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 Légendes poussiéreuses [PV]

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Arkady O. Romanov
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MessageSujet: Légendes poussiéreuses [PV]   Ven 20 Juil - 12:55

Deux jours plus tôt, Arkady avait du s’absenter pour « le boulot ». Par « boulot », il n’était pas question de partir en quête de livres exceptionnels comme on pourrait normalement l’entendre, mais d’une réunion de dernière minute prévue par son supérieur au sein du S.H.I.E.L.D, un homme pas spécialement sympathique mais pour lequel Arkady éprouvait un grand respect… quand il en prenait le temps. Cet évènement était au final assez normal dans la mesure où Arkady était loin du petit libraire tranquille dans ses pantoufles, même si la première impression que l’on avait en le regardant était celle-ci…

Son absence avait très clairement fait des heureux malgré la fermeture de la librairie : des voyous en avaient profité pour le cambrioler, déclenchant l’alarme de la boutique. Arkady était revenu au plus vite, mais n’avait pu que constater les dégâts en arrivant presque au même moment que la police… La malchance avait voulu que ces voyous soient suffisamment chanceux pour braquer la librairie précisément au moment où le russe n’était pas là pour intervenir… ou peut-être avaient-ils été suffisamment bien renseignés pour commettre leur méfait au bon moment. Dans les deux cas, le vol de quelques livres anciens hors de prix avaient mis Arkady de fort méchante humeur – encore pire qu’en temps normal – et l’avait amené à mettre en déroute quasiment toutes les personnes qui avaient poussé la porte de sa librairie ce matin.

Les dégâts avaient rapidement été pris en charge par son assurance, et la vitre de la porte avait rapidement été changée, de même qu’un pan entier de la vitrine. Pieds nus et vêtu d’un pantalon large à rayure bleues et blanches, d’un tee-shirt blanc et d’une longue robe de chambre en soie noire, Arkady s’activait avec un balai pour faire disparaître les derniers débris menaçant de rayer le parquet en chêne qui constituait le principal revêtement de sol de sa librairie. Parce qu’il appréciait sa femme de ménage, il ne lui avait pas demandé de s’occuper de tout cela elle-même même si c’était pour gérer ce genre d’aléas lié au désordre qu’il l’employait. Le balai lui fournissait également une excellente raison de laisser les clients livrés à eux-mêmes dans le labyrinthe des étagères, ou de leur balayer les pieds jusqu’à ce qu’ils décident de partir ; autant dire que tout prétexte était bon pour faire fuir ceux qu’il ne jugeait pas suffisamment intéressants pour rester dans les environs.

Quatre clients mis en déroute plus tard, Arkady s’installait devant un échiquier situé près de la caisse, un endroit stratégique qui lui permettait de surveiller l’entrée du magasin et les allées et venues des clients tout en poursuivant une partie d’échecs contre lui-même. C’était l’une de ses innombrables manies, et même s’il ne jouait plus en tant que professionnel, Arkady avait tenu à continuer de pratiquer ce sport cérébral, et le moins que l’on pouvait dire était qu’il excellait toujours.

Les yeux baissés sur son échiquier, une main immobilisée dans des cheveux blonds courts et en bataille, Arkady était immobile comme une statue et attirait les regards intrigués des clients qui franchissaient le seuil de sa boutique. Par habitude, il ne saluait que rarement les clients qui osaient s’aventurer à l’intérieur de la librairie, et rares étaient ceux qui bénéficiaient de cette très rare marque de politesse. Egalement, le fait de ne pas porter son attention vers la porte à chaque nouveau client qui entrait lui permettait d’éviter d’avoir ces hallucinations bizarres qui l’amenaient à voir sa femme disparue derrière chaque jolie jeune femme brune qui entrait… Le phénomène s’était amplifié depuis quelques temps, et l’humeur déjà peu favorable d’Arkady s’était considérablement dégradée du fait des nombreuses nuits passées éveillé à retourner l’énigme de la disparition de sa femme dans tous les sens. Et malgré ses insomnies et les quelques années qui s’étaient écoulées, le russe était vraiment loin d’avoir la moindre piste ou la moindre certitude concernant Irina… Peut-être parce que son esprit lui jouait des tours, ou alors peut-être tout simplement parce qu’il ne parvenait pas à tourner la page et à passer à autre chose. Les choses étaient compliquées, et lorsque Arkady s’embourbait dans ses obsessions, c’était tout naturellement le reste du monde qui pâtissait.

Perdu dans ses pensées depuis un petit moment, Arkady n’avait pas complètement terminé le nettoyage et avait laissé le balai trainer en appui contre l’angle d’une étagère. Un balai qui trainait de manière tellement traître qu’il était absolument invisible lorsqu’on arrivait du fond de la boutique, là où étaient entreposés les livres consacrés aux mythologies diverses. Un balai qui justement provoqua une chute assez désagréable à quelques mètres d’Arkady, mais qui ne suffit pas à lui faire lever les yeux de son échiquier jusqu’à ce que le mouvement ne finisse par l’agacer suffisamment pour qu’il prenne la parole :

Vous pourriez faire un peu plus attention…

Son accent slave bien audible avec ses « r » venant du fond de la gorge indiquait clairement l’origine géographique du libraire, et il ne faisait rien pour s’en cacher. On ne pouvait pas non plus passer à côté du léger ton de reproche employé, un peu comme s’il se souciait d’une quelconque manière du sort de ce balai.
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Tristan G. Allister
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Profession : Ex-Ambassadeur des Nations-Unies : responsable de l’antenne de recherche en génie génétique et biotechnologique et des missions humanitaires...

