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 Fragments [Elirys/Ian]

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Ian Marshall


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MessageSujet: Fragments [Elirys/Ian]   Jeu 27 Juin - 16:39


F r a g m e n t s
Elirys Winston / Ian Marshall


    Ma vie, telle que je la connaissais avant n'avait plus rien à voir aujourd'hui. Parfois, je me retourne et je me rends compte du chemin que j'ai parcouru et accompli. Et je n'ai que 32 ans et encore tout une vie à vivre devant moi. J'ai rencontré des gens, ça et là, je me suis rapproché de certains, d'autres moins. J'ai vécu, virevolté, j'ai survécu, j'ai connu, je me suis battu. Je ne suis pas sûr d'avoir véritablement aimé un jour toutefois. Est-ce que c'était grave ? Aucune idée. J'avais cessé de me poser la question le jour où j'avais décidé d'accepter que la vie s'amuse de ce qu'elle voulait simplement faire de moi. C'était plus drôle de jouer selon ses règles que selon les miennes.


Pour fêter la naissance du fils d'un de ses collègues, Ian les avait invité à boire un verre en sortant du travail. Travaillant cette semaine de jour, ils avaient enfin leur soirée pour décompresser. Et au moins, ils voyaient du monde, de la vie ! La nuit, ils tournaient vite en rond. Alors ce soir ils fêtaient. La paternité, le fait d'avoir un travail qu'ils aimaient, le fait de voir le jour, le fait de dormir la nuit. La table du fond avec plein de pichets de bière, qui faisait un peu de bruit, c'étaient eux. Au milieu, Ian adorait raconter des blagues. Il pouvait parfois s'apparenter à ce que certains qualifiaient de "Homme à hommes." En vérité, il aimait bien s'amuser, surtout. Il aimait bien vivre finalement.

En trinquant une nouvelle fois, Ian tourna la tête, sa pinte aux lèvres, pour scruter la salle qui se remplissait au fur et à mesure que l'heure avançait. D'une certaine façon, il était toujours en chasse de la femme parfaite, de celle dont il croiserait un jour le regard et où la foudre tomberait. Il se disait parfois qu'elle pouvait être au comptoir. Des longs cheveux bruns, un verre à la main. Un verre de vin, pour être précis. Ni trop belle ni trop moche, juste ce qu'il faudrait pour se montrer naturelle. Ian souriait en scrutant le comptoir, comme s'il cherchait cette femme d'exception quand il la vit. Même de dos, il rata un battement. Son sourire s'estompa et il la fixa le temps qu'elle tourne la tête dans une direction ou une autre pour qu'il puisse entrevoir son visage. Il lui fallut un moment de pouvoir imaginer son âge ou une esquisse de personnalité. Mais quand il la reconnut, Ian s'étrangla dans sa bière. Il sentit de franches mains dans son dos et se mit à rougir comme un adolescent. Il avait presque honte de ses pensées. Cette fille n'avait rien d'une femme à ses yeux et elle était plus jeune que son ex, surtout. Il se sentait vieux à côté d'elle, allez savoir pourquoi. Il la trouvait jolie mais elle aurait pu être sa petite soeur après tout !

Remis de ses émotions, il se leva et un collègue ayant suivi son regard l'encouragea à foncer sans réfléchir, qu'on ne vit qu'une vie. Ian avait longtemps pensé comme ça. Mais il en était bien à sa troisième ou sa quatrième vie vécue mais il n'avait pas très envie d'en vivre encore beaucoup. Il avait assez parcouru le monde comme ça. Il s'approcha du bar en lissant son t-shirt et frottant le côté de sa cuisse. Il faisait moins le malin et espérait qu'elle ne lise pas dans les pensées. Il pouvait au moins la saluer, ça ne mangeait pas de pain. La dernière fois qu'il l'avait vue, elle lui avait transmis quelques informations sur sa nièce. Il avait voyagé jusque dans le Dakota grâce à elle. Et de fil en aiguille, il l'avait retrouvée. Il voulait la remercier, c'était la moindre des choses. Ian posa une main sur le comptoir, à côté d'Elirys et il se pencha vers elle en souriant.

– Bonsoir !

Il ne l'aurait jamais imaginée ici. Lui laissant le temps de le reconnaître sans passer pour un aguicheur notoire et pervers, il continua de sourire. Il l'imaginait plus facilement derrière un ordinateur avec un énorme gobelet de soda à la caféine énergétique, plutôt qu'ici. Mais après tout, pourquoi pas !
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Jeu 27 Juin - 17:28

Rester dans son salon à zapper de chaine en chaine dans l’espoir de trouver quelque chose de regardable n’était pas une option. Descendre, se poser sur son ordinateur, n’était toujours pas une option. Elle en était à ce stade où elle avait besoin de sortir, de se changer les idées de ne plus penser à ces dernières semaines, de ne plus réfléchir à la venue de Raven l’autre soir. Elle avait juste envie de vivre un peu pour elle, au moins, ce soir. Elle attendrait le petit matin pour retourner à ses réflexions, à ce qu’elle allait bien pouvoir faire. En fait, de manière assez simple, elle avait juste besoin de se retrouver elle. L’impression de s’être perdue en cours de route, quand Jack était réapparu dans sa vie, que Raven avait suivie, ne lui convenait pas vraiment. Ce n’était pas elle.

C’est dans cet état d’esprit que, converses aux pied, jean et petit haut sous une veste en cuir et son sac en bandoulière, elle avait quitté sa maison en direction d’un bar, elle savait dans lequel elle voulait aller, l’appréciant en général pour son ambiance. Elle avait abandonné l’idée d’essayer de faire quelque chose de ses cheveux, jamais réellement bouclés, jamais vraiment lisse, elle devait se contenter de ses légères ondulations, les attachés lui auraient grandement simplifié la vie mais, après cinq minutes à retourner sa salle de bain, elle n’avait toujours pas su mettre la main sur un élastique. Tant pis, elle n’allait pas se formaliser pour si peu.

Elle avait marché un bon moment dans les rues de new York, jusqu’à pousser la porte de ce bar. La chaleur qui y régnait la frappa en plein visage et, voilà, elle était en train de retrouver son sourire, celui qui d’habitude ne la quittait jamais. Il y avait un peu de monde, un groupe de personnes plus loin à une table parlant plus fort que les autres. Le genre de petites choses simples qu’elle avait oubliées ces derniers temps, d’un autre côté son cercle amical ne se prêtait pas à ce genre de soirée. Ce n’était même pas un cercle qu’on pouvait qualifier d’amical. Elle ne prêta pas plus d’attention que ça au groupe, ne le vit pas lui. Se dirigeant directement vers le bar, elle posa son sac au sol, sa veste sur ses genoux en s’installant sur un de ces tabourets hauts qu’elle adorait. Peut-être qu’ils lui donnaient l’impression d’être grande.

Il ne fallut pas beaucoup de temps au serveur pour lui apporter la bière qu’elle avait demandée. Qu’est-ce qu’elle aurait bien pu demander d’autre ? On pouvait croire qu’être seule dans un bar était quelque chose de triste ou d’ennuyeux mais, ce n’était pas sa façon de voir, elle trouvait même amusant de voir d’autres gens, surprendre des brides de conversations, voir certaines attitudes. Elle était loin de s’ennuyer en buvant son verre, essayant de donner une vie à chacune des personnes qu’elle pouvait voir jusqu’à ce qu’une voix, masculine, se fasse entendre à côté d’elle.  Élirys n’avait pas lâché son sourire une seule seconde, même en tournant la tête et en la levant légèrement pour voir le visage de l’homme. Son sourire, venait de s’agrandir encore un peu plus.

Salut.

Si Ian se demandait si Élirys l’avait reconnu alors il suffisait de voir cette petite tête agrémenter d’une petite moue étonnée qu’elle avait eue en le voyant. Peut-être qu’avoir la tête dans les codes, se forcer à s’en souvenir aidait à développer une certaine mémoire. Non seulement elle le reconnaissait mais ce n’était pas que vaguement, Ian Marshall, celui qu’elle avait surnommé sans aucune originalité « l’homme qui cherchait sa nièce ». Le monde était si petit que ça pour qu’elle le retrouve ici alors qu’elle l’aurait imaginé plus du côté du Dakota à poursuivre ses recherches.

New York n’est pas la ville où j’aurais imaginé te croiser.

Et forcément, dans son sourire, elle en venait à se demandé s’il avait trouvé la personne qu’il cherchait ou pas. Elle n’était pas certaine que ce soit ses affaires mais, un peu d’happy end, ça faisait du bien de temps en temps.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Jeu 27 Juin - 18:30

Qu'elle le reconnaisse avait élargi son sourire. Il aimait tellement les gens accueillant. Au moins paraissait-elle ravie, positive. Il avait justement décidé de ne s'entourer que de ce genre de personnes à l'avenir. Il acquiesça en haussant les sourcils.

– Et bien, je vis ici. Je suis là-bas avec des collègues mais je n'ai pas eu l'occasion de te remercier pour ce que tu as fait pour moi. C'est vraiment génial. Alors je me demandais, je vois que tu as déjà un verre mais je peux peut-être te l'offrir ! En guise de remerciement. Et puis si tu t'ennuies, tu peux venir avec nous, aussi !

Il montra la table en fond et tous ses collègues qui firent mine de regarder ailleurs quand il les désigna. Ils étaient toujours fascinés de voir à quel point Ian avait des facilités avec les gens, surtout avec les femmes. Ils ne savaient pas qu'il la connaissait alors pour eux, le sourire qu'elle leur avait donné, c'était... un cadeau du ciel. Il incarnait Dieu parmi les dieux ! Il avait un secret. La plupart du temps, même avec les femmes qu'il ne connaissait pas, il savait les aborder facilement. Il n'avait pas peur d'elles, il n'avait pas peur du ridicule, parfois c'était à croire qu'il n'avait même peur de rien. Sans être imprudent, la réponse non il l'avait toujours dans la poche et c'était un joli jeu. Il ne draguait jamais vraiment en plus, il aimait simplement dire que ce qu'il voyait lui plaisait. Quand vous avez passé des jours et des nuits pendant des mois, des années, à vous reluquer entre mecs avec ou sans fusil, quand vous voyez une femme, vous êtes joyeux.

– On fête un heureux événement mais tu es conviée, bien sûr. A moins que tu attendes quelqu'un ! Sinon, reste pas seule, tu vas vite te faire accoster par le premier mec qui s'ennuie un peu trop avec ton joli minois. Qu'est-ce que tu en dis ?

En plus d'avoir des facilités, pour Ian, tout le monde était invité à faire partie de sa vie. C'était une grande fête, jour après jour. Il s'en amusait, parfois il n'en gardait pas beaucoup de souvenirs le lendemain matin mais la plupart du temps, il prenait ce qu'il y avait à prendre pour passer un bon moment et profiter de chaque seconde. Elirys l'avait un jour aidé et il voulait la remercier. Il fit un pas en arrière.

– Allez, viens !
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Jeu 27 Juin - 21:02

Elle était étonnée et en même temps ravie d’apprendre qu’il vivait à New York, elle ne savait pas vraiment pourquoi elle en était contente mais, elle n’avait pas besoin de grand-chose pour sourire de toute façon. Tournant sa tête, elle acquiesça à la vue du groupe, ne pouvant s’empêcher de l’élargir en les voyants. Cette grande table qu’elle avait déjà vu en entrant, ceux qui parlaient un peu plus fort que tout le monde mais qui avait surtout l’air de s’amuser. Elle reporta son regard sur Ian, désigna son verre dans un air désolé mais souriant.

Je l’ai déjà payé. Et dans un petit froncement de nez, une petite moue et un haussement d’épaules, elle finit par conclure. Le prochain, peut-être ?

Elle n’avait rien dit sur son envie de la remercier et il n’imaginait sûrement pas à quel point, c’était elle qui le remerciait pour ça. Elle en avait juste besoin, au moins elle n’avait pas tout fait de travers. Il ne disait pas s’il avait retrouvé sa nièce ou pas et elle ne se lança pas dans la question. Il était là pour un heureux évènement dont elle ignorait les raisons mais, une chose était certaine, elle voulait qu’il reste dans son état d’esprit. Si Ian n’avait pas retrouvé Hella, alors, elle n’avait pas envie de lui rappeler. Elle avisa une nouvelle fois le groupe quand il lui proposa de venir, elle n’attendait personne. Mais quand il parla de se faire aborder, elle reporta rapidement son regard sur lui dans un large sourire.

Ian… J’en dis que je crois bien que t’es mon sauveur de soirée.

Elle était dans une bonne optique, celle qu’elle avait toujours en général et elle ne voyait aucune raison à s’enfermer sur son bar sans vouloir parler à personne. Elle serait restée chez elle sinon. L’idée lui plaisait bien et de toute façon, si elle n’était pas derrière un ordinateur, elle restait tout ce qu’il y a de plus sociable. Puis ce groupe l’intriguait et l’amusait comme cette façon dont ils avaient tous détourné le regard quand Ian les avait désigné.

Merci mais, juste deux secondes, le temps que ma baraque et moi on se déplace.

Ce qui voulait dire, le temps qu’elle récupère son sac, qu’elle posa sa veste sur son avant-bras et que, dans la foulée elle attrape son verre qui était loin d’être vide. Hop, et voilà, elle était prête à le suivre. Un peu intimidée quand même de débarquer comme un cheveu sur la soupe, elle restait à côté de lui jusqu’à arriver à la table, ou… Arf, elle passa son verre de bière dans la main ou la veste se trouvait pour pouvoir se libérer une main qu’elle put lever doucement et un Salut, qu’elle venait d’adresser à tout le monde. Son sourire ne l’avait toujours pas quitté mais elle fut forcée de lever la tête pour afficher un air interrogateur à Ian.

Un endroit particulier où faut que je m’installe ?

Elle ne connaissait personne dans ce groupe, ne savait encore moins si une ou deux personnes s’étaient absentés et s’il y avait des places attribuées. Déjà qu’elle débarquait sans l’avis de personne sauf celui de Ian, elle n’allait quand même pas s’amuser à prendre la place de quelqu’un.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Jeu 27 Juin - 21:28

– Chouette...

