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 Ah la vie civile - Natalia

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Clinton Barton
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MessageSujet: Ah la vie civile - Natalia   Dim 16 Juin - 22:31


    Viser à plusieurs mètres, se sortir d’une situation perdue d’avance, éliminer plusieurs personnes, gérer son stress, être envoyé dans un conflit à l’autre bout de la planète, se battre au corps-à-corps, n’éprouver aucune difficulté à se débarrasser d’une personne, etc… La liste de ce qu’il pouvait faire était longue, peu accessible au commun des mortels mais, se retrouver devant un rayon et devoir choisir un paquet de mouchoirs !

    Clinton était devant le rayon, levant une main pour attraper un paquet pour se voir hésiter au moment de la prendre, ramener sa main derrière sa nuque et soupirer devant le choix qui s’offrait à lui. Des mentholés. Qui avait eu l’idée d’inventer des mouchoirs avec une odeur ? Petits, grand, pour nez sensible, de couleurs différentes. Les gens se compliquaient trop la vie et la sienne par la même occasion, tout ce qu’il voulait c’était un paquet de mouchoirs, blanc, de base. Clint se sentait chez lui en mission mais, dans ce magasin, il avait l’impression d’être en terrain hostile. Trop de personnes autour de lui qui naviguaient entre les allées comme si c’était l’action la plus normale qu’il soit, personne n’hésitait entre la multitude de produits similaires, il avait même vu des gens se battre pour un sachet de salade alors qu’il y en avait d’autres.

    D’un naturel pourtant patient, il commençait à fulminer dans son coin, devant ces paquets de mouchoirs. L’impression d’étouffer, d’être trop près du sol, de ne rien pouvoir faire en cas de problème. Contrairement à un véritable champ de bataille, il ne pouvait pas se défendre. A priori, la loi interdit d’assommer une personne. Ce n’est pas un crime de se retrouver devant quelqu’un à une caisse. Connerie ! Il se demandait comment les gens pouvaient survivre en allant faire leurs courses, la vie civile ne devait pas être faite pour lui. Clinton inspira profondément en fermant les yeux et, au moment d’expirer, il attrapa le premier paquet de mouchoirs venu, le balança dans son chariot et avança tout droit. Il prit la décision de voir cette corvée comme une mission.

    Mouchoirs, viandes, légumes, ampoule pour le couloir, café. Autant d’aliments qui devenaient des points de contrôle pour la mission de sa vie : Faire les courses. Les autres clients étaient des cibles à éviter, à contourner et son chariot une marchandise à transporter qu’il pouvait manœuvrer sans trop avoir de remords.  Esquive à droite, puis à gauche, détour en passant dans une allée adjacente, verrouillage sur la cible, attraper la boite de haricot vert, repartir, double esquive, virage à 90°, visualiser l’allée suivante. Hormis le fait d’être en jean, basket, t-shirt et sans son carquois dans le dos, il s’y croyait presque. Sa seule façon à lui de survivre dans ce terrain hostile et dangereux et il pouvait se faire agresser à tout moment pour avoir pris le dernier sachet de chips.

    Clint n’avait rien de la personne avenante dans ce magasin, celui qui se risquait à lui demander où se trouvaient les œufs devait être suicidaire pour s’adresser au sol qui se concentrait uniquement sur un itinéraire et un objectif. Ses doigts s’agrippèrent sur la barre de son chariot. Un bouchon de trois femmes en train de discuter chiffons bloquait l’allée. Freinage d’urgence, les pointes des pieds quittant le sol pour ne s’appuyer que sur ses talons. A sa droite, un grand-père qui choisissait sa soupe du soir. Impossibilité de faire demi-tour sans heurté une gondole ou le vieux. Clint se pinça les lèvres, agacé par le groupe de devant, et partit à reculons. La voix était libre quelques secondes avant, il ne pensa pas à regarder derrière lui.

    La tension… Dans un univers qui ne lui était pas habituel c’était elle qui arrivait à primer. Il s’était imaginé dans une mission alors quand son dos heurta le dos d’une autre personne, la réaction fut spontanée. Un réflexe, c’était simplement un réflexe qu’il n’avait pas contrôlé. D’un mouvement rapide, il s’était retourné, une main pour se protéger, l’autre s’élevant pour aller frapper directement le cou de l’ennemi de son tranchant. Ce fut tellement rapide que son cerveau n’avait pas eu le temps de lui expliquer qu’il était dans un magasin, rempli de civil qui ne pouvait pas se défendre face à cette attaque. Le tranchant de sa main ne trouva jamais sa cible, un avant-bras était venu la bloquer dans son élan. Une fraction de seconde, c’est tout ce qu’il avait fallu pour que l’action se passe et c’est quand sa main fut stoppée qu’il comprit où il était, ce qu’il venait de faire. Étonné d’avoir été stoppé, son regard se porta sur sa supposée ennemie.

    Tasha ?

    Il était désolé et content. Non seulement il n’avait blessé personne mais en plus il avait une alliée dans la place. Ses mains retombèrent, débloquant cette situation où ils étaient tous les deux figés dans l’arrêt du coup de l’autre. Il passa une main sur sa nuque dans un sourire navré avant de la lever dans un signe d’impuissance.

    Désolé, les réflexes...

    De tous les endroits où il pouvait la rencontrer, ce magasin était le plus improbable.
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Natalia Romanova
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MessageSujet: Re: Ah la vie civile - Natalia   Lun 17 Juin - 0:54

Dans son métier il n’y avait pas début ou de fin de journée, la cadence était fixée par des missions, plus ou moins longues. En dehors de ça, peu de choses  puis, retour à la vie civile pour une période qui n’était jamais réellement déterminée. Sa vie, elle n’avait pas vraiment l’impression qu’elle lui appartenait, elle faisait ce qui était au bon vouloir de son supérieur. Et, si ça pouvait paraitre inconcevable pour certaine personne, ça lui convenait très bien à elle. Sa vie, elle ne la changerait pas. Pas pour le moment en tout cas.  Bien que manquant d’action, elle s’acclimatait assez bien à cette vie dite civile sauf quand elle ouvrait le frigo pour s’apercevoir qu’il était désespérément vide.

Ses talons, pas si hauts que ça, claquaient sur le sol au moment où elle attrapa sa petite veste en cuir qu’elle mettait par-dessus un débardeur qui revenait un peu sur son jean. Les clés de l’appartement dans les mains, elle ouvrit la porte pour la refermer derrière et, hop, direction le magasin le plus proche. Arrivée sur place, elle avait fini par se dire qu’elle aurait aimé s’apercevoir du désert de son frigo plus tôt. Venir en heure de pointe ce n’était pas la chose qu’elle préférait. Tant pis, elle n’avait besoin que de quelques trucs, ça ne devrait pas lui prendre toute la soirée non plus.

Choisissant ses rayons avec soin parce qu’elle n’était pas du genre à passer dans chacun d’eux pour trouver LA promo du moment, elle attrapa des petites choses à droite et à gauche. Des petites bricoles, de quoi grignoter qu’elle pouvait tenir dans les mains sans s’encombrer d’un panier ou d’un caddie. C’est dans l’allée principale qu’elle voulut éviter quelqu’un, faisant deux pas en arrière en s’enfonçant un peu dans un rayon. La collision fut immédiate. Vivement, elle s’était retournée mais, c’était surtout pour s’excuser. Une main fonça droit sur elle, sans même réfléchir, elle avait laissé tomber tous ses articles pour plier le bras et le monter devant son visage. Son avant-bras bloquant cette attaque venue de nulle part. Son autre main était partie, dans un réflexe d’attaque aussi… Elle n’allait quand même pas se laisser faire.

Tasha… Une seule personne l’appelait de cette manière alors ses yeux, étonnés allèrent trouver le visage de l’homme. Il enleva ses mains elle fit pareil, regardant autour d’elle pour croiser le regard de quelques personnes surprise par ce qui venait de se passer mais, il faut croire que les gens se s’étonnait plus de grand-chose, ou qu’ils pensaient que les deux venaient de se battre pour un pack de soupe parce que, très vite, chacun retournaient à leur occupation. Elle revint alors sur le visage de Clint, yeux plissé, léger mouvement de tête pour lui demander ce qui venait de lui prendre. Et, franchement, le lieu aurait été différent, qu’elle lui aurait déjà foutu son poing dans les dents. Juste par principe.

Ouais bin heureusement que j’en ai aussi, je ne sais pas ce que t’aurais compté plaider mais, je suis pratiquement sûre que vouloir un sachet de soupe soit considéré comme une raison valable pour justifier une agression.

Elle secoua la tête dans un sourire, l’adrénaline – quand même présente – de la situation étant passé elle devenait plus apte à en sourire. Bien qu’elle trouvait étonnant de le retrouver ici, elle était pouvait être satisfaite qu’il soit tombé sur elle et non pas sur une autre personne qu’elle aurait forcément plaint. Les coups qu’il pouvait mettre n’étaient généralement pas gentillet. Elle allait lui demander ce qu’il faisait ici avant de se dire que la question était des plus stupides… Il faisait ses courses comme tout le monde. C’est juste qu’elle estimait avoir plus de chance de le croiser au SHIELD qu’ici.

