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 Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]

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Ian Marshall


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MessageSujet: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Jeu 4 Juil - 14:26


O k i e • D o k i e • D o c
Jack Elis / Ian Marshall

Trois ans. Trois ans que Ian était rentré d'Afghanistan, seul survivant d'un attentat à la bombe causant la mort de toute son unité, son frère y compris. Depuis, il n'avait cessé de se dire qu'il aurait pu l'éviter, s'il avait été moins imprudent, moins tête brûlée... plus patient. Et aujourd'hui, il était là, assis sur ce canapé, les coudes sur les genoux à regarder ce type en attendant qu'il lui sorte le couplet idéal du "Tout va bien, nous n'avons plus besoin de nous voir." Quel âge avait-il ? 25, 26 ans ? Ian en avait 32 passés maintenant et il en avait ras le bol de remuer ces conneries dans sa tête. C'était le troisième depuis qu'il était rentré. D'abord, pendant un an, on lui avait infligé cette nana qui pensait tout savoir de l'Afghanistan, de la guerre, des soldats, de ce qu'il se passe là-bas. Ensuite, pour un entretien annuel, il y avait eu ce bonhomme trop vieux pour être même son grand père et qui pensait tout savoir de lui, mieux que lui-même. Maintenant, il y avait ce gamin qui allait sûrement se croire plus doué encore, parce que fraîchement diplômé. Non ? On lui avait promis que ce serait le dernier entretien psychologique, comme une ultime évaluation pour confirmer que tout va bien, qu'il va bien, et qu'on peut le rendre à une vie normale, sans plus jamais avoir à tenir une arme, ni un uniforme, ni même prendre un avion aux couleurs de sable. Une heure. C'est tout ce qu'il lui restait à endurer et ces années seraient dans son dos. Il n'aurait qu'à répondre oui ou non aux questions et le petit signerait la décharge avec un gros tampon rouge "OK".

Il n'avait jamais eu besoin d'un psy pour s'en remettre. Il avait été rempli de colère pendant des mois et des mois, confiné dans une chaise les premiers temps, puis entre les mains d'un kiné un peu plus tard. On lui avait autorisé un chez lui mais à condition de consultations régulières avec cette psy. Il n'oserait jamais l'avouer mais elle avait aidé à le rétablir. Mais juste aidé. Hayley avait eu sa part dans sa guérison, aussi. Avec l'histoire de Hella, ses parents, il les avait éloignés de lui, volontairement. Le reste, il l'avait fait tout seul, grâce à une vie rangée, plutôt pas mal organisée malgré le chaos, un boulot stable, des collègues de confiance. Peu à peu, sa colère s'était calmée et transformée. Il ne ressentait aujourd'hui que de la paix. Avec Hella dans sa vie, cette paix s'était transformée en un véritable espoir de futur possible. Jusque là bloqué dans sa vie, il avait réussi, petit à petit, à tout enfermer dans un joli placard, lui-même protégé par une chape de plomb, trois cadenas de 10kg chacun, dans une cave par 90m de fond dans l'océan pacifique. Qu'est-ce que ce psy pouvait faire pour l'empêcher de continuer à avoir ces foutues consultations annuelles ?

Ian n'avait pas bougé un muscle. Les doigts mêlés les uns aux autres, il avait tout ce qu'il voulait dans sa vie, cet entretien n'avait même aucun sens pour lui. Soit disant que c'était un consultant, dont la spécialité était de déterminer l'aptitude psychologique d'individus après un fort traumatisme ou un changement important dans leur vie. Il était donc considéré comme... Comme quoi ? Le Captain America des Marines ? Ian en aurait ri s'il n'avait pas été face à lui. Nahin, personne, pas même ce petit génie de la psychologie n'arriverait à le garder dans cette espèce de programme post-traumatique des soldats ou peu importait quoi. Dans une heure ? Il serait dehors. Libre.

Pas de rébellion, pas de mot plus haut que l'autre. De toute façon, pourquoi il mentirait ! Ian allait très bien ! Il avait des amis, un travail, sa nièce... Il avait même recommencé à regarder des femmes, dans la rue ou ailleurs. Sa rupture avec Hayley n'avait pas été simple mais il était au-dessus de ça, maintenant. Alors Jack ne pourrait rien contre lui.
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Jack Elis
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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Jeu 4 Juil - 15:19


    Ne pas être rattaché à une structure avait de bons côtés, comme celui de pouvoir opérer un peu partout, selon les besoins, selon des sectaires qui selon lui pouvait être intéressant. Lui demander l’analyse psychologique d’un ancien militaire, c’était typiquement le genre de choses qu’il ne pouvait pas refuser. Hallucinant de voir le nombre de profil dans ce genre qui pouvaient être intéressant pour son boulot, bien moins connu, chez les damnés. Ça valait le coup d’œil, ça payait les factures, c’était parfait. Jack était resté un court instant sans parler, il allait lui expliquer ce qui allait se passer mais, à première vue l’ancien militaire ne semblait pas avoir de réels problèmes. Il n’était pas agiter sur le canapé, ne se triturait pas les doigts, ne cherchait pas à regarder ailleurs pour ne pas regarder le psy, son dossier parlait d’un emploi stable qu’il avait gardé sans rien à redire à son sujet. A ne regarder que ça, Jack ne comprenait même pas pourquoi, un autre psy n’avait pas déjà donné un accord pour le lâcher dans la nature, peut-être trop tôt. Parait qu’il y a un temps d’adaptation et le manuel donnait le même pour tout le monde, sans prendre en compte que chaque personne pouvait être différente.

    Jack n’avait jamais trop aimé reprendre le dossier de personne déjà suivit par un autre psy, dans le cas de Ian, on parlait de deux autres psy différents. Les gens n’avaient pas une si bonne image de ce métier et, avoir plusieurs psy, c’était risquer d’entendre encore et toujours les même questions, ce qui n’était pas fait pour arranger les choses de son côté. Mais bon… Jack avait le dossier de Ian dans les mains mais, il était refermé. Levant un peu la main qui tenait le dossier, il commença.

    _ Sur le papier tout à l’air très bien alors, je vais juste vous poser quelques questions histoire de confirmer tout ça.

    Il pencha un peu la tête, comme pour s’excuser sans vraiment estimer qu’il avait à le faire parce que c’était son boulot mais…

    _ Et elles risquent de ressembler à des questions que vous aurez déjà entendues.

    Il y avait quand même une base commune à tous les psys, en tout cas pour ceux qui avaient suivi des études. Les méthodes différaient mais les bases étaient les même, c’est d’ailleurs pour ça que ça en devenait une sorte de science. Jack reposa le dossier l’accoudoir du fauteuil, il l’avait déjà lu et le connaissait, pour la partie qui le concernait. Il n’avait jamais été le genre de psy plongé dans un dossier à la recherche d’un élément pendant qu’il discutait avec un patient. Puis il alla s’appuyer contre le fond de son fauteuil, gardant son regard sur Ian, en relevant légèrement les mains pour les laisser retomber sur l’accoudoir.

    _ Vous en êtes où dans votre vie ?

    Question large, ça pouvait être sur plan sentimental, sur un plan professionnel, personnel, en rapport avec d’autres choses qu’il avait pu dire aux deux psys qu’il avait eu avant. Question qui, de toute façon était volontairement large pour savoir de quoi il parlerait en premier, ce qui lui traverserait l’esprit avant le reste. En ce début de séance, jack ne savait strictement rien de Ian, sauf ce qui avait été écrit dans un dossier qui représente essentiellement les conclusions des deux derniers psys qui se sont penchés sur le cas de Ian. On de la perte d’une équipe sur le terrain, d’une rupture, d’une recherche d’un membre de sa famille après la perte d’un frère. Mais pas de nom, rien qui aurait pu permettre à Jack, bien avant d’entrée dans cette pièce, de savoir qui se trouvait en face de lui.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Jeu 4 Juil - 22:43

Où Ian en était-il dans sa vie ? Question facile, il avait déjà la réponse. Haussant les épaules d'un air désinvolte, il fit une sorte de grimace naturelle, à l'évidence. C'était une réponse facile à donner. Si tout se passait comme ça alors ce serait vite plié.

– J'ai un boulot, j'ai tous mes dimanche d'ailleurs, on a eu gain de cause avec les collègues. J'ai même rencontré une fille au cinéma ! On a bu un verre, on a discuté. On va peut-être se revoir, je sais pas, on verra ! J'aime les surprises.

Ian ouvrit les bras en se redressant et il soupira. Quant aux questions à répétition, le gamin faisait juste son boulot, pas vrai ? Alors il se laissa retomber dans le fond de son fauteuil.

– Faites-vous plaisir.

Ian n'avait rien contre les questions à répétition. Si ça pouvait l'aider à en finir en gagnant du temps, pourquoi pas. De toute façon, il ne voyait rien d'instable chez lui. Car sa vie, telle qu'elle était aujourd'hui, était stable et rangée. Tout allait bien, il se sentait bien. On lui avait appris à ne jamais répondre plus qu'on ne lui avait demandé. Alors il appliquait cette philosophie ici, de façon légitime.

Ian aurait bien demandé où il en était aussi dans sa vie mais ça serait passé pour de la rébellion. Pourtant, ça l'intéressait. Il ne concevait pas une conversation avec un total inconnu, il n'aimait pas trop ça. L'idée même d'un psy, déjà, le gonflait. Il n'avait plus rien à prouver à qui que ce soit. Pas plus à ce psy-là qu'à un autre. Mais le jeu, il l'aimait bien. Alors il s'y laissait prendre. Si ça pouvait aider à faire avancer les choses, pourquoi pas.

Non, Ian avait décidé d'être... plutôt silencieux. C'était quelque chose qui, en revanche, n'aiderait sûrement pas. Alors, il sourit à Jack, attendant des questions encore plus simples. S'il fallait parler de ses collègues : pas de soucis. De son travail ? Pas de soucis. De Meggan ? Bof, pourquoi pas mais il n'avait pas grand chose à dire. Pour le reste, si Ian disait que tout allait bien, pourquoi Jack reviendrait dans le passé ? De plus, parler de son frère ? C'est bon, il en avait assez parlé, à force ça ne le touchait même plus. Son meilleur ami ? Il avait fait son deuil, depuis le temps. Ne restait que Hella. Il ignorait totalement s'il devait en parler ou non. Il avait l'obsession de la garder pour lui. De plus... Tout n'était pas vraiment posé, encore alors il n'allait pas risquer son billet de sortie avec des incertitudes.
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Jack Elis
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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Jeu 4 Juil - 23:42


    Jack, fidèle à lui-même dans ce genre de circonstance, n’avait aucun air en particulier, il était parfaitement neutre. Il ne prenait aucune note, non plus. L’avantage de ne pas avoir à gérer un tas de chose dans son cerveau, ça donnait l’occasion d’avoir une bonne mémoire, surtout à court terme. Il pouvait écouter des propos, et ne pas les déformer plus tard sur le coup d’une émotion à lui, vu qu’il n’en avait pas. Boulot, rencontre, gain cause. Pas beaucoup de précision, il ne s’étendait pas.

    Le problème n’était pas dans son manque de développement mais dans le fait que jack aurait pensé l’entendre parler des recherches qu’il avait commencé sur sa nièce. C’était écrit dans les notes d’un de ses confrères, pas de pouvoir mutant là-dedans. Il s’en souvenait parce que, le psy qui l’avait noté avait également mit une phrase au stylo, se demandant si c’était un transfert suite à la mort de son frère. Chose que Jack ne voulait pas prendre en compte et ne pouvait pas juger sans en avoir parlé avec le patient. Pour quelqu’un qui aimait les surprises, ce n’est pas dans les répétitions de questions qu’il allait pouvoir se faire plaisir.

    _ Donc le travail à l’air de plutôt bien fonctionné.

    Il avait hoché la tête très légèrement avant de se décoller du fond de son fauteuil, pour venir poser sa cheville droite sur son genou gauche.

    _ Quand est-il de vos recherches sur … Votre nièce, c’est ça ?

    Il aurait pu poser des questions sur la façon dont s’était pris Ian et ses collègues pour pouvoir avoir leurs dimanches mais, pour le moment, il voulait surtout avoir une idée générale sur un ensemble avant d’approfondir un sujet plus qu’un autre. Ils avaient une heure, ce qui laissait largement le temps de voir venir vu que, logiquement, il ne devait pas y avoir de problème.

