Résultat, si le SHIELD était déjà là, c'est qu'ils savaient pour Elirys. Et dans ce cas, je ferais quoi ? J'appellerai Jack ? "Oui, alors, enfoiré, j'ai mis ta copine dans la merde totale mais maintenant, il va falloir que tu l'en sortes parce que j'ai mis le SHIELD sur sa trace. Tu as 20min pour la faire disparaître des radars". J'imagine déjà sa tête. J'imagine aussi le semi-remorque sous lequel il me balancerait, sans sommation. Et sans s'assurer de savoir si mon pouvoir s'est déclenché face à la survie ou non.

– J'écoute.

Je pouvais faire quoi de plus ? Même si je ne souriais plus, je le dévisageais, sans ranger mon arme. On n'était… Jamais trop sûr.
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Clinton Barton
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MessageSujet: Re: Le bénéfice du doute [Clinton/Raven]   Dim 18 Aoû - 12:19


    Clinton avait haussé un sourcil à la première réponse de Raven. Un livre ouvert ? Mais bien sûr ! Il aurait préféré que ce soit le cas, lui évitant une perte de temps sur des recherches, un interrogatoire improvisé, tout en sachant où il mettait les pieds. Cette femme était une tombe pour lui, il n’arrivait pas à la comprendre, ni même à la saisir. Raven semblait trainer dans des histoires louches, des attentats contre ce pays qu’il appréciait et cette ville en particulière qui était la sienne, à lui, et, à côté de ça, elle était là, un cadavre au pied, sans même avoir le moindre problème avec ça. Un récidiviste, à l’écouter, il vérifiera plus tard, ça ne collait pas avec les informations qu’il avait juste qu’à présent. Clinton n’aimait pas ça, il n’appréciait pas de ne pas savoir où il mettait les pieds, n’était pas fan de ne pas savoir qui il avait en face de lui. Les gens sont imprévisibles, selon lui, surtout quand il est incapable de les cerner.

    L’arme qu’il avait dans la main était comme une assurance- vie. Il savait où était positionné Raven, il pouvait fermer les yeux maintenant qu’il saura toujours où viser pour toucher un point vital, ou simplement une main armée. Il ne voulait pas en arriver là, pas sans comprendre mais, il se savait capable de se défendre au moindre geste de travers, hostile.

    Je les préfère autour d’un verre. Il haussa légèrement les épaules dans un mouvement de tête. Chacun son truc.

    Combien de temps avant que la jeune femme, partie en courant, ne prévienne les flics ? Combien de temps avant que quelqu’un passe par là et les prévienne aussi ? Au final, combien de temps avant que les autorités de cette ville ne débarquent façon cowboy ? Ils ne pourraient pas rester là une éternité, justement à cause de ce cadavre sur le sol. Mais Raven n’était pas un livre ouvert, ou alors elle l’était dans une langue qu’il ne baragouinait même pas, il ne pouvait pas encore lui demander de bouger. Cela impliquerait de risquer de la voir faire une action qu’il pouvait considérer comme hostile, il devait se protéger.

    Il n’avait pas su déterminer ce qu’elle avait cherché à voir en levant les yeux mais, il s’en fichait. Bien sûr, il restait attentif, sans bouger, ni même afficher quoi que ce soit sur son visage. Peut-être qu’elle n’agissait pas seule, peut-être qu’il avait loupé quelque chose ou quelqu’un en la suivant. Elle n’était pas le genre de personne à négliger, il devait rester sur ses gardes mais, il avait besoin de réponse et, vu qu’elle écoutait, il était temps de se lancer.

    Quelles sont les chances pour que votre dossier soit consulté alors qu’il est protégé par le SHIELD et que, peu de temps après, on retrouve la même trace informatique dans une clé qui a servi pour un attentat dans lequel vous étiez sans que personne ne vous en ait parlé ?

    Il n’y aurait eu que la consultation de fichiers qu’il aurait compris. Le SHIELD, Fury, plus particulièrement, était un spécialiste pour cacher des informations, pour tourner les histoires à sa façon et manipuler les gens. Il le savait mais s’en accommodait et lui vouait une confiance aveugle. Mais il pouvait comprendre que ce ne soit pas le cas de tout le monde et qu’on puisse avoir envie de réponse. Elle aurait été en chercher dans son dossier que ça ne lui aurait pas posé plus de problèmes que cela mais, il y avait cette histoire d’attentat à Soho. Celui auquel elle avait aidé Natalia alors que personne n’avait été mis au courant de cette mission. C’était ça son problème, il ne savait pas pour qui roulait Raven. Les chances de la voir apparaitre sur ces deux affaires étaient minces et, dans le métier qu’ils faisaient tous les deux, le hasard n’existait pas.