Aujourd'hui Mathias a repris des études de droits, et est devenu Avocat international, longtemps il a dû emprunter une identité, le temps de mettre fin à cette déclaration de décès qui le suivait. Il est depuis l'un des associés du cabinet TNT & G reconnu comme le meilleur de New-York (et peut-être même des Etats-Unis)
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MessageSujet: Re: Légendes poussiéreuses [PV]   Dim 22 Juil - 22:20

Voilà quelques jours maintenant que Mathias était revenu d'Australie. Poussé par ce sentiment inexplicable – ou plutôt ce besoin – que certains nomment communément Amour. Une vie à se cacher n'avait jamais fait partie du programme de celui qui aujourd'hui se nommait Tristan. Un nom qu'il avait gardé pour son retour dans la Grande Pomme, tant pour ne pas alerté les soupçon que parce qu'il se sentait suivi, observé... Habitué à la traque, on ne pouvait pas appeler ça de la paranoïa. Ô bien sûr les durant les premiers mois de sa vie « seul » en Afrique du Sud, il en avait été la victime, mais aujourd'hui... Aujourd'hui il était certain de ne pas se tromper, même si dans la masse il était incapable de désigner le coupable.

Sa vie actuelle se résumait à deux choses, choisir le bon hôtel – chose faîte à présent – et se renseigner sur ce qu'il appeler « son passé. ». Car cet homme qui aujourd'hui se tient debout, emmitouflé dans une redingote noire, vêtu d'un col roulé et d'une pantalon qui le sont tout autant. Cet homme qui avance, mains dans les poches et fend la foule. Cet homme aux boucles folles et à la barbe naissante, n'est plus tout à fait celui qui avait qui avait quitté New-York quelques années plutôt. Et si pour survivre les quelques souvenirs rendus par Sélène lui avait suffit. Aujourd'hui la soif de comprendre cette autre vie encore obscure était presque vitale. Tant pour comprendre qui il avait été, que pour se forger sa personnalité propre.

Pourquoi raconter tout cela me direz vous ? Tout simplement pour comprendre où les pas de celui que pour l'instant nous appellerons Tristan pour l'instant, le porte.
Après avoir écumé – non sans dépit et une pointe d'agacement – la bibliothèque de la ville, à la recherche de livres qui parlerait de cette vie passée. Il n'avait eu qu'un maigre butin dont les informations aujourd'hui ornaient les murs de ce qui avait été présenté à son arrivée comme une salle à manger dont le mutant ne se servait pas. Pour donner une vague idée de ses faibles trouvailles, tous les post-it accrochés et reliés par des fils, ne rappelaient que les vagues informations que tout à chacun connaît pour peu qu'il s'intéresse à la légende du roi Arthur. Ainsi petit mot était accompagné d'un dessin de l'épée légendaire, ou d'un photocopie des cahiers des ventes aux enchères où il avait quelques années racheté celles qui avaient été la sienne et celle de son ami. Mais ce tas de légendes ne lui suffisait plus, et sa quête de réponses, l'avait poussé à se renseigner sur les libraires de la ville. Il en avait – sans grande conviction – arpenté deux d'entre elles. Toujours les mêmes histoires, les mêmes réponses. Et puis au détour d'une promenade il avait vu cette boutique.

Pour être honnête ce n'est pas la spécificité de cette dernière qui l'avait dans un premier temps attiré, mais bien les dégradations qu'elle avait subit. Rentrant d'une rencontre dans un cabinet d'avocat, Tristan avait vu les voitures de polices stationnant devant la boutique. Cette constatation et l'exaspération passées, il avait alors remarqué la particularité de ce qu'il avait d'abord pris pour une simple échoppe. Intéressé par cette librairie – et la discrétion dont au fond elle faisait preuve – Tristan fait le choix d'attendre que cette dernière soit en meilleure état pour revenir et y faire un tour. Il n'espérait pas spécialement trouvé un trésor, mais qui sait, avec un peu de chance... Ainsi lorsqu'il avait constaté que la vitrine brisée avait été réparée, et que l'homme qu'il avait cru identifier comme le propriétaire s'était finalement posé Mathias entra dans la librairie. Il avait alors pu rapidement « analyser » le comportement de son interlocuteur. Un « Bonjour » avait traversé ses lèvres sans que pour autant il ne s'attarde, formule de politesse, plus que véritable importance apparemment. Surtout au vu de l'humeur qu'il pouvait qualifier de « massacrante » qu'il avait alors pu constater. Après avoir vu quelques clients partir, Tristan avait finalement laissé son regard vagabonder pour se diriger vers le fond de la librairie. Là il laissa se stoppa dans un premier temps, surpris par ces livres que jamais il n'avait encore vu. Lentement il avança, ne faisant alors plus vraiment attention à ce qui l'entourait. Et pour être honnête repéré un balai tapis dans l'ombre, c'était un peu comme remarquer une aiguille dans une meule de foin.

