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 Far from paradise (libre)

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Phoenix Waters
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MessageSujet: Far from paradise (libre)   Ven 27 Avr - 23:09

    Une nuit de printemps, sombre et fraîche. Des arbres aux feuilles renaissantes se balancent, leurs brindilles duveteuses semblent frémir d'une appréhension apathique. Tristes choses. La voûte du ciel est ce dais noir crevé d'étoiles qui le fascine tant. Une petite brise sournoise vient ébouriffer ses cheveux déjà emmêlés. Son odeur étrange et désagréablement personnelle dérive au gré de ce vent joyeux. Comme il aime ces nuits de vagabondage !

    Assis sur un banc, seul parmi rien et le nez levé vers cette nuit étoilée, River rêvasse. Son regard va et vient, se laisse d'abord séduire par ce vert, ce noir et ce gris présent tout autours de lui pour se perdre sur l'horizon. Il croit sentir sous ses mains l'amitié du bois usé, décapé par les pluies et le temps. Tout en contemplant le paysage, River s'étonne. Il s'étonne qu'un vagabond comme lui puisse se pavaner au milieu de cette débauche d'argent. Difficile à croire. En toute légalité, sa personne peut battre ce pavé luxueux. Ce devrait être interdit. Ce n'est certainement pas tolérable. En tout cas, il défendrait ce privilège.

    C'était un soir de semaine et les affaires étaient mauvaises. River songea un instant retourner faire la sortie des boîtes de nuit mais le spectacle de cette nature enfermée dans la ville le fascinait trop pour qu'il envisage sérieusement cette option.

    Dans un sursaut, le mutant sauta du banc et repris sa route. Le froid de cette nuit commençait à tisser des fils de glace autours de son cœur défaillant. Les chutes de température, les dépressions et les fronts d'air froid se réverbèrent et s'ébattent dans son pathétique miroir cardiaque. Baignant dans ses illusions, il ne s'en inquiète pas plus que ça. La nuit est belle. Les lampadaires scintillent, amicaux et lugubres, pour sa mélancolie et ses yeux solitaires. Son pas est traînant mais il s'enchante du son de sa semelle sur le goudron froid. Il n'a rien mais se sent maître du monde. Tandis que les gens dorment ou boivent, Central Park s'offre à lui.

    Puis la berceuse cesse. Le monde s'arrête un instant dans son cycle insouciant pour le frapper de plein fouet, droit dans l'estomac. Dire qu'il a faim n'est peut-être pas adéquat. Il s'agit plutôt d'une putain de voracité qui lui tord les tripes. L'épuisement est une chose étrange, aux facettes multiples. Il vous envahit en même temps que la faim par stade successif. D'abord, ça vous fait souffrir le temps d'une journée. Vous vous sentez ballonné, distendu. Mais c'est une broutille : une faim de régime, une faim entre deux repas, une faim de voyage. Vient ensuite un agréable renouveau de bien-être et d'énergie. Une fois que le cerveau consomme ses dernières réserves de glucose, l'esprit s'aiguise, vous vous sentez spirituel. Les pensées deviennent aériennes, audacieuses, d'une beauté pyrotechnique. Vous écrivez des poèmes, trouvez trois traitements indépendants contre le cancer. C'est dans cet état-là que se trouve plongé le plus souvent River. Peut-être son caractère tête-en-l'air et rêveur s'est-il construit là-dessus. Ou peut-être est-ce l'inverse, peut-être que c'est la seule chose qui le fait tolérer cette existence fragile. C'est bien. C'est léger.

    Et puis la douleur vous plante violemment un bâton noueux dans l'estomac et frappe votre abdomen déjà distendu. Une demi-journée de splendides hurlantes et c'est terminé.
    C'est dans cet état-là que se trouve plongé River. La suite, il la connaît bien. C'est un état de tranquillité, de sérénité absolu. On devient un philosophe de la faim. Et puis l'agonie vous viole sans ménagement. Dix minutes plus tard, vous accouchez une moissonneuse-batteuse aux lames rouillées. Vous toussez et vomissez ce qui ressemble à votre intestin grêle. Quand on se croit finalement en train de claquer, le calme revient. Un calme comateux. Ce calme-là, River en est terrifié.