    Avec les éléments qu’il avait, Clinton ne voyait pas cinquante solutions possibles. Raven travaillait encore avec les damnés, qui lui avaient dit pour la bombe… Pour les deux bombes. Apparaitre pour désamorcer la première aurait dû être une solution pour l’innocenter tout en sachant que la deuxième exploserait quand même. C’était la solution la plus logique qui s’offrait à lui et, ça avait même tendance à lui mettre les nerfs en boule parce que, d’une certaine manière, ça avait mis Tasha en danger et, il avait du mal avec cette idée. Il n’aimait pas les taupes. Encore une fois, il voulait des preuves avant de condamner quelqu’un.
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Raven Darkhölme
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MessageSujet: Re: Le bénéfice du doute [Clinton/Raven]   Dim 18 Aoû - 13:14

Que le monde se détrompe, je n'étais pas à l'aise. Mais mon don résidait avant tout dans ma capacité à montrer, ou non, ce que je pensais/ressentais/exprimais. Dans le cas de l'agent en face de moi, une légère perte de sourire pouvait me trahir. Mais j'ai fait au mieux pour qu'il ne remarque pas que malgré tout, mon coeur avait raté un battement. Comment savait-il ? J'étais la seule à pouvoir faire ce lien entre mon dossier et la bombe de Soho. Où avais-je fait une erreur ? Jack n'avait rien pu dire, Elirys non plus. L'un comme l'autre, ils se seraient vendus et ce n'était pas du tout dans leur intérêt. Mais ce qui me faisait dire que cette option était impossible, c'était que cet agent là, je n'avais aucune liaison avec lui. D'où sortait-il ? Comment savait-il que je venais ici ? Je l'ai fixé de longues secondes, cherchant à l'analyser de la même manière qu'il tentait de le faire avec moi. Combien de temps avant que la vraie police ne débarque et ne remarque mon faux badge ? Combien de temps avant que le SHIELD ne s'aperçoive de mes petits manquements à la règle ? J'étais forcément surveillée. Et mon mouchard venait de tomber de ma poche ?

J'ai inspiré profondément, ne souhaitant pas me démonter. Ce n'était pas dans mon intérêt et je refusais que cet agent, qui l'eut envoyé, ne puisse faire irruption dans ma vie sans que je n'ai pu échafauder un plan de secours pour m'échapper en cas de besoin. J'aurais pu le provoquer, j'aurais pu lui tirer dessus, j'aurais pu m'enfuir... Mais j'avais besoin de savoir ce que le petit ver de terre du SHIELD savait sur mon compte. Et si besoin était, de le retourner à mon avantage. Doucement, j'ai rangé mon arme à ma ceinture, les lèvres légèrement crispée par le retour de force dans mon poignet quelques minutes plus tôt. J'ai un instant levé les mains vers lui pour lui montrer que je me contentais de baisser ma garde. Une mauvaise idée ? Non, si je voulais en savoir plus, je devais lui faire un minimum confiance. C'était un deal silencieux, j'étais abonnée aux deals silencieux. Puis, j'ai levé un pied pour enjamber le cadavre et me rapprocher de Clinton. Je n'avais pas peur de lui, j'avais peur pour Jack et Elirys à qui j'avais donné ma parole. Je savais qu'il ne tirerait pas. Si le SHIELD était pour arriver dans la minute, ils auraient envoyé un second agent... Pas vrai ? Non, Clinton ne tirerait pas sur moi car il avait une question pour moi. Il voulait une réponse. Me tuer ne rimerait à rien. Quant à me blesser... Etais-je vraiment si menaçante ?

J'ai légèrement penché la tête sans le quitter des yeux. En quoi doutait-il de l'ouverture de mon livre ? Tout y était écrit, il y avait juste... Beaucoup de pages à lire. Et cet homme n'en était encore qu'à la préface. Pour obtenir des réponses, il fallait parfois savoir en vendre quelques unes des siennes. C'était ma manière de dire "Ok, tu veux mes réponses j'ai aussi besoin des tiennes. Je te fais confiance et tu me fais confiance ?" C'était un jeu dangereux mais... j'aimais les jeux dangereux. Suivant ce qu'il me répondrait, je devrais alors envisager de retrouver Jack pour mettre mon plan à exécution. Elirys ne serait jamais d'accord, aussi... je devrais procéder dans son dos. Mais pour ça, j'avais besoin de l'appui de Jack.

– J'ai déjà eu droit à un interrogatoire pour ma présence dans le bâtiment de la bombe. Nous avons tous nos informateurs, le mien était bien renseigné mais pas suffisamment pour justifier l'intervention du SHIELD, il me fallait une preuve concrète. Mais tout ça est dans mon dossier, non ?

J'ai continué de m'approcher de lui. Il pouvait tirer, ça m'était égal, au contraire, il ne ferait qu'endommager son image, embellissant la mienne car il tirerait sans raison valable. Et une fois face à lui, bien plus près que quelques secondes plus tôt, j'ai cligné des yeux en fixant les siens. J'ai même souris, presque attendrie par cet agent qui, malgré une réputation de tireur d'élite, venait chercher des réponses... Chez moi.

– Comment tu sais ? Qui t'a parlé de cette correspondance ? Moi, je sais. Mais est-ce que toi, tu sais ?

Oui, je jouais un jeu très dangereux. Mais je n'avais pas le temps de jouer. Je devais en apprendre le plus vite possible. Si le SHIELD était sur la trace d'Elirys, il suffirait d'un battement d'ailes de papillon pour qu'ils atterrissent devant sa porte.