Ça avait même quelque chose de perturbant. Les deux avaient une sorte d’accord muet, dont ils n’avaient jamais réellement évoqué mais, ils ne se voyaient pas – ou très rarement – en dehors de leur mission et de leur base. D’une, ils n’avaient pas le genre de boulot à horaire fixe où les gens se retrouvaient entre collègues pour boire un verre dans le bar du coin. De deux, les choses étaient assez bizarres comme ça pour ne pas avoir à se voir à l’extérieur. Garder certaines distances facilitait les choses en plus de permettre de pouvoir se cacher derrière le travail qu’elle voulait faire passer en premier.

Y a des services de livraison à domicile, tu devrais y songer.

Son sourire amusé disparu quand elle se baissa pour commencer à ramasser ses articles qui étaient tombés.
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Clinton Barton
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MessageSujet: Re: Ah la vie civile - Natalia   Lun 17 Juin - 17:41


    Humm… Il se mit à réfléchir, un court instant. Vu comme ça !

    La vérité c’est qu’hormis le fait de regretter son acte, Clint n’aurait pas craint grand-chose de la part de la justice. Le SHIELD était une protection, on l’enverrait faire un contrôle psychologique pour vérifier qu’il allait bien, qu’il n’allait pas entrer dans un cinéma et tuer tout le monde mais, des poursuites, il n’y croyait pas une seconde. Pour ce qui était du service de livraison… Il avait bien essayé mais, là encore, trop de choix pour la même chose. Venir sur place lui était apparu comme une tâche bien moins compliquée. Mauvais calcul.

    J’y penserais.

    Il avait souri, incapable de ne pas le faire devant celui qu’elle avait, avant de se baisser pour l’aider à ramasser les courses de Natalia. Elle n’avait pas grand-chose, c’était ça la solution : venir pour deux ou trois petites choses et rendre l’expérience « course » plus rapide. Il se redressa, les mains prises par quelqu’un de ses articles et désigna son chariot d’un mouvement de tête.

    Je te prête un bout de mon super chariot ?

    Sa phrase s’était fini avec le bruit d’une alarme dans le magasin et un message en continue qui demandait aux gens de sortir par la porte Nord, qu’il y avait un incendie, que ce n’était pas un exercice et que tout le monde devait rester calme. A voir les gens autour de lui, le mot calme se définissait par hurler, laisser ses affaires en plan et courir le plus vite possible vers la sortie indiquée. Clint balança les achats de Natalia dans son chariot, n’attendant plus la moindre réponse de sa part. La donne venait de changer, il n’était plus question de course mais de sortir dans la panique… Euh, dans le calme.

    Il fallait vraiment que ce genre d’évènement leur arrive. Si faire des courses devait se transformer en fuite contre un incendie, ils devaient avoir un karma maudit. Il essaya de calculer les probabilités qu’il y avait pour rencontrer Tasha dans ce supermarché et, en même temps, avoir une alerte incendie. Il s’en fit mal à la tête tout seul tellement s’était improbable. D’un pas sur le côté, il esquiva un homme qui courait, les deux bras en l’air, en hurlant pour rejoindre la sortie. En regardant autour de lui, les deux personnes qui n’étaient pas parties en courant au début de l’annonce, c’était eux deux.

    Je crois que c’est foutu pour le remplissage de frigo.

    Un sourire et un mouvement de tête avaient servi à l’inviter à le suivre pour quitter le magasin. Se faire prendre dans un incendie, ce n’était pas au programme de cette soirée. Il avança en direction de la fin de l’allée et quand il alla pour tourner sur sa droite pour rejoindre la bonne direction, son regard se porta sur la gauche. Un réflexe, comme d’habitude. Un coup d’œil qui n’avait pas duré plus d’une seconde, ce qui lui avait suffi pour s’arrêter, se retourner et pousser doucement Natalia à l’abri derrière le rayonnage qu’ils avaient à peine quitté.

    Tasha, à ton avis quand une annonce demande à tout le monde de sortir par la porte Nord et que, en même temps, un groupe de personnes qui n’a pas l’air paniqué entre par la porte Sud, tu en déduis quoi ?

    Il était sérieux et ne pouvait pas s’empêcher de sourire par la même occasion. La vie civile ce n’était vraiment pas sa drogue mais, ce genre de situation… Il aimait de manière déraisonnable. Il avait un peu modifié les faits, les hommes qu’il avait vus n’avançaient pas, ils étaient plaqués derrière un mur, sûrement à attendre que tout le monde soit évacué. Il avait regardé au bon moment, celui où deux têtes avaient dépassé de leur abri pour voir où en étaient les évènements. Il regarda Tasha, une nouvelle fois, l’air interrogateur et amusé à la fois.

    J’ai précisé que les hommes en question avaient des cagoules ?

    Pour lui, l’alarme incendie n’étaient qu’un détail, un moyen pour faire sortir tout le monde. Il ne proposa même pas à Natalia de sortir et de faire comme tout le monde. A coup sûr, elle refusera ce qui lui allait très bien. Un peu d’action ne ferait pas de mal et peut-être qu’on leur offrirait leurs courses pour la bonne action qu’il prévoyait de faire. Sa main droite alla se réfugier dans le bas de son dos où il en sortait une arme qui était dissimulée par ses vêtements. Si ça ne tenait qu’à lui, il ne sortirait jamais sans son arc mais c’était trop visible et, refusant de sortir sans rien, c’était ça qu’il avait à la place. Il vérifia la sécurité et le chargeur.
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Natalia Romanova
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MessageSujet: Re: Ah la vie civile - Natalia   Lun 17 Juin - 20:10

Natalia s’était relevée en même temps que Clint et, sans qu’on lui permette de répondre à la question qu’il avait posée, l’alarme du magasin lui vrilla les tympans. Un instant elle s’était demandé les raisons de ce bruit soudain mais l’annonce tournant en boucle l’avait très vite renseignée. Le reste du magasin aussi apparemment parce que tout le monde se mettait déjà à courir partout, oubliant la notion de calme qui avait pourtant été mise en avant dans l’annonce. Bien sûr, elle aurait pu paniquer comme tout le monde mais, pour faire quoi ? Elle avait connue des situations hautement plus dramatiques pour ne pas avoir à céder à la panique pour un incendie.

Elle soupira, lâchant à regret ses articles dans le caddie de Clint. Qu’est-ce qu’elle allait manger ce soir avec leur connerie ? Et puis elle était de repos, ce n’était pas pour avoir envie de voir des gens courir dans tous les sens en pensant qu’ils sont en train de sauver leurs vies. Si tout le monde avait été un peu plus discipliné, l’évacuation se passerait beaucoup mieux, ils le savaient au moins ? Sur le coup, elle manqua de chopper l’homme qui était passé en courant, forçant Clint à se pousser. Elle aussi, elle avait des réflexes et quelqu’un qui passe en courant dans une situation « de crise » était, généralement, une personne à foutre au sol. Elle s’était retenue, expirant l’air qu’elle avait dans les poumons tout en hochant positivement la tête : elle le suivait.

Son repas de ce soir allait devoir se faire dans un restaurant, n’ayant aucune envie de retourner dans un autre magasin pour la journée. Elle leva les yeux sur l’homme qui marchait devant elle, est-ce qu’elle pouvait lui proposer de se joindre à elle ? Pas si c’était pris comme un rencard, elle voyait ça seulement d’un œil pratique parce qu’il était dans l’incapacité de prendre à manger. Elle ouvrit la bouche, prête à lui demander quand il se retourna vers elle de manière un peu trop rapide à son goût. Elle baissa les yeux sur la main qu’il avait caller sur son épaule, tout en reculant. Natalia avait confiance en lui, bien plus qu’elle ne voulait l’avouer alors, forcément il devait avoir une bonne raison à ça.

Protégée par le rayon, Natalia croisa les bras contre elle, plissant légèrement les yeux devant ce qu’était en train de lui dire Clint. Des hommes à la porte sud ? Elle pensa à une équipe de secours, à des pompiers, à plein de chose mais les braqueurs n’étaient pas dans sa tête de liste. Bien qu’ils commençaient à remonter en première position face à la tête que faisait Clint. La situation l’amusait et, si c’était le cas, c’est que de l’action était en jeu ce qui fut confirmé quand il parle de cagoule et qu’il sortit une arme. Elle posa son regard sur l’objet en question avant de sourire en secouant la tête.

Tu ne sors jamais sans une arme, sérieusement ?

Elle avait balancé ça comme si elle trouvait que c’était complètement hallucinant alors, qu’au même moment elle s’était baissée pour attraper l’arme à feu qui était dans ses bottes. Agent de terrain, faut croire que c’était le genre d’activité qui ne s’inventait pas. Elle eut les mêmes vérifications que Clint sur son arme à elle, avant de lui faire un signe de tête pour qu’il se pousse, histoire qu’elle puisse voir d’elle-même. Natalia se décala jusqu’à être au bord du rayon et elle avança la tête pour voir sur sa gauche. Un mur plus loin, et juste le bout d’un canon de fusil était sorti. Est-ce que c’était normal de sourire à la vue d’une arme ? Elle se poserait ce genre de questions plus tard… ou pas. Son regard se porta ensuite sur sa droite pour voir où en étaient les personnes qui fuyaient et, finalement, ça ne se passait pas si mal que ça. Encore quelques minutes et le magasin serait vide.