    Il aperçoit un sac McDo qui dépasse d'une poubelle, plantée le long d'une pelouse et qui lui fait de l'œil. Un regard à droite, un regard à gauche. Honteux. Il n'y a personne. Au fond du sac en papier se terre un hamburger à moitié bouffé. En essuyant la saleté d'un revers de manche, River le mâche lentement. Le dégoût, il ne sait pas tellement ce que c'est. Reprenant sa route, le mutant se laissa tomber quelques mètres plus loin dans l'herbe fraîche mais tendre de Central Park.
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Hella Healt
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MessageSujet: Re: Far from paradise (libre)   Ven 27 Avr - 23:51

Les séquelles physique étaient une chose, elle n’en gardait que quelques traces : une coupure qui finissait de se résorber sur son arcade sourcilière, caché par un léger pansement et une cicatrice : trois entailles sur le ventre qui ne risquaient pas de disparaitre. C’étaient les derniers vestiges de l’agression qu’elle avait subi devant l’institut. Les séquelles morales avaient bien plus de mal à disparaitre. Elle avait passé plusieurs jours à refuser de sortir la nuit tombée, alors qu’elle avait toujours aimé les balades nocturnes, elle se retournait au moindre bruit suspect et elle avait l’impression de voir Daken à chaque coin de rue. La nuit était devenue moins protectrice, le vent lui soufflait les pas de Daken dans son dos, chaque bruissement de feuille était un hymne à la mort qui lui avait promise.

A peine endormie qu’elle s’était réveillée dans un sursaut. Sans faire le moindre bruit elle s’était dirigée dans la salle de bain pour ne pas réveiller Phen avec qui elle partageait cet appartement complètement délabré. Fermant la porte derrière elle, elle alluma la lumière d’un néon fatigué qui ne cessait de clignoter alors qu’elle se regardait dans le miroir. Combien de temps allait-elle encore supporter de s’enfermer de la sorte et d’avoir peur de dehors ? Combien de temps laisserait-elle Daken lui pourrir la vie indirectement, avait-il seulement le droit d’avoir une telle emprise sur elle ? Inspirant fortement, elle décida qu’il était temps que cela cesse et qu’elle retrouve sa vie.

Décidée, elle enfila un jean, une paire de pseudo converse et passa sa petite veste en faut cuir noir par-dessus un simple haut. Quittant la salle de bain qu’elle avait pris soin d’éteindre, elle attrapa les clés de l’appartement qu’elle quitta en maudissant cette porte d’entrée qui ne s’avait pas bougé sans grincer. La porte fermée elle descendit les étages et se retrouva dehors où elle se stoppa sentant s’envoler toutes ses bonnes résolutions. Elle ne pouvait pas abandonnée, ce n’était pas elle, elle devait se retrouver.

Si elle avait l’habitude de marcher bien droite, en étant sûre d’elle, cette habitude ne se retrouva pas. Les mains enfouies dans les poches, elle marchait rapidement, la tête baissée en essayant d’occulter tous les bruits qui lui parvenaient. Jamais elle n’avait entendu la nuit aussi bruyante, ou jamais elle ne s’était inquiéter de ces bruits au point de ne pas les remarquer. Tout avait un goût de nouveau et elle n’arrivait pas à y trouver le plaisir qu’elle y prenait avant. Chaque pas était une sorte de victoire, un pas vers ce qu’elle était avant de se laisser bouffer par cette peur qu’elle cherchait à refuser avec tant de mal.

Elle ne cherchait pas vraiment à savoir où elle allait, l’important était d’avancer pour se prouver qu’elle pouvait recommencer à vire. Le temps défila sans pouvoir le mesurer et quand elle releva les yeux elle s’aperçut qu’elle avait fini par débarquer à Central Park se souvenant vaguement avoir pris le métro. Son cœur s’emballa un instant, le lieu était désert, elle n’était plus dans les rues, ses cris n’alerteraient personne si elle venait à avoir un problème. Une envie foudroyante de faire demi-tour venait à l’envahir et au moment où elle se décida à rebrousser chemin, elle se força à aller de l’avant. Central Park ne l’avait jamais inquiéter, ça avait été un refuge pour elle à de nombreuses reprises, elle s’incrusta l’idée qu’ici elle était un peu chez elle.

Elle marcha, probablement un peu trop vite pour paraître totalement détendue et puis un coup de vent trop fort, des bruissements inquiétant étaient parvenus à ses oreilles de la manière la plus inquiétante qu’il soit. Elle ne chercha pas à se raisonner, à comprendre ce qu’elle avait entendu. Son corps loupa un battement sous le coup de la peur et la voilà qui se mettait à courir comme une malade, fuyant un simple bruit de la nuit qu’elle avait pris comme une menace. Elle ne se serait jamais crue capable de courir aussi vite, surtout en pleine nuit sans savoir où elle mettait les pieds. La montée d’adrénaline faisait faire des miracles qu’on ne soupçonnait pas avant de les avoir vécu pour de vrai. Elle ne courrait pas, elle avait l’impression de volée, ne sentant même plus ses pieds toucher le sol.

Une simple sensation.