Des femmes, ils en manquaient dans le groupe. Dans leur groupe de sécurité, il n'y en avait pas. Il y avait trois roulements. Et ils formaient le seul qui ne comportait pas de femme. Ils étaient fréquemment de nuit alors les femmes refusaient souvent ces shift. Alors que Elirys accepte de se joindre à eux, c'était plus qu'agréable. En plus, ce n'était pas une snob, ni une riche, c'était une fille simple ! Posant sa main dans son dos, il l'accompagna jusqu'à la table où les autres la fixèrent avec curiosité, bouches bées. Et bientôt, il allait dire qu'ils étaient mariés ? Ca ne les étonnerait même pas. Ian était un tricheur. Il avait toutes les filles qu'il voulait, ou presque. Quand elle leva une main, Ian la présenta de la sienne.

– Les mecs... Voici Elirys. C'est elle qui m'a fait traverser tout le pays pour retrouver Hella !

Ils levèrent tous le menton dans un "Aaaahhhh d'accooooord", puis, en choeur, ils entonnèrent un "Salut Eliryyyyys !" avant de tous se pencher pour lui tendre la main et lui serrer fermement, preuve d'une grande sincérité. Quand le dernier lui sourit, Ian ajouta :

– C'est lui le nouveau papa. Dis-lui comment t'as appelé ton fils !

– Tom ! Comme Tom Sawyer. GOD BLESS AMERICA !

Et tous levèrent le coude pour finir leur verre cul sec et le reposer sur la table pour se resservir. Ian se retourna pour prendre une chaise à une autre table qui n'en avait pas besoin, se confondant en excuse comme un mec bien élevé qu'il était puis il fit une place à ses côtés pour Elirys. Un des collègues, dans le genre maigre et barbu, d'un certain âge, se pencha vers elle. Bon, on sentait clairement qu'il avait déjà quelques bières dans le gosier et c'était comme s'il avait déjà fumé un bon pétard. Mais il inspirait plus le Peace&Love que l'alcoolique.

– Alors dites-nous, elle vient d'où la petite gazelle ? Vous aidez souvent des grands dadets comme celui-ci à retrouver des âmes disparues comme la sienne ? Vous vous êtes jamais lancée dans une émission de téléréalité comme on en connaît plein en ce moment, vous savez, genre... "Perdus de vue", ce genre-là. Non ? Vous feriez un scandale ! Vous savez, de nos jours... Les gens ont besoin de se retrouver. Parce que si on regarde bien... Nous sommes cernés par l'amour. Bon, pas cui-là, petite, hein, oublie, il vaut rien, il est moche en plus. Il ronfle comme un tank de la Guerre du Viet-Nam. Et je sais de quoi je parle, j'y étais. Je me souviens, c'était en 1964 et les Etats-Unis s'engageaient au Nord. Cet abruti-là était même pas né !

Des soupirs de protestation s'élevèrent et des râles se firent entendre. Des "Oh non, pas encore..." "Comment ça, je suis moche ?" "C'est reparti pour les histoires de papy..."

– Je suis pas un abruti... Et tu vas la faire fuir avec tes histoires de guerre ! Pas vrai que tu vas fuir ?

Comme si Ian n'en avait pas en réserve ! Ah... Les histoires de patriotes à s'échanger autour d'un verre.
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Jeu 27 Juin - 22:00

Chouette. Un mot et elle se marrait, un peu, ça avait quelque chose d’agréable d’avoir l’impression de faire plaisir à quelqu’un en acceptant juste d’aller s’asseoir à sa table alors qu’elle n’y voyait rien de contraignant. Mais ce n’était rien comparé au moment où il expliqua qui elle était. Elle entendait bien les gens la saluer mais elle avait penché la tête vers Ian, dans un sourire. Alors, il l’avait retrouvé. Elle avait juste filé des informations, elle ne savait pas ce que ça avait donné. Pour le coup, elle était vraiment joyeuse et c’est avec ce nouvel air, plus que naturel qu’elle se mise à serrer les mains de tout le monde, absolument pas convaincue de retenir la moitié des prénoms. Elle glissa un Félicitation au nouveau père d’un petit Tom et ne put s’empêcher de rire légèrement quand tout le monde se mit à boire cul sec, ce qu’elle aurait bien suivi si elle n’avait pas été aussi encombrée.

Elle remercia Ian pour la chaise, s’installa, veste sur le dossier, sac à terre et enfin, elle récupérait ses mains dont l’une d’elle restait sur son verre de bière. Elle avait à peine bu une petite gorgée, qu’elle reposa son verre pour se tourner vers l’homme qui était en train de lui parler. Elle l’écoutait vraiment même si elle ne put s’empêcher de sourire en posant son regard sur ceux qui protestaient. Elle n’y était pas habituée à ce genre de discours alors, elle ne s’en sentait pas lassée. Bien au contraire. Sa tête pivota de l’autre côté pour poser son regard sur Ian, tête qu’elle secoua.

M’enfuir, alors que je viens d’arriver ? Tu veux rire.

Tout chez elle voulait dire qu’elle adorait ce genre d’histoire. On pouvait parler du problème mutant qui causait pas mal de soucis mais, la guerre en elle-même, elle ne l’avait jamais vécu alors le récit de ces évènements, ça avait toujours été quelque chose d’intéressant et d’instructif. Elle reporta son attention sur celui qui était désigné comme le papy. Elle se pencha un peu vers lui dans un air de confidence.

J’ai bien peur, qu’à cette époque, je ne sois pas née non plus. Elle se redressa légèrement dans un sourire avant de reprendre un ton que tout le monde pouvait entendre. Et je suis désolée mais je trinque au God save The Queen.

Elle n’était pas réellement désolée, elle était surtout amusée. Mais à tous les voir boire sur une devise américaine, le fait qu’il lui ait demandé d’où elle venait, elle n’avait pas pu s’empêcher de lui répondre de cette manière. Intriguée elle tourna à nouveau la tête vers Ian.

Ça fait vraiment beaucoup de bruit un tank de la guerre du Viêt Nam ?

En même temps quand elle voyait le morceau que c’était, parce qu’il était forcément impressionnant à côté du mètre 60 qu’elle atteignait tout juste, elle voulait bien croire que, quitte à ronfler, ça devait faire un boucan des enfers. Pensant à quelque chose, elle reporta son regard sur l’homme qui lui avait parlé.

Il a traversé le pays pour retrouver quelqu’un alors, il n’a peut-être pas fait le Viêt Nam mais ça devrait l’enlever de la catégorie des abrutis, non ?

Toujours ce sourire amusé parce qu’à aucun moment elle n’avait pensé qu’on traitait Ian, ouvertement, d’abruti. Elle y voyait plus une critique affectueuse que blessante. Elle hocha la tête convaincue avant de prendre son verre, lancer un dernier regard à Ian, le détaillé un instant avant de hocher la tête à nouveau.

Ouais, je ne te mettrais dans aucune catégorie énoncée.

Un sourire plus tard elle buvait une gorgée de son verre, faisant référence au mot abruti qui lui était attribué, ainsi qu’à celui visant à dire qu’il était moche.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Jeu 27 Juin - 22:26

Lorsque Elirys affirma son appartenance à la reine, chacun leva la main pour reculer dans sa chaise. Forcés par le respect, ils se mirent à entonner l'hymne britannique avec un grand sourire. La jeune femme, à cette table, s'était transformée en véritable vedette. Le petit Tom avait été bien fêté. C'était une chose. Mais une femme à leur table, c'en était une autre. Qui plus est, pas une écervelée. Il n'y avait qu'à la voir. Toute souriante, elle semblait aussi passionnée qu'attentive ! Chacun appréciait son aisance avec eux. Pas qu'ils s'estimaient comme des gens difficiles mais justement parce qu'ils étaient simples, ils aimaient voir une femme apprécier leur simplicité sans les juger. Et elle ne semblait pas les juger, bien au contraire. Non seulement elle entrait dans leur jeu mais en plus, elle s'intéressait. Si pour Ian, il n'y avait pas de quoi s'extasier - il était content tout au plus - pour les autres, père de famille qui sortent donc peu, célibataires endurcis, vieilles branches... Elirys était un rayon de soleil dans leur soirée. Ian eut un rire à sa question à propos des tanks. Il porta son index à son nez pour s'en gratter la peau et regarda la tablée en haussant les épaules.

– Tous les tanks font du bruit. C'est pour ça qu'ils sont blindés. Pourquoi perdre du temps en infiltration quand on peut foncer dans le tas, tête baissée, sans avoir peur d'y passer ?!

Certains roulèrent des yeux, d'autres s'indignèrent d'un "c'est répugnant" en imaginant une métaphore possible. Ian était l'as des métaphores, demandez à Hella qui devait les subir jour après jour ! Mais à sa question suivante, l'aîné de tous s'indigna à son tour. Il redressa la tête en prenant une tête vexée et une voix aigüe pour l'occasion en désignant Ian d'une main.

– Tu veux rire, petite ? Il a fait l'Irak ET l'Afghanistan. Y a pas plus abruti que cette girafe dans le monde !

Alors que Elirys avait la tête tournée, Ian pencha la sienne pour la secouer. Il n'aimait pas qu'on parle de ça à table, encore moins à une invitée, lors d'une bonne soirée. Non, on ne parlait pas guerre quand on fêtait la naissance d'un enfant. Son qualificatif de girafe, Ian le tenait de sa taille. Très grand, il dépassait presque tous ses collègues d'une bonne tête. A côté d'Elirys, il faisait géant en plus d'être épais. Le futur père se leva et posa les mains sur le patriarche pour le secouer.

– Allez papy, c'est l'heure de rentrer à la maison, Maman va s'impatienter !

– Non... Je veux parler à cette jeune fille. Toi tu peux encore en avoir plein des filles ! Moi je peux plus me contenter que de les regarder !


Mais finalement, il se leva tout de même. Malgré tout, il se pencha vers Elirys et lui prit la main et lui posa un délicat baiser sur le dos, les yeux brillants et le sourire malin.

– Bonne nuit, Mylady... Faites bien attention aux girafes et à vos jolis yeux qui brillent comme les étoiles...

– Papy...

_ Oh ça va, ça va, ça va, si on peut plus draguer...


Il se retourna alors et suivit son ami qui lui tendait sa veste pour sortir. Le plus jeune avait salué tout le monde en les remerciant pour la soirée et s'était enfin éclipsé pour les laisser seul face à un pichet de bière qui ne demandait qu'à être à nouveau rempli. L'un des hommes se leva d'ailleurs pour aller refaire le plein. Ils n'étaient plus que trois à table et Ian se pencha pour s'accouder sur le bord et regarder Elirys avec un léger sourire.

– Faut l'excuser, il est pas méchant.

Le pichet revint plein à peine une minute plus tard et les verres vides furent vite reremplis. Mais maintenant que le gros de la fête était passé, le niveau baisserait bien moins vite.
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Jeu 27 Juin - 23:07

Elle les aimait, tous autant qu’ils étaient, elle les aimait. Elle écoutait cet hymne de chez elle, en les regardant tour à tour dans le plus grand de sourire et, parce que ça semblait être une espèce de coutume, c’est son verre qu’elle vida à la fin de celui-ci, après qu’elle est légèrement inclinée la tête dans un sourire ravi. Chanter l’hymne anglais, boire de la bière, même parler de l’Angleterre et tout le monde était dans ses petits papiers de toute façon. Il ne lui en fallait vraiment pas beaucoup.

Élirys était sur son petit nuage à les voir tous réagir en même temps, pas toujours de la même façon mais ça restait fait de concert. Elle se demanda, un court instant, si c’était comme ça que fonctionnaient les réunions de famille parce que c’est ce qu’ils avaient l’air d’être, une sorte de grande famille. Elle avait à nouveau porté son attention sur l’homme qui maintenant employait le mot Girafe pour qualifier Ian, elle n’avait rien répondu cependant, se contentant de sourire. Ian avait secoué la tête, elle en avait déduit que le sujet de la guerre et tout n’était peut-être pas le genre de chose à aborder, elle n’allait pas relancer « papy » sur le sujet. Elle laissa faire ce même homme quand il lui prit la main.

Promis, je garde les yeux grands ouverts.

Le gratifiant d’une tête inclinée et d’en sourire charmé avant de le saluer, lui et celui qui partait avec. Quand Ian s’excusa pour l’homm, elle se mise à secouer la tête, un peu la main aussi.

Il n’y a pas de problème. Vraiment.

Il y avait pire que « papy » dans le genre vieux qui a un peu trop abusé de la bière. Ca restait gentillet, elle n’allait pas se mettre à s’offusquer pour si peu. Et puis, rien ne pouvait entacher cette soirée. Il avait suffi qu’elle comprenne qu’il avait retrouvé Hella, sa nièce, pour que tout soit merveilleux et que rien ne puisse gâcher ça. Son verre fut rempli sans même qu’elle demande quoique ce soit alors, elle remercia pour cette action avant de regarder les survivants de cette soirée. D’un mouvement circulaire de la main, elle les avait tous désignés.

Et vous travailler tous ensemble ou c’est autre chose ?

Elle avait écarté l’hypothèse du groupe d’amis parce qu’elle trouvait que ça manquait cruellement de présence féminine. On ne lui aurait pas dit qu’ils étaient là pour la naissance d’un petit Tom, qu’elle aurait cru à un enterrement de vie de garçon, hypothèse aussi écartée par le fait que Ian l’ait invité à se joindre à eux. Il y avait un peu de curiosité mais surtout une envie de partir sur un sujet plus neutre. Si elle avait des questions à poser à propos d’Hella et de la recherche que Ian avait pu faire, elle le ferait s’ils se retrouvaient tous les deux. Apparemment tout le monde était au courant qu’il avait retrouvé sa nièce mais, ce n’est pas pour ça que tout le monde était au courant des détails. Mais sa question en entraînait forcément une autre en fait, sourcil relevé, l’air interrogateur et une main autour de son verre, elle tourna la tête vers Ian.

Tu fais quoi d’ailleurs ?