Elle revint s’appuyer contre le rayon mais trouvait que quelque chose clochait. Il y avait peu d’intérêt – hormis récupérer que les caisses – de faire sortir tout le monde. Avoir accès à l’endroit où l’argent était gardé était bien plus rentable et pour ça il y avait besoin du directeur, non ? L’arme était dans sa main droite, le bras le long de son corps, elle tourna la tête pour la lever vers Clint.

Je ne pense pas que ce soit les seuls, d’autres ont dû venir avant, au moins pour intercepter le directeur.

Et pourquoi pas quelques otages parmi le personnel. Elle venait de se mettre à réfléchir : comment elle s’y serait prise ? Et finalement, la seule chose qui lui venait à l’esprit c’était d’avoir envoyé un groupe de personne dans la partie réservée au personnel, avec les bureaux. Retenir les gens qui s’y trouvait et le directeur, puis faire déclencher l’alarme pour s’assurer qu’il n’y ait pas un surplus de personne dans le magasin.

Ils ne bougeront pas si le magasin n’est pas vide, on devrait aller faire un tour du côté des entrées du personnel.

Et comme ce n’était pas une question, elle commença a parcourir l’allée dans laquelle ils se trouvaient, préférant passer par le milieu du magasin que sur les extérieurs, ils avaient plus de chance de rester discret.
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Clinton Barton
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MessageSujet: Re: Ah la vie civile - Natalia   Mar 18 Juin - 19:19


    Il se demanda si elle était réellement étonnée par le fait qu’il est une arme. Il commença à même à s’interroger sur le fait que ce soit normal d’aller faire des courses en étant armé. Ca ne l’avait jamais choqué jusqu’à présent mais le fait qu’elle lui fasse la réflexion. Il était un monstre avec un problème psychologique grave ? Il venait à peine de se poser la question que Natalia sortait son arme. Il ouvrit la bouche, secoua la tête dans un soupir amusé. Elle n’en ratait pas une. Rien d’étonnait c’était Natalia et il pouvait lui trouver une liste longue comme le bras des petites choses qu’il aimait chez elle.

    On ira consulter ensemble pour ce problème qu’on a tous les deux.

    Il se poussa pour lui laisser la place qu’elle puisse regarder. Il n’y voyait aucun manque de confiance ou de besoin de s’assurer qu’il n’avait pas eu une hallucination. Tout ce qu’il comprenait c’est qu’elle voulait évaluer elle-même, réfléchir à la marche à suivre, toutes ces choses qu’il aurait aussi faites s’il avait été à sa place. Il l’écouta lui expliquer ce qu’elle pensait, chose qu’il trouvait assez logique et ne trouva rien à y redire, ni même à son début de plan qui consistait à aller dans le service du personnel. Ils n’avaient rien d’autre à faire en attendant que la galerie qui abritait le magasin se vide.

    Les deux mains sur son arme, les bras tendus vers le bas devant lui c’est avec les jambes légèrement fléchies que Clint avançait. Le but était qu’il y en ait un des deux de chaque côté de l’allée principale. Si Natalia la traversait alors, il resterait de son côté et inversement. Couvrir le plus de surface, c’était le but et l’avantage qu’il avait avec l’agent avec qui il faisait équipe, c’est qu’ils avaient rarement besoin de se parler pour se comprendre. C’était naturel chez eux. Il aurait bien voulu dire que c’était une question d’expérience, que ça s’était fait à force de mission ensemble mais, en vérité, cela avait toujours été comme ça depuis le début. L’alchimie, un truc dans ce goût-là, il n’en savait rien et s’en foutait un peu. Ça fonctionnait, c’était le principal.

    Ils avaient avancé prudemment et, un bruit alerta Clint avant de voir débarquer une femme qui sortait d’une allée paniquée pour retrouver la sortie. Elle était à peine apparue que Clint avait déjà mis son bras armé dans son dos. Pas la peine de la faire paniquer plus que ça. Il n’était pas certain que ça serve à quelque chose parce qu’elle avait continué de courir sans même donner l’impression de les voir. Retrouvant sa position initiale, il fit un signe de tête dans une direction à Tasha, pour lui dire vers où ils devaient se diriger. Le tout était de passer l’allée qui servait d’entrée au magasin, là où toutes les promotions du moment s’entassaient avec un tas d’écriteau aux couleurs criantes. Le problème de cette allée c’est, qu’avant l’entrée du magasin, elle donnait sur l’endroit où se trouvait le groupe d’hommes qu’il avait vus plus tôt. Il fallait passer sans se faire voir.

    Au-delà de l’entrée, le magasin s’étendait pour tout ce qui était vaisselles, hi-fi et livres. Il fallait donc gagner cette section sans être vu. Une diversion, il ne voyait pas d’autre moyen. Le magasin était vide, même s’ils étaient rapides, deux personnes qui courent pour traverser une allée, c’était forcément voyant. Il regarda le rayon dans lequel il se trouvait. Des barres de céréales. Ça ferait l’affaire. Il en attrapa une, la montra à Natalia pour qu’elle comprenne et il se tourna vers la galerie du magasin. L’idée était simple, balancer la barre de céréales dans la galerie, attirer le regard des types, courir pour passer l’allée qui servait d’entrée. C’est sa main armées qui était du côté de Natalia, il leva trois doigts, en rebaissa un, puis un autre, balança sa barre de céréales dans un grillage pour être certain que ça fasse un petit bruit, baissa son dernier doigt et couru pour traverser l’allée.

    Dans un mouvement de coordination parfait, il n’avait pas besoin de regarder pour savoir que Natalia avait fait exactement la même chose que lui. Sa course s’était fini sur les genoux, glissant sur le sol j’jusqu’à être caché par un nouveau rayon. Une fin de course pour prendre moins d’espace visuellement. Il était déjà revenu sur ses jambes, plaqué contre le rayon et la tête tournée pour voir si Natalia allait bien. Il n’y avait pas de raison que ce ne soit pas le cas mais, il ne pouvait pas s’en empêcher. Le hochement de tête qu’il avait eu à son attention n’était que le reflet de cette interrogation silencieuse qu’il avait eu.

    Ce qu’il n’avait pas vu, en revanche, c’était l’étage qu’il y avait sur la bordure de cette partie du magasin. L’étage qui servait à la zone du personnel et dont une sorte de balcon donnait sur le bord du magasin. Une prise de vue excellente pour ceux qui s’y trouvait, restant à l’abri si personne ne songeait à lever les yeux dans cette direction. Un endroit qu’il ne voyait pas vu que c’était situé de son côté du magasin et que le rayon lui offrait une protection mais aussi une impossibilité de voir cet endroit.
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Natalia Romanova
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MessageSujet: Re: Ah la vie civile - Natalia   Mer 19 Juin - 20:38

Ca la faisait marrer rien que d’y penser. Tous les deux, installé chez un psy. Elle se demandait combien de temps ça prendrait pour qu’il considère, selon les cours qu’il avait eues, qu’ils sont fous, ou qu’ils ont un sérieux problème. Oui monsieur, tout à fait, on va faire nos courses armés mais, tout va bien, on a juste un flingue sur nous, c’est bien pire quand on part en mission. Parce que, dans les faits, c’était ridicule de sortir armé pour ce genre de chose quoique, ils étaient aux États-Unis, qui n’avait pas une arme au moins dans la boite à gants de sa voiture ? Mais, histoire de se concentrer sur ce qui était en train de se passer, elle laissa ces considération de côté pour traverser l’allée centrale et se passer de rayons en rayons de l’autre côté, pendant que Clint restait de l’autre côté à faire la même chose qu’elle.

C’est ce qu’elle aimait avec lui, pas d’ordre à donner, pas d’idée à soumettre, ils étaient sur la même longueur d’onde. Il y avait des personnes qui trouvaient leurs « doubles » dans la vie de tous les jours, avec les mêmes centres d’intérêts, les mêmes idées, les mêmes envies. Eux c’était pareil sauf que c’était sur le terrain qu’ils s’entendaient et qu’ils avaient la même vision des choses, elle se gardait au maximum de savoir si c’était la même chose sur un plan plus personnel. Le côté personnel n’avait rien à foutre dans leur milieu professionnel, hormis foutre le bordel, ça n’apportait rien de bon.

Elle avait avançait de la même manière que lui, passait d’un rayon à un autre quand il le faisait et se plaqua contre là d’entre eux quand une femme passa en courant. Oui, elle s’était tenue prête à tirer si, soudainement, elle s’en était prise à Clint mais, ce ne fut pas le cas. Heureusement pour elle. Les choses redevenaient calme et ils continuèrent d’avancer toujours avec le même procédé jusqu’à l’entrée du magasin où elle resta à sa place, regardant la main de Clint lui donner un décompte. Fallait les voir tous les deux, une synchronisation parfaite, à tous les coups ils auraient été doués dans un spot qui impliquait ce genre de chose. Jusqu’au moment de poser les genoux par terre pour finir en glissant ils étaient synchro, c’était presque flippant. Debout, contre l’étalage du magasin au rayon vaisselle, Natalia hocha la tête positivement. Oui, elle allait bien.