    C’est surtout le fait qu’il n’en avait pas parlé qui l’amenait à aborder le sujet. L’avait-il retrouvé ? Avait-il abandonné ? Est-ce qu’il y avait une déception quelconque ? Comment il le vivait ? Ca restait vraiment des questions de routine, on lui avait dit que c’était censé être le dernier « examen » à passer pour Ian, rien ne semblait cloché, aucune plainte de nulle part sur un comportement qu’il aurait pu avoir avec un collègue. En tout cas pas récemment, cela dit, Jack n’avait pas grand-chose hormis un dossier.

    Pour lui c’était vraiment le contrôle de routine, celui qui ne révèlerait rien de particulier. Il devait son heure, si tendrait parce qu’il avait un côté pro concernant son boulot mais, sérieusement, il se voyait déjà signer le petit papier disant qu’il était apte. D’accord il relevait les épaules de manière un peu désinvolte mais c’était le jeu quand quelqu’un se retrouvait chez un psy sans en avoir fait la démarche soi-même. Jack ne s’arrêtait pas à ce genre de détail. Les fonctionnaires étaient des feignasses, les psy étaient des gens à qui on ne voulait pas parler. Ainsi va la vie.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Ven 5 Juil - 21:13

Bien, donc Ian devrait tout de même parler de Hella. Il ne dirait que le strict nécessaire. Réfléchissons à ce qu'il pourrait dire et ne pas dire. Le fait qu'elle soit mutante, déjà. Ian feinta la surprise en haussant les épaules. Dans une moue, il acquiesça puis il ouvrit les mains sur ses genoux.

– Je l'ai retrouvée, oui ! Hella, elle s'appelle. Elle a 18 ans et elle est belle comme un coeur. C'est pas tous les jours faciles et on a connu un démarrage un peu laborieux mais on commence à s'habituer l'un à l'autre. Doucement, mais sûrement.

Ian aurait adoré mentir. Il aurait adoré dire autre chose, que ses parents savaient, qu'ils avaient déjà passé du temps tous ensemble, un dimanche sur son jour de repos. Que Hella avait été bien acceptée et... Que tout allait bien. Mais il se contenta de répondre à la question en rajoutant suffisamment d'éléments pour ne pas que Jack le relance de trop sur elle. Ian sourit sans quitter Jack des yeux. Faire bonne impression. Pourtant, il pouvait dériver à n'importe quel moment. Sans nécessairement connaître d'accès de colère, Ian se pensait toujours plus fort et plus malin que les autres. Par ce qu'il avait vécu, par ses connaissances et compétences.

Aussi bien que Ian semblait aller, il avait une vie calme, certes mais sans pause. Il travaillait, sortait, marchait, courait... Finalement, il était rarement chez lui, ne restait jamais dans le silence. La ville, le boulot, le cinéma, le parc... Tous ces endroits passablement bruyants l'empêchaient en fait de réfléchir, d'avoir le temps de réfléchir. Alors Ian vivait et vivait encore, sans s'arrêter. Il dormait peu mais trop profondément pour rêver ou même cauchemarder. Il dormait, se réveillait, prenait son café et la journée recommençait. Au travail, il discutait avec les collègues, les conseillait, faisait sa ronde en sifflotant pour ne jamais se retrouver dans le silence.

A première vue, Ian allait très bien. Et c'était le cas. Il portait simplement des séquelles qu'il garderait à vie et qui ne guériraient probablement jamais totalement. La souffrance diminuerait mais la blessure serait toujours là. Elle lui rappelait chaque jour qui il était et ce qu'il avait accompli pour être là où il était. Ian sourit à nouveau et pinça les lèvres en acquiesçant.

– C'est chouette.

Il haussa les épaules.

– Le travail, la famille, la vie en général, tout va très bien, tout roule comme sur des roulettes. J'ai juste pris une contravention récemment parce que je me suis mal garé avec le van du boulot mais c'est pas non plus l'argent qui me manque vu que je le dépense pas, donc... Ce n'est qu'une formalité.

A nouveau, Ian ouvrit les mains, curieux.

– Alors, qu'est-ce que vous en dites ?
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Jack Elis
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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Mar 9 Juil - 23:05


    Jack à l’évocation de cette nièce plia le bras pour garder le coude posé sur l’accoudoir mais, sa main se posa sur son menton dans une pose, finalement, très « psy ». Ce fut la seule réaction qu’il eut et bien qu’elle pouvait paraitre des plus normales – ce n’était qu’un changement de position -, elle était cette réaction qui pouvait prouver, à qui le connaissait, qu’il avait tiqué sur quelque chose. Hella. 18 ans. La vie avait des façons amusantes d’amener des choses parce que, cette adolescente, non seulement il la connaissait mais, en plus, il l’avait en ligne de mire pour les damnés et voilà qu’aujourd’hui, c’était l’oncle d’Hella qu’il avait en face de lui. Un peu plus et il avait presque envie d’en sourire.

    Il écoutait toujours Ian mais, en plus, il réfléchissait à toute vitesse sur ce qui était intéressant de faire ou non. A Hella il avait glissé, jamais de manière directe, qu’elle serait mieux toute seule. Que, si elle avait trop peur de souffrir alors, elle devait s’éviter cette douleur. Ian, de son côté trouvait que ça avançait avec elle, ce qui, forcément n’arrangeait pas spécialement Jack. Isoler Hella était une bonne technique, cet oncle fraichement débarqué était un problème. Ian venait de finir par une question et Jack, reposant son avant-bras sur l’accoudoir prit une inspiration.

    _ Comprenez que pour faire un rapport, je vais avoir besoin d’un peu plus qu’un « ça roule comme sur des roulettes ».

    Il avait un très léger sourire sur les lèvres, rien d’agressif dans le timbre de sa voix, il expliquait simplement les choses. S’arrêter à ce genre de description n’avait rien de pro, sinon tout le monde se contenterait de dire ça  - ce que les gens faisaient souvent aux premières questions – juste pour ne pas avoir à répondre un peu plus.

    _ Dites-moi, Jack décroisa les jambes pour venir appuyer les deux coudes sur ses genoux en se penchant légèrement. Comment c’est passé votre négociation pour avoir vos dimanches, à votre travail ?

    Il avait dit, un peu plus tôt, avoir réussi avoir gain de cause avec ses collègues alors il était temps d’aller creuser un peu maintenant. Avoir un avis général c’était une bonne chose mais Jack ne pouvait pas se contenter de rester en surface.

    _ L’idée venait de vous, de vos collègues ?

    Le tout était de savoir comment ça se passait dans ce genre de moment et, dans l’hypothèse où ça n’avait pas été accepté facilement, comment il avait vécu les choses. Ian était, en apparence, quelqu’un de calme et de posé. Les traumatismes de guerres ne partaient jamais réellement mais des gens vivaient bien leur vie à côté. Et pendant que Jack posait ses questions, tout ce qu’il voulait savoir c’était si lui, il avait un avantage tactique à accepter ou refuser la validation de ce dossier.

    Ce n’était pas contre Ian en particulier mais, Jack voyait surtout cette nièce qu’il voulait recruter et si ça voulait dire que, pour ça, il devait e faire baver à Ian alors… Manque de chance pour l’ancien militaire, c’était quelque chose que Jack devrait faire. Mais ça demandait réflexion, le but était de faire en sorte de séparer et de stopper ces retrouvailles familiales, pas de les consolider.

    _ Est-ce que ça a été accordé sans trop de difficultés ou est-ce que vous avez du vous faire entendre ?
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Mer 10 Juil - 6:49

Bien sûr que non, ce n'était pas suffisant. Ian sourit en regardant ailleurs. Allait-il devoir remonter à nouveau toutes ces conneries ? L'idée même de devoir recommencer encore l'épuisait par avance mais il garda son calme et ouvrit les mains. Ian était encore conciliant.

– D'accord, alors qu'est-ce que je peux vous dire ?

Il pinça les lèvres et haussa les sourcils, attendant que Jack pose ses questions. Il était aussi transparent qu'un vase en verre alors n'importe quelle interrogation qu'avait le psy, il lui répondrait naturellement. Pourtant, Ian resta interdit et cligna des yeux. Comment ils avaient eu leur dimanche ? C'était une blague ? Ian se mit à réfléchir et chercha le rapport dans la discussion. Il se serait bien levé pour dire qu'il avait autre chose à faire que décrire la procédure pour avoir droit à leur dimanche. Ian secoua la tête et ouvrit à nouveau les mains.

– Quel est le rapport avec le reste ?

Mais il faisait mieux de se contenter de répondre sans réfléchir, ça valait mieux pour lui, et il aurait plus de chance d'en finir en étant docile, mignon, gentil. Un véritable bisounours ! Même quand Captain America avait son petit caractère, il obéissait tout de même aux ordres, n'est-ce-pas ? Ian inspira profondément pour soupirer et il acquiesça, abdiquant déjà. Il haussa les épaules.

– D'accord. On est une équipe d'hommes. Je veux dire qu'il y a un roulement, toute la semaine avec un planning prévu sur trois semaines selon quelle équipe fait quels horaires. On écope, nous, des horaires les plus pénibles car si certains sont en couples, aucun n'est père de famille donc... Pas d'obligations etc. J'ai même dans mon équipe un homme de plus de 60 ans. Dans les autres équipes, il y a des femmes, souvent des mères, plus ou moins jeunes, des hommes qui ont une famille. Bref, l'entreprise privilège l'esprit de famille, l'importance du foyer, et nous, on est l'équipe qui tourne le plus, le moins d'horaires fixes. Soit parce qu'on l'a choisi, soit parce que personne nous attend à la maison. Ca pourrait être déprimant vu d'ici mais en fait, on se plaît beaucoup dans nos horaires bizarres. La plupart du temps, il n'y a personne dans le bâtiment alors, même si on garde un oeil sur les moniteurs, on discute, on fait des jeux, on tire à pile ou face celui qui fait la ronde. On aime notre travail, on s'ennuie des fois un peu mais aujourd'hui, c'est un luxe l'ennui, non ?

Les mains ouvertes, il les joignit pour les frapper doucement entre elles puis il se racla la gorge avant de se gratter la lèvre supérieure pour continuer.

– Le soucis c'est que l'un de nous a appris qu'il allait être papa donc il a commencé à demander un changement d'équipe. Sauf que ça a été refusé. En ce qui me concernait, ça m'était égal, au début mais c'est vrai qu'avoir un jour de repos fixe dans la semaine, au moins sur les deux, c'était agréable. Alors au lieu de voir notre collègue démissionner, on a tenté autre chose. Le but était de garder nos horaires de fou, du moment que ça ne changeait pas au dernier moment sauf urgence et on avait notre dimanche. Autant vous dire qu'au début, ils nous ont ri au nez. Mais on a expliqué les raisons, on leur a proposé un roulement intelligent - on avait bien réfléchi notre plan, un patron ne veut jamais entendre de problèmes à régler, que des solutions applicables. On a même avancé qu'aucun d'entre nous n'était en retard ! Pas d'absence, on faisait bien notre boulot, on réagissait toujours aux appels pour remplacer un autre membre d'une autre équipe en dernière minute. Alors ils ont commencé à réfléchir et quand ça tardait un peu, on faisait une piqure de rappel... Et finalement, ils ont accepté ! Ca doit faire... un mois ou deux, je crois ? Notre chef de sécurité est sympa et compréhensif mais là-haut, c'est plus compliqué. Mais bon, on a réussi ! On a un bébé dans notre unité maintenant et ça, c'est cool.