Ainsi ne soyez pas surpris si – alors que Tristan avance avec une lenteur presque surnaturelle, son regard fixé sur chaque tranche sur laquelle se pose son doigts – son pied lui malencontreusement fini par shooter en plein sur ledit balai. Balai qui naturellement fini par chuter dans un bruit désagréable. Tristan observa alors la réaction du gérant qui n'avait pas bouger, et replaça l'objet, mais dans un équilibre précaire. En effet sa main droite maintenait un livre que le mutant voulait feuilleter, et qui risquait de tout faire voler si il le lâchait. Alors replacer le balai ramassé, était un peu plus secondaire à ses yeux, et il ne pu éviter la seconde chute... Le mutant lâcha un juron dans un murmure entre ses dents, avant de relever la tête lorsque le propriétaire l'interpella. Mathias pris d'abord le temps de reposer le balai, de se redresser puis de remettre le livre avant de finalement daigner répondre, son regard gris se posant sur son interlocuteur avec calme, presque froideur. Certes son esprit nota l'accent russe, mais le mutant ne s'attarda guère sur ce détail. Pourtant il garda son flegme et ce détachement qui était à présent le sien, murmurant comme pour respecter les lieux, mais aussi – peut-être – le gérant et sa partie d'échecs en court. « Pardonnez moi, je n'avais pas vu le balai. » une réponse on ne peut plus banale, et quand bien même il pouvait entendre quelques reproches dans la voix du libraire, Tristan n'avait nulle envie d'entrer dans ce jeu là. D'ailleurs voyant ledit objet commencer une lente glissade, Tristan l'attrape rapidement et se dirigea vers le propriétaire en lui tendant. « Vous devriez lui trouver un endroit plus en sécurité, loin d'une quelconque chute... » Un fin sourire traça une légère fossette sur sa joue, tant par « politesse » que pour lui faire remarquer – (ou s'auto-convaincre) – de ce qui véritablement retenait l'attention du libraire c'est-à-dire son balai et non ses clients... Attitude étrange qui interpellait Tristan à présent.
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Arkady O. Romanov
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MessageSujet: Re: Légendes poussiéreuses [PV]   Dim 29 Juil - 10:24

En entrant au Globe, beaucoup imaginaient qu’il s’agissait d’une librairie comme les autres où on les accueillerait avec un grand sourire et avec un « bonjour M. Machin, comment allez-vous aujourd’hui ? ». La réalité était toute autre, même si au premier abord, le Globe était une librairie comme les autres, avec son odeur de vieux livres, son parquet ciré grinçant parfois, et son labyrinthe d’étagères. Ce qui ne collait pas au tableau ? Le libraire lui-même. Il n’y avait qu’à jeter un coup d’œil même rapide à Arkady pour constater qu’il n’avait pas vraiment le sens commerçant, ne serait-ce que pour son absence d’amabilité quasi permanente. « Quasi » permanente, parce qu’il y avait tout de même quelques clients pour le sortir de son indifférence et l’amener à s’intéresser à autre chose qu’à lui-même et à ce qui hantait son esprit depuis de longues années.

Le fait qu’un client le salue en entrant ne l’amenait même plus à lever la tête pour voir de qui il s’agissait, simplement parce que la partie d’échecs du russe était bien plus importante qu’un client inconnu qui ne lui achèterait probablement rien. Inconnu, ça il le savait parce que la voix ne lui disait rien et ne ressemblait pas non plus à une voix qu’il avait déjà pu entendre. Quant au fait de ne rien lui acheter, c’était assez simple à pronostiquer quand après un rapide coup d’œil on apercevait de dos un jeune homme qui semblait à peine sorti de la fac… et donc incapable financièrement d’acheter le moindre livre ancien, malgré la direction dans laquelle il se dirigeait.

Et au final, ce client s’en prit à son balai en shootant dedans par mégarde. Un acte qui en principe était sensé déclencher un concert de « ça va, vous ne vous êtes pas fait mal ? », mais qui chez Arkady se traduisit simplement par un reproche : il avait shooté dans son balai, il aurait très bien pu se péter un bras ou toutes les dents en même temps, mais ce qui agaçait le russe, c’était avant tout le sort de son balai… On ne pouvait pas vraiment considérer qu’il réagissait d’une manière un tant soit peu normale – pas du tout, en fait – et il y avait même de quoi avoir envie de lui faire bouffer son précieux balai puisqu’il y tenait tant, mais la seule réaction de son client fut d’observer le russe avec un détachement assez peu courant chez les jeunes-gens de cet âge. Et la bizarrerie fut poussée plus loin lorsque le jeune homme s’excusa de ne pas avoir pris garde au balai, simplement parce qu’il ne l’avait pas vu : Arkady le considéra un instant en silence, ses yeux bleus détaillant minutieusement le visage de Tristan en ayant l’air d’y chercher une trace de quelque chose de déplaisant – déformation professionnelle, quand on était un agent du SHIELD, se méfier de tout le monde était un style de vie au même titre que d’être végétarien – mais il ne trouva bien heureusement rien de tout cela. Se redressant un peu plus sur sa chaise en dévoilant son impressionnante carrure, le russe baissa un instant les yeux sur son échiquier pour y déplacer un cavalier, avant de fixer de nouveau son interlocuteur qui à présent tenait le balai entre ses mains et conseillait au libraire de lui trouver un autre endroit. Pourquoi diable fallait-il qu’il n’y ait que des gens trop polis ou trop courtois qui entrent dans sa librairie ? Est-ce qu’il ne pouvait pas y avoir juste une fois un inconscient qui essaierait de lui faire bouffer son balai ou de lui apprendre l’amabilité ? A cette pensée, Arkady soupira légèrement avant de se lever pour attraper le balai tendu par Tristan :