A peine avait-elle fait ce signe de tête qu’une balle siffla prêt de son oreille. Dans un réflexe, elle s’était baissée et enfoncé d’un pas ou deux dans le rayon. Bordel ! Elle leva un pouce dans la direction de Clint, tout allait bien, elle n’avait pas été touché. Accroupie, elle avança vers le bord du rayon pour lever les yeux sur le balcon, un peu plus haut, ou un homme y était posté avec une arme en la cherchant. Elle avait à peine sortie la tête pour le situer qu’elle se planqua à nouveau car il ne manqua pas de tirer une nouvelle fois. Loin de paniquer, elle restait accroupie et pointa son index dans la direction de l’homme. Un pointage qui n’était pas approximatif parce qu’il ne s’agissait pas de donner un peu près la bonne direction à Clint mais, exactement la bonne. Natalia était loin de se sous-estimée mais, elle restait réaliste, des deux le meilleur tireur c’était lui. Elle n’était même pas certaine qu’il en existe de meilleur.

Une fois qu’elle avait donné sa direction, elle fit signe à Clint pour lui dire qu’elle allait faire le tour. Les choses allaient se compliqué un peu maintenant. Les tirs avaient forcément alerté le groupe des autres hommes et elle ne pouvait pas garder une position connue. Se relevant mais gardant les jambes fléchies, elle bougea. Au passage et vu que le rayon s’y prêtait, elle attrapa quelques couteau de cuisine. Ce n’était pas des armes de pointes mais Clint faisait des merveilles avec un rien.

Natalia avait fait le tour de son rayon pour aller au suivant quand un coup de feu se fit entendre et, dans cette confiance absolue qu’elle mettait en Clint, elle ne s’inquiéta même plus de l’homme qui avait pu se trouver au balcon. A cet instant il était soit mort et, avec un peu de chance, il était même tombé au sol en passant par-dessus la barrière avec son arme. C’est en arrivant vers l’allée centrale, qui était la seule la séparant de Clint qu’une petite boule noire très spécifique entra dans son champ de vision. Les abrutis !

Elle tourna les talons pour courir dans la direction dont elle venait pendant que le petit objet explosait. Elle avait toujours détesté les grenades, c’était vicieux comme truc en plus d’être lâche. Affronter les gens s’étaient quand même plus sympa que de balancer un truc. L’explosion, la proximité – bien qu’elle s’était éloignée – la propulsa un peu, ses pieds quittant le sol, elle venait d’atterrir un peu plus loin, à plat ventre. Elle releva la tête, les mains en appui sur le sol dans un soupir. Elle allait les tuer. Mais, avant ça, elle se releva, une douleur dans tout le corps qui finirait bien par lui passer, récupéra son arme et s’assura de l’état de Clint qu’elle n’avait plus en vue.

Barton ?

Elle s’en foutait de hurler dans les rayons, de toute façon leur position était connue.
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Clinton Barton
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MessageSujet: Re: Ah la vie civile - Natalia   Jeu 20 Juin - 21:24



    Natalia allait bien, tout allait bien, ils allaient pouvoir continuer leur progression. Clint n’eut pas le temps de tourner la tête pour la suite qu’il venait de voir, en plus d’entendre le bruit, une balle ricochée près de cette petite, mais dangereuse, rousse qui avait fait deux pas en arrière. Ce qu’il ne savait pas, c’était si ces pas étaient parce qu’elle s’était mise à l’abri ou si c’était parce qu’elle avait été touché. Les doigts de Clinton venaient de se crisper sur la crosse de son arme. Si Natalia était touchée, il ne se contenterait pas de tuer la personne qui en était responsable, il lui ferait regretter jusqu’à sa naissance. Un pouce vers le haut, elle n’avait rien et Clint s’autorisa à expirer l’air qu’il avait gardé dans ses poumons jusqu’à cette confirmation.

    L’archer, sans son arme de prédilection, n’avait aucun intérêt à faire signe à Natalia pour qu’elle reste planquée. Elle avait un meilleur angle de vu que lui et bien qu’une nouvelle balle se fasse entendre, c’est l’index de Tasha qu’il fixait. N’importe qui lui montrant une direction n’était qu’à titre indicatif mais, c’était elle et il savait que ce n’était pas une vague désignation. Elle savait où était l’homme et, avec l’endroit qu’elle lui indiquait, il le savait aussi.  D’un hochement de tête il confirma qu’il avait bien compris ce qu’elle lui demandait, tout en acceptant le fait qu’elle décide de passer par un autre chemin. Hochement de tête qui voulait aussi dire qu’il s’occupait du tireur.

    Clint sorti de sa planque, sachant déjà où il allait tirer. Bras tendu vers le balcon, il eut besoin de deux secondes pour mieux visualiser, ajusté, tiré. Deux balles pour l’homme, il n’avait pas touché sa cible. Une balle pour lui et l’homme bascula par-dessus la rambarde. Sa chute ne lui fit pas mal, il était mort avant de toucher le sol et Clint, de nouveau à l’abri dans son rayon. Natalia, qui avait changé de rayon arriva à nouveau de son champ de vision en même temps que ce qu’il identifia bien vite comme une grenade. Depuis quand des braqueurs prévoyaient autant d’équipement ? Clint ne pris pas le temps de se poser la question qu’il était déjà en mouvement dans la direction inverse. Viser vite était une chose, se déplacer à une vitesse surhumaine en était une autre, il fut forcé de subir le même souffle que Natalia. Ce n’était qu’une grenade, pas de quoi faire de gros dégâts. Il s’était à peine relevé, plaqué contre le rayon que la voix de Natalia se fit entendre. Elle avait juste été plus rapide que lui parce qu’il aurait fait la même chose une fois sa nouvelle position de trouvée.

    Fais attention, on pourrait croire que tu t’inquiètes.

    Elle était assez loin, il ne risquait pas de se prendre une baffe pour cette réflexion. Aucune raison de lui retourner la question, le fait qu’elle l’appelle signifiait qu’elle allait bien, sinon elle aurait employé une autre formulation. Ils avaient déjà été dans des situations plus catastrophiques, dans des états plus miteux pour savoir comment elle réagissait dans ces moments-là. Il était aussi grand temps de s’occuper de ce qui était en train de se passer parce que, maintenant, ils avaient deux groupes sur le dos. Un en haut, l’autre en bas.

    Tasha, envie de leur donner ton point de vue ?

    Tout en lui demandant, il s’était bougé de quelques rangées, se rapprochant aussi du balcon. Ils étaient deux, il y avait deux équipes, pas besoin d’être une flèche en math pour savoir ce qu’il convenait de faire. Il donnait juste la possibilité à Natalia de monter en haut, gérer ceux qui y était pendant qu’il s’occupait de ceux qui étaient en bas. Et c’est dans cette optique qu’il était, maintenant, sous le balcon. Le travail d’équipe pouvait être une chose de fabuleuse. Plutôt que de prendre une porte, un escalier et de perdre un temps précieux, sa position était un appel pour Tasha : Il pouvait l’aidé à monter plus rapidement. C’était à elle de voir où allait sa préférence.  

    Clint avait toujours été soucieux pour les gens qu’il appréciait, avec cette fâcheuse tendance à se positionner comme trop protecteur. Natalia entrait dans cette catégorie de personnes mais, avec une variante. Il ne connaissait personne sur terre capable de se sortir des pires situations, comme elle pouvait le faire sans avoir besoin de qui que ce soit. Une confiance dans les compétences de l’agent qui ne le rendait pas du tout inquiet sur le fait de devoir se séparer ou de l’envoyer dans un lieu renfermant des gens armés et peu commodes.
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Meggan Braddock
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MessageSujet: Re: Ah la vie civile - Natalia   Ven 28 Juin - 12:38


Les supermarchés... faire les courses... Meggan avait toujours été assez ambivalente à ce sujet. Certes, faire les courses n'était pas le genre de chose qui déclenchait les passions du commun des mortels. Le stress était souvent le sentiment dominant au milieu du flux habituel d'émotions humaines qu'elle captait en permanence, mais c'était rarement des explosions incontrôlables - pour elle. Sauf peut être pendant les soldes, mais pendant ces périodes, elle faisait des stocks de fin du monde et ne s'aventurait pas à moins de 100 m d'une boutique, juste pour être sure : la New Yorkaise en quête d'une bonne affaire pouvait se révéler être une véritable bombe émotionnelle lorsqu'elle était en compétition avec une autre New Yorkaise tout aussi décidée à s'offrir LA paire de botte à -90% ...

Non, ce qui rendait les magasins désagréables était la foule qui s'y massait. La difficulté ne venait donc pas de la violence mais du nombre des émotions émises. La cacophonie était "assourdissante", même réduite à un volume gérable, ce qui lui faisait remercier cette société qui avait inventé le téléconseil : derrière son téléphone, elle se fichait de la rancoeur de ses clients. Pourtant, quand le frigo est vide, il faut bien se ravitailler...
Meggan avait donc enfilé un jean et un chemisier, une paire de baskets confortables, avant de quitter le cocon de son appartement, soigneusement élaboré pour la protéger des interférences, et de plonger dans le cœur de la Grosse Pomme.