Ian sourit en acquiesçant. C'est vrai que c'était sympa. Le premier bébé dans leur équipe, ils l'avaient fêté ! Ca rappelait seulement à l'ancien militaire qu'il aurait pu, à cette heure, être papa aussi s'il n'avait pas rompu. Peut-être aurait-il dû trouver une solution. Peut-être qu'aujourd'hui, c'était encore possible ? Non, ils avaient essayé deux fois, chaque fois ça s'était fini par un échec. Mais il avait changé encore depuis alors pourquoi pas ? Souriant un peu plus, Ian passa un pacte avec lui-même. Si Jack le validait, il irait voir Hayley. Sinon, ça voudrait dire qu'il n'était pas encore prêt.
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Jack Elis
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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Dim 21 Juil - 17:10


    Le rapport avec le reste ? Jack releva légèrement la main dans un mouvement demandant à Ian de continuer. Il avait ses raisons parce que c’était dans les choses qui pouvaient sembler anodines qu’on décelait des choses.  En même temps, Ian n’était pas chiant, il répondait assez volontiers aux questions, ce qui était une bonne chose pour lui. Et si, jusqu’à présent il s’était contenté d’expliquer les choses le plus brièvement possible, il s’étala un peu plus sur sa réponse pour cette fois, donnant pas mal d’explication. Jack n’avait pas eu de réaction quand Ian expliqua que, maintenant, l’ennui était devenu un luxe. Si la phrase était marquée par un point d’interrogation, Jack n’y répondit pas. Ce n’était pas son rôle et, de toute façon, ce n’était pas le genre de question qui demandait une réponse.

    _ Demander un changement d’équipe pour votre collègue n’était pas possible ?

    Ce que voulait savoir Jack c’était si demander un transfert était très compliqué dans leur entreprise ou si, « perdre » un élément d’un « équipe » était quelque chose de difficilement concevable. Parce que, dans ce deuxième cas, Jack trouvait qu’on pouvait y voir certaine similitude avec l’armée comme le fait de ne pas abandonner un compagnon sur le champ. Ça n’avait rien à voir dans les faits, ils n’étaient pas en guerre mais ce nouveau père faisait partit d’une équipe. Dans le monde du travail, les gens viennent, partent, ça fait partit des roulements presque normal. Mais eux, se battait, en quelque sorte pour garder cette personne dans leur équipe.

    Le mode de fonctionnement de la boite où bossait Ian n’était pas critiquable ou pas selon Jack parce qu’il ne connaissait pas cet endroit. Ce qu’il retenait, en plus du fait que cette demande avait été faite pour un membre de leur « équipe » - Terme qui sonnait presque militaire, dans le fond -, c’était le fait que Ian trouvait « cool » d’avoir un bébé dans l’unité. En fait, ce qui était intéressant c’est surtout le fait qu’il mentionne ce fait et qu’il finisse sur ça alors qu’à la base, les questions ne portaient que sur la demande qu’ils avaient faites pour avoir tous leurs dimanches. Dans son nouveau boulot, il y avait des naissances. Dans son ancien, il y avait des morts.

    _ Un collègue qui a un enfant, vous qui retrouvez votre nièce.

    Doucement, on arrivait à l’armée, aux pertes qu’il avait eues : son frère, son ami. Parce que c’était ça qu’il était important de savoir : est-ce que Ian ne faisait pas un semblant de transfert, compenser des pertes par la trouvaille d’une nièce. Remplacer ces personnes qui occupaient probablement une place importante dans sa vie, par une autre et combler quelque chose. En tant que psy, Jack ne voulait pas que ce genre de chose soit présent. En tant que personne… Ça serait un gros avantage pour lui dans son envie de récupérer Hella. Retourner l’adolescente contre cet oncle en lui faisant comprendre qu’elle n’était qu’un transfert serait une arme à ne pas négliger. Jack décroisa à nouveau les jambes pour écartées un peu les mains en reposant son regard sur Ian.

    _ Comment vous ressentez tout ça ?

    Le pire c’est que c’est les questions qu’il aurait posé, même sans avoir un enjeu derrière. Mais là, il devait avouer que les réponses l’intéressaient particulièrement même si Jack restait sans la moindre expression particulière. Il était psy, pas confident, on ne lui demandait pas de compatir ou non avec un patient mais de rester le plus neutre possible.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Lun 22 Juil - 9:06

– Personne ne voulait échanger avec ses horaires. Et de toute façon, il n'a même pas émis l'idée de changer d'équipe. C'est peut-être un peu exagéré mais on forme une sorte de minuscule famille dans nos shifts un peu bizarres. Entre bizarromen, on se retrouvent, on va dire.

Ian sourit et croisa les doigts les uns dans les autres en s'appuyant sur ses genoux. Comment il ressentait tout ça ? Voilà une question qui lui semblait bien plus pertinente. Il prit le temps de réfléchir, de faire le point sur sa vie actuelle. Il n'était pas encore au bout de ses peines avec Hella mais il était très confiant. Quant au reste, il n'aurait su demander mieux. Il haussa les épaules légèrement et pinça les lèvres à la réflexion avant de porter son regard sur Jack.

– Je suis heureux. Je veux dire, j'ai tout ce que je veux. J'ai un job simple qui paye pas de mine où je risque pas ma peau jour après jour, j'ai enfin retrouvé ma nièce et elle a du caractère, je peux pas la renier ! Non, vraiment, à l'heure actuelle, je n'ai plus rien à demander ! Je suis content.

Ce n'était pas tout à fait exactement correct. A dire vrai, il était encore hanté toutes les nuits mais quoiqu'il arrive, il devrait s'en accommoder jusqu'à la fin de ses jours, de toute façon alors autant s'y faire maintenant ! Et enfin, concernant une possible petite amie, il n'était pas pressé. Sa nièce passait en priorité. Il espérait bien qu'elle l'aiderait à choisir la bonne ! Elle pourrait être son... Anti-mauvaises relations ! Son radar à folledingues ! Et lui il pèterait le nez à quiconque tenterait de l'approcher de trop près avec de mauvaises intentions. Il était plutôt doué à ce flair-là, d'ailleurs. S'il pouvait deviner les pensées de Jack, on était en droit de se demander combien de temps il garderait son joli visage de mannequin, le psy.

Maintenant que Ian avait retrouvé sa nièce, elle était dans son cercle de protection rapprochée avec sa mère, son père et le personnel de son entreprise. Peut-être pas tous, mais son équipe et certaines personnes des autres unités. Surtout des femmes. Même son ex, il se donnait un droit de regard sur elle et ses fréquentations. Il était toujours proche d'elle. Il savait aussi qu'elle avait eu quelqu'un depuis mais il avait l'air d'un mec bien alors Ian n'avait pas trop montré les dents. D'autant que c'était déjà fini. Et ça aussi, il l'avait prédit.

Ian n'était même pas quelqu'un de violent. Il avait des humeurs, tout au plus. Mais il y avait en lui une forte part de violence qui était assez profondément dissimulée, il fallait creuser pour l'atteindre, mais pour quelqu'un qui n'essayerait pas, qui tenterait directement de toucher à sa nièce ou à ces personnes très proches, pas besoin de creuser... Il y avait un piège et la chute était raide. En d'autres termes, sur certains points, Ian ne s'octroyait aucune patience et agissait avant de réfléchir.

– Et vous ?

Question légitime, non ? Comment le ressentait-il ? C'était bon ? Il était libre ? Il pouvait rentrer chez lui avec un joli papier qui dit qu'on a plus besoin de revenir ?
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Jack Elis
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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Sam 27 Juil - 16:19


    Il y avait des petites choses que Jack notait mentalement, comme le fait qu’il n’avait pas été envisagé de faire un changement d’équipe. Garder l’équipe en état, protéger ses membres, se « battre » pour eux. Il n’était pas question d’arme, de champ de bataille dans un pays étranger mais, c’était un esprit d’équipe. Il avait quitté l’armé pour se retrouver avec des similitudes sans, comme il le disait, le fait de risquer sa peau jour après jour. En soi, cela n’avait rien de mauvais, c’était même plutôt normal, un boulot un peu sur mesure pour des anciens militaires qui avaient besoin de retrouver certaines attaches tout en évitant les côtés dangereux entrainant bien souvent blessure ou mort. Le recyclage de Ian était donc tout à fait légitime, ne posant pas de réel problème à Jack sur ce point-là.

    Il était même appréciable – Si Jack avait pu ressentir ce genre de chose – de voir l’homme réfléchir à sa prochaine réponse, de ne pas sortir quelque chose qui serait d’un banal en espérant avoir la bonne réponse. Mais réfléchir impliquait aussi songer à ce qu’on allait dire ou, justement, ce qu’on n’allait pas dire. Jack, de son côté, se demandait à quel point Ian connaissait sa nièce, est-ce qu’il savait qu’elle était mutante ? Est-ce qu’il connaissait son parcours ? Savait-il seulement qu’elle voyait aussi un psy ? Jack n’avait rien de devin en connaissant toutes ces petites choses d’Hella, il était simplement son psy.

    Jack restait toujours aussi impassible, sans même avoir à se forcer – un des côté qu’il aurait pu apprécier dans son boulot, ne pas avoir à faire semblant – il en demeurait toute fois attentif. Comme le fait que Ian explique qu’Hella avait du caractère. Aux dernières nouvelles, elle n’avait pas que ça, elle avait même la ferme volonté d’éloigner son oncle d’elle mais, à écouter Ian, ce n’était pas tellement le cas. Est-ce qu’Hella avait changé d’avis, ou est-ce que c’était lui qui minimisait les problèmes que pouvaient apporter cette nouvelle relation ?

    Ian était heureux, à l’écouter, tout ce qu’un psy rêverait d’entendre de la bouche de l’un de ses patients. Mais jack était loin d’avoir fini, il n’avait fait que survoler les choses, sans gratter. Ce qui, forcément allait finir par arriver. Quel genre de psy serait-il s’il ne faisait pas ça ? Alors quand Ian lui retourna une question, Jack laissa passer un léger sourire, un peu désolé pour lui faire comprendre qu’il n’avait pas encore tout ce qu’il voulait. Il se redressa un peu et alla planter son regard sur Ian.

    _ Tout tourne autour de la famille pour vous, vos collègues que vous désignez un peu comme ça, cette nièce que vous retrouvez. Et aussi de la sécurité que peut apporter votre travail. Il balança légèrement une main pour accompagner sa question. Est-ce que tout cela est une envie de votre part, la vie que vous avez envie ou est-ce que c’est juste une sorte de transfert pour les pertes que vous avez eu. Reconstruire une famille loin de tout danger pour que ce soit plus facile pour vous de les protéger.

    Sous-entendu : contrairement à ce que vous avez été capable de faire quand vous étiez à l’armée concernant votre frère, votre meilleur ami et d’autres personne dans votre unité. C’était la particularité de Jack, ne pas dire les choses mais en dire d’autres qui voulaient dire la même chose au final. Comme avec Hella à qui il n’avait jamais dit ouvertement de s’isoler mais, c’est ce qu’elle comprenait en pensant analyser ça toute seule.

    Le but pour jack était de creuser un peu plus maintenant, en venir à cette période où Ian était à la guerre. Hella ou pas, il en serait venu au même point à un moment donné. Mais il devait avouer qu’Hella pouvait être un argument de choix et il avait envie de voir comment Ian pouvait réagir vis-à-vis d’elle, vis-à-vis de son frère et de son meilleur ami qu’il n’avait pas su protéger.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Sam 27 Juil - 18:24

Ian souriait. Il était content, il sentait qu'il répondait comme il fallait, où il fallait et à ce qu'il fallait. Bref, un bon parcourt qui le conduirait vite en dehors de cette salle. Mais l'expression de Jack - si on peut l'appeler comme ça - lui fit perdre sa "bonne humeur" ou du moins, son semblant de bonne humeur. Quoi encore ? Jack allait-il creuser encore longtemps ? Est-ce qu'on attendait de lui qu'il ne ressente vraiment plus rien face à son passé ? Personne ne voulait comprendre qu'il devait cesser d'y penser pour avancer ? Bon sang, même un psy n'était pas capable de comprendre ça ? Cela faisait 3 ans que tout ça remuait encore et encore, d'abord tous les jours, puis toutes les semaines qui sont devenues des mois ! A la question de Jack, Ian avait perdu son sourire et l'écoutait comme s'il commençait à s'impatienter. Il se frotta l'arrête du nez, un bras pendant sur le genou.  