Elle avait fait des recherches sur une enfant abandonnée par sur l’état civil de Ian. Elle avait juste vérifié deux trois choses, comme le fait, par exemple de ne pas être un psychopathe en herbe et éviter à une adolescente de l’avoir sur le pas de sa porte. Elle savait qu’il avait été dans l’armée mais elle n’avait aucune idée de ce qu’il faisait maintenant.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Ven 28 Juin - 6:58

– Souhaitez-moi bonne chance...

A peine revenu avec le pichet rempli que le jeune homme se releva, remonta sa ceinture et renifla un bon coup pour se donner du courage. Ian redressa la tête pour suivre sa direction, plus loin dans le fond du bar, vers une jeune femme blonde. Il se mit à rire et secoua la tête. Si le dernier collègue tenta de le décourager comme quoi c'était hors de sa catégorie, il y alla quand même. Ian pouffa de rire et se recentra sur la question d'Elirys. Il ne l'avait pas dit ? Oh, il croyait.

– On travaille ensemble, oui, en tant qu'agents de sécurité dans un bâtiment du centre, près de Central Park. La plupart du temps, on est de nuit ou alors très tard le soir ou très tôt le matin. Ca fait du bien de voir un peu le jour !

– L'avantage, c'est qu'on a un jour de congés de plus par semaine. On cumule plus d'heures dans une journée mais après on est tranquilles pendant trois jours. Ce sont jamais les mêmes jours de repos qu'on a.

– C'est vrai que c'est parfois difficile d'imaginer prendre des vacances ou de pouvoir planifier à long terme ce qu'on pourrait faire sur nos jours de repos mais quoi qu'il en soit, vu qu'on a les horaires les plus pourries de toutes les équipes, on a réussi à avoir gain de cause et on a tous nos dimanches. Ce qui est très important pour moi puisque j'ai décidé que c'était le dimanche que j'irais souler ma nièce.

Le collègue et ami se mit à rire à l'anecdote en faisant rouler son verre entre ses paumes de mains. Ian, toujours plus amusé par cette situation que dérangé, il se tourna un peu plus vers Elirys et joignit les mains pour lui expliquer, un sourire aux lèvres. S'il en bavait un peu avec Hella, il ne semblait pas s'en plaindre un instant. C'était une part du jeu, qu'elle ne se laisse pas faire, il ne s'y était pas attendu. Mais ça lui donnait d'autant plus envie de s'accrocher.

– Tu vois, elle veut pas de moi. Alors, comme je suis tenace, je me suis pas ennuyé avec une paire de rangers aux pieds pendant des années pour me laisser faire par une gamine de 18 ans avec un égo surdimensionné... Et bien je l'ai prévenue que tous les dimanche j'irai frapper chez elle, jusqu'à ce qu'elle daigne bien venir avec moi. J'ai essayé...

Ils riaient tous les deux et Ian se mit à compter sur ses doigts.

– Le cinéma, le footing, le zoo, je sais plus en fait, ça doit faire un mois que je fais ça ?

– Toujours pas réussi ?

– Non non, t'aurais vu sa tête quand j'ai proposé une séance de tir, j'ai cru que la porte allait m'atterrir sur le nez avant de passer par l'encadrement. C'est ce qu'elle fait en fait, elle écoute ce que je propose et elle me claque la porte au nez ! Je pense que je suis pas loin du but mais je te cache pas que je commence à plus trop avoir d'idées. Alors je voulais te dire merci de m'avoir aidé à la retrouver mais puisque tu es là, maintenant, est-ce que tu pourrais m'aider à entrer dans sa vie ? Je veux dire... Je croyais m'y connaître en femme mais là, j'ai l'impression de me planter dès que je dis un mot. C'est assez incroyable.

– C'est assez incroyable à croire, oui.

– Mais il n'y a rien que je puisse dire qui ne semble pas sonner faux chez elle.

Il prit les mains d'Elirys dans les siennes et il lui offrit son regard de chien battu. Ou perdu... Un peu comme s'il regardait une femme et lui disait "Madame, vous avez vu mon bébé ? Je l'élève tout seul, vous comprenez, c'est difficile mais sa mère est morte et mon chien s'est enfui." Le front soucieux - même si c'était plus de la malice qu'autre chose - il serra les petites mains d'Elirys dans les siennes.

– Pitié. Aide-moi. Ca aime quoi une fille de 18 ans à New York ?

Le fait que Hella soit une mutante, il l'avait dissimulé aux autres. On n'est jamais sûr de qui on a en face, qui plus est, il n'était même pas sûr de savoir, lui-même, comment y réagir. Alors il s'était dit que ce détail-là, il le gardait de côté. On verrait bien avec le temps. Non, Elirys était une fille, elle l'aiderait sûrement. C'était même obligé. Ca ne pouvait être autrement. Elle était douée, c'était certain ! Alors il la suppliait.
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Sam 29 Juin - 17:15

Les deux pouces relevés, un air de dire Vas-y Champion dans un grand sourire, voilà la manière d’Élirys de souhaiter bon courage à ce collègue de travail à Ian avant qu’il ne parte explorer de nouvelles pistes avec une petite blonde toute mignonne au fond du bar. Collègue, oui, parce qu’à bien y réfléchir, c’est comme ça qui lui avait présenté le groupe quand il était venu lui parler, c’est un peu con de s’en souvenir après avoir posé la question mais comme elle n’était pas capable de remonter le temps, elle allait faire avec. Et si Ian s’était aperçu qu’elle radotait ou qu’elle posait des questions dont elle était censée avoir la réponse, il eut au moins la bonté de ne pas lui rappeler, ce qui était d’autant plus appréciable.

Son regard passait de Ian à l’autre homme, les écoutant lui expliquer comment ça fonctionnait et surtout ce qu’ils faisaient, puis c’est sur le dimanche qu’elle s’arrêta, regard interrogateur à l’appui. Souler sa nièce ? Pendant une seconde elle commença à se demander si elle n’avait pas fait une connerie en lui filant des informations parce que le but n’était pas de la souler. Autant dire qu’elle écouta les expliqua qu’il lui donnait avec une certaine attention et, finalement, elle en venait à se dire que c’était peut-être normal. Elle était orpheline, avoir quelqu’un qui débarque à la Darth Vader : Je suis ton Oncle (pourquoi elle ne pouvait pas s’empêcher de penser à cette phrase, un peu déformée, avec cette voix d’asthmatique sous ventoline ?) ne devait pas être évident à encaisser sur l’instant.

Elle suivait l’échange, les propositions que Ian avait pu faire, en essayant d’imaginer ce type immense, se faire recaler sur le pas d’une porte par une adolescente de 18 ans. Bien que la situation n’ait rien de marrante en soi, ça restait quand même assez amusant d’imaginer la scène. En tout cas, il semblait mettre toutes les chances de son côté et d’en avoir parlé à ses collègues en quête d’idée. C’est qu’il avait l’air plutôt tenace l’oncle Ian. Les avants bras sur la table, une main autour de son verre, elle se mise à sourire en voyant l’air de Ian, avant de pincer les lèvres, lever les yeux dans un moment de réflexion et, finalement revenir sur lui.

hum… Une ado de 18 ans à New York veut beaucoup de choses, une ado dans la situation d’Hella… Et par là, elle entendait ado qui avait dû se construire toute seule. De tester les limites des personnes qui arrivent dans sa vie, surtout si c’est de sa famille ?

Elle n’était pas psy, elle ne savait pas vraiment en réalité. Elle était loin d’être dans la situation d’Hella, encore plus loin de connaitre toute l’histoire mais, c’est ce qu’elle avait fait avec Ashley. Bien que déjà dans la famille, quand ses parents étaient morts, c’était Ashley qui était devenu figure d’autorité et qu’elle avait usé pour voir jusqu’où elle tiendrait.

Un match de foot ? Un concert ?

Elle émit un sourire. Elle avait adoré les matchs de rugby avec son père, elle n’y comprenait rien à l’époque, voyait des types courir pour une raison qui lui était inconnue et trouvait même ça un peu débile mais, l’ambiance d’un stade, fiouuu, c’était juste magique. Et puis ça avait l’avantage de créer des souvenirs, des moments sans avoir besoin de parler sur le moment.

Tu sais ce qu’elle aime au moins ? Ou y a quelqu’un qui pourrait t’en dire un peu plus sur elle ?

Parce que, peut-être que c’était plus simple. Ca impliquait de fouiller un peu mais au moins, il avait plus de chances de tomber sur l’activité qui faisait mouche. Et, là, sans raison apparente, elle se mise à sourire de manière vraiment amusé en le regardant.

Elle te ferme vraiment la porte au nez ? Au moins, elle l’ouvre et elle écoute ce que tu as comme propositions, c’est déjà pas si mal. Elle secoua une nouvelle fois la tête en reprenant un peu plus de sérieux et en s’enlevant cette image qui tournait dans sa tête. Sérieusement, si tout ce que tu peux dire sonne faux, j’imagine que c’est normal, on doit avoir peur qu’on nous laisse encore et, du coup, tout réfuter en masse ça doit être une façon de se protéger. Mais si tu t’accroches ça devrait finir par lui passer.

Elle rendait sa phrase hypothétique parce que, même si quelque part elle y collait la manière dont elle avait vu les choses, elle ne savait pas si c’était une généralité.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Sam 29 Juin - 22:43

– Elle teste mes limites.

Ian s'était retourné vers son collègue qui souriait puis il avait reporté son attention sur Elirys. Hella le testait. Depuis le début et ça, il le savait. Ce qu'il ignorait, c'était comment l'épuiser. Il écouta donc attentivement les conseils de la jeune femme. Ian n'avait pas songé au match de foot. Ce n'était jamais vraiment le truc des filles. Quant au concert, il aurait fallu qu'il sache avant ce qui ferait plaisir à Hella. Et ça, il l'ignorait encore. Donc, il grimaça et secoua la tête. Non, il ne savait pas ce qu'elle aimait et il y travaillait. Si seulement elle pouvait le laisser la domestiquer un peu... Il n'avait pas l'impression de sonner faux. Il avait l'impression que c'était l'impression qu'elle avait de lui. Mais il était toujours sincère.

– Je viens à peine de la trouver, je ne connais personne de son entourage. Il y a bien ce garçon avec qui elle vit mais... Je crois que si je dois le remercier pour avoir convaincu Hella d'ouvrir la porte quand je suis revenu, je ne l'ai jamais revu, on dirait un fantôme. Mais je m'accroche. C'est ma nièce, alors... Je suis patient.

Ian lui sourit un instant en la dévisageant. C'était comme si elle lui transmettait de bonnes vibrations. Vibrations qu'il prenait volontiers car il en avait bien besoin.  Le dernier collègue revint, tout penaud et Ian lâcha enfin les mains d'Elirys pour lui rendre. Un peu plus et il perçait un trou dans ses yeux à force de la fixer. Reportant son attention sur son collègue revenant, il fronça les sourcils en le voyant fixer un serviette en papier.

– Et bien ? T'as un numéro ?

– C'est toujours le même. A croire qu'elles se le transmettre comme la meilleure astuce pour dire non à un mec sans donner de lettres ! Encore cette pizzeria en bas de chez moi.

Il jeta la serviette sur la table et Ian en profita pour la prendre et la regarder, lisant le numéro de téléphone. Il aurait bien ri mais se pinça les lèvres pendant que le dernier homme consolait son ami et collègue, d'une frappe dans le dos. Ca arrivait même aux meilleurs, n'est-ce pas ? Finalement, Ian se retourna vers Elirys en servant les dernières gouttes du pichet, les séparant dans plusieurs verres.

– Et du coup, tu venais faire quoi ici, si tu n'attendais personne ? Les gens ont la mauvaise habitude de croire que quand on vient seul dans un bar, c'est triste. Et c'est pire quand il s'agit d'une femme ! Alors dis-nous... C'est quoi ton histoire ?

Et il le pensait. Plusieurs années plus tôt, Ian avait été le genre à se retrouver seul au comptoir pour réfléchir et attendre de voir ce qu'il se passe. Et il avait beau être optimiste, il était aussi un peu triste. Sa vie était un champ de ruine et si Elirys ne semblait pas traverser les mêmes soucis, lui non plus n'avait jamais laissé qui que ce soit le voir. Quand bien même elle ne dirait rien à un inconnu tel que lui, il posait quand même la question. Peut-être était-elle là simplement... Non en fait, il n'imaginait pas une sortie dans un bar - sans que ce soit triste - seul.
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Mar 2 Juil - 5:34

Élirys lui avait donné un sourire désolé en apprenant qu’Hella le testait mais, ce n’était pas une si mauvaise nouvelle que cela. Si elle ne voulait pas de lui, elle ne le testerait pas, elle aurait seulement laissé une porte close. C’était amusant de voir comment les mots choisis par des personnes pouvaient, sans réelles raisons, donner des images dans l’esprit des gens. Élirys avait vraiment imaginé un fantôme ouvrir la porte à Ian avant de disparaitre. Elle comprit, à retardement, qu’Hella vivait avec quelqu’un et avant qu’elle ne pose la moindre question, c’est un des collègues de boulot à Ian qui revenait déjà. C’est sur lui qu’elle posa son regard dans un sourire encourageant.

Si ça arrive encore je crois que, à ta place, je testerais de lui dire que si c’est une façon subtile de lui demander de l’inviter à manger une pizza, tu es d’accord mais qu’il te faut son vrai numéro pour ça. Elle releva un peu les épaules. Dans le pire des cas, ça ne changera rien. Dans le meilleur elle y verra de l’humour et assez de culots pour se dire pourquoi ne pas tenter le coup.  

Comme pour Ian et sa nièce, ce n’était pas une généralité mais, elle, ça l’aurait bien fait sourire et, peut-être que ça l’aurait entrainé à changer d’avis. Ashley lui avait toujours appris quelque chose « Pars du principe que la réponse sera non et, de là, tu comprendras que tu n’auras plus rien à perdre à tenter d’aller chercher un oui. », un point de vue qu’elle avait toujours beaucoup aimé et utilisé dans de nombreuses circonstances. Reportant son regard sur Ian, elle ne perdit pas son sourire face à ce qu’il venait de lui dire. Elle prit seulement de courtes secondes pour y réfléchir avant de soupirer un peu.