Elle avait presque fini son expédition, les articles qu'elle voulait attendaient sagement dans le panier plastique du magasin qu'elle passe en caisse. Les gens faisaient sagement leurs courses autours d'elle, sans trop émettre plus haut que les autres leur stress quotidien, agacement sur les prix, joie de recevoir... Le lot quotidien d'une humanité normale...
Mais soudain, ce fut la fin de ce paisible fleuve : le courant paisible des émotions se transforma en une cataracte de peur lorsque l'alarme incendie se déclencha. Meggan ne l'avait pas vu venir et n'avait donc pas pu anticiper ce changement violent du flux émotionnel ambiant. Elle se prit tout de plein fouet avant de pouvoir lever ses écrans, et en sentit immédiatement les conséquences : des points noirs se mirent à danser devant son champ de vision et elle tangua dangereusement, tant et si bien que pour ne pas tomber, elle eut la présence d'esprit de s'accroupir et de s'adosser au rayonnage. Dans les brumes de son esprit, elle hésita une fraction de seconde entre se fermer totalement à la réception de la panique ambiante - et risquer une migraine carabinée pour le restant de la journée, voire de la nuit - ou attendre encore un peu que la foule s'éloigne. Son corps ne lui laissa pas le temps de décider et elle perdit connaissance fort à propos.

Ce fut le bruit des balles qui l'éveilla. Désorientée, elle ressentit une vague d'inquiétude - et constata avec soulagement que ce n'était que la sienne. Autours d'elle, il n'y avait plus de trace de la terreur précédente - heureusement - et il devait y avoir beaucoup moins de monde. Qui plus est, les personnes présentes étaient du genre à maitriser leurs émotions, ce qui la soulagea aussi : rien n'était plus dangereux qu'un débile paniqué qui tirait à tout va. Cela dit, coups de feu et maitrise signifiait sans aucun doute que c'étaient des professionnels qui opéraient. Pourquoi ? Pourquoi ici et avec un tel déploiement de force ? Même pour des Sapiens vénaux, il lui paraissait excessif de faire venir des commandos pour piquer la caisse...
En tout cas, elle pesta pour son manque de prévoyance : elle n'avait rien d'autre qu'elle même pour se défendre, et contre des armes à feu, elle risquait de ne pas peser lourd.
Elle tenta de se redresser et pesta une nouvelle fois : elle était rompue, avec autant d'énergie qu'un bulot fraichement pêché. Autant dire qu'elle était mal barrée si elle n'était même pas capable de donner un coup de poing...

Plus inquiétant, elle entendait deux voix qui se rapprochaient de sa position. Elle tacha de se controler un minimum - ce n'était pas le moment d'émettre tout azimut et de perdre encore une fois connaissance - et se mit vaillamment sur ses jambes. Appuyée contre un rayon, elle ne faisait sans doute pas forte impression, mais c'était mieux que de faire la loque par terre.
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Natalia Romanova
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MessageSujet: Re: Ah la vie civile - Natalia   Mar 2 Juil - 11:59

Rien que parce que c’était vrai, que quelque part elle s’était inquiétée pour Barton avec cette grenade, elle lui aurait bien mit un coup pour l’avoir signifier. Mais, Barton n’était pas près d’elle et elle le soupçonnait de s’autoriser à ce genre de réponse juste pour ça. Elle en avait doucement secoué la tête en levant les yeux au ciel, tout en bougeant de position.

Ça serait bien mal me connaitre de le croire vraiment !

Le ton était amusé, la situation ne donnait pas l’air de s’y prêter mais, c’était eux, leur façon de fonctionner. Elle était quelques rayons plus loin, Barton avait aussi bougé avant de le proposer de monter là-haut. Séparer les effectifs semblait être la meilleure option pour agir sur les deux groupes en même temps. Elle s’arrêta, le chercha du regard, à travers le bordel qu’avait foutu la grenade pour, finalement, le voir sous l’espèce de balcon. L’homme qu’il avait tué n’était d’ailleurs pas si loin. C’était parfait.

Je croyais que tu ne me le proposerais jamais.

Ok. Un sourire sur les lèvres, les couteaux qu’elle avait récupérés dans un rayon un peu plus tôt dans les mains, elle prit une inspiration. Puis, en suite, elle se mise à courir droit devant elle, en direction de Clinton qui avait joint ses mains ensemble en la voyant arriver. Arrivé juste devant lui, elle prit appui sur une jambe, posa son pied dans le creux que formait les mains de Clint, sentant son pied s’enfoncer un peu, et se relever au moment où son pied d’appui quittait le sol. Avant de quitter le sol, elle avait laissé tomber les couteaux récupérés, il serait bien mieux les utiliser qu’elle. Ses mains s’agrippèrent sur les barreaux du balcon et, d’une traction, son arme remise dans son dos, elle se hissa au-dessus.

Elle avait à peine passé la rambarde qu’elle était déjà accroupie pour faire une cible moins visible et ceux pendant 3 ou 4 secondes s’assurant que rien ne venait dans son champ de vision et, aussi, pour récupérer son arme. Ce n’est qu’après qu’elle se redressa un peu, regardant le magasin vu d’en bas et pencha un peu la tête pour interpellé doucement Clinton, en dessous. Un détail venait de changer la donne, un détail qu’elle n’avait absolument pas prévu. Une de ses mains se leva pour laisser quatre doigts levés. Le nombre de type qui s’avançait dans le magasin. Et, ensuite, elle ne leva qu’un seul doigt et pointa une direction, deux rayons plus loin sur la droite de Clinton.

Qu’une civile soit restée dans le magasin allait forcément compliquer les choses, surtout pour Clint qui avait le bas du magasin à sa charge. Elle avait fini par désigner l’arme du type qui était mort et, sans n’avoir rien besoin de dire, Clint lui envoya. Parler n’était plus dans son intérêt, s’il y avait plusieurs hommes à son étage, elle ne voulait pas les prévenir qu’elle était là. Ses deux armes en main, elle se baissa à nouveau pour commencer à avancer.

Elle avait longé le balcon pour entrer dans un couloir, poussant doucement la porte, avant de voir qu’il n’y avait personne. Le couloir en question, elle fut obligé de le prendre accroupie tellement il était parsemé de plusieurs vitres qui donnaient sur des bureaux ou des salles de conférences.  Le noyau du magasin, celui que personne ne voyait jamais à moins d’y travailler. Des ombres passèrent sur un mur lui indiquait que du monde se trouvait dans la pièce, dont la vitre donnait au-dessus de sa tête. Se décalant un peu, c’est avec toute la précaution du monde, qu’elle se leva et pencha un peu la tête pour voir ce qui se passait à l’intérieur. Deux hommes, armés et de dos, avec devant eux, cinq employés qui étaient assis par terre sur les genoux.

Au moins, elle savait maintenant par où elle allait commencer. Accroupie, elle passa devant la vitre pour arriver devant la porte. Les deux types étaient de dos mais ce n’était pas forcé que ça reste ainsi. Au moins elle avait l’effet de surprise pour elle. Natalia se releva, dos plaquée contre la porte, posant une arme dans son dos pour se libérer une main et la mener jusqu’à la poignée. Une inspiration plus tard elle ouvrait la porte en grand, d’un seul geste rapide

Spoiler:
 
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Clinton Barton
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MessageSujet: Re: Ah la vie civile - Natalia   Mar 2 Juil - 20:10


    Elle ne l’avait pas vu, à cause de leurs positions respectives mais, il avait souri à sa réponse. Il n’avait pas envie de se demander si elle s’inquiétait vraiment ou pas, Natalia avait ce côté professionnel dont elle ne dérogeait jamais même si ça allait à l’encontre de ce qu’elle voulait en tant que personne. Il détestait ce côté autant qu’il l’aimait. Mais il n’y pensa pas, cela n’avait pas sa place dans ce genre de situation. Juste des courses à faire pour remplir le frigo et il fallait que ça tourne de cette manière.

    Il avait aidé Natalia à monter en haut, son regard ayant croisé les couteaux qu’elle lui avait trouvés, ce dont il l’avait remercié d’un sourire avant de lever la tête vers le balcon pour suivre les indications qu’elle lui donnait. Quatre personnes sur sa gauche et, plus étonnant, une autre personne toute seule sur sa droite. Il plissa les yeux dans un air interrogateur avant de comprendre qu’il s’agissait d’un civil. Hochement de tête pour dire qu’il avait bien compris et il lui envoya l’arme qu’elle avait demandée. Ce n’est qu’après qu’il récupéra les couteaux de cuisine, mal équilibrés, qu’il mit dans la poche arrière de son jean, les pointes vers le haut.

    La priorité était au civil que Natalia avait désigné. Les quatre types étaient une menace certaine mais, un civil qui se balade dans le magasin c’était un danger. Le but était quand même d’éviter les morts, surtout quand les gens n’avaient rien demandé et qu’ils se retrouvaient au mauvais endroit, au mauvais moment. Il longea un rayon, un deuxième et c’est là qu’il la vit. Debout appuyé contre le rayon. Ce n’était pas un civil mais une civile. Elle avait l’air assez secoué, ce qu’il associait à la situation et non pas à un pouvoir. Comment aurait-il pu le deviner.

    Clinton rangea son arme entre son jean et son dos de manière à lever les mains et mettre en évidence qu’il n’avait aucune arme. La seule chose qui l’inquiétait était la façon dont elle pouvait réagir mais, quand il avança, il n’avait rien d’hostile. Ni dans sa façon d’avancer lentement, si dans sa façon de penser. Protéger les autres c’était une sorte de seconde nature. Il ne s’emballa même pas de la situation, n’avait pas peur à l’idée qu’il puisse y avoir quatre hommes armés qui devaient continuer leur progression. A quel mètre d’elle, il s’arrêta, toujours les mains en évidence.