– Je comprends pas… Vous voulez savoir si je cherche à reproduire le monde parfait qui aurait dû être dans un environnement stable ? C'est quoi le fond de la question ? Si vous vous attendez à ce que je protège ma nièce pour me pardonner de ne pas avoir pu protéger mon frère, vous faites erreur. C'est comme ça, voilà tout ! Je suis comme ça. Je protège les gens que j'aime. Je partage la vie de mes collègues depuis deux ans, maintenant, je ne vais pas les considérer comme s'ils ne valaient rien à mes yeux ! Je ne fais pas de transfert Docteur Johnson, ce n'est pas non plus une envie toute simple ! J'ai appris par l'expérience qu'on ne peut rien prévoir à l'avance. Je prends la vie comme elle vient, c'est tout. Je protège ceux que j'aime. parfois j'échoue, parfois je réussis. Elle a 18 ans, ma nièce et elle a traversé le triple des épreuves que j'ai pu connaître dans ma vie avec le double de son âge. Bien sûr que j'ai envie de la protéger ! Bien sûr que j'ai envie de me racheter des erreurs de mon frère mais n'est-ce pas un sentiment normal ?!  

Ian grimaça en ouvrant les mains. Petit malin le psy mais l'ancien soldat savait où on voulait l'amener. Il n'en était pas à sa première consultation, ni à sa première analyse d'autrui. Et il ne laisserait pas Jack lui faire dire ce qu'il n'avait pas envie de dire. Il secoua la tête et haussa les épaules avant de reprendre.  

– Qu'est-ce que vous attendez que je vous dise ? Que je me sens coupable ? Pour ma nièce ? Non. Pour mon frère ? Oui. Quant au reste, bon sang, est-ce que vous avez déjà tué quelqu'un, docteur Johnson ? Quelqu'un est-il mort par votre faute ? J'en sais rien et je doute que vous me le disiez mais quoi qu'il en soit, c'est quelque chose, vous apprenez à vivre avec, point final. C'est une partie de moi, ça fera toujours partie de moi. Mais si c'est mon avis sur la question que vous voulez alors sachez que je vais bien. C'était ma faute, pour tout, je l'accepte, je l'assume, on ne change pas l'histoire, on ne revient pas sur le passé et ne comptez pas sur moi pour vivre en sépia. Cette vie est derrière moi. Je ne suis plus un soldat et je ne repartirai plus là-bas, j'ai fait mon temps. Tout ce que je veux maintenant… C'est aller au cinéma avec ma nièce, boire des bières avec mes collègues, visiter mes parents certains WE de congés, me disputer avec mon ex copine et ne plus venir parler à un type qui n'a absolument aucune idée de ce que j'ai pu traverser ni de comment régler ces problèmes là.  

Ian haussa les sourcils et ouvrit les mains. Voilà, il avait tout dit. Il mettait presque au défi Jack de trouver quelque chose d'anormal dans leur conversation. Ca n'avait pas d'importance, Ian n'avait rien à cacher ! Cependant, il regrettait déjà sa manoeuvre. Il avait répondu sur la défensive, ce qui était par défaut une erreur. Jack l'épargnerait-il sur la question ? Sûrement pas. Les psy avaient cette tendance à tout savoir, tout connaître mieux que tout le monde. Pourquoi serait-ce différent avec Ian, après tout ? Il soupira.  

– Ecoutez, si vous voulez, comme les autres, essayer de me réparer ou je sais pas quoi, laissez tomber. Il n'y a plus rien à réparer et j'ai pas envie qu'on croit qu'il y a quelque chose à réparer. Je suis pas un robot, les soldats ne sont pas des robots. J'ai juste envie d'avoir une vie normale. Et vos dons de psy ne marcheront que si vous me laissez sortir d'ici… Avec votre signature sur le papier. Je suis pas suicidaire, j'ai pas envie de sauter d'un immeuble.  

Devait-il parler de cette… vision qu'il avait eue quelques jours plus tôt en ville ? Cette impression d'avoir été à nouveau sur le terrain, la façon dont il avait sauté sur l'enfant pour le protéger de la voiture et comment il avait couru vers Meggan quand il l'avait vue tomber. Certainement que non. Ian ne parlerait pas de ça à son psy. Il y avait suffisamment réfléchit par lui-même ! Pas besoin d'un mec avec un diplôme pour ça. Il vivrait toujours avec la guerre en lui. Personne ne sortait d'autant d'années de guerre, indemne.
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Jack Elis
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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Dim 28 Juil - 5:56


    Selon jack, bien que cela ne se voyait pas, ils étaient sur la bonne voie. La perte de sourire de Ian, des petits signes d’impatience. Dans le fond, et si Jack devait être parfaitement objectif, oui, tout était normal. Il ne demandait pas à Ian de ne plus penser à ce qui s’est passé sur le champ de bataille, de nombreux cas avaient déjà prouvé que c’était impossible. Il ne trouvait pas non plus étrange de vouloir racheter les erreurs de son frère en ce qui pouvait concerner l’adolescente, sa nièce.  C’était des réactions normales, complètement humaines – le genre de réactions que lui n’aurait pas – et Ian ne pouvait pas en être blâmé. Mais il était l’oncle d’Hella, celle que Jack cherchait à isoler alors, il fallait bien qu’il aille chercher la petite bête, vous comprenez ?

    Évidemment que jack ne lui dirait rien, il ne laissa même rien passer sur son visage mais, non, ils ne pouvaient pas se comprendre. Il avait déjà tué, il avait déjà été responsable de la mort de quelques personnes. Mais à aucun moment, AUCUN, Jack ne s’était sentit coupable de quoique ce soit, jamais ça ne l’avait empêché de dormir. C’est quelque chose qu’il vivait bien, la vie humaine n’ayant que peu d’intérêt pour lui. Mais ce n’était pas sa psychanalyse, ce n’était pas lui qui avait besoin d’une signature sur un bout de papier pour sortir de ses séances imposées par l’armée. Le laissant finir, dire tout ce qu’il avait à dire, Jack l’écouta avant de finir par se pencher légèrement en avant, le coude appuyer sur son genou et le menton posé dans le creux de la main. Un court instant, il resta sans rien dire, avant de redressé la tête pour se concentrer sur Ian.

    _ Au moins, on est d’accord sur un point : je ne repars pas les gens. Il fit une légère moue avant de hausser les épaules. Je les aide en général mais, notre cas est un peu différent puisqu’il s’agit de voir votre évolution.  

    L’approche était plus que différente étant donné que Ian ne venait pas parce qu’il le voulait mais parce qu’il le devait. La seule chose qu’il attendait de cet entretien était une signature. Rien de comparable avec une séance normale. Alors, ouais, son rôle était de le mettre sur la défensive, de le repousser dans ses retranchements, de voir comment il y réagissait. Il n’avait jamais été question de faire ami /ami dans l’espoir d’avoir des confidences, ça n’arrivait pratiquement jamais dans ce genre de situation.

    _ Ce que je veux savoir c’est comment vous pourriez réagir si, finalement, vous êtes incapable de protéger votre nièce, si vous échouez comme ça été votre cas pour votre frère, pour votre ami ?

    Jack n’estimait pas que Ian avait particulière échoué dans son rôle avec son frère et son meilleur ami. C’était la guerre, il y a des pertes. Les gens se sentent responsables, c’est humain mais ce n’est pas pour ça que c’était réellement de leur faute. Le syndrome du survivant. Mais le fait de parler d’échec était parfaitement voulu pour Jack, parce qu’il voulait voir comment Ian réagissait quand, quelque part, on l’accusait de ne pas avoir su protéger ses proches et son équipe.  D’ailleurs, c’est en secouant la tête, l’air de ne pas comprendre quelque chose que Jack fini par s’appuyer à nouveau dans le fond de son fauteuil.

    _ D’ailleurs. Le coude sur l’accoudoir, le bout de ses doigts vinrent se poser contre son menton. Si votre nièce a su se débrouiller jusqu’à maintenant – ce qui semble être le cas vu qu’elle a du caractère, selon vos dires et que vous l’avez retrouvez – qu’est-ce qui vous fait penser qu’elle a besoin de vous. Quelle protection elle pourrait bien avoir besoin alors que ça fait quoi ? 18 ans, c’est ça ? 18 ans qu’elle se débrouille sans vous. J’ai bien compris que vous étiez comme ça, que vous aviez besoin de protéger les gens qui vous sont proches mais, si eux ne le veulent pas ? Par exemple, vous avez dit avoir eu un démarrage laborieux avec elle, est-ce qu’il vous est venu à l’esprit qu’elle n’avait pas envie de vous, qu’elle n’avait pas besoin de votre présence ou de votre protection ? Si c’était le cas est-ce que vous auriez seulement laissé tomber ou est-ce que vous auriez insisté jusqu’à ce qu’elle cède ?

    Ce qui serait revenu à ne pas vraiment lui laisser le choix, de faire passer son besoin de protection en premier lieu. Pour avoir vu la nièce en question, pour l’avoir écouté, il savait très bien que rien n’était facile avec elle, qu’elle l’avait rejeté dans un premier temps. Ian avait au moins le mérite de s’accrocher quand on voyait l’adolescente, là, le but et de l’amener à se demander si, à trop insister, il ne lui avait pas un peu trop forcé la main.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Mer 31 Juil - 21:25

La séance commençait à prendre une tournure que Ian n'aimait pas du tout. Il se sentit de plus en plus pris au piège et serra les dents. Comment ça "incapable de protéger sa nièce". D'où lui venait cette question ? Quel rapport avec le reste, bon sang ! Et la mention de son frère, de son meilleur ami ? Un voile rouge passa dans ses yeux. Il le provoquait, c'était évident, Jack testait sa réaction et il ne le laisserait pas gagner. Comment osait-il l'affronter sur ce terrain ? Ian prit une profonde inspiration pour ne pas se faire avoir mais il se redressa, le menton levé, sans repartir dans le fond du fauteuil. Il était temps que cet entretient se termine. Il le laissa parler. Encore et encore. Comme s'il ne se reprochait pas la mort de son frère. Son meilleur ami avait été une perte tragique. Mais son frère, il aurait pu l'éviter, oui. Avec une extraction d'urgence, l'imprudence de Ian leur avait coûté la vie à tous, pas uniquement à son frère. Mais tout le monde y passait. Son frère, son meilleur ami, sa nièce... Quand en viendrait-il à ses parents ? A son ex ? Bientôt, il devrait s'inventer une petite soeur ou parler des enfants grandis de son meilleur ami qui le considéraient comme leur oncle. Comme ça, Jack aurait bien de quoi retourner le couteau dans la plaie.

Ian renifla en croisant les doigts sur ses genoux. Sa voix s'était faite grave. S'il ne dérapait pas, il y avait toutefois du changement dans son comportement. Il était plus droit, plus froid, plus crispé. Sans provoquer Jack, c'était pourtant tous les signes qu'il était à deux doigts. Mais Ian était bien trop posé et calme pour ça, bien trop patient aussi. Non, il se savait testé, il lui en fallait plus que ça pour être pris au piège.

_ Bien sûr qu'elle s'en est sortie sans moi. Bien sûr qu'elle n'avait pas besoin de moi quand je suis venu frapper à sa porte. Bien sûr qu'elle n'avait pas envie de moi quand j'ai fait irruption dans sa vie "Salut, je suis ton oncle, le frère du père qui t'a abandonnée à la naissance". Qu'est-ce que vous croyez, que je me prends pour Captain America avec elle ? Je viens pas la sauver, je viens lui rendre ce qui lui appartient, ce qu'elle aurait dû avoir depuis la naissance. Quelqu'un sur qui compter. Et j'ai insisté jusqu'à ce qu'elle cède. Et quand elle m'a laissé parler et en placer une, alors elle a pu comprendre la véritable raison de ma présence. Alors on a parlé. Parce que c'est comme ça que ça marche : les gens communiquent entre eux. C'est un oiseau blessé, je suis pas là pour réparer l'irréparable mais pour lui dire qu'un jour, ça ira mieux.

Ian grimaça et ouvrit une main en secouant la tête. Il était assez affecté par les insinuations du psy. Celui-ci semblait chercher quelque chose et Ian commençait à se demander s'il trouverait de quoi il s'agissait avant qu'il ne prononce les mots qu'il voulait entendre pour le condamner à continuer ces séances. Et puis... il insistait vraiment sur Hella... Pourquoi ?

_ Qu'est-ce que vous sous entendez ? Que je l'ai forcée ? Que je ne lui ai pas donné le choix ? Je ne suis pas stupide, si j'avais vu ne serai-ce qu'une fraction de seconde que c'était peine perdue, je ne serais même pas revenu la première fois qu'elle m'a mis à la porte de chez elle. Et puis je n'ai pas été le seul. Son copain lui a parlé et l'a convaincue de me donner une chance. C'est tout ce dont j'avais besoin. 18 ans, c'est jeune... Elle en a au moins encore 80, dont 70 à peu près où je peux être là à ses côtés. C'est quoi 18 ans de merde dans une vie quand il en reste tant derrière pour vivre autre chose, mmhh ?