L’histoire basique de la fille qui passe un peu trop de temps à travailler, qui en oubli les gens de son entourage. J’avais envie de prendre l’air et, en fait, je me suis rendu compte que je n’avais personne à appeler pour venir avec moi. Elle haussa les épaules dans un sourire. Mais ça n’a rien de triste, je le vis bien.

De quoi aurait-elle pu se plaindre, elle n’était pas seule en réalité. Elle était à une table avec un peu moins de monde qu’au début mais elle n’avait rien de seule dans un bar. Et si Ian n’avait pas été là, elle aurait probablement fait d’autres rencontres. Le problème d’Élirys n’était pas de rencontrer des gens, c’était de réussir à les garder dans son entourage. Personne ne la comptait réellement dans ses amies étant donné qu’elle était capable de ne pas répondre présente en cas de problème, avec sa tendance à pouvoir s’enfermer des jours et des jours devant son ordinateur. Elle n’avait pas menti, elle n’avait pas parlé des raisons qui lui donnaient envie de prendre l’air. C’est tout. Parler d’elle n’étant pas le sujet qu’elle préférait, c’est assez naturellement qu’elle préféra en revenir à lui.

En tout cas je suis contente que tu aies pu la retrouver. C’est une bonne nouvelle. Elle se mise à sourire, amusée en ouvrant grand les yeux. Mais elle vit déjà avec quelqu’un ?

Elle n’avait pas songé au fait que cela pouvait être un colocataire. Elle ne connaissait rien de la vie actuelle de l’adolescente et, dans son idée, elle se demandait comment pouvait vivre Ian sur le fait qu’elle s’était déjà installée avec quelqu’un. Là, encore, elle n’avait aucune idée de l’oncle qu’il pouvait être mais il avait vraiment l’air de vouloir y mettre de la bonne volonté et surtout de la patience. C’est sûrement pour cette raison qu’elle prit un air plus sérieux, plus de circonstance pour la suite.

Si elle essaye vraiment de te tester alors, peut-être que tu devrais lui poser des limites. On ne dirait pas comme ça mais tout le monde en a besoin surtout quand on cherche à tester quelqu’un.

Ça avait fonctionné sur elle et, plus tard, elle se souvenait encore d’Ashley qui était venu la voir pour lui dire qu’elle n’avait pas su quoi faire quand elle était devenue sa tutrice, qu’elle avait passé des heures et des heures à lire des livres sur la façon d’éduquer les enfants. Qu’elle avait trouvé ce truc des limites et qu’elle s’était dit qu’elle devait essayer. Ça avait fonctionné peut-être parce qu’Élirys y avait été réceptive mais c’était possible que ce soit aussi une généralité. Quand des limites sont posées, aussi étonnant que cela puisse paraître, ça donnait un sentiment de sécurité en se disant qu’à trop dériver, quelqu’un était là pour rattraper le coup.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Mar 2 Juil - 8:03

Pourquoi Ian et ses collègues regrettaient de ne pas avoir de femme dans leur groupe ? Pour cette raison précise. Tous les trois regardèrent Elirys, bouche bée, face à sa réponse. C'était si évident que seule une femme pouvait y penser. Et ingénieux en plus. Avec une femme dans leur groupe, ils pourraient mieux comprendre certaines choses et mieux les appréhender, pourquoi pas ! C'était comme un compteur de cartes au Poker. Ok, c'était un peu de la triche mais parfois on avait juste besoin de gagner, n'est-ce pas ? Prenant Elirys au pied de la lettre, le jeune homme se releva d'un coup pour aller tenter une nouvelle chance. Ian se mit à rire, lui disant que ça ne fonctionnait pas à retardement ! Mais il fallait croire que l'autre prenait vraiment les paroles d'Elirys pour argent comptant. Les deux collègues secouèrent la tête, aussi amusés que désolés.

– Oui, elle vit avec un copain. Pas grand bavard mais c'est lui qui m'a ouvert la porte la première fois quand elle voulait pas me voir. Il a l'air... Gentil mais je n'ai toujours pas entendu le son de sa voix !

Ian tourna la tête vers Elirys quand elle reprit concernant Hella. Oh il y avait pensé à donner des limites. Mais il n'en avait rien fait pour le moment. Il était sur une toute autre stratégie. Il reposa son verre sur la table et croisa les bras. Il inspira profondément avant de se mordre les lèvres. C'était une décision qu'il avait prise.

– C'est trop tôt pour ça. Elle a... Ce côté sauvage de biche, si un petite brindille craque sous mon pied, elle fuit et je dois courir pour la rattraper. Je préfère prendre plus de temps. De plus, si elle teste mes limites, elle ne les a pas atteintes, de toute façon. Il m'en faut plus que ça.

– Je lui souhaite bon courage. Je connais pas plus patient que ce gars-là.

– Ce que je veux dire, c'est que... Pour l'instant, lui mettre des limites, ce n'est pas ce que je veux. Elle est pire qu'un animal sauvage, j'en suis encore à l'apprivoiser alors je prends le temps. De l'écouter, de la comprendre, même si elle ne dit rien, ça fait partie du jeu ! Elle teste ma patience pour le moment alors je lui montre que celui qui se fatiguera le plus vite, ce sera pas moi.

Il haussa les sourcils et acquiesça en portant son verre à ses lèvres, les yeux tournés vers Elirys.

– Oh, un jour, elle va atteindre mes limites, oui. Mais je ne peux pas lui en vouloir pour le moment et––

A peine eut-il terminé sa phrase qu'un homme prit Elirys dans ses bras pour la serrer contre lui en lui disant combien il l'aime, qu'il la remercie et puis... Il était déjà parti. Ian et son collègue regardèrent leur ami passer la porte du bar en bonne compagnie. Ce à quoi ils éclatèrent de rire. Montrant la sortie de son verre, Ian sourit à Elirys.

– Il semblerait que tu aies fait un heureux ce soir.

Hey, un jour, ce serait peut-être son tour !
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Mar 2 Juil - 17:07

Les yeux grands ouverts sous l’étonnement, Élirys vit l’homme se relever pour repartir en direction de la blonde. Elle avait beau avoir ouvert la bouche en désignant Ian pour dire à l’homme qu’elle était d’accord avec lui, qu’elle pensait que ça se faisait sur le coup, elle n’avait pas eu envie de lui dire quoi que ce soit en fait. Elle avait refermé la bouche, reposé la main autour de son verre dans un sourire amusé. Il ne perdait rien à essayer, même à retardement alors, après tout, pourquoi pas. Elle reporta alors son attention sur Ian, dans un sourire avant de hausser un sourcil.

Son copain est muet ?

Pas de préjugés dans cette question mais elle se demandait comment ça pouvait être de vivre avec quelqu’un qui ne parlait pas. Est-ce qu’elle avait dû apprendre ce langage propre aux sourds et muets pour pouvoir communiquer avec lui ? Ou est-ce que son ami était juste une sorte de grand timide qui ne parlait pas beaucoup. Ça lui semblait peu probable d’ouvrir la porte à quelqu’un sans dire un seul mot si on est capable de le faire. Cela dit, elle n’était pas certaine que ce genre de détail puisse la concerner.

La façon dont il parlait d’Hella lui faisait penser à ce renard dans le petit prince, qui ne demandait qu’à être apprivoisé avec des rites. Les rites c’était apparemment la façon à Ian de venir chaque week-end, il ne restait plus que la partie qui concernait le fait de l’apprivoiser. Mais, confirmé, par l’un de ses collègues, Ian semblait être la personne la plus patiente au monde. Et, en plus d’être patient, il avait l’air réaliste. Elle se pinça légèrement les lèvres en se demandant pourquoi elle n’avait pas plus de personne comme lui dans son entourage et un peu moins de Jack et de Raven.

Elle voulait répondre quelque chose mais c’est un petit cri de surprise et d’exclamation qui sortit de ses lèvres quand des bras s’enroulèrent autour d’elle, la voix de l’homme qui le parvenait n’avait rien ‘hostile en plus d’être rapidement identifié. Elle mêla son rire à celui des personnes restantes quand elle vit l’homme partir en compagnie d’une femme. Merci Ashley et ses conseils qui, de temps en temps, fonctionnaient à merveille. Elle avait toujours ce sourire ravi sur les lèvres parce que, si elle ne connaissait pas ce genre de chose dans sa vie, elle était incapable d’en être jalouse. Elle était vraiment contente pour cet homme. Elle hocha la tête en regardant Ian.

Je donne des cours, si ça t’intéresse ?

Sourire et clin d’œil à l’appui, elle n’était pas à prendre au sérieux mais, elle préférait avoir ce genre de réaction plutôt que de prendre un air hautain et de balancer qu’elle était douée dans ce domaine. Ça ne lui ressemblait pas et elle n’était pas un exemple à suivre sur un plan sentimental de toute façon. Le fait que son conseil est fonctionné révélait plus de la chance que de la science. Elle secoua doucement la tête en prenant un sourire moins amusé pour un peu plus de sérieux.

Enfin, je dis ça mais tu as peut-être déjà quelqu’un.

Ce n’était pas vraiment une question juste une supposition. Elle aurait pu le faire sous forme de question mais elle ne voulait pas que ça semble intéressé. Pas que lui n’était pas intéressant mais… Sa vie à elle était beaucoup trop bordélique en ce moment pour essayer d’y faire entrer quelqu’un sans parler qu’elle avait un type, un Irlandais qui occupait un peu trop ses pensées et sa patience pour le moment. Elle regardait le pichet de bière qui était vide avant de hausser les épaules dans un sourire.

Je crois que c’est mon tour cette fois.

Elle l’attrapa en se relevant parce qu’elle n’allait quand même pas boire à l’œil toute la soirée et se dirigea vers le bar ou elle passa sa commande. Une fois fait, la voilà revenue à la table, servant les verres qui étaient vides.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Ven 5 Juil - 22:27

– Non, je ne crois pas qu'il soit muet... Enfin si mais c'est juste qu'il ne parle pas. Il aime peut-être pas les inconnus. Je peux comprendre, après tout !

Ce n'était pas vraiment dans le mode de vie de Ian qui était relativement bavard et engageant dans la conversation. Il aimait la communication, l'échange entre les uns et les autres. C'était primordial pour lui d'établir un lien visuel ou de parole avec quelqu'un. Et le fait que Elirys y soit tout aussi réceptive était une véritable joie pour lui. Il secoua la tête doucement à sa proposition.

– Je n'oublierai pas, c'est promis. Et... non. Je n'ai personne.

Il sourit à Elirys doucement. A ses yeux, c'était une question déguisée mais ça lui était égal. Ian n'avait de secret pour personne finalement. Si on lui demandait, il répondait. S'il ne voulait pas, il dirait simplement qu'il n'en avait pas envie. Ce n'était pas plus compliqué que ça. Sans vouloir faire nécessairement dans la transparence, Ian en avait marre des secrets que tout le monde s'infligeait les uns aux autres. Ca suffisait assez avec le gouvernement, les magouilles, les manigances, les complots... Un peu de clarté dans ce monde, ce n'était pas désagréable, n'est-ce pas ?

Ian la laissa se lever pour aller payer sa tournée et le dernier pilier des collègues en profita pour se lever pour enfiler sa veste. Il refusa à Elirys de remplir son verre, dans un sourire, et décréta qu'il était l'heure pour lui de rentrer, qu'on l'attendait. Ian n'était pas le seul célibataire mais presque. C'était assez rassurant, finalement, de se retrouver dans un environnement aussi bien rangé qu'encore un peu chaotique. Ca permettait de se positionner assez au milieu. Ni idéal, ni merdeux, juste bien. Ian ne rêvait pas d'être idéal, il avait sa propre vision de la perfection. Et ça ne signifiait pas l'idéal que tout le monde demandait. Non, c'était son idéal à lui. Une fois seuls, Ian se décala pour se mettre plutôt face à elle, profitant de la liberté de la table. Il leva son verre à ses lèvres avant de le reposer en croisant les bras sur le bord de la table. Désignant ce dernier d'un index, il pouffa de rire en haussant les sourcils.

– Je crois que pour moi, ce sera la dernière. Heureusement que je ne conduis pas. Et que Dieu bénisse New York et ses compagnies de taxis ! Mais j'ai beau tenir la route niveau alcool, je sens que ça commence à me monter à la tête !

Il la désigna d'un coup de menton et pencha la tête.

– Tu habites dans le coin, toi ?
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Ven 26 Juil - 5:14

Les yeux plissés, Élirys avait tenté d’écouter l’explication de Ian concernant l’ami d’Hella. Il suffisait de regarder le visage d’Élirys pour voir qu’elle ne comprenait pas trop mais, pensant que ce n’était pas ses affaires, elle se passa de poser la moindre question. Une décision qu’elle avait prise et qui se traduisait par un sourire dans un léger hochement de tête. Les dents de la jeune femme firent leur apparition dans le sourire un peu plus franc qu’elle lui apporta quand il promit de ne pas oublier. Cela la faisait sourire parce qu’elle ne donnait aucun cours, d’aucune manière que ce soit, elle avait juste eu de la chance concernant le collègue de Ian.

Qu’il soit célibataire ou non, ne changeait pas grand-chose pour Élirys, calé sur quelqu’un elle n’arrivait pas réellement à voir les autres personnes de cette façon-là. Elle avait simplement pincé les lèvres dans un mouvement de tête, trouvant dommage qu’il n’est personne. Ian avait sûrement un défaut, comme tout le monde, mais de ce qu’elle voyait de lui, elle se demandait comment personne ne sautait sur ce genre d’occasion. Redressant un peu la tête, et intérieurement, elle en venait à se dire que tout le monde était peut-être déjà avec quelqu’un et que c’était pour cette raison. Ou alors il avait vraiment un énorme défaut de fabrication niveau comportemental et… En réalité, elle trouvait stupide de chercher une raison à quelque chose qui, de toute façon, ne faisait pas partie de son domaine de prédilection.