    Vous savez, en général, quand les gens entendent une alarme incendie, ils se précipitent vers la sortie.

    Un sourire, un ton amusé mais avec un fond de sérieux.  Il n’avait pas envie de la brusquer mais le temps était contre eux et il n’en avait pas beaucoup avant que les autres ne trouvent leur position. Étant donné qu’il pensait que l’état de la jeune femme était à cause de ce qui se passait dans le magasin, il avait une tendance à s’y prendre comme si c’était une personne en état de choc, ce qui lui semblait être très logique en vue des circonstances.

    Je m’appelle Clinton.

    Il avait même songé, un instant, à se présenter comme un agent du gouvernement, histoire de la mettre en confiance sur la capacité qu’il avait à la sortir de là mais, il était venu faire ses courses, il n’avait aucune plaque sur lui, sans parler du fait qu’on ne pouvait pas réellement associer le SHIELD au gouvernement.

    Je vais vous aider à sortir d’ici, ça vous va ?

    Il avait tendu, tranquillement, une main vers elle pour voir si elle allait l’accepter. Il n’était pas certain de réellement pouvoir la faire sortir de ce magasin mais, au moins, il essayerait de la sortir de la situation dans laquelle ils se trouvaient. Il n’avait pas oublié que Natalia était là-haut mais il ne s’inquiéta pas pour elle, elle savait parfaitement se défendre.
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Meggan Braddock
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MessageSujet: Re: Ah la vie civile - Natalia   Jeu 11 Juil - 8:01

Certaine de voir tourner au coin de son rayon une espèce de baraque en combinaison noire, cagoule, lunettes de protection et gilet pare-balles armé d'un fusil d'assaut, découvrir finalement un blondinet en jean la décontenança. Elle fronça fugitivement les sourcils avant de reprendre son attitude de méfiance. Certes, il ne cadrait pas avec ce qu'elle percevait autours d'elle, mais ca ne voulait pas dire pour autant qu'il était sincère.

" Vous savez, en général, quand les gens entendent une alarme incendie, ils se précipitent vers la sortie. "

Elle hocha la tête brièvement et finit par lâcher :

" Et manquer l'occasion de faire les courses sans grand-mère qui traine dans les rayons ni Timmy qui court dans tous les sens ? C'aurait été dommage de louper cette occasion... " Trop tentant pour ne pas laisser brièvement tomber son attitude défensive pour ne pas répondre, puis se remettre sur ses gardes.

" Je vais vous aider à sortir d’ici, ça vous va ? " Lui demanda-t-il en lui tendant la main.

Elle l'observait avec attention en réfléchissant à toute allure : il avait rangé son arme et agissait avec précaution, faisant vraiment le nécessaire pour ne pas avoir l'air menaçant et la mettre en confiance. Un assaillant n'aurait pas pris autant de gants, probablement. Clinton, comme il se présenta, avait l'air d'un militaire en vacances. Il n'y avait aucune note discordante dans les émotions générales qu'elle percevait, donc toutes les personnes présentes dans le magasin connaissaient leur affaire, avaient été entrainés, voire conditionnés à évoluer dans ce genre de conditions. A Clinton ne manquait que l'uniforme, elle en était certaine...
Pourtant elle hésitait encore à se laisser convaincre. Sa méfiance envers les Sapiens lui soufflait de rester sur ses gardes sans réelle preuve de sa bonne foi. Et pour ca, il n'y avait pas 36 000 solutions...

Elle poussa un soupir résigné : elle était déjà bien fatiguée de l'explosion de peur précédente, lire un individu risquait de lui couper les jambes. Mais la situation était critique. Heureusement, la distance entre eux était très faible...
Le coup de sonde ne dura qu'une poignée de secondes, ce qui suffit amplement pour attester que l'attitude de Clinton cadrait avec le fond de son être : il n'avait aucune arrière-pensée négative, aucune hostilité. Rien que la détermination et une certaine sollicitude avec un brin d'urgence. Ses intentions étaient entièrement conformes à ce qu'il exprimait - et à la situation.
Cette poignée de secondes représenta une dépense d'énergie suffisante pour qu'elle se sente à nouveau chanceler, et elle ferma brièvement les yeux pour se reprendre, et acquiesca avant de rouvrir les yeux.

" Ok... tant qu'on y va pas au pas de charge... " elle n'était pas sure de pouvoir courir pour le moment, même au prix de sa vie. Elle prit la main de Clinton - plus pour s'y appuyer que chercher un contact rassurant.

" J'm'appelle Meggan. Et je me demande bien ce qu'il peut y avoir de si génial ici pour y venir en force... Ils ont un peu gâché ma journée... " Si elle avait eu assez d'énergie pour ca, elle aurait été furieuse. Mais il allait lui falloir faire le tour du cadran avant de pouvoir se le permettre... Pour l'instant, elle s'en voulait surtout de s'être laissée surprendre par les événements.
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Clinton Barton
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MessageSujet: Re: Ah la vie civile - Natalia   Mer 31 Juil - 15:42


    Clint se mit à sourire à sa première réponse, d’un point de vue très personnel, il était le premier à préférer faire ses courses sans avoir personne. Et c’est dans ce sourire, dans le même ton qu’elle avait pu répondre qu’il se décida à faire la même chose.

    Ce n’est pas en restant collé un rayon que vos courses vont avancer.

    On pouvait fouiller n’importe où, dans le ton de sa voix, dans son esprit, dans ce qu’il ressentait, ce qu’il venait de dire n’avait rien d’une critique ou d’une réplique blasée. Ca s’approchait plus de la taquinerie pour répondre à ce qu’elle avait pu dire. Malgré tout, elle restait méfiante, ce qu’il ne blâmait pas réellement. Il ne pouvait pas se mettre à sa place, savoir comment il aurait réagi à sa place mais, il comprenait. Clinton l’observait, pour chercher à la comprendre, pour savoir comment agir avec elle. Il ne voulait pas la presser parce qu’il ne voulait pas la braquer mais, il y avait d’autres types dans ce magasin qui se montreraient beaucoup moins patients.

    Elle avait l’air fatiguée, peut-être une surcharge d’adrénaline, un truc dans le genre. Clinton n’était pas le genre de personne à voir des mutants partout, à voir dans chaque coup de fatigue une utilisation potentielle de pouvoir. Non, cette femme avait juste l’air fatiguée à cause de la situation. Il n’en savait rien. Mais, intérieurement, il fut soulagé quand elle avait fini par prendre sa main, demandant simplement de ne pas trop se presser. Il avait un prénom, ça simplifierait probablement les choses, alors qu’elle se demandait pourquoi des gens pouvaient chercher à s’en prendre à ce magasin, surtout avec autant de force de frappe. Clinton pinça les lèvres, même si un sourire pointait doucement.

    Ils n’ont peut-être pas été satisfaits par le service après-vente.

    Il était le premier à se demander ce qui se passait mais, sa priorité était devenue cette femme, sortie de nulle part qui n’aurait pas dû se trouver encore dans les rayons. Les ambitions du groupe de personnes arrivaient qu’en second plan. Gardant la main de Meggan, surtout pour l’aider à tenir droit, il commença à avancer. Le but étant de la sortir d’ici, il arriva au coin de leur rayon pour prendre la direction qui les mènerait à la sortie mais, Clint avait à peine passé la tête que, déjà un coup de feu ricocha non loin de lui. Rapidement, plaquant – sans violence – Meggan contre le rayon, il se cacha aussi pour éviter de se prendre une balle perdue, les lèvres légèrement pincées. Si Meggan était dos au rayon, lui se trouvait juste en face d’elle et, baissant les yeux vers elle, il finit par avoir un regard navré.

    Désolé mais, je crois que ça va être un peu plus sportif que prévu.

    Ce qu’il voulait surtout c’était évaluer l’état de la jeune femme, il ne savait pas ce qu’elle avait et, ne pas savoir dans ce genre de circonstance n’était pas à son avantage. Il n’avait pas envie de la laisser seule pour aller s’occuper des types et, Natalia n’était pas là pour faire ce genre de boulot. Il allait devoir bouger maintenant que leur position était connue et, il allait devoir le faire avec elle. D’une main, il reprit son arme qu’il avait planquée jusque-là, parce qu’il allait forcément en avoir besoin et, tendit à nouveau sa main de libre en direction de Meggan.