Ian haussa les sourcils. La phrase n'était pas vraiment sortie comme il l'avait voulu. Mais sans pour autant réparer les erreurs de son frère, il pouvait donner une meilleure vie à Hella. Il n'était peut-être pas Captain America... Mais il était son oncle. C'était son devoir de veiller sur elle.
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Jack Elis
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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Mer 31 Juil - 23:49


    Jack ne ferait pas l’offense de sourire, bien que provoquant comme réaction, ce n’était pas très « pro ». Bien évidemment que ça l’arrangerait – quoique ça restait encore à voir – de voir Ian s’énerver mais, si ça devait être le cas, Jack devait aussi rester dans le rang, ne rien faire qu’il ne puisse pas justifier de manière professionnelle. Alors, c’est toujours sans la moindre expression visible que Jack écouta Ian qui, bien que calme, montrait quelques signes de retenu. Le truc, quand on est psy, c’est que quoique fasse le patient, ça pouvait toujours se retourner contre lui. Ian se serait énervé, jack aurait dit qu’il n’était pas apte à être lâché dans la nature, trop nerveux. Il se retenait, il pouvait tout aussi bien dire de ne pas le lâcher parce que, justement, il se retenait et que ça faisait de lui une cocotte-minute qui se retenait, se retenait et qui, un jour, péterait un câble. Quoiqu’il dise, quoi qu’il fasse, c’était Jack qui donnerait sa signature ou non alors, dans le fond, ça n’avait pas la moindre importance.

    _ Je ne sous entends rien, je veux juste que vous vous posiez la question de savoir si, oui ou non, vous lui avez vraiment laissé le choix. C’est vous qui parlez de début difficile, du fait qu’elle vous a claquez la porte au nez. Et si vous parlez de la « première fois » où elle l’a fait, c’est qu’il y a sûrement eut d’autres fois. Dans ce genre de situation il serait normal d’avoir cette fraction de seconde ou on se dit que c’est peine perdue.

    Oui il reprenait les mots de Ian pour bien montrer qu’il n’inventait rien. Elle l’avait rejeté et, alors qu’il avait qu’il aurait laissé tomber si elle ne voulait pas de lui, il avait trouvé le moyen d’insister. Alors, oui, Jack, en tant que psy, voulait que Ian se demande si, effectivement, il ne lui avait pas un peu forcé la main. A aucun moment jack ne disait que c’était une mauvaise chose – ca l’était pour lui, personnellement, parce qu’il voulait isoler l’adolescente – il y a des fois où c’était même nécessaire. Et alors que Jack n’insinuait pas que c’était mauvais d’insister auprès de cette nièce, Ian, de son côté se mettait sur la défensive. On en revenait donc au point de départ, est-ce qu’il avait quelque chose à se reprocher ?

    _ A aucun moment je n’aies dit qu’insister était une mauvaise chose, dans certaines circonstances, ça peut même être bénéfique. Mais, de votre côté, on dirait que vous cherchez à vous justifier de l’avoir fait. Dire que oui, vous auriez laissé tomber si elle n’avait pas voulu aurait largement suffit.

    Mais il se justifiait, il utilisait même un ami d’Hella pour prouver qu’il avait bien fait, qu’il n’était pas le seul à penser qu’insister un peu serait pour son bien à elle. Sérieusement, en tant que psy, il ne pouvait pas passer à côté de ce comportement. Comme le fait qu’il était parfaitement conscient que Ian n’avait absolument pas répondu à la première question posée.

    _ Et je vais forcément revenir sur cette question qui n’a pas eu de réponse. Comment pensez-vous réagir, si vous êtes incapable de la protéger ? Si, il lui arrive quelque chose.

    C’était probablement la question la plus importante, pas forcément pour lui mais, pour son boulot. Ian pouvait se sentir coupable de perte, comment il en viendrait à réagir, une fois lâché dans la nature, si ian perdait à nouveau quelqu’un qui lui était proche. Il parlait d’Hella parce qu’elle avait l’air d’avoir une importance particulière pour lui mais, en réalité, il aurait tout aussi bien parler de ses collègues de travail, de cette équipe avec qui il s’était arrangé pour avoir un jour de repos fixe afin de facilité un peu la vie à l’un de ses collègues.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Jeu 1 Aoû - 9:16

Très bien, Jack avait décidé d'être le pire psy de la planète. Ian le détestait déjà. Non mais regarde-le avec son air suffisant de tout savoir mieux que tout le monde. Les pays précédents n'avaient pas autant cherché à provoquer des réactions là où il n'y avait pas besoin d'en avoir. Ian regarda sa montre, il commençait à trouver le temps long. Il releva les yeux sur Jack et retint un soupir d'ennui. Ca tournait au ridicule ces questions sur sa nièce. Pourquoi en avait-il parlé en premier lieu ? Encore une fois, il aurait mieux fait de fermer sa gueule comme il en avait eu l'idée la première fois. Ok, donnons lui ce qu'il voulait, ce macaque.

– Oui, j'ai déjà pensé une ou deux fois que c'était peine perdue. Ca ne m'a pas découragé pour autant, il m'en faut plus que ça pour me dissuader. Ses réactions étaient totalement légitimes, de plus. Je vous l'ai dit… Bien sûr qu'elle n'avait pas besoin de moi. Elle n'a toujours pas besoin de moi, d'ailleurs. Mais mon frère lui a tourné le dos une fois. Je ne ferai pas comme lui, c'est tout. Et elle le sait. Et je ne me justifie de rien, je n'ai même pas à me justifier mais vous me posez une question, j'essaye de vous répondre le plus clairement possible. Ce ne sont pas des questions qui se répondent par un simple oui ou un simple non, docteur Johnson.

Ian avait terminé de sourire, il était de marbre à présent, regardait son psy mais ne souriait plus, bougeait à peine. Il était entré dans une sorte de phase "militaire", il écoutait les ordres et tentait d'y répondre autant que possible, non sans une pointe d'insubordination parce que oui, il se sentait le besoin de se justifier, à croire que Jack l'accusait de quelque chose, mais allez savoir quoi. Seulement, à sa dernière question, Ian aurait voulu pouffer de rire comme si Jack se foutait de lui ouvertement. Au lieu de ça, il le dévisagea sans rien dire. Il croyait quoi ce petit morveux ? Non, sincèrement, qu'est-ce qu'il attendait de lui réellement en posant ces questions ? Selon Ian, elles étaient particulièrement stupides ou loin d'être innocentes. En d'autres termes, Jack cherchait à lui faire dire quelque chose et Ian ne trouvait toujours pas quoi. D'une façon claire, nette et précise, Ian reprit en inspirant profondément.

– Il n'y a pas de raison que j'échoue à protéger ma nièce.

C'était ce qu'il pensait sincèrement. Il ne laisserait personne toucher à un de ses cheveux. Pas parce qu'il avait perdu son meilleur ami, pas parce qu'il avait perdu son frère, pas parce qu'il avait perdu son amie au Brésil. Simplement parce qu'il avait dit qu'il ferait attention à elle, qu'il serait là pour elle. Ian était un homme de parole. Des personnes disparues ou non, ça n'avait aucune incidence sur son comportement avec Hella. Au début, oui. Mais maintenant qu'il avait tissé des liens personnels avec elle, Ian n'avait plus besoin de son frère comme excuse. Il avait été le prétexte qui l'avait conduit à Hella. Aujourd'hui, elle était plus sa nièce que la fille illégitime de Reese. Alors, non, il était impossible qu'il ne puisse pas la protéger. Ian aurait défié le premier qui tenterait de s'en prendre à elle ou de se mettre en travers de son chemin, mais il songea que c'était quelque chose qu'il valait mieux éviter auprès de son psy, pas vrai ? Celui-ci aurait pu y voir de l'agressivité. En fait, Ian sentit qu'à la moindre erreur… Jack le mettrait sur le carreau. Il sentit une boule dans sa poitrine et son coeur rata un battement quand il se rendit compte à quel point, pour une fois, il avait un psy en face de lui qui était sacrément capable de ne PAS mettre cette signature. Il se sentait au piège et sa respiration se fit plus profonde. Non pas qu'il était sur le point de se lever pour faire la fête à ce mec… Mais en tout cas, ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Il le défiait presque du regard. Quoi qu'il réponde à sa question, Ian serait "en tort". Personne ne peut réagir de la bonne façon quand on perd un être cher. Qu'elle ait eu besoin de protection ou qu'il lui arrive un accident des plus domestiques. Mais on était à New York et c'était une mutante. Elle avait 75% de chances de plus qu'il lui arrive quelque chose hors accident ménager. Donc, autant de pourcentage de chance qu'il avait de devoir la protéger d'un événement extérieur qu'il peut voir venir ou anticiper.
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Jack Elis
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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Lun 19 Aoû - 21:49


    C’était assez marrant en fait, parce que Ian avait été le premier à dire qu’il aurait lâché l’affaire tout de suite, avec sa nièce, si celle-ci lui montrait que c’était peine perdu. Et maintenant, il disait avoir eu cette impression une ou deux fois mais qu’il avait continué d’insister. Discours contradictoire. Dans le fond ça n’avait pas la moindre importance, c’était même parfaitement humain mais, dans la situation actuelle, ça prenait tout son sens pour Jack. Il avait besoin d’isoler cette gamine et si ça devait passer par le refus de signer ce fichu papier, pour Ian, alors ça ne lui posait pas le moindre problème éthique. Son rapport dirait que Ian, bien que prouvant une certaine capacité à retrouver la vie civile, se trouve être encore fragile psychologiquement sur certains points, comme un besoin compulsif de se faire accepter par sa nièce – une annotation serait posé là disant : besoin de compenser la perte de son frère ? -, il parlerait également de cette « mission » de protection que Ian se met, virant presque à l’obsession pouvant créer des débordements. Et une autre annotation : n’envisage même pas l’échec d’une protection, quelle sera sa réaction en cas d’échec ?

    Jack se pinça les lèvres, au moment où Ian expliqua qu’il n’y avait de raison qu’il échoue dans son rôle. Pas qu’il mettait ses paroles en doute mais, honnêtement, on ne pouvait pas être assuré de protéger quelqu’un à ce point-là, à moins de l’enfermer au fond d’une cave. Tiens, peut-être même que ça pouvait être une idée. Laisser Ian sortir d’ici, laisser passer un peu de temps, puis faire enlever Hella avec une personne ayant la carrure de Ian, envoyer toutes les preuves vers ce type, faire appel à la police qui retrouvera Hella, lui expliquera que son oncle, dans un excès de folie et d’envie de la protéger, l’a enfermé. De cette manière, c’était presque certain, Ian ne serait plus un problème dans le plan que Jack avait pour Hella. Définitivement, cette idée lui plaisait. Bon, il avait le temps d’y réfléchir ou de trouver d’autres idées pour séparer les deux individus, Jack ne manquait pas d’imagination pour ce genre de chose.

    _ Très bien. Jack tendit la main vers son bureau pour attraper un dossier. Apparemment vous être pressé, vu que vous regardez votre montre alors, je ne vais pas vous garder plus longtemps. J’ai assez d’éléments pour rendre un rapport à qui de droit.

    Le temps qui était censé être accordé à Ian n’était pas fini, Jack en avait pleinement conscience. Et bien qu’il disait que c’était fini, il avait une autre idée en tête, une sorte de dernier test à faire passer à Ian avant de réellement faire une conclusion sur ce patient. Une autre réaction à voir et à mettre à l’épreuve. Le dossier posé sur ses genoux, Jack croisa ses doigts entre eux pour les poser sous son menton, son regard fixé sur Ian.

    _ Je ne signerais pas votre papier. Il haussa les épaules, comme si c’était une fatalité. Je pourrais passer le prochain quart d’heure à vous expliquer pourquoi mais, je pense que ça serait une perte de temps. Vous pouvez aussi contester cette décision, qui est la mienne, et demander un autre avis mais, autant vous dire, qu’à moins d’une réelle bonne raison, un psy contredit rarement les conclusions d’un de ses collègues.