Elle avait fini par mettre ses bras, croisés, sur le bord de la table pour venir y loger son menton. Un sourire dépassait de ses bras quand Ian expliqua qu’il était temps pour lui de s’arrêter. Avec n’importe quel alcool, Élirys en serait déjà au stade ou soit, elle se cacherait sous une table, soit elle serait debout dessus en chantant mais, pas avec la bière. C’était presque traditionnel dans son pays, le premier alcool qu’on apprend à boire c’est la bière et ça n’avait rien à voir avec les bières qu’on pouvait trouver dans ce genre de bar. Elle était sûrement un peu guillerette mais rien d’insurmontable. Élirys releva un peu la tête pour dégager une de ses mains qu’elle put balancer légèrement afin de lui répondre.

Oui, c’est la première règle. Et elle avait mis son index en évidence pour compter. Ne jamais choisir un bar qui n’est pas à porter de pied.

Parce qu’elle ne savait jamais comment elle quitterait un endroit. Même si elle partait avec l’idée de boire un ou deux verres, des rencontres n’étaient pas impossibles, une ambiance particulière non plus. L’idée c’était de toujours pouvoir rentrer par ses propres moyens sans avoir à prendre la voiture, sauf circonstances particulières. Dit comme ça on pouvait presque croire qu’elle suivait un code mais, en réalité, elle était incapable de suivre scrupuleusement quelque chose à la lettre mais, quand elle y arrivait ça tenait presque de l’exploit alors, il fallait bien le signaler. Elle plissa le nez en secouant la tête.

Je n’ai jamais aimé les taxis. Elle se redressa dans une moue avant de finalement baisser les épaules. C’est comme ça que commencent tous les films d’horreur en général.

Élirys n’était même pas capable citer un film d’horreur qui implique un chauffeur de taxi – sauf si un épisode de Sherlock compte comme un film d’horreur – mais c’était une de ses particularités. Dès qu’elle n’était pas tranquille avec quelque chose, elle disait que c’était de cette manière dont commençaient les films d’horreur. Élirys ne savait même pas d’où ça lui venait, c’est juste qu’elle n’aimait pas ces voitures jaunes. Ce qui était stupide, un taxi lui aurait évité pas mal de petites ruelles. Elle balaya toutes ses idées de taxi, de ruelle, d’un revers de la main avant d’attraper son verre à moitié vide.

Enfin peu importe… Elle jeta un regard un son verre. Je crois que je ne vais pas trop trainer non plus, il paraît qu’il faut savoir rester raisonnable.

En réalité, elle n’était pas particulièrement pressée de rentrer mais elle ne voulait pas que Ian se sente obligé de rester à cause d’elle. Il avait parlé d’arrêter à ce verre-là et elle l’avait pris comme une envie de quitter les lieux alors, elle ne voulait pas le retenir pour une raison ou une autre.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Ven 26 Juil - 9:39

Ce n'était pas tant qu'il voulait rentrer, il était en bonne compagnie, mais surtout qu'il était là avant elle. Et que de ce fait, il avait déjà imbibé quelques litres. Mais à sa remarque, il pouffa de rire en acquiesçant. Il avait la même condition.

– Ce n'est pas forcément bien mais il m'arrive de ne pas voir le nombre de verres passer alors, c'est aussi ma condition. J'habite à quelques mètres d'ici, seulement. Ou en tout cas, toujours à portée de pieds du domicile de l'un d'entre nous. Pour le reste, on s'arrange.

Il leva un index qu'il porta devant son nez et se racla la gorge avant de reprendre. Il n'était pas soul mais l'alcool commençait enfin à monter.

– Mi casa e... sou casa. Ou un truc comme ça.

Il la désigna de son index en souriant avant de reporter son verre à ses lèvres. Il rit à nouveau à sa remarque sur les taxi. Hey, elle n'avait pas tort. Il était vrai que ici, à New York, les taxis c'était pratique mais parfois, c'étaient de sacrés de fous du volant. De toute façon, il préférait marcher. C'était bon pour la santé. Et puis il inspira profondément en haussant les sourcils, les yeux dans son verre.

– Ah, la raison. Une bien belle saloperie, si tu veux mon avis. Comme si la vie était raisonnable. Je veux dire, elle l'est pas elle-même mais nous, par contre on doit être raisonnable. S'il y a bien une chose que j'ai apprise à l'armée, c'est que rien ne peut être raisonnable. La vie, c'est comme une rue.

Il se pencha vers elle en regardant vers le dehors et usa de ses mains pour mimer une rue. Prenant une voix plus basse, il lui fit une confidence.

– Ca a beau être une ligne droite, il y a des gens sur les trottoirs. Et des parcmètres, des devantures de magasins plus envahissantes que d'autres, des boîtes aux lettres, des arbres, des poubelles, des poteaux, des lampadaires... Autant de raison de se manger un mur que de se faire renverser par une voiture. Alors autant dire : pourquoi être raisonnable ? Il suffit de s'adapter. Un pas à droite, un saut à gauche, attention à la poussette. Et bah l'armée, c'est pareil. L'éclaireur vous dit qu'ils sont 7, quatre à droite et trois à gauche... Sois sûre que ce que tu sais pas, c'est que pour tous les plans que tu auras établis, pour toute la chorégraphie que tu auras réservée à ces mecs... Y en a trois au-dessus de ta tête, que personne a vu, qui te feront obligatoirement improviser pour sauver ta peau. Alors... Être raisonnable sur une bière !

Il se redressa, faisant un geste de la main comme s'il se fichait de tout, que ça n'avait pas d'importance pour lui, voire même qu'on lui faisait la blague du siècle. Et il lui fit un clin d'oeil dans un sourire.

– Face au changement, on n'est pas raisonnable. On s'adapte.
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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Dim 28 Juil - 20:46

Dans un éclat de rire, à la citation qu’il avait faite, Élirys croisa ses avant-bras sur la table avant de venir poser sa tête dessus. Son menton caché par ses bras, elle leva les yeux sur Ian, son sourire incapable de quitter son visage. Bien qu’il y fût pour beaucoup dans son envie de sourire, c’est surtout la situation qui la rendit joyeuse. Un peu de banalité dans son petit monde qui ne tournait pas bien rond ces derniers temps, rythmé par un sociopathe et une ex-mutante du gouvernement voulant récupérer ses pouvoirs. Ce n’était qu’un bar, une rencontre fortuite, un échange. Un quotidien banal qu’elle avait l’impression d’avoir oublié, que Ian lui rappelait avec juste quelques bières et sa façon d’être, sans complot… Pas qu’elle sache en tout cas.

La façon qu’elle eut de le regarder, heureuse, un sourire resplendissant sur les lèvres pouvait porter à confusion mais elle n’en eut pas conscience. Pour elle, les choses étaient claires, ce n’était pas lui qu’elle regardait de cette manière mais, c’était la situation qui l’entourait, qu’elle appréciait. Elle resta là, plantée sur ses avant-bras, à l’écouter en souriant quand il partit dans des explications sur ce qu’il pensait de la raison. Élirys ne savait pas ce qu’était l’armée ou la guerre, elle n’y avait pas été confrontée et était certaine de ne pas pouvoir comprendre ce que cela pouvait être. Elle partait du principe que cela faisait partie des choses que l’humain ne pouvait comprendre sans l’avoir vécu. Mais, elle écoutait, aussi attentive que les quelques verres qu’elle avait pris voulaient bien lui permettre parce que, si elle ne savait pas ce qu’était la guerre, elle restait persuadée qu’il était possible de transposer ce qu’il disait pour un peu près tout. Ce n’est qu’une fois qu’il eut fini qu’elle redressa un peu la tête, son index dans la direction de Ian, les lèvres un peu pincées dans un air septique.

Hmm. S’adapter c’est bien beau mais faut pouvoir le faire. Elle désigna, d’un mouvement de tête la rue qui était derrière elle. Parce que sur ta route, y a aussi des gens, qui te filent des mauvaises directions que tu suis bêtement et là, boom, t’es paumé, t’essaye de suivre un mouvement que t’arrives pas à suivre, t’essaye de t’adapter mais en fait, tout ce que tu fais, c’est seulement de continuer à avancer, sans trop savoir où en essayant de ne pas trébucher ou te perdre encore plus.

Elle secoua la tête en haussant les épaules avec, déjà, l’envie d’oublier ce qu’elle venait de dire. Élirys n’estimait pas être quelqu’un de profondément raisonnable. Si elle l’avait été elle aurait fui Jack depuis longtemps, elle aurait fait sa vie ailleurs, elle aurait simplement fait ce qu’on lui avait demandé mais, elle en était incapable. Elle suivait une mauvaise route, sans savoir où elle allait avec la désagréable sensation qu’elle s’y enfermait, que les murs se rapprochaient de plus en plus d’elle, l’empêchant de trouver une sortie. Elle récupérait des choses en chemin, des dossiers, des infos, des trucs qu’elle pensait être des sortes de multi-pass qui lui serviront un jour pour lui permettre de trouver la sortie. Mais, à l’heure actuelle, elle n’avait absolument pas la sensation de s’adapter. Pire, elle avait même la désagréable sensation d’être exactement à l’endroit où d’autres personnes voulaient qu’elle soit. Élirys ne se dirigeait pas toute seule, on le faisait pour elle. Chaque fois qu’elle se trouvait face un choix de direction, l’une proposant une sortie de secours et l’autre l’aliénation complète, elle se retrouvait toujours sur le deuxième choix sans arriver à rebrousser chemin.

L’avantage, c’est qu’au moins, on découvre de nouvelles rues.

Elle s’était redressée pour attraper son verre entre ses mains, le lever un peu avant de boire quelques gorgées. Il ne fallait pas croire qu’elle était en train de se plaindre d’une manière ou d’une autre, ce n’était pas tellement son genre. Aussi étrange que cela puisse paraître, elle assumait complètement ses choix de destination parce que, si cela ne lui convenait vraiment pas, elle avait aussi le choix de tout quitter, de disparaitre dans la nature, de recommencer ailleurs. Elle ne le faisait pas, pas parce qu’elle en était incapable mais parce qu’elle ne le voulait pas. Finalement, elle avait sûrement un côté un peu maso. Elle reposa son verre sur la table, un sourire sur les lèvres en reportant son attention sur Ian.

Tu sais, je suis vraiment contente pour toi. Ça a l’air d’aller, sans parler de ta nièce retrouvée. Enfin, elle haussa les épaules un peu timidement, je trouve ça vraiment bien et ça fait plaisir.

Elle lui avait déjà dit au début mais, là, ça sortait tellement de nulle part que ça ne pouvait qu’être sincère. Il ne pouvait pas imaginer à quel point elle était heureuse de voir que, finalement, elle avait aussi pu faire des choses bien pour des gens et, pas seulement de crypter une clé qui avait servi à l’explosion d’une bombe.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Mer 31 Juil - 22:19

Elirys avait quelque chose de rafraîchissant. Elle n'était pas rebelle, si elle était mutante, elle le cachait bien, elle n'était pas aguicheuse et ne dansait pas sur les tables, elle ne chantait pas non plus... Elle avait l'air si normale. Meggan aussi avait eu l'air si normale jusqu'à ce qu'un gamin décide de traverser la rue sans crier gare. Ian sourit en dévisageant la jeune femme. Si elle se sentait apaisée par sa présence en ce moment, il en allait de même pour lui. D'autant qu'elle savait un peu qui il était et à quelle came il marchait. Elle avait aidé pour sa nièce et qui sait si elle n'avait pas mené des recherches sur lui. Il en doutait mais, aujourd'hui... De toute façon, seule une partie de sa vie était facile à trouver. Ses missions et tout ce qui s'était passé en tant que soldat restaient strictement confidentiel. Quand elle s'exprima, Ian baissa la tête dans un sourire. Elle avait l'air de le remercier de quelque chose sans qu'il ne sache vraiment de quoi. Reportant son verre à ses lèvres, il haussa les sourcils et la regarda à nouveau en lui répondant.

_ Si je peux te rendre la pareille, n'hésites pas. Je veux dire...

Il reposa son verre en pinçant les lèvres et secoua la tête. Il se gratta la nuque et haussa les épaules avant de reprendre. Elirys avait fait vraiment beaucoup pour lui, sans vraiment trop s'en rendre compte, d'ailleurs. Il avait très envie de la remercier en faisant quelque chose pour elle.

_ Demande moi et je m'exécute.

Il la dévisagea en buvant une nouvelle gorgée. C'était difficile de croire que cette fille-là pouvait avoir besoin de quoi que ce soit. Douée comme elle était, elle devait avoir les ressources nécessaires. De plus, elle semblait assez équilibrée, non ? Elle devait déjà avoir un copain, une fontaine zen sur le coin d'une étagère... Cependant, il était bien placé pour savoir que les choses n'étaient pas toujours ce qu'elles semblaient être, pas vrai ? Ian pouffa de rire et releva les yeux sur elle.

_ Si retrouver ma nièce te faire vraiment plaisir, je suis très curieux de savoir ce qui te rend heureuse ! Ou alors, tu es un monstre altruiste comme il n'en existe plus de nos jours ! Serais-tu un extra terrestre ? Ou bien une mutante dont le pouvoir serait de se contenter des choses les plus insignifiantes ?

Il pouffa de rire à nouveau en secouant la tête. Il ne le dirait pas mais il espérait secrètement... et bien qu'elle ne soit pas une mutante. Meggan n'en avait rien dit mais des choses étranges s'étaient produites et il n'avait pas su comment prendre tout ça en compte. Sa nièce était une mutante qui résidait dans un institut avec plein d'autres mutants. Et sans le savoir, il était entouré de mutants parmi les personnes à qui il parlait tous les jours ! Alors si seulement Elirys pouvait dissiper ce doute. Il ne voulait pas avoir à se demander toutes les 5 minutes "est-ce une mutante ?" "de quoi est-elle capable ?" "Elle peut voler ?" "Elle peut voler des bijoux en étant invisible et défier la gravité pour ne pas se faire repérer par les systèmes d'alarme ? Non... Il voulait simplement... En fait, aujourd'hui, être humain c'était tellement... mutant ! En voilà une ironie de plus à ajouter à son tableau.

_ Et je vais poser la question secrète qui fut longtemps une technique de drague et qui aujourd'hui se trouve simplement de la curiosité... Il est où ton petit copain ? Je veux dire, il y en a un... n'est-ce pas ?
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Jeu 1 Aoû - 4:41

Merci mais, dans un sourire, elle plissa légèrement le nez en secouant un peu la tête, je n’ai personne à retrouver alors, ça va aller.