    Ok, on va devoir traverser l’allée centrale

    Si elle acceptait alors il l’entrainerait avec elle, en s’assurant qu’elle reste dans son dos pendant qu’il se servirait de son arme pour les couvrir et, sans doute, éliminer un homme ou deux au passage histoire de libérer un peu d’espace. Et, comme depuis le début, rien ne trahissait une anxiété quelconque, même en allant fouiller dans ce qu’il ressentait. La situation, qui ne lui paraissait pas si dangereuse que ça comparée à d’autres missions, n’avait pas encore le potentiel pour l’inquiéter outre mesure.
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Meggan Braddock
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MessageSujet: Re: Ah la vie civile - Natalia   Dim 11 Aoû - 12:35

Il sourit à sa remarque - il n'était donc pas si service-service que l’humour était proscrit, il en rajoutait même une petite couche. Bon, au moins, à ce niveau, ils étaient sur la même longueur d’ondes. Elle n’était pas vraiment d’humeur à supporter un chien de guerre juste bon à mordre. Apparemment, elle avait affaire à un être humain, c’était un bon début. Elle lui rendit son sourire lorsqu’il marcha dans son explication en renchérissant. Elle avait envie de lui faire confiance, entre autres parce qu’elle n’était pas à même de se débrouiller seule, et parce qu’il était ce qu’il y avait de plus fiable dans la situation actuelle. Pour autant qu’elle en savait, il était le seul sur place face à la troupe de commando dont le motif de la présence était la grande inconnue. De son expérience, connaître les motivations de l’assaillant – de l’adversaire – aidait grandement à savoir comment l’aborder, trouver sa faille, et l’éliminer, d’une manière ou d’une autre, aussi avait-elle posé la question à voix haute, mais purement rhétorique. Elle ne s’était pas attendu à une réponse, d’autant que Clinton ne devait pas plus le savoir qu’elle.

" Ils n’ont peut-être pas été satisfaits par le service après-vente. "

La réponse, de fait inattendue, la prit de court et elle faillit rire légèrement. Elle se retint à temps, se contentant finalement de sourire.

" Ils auraient pu se contenter d’un bazooka alors… Une roquette bien placée, et pfiout… plus de SAV… "

Bon, ok, le stress faisait réagir étrangement, parfois. En même temps, c’était dans la nature de Meggan de faire ce genre de plaisanteries, et elle avait déjà compris que Clinton était sur la même longueur d’onde, elle ne voyait donc pas de raison de se retenir… eut-il eu le fond plutôt bougon qu’elle se serait abstenue, mais en l’occurrence, pourquoi se priver ?

Elle lui emboita en tout cas le pas dans les rayons. Elle était fatiguée, mais pas assez pour oublier son entrainement, et ses déplacements n’avaient rien des hésitations d’une civile terrorisée. Sans être aussi aguerrie que son guide, elle n’était pas non plus une néophyte. Elle ne réalisa pas que Clinton pourrait le remarquer, et de toute façon, ils avaient d’autres chats à fouetter. D’ailleurs le critique de la situation se rappela à eux aussitôt qu’ils tentèrent de passer le coin d’un rayon : une balle fusa à proximité. Les réflexes de Meggan eurent un temps de retard sur ceux de Clinton qui la ramena en arrière, la plaquant contre le rayon. Bon eh bien comme ca, ils savaient où était l’ennemi, mais la réciproque était tout aussi vraie.
Il était face à elle – position défensive où, finalement, il lui servait potentiellement de bouclier humain – et en d’autres circonstances, elle se serait posé plus de questions, elle qui évitait ce genre de contacts. Mais dans la situation actuelle, il n’y avait guère de choix. Elle leva les yeux vers lui, interrogative, et ce qu’elle lu dans son regard ne lui plut pas.

" Désolé mais, je crois que ça va être un peu plus sportif que prévu. " Il sembla évaluer la situation un moment avant de poursuivre. " Ok, on va devoir traverser l’allée centrale. "

Oui. Bien ce qu’elle craignait. Traverser l’allée centrale. Sous un feu qui serait sans doute nourri. Elle avait l’impression que les commandos se rapprochaient de leur position : ce qu’elle percevait de le détermination était plus précis. Il n’y avait plus de temps pour tergiverser. Fascinée par le fait qu’elle ne percevait pas l’ombre d’une inquiétude n’émanant de qui que ce soit, elle se résolut à accorder sa confiance totale à Clinton – pour ce qui concernait la situation actuelle en tout cas. Il était déterminé à la sortir de là, et ne doutait pas un instant d’y réussir. C’était soit de l’arrogance, soit une parfaite connaissance de lui-même, de ses capacités et de ses limites. Elle opta pour la seconde solution.
Elle prit sa main en prenant une profonde inspiration.

" Va pour l’allée centrale. Il paraît qu’il y a des promos sur les petits pois… "

Incorrigible. Mais elle était des plus sérieuses en rassemblant son énergie.

Sitôt qu’elle eut pris la main qu’il lui tendait, il engagea la périlleuse entreprise de traverser cette fichue allée centrale. Consciente qu’elle ne pouvait rien faire d’autre, elle se maintint derrière Clinton, de sorte qu’il n’eut qu’à se concentrer sur sa riposte en direction des membres du commando qui semblait avoir décidé qu’ils se trouvaient au milieu d’un champ de tir. Un paquet de chips explosa à côté d’eux, atteint par une balle. Marchant en crabe dans l’ombre de l’agent du SCHIELD, Meggan guettait surtout les positions des hommes en noir, tachant de les compter, et de s’assurer aussi qu’aucun n’amorçait un mouvement pour contourner leur position et les prendre à revers. C’est aussi comme ca qu’elle vit deux des commandos tomber, visiblement atteint par les balles de Clinton. Toujours ca de gagner.

La traversée ne prit qu’une poignée de secondes, secondes intenses durant lesquelles Meggan eut pourtant l’impression que l’allée faisait 10 km. Elle se plaqua à nouveau contre le rayon, le cœur battant la chamade, et Clinton à nouveau face à elle. Elle regarda l’extrémité de l’allée qu’ils venaient de gagner, supposant que c’était la prochaine étape de leur pérégrination commerciale, pestant une nouvelle fois d’être désarmée, et de n’être finalement qu’un boulet.

" Bon ben finalement, ca s’est bien passé… " Elle le regarda et grimaça. " C’est quoi la suite ? "
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Natalia Romanova
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MessageSujet: Re: Ah la vie civile - Natalia   Dim 25 Aoû - 22:16

La porte était ouverte, les deux types étaient restés de dos et, le temps qu’ils se tournent, l’un était déjà mort. Elle aurait bien fait dans le détail, épargner les gens et tout ce bordel mais, ils étaient deux, ils étaient armés et il y avait cinq civils qui pouvaient réagir n’importe comment. D’ailleurs, elle avait à peine ouvert la porte que des exclamations s’étaient déjà faites entendre, elle avait à peine tiré que des cris avaient suivis pendant que tout le monde se recroquevillait dans son coin. L’homme, encore en vie regarda son coéquipier s’effondrer au sol, un peu paniqué, il reposa son regard sur Natalia et commença à leva son arme sur elle. De son côté, elle le visait déjà en secouant la tête dans un claquement de langue réprobateur.

T’es sûr de toi, là ?

Des fois, juste parler suffisait. L’instinct de survie des gens quand ils comprennent que c’est foutu, ils abandonnent. Des fois… Mais pas cette fois, il continua de lever son arme, elle tira. Au moins, contrairement à l’autre, elle avait essayé de le prévenir. Là, on pouvait sérieusement mettre sa morale en doute mais, honnêtement, elle n’avait pas envie de se faire chier et de risquer de se prendre une balle par des types qui avaient décidé de braquer un magasin. Surtout que vu l’organisation et vu le matériel, ce n’était pas des désespérés qui ne savaient plus quoi faire pour faire face à un manque d’argent. Natalia baissa son arme, regarda les cinq personnes.

Tout le monde va bien ?

Sur cinq, quatre restes en boule dans leur coin. Des fois, ça l’exaspère ce genre de comportement, elle n’en montre rien. Une fois, se redresse, un peu, lentement, pour pointer une direction de la main.

Deux sont partis avec le directeur, je crois qu’ils sont à la caisse centrale.
Merci.

Bin voilà, ce n’était pas si compliqué que ça de parler et dire quelque chose. Elle tourna les talons, prête à partir avant de froncer les sourcils et de se tourner à nouveau vers la jeune femme. Natalia montra la même direction que la femme un peu avant.

Quand vous montrez cet endroit, ça veut dire que la caisse centrale est en bas ?

Elle hoche la tête, Natalia se force à sourire et fait demi-tour en soupirant. A quoi bon monter alors que tout se passe en bas. Avant de sortir, elle se baisse, récupère une des radios d’un homme qui est au sol, et qui ne se relèvera plus à moins de faire preuve d’un pouvoir de régénération. Les mutants, des fois, ça craint. Elle emprunte le même chemin qu’elle a pris pour venir et se retrouve bientôt sur le balcon avec une vue d’ensemble sur le magasin. Personne ne regarde en l’air, très sereine, elle ne prend pas vraiment la peine de se baisser. Son regard tombe rapidement sur Clinton. Quelque part, elle est soulagée de savoir qu’il est toujours sur ses deux jambes.

Clinton s’acquittait bien de sa mission parce qu’il n’était pas seule, devant lui, la civile qu’elle avait vu avant de s’enfoncer dans les couloirs. Au moins, tout le monde allait bien de ce côté-là. Elle porta son regard un peu plus loin pour voir les hommes qui restaient. Deux au sol, cinq debout. Mais sérieusement, il y avait quoi dans la pièce qui servait de caisse centrale pour déployer autant de personne. Cette fois, elle se mise accroupie pour ne pas être vue et pouvoir rester à la même place une minute ou deux. Dans la poche arrière de son jean, elle attrapa son téléphone et composa la touche qui appelait directement Clint.