    Et pour le coup, Jack avait un air hautain et sûr de lui, comme si Ian n’avait pas la moindre importance, qu’il n’était qu’un nuisible qui n’avait rien à faire dans la sphère de Jack qui, lui, valait beaucoup mieux que c’est ancien militaire. Il ne valait même pas la peine de donner des explications, comme si Ian serait incapable de les comprendre. Jack, par ses paroles, s’autorisait tous les droits, se mettant en haut d’une marche que Ian ne pouvait pas atteindre, sans même lui donner une chance de pouvoir contester quoique ce soit. C’était Jack qui décidait, point final !

    En réalité, Jack agissait de cette manière pour une raison bien précise : voir la réaction de Ian. Bien évidemment qu’il lui donnerait des explications, il n’était pas psy juste pour le décor, il savait quand même ce qu’il faisait. Mais, il voulait aussi pousser un peu cet ancien militaire, y trouver des failles si elles existaient avant de pouvoir faire son rapport, donner sa signature ou pas, même si il y avait de grandes chances qu’il ne le fasse pas réellement. Jack finit par balancer une main.

    _ Vous pouvez y aller.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Mar 20 Aoû - 19:37

Si Ian avait eu ne serait-ce qu'une piste minime de ce à quoi Jack pensait ? De fortes chances que le puy n'aurait pas survécu pour s'en souvenir. Néanmoins, Ian n'était pas stupide et il sentait quelque chose. Il ne savait pas quoi, il ne savait pas comment mais il savait. Quelque chose n'allait pas. Le regard de Jack, de par son manque d'expression, était inquiétant. Le psy était doué, un bon analyste, c'était même un bon psy. Mais Ian connaissait le danger, peut-être mieux que lui, d'ailleurs. Et de ce fait, il avait développé un radar. Sans pouvoir peindre une image et y écrire des mots, il sentait une anomalie, une incohérence. Pourquoi un psy refuserait de signer un papier et de le laisser partir trois ans après qu'il soit rentré d'Afghanistan ? Ca n'a pas de sens, pour Ian, il n'avait pas fait de fautes. Même Jack le disait. Alors… Quoi ? La nouvelle tombée, Ian serra les fesses mais il ne réagit pas. Il se contenta de fixer son psy de la même manière, sans expression. Ce même manque d'expression qui, finalement, voulait tout dire. Jack ne s'en foutait pas, pas plus que Ian. Mais ce dernier tenait à sa liberté. En d'autres temps et d'autres mots, il aurait plaqué l'homme contre un mur, sa main autour de sa gorge et il lui aurait soufflé au nez tous les mots pouvant décrire une vermine de la pire espèce. Si Jack avait été télépathe, il aurait vu passer en revue dans la tête de Ian toutes les tortures du monde. Mais extérieurement ? Ian ne faisait toujours pas de faute.

Demander un autre avis ? Encore ? Non, Ian ne voulait plus d'autre avis, il voulait à présent qu'on lui fiche la paix. Il avait fait son temps, son heure était passée, le temps de Jack, le sien, c'était fini. Il voulait se lever et sortir de ce cabinet en criant victoire à la liberté. Il voulait souffler et tourner une page définitive sur cette vie. Au lieu de ça, il se retrouvait face à un homme, probablement plus fort que lui. C'était comme un obstacle, un boss de fin. Jack ? Il ne l'aimait pas du tout. Lentement, Ian se lever en s'appuyant sur ses cuisses. Il devrait revenir ? Autant qu'il parte maintenant, alors. Supporter le comportement hautain et dominant de cette demie portion, c'était la dernière chose qu'il désirait s'imposer. Néanmoins, avant de tourner les talons pour faire dos à son psy, il se pencha légèrement vers lui.

– Vous autres êtes parfaitement incapable de comprendre ce qui se passe chez nous. Vous le pensez, vous avez lu des choses, vous avez poursuivi des études, vous avez cumulé des cas. Mais la vérité, c'est que vous ne saurez jamais. J'ai perdu ma vie, mes amis, ma famille, l'homme que j'étais est mort sur ce sable brûlant trois ans plus tôt mais je ne suis pas le seul. J'ai trouvé du travail, je ne vis pas dans une clinique pour vétéran, je mange de la nourriture équilibrée autant que je peux dévorer des hamburger à me coller un cholestérol de vieux grand père asthmatique. Je suis un putain de chanceux qui s'est relevé d'un passé qu'aucun mot ou aucune autre expérience que la mienne ne pourrait décrire. Moi, je m'en sors, je vis et j'essaye de tourner la page. Mais vous… Vous et toute votre clique de psy-truc… Vous êtes des empêcheurs de tourner en rond, vous ne comprenez pas que tout ce que vous faites… C'est nous garder prisonnier dans un endroit qu'on tente à tout prix de fuir. La torture, à côté, c'est rien comparé au harcèlement mental et moral que vous infligez à des mecs qui n'auront pas connu la chance que j'ai eu la possibilité d'avoir.

Ian haussa les sourcils, baissant le menton, et il leva son index vers sa tempe. Sa voix était restée si calme, si basse qu'il était très difficile de croire qu'il était dans un acte de fureur immense. Sa respiration même était calme. Finalement… Il avait quelques points communs avec Jack, seulement, lui avait choisi de s'exprimer, sans rien exprimer.

– Si j'étais un psy incapable de foutre la paix à des patients qui n'en sont plus depuis une éternité, simplement parce qu'on croit savoir ce que le mot "guerre" signifie ? J'envisagerais sérieusement de procéder à une véritable analyse de moi-même. Vous autres, citoyens, tout ça ce n'est finalement que du voyeurisme. Vous voulez juste savoir ce qu'on a vécu. Sûrement pour vous dire "Tiens, comment j'aurais fait à sa place ? J'aurais été assez fort ? Comment j'aurais pris la mort d'un proche ? Je sais pas…" Vous voulez une réponse.

Ian se pencha un peu plus sur lui, sans plus démontrer d'expression. Mais sa voix se baissa à nouveau.

– Alors allez-y vous mêmes et foutez-nous la paix. Nous, on essaye de se reconstruire. Vous êtes des empêcheurs de tourner en rond.

Son torse se bomba sur la fin et au bout de quelques secondes, Ian se pencha pour récupérer sa veste d'un geste vif avant de se diriger vers la porte. Jack voulait sa réaction ? Si Ian était furieux à l'intérieur, il fallait savoir que ce n'était strictement rien de ce dont il était capable. L'homme violent de la guerre n'existait plus, bien qu'il demeure quelque part au fond de lui.
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Jack Elis
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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Mar 20 Aoû - 22:19


    Jack aurait pu faire semblant de ressentir une légère crainte face à Ian, penché vers lui mais, pourquoi ? C’était son rôle de ne rien laisser paraitre, une des raisons qui faisait qu’il aimait son boulot. Combien même on le trouvait antipathique, sans aucun sentiment, il s’en foutait, il pouvait tout à fait le justifier. A aucun moment Jack ne s’était sentit menacer par Ian, d’une parce qu’il aurait fallu qu’il ressente une certaine peur ce qui n’était pas possible et, de deux, il aurait fallu qui Ian se montre menaçant, ce qui n’était pas le cas. En réalité, il était même très calme en vue de la situation. Il exposait son point de vue, quelques tics prouvant que la décision ne lui plaisait pas, mais à aucun moment il ne faisait son rageur. Le contrôle qu’il pouvait avoir de lui-même était assez impressionnant… Pour peu que Jack soit capable d’être impressionné.

    Il l’avait écouté, d’ailleurs ce n’est pas qu’il était d’accord avec lui, ou non, c’est juste qu’ils avaient deux corps de métiers qui ne pouvaient pas se comprendre. Jack accorderait volontiers que, sans aller sur le front, on ne pouvait pas savoir comment ça se passait réellement. Soldats et anciens soldats, de leur côté, ne pouvaient pas admettre qu’il y avait réellement des attitudes récurrentes et que leur putain de rôle était d’éviter qu’un ancien militaire se sente agresser pour une saucisse knacki dans un supermarché et bute des gens sur leur passage. Un suivit psy c’était nécessaire, parce que, même sans parler d’extrême, des gens avaient besoin de savoir que leur peur, leur cauchemar, étaient quelque chose de normal. Si l’utilité de ce corps de métier n’avait pas été prouvée, Jack ne serait pas là à devoir juger si, oui ou non, il devait signer le papier de Ian.  

    _ Pour votre information, monsieur Marshall, parler à un dos ne lui posait pas plus de problème que cela, je suis payé pour savoir si vous êtes apte à la vie civile parce que, vous, vous êtes engagé dans l’armé. Je suis là parce qu’on me demande de ne prendre aucun risque sur ce que vous pourriez faire.

    Et l’armée était très à cheval sur cette notion, marre de voir leur image se ternir parce qu’un soldat ou un ancien soldat a pété les plombs dans une école maternelle ou dans un cinéma. Surtout que les médias adoraient ce genre d’histoire.

    _ Et, aujourd’hui, j’estime, même si pour vous ce n’est basé que sur des études et des bouquins, que vous êtes un danger potentiel. Ce n’est pas tant votre passé, même si ça l’est en partie, mais ce que vous y avez appris et ce que vous êtes capable de faire pour protéger quelqu’un. Une personne se fait agressée dans la rue, vous maitriser les personnes. Pas de problème. Une personne qui vous est cher est menacer de mort dans la rue, aujourd’hui, je ne suis pas certain que vous ne feriez que maitriser la personne qui la menace. On est en droit de ce dire que c’est injuste comme façon de penser parce que, un père, une mère, un frère, un oncle, plein de personne pourrait mal réagir pour protéger sa famille et en venir à une finalité plus radicale. Mais, ces gens-là non pas signé avec l’armée.

    En gros, Jack expliquait et laissait entendre volontiers que ce n’était pas juste parce qu’un tas de gens pouvaient être des dangers potentiels, lui était jugé plus sévèrement parce qu’il était un ancien militaire. C’était bien là le problème : le côté militaire. Un père de famille qui tue un agresseur pour sauver sa fille, les médias en feront une sorte de héros : le type qui a tout donné pour sa fille. Un militaire qui fait la même chose, lui, deviendra : le militaire qui s’est cru sur un cham de bataille, qui a attaqué plutôt que chercher une autre solution. Les deux histoires étaient strictement les même, les finalités identiques mais l’opinion publique était différentes. L’armée avait une image à tenir, tout danger potentiel devait rester sous leur couvert.  Ian avait la capacité physique et les connaissances pour mettre quelqu’un KO définitivement, ça faisait toute la différence. Jack se renfonça dans son siège et, finalement, balança légèrement les bras.

    _ Vous n’envisagez même pas que vous pussiez échouer à protéger quelqu’un.

    Il n’y avait pas d’ironie, de critique ou quoique ce soit dans la timbre de sa voix, c’était juste un exemple qui, selon lui, voulait dire beaucoup de chose. Ian était bloqué en mode protection, il l’était même beaucoup trop et c’était bien ça le problème.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Mer 21 Aoû - 6:07

En entendant Jack dans son dos, Ian ferma les yeux et poussa un soupir discret avant de le regarder. Allait-il un jour le laisser en paix ou devrait-ce être comme ça… Encore longtemps ? Le pire, c'est qu'il comprenait le point de vue et il le partageait même ! Ian avait été docile en général avec ses psychiatres parce qu'il devait leur faire confiance. Sa tête était dans un sale état et il avait un bon travail sur lui-même. Quand bien même il n'aimait pas trop ça, il avait accepté, il s'était prêté au jeu, reconnaissant qu'en parler lui avait permis d'exorciser les choses. Très probablement que s'il n'avait rien dit, il n'en serait pas aussi bien sorti aujourd'hui. Il était forcé d'admettre qu'on s'était bien occupé de lui depuis son retour. Ca faisait partie de son lot de… chance. Combien de temps encore Ian allait-il bénéficier d'une bonne étoile pareille ? Combien de temps encore allait-on juger qu'il méritait plus de chance qu'un autre ? Que son meilleur ami, que son frère ou même que sa nièce ? Reconnaissant de cette vie, il n'arrivait pas à se dire qu'il le méritait. Alors quand Jack émis l'idée qu'il "pourrait faire quelque chose", Ian fronça les sourcils, les oreilles tendues. Et quand le mot "danger potentiel" tomba, Ian écarquilla les yeux et un "Quoi ?!" d'indignation s'échappa de sa bouche. Il fit un pas de plus pour se rapprocher de lui, pas certain d'avoir bien entendu alors que Jack poursuit sans se formaliser de son intervention.