Personne qui ne soit vivant en réalité, sinon, elle avait bien des gens à retrouver avec un passé à retrouver. Elle en avait même qu’elle avait envie de voir sortir de sa vie mais, il proposait de lui rendre la pareille, pas autre chose. Elle jouait sur les mots, elle en avait conscience mais son boulot c’était de faire des choses pour les gens, qui donnaient les infos qu’ils voulaient. Elle était presque habituée à entendre les histoires des autres mais, elle ne savait toujours pas comment s’y prendre pour raconter les siennes. Ian venait de retrouver sa nièce alors, sérieusement, elle avait juste envie de le voir en profiter sans venir le gaver avec ses histoires à elle. Chacun avait ses problèmes.

Ian pouffa de rire, elle, de son côté, se mise à sourire largement en baissant légèrement la tête qu’elle secouait, pour dire non à toutes les hypothèses qu’il avait émises. Son verre entre les mains, qu’elle faisait tourner, elle releva le menton, regard l’homme face à elle pour hausser doucement les épaules. Difficile de se définir soi-même mais, elle était certaine de ne pas entrer dans les définitions qu’il avait données. Son sourire se fit plus léger, prouvant un peu plus de sérieux.

C’est juste que je trouve ça bien de pouvoir réunir des familles, encore plus quand la personne qui cherche un membre n’avait aucune obligation de le faire. Rien à voir avec l’altruisme et encore moins avec un côté mutant dont, si tu veux mon avis, je me passe très bien.

Si en plus d’être hackeuse et devoir se cacher de ça, elle devait aussi cacher un côté mutant, elle finirait sûrement terrée dans un coin paumé, de peur qu’on lui tombe dessus. Elle n’avait rien contre les mutants mais, ces derniers temps, elle avait eut sa dose. Pour être exacte elle avait eut sa dose de mutant qui ne l’était plus.

Faut croire que les choses normales et banales, suffisent à me rendre heureuse. Je n’ai pas besoin de grand-chose.

Un peu de stabilité dans sa vie, en ce moment serait fortement appréciée. Ne se soucier que de finir le dernier jeu vidéo qu’elle avait acheté, ne pas craindre la moindre ruelle ou la sonnette de sa maison. Elle n’était, réellement, pas compliquée à contenter. Ce n’était pas elle qui rêvait d’une vie de folie, sur un yacht hors de prix avec un maillot de bain qui coute plus cher que dix années de salaires moyens. Elle n’avait aucune idée de la façon dont Ian voyait les mutants et, si, il en avait fait référence elle se demanda si c’est parce qu’il l’était et qui voulait savoir, de manière détournée, ce qu’elle en pensait. Élirys avait attrapé son verre qu’elle avait porté à ses lèvres pour boire une gorgée quand, sans prévenir, il lui demanda ou se trouvait son petit copain. Elle avala de travers, reposa son verre en toussant un peu. Et quand, elle put retrouver une respiration normale, elle ne put s’empêcher de rire à sa propre réaction. La question l’avait juste surprise et elle en avait manqué de s’étouffer. Laissant son rire de côté, elle laissa qu’un sourire sur ses lèvres pour se pencher vers lui, dans un air de confidence.

Je n’en ai aucune idée.

Elle ouvrit la main, impuissant avant de se redresser. La question qui devait être simple était un véritable casse-tête pour elle. Forcément elle pensa à Jack mais, c’était difficile de le considérer comme un petit copain, ça faisait presque enfantin comme terme et quand on connaissait le bonhomme. Elle avait beau tourner tous les termes possibles dans sa tête, elle ne savait toujours pas comment le désigner. Plissant les yeux, elle avait perdu son sourire pour réfléchir à la question avant de reposer son regard sur Ian.

Je dois avoir une sorte de Karma pourri. J’ai la fâcheuse tendance à tomber que sur des types aux tendances psychopathes ou sociopathes. Et tous ces trucs qui finissent en -pathe Elle avait souri, comme si elle en rajoutait un peu trop dans sa définition pourtant très vrai. Elle avait une réaction typiquement féminine en réalité, donné l’impression de répondre à la légère, presque amusée en laissant penser qu’elle en rajoutait alors, qu’en réalité, elle avait juste besoin de dire une vérité. Difficile de dire qu’il y en a un alors que je suis probablement la seule à vouloir le voir de cette manière. Elle bloqua, une courte seconde. Avait-elle vraiment dit ça ? Elle s’en étonna elle-même avant de pointer la bière du bout de l’index, comme si c’était la faute à ce verre. Ok, peut-être que j’ai un peu trop bu, finalement.

Jamais elle n’aurait dit quelque chose de ce genre, sans le moindre verre pour l’aider. Élirys avait ce côté, sur le visage, de l’enfant désolé en comprenant qu’elle venait de dire une connerie, s’excusant dans un regard et une petite moue sur les lèvres. Le chat potté avait de la concurrence à ce moment précis.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Jeu 1 Aoû - 9:16

Il n'aurait qu'à peine oser l'avouer mais il était soulagé qu'elle ne soit pas mutante. Il lui sourit en l'écoutant. C'était toujours agréable de faire plaisir aux gens avec de simples choses, comme ça. Lui-même s'en contentait assez bien, quand on y réfléchissait. C'étaient ces petites choses dans la vie qui nous rassuraient, qui nous rappelaient que la vie, c'était aussi ça : des banalités, des sentiments agréables. Que Elirys soit une humaine, tout comme lui, avec sa propre vie, compliquée ou non, au moins, elle était un peu plus… comme lui. C'était ça, en ce qui le concernait, qui lui faisait du bien. Cela dit, il était mauvaise langue car de ses collègues, rien ne disait que l'un d'entre eux n'était pas un mutant. Alors si ça se trouvait, même celui avec lequel il passait plus de temps pouvait être un mutant.

– Obligé de le faire ou non, ça reste ma famille et on ne tourne pas le dos à la famille. Règle numéro 1. Et aussi bizarre que ça puisse paraître, j'ai décidé d'avoir une vie pleine de banalités. Alors si un jour tu as un coup de blues, viens me voir, je te raconterai comment je me suis tordu un ongle en ouvrant une canette de bière ! Qu'est-ce que t'en penses !

Ian lui sourit un peu plus et il baissa les yeux dans son verre en le faisant tourner entre ses mains. Elle n'avait aucune idée de si elle avait quelqu'un ? Aussi étrange que ça paraissait, il lui sembla s'entendre ! Alors il pouffa de rire et secoua la tête.

– J'en sais rien non plus.

Il rit à nouveau et se frotta la tempe d'un pouce. En fait, il savait mais… Et bien il y avait des signes, elle lui manquait, il savait qu'il lui manquait à elle aussi et puis leur relation avait toujours été comme ça : chien et chat. Toujours à vivre ensemble, toujours à s'engueuler et à s'ennuyer quand l'autre n'était pas là. Et ces derniers temps, il aurait donné beaucoup pour retrouver ça. C'était quelque chose qu'il connaissait, dans quoi il s'était senti finalement assez vivant. Mais ces derniers temps, il commençait à s'ennuyer. Il n'avait plus sa nièce à retrouver, elle était là maintenant, il dépensait son énergie à la convaincre que c'était un mec bien et qu'il était là pour elle si elle le voulait. Mais à côté de ça, le boulot, il ne se passait rien, sa vie sentimentale, il ne se passait encore moins de choses. Ian releva les yeux sur Elirys et sourit un peu plus. Elle avait un karma pourri ? Le sien était trop bon justement. Le grand chanceux qu'il était trouvait ça parfois assez injuste que personne n'ait autant de facilités à vivre que lui. Peut-être que c'était un mutant aussi et qu'il l'ignorait ! Non… Il le saurait. Et avec le nombre incalculable de tests sanguins qu'il avait fait ces 10 dernières années, ça se saurait !

– Je ne suis ni sociopathe, ni psychopathe ! Mais j'avoue que je peux parfois paraître un peu dérangé !

Toujours sur une pointe d'humour, il ouvrit les mains en haussant les épaules. Puis il se pencha vers elle, sur la confidence.

_ Tu sais, je vais t'avouer une chose. Je suis content que tu ne sois pas une mutante. J'ai rien contre eux mais… Ils me flanquent la frousse, j'avoue. La plupart du temps, on ne sait pas ce dont ils sont capables et je reconnais que je n'aime pas trop marcher sur un sol dont je ne connais pas la résistance…

Les sourcils hauts, il acquiesça en se redressant. Puis il reprit sur ce qu'elle disait plus tôt.

– Hey, j'ai vécu avec plein de mecs pendant très longtemps alors peut-être que je peux t'aider à y voir plus clair ! Les garçons, c'est pas aussi simple, c'est une idée que les femmes se font. En fait, un mec, c'est vachement compliqué. Parole d'homme.

Il leva la main, fit le signe des scouts et sourit. S'il savait seulement que l'homme dont parlait Elirys, c'était son propre psy. Il ne le connaissait pas encore mais ça ne saurait tarder. Et le jour où il ferait sa rencontre, Ian saurait qu'il lui était encore possible de détester un autre homme. Si jamais il apprenait que Elirys, cette jolie demoiselle au sourire innocent, s'entichait d'un type pareil, combien de temps se passerait avant qu'il n'y mette son grain de sel ?
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Jeu 1 Aoû - 14:34

Elle n’en savait rien mais, alors qu’elle hochait la tête pour acquiescer à cette règle numéro 1, son geste était vraiment une ironie. Être d’accord sur ce fait alors, qu’en réalité, elle avait des parents encore en vie quelque part, qui avaient fait croire à leur mort, c’était loin de respecter cette règle numéro 1. Loin de se douter de cette réalité, sa famille se résumait à Ashley, celle qui n’avait aucun lien de sang avec elle mais qui avait toujours été présente. Avant même que des papiers fassent d’elle une tutrice légale, Ashley était déjà considérée de la famille et, il était hors de question pour Élirys de la laisser derrière elle. Joignant les mains devant son menton, il n’y avait que le bout de ses doigts qui frappèrent doucement les uns contre les autres, comme une enfant se retrouvant devant le jouet de ses rêves le jour de Noël.

J’adorerais écouter ce genre d’histoire.

Il n’y avait même pas l’ombre d’une ironie dans le ton de sa voix, elle était étrangement sincère. La banalité l’avait un peu trop quitté ces derniers temps pour qu’elle ne sache pas l’apprécier. Elle pouvait paraitre pour quelqu’un de simplet avec ce genre de réaction mais la banalité c’était un souffle d’air apaisant dont elle avait besoin en ce moment. Elle avait fini par remettre ses mains autour de son verre alors que Ian avouait ne pas savoir non plus. Une réplique qui la fit rire, laissant découvrir deux fossettes près du coin de ses lèvres. Un sourire qui ne fit que s’agrandir à la suite de ses paroles même si elle se mise à secouer doucement la tête. Elle ne tombait que sur des cas comme ça sur un point de vue sentimental et, jusqu’à preuve du contraire, ce n’était pas ce genre de situation qui se présentait avec Ian. Elle aurait pu voir les choses de cette façon si les circonstances avaient été différentes mais, ce n’était pas le cas. Sérieuse, en tout cas elle en avait l’air, même si un léger sourire restait là, elle hocha la tête l’air convaincu quand il s’était penché sur un air de confidence. Doucement, presque dans un chuchotement.

Moi non plus. Elle haussa les épaules pour reprendre une voix normale. Mais les éviter devient compliqué.

Ils étaient, a ce qu’en disaient les scientifiques, une évolution de la nature humaine alors, sur cette base, les choses ne risquaient pas de s’améliorer. Il y en aurait de plus en plus et, à terme, dans un futur trop lointain pour qu’elle puisse le voir de ses propres yeux, il n’y aurait plus que ça. C’était le propre de l’évolution, non ? Elle n’avait rien contre ça, c’est juste que si elle pouvait éviter de se taper les mutants sociopathes et les mutants en recherche d’anciens pouvoirs, elle s’en porterait mieux. Ce n’est qu’à la suite des paroles de Ian qu’elle éclata d’un rire avant de le pointer de l’index, amusée.

Tu sais ? Si on ne sait pas que tu étais militaire, cette phrase est vraiment bizarre.

Enfin, elle ne l’était pas, les gens avaient les orientations sexuelles qu’ils voulaient, elle trouvait juste amusant de voir comment une phrase pouvait sortir de son contexte mais, par crainte que ça phrase soit mal interpréter elle avait fini par secouer vivement les deux mains en virant au rouge.

Pas que ça pose soucis, hein… Elle laissa retomber ses mains dans un sourire, ne voulant pas s’enfoncer encore plus, retrouvant son sourire habituel et une teinte plus normale dans la foulée. En fait elle soupira même dans un mouvement de tête et des yeux grands ouverts. Je te jure, avec ce genre de spécimen, je suis loin de penser que les hommes sont simples.

Il était même une énigme qu’elle ne pensait pas être capable de déchiffrer un jour. Elle se mise à sourire, toute seule, en se disant qu’elle ne pouvait même pas parler de son problème. À coup sûr, elle passerait pour la maso du coin si elle en venait à dire qu’elle ne savait pas à quoi s’en tenir avec lui, un jour il était capable d’essayer de la noyer dans une baignoire pour avoir des réponses, le jour d’après il lui faisait croire qu’il allait juste la tuer dans une ruelle avant de lui éclater la tête sur un clavier d’ordinateur et, tout neuf, tout beau, il débarquait faire sa crise de jalousie parce que, finalement… Finalement quoi ? Elle soupira.

Il est ce genre de type qui fait tout pour me tenir éloigné, pour ne pas que je ne m’accroche, pour que je le craigne et qui, à côté de ça, dès qu’il pense que j’ai quelqu’un, rapplique aussi sec avec une jalousie que je ne lui connaissais pas.

Elle leva une main dans une incompréhension la plus totale. Ça n’avait, à son sens, aucune logique. Elle ne comprenait même pas comment il pouvait être jaloux en vue de ce qu’il était, bien qu’il ait dit que ce n’était pas totalement le bon diagnostic. Elle ne savait juste plus quoi penser. Élirys attrapa son verre.