– Si tu n'as pas été envoyé pour me surveiller, ceci n'est pas un interrogatoire officiel. Pas plus que ma visite de courtoisie au gang de Soho l'autre jour. Alors ?

J'ai haussé les sourcils. Et j'ai souri.

– Et si tu me posais la véritable question qui te tourne dans la tête ?
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MessageSujet: Re: Le bénéfice du doute [Clinton/Raven]   Dim 25 Aoû - 12:45


    Raven rangea son arme, elle attendait peut-être qu’il fasse de même mais, il s’y refusait. Sans connaitre le dossier de cette femme dans son intégralité – ce n’était pas son rôle -, il savait qu’il ne faisait pas le poids sur un corps-à-corps. Clinton était sûr de lui quand il s’agissait de viser et de tirer/lancer un projectile. Il savait qu’il était bon au corps-à-corps. Pas suffisamment contre elle. Se l’avouer ne constituait pas une faiblesse, c’était une assurance-vie. Il garda son arme en main, sans pourtant en pointer le canon sur Raven qui avait enjambé le cadavre du prétendu dealer.

    Il hocha la tête, d’accord sur le fait qu’elle avait déjà répondu de sa présence sur les lieux de la première bombe. Ces réponses-là, il les connaissait mais il ne voulait pas les réponses officielles, il voulait les vraies. Il l’avait lié aux deux histoires uniquement parce que, contrairement à d’autres, il l’avait vu aller dans cette section qui était censé lui être interdite. Section qui, comme par hasard contenait l’ordinateur piraté et, encore comme par hasard, correspondait au moment où il avait été piraté. Trop de hasard.

    Elle s’approcha, encore, il ne se sentait pas menacé. Il avait encore une marge de manœuvre suffisante pour agir. A chaque pas qu’elle faisait, chaque mouvement qu’elle mettait en œuvre, le cerveau de Clinton calculait et réajustait le tir potentiel qu’il pouvait faire. Il n’en donnait pas l’impression, c’était une seconde nature chez lui, tout avait une place dans une figure géométrique complexe prenant en compte l’environnement, tout était fait pour qu’avec juste le temps de lever le bras, il sache exactement où tirer. Un sourire se dessinait sur ses lèvres.

    Je vois au moins deux personnes qui savent pour cette correspondance. L’agent présent avec vous et le technicien que vous avez eu au téléphone. Celui qui vous a dit qu’il avait déjà vu cette signature informatique sur un dossier du SHIELD.

    Ce technicien en question qui avait vu un rapport entre les deux signatures pouvait également en avoir parlé à sa direction et, de là, on pouvait imaginer que beaucoup de personnes étaient au courant. Clinton travaillait au SHIELD depuis assez longtemps pour savoir comment ça fonctionnait. Il y avait des informations stockées qui ressortaient à un moment donné. Au bon moment. Tout était très secret là-bas, les informations filtraient peu, la plupart du temps, les missions étaient même faites à l’aveugle sans que personne ne sache réellement de quoi il retourne. Ça fonctionnait de cette manière, on y adhérait ou pas. C’était une autre histoire.

    Si lui savait qu’il y avait un lien entre la bombe et le piratage, il était persuadé que Fury le savait aussi, par exemple. Clinton estimait être le seul à savoir que Raven se trouvait dans la section de l’ordinateur mais, il ne mettrait jamais sa main à couper sur le fait qu’il était le seul à savoir. Ils étaient tous dirigés par Nick et, cet homme, avait des yeux et des oreilles partout. Assez ironique quand on s’est qu’il n’a plus qu’un œil. Clinton, négligemment, haussa les épaules, toujours aussi inexpressif.

    Alors, je suis là à cause du "bénéfice du doute" parce que tout converge vers vous et sur le fait que vous travaillez contre le SHIELD. Peut-être pas contre mais, en tout cas, pas pour la structure.

    Clint n’avait jamais été le genre de personne à poser des questions pièges. Il était assez simple dans un tas de domaines, préférant de loin une franchise affichée que de jouer à des jeux qui n’étaient, pour lui, qu’une perte de temps. Les faux-semblants l’énervaient en temps normal. Tourner autour du pot était une perte de temps. Sa main, celle qui n’était pas armée, se souleva.

    Voilà le topo. Je sais que vous avez consulté votre dossier, que les traces qui ont été laissé dedans sont les mêmes que celles qui ont servi à verrouiller des informations, concernant une bombe, sur une clé USB. Il l’interrogea du regard. Avec ses informations quelle autre solution j’ai que celle de vous penser coupable d’avoir joué un rôle dans cette bombe ?

    Il faisait fausse route mais, avec les informations qu’il avait, comment pouvait-il le savoir ? A aucun moment il n’avait envisagé que quelqu’un d’autre puisse être impliqué. Il viendra peut-être à cette réflexion, plus tard, si elle soutenait qu’elle n’y était pour rien. Les infos qu’il avait étaient justes. Le problème, c’est qu’elles étaient aussi très incomplètes.
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MessageSujet: Re: Le bénéfice du doute [Clinton/Raven]   Dim 25 Aoû - 13:18

[Allez, je m'essaye aux couleurs...]