C'est avec une des plus grandes attentions que Ian écouta Jack, les yeux fixés sur lui et les lèvres entrouvertes. Il a beau être de son avis, il a beau être d'accord avec son point de vue, Ian n'en croit pas ses oreilles. Et pourtant, il revit les quelques derniers mois dans sa tête et reconnu ces quelques nuits où il sursautait dans son lit, ou dans les rues quand un pneu explosait ou qu'une femme criait avant de se rendre compte qu'elle avait juste un rire de crécelle. Et puis il y avait Meggan, quand il l'avait rencontrée. Mais ce n'est pas ça qui fit exploser Ian. Il resta un long moment à fixer son psy, ne sachant pas comment prendre tout ça, si c'était une bonne idée de répondre, s'il y avait de quoi répondre. Il était toujours furieux mais encore une fois, son but n'était pas de le montrer et de toute façon, Ian détestait se montrer rageux, agressif ou violent. Ce n'était pas lui, il n'était pas comme ça. C'était sûrement pour ça qu'il avait survécu à sa guerre : la guerre était une habitude, elle faisait partie de lui et de son expérience mais elle ne constituait pas son caractère ni son identité. Il montra d'une main un endroit éloigné.

– J'estime avoir suffisamment échoué à protéger mes proches. Mes meilleurs amis, mon frère et ma nièce pour qui je n'ai pas pu être là avant ! Vous pensez pas que j'ai le droit de refuser d'échouer à protéger ceux que j'aime ?!

Ian pencha la tête et fronça les sourcils. Il ne comprenait pas en fait pourquoi Jack tenait tant à le garder. S'il manquait d'éléments, il aurait pu comprendre et Ian se serait montré coopératif. Mais en l'occurrence, il avait avoué avoir tout ce dont il avait besoin. Alors où était le problème ? Il n'était pas le premier psy qu'il voyait et pourtant, il en avait comme l'impression d'un retour à zéro avec Jack. C'était insupportable. Portant sa main sur son torse, Ian ouvrit la bouche, continuant de garder son plus grand calme. Il fallait que Jack comprenne, c'était sa seule chance.

– J'essaye… de tourner une page de ma vie. J'essaye d'avancer et vous m'en empêcherez tant que vous me forcerez à rester coincé là-bas. J'en ai suffisamment parlé, j'ai vu…

Ian baissa les yeux sur ses mains alors qu'il commençait à énumérer.

– Plusieurs psy, des médecins, j'ai passé des jours avec des infirmières, bon sang, j'ai accepté un traitement expérimental sur les repris de guerre en me disant que j'étais prêt à tout pour ne plus y penser. Alors pourquoi… pourquoi ! Est-ce que vous me forcez à repenser ENCORE à tout ça, hein ?

Ian releva les yeux sur Jack. Il était sincère quand il demandait pourquoi car il ne comprenait pas pourquoi on s'acharnait sur lui. Ian ouvrit la bouche, ne sachant pas comment exprimer ce qu'il avait envie de lui dire. Mais il était presque prêt à tout pour que Jack lui rendre sa liberté et sa voix éclata alors qu'il montrait l'extérieur.

– Comment je réagis dans la rue ? Quand un pneu éclate et que je suis en terrasse en train de boire un verre avec une femme, je réfléchis pas, je fonce parce qu'un gamin a décidé de traverser la rue à ce moment-là ! Je me fiche de savoir si je peux être blessé ou non, je fonce du moment que le gosse, lui, ne se retrouve pas sous les rues ! C'est ça ce que je fais ! C'est à ça qu'on m'a entraîné ! Protéger mon entourage. Et quand la femme avec qui je suis tombe dans les pommes après l'accident, devant moi, et qu'on me demande "Monsieur Marshall, pourquoi vous restez à mon chevet, on vient juste de se rencontrer !" C'est là que je sais pas répondre ! C'est à vous de m'expliquer COMMENT je dois m'y prendre avec ces personnes pour qui je suis un extra terrestre ! Votre job est de m'aider à m'insérer dans cette vie, ici, sur terre, pas comment sortir de ce putain de Moyen Orient. J'en suis déjà sorti ! Votre job est de faire en sorte que je n'y retourne plus !

Ian avait prononcé ces derniers mots en pointant un index vers le sol pour appuyer les devoirs de Jack ainsi que les siens. Il ne s'énervait pas encore suffisamment pour que ça lui porte préjudice mais il s'animait, ça c'était certain. Il ne comprenait pas les agissements de Jack et espérait que celui-ci lui donnerait du répit. Ian soupira, comme s'il lâchait sa dernière carte, reprenant sa voix normale, posée, calme… Et cette fois peut-être un peu juge.

– Je ne suis pas un homme violent, docteur Johnson. Je ne laisserai personne toucher à un cheveux de ma nièce mais… Vous avez une fille ? Une soeur ? Quelqu'un de spécial dans votre vie à qui vous tenez et à qui vous pourriez donner votre vie ? Vous n'avez pas été entraîné pour l'armée non plus mais il y a bien une personne qui est tout pour vous, non ? Ca en fait de vous un danger potentiel ? On vous a formé dans un bureau et moi dans la boue… Qu'est-ce qui vous pousse à juger que je suis un danger potentiel… Plus que vous ? Je croyais que vous aviez tous les éléments.
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Jack Elis
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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Mer 21 Aoû - 17:24


    _ Vous avez le droit de penser ce que vous voulez mais, Jack secoua la tête, semblant même être désolé mais, il faisait ce qu’on lui demandait, vous ne voulez tellement pas échouer que la question à se poser c’est, qu’est-ce qui se passera si vous échouez quand même ?

    La question était plus que légitime. Ian avait déjà perdu beaucoup de personne. Ce n’était pas tant le fait qu’il fonde un câble sur la première personne qu’il allait croiser qui posait un réel souci mais, le danger qu’il pouvait être pour lui s’il continuait de perdre des gens. Jack pouvait parfaitement comprendre que Ian avait envie de tourner la page, typiquement humain comme truc. Il se sentait pas si mal lotie avec son manque de sentiment, en fait. Bref, peu importe.

    Ça ne se voyait pas mais, intérieur, Jack souriait, juste à cause d’une seule petite phrase. Il voulait une réaction, il en avait eu une et, honnêtement, il appréciait – autant qu’il le pouvait – celle qui venait d’avoir. Ian qui expliquait que le rôle de Jack était de lui expliquer comment faire avec certaine personne, c’était juste parfait. Parce que si l’homme estimait avoir besoin d’aide sur ce point, c’est qu’il n’était pas prêt à être lâché par un psy.

    Sur la dernière tirade de Ian, Jack se demanda si Ian avait compris ce qu’il lui avait dit un peu avant. Etre un danger potentiel parce que la vie de quelqu’un qui nous est proche, c’est le cas de tout le monde. La seule différence était dans le fait que Ian, contrairement à Jack, par exemple, avait signé avec l’armée. Cette même armée qui protégeait ses intérêts et son images et ne voulait pas voir dans les médias « un ancien militaire tue un homme », on oubliera forcément de préciser que c’était pour protéger un être cher.

    _ Pour être totalement franc, je serais probablement un danger potentiel tout comme vous. En revanche, je n’ai pas votre expérience et vos capacités, j’ai donc bien plus de chance de me foirer et de finir mort sur un trottoir pour vouloir protéger quelqu’un, contrairement à vous, où les chances de réussites sont plus élevées. Mais admettons, qu’on arrive tous les deux à tuer quelqu’un pour protéger un être cher. Je serais le père qui à tout tenté pour sauver sa fille. Vous serez l’ancien militaire qui à disjoncter et qui à utiliser ses compétences meurtrière plutôt que de chercher une autre solution à votre portée.

    Et pour le coup, Jack était bien plus franc que professionnel. Mais Ian était loin d’être stupide et ce qu’il voulait lui faire comprendre c’est que l’armée cherchait aussi à se protéger de ce genre d’image que pouvait faire une telle histoire.

    _ Maintenant, au-delà de ça, parce que je me fou un peu de l’image que peut vouloir donner l’armée.

    L’armée l’employait mais n’était pas un employé à proprement parlé, ce qui lui donnait plus de liberté.

    Je pense sincèrement que lâcher vos entrevus n’est pas une bonne idée et c’est pour ça que je ne veux pas signer ce papier. D’une parce que c’est vous qui attendez qu’on vous explique comment faire avec certaine personne, ce qui découle, je pense, de la deuxième raison… Son regard se braqua sur Ian. Vous gardez la responsabilité des personnes que vous avez perdues, vous estimez que c’est de votre faute et que vous avez fait une erreur en ne sachant pas les protéger. Alors, peut-être que je ne sais pas comment ça se passe sur le terrain mais, à moins que ce soit vous qui ai appuyé sur la gâchette, à moins que vous ayez fait une énorme erreur de jugement que personne d’autre n’aurait fait en prenant une décision qui a conduit à cette issu fatale, y a un moment, ou si vous voulez réellement avancer, il va falloir travailler sur le fait que ce n’est peut-être de votre faute.

    En fait, il avait beau y réfléchir de manière objectif, et sans mettre le fait que Ian soit l’oncle d’Hella en compte, dans tous les cas il n’aurait pas signer ce papier. Ian se débrouillait très bien, de ce qu’il avait entendu, dans la vie de tous les jours mais il y avait encore des choses à régler pour qu’il avance, pour qu’il perde un peu ce côté obsessionnel de la protection. Etre protecteur était une chose, une bonne chose si on en croit les conventions sociale, l’être de trop était un danger aussi bien pour l’entourage que pour la personne en elle-même.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Mer 21 Aoû - 18:50

Par chance, Jack n'était pas un être du commun des mortels. Jack était un psychologue, sûrement psychiatre à ses heures. Si Jack s'était essayé à ce genre de théories, hors de son cabinet et hors des heures de consultation, il aurait probablement fini la tête contre un mur. En y songeant, Ian réalisa que ce qu'il disait était assez vrai. Il avait des pulsions violentes. Néanmoins, celles ci provenaient du fait qu'on l'empêchait de vivre alors que c'était là ce qu'il demandait le plus. Pour garder son calme, Ian inspira profondément en se redressant et fit se tourna en se passant une main dans les cheveux.

_ C'est un cauchemar...

Il ferma les yeux en songeant à voix haute et chercha encore une fois la patience en lui. En refaisant face à Jack, il le désigna d'une main. Il voulait jouer au meilleur d'entre eux ? Non pas qu'il y voit comme une concurrence sincère mais Jack voulait penser qu'il en savait peut-être plus que lui. Et Ian ne voulait pas qu'il soit le seul à pouvoir s'exprimer sur ce qu'il pensait savoir.

_ D'accord, dans ce cas, expliquez-moi.

Ian haussa les sourcils, défiant son psy une main sur la hanche et il fit quelques pas, comme s'il revenait vers le fauteuil où il était assis quelques instants plus tôt.

_ Admettons ! Très bien. J'ai de l'expérience, l'entraînement, je sais manier une arme mais au final, de nos jours, qui ne sait pas ? Je ne suis pas un bon sniper, par ailleurs, option qui requiert bien trop de précision, même pour moi. Néanmoins, je sais cogner, on va dire. Une bagarre dans un bar, si je reçois un coup, je sais le rendre. Combien de personnes savent faire ça ?

Ian cligna des yeux sans quitter Jack du regard. Il semblait... Etrange. A chaque fois que quelqu'un tentait de lui faire comprendre qu'il savait mieux que lui ce qui était bon pour lui, Ian s'emportait quelque peu. Jamais avec violence ni virulence, juste, il était excédé par la mauvaise perception que les gens avaient de la guerre et de la situation du Moyen Orient en général. En lui-même, il songea que Jack n'était pas une exception mais il voulait avant tout comprendre l'opinion des gens et ce qui les poussaient à voir les choses ainsi.