Je crois simplement que je fatigue de le voir passer d’un extrême à un autre. Il était peut-être temps de passer à autre chose. Elle avait beau se le dire, elle ne s’y tenait jamais. D’une gorgée, elle balaya ce genre de pensée et oublier ce sujet. Le verre sur la table, elle fit un signe de tête à Ian. Et toi alors, si t’es pas un truc qui finit un –pathe, comment ça se fait que tu n’aies personne ?
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Sam 3 Aoû - 6:45

[700 mots TOUS RONDS ! lol]

Pour éviter un mutant, il faudrait déjà savoir où ils sont, non ? Et Ian ne les cherchait pas. Pour l'instant, il ne lui avais pas semblé en connaître des masses, et aucun ne s'était présenté à lui. Si ça se trouve, il en était totalement entouré sans le savoir. Porté par un accès de paranoïa injustifiée, il releva la tête pour regarder autour d'eux. La loi du nombre forçait leur nombre. Combien étaient-ils ici ? La serveuse qui ne manquait jamais une commande ? Le barman qui ne semblait jamais s'essouffler ? Combien de clients. Tous avaient l'air si normaux, il était tellement difficile de savoir. Et si l'homme dont parlait Elirys était un mutant, qu'en était-il de ses propres relations ? Heureusement, on pouvait toujours compter sur Elirys pour rassurer l'atmosphère. En souriant, il reconnut que sa phrase, hors contexte, pouvait laisser penser bien d'autres choses à son sujet. Ce qui le fit rougir. Pas qu'il n'ait une quelconque attirance pour les hommes virils, toutefois qu'on puisse le penser l'intimidait. C'était un peu comme les mutants. Quelque chose qu'il ne comprenait pas sans pour autant en exprimer une quelconque violence démesurée.

Quand Elirys se mit à parler de l'homme qui "occupait" sa vie, Ian reporta sa bière à ses lèvres, ne pensant plus à ces histoires de mutants. Il se sentait coupable, vis à vis de sa nièce, de penser ce genre de choses. Mais traiter un mutant après l'autre, c'était bien plus simple que devoir en gérer une trentaine dans un endroit où... Ian allait songer à un endroit qui n'avait connu que des humains mais était-ce vraiment le cas ? A l'entendre, ce bonhomme était un cas typique ! Mutant on non, elle décrivait les réactions, passablement normales, d'un homme. Il haussa les épaules.

_ Il est soit bipolaire, soit amoureux. Voire les deux. Voire, il n'en est même pas conscient lui-même. Il te tient éloigné parce qu'il ne veut pas te faire de peine mais comme il est attaché à toi, il ne veut pas qu'un autre prenne sa place ! J'en ai connu quelques uns, comme ça. Des militaires surtout. Il y a une fille, au pays, mais ils s'imaginent que les tenir éloignées pour ne pas les faire souffrir d'être loin, ou des fois qu'il leur arrive quelque chose, ça va les aider, eux. Alors quand la fille finit par accepter et choisit quelqu'un de plus disponible et de plus près, ils sont hors d'eux. Mais ça marche pour à peu près tout. Peut-être qu'il a même un secret qu'il ne veut pas révéler parce qu'il a peur de ta réaction ou tout simplement qu'il te protège. On est à New York, rien n'est innocent, ici. Tu devrais essayer de lui parler, tu peux toujours lui demander... De s'asseoir et vous discuterez tous les deux, en adulte. Chercher ce qui ne va pas et tenter de trouver une solution. Montre-lui qu'il peut avoir confiance en toi et demande lui d'avoir confiance en lui.

Il haussa à nouveau les épaules et cligna des paupières avant de relever les yeux sur Elirys. Elle semblait si jeune et innocente, typiquement le genre de fille qu'un mec laissait au pays pour aller jouer les Captain America à travers le monde. Mais au fond, qu'est-ce que Ian savait d'elle ? Rien. Simplement, elle lui inspirait quelque chose de bon et quelque chose de doux. Inspirant profondément, il haussa ls sourcils.

_ Peut-être que tu pourrais te demander si tu n'es pas trop fatiguée pour continuer de supporter ces changements d'humeur, s'il te reste assez d'énergie pour avoir envie de trouver une solution et de lui faire confiance. Parfois, lâcher prise, ça peut aider autant l'un que l'autre. Certaines relations ne sont pas faites pour exister, c'est tout.

Finissant son verre, Ian tourna les yeux vers elle à sa question. En reposant son breuvage terminé, il eut un sourire en manquant de rougir à nouveau.

_ Ce n'est pas que je n'ai personne, c'est que je n'ai plus personne. Comme je te disais... Certaines relations ne sont pas faites pour exister. J'étais trop fatigué pour trouver encore une solution et... Je crois que j'ai besoin de voir autre chose.
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Dim 18 Aoû - 14:02

Élirys fut rassuré de le voir sourire, elle qui s’était emmêlé les pinceaux de peur que sa phrase puisse être prise de travers, Ian semblait juste le prendre avec le sourire. De quoi la soulager et lui permettre de faire un sourire allant dans ce sens-là. Baissant la tête, elle se mise à sourire plus largement en secouant un peu la tête. Imaginer Jack comme quelqu’un de bipolaire avait quelque chose de très amusant. Le type n’était pas capable de ressentir quoi que ce soit alors, l’imaginer sauter d’une humeur extrême à une autre, c’était juste… Elle aurait presque préféré que ce soit le cas, au moins, il y avait un fond de ressenti et ça aurait pu rendre les choses gérables… Elle n’en savait rien, son sourire avait disparu alors qu’elle écoutait Ian lui donner son point de vue.

C’est ce que Jack lui avait dit. Il avait voulu la tenir éloigné parce qu’il savait qu’il ne pouvait pas être quelqu’un de bien pour elle mais que, l’imaginer avec quelqu’un d’autre était insupportable. Elle l’avait cru parce qu’il avait cette façon de dire les choses, ce regard qu’il y mettait… Elle l’avait tellement cru mais, maintenant qu’il n’était pas là pour plonger son regard dans lequel elle se perdait trop facilement, les doutes remontaient facilement. Et si ça n’avait été que des paroles en l’air, encore d’autres ? Même parler de confiance, quand il s’agissait de Jack, était presque drôle tellement ça n’allait pas ensemble.

Élirys culpabilisait, pas pour Jack mais pour Ian. Il était là, avec une bonne volonté évidente, à essayer de l’aiguiller, de l’aider sans rien demander en retour et elle avait cette impression désagréable de le laisser patauger un peu tout seul parce qu’elle ne lui avait pas donné toutes les clés en mains. Si elle lui avait dit tout ce qu’elle savait de Jack, tout ce qu’il avait pu faire et lui faire à elle, alors Ian aurait probablement un discours différent ou comprendrait pourquoi elle était sceptique sur l’analyse qu’il pouvait en faire. Elle culpabilisait parce qu’en plus de ne pas tout lui dire – ce qui était logique pourtant – elle avait l’impression de l’ennuyer avec ses histoires de petites filles qui a un problème avec un mec.

Bien évidemment, pour palier à cette culpabilité, la seule chose qu’elle trouva à faire, fut d’attraper son verre et de finir le fond de bière qui restait dedans. C’est en le reposant sur la table que Ian émit l’hypothèse que certaines relations n’étaient pas faites pour exister. Relevant les yeux sur lui, elle fit une moue qui ressemblait plus à une grimace, un peu comme une enfant à qui ont venant de refuser le jouet qu’elle avait toujours voulu. Elle se secoua un peu dans une moue boudeuse avant de laisser échapper une petite plainte de lassitude et de laisser tomber sa tête entre ses bras qui étaient croisés sur la table.

Elle releva la tête quand il reprit la parole, l’air navré pour lui. En fait, il savait vraiment de quoi il parlait et elle en était désolée pour lui parce que… Eh bien, elle ne savait pas réellement pourquoi mais c’était comme ça. Ian était le genre de type qu’elle voyait comme quelqu’un de bien, prêt à beaucoup pour les gens de sa famille, même quand il ne les connaît pas, assez droit – une idée qu’elle se faisait sûrement parce qu’il avait été militaire – et absolument pas méchant. Le genre tout mignon, tout beau et qui, pourtant se faisait ramasser par une histoire qui ne devait pas avoir lieu. Elle était désolée pour lui parce que si Ian avait voulu cette femme comme elle voulait Jack, se résigner à se dire que ce n’était pas possible, c’était juste horrible. Elle avait envie de lui dire qu’il finirait bien par trouver quelqu’un d’autres avec qui ça collerait mieux, avec qui tout serait tout beau, tout rose mais, si on lui disait ça, à elle, elle sauterait au plafond en disant qu’elle s’en foutait que ce soit tout beau, tout rose, que c’était lui qu’elle voulait. Un coude sur la table, elle pointa un index dans sa direction.

Je suis en train de me dire que je suis désolée pour toi mais, en fait, je crois que je suis jalouse.

Un sourire, presque rougissante d’avouer être jalouse, elle l’enviait pour cette capacité qu’il avait à se dire que ça ne pouvait simplement pas se faire et son envie de voir autre chose. Elle en était incapable, impossible pour elle de se désengluer de cette relation si particulière qu’elle vivait avec Jack. Elle haussa les épaules avant d’aller poser son menton dans le creux de sa main.

Allez de l’avant, tout ça, c’est tellement facile à dire que quand je tombe sur quelqu’un qui est capable de le faire, je… J’sais pas, je crois juste que ça me rappelle que je suis incapable de le faire.

Elle le voulait. Du moins, si elle devait rester logique, elle savait que c’était la meilleure chose à faire, ne serait-ce que pour sa propre santé mentale. Mais rien n’était logique dans ses actions quand il s’agissait de Jack. Et, là, à ce moment très précis, elle prit conscience de la pipelette qu’elle avait été, elle qui, d’habitude, ne s’épanchait pas sur sa propre vie. Elle se mise à sourire en secouant la tête.

Définitivement, j’ai bu trop de bière. Enfin bref… vraiment, j’espère que tu finiras par trouver quelqu’un avec qui tu pourras parler de la manière dont vous vous êtes retournez un ongle. Hochant la tête de manière convaincue. La banalité, ça a du bon aussi.
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Dim 18 Aoû - 14:47

Ian avait noté ce petit changement de sourire mais il n'avais pas jugé utile de relever, après tout, il n'avait pas la science infuse, il pouvait se tromper sur le compte de ce bonhomme. Il ignorait alors qu'il s'agissait de son propre psy, celui qui le ferait vite devenir chèvre dans peu de temps. Si Ian avait su ça, il aurait tout fait pour empêcher Elirys de le revoir simplement parce que, selon lui, elle méritait mieux qu'un manipulateur de sa trempe. Il pouffa de rire à la mention de la jalousie. Il ne voyait pas bien en quoi il faisait envie mais après tout, pourquoi pas. Il se gratta la tempe et regarda son verre, lequel jouait entre ses paumes de main. Il n'y avait vraiment pas de quoi être jaloux. Il avait vécu un sale moment lorsqu'il avait rompu avec Hayley quelques mois à peine plus tôt. En l'écoutant, il releva les yeux brièvement sur elle alors qu'elle le désignait d'un index. Ah, si seulement ça pouvait être aussi facile qu'elle ne semblait le croire. Ou du moins, si elle pouvait comprendre à quel point c'était difficile mais le soucis ne venait pas de là.

Prenant une profonde inspiration, Ian croisa ses doigts entre eux et se pencha légèrement vers elle. Pas qu'il s'apprêtait à lui confier le plus grand secret du domaine sentimental mais en tout cas, ça avait fonctionné pour lui, et selon lui, l'expérience primait la raison. Quand bien même l'expérience variait entre les personnes, le résultat était souvent meilleur que si on se contentait de suivre la raison. Il sourit légèrement.

– Ce n'est pas une question de capacité, ce n'est pas le tout de savoir si on peut ou ne peut pas le faire. Tu en es capable, nous sommes tous capables de tout. J'ai été capable de mettre ma vie sur pause, j'ai été capable de prendre des décisions parfois difficiles… Tu n'es pas… incapable de prendre tes décisions. C'est juste que tu ne le veux pas. Tout n'est qu'une question de volonté. Arrêter de fumer, rompre avec une personne dont la relation n'est pas saine… Il ne s'agit de vouloir aller de l'avant, ce n'est pas le tout que de vouloir avancer, le principal… C'est de le vouloir. Ce qui m'amène à penser que si tu es jalouse parce que j'ai réussi, c'est tout simplement parce que tu sais que ta raison te dicte les bonnes actions mais que toi, en ton fort intérieur, tu ne le veux pas.

Il haussa les sourcils en la dévisageant et pencha légèrement la tête. Peut-être avait-il tort, allez savoir. Banal ou non, il fallait à un moment donné prendre des décisions, souvent difficiles. Faire des choix qui changeaient votre vie et vous conduisaient sur de nouveaux chemins, de nouveaux horizons. Ian en avait eu besoin en rentrant au pays. Il avait trouvé un échappatoire auprès de Hayley pour finalement s'apercevoir que ce n'était pas ça qu'il lui fallait. Il acquiesça à nouveau et reprit.

– Tu dois identifier ce qui est le mieux pour toi. Ce n'est jamais aisé de choisir quelqu'un ou quelque chose. Si cet homme est bon pour toi, alors tu le sais au fond de toi. S'il ne l'est pas, tu le sais aussi. Il ne tient qu'à toi de décider de ce que tu veux pour toi et toi seule. Il n'y a pas de quoi être jaloux pour ça.

Doucement, il lui sourit, presque attendri. Il aurait tellement aimé l'aider, elle ne lui apparaissait pas du tout comme une petite fille paumée, elle lui apparaissait comme quelqu'un qui se posait des questions, cherchait des réponses et s'il pouvait l'aider alors il le ferait. Aider, il était fait pour ça. Il se redressa et tapota la table du plat de sa main en inspirant à nouveau profondément. C'était là toute sa vie.