Il l'ignorait mais Clinton me mettait dans une mauvaise position. Combien de temps avant que quelqu'un ne vienne jeter des poubelles dans cette ruelle ? Pas de caméra ici, c'était sûr mais des témoins à l'intérieur, par contre. On ne peut jamais être certain de qui a vu quoi. Clinton me donnait, à moi, le "bénéfice du doute". Quel chevalier. Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire. Etait-il en train de mener sa propre enquête sur moi ? C'était donc ça ? Envoyé par personne, à son compte, cherchant des réponses à des questions que j'avais établies ? Combien d'agents du SHIELD comme nous encore ? Qui travaillaient avant tout pour eux mêmes, avant la structure ? Combien d'agents comme Clinton et moi qui pensaient par eux-mêmes mais qui, face au grand Nick et au reste de la structure, affichaient un regard inexpressif pour finalement ne passer que pour des robots, des machines à tuer, à exécuter les ordres. Les machines ne répondent pas forcément comme le voudraient les machinistes, elles ont leur propre volonté mais à la fin de la journée, elles finissent toujours par faire ce qu'on leur demandait. Allons, Clinton, dans quel camp es-tu, toi ?

En clignant des yeux, j'ai baissé les yeux sur son arme qu'il relevait d'une main puissante vers moi. Tirer sur moi le conduirait à quoi, très sincèrement ? Pas plus que lui je n'aimais tourner autour du pot. Jouer un peu, peut-être, conduire sur une mauvaise piste ? Si c'était mon job, oui. Sinon, non. Je savais par expérience qu'il ne servait à rien de tenter de semer quelqu'un qui savait déjà quelque chose. Quant à Clinton, il ne savait pas tout et ne s'arrêterait pas tant que je ne lui aurais rien dit. Il venait poser ses questions à la source, sans passer par un intermédiaire. Il aurait pu envoyer un beau jeune homme en costume - mes préférés, j'ai des goûts de luxe avec l'âge - mais il a préféré venir de lui-même. Face à tant de témérité et de sincérité, je ne pouvais que répondre de la même manière, non ? J'ai souri un peu plus en relevant les yeux sur lui. J'étais aussi amusée qu'impressionnée. Le SHIELD devrait faire plus attention aux volontés de ses agents, vous ne pensez pas ? Je n'écartais pas le fait que Clinton - ou moi - pouvait être surveillé par une tierce personne, aussi, j'ai préféré rester prudente, promenant brièvement mon regard en hauteur autour de nous des fois qu'un effet miroir se perçoive ou une petite lumière rouge, voire une voix plus basse qu'une autre. Je n'avais plus mes pouvoirs mais j'en gardais de bons réflexes. Reportant mon regard dans celui de Clinton, je me suis aperçue que ses yeux étaient aussi bleus que les miens. Autant de pureté pour des agents aux mains sales… Et j'ai secoué la tête doucement.

– Je ne travaille pas contre le SHIELD. Je ne travaille pas non plus pour le SHIELD. Je travaille avec le SHIELD.

A bonnes questions, bonnes réponses, j'ai inspiré profondément avant de soupirer. Le but était de ne permettre à personne d'autre que Clinton ne m'entendre et de me comprendre. Alors j'ai gardé une voix basse et mes lèvres assez immobiles pour que lui comprenne mais que personne ne puisse lire sur celles-ci pour deviner ce que je disais.

– Chaque agent a ses informateurs et j'ai les miens. Inutile de dire que j'apprécierais que son identité reste secrète, il n'aime pas beaucoup le SHIELD. Si j'avais joué un rôle dans cette bombe, cher ange, je serais déjà dans un autre pays, tu ne crois pas ? Changer d'apparence, de nom, de vie, tout ce n'est pas très compliqué pour moi. J'ai l'âge qu'il faut pour connaître les bons plans et j'ai de bons contacts, même encore aujourd'hui. Combien de temps penses-tu qu'il me faudrait pour m'effacer de la planète sans que le SHIELD ne retrouve ma trace ?

Vrai ou faux, vous avez 2 minutes pour imaginer tous les obstacles que le SHIELD mettrait sur mon chemin avant que je ne puisse passer la frontière francophone. Claquant ma langue dans une légère grimace, j'ai secoué la tête avant de sourire à nouveau à Clinton.

– Oui, j'ai voulu accéder à mon dossier pour en connaître les détails car il me semble que quelqu'un me cache quelque chose dans la mesure où je suis la seule mutante de l'univers qui n'a jamais recouvré ses pouvoirs depuis 2006, contrairement au reste de la population génétiquement maudite. Dans la mesure où chaque fois que j'ai intégré le SHIELD, c'était par intérêt et non par volonté, j'ai préféré m'assurer qu'on ne m'injectait pas ce foutu sérum ad vitam aeternam dans mon dos. Alors je me suis débrouillée pour trouver mon dossier. Mais non. Je n'ai pas de lien avec la bombe, j'ignore d'où vient cette empreinte informatique.