Il est un peu partout à sa place, en réalité. Mais merci du conseil.

Peut-être qu’un peu de cynisme ou une phrase laissant entendre qu’il aimait voir les gens se casser la gueule ferait évoluer la conversation de manière différente, mais Arkady aimait grossir les faits uniquement jusqu’à un certain point et il n’avait réellement aucune affection particulière pour les gamelles de clients, aussi pénibles soient-ils. Le libraire déposa le balai dans la petite pièce derrière lui et posa de nouveau son regard perçant sur Tristan :

Est-ce que vous avez trouvé ce que vous cherchiez ?

A croire qu’il y avait tout de même une once d’amabilité chez ce grand gaillard ordinairement aussi avenant qu’une porte de prison.
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Tristan G. Allister
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MessageSujet: Re: Légendes poussiéreuses [PV]   Dim 5 Aoû - 18:45

Le regard de Tristan s'arrêta un instant sur la carrure maintenant « déployée » du libraire. Son esprit nota alors combien il avait pu se tromper en imaginant un homme replié sur lui même car trop fin pour affronter ses clients. Il y avait même quelque chose de décalé que – pour l'heure – il n'arrivait pas à comprendre. Une alerte mentale mais que rien ne pouvait justifier. Rattrapant le balai, puis le tenant du mieux qu'il pouvait il fut surpris par l'ensemble des remarques d'Arkady. Certes il n'était pas ce qu'on pouvait appeler commerçant, mais le voir ainsi défendre son balai donnait au Londonien une envie de rire difficile à contenir. En était il ainsi pour le vendeur ? Préférait il donc voir un client se casser une jambe plutôt que de voir son balai chuter ? Son sourcil droit s'arqua légèrement lorsqu'il expliqua que le balai avait la librairie comme terrain de jeu. Soit c'était une vue de l'esprit. Tristan préféra souffler alors avec cette même nonchalance qui pouvait parfois agacer. « Je vois... J'aurai eu plutôt tendance à le mettre dans un placard, mais chacun est libre. ». Un fin sourire se dessina sur son visage, et il enfonça sa main droite dans sa poche de manteau, tandis que la seconde reprenait le livre posé précédemment.

Il garda le silence un instant, observant le livre avec intensité, avant de le feuilleter. De nouveau une histoire semblable à celles déjà lu, mais quelque chose de profondément ancré en lui lui assurait qu'il trouverait ce qu'il cherchait ici, dans ces lieux. Et cette sensation s'accentua lorsque Arkady lui demanda si il avait trouver ce qu'il cherchait. Tristan jugea un instant l'étagère du regard avant de reporter son regard sur le libraire. D'un geste il replaça le livre à l'endroit exact où il l'avait posé avant de finalement se retourner vers lui. « Pour être honnête non pas encore, mais vous allez peut-être pouvoir m'aider ? ». Son esprit sembla chercher un instant la façon dont il allait formuler sa demande. « Je fais actuellement des recherches, personnelles, sur le mythe du Roi Arthur et de ses chevaliers. J'aimerai cependant sortir des contes classiques et chevaleresques, pour m'orienter vers d'autres mythes. Et en observant vos livres j'ai cru comprendre que peut-être vous pourriez répondre à ce genre de demande... »

Comment avouer qu'il courait après son propre passé, qui aurait pu croire à cette histoire ? Une personne, une seule y avait cru, mais elle était... Particulière, unique à ses yeux... Cet homme l'aurait probablement pris pour un fou, suivant les divagations d'un esprit malade. Lui même parfois se posait cette question avant de se raccrocher de toutes ses forces à ces souvenirs, à ces moments passés. Il voulait se retrouver, retrouver ce et ceux qu'il avait perdu. Le passé d'une vie lointaine comme une racine profondément ancrée dans le sol. Appui stable pour âme aujourd'hui seule. Une errance qu'il veut stopper avant qu'il ne soit trop tard.