– Le plus dur, c'est pas de le faire. C'est de le vouloir.
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Dim 18 Aoû - 21:48

Plissant les yeux en réfléchissant à ce qu’il était en train de dire, Élirys avait fini par ouvrir la bouche, prête à dire quelque chose avant de se raviser au moment où, Ian, avait fini par dire quelque chose de très vrai. Ce n’était pas qu’elle n’y arrivait pas, elle ne le voulait pas. Elle en avait souri parce qu’elle commençait à croire qu’elle était entourée de personnes qui, finalement, avait un côté très psychologue sur les bords. On l’analysait, c’est bien ce qu’était un peu en train de faire Ian, non ? Et on le faisait très bien, s’en était même assez flippant. A croire qu’elle était un livre ouvert pour tout le monde. Pas étonnant qu’elle soit si facilement manipulable, si on pouvait la comprendre aussi facilement. Ce qu’elle ne savait pas, c’est si c’était vraiment une mauvaise chose de pouvoir être comprise aussi facilement. Oui, forcément.

Do, or do not. There is no try.

Est-ce que quelqu’un pouvait lui dire pourquoi elle avait la réplique d’un jedi version miniature, et verte, dans la tête après ce que venait de lui dire Ian ? Réplique qu’elle avait à peine murmurée, sans savoir pourquoi elle s’était sentie obligée de le dire. Elle avait réellement bu trop de bière à ne même pas à être maitre de ce qu’elle voulait dire ou non et, surtout, à se souvenir de réplique de Star Wars dans une discussion comme celle-là. Elle ne se sentait pas mal, elle n’était pas bourrée non plus, elle avait juste bu un peu trop de bière ce qui l’entrainait à sortir des choses qu’elle n’aurait pas dites en temps normal. D’un geste de la main, elle balaya cette réplique qui était bien plus vieille qu’elle. Élirys se pencha en avant, à son tour, les avants bras sur le bord de la table, le regard plongé dans celui de Ian, avec un léger sourire sur le bord des lèvres.

Hey, bien que tu es complètement raison, ça te dérange pas si on fait comme si ce n’était pas le cas, hein ? Une moue sur le visage, les yeux du chat potté en évidence, elle continua son argumentaire. Je crois que ma tête préfère croire que j’y arrive pas par un manque de volonté, plutôt que parce que je refuse d’écouter ma raison.

Elle fit un clin d’œil, ponctuant une révélation qu’elle avait voulue sur le ton de l’humour avec les mimiques qu’elle avait mises en place. Que Ian lui expose une vérité ne la dérangeait absolument pas, elle était même complètement d’accord avec son analyse mais, ça la touchait un peu trop personnellement. Élirys n’était pas du genre à s’épancher sur ses problèmes et, c’était bizarre que ce soit le cas ce soir-là. Elle avait l’impression d’accaparer l’attention sur elle alors que, tout le monde avait ses problèmes, pourquoi est-ce que les siens méritaient d’être plus pris en compte que ceux des autres ? Et puis, si elle voulait rester sur une certaine logique, le problème Jack était loin d’être une de ses priorités en ce moment. Raven et le SHIELD l’avaient détrôné depuis quelques jours. Du coup, elle se redressa, un regard vers son verre vide et, en vint à la conclusion que si elle voulait arrêter de faire tourner la discussion autour d’elle, et de finir par blaser ce pauvre Ian qui supportait ses états d’âme, il était temps pour elle de rentrer. Elle posa ses doigts sur le bord de la table, afin de pouvoir se reculer un peu.

Je crois que je vais profiter du bon fonctionnement de mes pieds pour rentrer. Elle était loin d’être dans l’incapacité de ne pas rentrer par ses propres moyens mais, il fallait bien des fins à tout, non ? Un large sourire sur les lèvres, elle releva les yeux sur Ian. Merci, pour ce soir. C’était sympa et tes collègues, on vraiment l’air chouette.

Pas de doute, elle était réellement sincère dans ses propos. La soirée avait été appréciable parce que ça lui avait permis de se changer un peu les idées, parce qu’elle avait pu voir autre chose que des mutants manipulateurs, ou des codes à créer pour une raison ou une autre. Elle n’avait pas spécialement envie de couper court à cette soirée qu’elle appréciait mais, c’était un de ses défauts, elle avait tellement peur d’ennuyer les gens avec ses propres histoires qu’elle préférait fuir… Ou se taire, ce qui n’était pas non plus une bonne chose quand il n’y avait que deux personnes.

Ça m’a fait plaisir de te voir et… Elle haussa les épaules dans un sourire. Et savoir que ça va bien pour toi, c’est cool.

Élirys espérait réellement que tout aille bien pour lui, qu’il finirait par trouver quelqu’un dont l’histoire ne soit pas incompatible, qu’il continuerait d’avancer et que les choses lui sourissent parce que, vraiment, elle pensait qu’il le méritait. Elle avait l’impression qu’on faisait de moins en moins des modèles comme Ian.[/color]
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Ian Marshall


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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Lun 19 Aoû - 5:51

Si Seulement Ian s'était contenté de l'analyser. Si seulement il avait parlé avec son côté psy. Mais il n'en était rien. Il en avait passé des heures à s'analyser lui-même, à chercher à comprendre pourquoi, comment, à se poser tout un tas de questions pour empêcher une rupture qu'il savait fatale. Ian avait à peu près tout tenté pour sauver son couple et lui par la même occasion avant d'en arriver à cette conclusion. Elirys était simplement une version féminine de lui avec sa propre sensibilité mais au fond, nous étions tous un peu faits pareil. Certains se droguaient, d'autres se dopaient... L'endurance, c'était avant tout une question de volonté, non ? Ian l'avait compris à ses dépends au court de sa vie et c'était bien la chose la plus forte qu'il eut connue. C'est comme des ailes qui vous poussent dans le dos, vous pouvez voler, c'est un sentiment unique. Mais c'était un sentiment de nécessité. Suivre la raison plutôt que son coeur demandait parfois quelques sacrifices. Et puis, éventuellement, une fois remis, on regardait en arrière pour se rendre compte qu'on avait fait le bon choix et qu'on se sentait beaucoup mieux à présent.

Ian sourit en acquiesçant. C'était parfois plus simple de se dire autre chose que la vérité. Un "mensonge blanc" comme appelaient ça les américains. Ian s'en était souvent raconté des histoires pour se cacher volontairement la vérité qui était plus douloureuse, alors il comprenait parfaitement bien Elirys. Ce n'était pas de l'analyse, il n'y avait pas d'analyse ici. Ian ne se le permettait pas non plus. Il s'était finalement autorisé un conseil d'ami à une fille qu'il ne connaissait pas plus que ça. Il ne pouvait pas lui en vouloir de refuser tout de go de voir un homme qui semblait tant compter pour elle. Elle faisait sûrement beaucoup de concessions, autant qu'il en avait fait. Un jour, éventuellement, elle changerait d'avis, quand elle aurait atteint ses limites. Ian en savait également quelque chose, ses propres limites étaient assez grandes. Certains se demandaient même ce qui le mettait en colère. Quand on sort d'une guerre, la seule chose qui vous met en colère... C'est la guerre. Ca et... Le fait qu'il n'était pas du genre à pousser les gens. A ses yeux, Elirys ne fuyait pas, du moins, il ne voyait pas ça comme ça. Elle avait sûrement marre de lui, elle était fatiguée, peut-être même qu'il avait trop parlé, qu'il avait trop joué le psy et qu'elle s'était lassée. Mais il n'y pensait pas. Elle avait simplement dit qu'elle allait rentrer et en tous les cas, il s'apprêtait à faire de même.

Il se leva en même temps qu'elle, non sans un soupir en se sentant très lourd, très gros... et très plein. Il bomba le torse comme s'il cherchait la volonté pour partir, rentrer chez lui et laisser ce petit bout de femme qui lui avait un peu changé les idées. Et puis, bizarrement, il adorait penser à Hayley. Ce que Elirys se refusait encore à voir, il se l'autorisait mais uniquement parce qu'il était déjà passé à l'acte. Alors, de temps en temps, il pensait à elle, se remémorant les bons moments, les bons côtés. Malgré tout, une fois, y penser l'avait fait replonger et résultat, s'en relever avait été encore plus difficile. Mais c'était vraiment fini maintenant. Il se faisait une promesse à lui-même. Il plongea les mains dans ses poches et la dévisagea dans un sourire, avant de se pencher brièvement vers elle.

– Plaisir partagé. Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas. On est souvent ici le soir. Si ce n'est pas avant de travailler, c'est après, donc...

Il tendit sa main vers Elirys pour serrer la sienne, sans familiarité aucune. Mais il était sincère quand il disait qu'elle ne devait pas hésiter si elle avait besoin de quoi que ce soit. Elle avait ce regard un peu perdu, un peu comme quelqu'un de très fatigué et il avait envie de l'aider. Si boire une bière dans la plus grande simplicité lui apportait autant de satisfaction alors elle devait en avoir réellement besoin. Et parce que Ian était Ian, il n'aimait pas voir une femme fatiguée.

– C'est sympa d'avoir un peu de compagnie féminine. Toute la journée dans la testostérone, ça finit par sentir le fauve... Et je vais t'imiter sans grande conviction, mais je dois d'abord passer...

Du pouce par dessus son épaule, il montra les toilettes. Depuis quand était-il ici ce soir ? Il avait l'impression que cela faisait une éternité. Il était définitivement l'heure qu'il rentrer chez lui, qu'il dorme et demain serait un nouveau jour.

[A la base, le prénom du personnage à l'origine de Ian est Reese. Un perso dont la réplique la plus célèbre en jeu a été "Les mecs, j'ai pissé 3L c'est mieux dehors que dedans". Il y a parfois des références qui sont plus que des hommages lol. Et tu sais, je pensais... Pour Naveen, ça peut être que de l'improviste et qu'elle s'échappe par son taxi. Parce que si ça se trouve, elle penserait d'abord se réfugier chez Ian, non ? Et là, imagine qu'elle dise "j'appelle mon copain" et que ce soit Jack qui débarque chez Ian ? Assurément, tu auras créé une guerre civile parce que la première chose que Ian va faire ? Lui mettre son gros point dans sa face ! Oh ça va être tellement rigolo...]
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Elirys M. Winston
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MessageSujet: Re: Fragments [Elirys/Ian]   Mer 21 Aoû - 20:43

Élirys s’était relevée pour se pencher presque aussitôt afin d’attraper son sac qui était au sol. Mauvaise organisation de son temps, si elle ne mettait pas sa veste en premier, elle risquait d’être ennuyée très vite avec son sac. L’accessoire en question venait donc de finir sur une chaise, le temps pour elle d’enfiler sa veste. Les deux mains de la jeune femme passèrent derrière sa nuque et, d’un mouvement, elle fit passer ses cheveux par-dessus sa veste. Un geste qu’elle faisait tellement souvent - à chaque fois qu’elle se mettait un truc sur le dos - qu’elle ne s’en rendait même plus compte.

Elle avait toujours ce sourire sur les lèvres, créant les fossettes si caractéristiques qu’avait son père, en levant les yeux vers Ian. Il était réellement grand, elle ne savait pas pourquoi mais cette pensée la fit sourire un peu plus. Elle apprécia cette invitation proposée par Ian. Ce n’était pas une invitation à proprement parler, il n’y avait pas de date, pas d’heure précise, juste une précision sur l’endroit où il se trouvait régulièrement avec ses collègues. L’idée lui plaisait bien. Elle baissa la tête, juste le temps de situer son sac et de pouvoir l’attraper, ne manquant pas de rire quand il désigna les toilettes derrière lui.

Fais gaffe à ce que tu dis, il se pourrait bien que je me décide à repasser. J’aime beaucoup tes collègues. Un clin d’œil, suivit d’un sourire amusé, elle continua. Je ne te retiens pas plus longtemps. Une main levée. Peut-être à une prochaine fois. Elle tourna les talons mais revint très vite sur sa position initiale en balançant la main dans la direction de Ian. Oh, et merci encore pour ce soir.

Cette fois elle le salua vraiment et tourna les talons pour se diriger vers la sortie, sourire aux lèvres pour la soirée qu’elle venait de passer. Certains diront que ce n’était pas grand-chose, juste quelques verres autour d’une table, une soirée des plus banales. Si seulement on pouvait imaginer à quel point elle avait envie de banalité dans sa vie. Ce n’était pas grand-chose et c’est justement ce qui avait fait toute la beauté de cette soirée.

L’air frais, une fois dehors, lui fit du bien mais elle avait à peine fait quelques pas qu’elle comprit qu’habiter non loin était une très bonne chose. La bière c’est bien… Du moment qu’on est assis. Une fois qu’on se relève, tout semble remonter d’un coup et on comprenait pourquoi des personnes, comme Ian, préféraient passer par les toilettes avant de partir. Elle se marra, toute seule, dans la rue. Un rien l’amusait quand elle n’avait pas un sociopathe sur le dos ou une ex-mutante en quête de ses pouvoirs. Elle pensait réellement repasser à l’occasion, quand le besoin s’en ferait sentir. Elle n’avait rien en particulier à demander à Ian, passer ce genre de soirée, à la limite, c’est tout ce qu’elle voulait.

Son pas aurait été léger, même flottant, si la bière n’avait pas fait son office mais elle s’en fichait. En fait, elle estimait que rien ne pouvait entacher la soirée qu’elle venait de passer. Une petite parcelle d’elle espérait quand même qu’en arrivant chez elle, elle ne trouverait personne sur le perron de sa maison. Ce fut le cas, personne en vue, un sourire encore plus ravissant que les précédents apparus et elle entra chez elle sereine, heureuse. Ca faisait longtemps que ça ne lui était pas arrivé.

[Je ne pense pas qu’elle ira chez Ian. Elle ne sait pas où il habite et, de toute façon, même si elle y pense, elle refusera cette idée parce qu’elle ne peut pas supporter l’idée d’embarquer quelqu’un qu’elle apprécie dans ses histoires. Après c’est comme ça qu’elle va réagir mais si vous avez envie, Jack et toi, que ça se passe de cette manière, je peux trouver un tas de raisons qui la pousseraient à agir dans ce sens-là.]
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