Cette fois je mentais. Mais je n'avais pas le choix. De toute manière, je savais que c'était Elirys et je savais surtout qu'elle ne savait pas pourquoi on lui avait demandé ce qu'on lui avait demandé. C'était elle. Mais elle était innocente. J'avais été la première à commettre l'erreur de penser différemment.

– Mon tour. Pourquoi être venu seul si je suis aussi dangereuse, mmhh ?

J'ai haussé les sourcils et doucement, j'ai levé ma main pour écarter le canon de ma direction. Bien gentil, le Clinton mais je n'aimais pas beaucoup ces jouets depuis que je n'étais plus capable d'en guérir aussi facilement. Et encore Jack qui me balance sous une voiture, Victor qui me passe à tabac, cette garce qui me pète le poignet et manque de me faire crever en m'étouffant, plus ma dispute avec Elirys ? Sincèrement ? Une balle en plus ? J'avais déjà assez à guérir comme ça sans avoir à faire une injures de poudre. Et puis j'ai haussé les épaules dans une légère moue.

– Qu'est-ce qui m'a trahie ?

J'avais forcément commis une erreur quelque part. Mais laquelle ?
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MessageSujet: Re: Le bénéfice du doute [Clinton/Raven]   Sam 31 Aoû - 19:49


    Il fallait le connaître et savoir d’où il venait pour comprendre que son camp était choisi depuis longtemps. Clinton avait beau avoir sa propre volonté, il travaillait pour le SHIELD, pour Fury serait un terme plus exact. Cet homme lui disait de faire quelque chose, il le faisait. Il ne comprenait pas toujours pourquoi mais, à ses yeux, cela s’était toujours montré payant. Fury avait une façon de faire, parfois dérangeante, qui lui convenait assez pour lui accorder sa confiance. Pas grand-chose, ni grand monde, ne pouvait le faire changer d’avis. Une rousse, russe en prime, était probablement la seule personne, si elle avait des doutes, à être capable de le faire douter aussi. Si on devait faire une liste des agents dévoués, Clinton serait en tête de liste.

    Il n’avait aucun problème avec le fait qu’elle puisse avoir un informateur. Il en avait un avec le fait que cet informateur puisse connaître le SHIELD qui, jusqu’à présent, restait une structure cachée hormis pour certains services gouvernementaux. Le fait que cet informateur soit au courant de leur existence réduisaient les champs de recherches ou alors, les deux étaient assez proches pour qu’elle lui parle de son travail, ou lui assez renseigné pour avoir des infos qu’il ne devait pas avoir. Il n’était pas non plus convaincu  par le fait qu’elle puisse disparaitre totalement. Rien n’était impossible mais, se mettre le SHIELD à dos impliquait beaucoup de complications dans un plan d’évasion.

    Si Clinton n’avait pas autant de suspicion envers Raven, il aurait volontiers admit qu’elle aurait pu faire un très bon agent avec la façon qu’elle avait de parler de manière à s’assurer de rester discrète pour des oreilles pouvant trainer là. Il n’était pas aussi méfiant, il n’avait parlé de ses doutes à personne et ne pensait qu’on puisse le mettre sous surveillance. Si quelqu’un d’autre avait suivi Raven, il espérait l’avoir remarqué sinon, c’est ses capacités à évaluer une situation et à effectuer une filature qu’il finirait par revoir. Elle souriait beaucoup, pas le moins du monde impressionné par Clint. C’était de cette manière qu’il comprenait les choses. Ce qui était certain, c’est qu’il ne la croyait pas. Ce fut à son tour de sourire quand elle avait annoncé ne pas savoir d’où venait l’empreinte informatique.

    C’est une façon détournée de me demander si je suis vraiment seul, Il détourna son regard sur le mort avant de revenir sur elle, cadavre mis à part,  parce que vous prenez toutes les précautions nécessaires comme si ce n’était pas le cas ?

    Il savait qu’il n’en avait parlé à personne et, il appréciait l’idée qu’elle puisse se poser la question. S’il la trouvait aussi dangereuse qu’elle le prétendait, laisser le doute planer était une façon de plus de s’assurer qu’elle ne ferait pas quelque chose de stupide. Si Raven le pensait accompagné, il y avait des chances que ça le soit par quelqu’un du SHIELD, elle n’allait pas tuer un autre agent sous les yeux de cet hypothétique individu.

    Je vais vous aider. Deux signatures identiques impliquent une seule personne. Une des signatures a servi à aller vérifier votre dossier ce qui, forcément, va lier à la bombe.

    Les probabilités qu’une même signature informatique arrive à deux endroits différents sans que ce soit la même personne sont quasi nulles. Il n’avait aucune raison de la croire quand elle avait dit ne pas savoir d’où venait l’empreinte informatique. Pour ce qui était de son erreur, il afficha un sourire faussement désolé.

    Mon entourage trouve que je passe trop de temps à observer en hauteur. Je trouve, au contraire, que c’est à l’abri des autres regards qu’on voit le plus de choses. Son regard venait de se braquer dans celui de Raven. Je vous ai vu avec l’ordinateur, aller dans des sections qui ne vous sont pas autorisées, forcément ça attire l’œil et la curiosité. [/color]

    Elle était là son erreur, juste à cet endroit. Sans ça, elle n’aurait sûrement pas été mise en cause. L’histoire de l’informateur était des plus crédibles, bien qu’il demeurait une interrogation à son sujet, et beaucoup de gens auraient pu vouloir consulter son dossier, ne serait-ce que pour voir s’il possédait les informations qu’elle avait balancées.  Un air sérieux était revenu sur son visage, son arme toujours une main, sa main le long de son corps.