Son regard se reporte un instant sur l'échiquier. Quelle pièce serait il... Puis il se fixe sur la reine noire, immobile, attendant le prochain déplacement...Son regard acier semble comme hypnotisé avant qu'il ne sorte de cette contemplation. Lui est le fou... Mais de quelle couleur est-il ? Autant de question qui le hante et le poursuivent, alors dans cette librairie face à Arkady, il donne l'impression de s'accrocher à ce besoin vital de passé, à cette histoire qui ne tient plus debout, à lui même parce qu'il ne lui reste rien d'autre. Son visage perd en un instant la jeunesse de ses 28 ans, s'assombrit, avant que sa main droite ne se glisse entre ses boucles qui se replacent d'elle même. Et de nouveau sa voix s'élève tandis que son corps tourne lentement vers les livres. Et de nouveaux des mots qui dissimulent sa vérité. « Au cours de mes recherches j'ai cru comprendre qu'il y avait une vérité derrière ces mythes, une racine, et c'est elle qui m'intéresse » Et alors que son regard s'élève sur les étagères sa voix souffle dans un murmure. « est-ce que vous avez cela?. Son âme prie pour qu'il lui réponde un « oui », et déjà son corps est en mouvement, se hisse, s'étire légèrement pour observer d'autres tranches de livres. Il y a quelque chose d'étrange et de presque désespéré dans cette requête. Comme si sa vie, son esprit en dépendait... Et toujours cette même question qui le hante depuis des années, plus encore aujourd'hui. Si je ne suis pas mort, mais qu'il n'y a plus trace de moi nul part qui suis-je ?
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Arkady O. Romanov
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MessageSujet: Re: Légendes poussiéreuses [PV]   Ven 31 Aoû - 10:05

Arkady ne se lassait jamais de voir la réaction des gens lorsqu’il quittait la position vautrée sur une chaise devant un échiquier ou un livre pour passer à la station debout. Et presque neuf fois sur dix, il voyait ce regard commun à tous lorsqu’ils se demandaient si c’était réellement la même personne qui venait de se lever… Comme quoi, il était aisé de passer inaperçu et de jouer un rôle – celui du libraire chétif – mais qu’il était assez compliqué de tenir ce rôle dès qu’il fallait bouger. Arkady était au nombre de ceux capables de jouer la comédie d’une manière presque impeccable, mais il n’avait développé aucune capacité à faire changer le volume de son corps. Il pouvait bien entendu se recroqueviller légèrement ou se tenir mal, mais cela ne changerait jamais son impressionnante silhouette.

Le sourcil de son jeune client fauché se leva, sans doute parce qu’il n’était – comme tout le monde – pas habitué à rencontrer des personnages aussi acariâtres que le colosse qui lui faisait face. Pour sûr, le balai lui importait davantage pour le moment qu’un jeunot qui n’achèterait probablement rien faute de réellement pouvoir supporter l’achat d’un livre ancien. Au pire, Arkady l’orienterait vers la librairie située trois rues plus loin qui vendait des magazines stupides et des revues porno. Sûr que le petit frisé aurait plus de choix de ce côté-là sans s’endetter sur 10 générations…

Tout en inventant une vie à son client plutôt que de s’y intéresser, Arkady nota l’excellente facture de ses vêtements et a droiture de son port de tête qui tous les deux ne collaient pas avec l’image du gamin désargenté qui avait tant amusé le russe depuis l’entrée de Tristan dans sa librairie. D’ailleurs, ce dernier ne tarda pas à expliquer que pour lui, le balai aurait été bien mieux dans un placard. Un placard ? C’était plutôt lui qu’il fallait mettre dans un placard ! Comment espérer enquiquiner un maximum de gens si le balai était rangé en sécurité dans un placard ? Non, décidément, les gens réfléchissaient de moins en moins… Arkady se contenta donc lui aussi de sourire, continuant de détailler son client du regard. A la manière dont il fixait le livre, le russe eut peur l’espace d’un instant qu’on ne lui demande un rabais exceptionnel sur cette pièce ancienne et son visage se ferma très légèrement par anticipation. Jamais personne n’avait osé jouer la carte des sentiments et des pleurnicheries avec lui, estimant à juste titre qu’il n’avait pas l’air d’être homme à se faire avoir par quelques couinements, et tout en espérant que le frisé ne lui demanderait rien de tel, Arkady mourrait d’envie qu’il essaie d’obtenir un geste commercial… Ce qui était paradoxal, mais qui était encore un nouvel exemple de sa personnalité vraiment pas facile à gérer.

Contre toute attente, le livre retrouva sa place sur l’étagère peu après que le libraire ait demandé – par politesse plus que par intérêt réel – si son client avait trouvé ce qu’il cherchait. Une question banale pour Arkady mais qui fut interprétée comme une demande d’aide pour répondre à un besoin de renseignements… Ah oui, c’était également partie intégrante de ce boulot, même si Arkady avait tendance à l’oublier volontairement chaque fois qu’il le pouvait. Une nouvelle fois, le frisé surprit Arkady en détaillant ce qu’il recherchait et qui n’avait strictement aucun rapport avec des revues pornographiques. Un sourire étira brièvement le visage naturellement fermé du russe, avant qu’il n’acquiesce simplement tout en écoutant la suite. Lorsque son client eût terminé, le libraire reprit la parole avec toujours ce fort accent slave qu’il ne cherchait pas à dissimuler :

Pas de contes. – Arkady fit mine de réfléchir. – Et cela vous servira à… ?