Ses pieds se prirent dans quelque chose, probablement une racine, la ramenant à la réalité : elle ne volait pas vraiment. La chute fut palpable mais il était étrange, pas comme d’habitude. Et pour cause, elle mit plus d’une seconde à comprendre qu’elle s’était pris les pieds dans d’autres pieds couchés là pour une raison inconnue. Et jouant de malchance, elle ne s’était pas pris la personne de manière à tomber sur le sol mais belle et bien de manière à carrément lui tomber dessus. Ce n’était pas le sol qu’elle sentait mais une personne. Les deux mains d’Hella avait pris appui sur l’herbe de part et d’autre de la tête de l’inconnu, amortissant ainsi sa chute ce qui avait également empêché Hella de se cogner la tête contre celui qui était déjà au sol. Elle aurait pu s’excuser mais la seule chose qui lui vint à l’esprit avant même de se dégager fut une question.

« Mais qu’est-ce que tu fou là ?! »

Elle ne le connaissait pas mais il n’avait rien à faire sur sa trajectoire alors qu’elle fuyait le bruit du vent. Et elle ne songea toujours pas à se pousser. Si quelqu’un venait à passer dans le coin, il était clair que les choses pouvaient paraitre franchement ambiguës
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Phoenix Waters
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MessageSujet: Re: Far from paradise (libre)   Sam 28 Avr - 2:37

Les bras écartés, étendu dans l'herbe sur le dos, Phoenix avait fermé les yeux. Il essayait d'oublier le froid porté par le vent qui s'insinuait dans ses os pour en apprécier le chant. Il s'était presque assoupi quand il sentit quelque chose buter contre ses pieds puis s'effondrer sur lui. En ouvrant mollement les yeux, il aperçut le visage d'une jeune fille au dessus du sien. Elle hurla quelque chose mais il n'écouta pas, trop abasourdi pour prêter attention à ses propos. A moitié ensommeillé, il demanda, T'es tombée du ciel ? Il avait posé cette question avec la naïveté exaspérante d'un enfant de quatre ans (ce qui ne lui donnait pas l'air particulièrement brillant, il faut en convenir). Le mutant se frotta les yeux. Malgré ses airs de hibou tombé de sa branche, il commençait peu à peu à revenir à la réalité.

Tout à coup, il pris conscience. Il pris conscience qu'il y avait une fille, là, à une heure avancée de la nuit qui le chevauchait et qui, il le réalisait maintenant, lui demandait ce qu'il foutait là. Phoenix redressa le buste d'un coup brusque, frappant avec son épaule la jeune fille au visage mais n'y prêta pas attention.

Ce que je fous là ? questionna-t-il d'un air révolté. Était-elle en train de remettre en cause son droit de fouler ce « pavé luxueux » comme il l'avait pensé quelques minutes plus tôt ? Ce droit qu'il s'était juré de défendre ? Comptait-elle le virer d'ici comme le malpropre qu'il était ? S'enflammant, le garçon répéta lentement Ce que je fous là ? Il avait détaché chacun de ses mots avec fureur avant d'ajouter C'est pas parce que j'ai pas une petite vie rangée comme la tienne que j'ai moins le droit d'être ici, connasse. Évidemment, il ne savait pas à qui il parlait et s'en foutait. Dans une certaine mesure. Ça se trouve, elle bossait là en tant que garde-quelque chose et était dans son plein droit. Le jeune homme regretta bien vite l'élan de bravoure qui l'avait animé et songea que si elle voulait vraiment le virer d'ici, elle le pouvait certainement. Il tenta de calmer les battements affolés de son cœur. Il sentait le sang affluer à ses tempes et ce n'était jamais bon signe. Ce n'était pas chose bien ardu que d'avoir physiquement le dessus sur lui et Phoenix pouvait déjà prédire au poids seule qu'elle exerçait sur ses hanches qu'il n'aurait pas l'avantage. Il déglutit en imaginant la dérouillé qu'il allait prendre et tenta d'adopter un air viril et sauvage. Malheureusement, il ressemblait plus à un lapin pris dans les phares d'une voiture.

Cela devait faire un mois à peine qu'il était à New-York. Mais s'il y avait bien une chose qu'il avait apprise plus vite que les autres, c'était qu'il valait mieux faire profil bas quand on dormait sur le trottoir.Non mais c'est bon, ajouta-t-il finalement, surpris de ne pas s'être fait encore passer à tabac. J'y vais, hein. Désolé du dérangement. Il se releva doucement, repoussant avec précaution Hella de son corps puis épousseta inutilement son pantalon une fois sur pieds puis regarda enfin la fille. Tu as tué la poésie, crut-il bon de l'informer d'une voix cassée avant de s'apprêter à partir. La lumière des lampadaires n'avait plus rien de mélancolique, le vent ne chantait plus mais battait violemment contre ses tympans le son de la défaite. Complètement à l'ouest, il n'avait pas envisagé une seule seconde qu'Hella pouvait fuir quelque chose ou quelqu'un. Il avait tellement l'habitude de se faire dégager d'un peu partout qu'il avait perdu celle de réfléchir. L'idée que laisser cette fille seule ici n'était peut-être pas le mieux pour elle lui était encore plus lointaine.
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Hella Healt
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MessageSujet: Re: Far from paradise (libre)   Dim 29 Avr - 13:57