    J’espère que vous avez au moins trouvé les informations que vous vouliez.

    Il comprenait qu’on puisse vouloir chercher ce genre d’informations parce que c’était bien le genre du SHIELD de filer un truc contre l’avis d’une personne. Il ne chercherait même pas à le nier et, si cette signature informatique n’était pas liée à la bombe de Soho alors, il n’aurait pas été chercher plus loin.
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MessageSujet: Re: Le bénéfice du doute [Clinton/Raven]   Dim 1 Sep - 20:15

Quoi, c'était tout ? Il m'avait vue avec l'ordinateur ? C'était ça, sa défense contre moi ? C'était une blague, j'espère parce que je trouvais l'argument bien trop léger. Il aurait pu me voir avec n'importe quel ordinateur. Et pourtant, il était là, face à moi à me poser des questions sous couvert, comme si j'étais la seule à pouvoir les entendre. Je l'ai fixé sans rien dire, réfléchissant à toute vitesse à une réponse plausible à lui fournir.

– Non, pas tout à fait. Mais je ne pense pas que le SHIELD maintienne ma mutation endormie. Cela dit, je soupçonne que cela les arrange bien, toutefois.

Je ne souriais plus. Cette fois, j'étais face à un agent qui tentait de me faire sauter par la fenêtre. Je n'étais pas certaine d'en avoir envie, tout de suite. Quant à la signature, c'était la partie la plus difficile. Mais quand j'avais compris qu'il s'agissait d'Elirys, j'avais réfléchis vite au cas où un jour comme celui-ci arriverait. Ne le voyant pas arriver dès le départ, j'avais pensé qu'il surviendrait… Bien plus tard que maintenant. Je n'avais pas bien répété, pour le coup, cela dit, j'avais une porte de sortie. J'aurais bien fait un pas un brin menaçant vers lui mais j'avais peur que ce soit mal interprété. Alors je n'ai pas bougé, gardant mes mains le long de mon corps.

– J'ai un ordinateur, je paye un mec pour le décrypter et trouver les informations qui me concernent. Ce qu'il fait d'autre dans sa vie, je n'en ai rien à carrer, ça ne me regarde pas. Qu'il s'agisse de la même signature est tout simplement une coïncidence, les conneries des Damnées n'ont pas forcément à me retomber dessus !

Indignée, j'avais fait une grimace en le scrutant de bas en haut comme s'il 'bavait aucun droit de me juger. De plus, mon histoire, quelque peu arrangée, demeurait la vérité. Comment j'aurais pu deviner que Elirys avait un lien avec cette bombe. Comment Jack aurait pu deviner. Comment elle-même aurait-elle pu savoir, elle s'était contentée de la crypter, pas de vérifier les données - données qui étaient aujourd'hui en ma possession, d'ailleurs. Je ne marchais pas pour les Damnés mais je n'étais pas partisane de la bombe qui tue des centaines de personnes innocentes, mutantes comme humaines. Ce ne sont pas mes lignes de code. Ce n'est pas ainsi que je fonctionne. Néanmoins, ce pas vers lui je l'ai fait. Et cette fois, je me voulais menaçante.

– Est-ce que c'est une accusation que je perçois ? Un soupçon comme quoi j'aurais prévu cette bombe moi-même pour la désamorcer ? Et quel intérêt j'en aurais tiré ? Nous étions deux agents sur cette affaire et celle sous infiltration, ce n'était pas moi, c'était elle. J'ai eu mon info émanant d'une autre source, j'ai voulu vérifier la fiabilité, j'ai été prise dans un piège et ainsi de suite jusqu'à ce que je me fasse rosser le cul par une espèce de garce qui a bien failli avoir ma peau alors NON, je n'ai rien à voir avec cette bombe et NON, je ne sais pas dans l'idée de protéger les Damnés mais je n'ai pas vu l'intérêt de faire sauter les cervelles ce plusieurs personnes sans raison. Est-ce que l'interrogatoire est terminé ? ... Mes mains sont sales.

J'ai légèrement penché la tête sur le côté. Il commençait à me taper sur le système. Pourtant, il avait raison de ne pas me croire entièrement. Mais à quoi s'attendait-il ? "C'est une petite brune qui a cracké ce code ! Je le sais, elle sort avec l'autre piniouf de psy chez les Damnés. Tu sais… Ce groupuscule de mutants auquel j'ai appartenu avant et qui m'a laissée pour morte avant que je ne les vende aux fédéraux. Mes yeux dans ceux de Clinton, je n'étais pas prête de ciller. Quoiqu'il en soit, je n'étais pas reliée à cette bombe, pas volontairement. Ce n'étaient que des circonstances, que pouvais-je y faire ! Elirys ferait probablement bien plus attention à ses encodages à présent. D'accord pour l'ordinateur, c'était ma faute. Mais pas pour la bombe.