La question était aussi abrupte qu’indiscrète, mais Arkady n’était pas connu pour sa délicatesse. Ce qui motivait cette question était pourtant tout ce qu’il y avait de professionnel – lui-même essayait de s’en persuader – et permettrait de déterminer le type d’ouvrages qui pourrait convenir à Tristan. Arkady attendait encore une réponse à sa question lorsqu’il vit le regard assez insistant que son client posait sur son échiquier, et l’espace d’un instant il eut envie de demander au frisé s’il savait jouer aux échecs. Il y avait certains clients qui, quelques fois, se voyaient poser cette question sur des critères purement subjectifs et propres au libraire, mais cette fois-ci il n’en fit rien parce que quelque chose d’autre attira son attention… Plus précisément, il s’agissait du visage du gamin qui avait d’un coup changé d’expression et reflétait tel un miroir déformant des choses impossibles à déchiffrer. Arkady n’était pas vraiment le meilleur pour déchiffrer les expressions humaines et les attitudes, mais il se débrouillait tout de même suffisamment bien pour être resté en vie jusqu’à présent, et ce changement fut rapidement imputé à un côté un peu obsessionnel de son client, chose qui n’était pas rare, surtout lorsque l’on formulait ce genre de demandes… Pour ne reprendre que les exemples récents, il y avait eu cette femme passionnée de la période baroque au point que ça en devenait pénible, ou encore cet homme qui cherchait à acheter chaque livre mentionnant la reine Cléopatre. Une belle brochette de barjos si quelqu’un voulait l’avis d’Arkady, mais ça faisait marcher son commerce au-delà de toutes les espérances. Alors si son client était dans la même optique et rêvait de chevaliers toutes les nuits, le russe ne cherchait pas à le chasser ; il avait des factures à payer…

La demande de son client se fit plus précise dès lors qu’il cessa de loucher sur l’échiquier, et Arkady croisa de nouveau son regard lorsqu’il laissa entendre qu’il existait une vérité derrière ces mythes. Dans un cartoon, le mot « Jackpot » se serait inscrit dans les prunelles d’Arkady, parce que ce genre de discours laissait ordinairement entrevoir une longue session de recherche dans les rayonnages et une facture aussi longue que son avant-bras… ce qui était très bon pour sa petite entreprise.

Donc plutôt des thèses d’historiens et des analyses sur cette période ? – Arkady marqua une pause. – Plagiat en bonne et due forme dans votre thèse universitaire ?

On ne changerait décidément pas Arkady. Ni cette manie de vouloir toujours mettre les gens en boîte…
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Tristan G. Allister
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Aujourd'hui Mathias a repris des études de droits, et est devenu Avocat international, longtemps il a dû emprunter une identité, le temps de mettre fin à cette déclaration de décès qui le suivait. Il est depuis l'un des associés du cabinet TNT & G reconnu comme le meilleur de New-York (et peut-être même des Etats-Unis)
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MessageSujet: Re: Légendes poussiéreuses [PV]   Ven 5 Oct - 18:59

H.S : Désolée pour l'attente j'ai honte >.<

Alors que Mathias continuait de scruter le rayonnage devant lequel il se trouvait, et ayant abandonné depuis bien longtemps l'idée d'évoquer de reparler de ce balai rattrapé de justesse. Son attention s'était reporté sur son but initial et les pièces de passés après lesquelles il courrait. Mais bien qu'il ait son regard fixé sur les rayonnage, et plus précisément sur les tranches des livres, il ne pu que sentir un peu... scruté... Il avait l'impression sentir observé, certains aurait appelé déshabillé du regard. Mais le jeune mutant n'y prêta pas vraiment attention. Il préféra reposer le livre qu'il tenait dans sa main, et se tourna vers le libraire, expliquant alors ce qu'il cherchait. Une fois son explication terminée les interrogations du vendeur ne se firent pas attendre. Tristan nota mentalement une nouvelle fois l'accent de l'homme face à lui. Cet accent lui rappela sa demi-sœur qui avait à peu près le même. Un fin sourire se dessina sous ses boucles et finalement il répondit avec un haussement d'épaule. « Des recherches personnelles, c'est un peu compliqué à expliquer ». Tristan préférait ne pas s'arrêter sur des explications. Explications que beaucoup prendraient pour de la folie pure et dure.