_ Jusque là, vous admettrez que je sais faire sûrement autant de choses que vous. J'ai peut-être de meilleurs réflexes, oui, je perçois peut-être plus de choses, mouvements et sons que vous. D'accord. J'ai 32 ans, vous avez quoi...

Ian haussa une épaule, fit une moue des lèvres en regardant ailleurs puis il revint dans les yeux de son psy avant de secouer la tête.

_ Pas tout à fait la trentaine ? A votre avis, ils ont quel âge les faux snipers bons cogneurs qui m'ont explosé le genoux et tué mon frère ? Quel âge avaient ceux qui ont fait un trou dans le crâne de mon meilleur ami d'enfance ?

Ian serra les dents et crispa la mâchoire. Son torse se souleva brièvement comme s'il contenait un élan de colère qu'il ravala sans précédent. Sa faute... Est-ce que c'était sa faute ? Combien de mois avait-il passé à se dire que c'était de sa faute ? Trop. Il le pensait toujours. Du moins, il se disait qu'il aurait pu faire quelque chose. La mort de son frère, c'était sa faute. Il soupira pour rester maître de lui-même et se mit à rire.

_ Bon sang, ces gosses auraient pu être mes fils. Et mes filles pour ce que ça peut vous foutre, au passage.

En tournant à nouveau sur lui même, Ian porta la main dans ses cheveux en revenant vers la porte. Mais d'un coup, il se retourna en serrant le poing et sa voix éclata.

_ Foutaises ! Tout ce que vous dites, c'est de la foutaise. Vous ne savez rien. De moi, des autres, de l'armée ! Je me fiche de savoir ce que les médias penseraient si moi, je commettais un impair, inspirant une erreur de l'armée et un mauvais reconditionnement ! C'est de la foutaise que de croire que, parce que moi j'ai fait huit putains d'années à boire de l'eau à choper la typhoïde, je dois me coltiner plus de tortures dans votre genre qu'un mec lambda ou qu'un potentiel serial killer ! Foutaises de croire que je ne sais pas qui je suis. Bien sûr que tout n'est pas de ma faute mais si vous aviez vraiment lu ce foutu dossier et mon rapport sur mon extradition il y a trois ans, vous verrez que la mort de mon frère, c'est ma faute, oui ! C'est MOI qui aie conduit cette unité, c'est moi qui aie refusé d'écouter et qui les aie TOUS conduits dans un piège. Le reste, j'y ai déjà travaillé, figurez-vous, j'ai pas attendu que l'eau chaude vous brûle le bout de la langue pour me demander si tout était vraiment de ma faute. Mais mon frère ? Vous me ferez marre les cuisses juste en tentant de me faire croire que ce n'est pas à cause de moi. Mais vous voulez savoir le pire dans l'histoire ? Oui, c'est ma faute. Mais s'il était pas mort ? J'aurais jamais su pour ma nièce. Alors oui, c'est ma faute. Mais ça m'est égal.
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Jack Elis
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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Jeu 22 Aoû - 1:17


    Rah… Il y avait des choses tellement pire qui pouvaient être considéré comme un cauchemar, il n’en dit rien, il n’en montre rien. Y a des fois, où franchement, il ne comprenait pas. Le type était à la retraite, avait un boulot parce qu’il le voulait bien, reconstruisait sa vie, retrouvait de sa famille, et il se plaint parce qu’il doit voir un psy de temps en temps parce que l’armée ne veut pas le lâcher complètement. Il y avait bien pire comme situation. Jack ne prit pas la peine d’expliquer quoique ce soit, pas tout de suite puisque, de toute façon, il le savait, Ian allait dire des choses en plus. Autant l’écouter, il était payé pour ça de toute façon.

    Sérieusement, il était vraiment en train de comparer ses capacités avec quelqu’un de lambda ? Tout le monde savait rendre un coup, mais savoir le rendre en sachant ou frapper, là, on réduisait déjà le cercle de personne compétente. Si tout le monde pouvait faire ce que lui faisait alors, dans ce cas, pourquoi se faire chier à former des soldats ? Tout le monde n’avait cas l’être d’office et c’était réglé ! Alors de base, non, il n’était pas d’accord avec lui sur le fait qu’il savait faire autant de chose que lui. En tout cas, pas le psy qu’il était censé être.

    Jack ne répondit pas non plus à la phrase laissé en suspend par Ian, il n’était pas là pour donner son âge, sa biographie et ses faits d’armes. Il l’invita à continuer vu que son âge ne tomberait pas. Mais apparemment, ils étaient tous les deux d’accord pour penser que, des deux, Jack était le plus jeune. Pour quelqu’un qui voulait avancer et ne pas revenir d’où il venait, il parlait beaucoup de ce qui s’était passé à l’armée. Bon, là, en l’occurrence, c’est Jack qui en avait parlé mais, de manière générale, Jack avait essentiellement parlé de la vie de tous les jours pendant que Ian prenait ses exemples dans le passé.

    Et puis, Bingo, Ian serrait le poing et élevait la voix, finalement, il était capable de s’énerver au moins un peu de manière presque convaincante. De son côté, Jack, restait des plus calme. Un psy qui se met à flipper devant un patient qui s’énerve, ça ne fait pas bon genre. A son sens, cependant, s’énerver coupait un peu court à la discussion. En réalité, elle avait pris fin depuis un petit moment. Elle s’était fini quand Jack avait décidé qu’il ne signerait pas ce papier, pour ce qu’il estimait être de bonnes raisons, et que Ian cherchait à ce que le verdict soit différent. Honnêtement, il n’était pas certain que Ian l’écoutait réellement et, peut-être bien que lui n’écoutait pas non plus les arguments donnés. Son avis, pour aujourd’hui était fait. S’expliquer, argumenter, une fois que ce verdict est donné est, pour Jack, anti-constructif.

    Jack se redresse un peu sur son siège et lève les yeux vers Ian, toujours debout. Son air était toujours aussi calme et sa voix, ça se verrait très vite, toujours sur le même timbre, sans un mot plus haut que l’autre, sans rien à déceler à l’intérieur.

    _ Écoutez Monsieur Marshall, ma décision a déjà été prise pour aujourd’hui. Comme je vous l’ai déjà dit, vous pouvez la contesté à qui de droit et demander un autre avis. Combien même vous ne contester pas, vous pouvez aussi à demander quelqu’un d’autre pour une prochaine séance.

    Ils avaient été capables de prendre un consultant, ils pouvaient en prendre un autre. Par expérience, Jack savait qu’un psy ne convenait pas à tout le monde, « son psy » ça se cherchait. Bon dans le cas de Ian, il était un peu limité étant donné qu’il avait le choix entre ceux qui étaient proposés par l’armée, mais il l’avait quand même, ce choix.

    _ Tout ce que je vous demande c’est, une fois chez vous, réfléchir aux raisons qui font de vous quelqu’un de particulièrement protecteur et, de songer à l’hypothèse d’échouer dans cette vie-là et à la manière dont vous pourriez y réagir. On en reparle la prochaine, ou vous en reparlez avec quelqu’un d’autre et on revoit cette histoire de signature à ce moment-là.

    En tant que psy, il n’était absolument pas conseillé de continuer sur un sujet qui énervait le patient, ça ne donnait rien de bon, en plus d’être potentiellement risqué. Parler calmement avait toujours fait avancer les choses, le faire de manière énervé obscurcissait un peu trop les sens.

    _ Et puis ça sera l’occasion pour moi de voir mieux votre dossier puisque vous semblez estimer que je ne le connais pas assez.

    Ce n’était pas une critique, ce n’était même pas amère comme réflexion comme s’il avait mal prit le fait que Ian remette en cause la lecture qu’il avait pu faire. Non, il essaye juste de se montrer conciliant et de faire avancer les choses pour une éventuelle prochaine fois. Jack n’avait aucune envie d’entrer dans un dialogue de sourd parce qu’un des parti était énervé.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   Jeu 22 Aoû - 6:18

Jack et Ian ne se comprenaient pas. Enfin si, ils se comprenaient même mieux que quiconque. Même si le militaire ignorait des réelles pensées de Jack, il restait avant tout son psy et il avait de bons arguments. Qu'il veuille ou non l'éloigner de Hella, ce n'était pas les arguments de Jack qui mettrait la puce à l'oreille de Ian. Ce dernier aurait su, il aurait reconnu non sans peine que Jack était très fort, il l'aurait même admiré s'il avait ignoré qu'il avait un plan pour sa nièce et contre lui. Il appréciait toujours ce genre de caractère, cette capacité à calmer les gens. Mais Ian était suffisamment lucide pour savoir qu'un psy, avant tout, c'est de l'analyse et de la manipulation. Tout le bien qu'ils peuvent faire passe par de la manipulation car ils anticipent les comportements. Si pour certains, c'est une solution, pour Ian, c'est un cauchemar. Devoir ressasser tout ça et y trouver des raisons, il n'en peut plus, il serait presque prêt à tout pour ne plus avoir à reparler de l'armée, de son frère et de tout ce que porter un uniforme signifie. Alors tout lucide qu'il était, il en demeurait avant tout moins objectif. Même si Jack était raisonnable, attentif et bon psychologue, Ian n'avait aucune envie de parler de tout ça, il l'avait suffisamment fait, ce n'étiat même pas de la mauvaise volonté. Et parler à quelqu'un d'autre, il l'avait déjà fait aussi avec Hayley alors qu'attendait-il de plus ?

Ian hocha la tête à répétition et regarda autour de lui en tournant, les mains sur les hanches. En pinçant les lèvres, il acceptait les conditions de Jack, de toute façon, il ne pourrait pas faire autrement, il était coincé. Il n'irait pas contester, ce serait aggraver son cas. Non, il devrait revenir, il n'aurait pas le choix. Il se gratta la tête et soupira... abdiquant. Il regarda Jack et sourit. Il gagnait pour cette fois mais il savait ce qu'il voulait entendre pour signer maintenant. Alors la prochaine fois ? Ian serait prêt.

_ C'est adorable que vous pensiez que tout ça... Je n'en ai parlé à personne ou que je ne me suis jamais posé les questions. Je vous invite à vous en poser une également : demandez-vous si ça va changer quelque chose pour moi. Personnellement j'en doute mais pensez-vous me convaincre ?

Il haussa les sourcils en interrogeant Jack. Bien sûr, il n'attendait pas de réponse, c'était de la rhétorique. Ian lui fit un clin d'oeil sans se départir de son sourire puis il enfila sa veste en se retenant d'exploser le vase dans sa figure. Ah si seulement il pouvait être un simple civil. Engagé par l'armée, Ian n'avait pas le choix que de se plier à ses volontés. Quand bien même ses parents ne lui auraient pas laissé le choix d'un psy, celui-ci... Il ne pouvait rien faire contre. Vraiment rien. Et pourtant, Ian n'était pas un type violent. Il aimait l'adrénaline des moments, les bagarres de mecs façon Saloon du 19e siècle mais... cogner pour être violent, non.

Sans demander son reste, il se dirigea vers la porte et l'ouvrit vivement avant de sortir, sans se retourner et la claquer derrière lui. Il devait encore signer sa décharge comme quoi il avait bien été au rendez-vous, non sans un sourire à la secrétaire et une fois qu'il serait sorti de ce bâtiment, il serait enfin plus calme, plus à même de réfléchir à tout ça. Pour s'en sortir, il devrait à nouveau se poser la question du pourquoi il n'a pas pu protéger son frère et des véritables raisons qui le conduisaient à protéger sa nièce. Il savait déjà tout ça mais Jack le forcer à se reposer la question. La vérité était dérangeante, il avait merdé dans sa mission et voulait se racheter de sa nièce, quoi qu'il en dise. Il voulait réparer les erreurs mais il ne serait pas capable d'en supporter une de plus. Ian n'avait plus droit à l'erreur.

La vérité, c'était que lorsqu'il apprendrait les agissements de Jack ? Il donnerait très certainement raison à celui-ci. Mais ça, Ian l'ignorait pour le moment. Il savait que quiconque touchait à sa nièce allait le regretter mais il ne savait pas à quel point il pourrait s'en trouver violent.

[et hop, une petite place de plus, sûrement pour Alex ! Et reprise du sujet avec Hayley pour pas faire de doublons ! Le RP, c'est de l'organisation.]
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MessageSujet: Re: Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]   

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Okie Dokie, Doc [Ian/Jack]

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