– Puis-je disposer ?
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Clinton Barton
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MessageSujet: Re: Le bénéfice du doute [Clinton/Raven]   Mar 17 Sep - 17:52


    Ce n’était pas impossible que le SHIELD préférait la voir sans mutation et encore, elle pourrait être plus utile en tant que mutante. Il ne connaissait pas les projets qu’il y avait sur elle, ni même s’il y en avait. Et, en l’absence de réponse, faire des suppositions n’avait pas le moindre intérêt pour lui.  Le fait de l’avoir vu avec un ordinateur pouvait bien lui paraitre maigre, ça ne l’avait pas empêché de dire qu’elle payait quelqu’un pour s’y introduire. Clinton venait de laisser passer un sourire sur son visage.

    Il avait toujours pensé que c’était elle qui avait laissé une trace dans l’ordinateur mais, elle lui offrait une autre piste, celle d’un type qu’elle avait payé. Et, comme elle ne savait pas ce que faisait d’autre cette personne, il y avait de grandes chances qu’elle soit également liée à l’attentat. Les coïncidences n’étaient pas possibles, pas exactement la même signature à si peu de temps d’intervalle.

    Non, ça n’a peut-être pas besoin de vous retomber dessus. Payer une personne pour la faire entrer dans le système du SHIELD, en revanche, c’est plus problématique.

    Elle avait volontairement donné un accès à quelqu’un, même si ce n’était que pour vérifier ses dossiers, rien n’empêchait la personne de fouiller ailleurs. Le SHIELD était gardé secret alors, il fallait comprendre que ce genre d’action posait un sérieux problème de sécurité venant d’une personne intégrée au SHIELD. En d’autres termes, c’était comme une trahison. Elle s’approchait, il n’avait pas le moindre mouvement de recul. Vigilant mais pas inquiet.

    Clint était plus qu’au courant pour le deuxième agent en immersion pour cette histoire de bombe. Encore plus parce qu’il s’agissait de Natalia. Qu’elle puisse avoir été en danger parce que Raven avait débarqué de nulle part, lui posait un sérieux souci mais, il était personnel et ne rentrait pas en ligne de compte dans cette discussion. Ce qu’il pensait, la manière dont il voyait Tasha ne pouvait pas jouer dans son jugement qui ne serait pas aussi objectif si c’était le cas. Il se devait de faire la part des choses.

    Il ne savait pas encore s’il devait la croire ou non pour cette histoire de non-appartenance aux damnés. Elle les avait vendus mais elle pouvait aussi avoir gardé de bons contacts. Il ne pouvait pas faire son procès maintenant alors qu’elle venait de lui donner une autre piste à explorer. Il devait vérifier, chercher et trouver la personne qui avait fouillé dans l’ordinateur qu’elle lui avait fourni. Si cette personne existait réellement. Dans un hochement de tête, Clinton avait fait un pas sur le côté, elle voulait partir, qu’elle le fasse.

    Est-ce que j’ai une raison de vous retenir ?

    Le pas qu’il avait fait sur le côté laissait comprendre que si ce n’était pas le cas alors, oui, elle pouvait disposer. Clinton n’avait jamais été du genre à s’avancer sans avoir toutes les cartes en main et, à écouter Raven, il lui en manquait une qui avait l’apparence d’un hackeur. Elle avait parlé d’un type, il ne pensait même pas à l’éventualité que ce soit une femme. Un point de vue qui pouvait changer au fil de ses recherches mais il n’en était pas là.

    Juste pour savoir. Vous êtes au courant que chaque agent à des comptes à rendre et que personne ne peut s’amuser à faire justice soi-même, que ce soit justifié ou non ?

    Le SHIELD était censé être une organisation sérieuse, régit sous des règlements. Aucune règle n’autorisait d’aller se balader dans les rues pour tuer le dealer du coin, ou pour une autre raison répréhensible. Ce n’était pas leur boulot mais celui de la police. Si tous les agents du SHIELD commençaient à faire leur vie comme ils l’entendaient en se sentant au-dessus des lois, cela allait forcément poser un problème quelque part.  Elle prenait cette question comme elle voulait : un avertissement, une menace ou autres, ce n’était pas son problème. Il chercherait pour voir s’il n’y avait pas d’autres cas similaires et, parce que lui était dévoué à la cause de SHIELD et à son organisation, il y avait fort à parier qu’il en parle. La justice ce n’était pas quelque chose qu’on faisait soi-même en dehors des heures de bureau.
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Raven Darkhölme
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MessageSujet: Re: Le bénéfice du doute [Clinton/Raven]   Jeu 19 Sep - 18:58