Le regard de Tristan se posa sur l'échiquier qui emporta son esprit sur des pensées qui lui étaient propre et l’entraînait vers un passé qui ne faisait que remuer encore un peu plus les vagues de son « obsession » pour cette période qui l'avait conduit dans cette librairie.
Quelque part au fond de lui il doutait encore de trouver ce qu'il cherchait, et ce même si le propriétaire des lieux lui paraissait des plus atypiques. Autant espérer que sa collection de livres soit à sa mesure... Ne souhaitant donc pas développer les raisons de son choix, il précisa sa demande. Pensant qu'avec cela il pourrait trouver ce qu'il aimerait avoir...
Le libraire lui fit donc une proposition et Mathias acquiesça d'un signe de tête. « Oui par exemple. J'ai cru comprendre que récemment des recherches ont été faîtes. Auriez vous ces thèses, ces analyses dont vous parlez ? » . Le timbre de sa voix s'était légèrement modifié, comme si après les doutes l'espérance y avait pris place. Illusion d'un instant qui s'arrêta net lorsque Arkady parla de « plagiat pour une thèse universitaire » Un sourire amusé se dessina alors sur les lèvres de Tristan qui passa une main entre ses cheveux. « Non absolument pas, j'ai fini mes études depuis un moment maintenant. Je vous l'ai dit, il ne s'agit là que d'un pur intérêt personnel. Désolé de vous décevoir » Le sourire de Tristan se fit un peu plus en coin, amusé de pouvoir encore tromper son monde sur son « état » et sa situation. Ainsi tout comme lui s'était trompé sur la carrure de son interlocuteur, ce dernier n'avait donc pas un instant songé qu'il puisse être autre chose qu'un jeune étudiant. Tristan se demanda alors quelles autres spéculations avait pu faire l'homme face à lui à son propos. Le jeune mutant replaça sa besace en cuir sur son épaule et c'est après avoir fixé Arkady, tandis qu'il reportait son regard sur le rayonnage que son attention fut de nouveau attiré par la tranche d'un livre. L'auteur ne lui était pas inconnu, son nom était apparu à plusieurs reprises lors de ses recherches et il semblait que ce dernier était le plus proche de la réalité qu'avait connu le mutant. Il l'attrapa alors avec une certaine douceur le feuilletant rapidement avant de le tendre à Arkady « Je vais déjà prendre celui-ci, si vous en avez d'autres je suis preneur également... »

L'attention de Tristan se posa un instant sur du mouvement provenant de l'entrée. Probablement d'autres personnes qui venaient d'entrer mais à vrai dire cela n'intéressa qu'un instant Tristan qui reporta son attention sur Arkady attendant de voir ce qu'il allait lui proposer.
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Arkady O. Romanov
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MessageSujet: Re: Légendes poussiéreuses [PV]   Mar 16 Oct - 15:55

(pas de problème, je crois qu’on a tous une vie hors du forum xD)

Arkady ne se souvenait pas avoir déjà déshabillé des inconnus du regard. Pour les femmes, c’était en revanche arrivé de manière assez régulière, et c’était justement ce qui lui avait valu d’être remarqué par celle qui était ensuite devenue sa femme. Mais des inconnus, ça jamais… Ce qui était certain en revanche, c’était qu’Arkady avait un regard naturellement inquisiteur qui pouvait être assez déstabilisant lorsqu’on n’était pas habitué à sa présence, et c’est probablement ce que devait ressentir beaucoup plus jeune que la moyenne.

La question du russe était restée en suspend pour permettre à son client de répondre par ce qu’il voulait. Il aurait même pu répondre qu’il avait besoin de ces bouquins pour lire des trucs intelligents à ses enfants que cela n’aurait sans doute pas trop aiguisé la curiosité d’Arkady – ou en fait, pas davantage que nécessaire. Mais le fait de répondre à une question ouverte par quelque chose d’évasif acheva de rendre le russe sceptique : que cherchait réellement son client en entrant ici ? Il avait des « recherches personnelles » à faire… N’importe qui s’en serait douté, mais il avait jugé utile de le préciser. Ce qui impliquait que cela n’avait rien à voir avec du plagiat pour sa thèse puisque c’était sensé être personnel… Donc rien en rapport avec son travail ou – plus probablement vu son âge – ses études.

Arkady choisit de ne pas poser une seconde fois sa question de manière plus abrupte, se contentant de suivre le regard de son client bizarre jusqu’à son échiquier. Il resta un instant comme bloqué dessus et le russe se prépara mentalement à lui déconseiller de poser ne serait-ce que le petit doigt sur ses précieuses pièces s’il ne tenait pas à ressortir du Globe dans un sale état. Les échecs, c’était la seule chose qu’Arkady connaissait et était capable de pratiquer sans dépendre de personne, il savait ce qu’il savait parce qu’il avait travaillé, et de manière assez étonnante, c’était la seule activité qui n’ait réellement aucun lien avec son travail d’espion… Alors personne ne toucherait à ses affaires sans autorisation.

Dans la minute qui suivit, le jeune homme se tourna de nouveau vers lui, l’interrogeant sur les thèses d’historiens et les différents travaux évoqués un peu plus tôt par le russe. Arkady hocha la tête, prenant en même temps note de cette tonalité nouvelle apparue dans la voix de son interlocuteur ; il ne poserait pas de question maintenant, mais cela viendrait par la suite où il ne s’appelait pas Arkady !

S’agissant d’une librairie spécialisée dans les livres anciens, je crains de ne pas être en mesure de vous fournir quoi que ce soit de récent… Néanmoins, quelques ouvrages pourraient vous intéresser dans le même registre.

Tristan précisa ensuite qu’il avait fini ses études depuis un moment, qu’il ne cherchait qu’à satisfaire sa curiosité et qu’il était désolé de le décevoir sur ce point, sourire en coin à l’appui. Arkady le considéra un instant avec incrédulité avant de répondre à son tour.