Quand on est agent de terrain, en tout cas c’était son cas, son téléphone se trouve toujours en mode vibreur, ça évitait les mauvaises surprise en cas d’oubli. De mémoire, c’était la même chose pour Clinton, en tout cas ça avait intérêt d’être le cas.  Une sonnerie, puis deux, on décrocha.

Ta ballade se passe bien ?

C’est réglé, il en reste deux en caisse centrale apparemment, et t’en a cinq qui sont dans ta direction.

J’ai un angle sur deux d’entre eux.

Au-dessus de toi, à gauche.

Natalia venait de se redresser rapidement, le temps pour elle de faire un signe de salut dans un sourire, comme si tout était parfaitement normal, avant de pointer son doigt dans une direction pour donner la position du groupe d’homme. Quelques secondes, à peine, et elle s’était déjà rebaisser.


Ok, on fait ça.
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Clinton Barton
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MessageSujet: Re: Ah la vie civile - Natalia   Sam 31 Aoû - 19:50


    Ils auraient pu se contenter d’un bazooka alors… Une roquette bien placée, et pfiout… plus de SAV…
    Sauf si, ils ont quelque chose à récupérer.

    Il avait souri à la réflexion de Meggan mais, la réponse qu’il donnait était aussi pour lui une forme de théorie à ce qui se passait. Cela n’avait pas de sens, trop d’hommes, des moyens trop impressionnants pour une grande surface. Quelque chose lui échappait, il ne mettait pas la main dessus, c’était presque contrariant. Pas inquiet, il aimait quand même savoir où il mettait les pieds. Il appréciait, néanmoins, d’être tombé sur une civile comme Meggan. Elle avait l’air fatiguée mais, au moins, elle arrivait à faire de l’humour sur ce qui se passait. C’était une bonne chose. Sa réflexion sur les petits pois arracha un sourire à Clint avant d’apprendre son accord pour traverser l’allée centrale.

    Sans rien avoir à dire, Meggan se plaça correctement, ce qu’il apprécia à sa juste valeur et qui était une source d’inquiétudes en moins. Il pouvait se concentrer uniquement sur les tirs croisés, et les deux balles qui trouvèrent refuge dans deux des braqueurs. C’était toujours ça de moins. Une nouvelle fois, Meggan se retrouva dos à un rayon, Clinton devant elle.

    Bon ben finalement, ca s’est bien passé…

    Clinton hocha la tête dans un sourire. Ils allaient même réussir à faire de cette façon d’avancer une discipline olympique à ce rythme-là. Meggan n’était pas le genre civil compliqué à gérer, qui paniquait, courait partout en hurlant. Il pouvait difficilement espérer mieux.

    C’est quoi la suite ?
    Rejoindre… Ah, désolé, deux petites secondes.

    Portant la main à l’une des poches de sa veste, Clinton extirpa son téléphone portable pour décrocher et mettre l’appareil à son oreille. Action qui, pour lui, semblait parfaitement normale. Il comprendrait que cela puisse paraitre déplacer de répondre au téléphone, comme si de rien n’était, alors qu’ils étaient en plein braquage. Cela dit, le nom de Tasha ne se serait pas affiché sur son écran, il aurait laissé la personne appelante tomber sur son répondeur.

    On ne peut mieux. T’en es où ?  …  Tu peux faire quelque chose ? … Les autres se planqueront encore plus si tu fais quelque chose. T’es où en fait ?

    Aux indications données par Tasha, Clinton releva la tête pour voir une tête rousse apparaitre. Dans un geste qui, en d’autres circonstances est tout à fait banal, il la salua à son tour.

    Je passe dans l’allée devant nous, débrouilles-toi, attire l’attention, il me faut un visuel. Couvre-nous en cas de problème.

    Clinton raccrocha et enfonça son téléphone dans la poche où il se trouvait initialement avant d’afficher un regard désolé à Meggan. Même lors d’un braquage, il tenait à rester courtois et poli, et il est normal de s’excuser après avoir interrompu une conversation pour répondre à son téléphone. Si Meggan avait encore son pouvoir activé alors, au moment où Clinton avait vu le nom de Natalia s’afficher sur son téléphone, elle avait sûrement dû voir comme une pointe de soulagement. C’est ce qu’il avait ressenti, même si son visage n’avait rien affiché de tel. Soulagé de savoir qu’elle était en un seul morceau, qu’elle était en vie. Il avait confiance dans les capacités de la russe mais, il ne pouvait pas s’empêcher d’être soulagé de savoir qu’elle allait bien.

    On va au bout de l’allée, on passe dans la prochaine et on revient au bord. Le but va être de faire de la place.

    Honnêtement, il était désolé de lui dire les choses de cette façon parce qu’il admettait, sans vraiment de regret, qu’ils allaient tuer des personnes. Ca ne plaisait pas à tout le monde mais ils ne pouvaient pas prendre de risque avec la force de frappe qu’ils avaient. Et là, c’était au premier qui voyait l’autre. Si Meggan avait une objection contre cette idée, il apprécierait qu’elle se manifeste maintenant, une des raisons qui avait fait qu’il lui avait exposé le plan. Si elle était d’accord avec ça alors, ils se mettraient en route tous les deux pendant que Tasha ferait sa part du marché sans qu’il ne sache comment encore.
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Meggan Braddock
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MessageSujet: Re: Ah la vie civile - Natalia   Mar 17 Sep - 16:34

[j'ai honte hein... désolée pour le délai >.> ]

Quelque chose à récupérer, c’était cent fois plus crédible qu’une plainte à déposer, un point pour le chef d’escadre. Bon ok, il n’était pas chef d’escadre. Mais Clinton transpirait la discipline militaire, elle en savait assez pour le comprendre. Ca n’avait pas de réelle importance, bien sur. En tout cas, pas dans l’immédiat, mais c’était le genre de choses qu’elle avait pris l’habitude de noter ce genre de détails qui pouvaient servir plus tard : contacts, informations… Ca ne coutait rien, et ca pouvait dépanner, parfois.

Clinton face à elle, elle s’efforçait de calmer son cœur qui battait la chamade et de reprendre son souffle. Elle n’était pas prête de sortir du magasin, elle en avait bien conscience. Même avec la compétence indubitable de Clinton, le commando était trop nombreux et trop organisés pour qu’il puisse la faire sortir discrètement. Alors quoi ? Clinton allait lui répondre quand – incongru – son téléphone portable sonna.

« Rejoindre… Ah, désolé, deux petites secondes. »
« Pas de soucis, je me commande une pizza en attendant… » murmura-t-elle. Elle n’était pas sure qu’il l’ait entendue, mais ca n’avait pas la moindre importance. L’appel n’était apparemment pas de n’importe qui, et Clinton fut soulagé de voir le nom de son interlocuteur sur son téléphone. Ce n’était qu’un sentiment fugitif, mais Meggan ne s’y trompa pas.
Pendant le temps que dura la discussion – audiblement avec quelqu’un qui se trouvait dans le magasin aussi, probablement son partenaire, ce qui expliquait le soulagement que la jeune femme avait percu – Meggan réfléchit à la situation en scrutant les deux extrémités de leur allée, pour le cas où l’un des dangers ambulants se manifesterait.
Clinton et son camarade de jeu semblaient plus que compétents pour agir. Sa camarade de jeu, nota-t-elle lorsqu’elle suivi machinalement son geste du regard lorsqu’il la salua. Une jolie rousse, dites moi. Qui avait l’air tout aussi déterminée que lui. Et elle ne s’était pas trompée, ils n’en étaient pas à leur premiere coopération : le petit geste familier qu’ils échangèrent trahissait une longue expérience commune. Parfait. Mais elle alors ? Elle n’avait qu’une grosse fatigue, et des gens en face trop déterminés pour avoir une émotion exploitable. Elle pourrait bien sur émettre des émotions assez distrayantes pour permettre à Clinton et sa copine d’avoir le temps d’agir, mais cela voulait dire se dévoiler, et si Clinton lui inspirait confiance, ce n’était pas suffisant pour se lancer dans ce genre de déclaration. Qui plus est, elle risquait de s’épuiser encore plus, et si les choses ne se passaient pas comme prévu, elle risquait d’être vraiment handicapée pour se mettre en sécurité. Elle n’avait meme pas d’arme sous la main… Et dans cette constatation, elle trouvait particulièrement contrariant d’être un poids mort.

Quand Clinton raccrocha finalement en lui coulant un regard d’excuse, elle leva les yeux au ciel.
« Oh pitié, pas de ca. » lacha-t-elle en désignant l’étage du pouce. « Autant se coordonner correctement… »
« On va au bout de l’allée, on passe dans la prochaine et on revient au bord. Le but va être de faire de la place. »
« Ok… Je… » Elle hésita à se proposer pour faire diversion et leur laisser du champ libre pour agir. Mais ils avaient la situation en main, et se méfiait trop de leur réaction. Même en situation de danger – surtout même à cause du critique de la situation – on ne pouvait rien prévoir de la réaction des gens, et elle ne savait que trop bien qu’on ne pouvait pas faire confiance aux Sapiens. Autant attendre et réserver les grands moyens pour un moment vraiment problématique. Elle secoua la tête, s’efforcant de ne rien laisser paraître de sa défiance passagère. « Ok on y va. »
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Ah la vie civile - Natalia

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