A quel moment la bascule avait chaviré ? A quel instant avais-je perdu toute notion du temps ? Quand avais-je commis cette erreur fatale qui ne me faisait absolument pas sourire, ni rire, pas même nerveusement ? Pourquoi n'avais-je pas pensé à ça ? Pourquoi Jack avait accepté de mettre sa précieuse petite Elirys là-dedans ? Parce qu'il pensait que je ne ferais pas d'erreur. J'en avais commis une. Une seule. Ma seule défense aurait pu être que le SHIELD n'a qu'une maigre confiance en moi et que mes accès aux dossiers sont restreins. Mais c'était là la défense la plus absurde que j'aurais tentée de mener. Le pire dans tout ça ? J'aurais aimé être comme lui. En réalité, je l'avais été. Cette confiance, cette loyauté à toute épreuve. J'avais été comme lui un jour, pas pour le SHIELD mais je comprenais son point de vue. Si un Damné, à l'époque, avait fait montre d'un tel écart, je n'aurais pas été si clémente que Clinton. C'est bien pour ça que je n'ai pas réagi. Ni en bien, ni en mal. Me défendre n'aurait servi à rien et c'était une pensée ridicule. Quoi qu'il arrive, je n'avais pas à me justifier face à cet agent.

Quelles fautes avaient commis le SHIELD depuis mon intégration ? Aucune. Ils n'étaient pas la cause de l'absence de mes pouvoirs. Ils ne m'avaient attiré aucun ennui, m'envoyaient sur des missions, certaines plus intéressantes que les premières. Même s'ils ne m'accordaient pas leur totale affection… J'étais acceptée dans l'équipe. Clinton le prouvait en venant à moi. Personne n'avait encore cherché à me virer. Alors… Pourquoi je ne voulais pas leur être aussi loyale que j'en étais capable ? Comme Clinton ? Comme avec Magneto avant ? La loyauté était pourtant un sentiment qui me définissait plutôt bien, si on y réfléchissait de plus près. Alors pourquoi pas le SHIELD ? Cette pensée a chamboulé toutes les autres, tous ces désirs obscures de vengeance, de destruction de ceux qui avaient fait de ma vie ce qu'elle était aujourd'hui. Tout d'un coup, à cette seule pensée, ça m'a frappée : je n'avais plus envie de me venger. Je voulais récupérer mes pouvoirs, oui. Mais je ne voulais plus me venger. Il était temps pour moi de refaire ma vie, de laisser les Damnés dans mon dos et de prendre mon propre chemin. Mais Clinton annonçait de mauvaises nouvelles.

Quand il s'est écarté, je n'ai pas bougé, j'ai gardé mes yeux dans les siens, mon visage totalement inexpressif. Il était très certainement impossible de deviner à quel point je réfléchissais et encore moins à quoi. Mon silence pouvait même facilement être pris pour une provocation. Ce n'était pas le cas. Dans un sens ? Je le remerciais. Il était sûrement la réponse que j'attendais depuis des mois alors que je cherchais ailleurs… De là où je venais : chez les Damnés. Ou du moins, chez UN Damné. Je faisais fausse route. Et Clinton me montrait une meilleure voie tout en me bloquant le passage, sans le savoir.

Finalement, j'ai inspiré profondément en relevant le menton et j'ai acquiescé doucement. J'avais entendu ce qu'il disait et j'étais d'accord. Je suis passée à côté de lui sans rien dire mais à ses mots, je me suis retournée pour le regarder, trois pas plus loin. Cette fois, j'avais un sourire sur mes lèvres. Ces petites choses… Je les faisais sur mon propre temps libre. Et ça me prenait du temps. Il me fallait toujours un plan qui parfois pouvait prendre des mois. Trouver la personne en question, la coincer et faire en sorte qu'on ne puisse pas remonter à moi. Combien de fois avais-je dû renoncer parce que trop dangereux pour ma couverture ? Je ne tuais que les pires. Les autres, je me contentais d'une bonne leçon. La tête légèrement penchée, j'ai jeté un oeil à la victime.

– Disons que c'était lui… Ou eux. De plus, je n'agis pas sous le SHIELD.

J'ai montré la rue derrière moi où des gens vivaient, ce quartier où une population avait peur d'errer la nuit dans les transports ou dans les ruelles pour rentrer chez eux. J'étais d'accord sur le principe. Ce n'était pas une solution. Mais y en avait-il une réellement ?

– Je ne travaille pas contre le SHIELD. Cette bombe… Avec laquelle tout le monde me trouve un lien, j'ai failli y passer ce jour-là.

J'ai tapoté le bout de mon nez et désigné Clinton brièvement de mon index en haussant les sourcils.

– Si j'avais voulu me faire passer à tabac, rouler dessus et étrangler avant de me faire sauter la tête, vous pensez pas que j'y aurais quelques têtes à frire dans la blague ?

J'entendais bien sûr par là plusieurs noms chez les Damnés. Doucement j'ai secoué la tête, désolée.

– Je suis désolée mais… je n'ai plus rien à voir avec les Damnés. En réalité ? Je me planque d'eux. Certains doivent connaître mon affiliation au SHIELD et je doute très sincèrement que tout ça leur plaise. Le plus j'en reste éloignée, le mieux je m'en porte, je crois.

J'allais me retourner mais au dernier moment, j'ai levé un index en ouvrant la bouche pour reprendre.

– Juste pour dire… Ne croyez pas tout ce qu'on dit sur moi. La plupart du temps… Tout est faux.
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Le bénéfice du doute [Clinton/Raven]

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