Il en faudrait vraiment plus pour me décevoir…

Arkady suivit des yeux la main qui attrapa un livre et le feuilleta. Rapidement, Tristan assura vouloir le prendre et en réclama d’autres. Arkady lui tourna le dos sans réellement de scrupules et commença à s’éloigner de quelques pas, sa robe de chambre flottant derrière lui au rythme de ses pas :

Si vous voulez bien me suivre…

Dans sa bouche, toute phrase polie sonnait un peu bizarrement, et ce n’était pas uniquement du à l’accent slave dont il n’avait jamais rien fait pour se débarrasser. Le russe s'arrêta devant une étagère et en tira deux épais volumes en cuir qu'il conserva dans ses bras un instant avant d'en déposer un troisième, plus petit dans les bras de Tristan. Il se tourna finalement vers lui, son regard perçant le sondant une nouvelle fois avec intensité:

Sans davantage de précisions sur ce que vous souhaitez trouver dans ces livres, je ne pense pas être réellement en mesure de vous aider. - Il désigna d'un mouvement de menton le livre qu'il lui avait mis dans les bras. - Parce que je pourrais bien déballer une bonne centaine de livres comme celui-ci, mais je ne suis pas certain que cela vous aiderait d'une quelconque manière s'ils ne correspondent pas à ce que vous souhaitez lire...
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Tristan G. Allister
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Aujourd'hui Mathias a repris des études de droits, et est devenu Avocat international, longtemps il a dû emprunter une identité, le temps de mettre fin à cette déclaration de décès qui le suivait. Il est depuis l'un des associés du cabinet TNT & G reconnu comme le meilleur de New-York (et peut-être même des Etats-Unis)
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MessageSujet: Re: Légendes poussiéreuses [PV]   Sam 27 Oct - 10:20

Tristan resta donc face à Arkady, tentant – au fur et à mesure que les minutes passaient – de s'habituer tant à ce regard qu'il ne parvenait pas à décrypter qu'à l'allure de l'homme lui même ou au ton de sa voix. Et ce n'est que lorsque Arkady se mit en mouvement que Tristan repéra la robe de chambre qui servait, à ses yeux, de manteau au slave. Un sourire légèrement en coin, et probablement par pure politesse, se dessina sur les lèvres du jeune mutant lorsque le libraire assura qu'il ne le décevait pas par sa réponse. De même lorsqu'il précisa qu'il s'agissait d'un endroit où les livres ne seraient pas aussi récents que les thèse dont parlait Tristan, ce dernier esquissa un signe de tête accompagné d'un « Je comprend oui. »

Le jeune mutant suivi dont son interlocuteur entre les rayonnages et songea un instant que ses explications évasives finiraient par poser problème dans ses recherches. C'est donc mentalement, dans un silence presque religieux, alors qu'il suivait les pas de son aîné et observait les livres qu'il attrapa dans un premier temps, que Tristan tenta de trouver une explication qui tiendrait un tant soit peu la route. En effet la raison de base ne pouvait être ainsi dévoilée. La thèse du plagiat avait été balayée par l'échange qui venait de se dérouler entre Arkady et lui, vint ensuite celle d'une recherche de famille... Se baser sur une histoire familiale, rechercher des ancêtres, des origines, expliquer cette envie, ce besoin vital, par quelque chose de complètement insignifiant mais qui aurait pris des proportions complètement folles. Tristan, passerait probablement pour fou, mais dans un cas comme dans un autre il en était réduit à choisir entre la peste et le choléra. Son choix fut fait alors que Arkady posait un livre entre ses bras, donc la couverture en cuir attira le regard de Tristan.

Et c'est alors qu'il relevait son regard pour le plonger sans aucune crainte dans celui du libraire que ce dernier, lui demanda en effet des précisions. Une demanda qui raisonna en Tristan comme bien plus insistante, et qui pour le coup ne laissait plus de place à l'évasif, à l'évitement. Il pris alors une légère inspiration avant de souffler dans un calme indescriptible.

« Bien... en fait tout part d'une légende familiale, et je fais actuellement des recherches sur mes origines, de nombreuses traces familiales laissent penser qu'un membre de notre famille a côtoyé cette époque. Nous avons retrouvé des épée avec de nombreux glyphes que l'on a pu dater. Bref j'aurai aimé démêlé le faux du vraie de cette histoire, mais hélas lorsque l'on aborde « Arthur et ses chevaliers » dans de nombreuses librairies et autres bibliothèques je tombe inévitablement sur les légendes de Chrétien de Troyes, ce qui me renvoie à chaque fois au roman courtois ou à la légende du Graal ce que je ne veut pas, vous l'aurez compris. »

Il ne lui restait plus qu'à espérer que cette réponse lui suffise, après ce qu'il pouvait en penser ou dire ne traumatiserait pas Tristan qui s'était au fond éloigné de la vérité. A cet instant, et au vu des tomes que portait Arkady entre ses bras, ce qui l'intéressait le plus était le résultat .Résultat qui semblait être à la hauteur de ses espérances, et quel qu’en soit le prix. Mais le prix ne l'inquiétait pas vraiment....
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Légendes poussiéreuses [PV]

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