Tomber du ciel ? Il se foutait d’elle ou quoi ? Personne ne tombait du ciel ! Et qu’est-ce qu’elle était censée répondre à ça pour bien qu’il comprenne que, dans la vraie vie, les gens ne tombaient pas du ciel. Elle n’eut même pas le temps de chercher un semblant de réponse qu’il se redressait déjà, lui donnant au passage un coup d’épaule dans le nez. Un « aie ! » étouffé se fit entendre alors qu’elle prenait appuie sur ses genoux par la force des choses et qu’elle avait ramené ses mains sur son nez. L’abrutit !

Les mains toujours plantés sur son nez, elle regarda le jeune homme d’un air incrédule quand il répéta la question qu’elle avait posée en se posant le luxe de s’énerver. Sérieusement ? Mais c’était quand même lui qui était allongé au milieu de nulle part, c’était de sa faute pas de la sienne à elle ! Il devait bien avoir un code du piéton comme on trouvait un code de la route, elle était certaine d’être dans son droit et lui il s’énervait. L’idée de lui foutre son poing dans la figure lui traversa l’esprit, d’une il se taira et, de deux, elle pourrait réfléchir correctement. L’idée se fit plus présente quand il continua, alors qu’elle se demandait si elle n’avait rien de casser, en attaquant sur un terrain dangereux. Lui parler de vie rangée n’était pas la meilleure chose à faire et la traiter de connasse était encore moins recommandé.

Une de ses mains avait quitté son nez avec la ferme attention de l’envoyer sur celui de ce type, histoire de marqué le coup parce qu’elle n’allait quand même pas se laisser insulter de la sorte. Mais quand elle se décida à le faire, son mouvement ne s’amorça même pas parce que voilà qu’il se rétractait changeant soudainement de technique. Hella ouvrit un peu plus les yeux n’y comprenant plus rien. Il l’insultait puis finalement s’excusait en la repoussant pour se relever. Elle ne trouva rien à dire parce qu’elle n’avait même pas eu le temps de chercher à quoi elle devait réagir et voilà qu’il annonçait qu’elle avait tué la poésie. Ok, définitivement, ce type devait sortir d’un asile, il n’y avait pas d’autre explication.

Sauf que voilà, cet aliéné se barrait et qu’elle n’avait aucune envie de rester celle. Elle avisa derrière elle, restée à genoux sur le sol, en se disant qu’il n’y avait rien de poétique dans cette nuit et que si elle restait cella, à tous les coups, on en profiterait pour la rayer de la carte. Elle attendit qu’il amorce un pied pour partir et c’est à ce moment précis qu’elle en profita pour lui attrapa le pied et lui faire perdre l’équilibre, en espérant très fort que cela fonctionnerait. Ca ne serait qu’un juste retour des choses pour le coup qu’elle avait reçu dans le nez ! Puis elle se releva parce qu’elle ne pouvait pas hurler sans prendre un peu de hauteur, sinon, elle ferait ridicule.

« Alors écoute-moi bien. Elle pointa un doigt vers elle. La prochaine fois que tu me traite de conasse j’te fais ravaler ton acte de naissance direct ! Pouvait-elle seulement imaginer qu’il n’en avait pas ? De deux la prochaine fois que tu t’amuses à parler de vie rangée, assure toi de savoir à qui tu parles parce que si on fait les comptes, à mon avis, t’es aux fraises ! »

La réplique totalement stupide parce qu’elle-même ne savait pas à qui elle parlait et ne pouvait pas être certaine d’avoir raison sur ce point. Mais ça l’avait énervée, et si en général elle s’abstenait bien de faire une réflexion sur la vie qu’elle aurait pu avoir, là ça avait juste été la réflexion de trop à un moment où il ne fallait pas. Le pire c’est qu’elle s’en rendait bien compte mais qu’elle n’avait même pas pu s’en empêcher. Peut-être qu’inconsciemment elle se disait que provoquer une sorte de confrontation lui permettrait de ne pas être seule dans ce parc. Une réaction qui lui semblait tellement pathétique qu’elle arrivait à s’en vouloir de s’être emportée et qu’elle reporta instantanément son regard sur le sol.

Nouveau coup de vent un peu plus fort que les autres et elle sursauta légèrement en regardant derrière elle sans rien pouvoir voir dans cette pénombre. Elle devait être bien plus flippée que ce qu’elle pensait pour avoir peur d’un simple bruit de la nature mais, à nouveau, elle reporta son attention sur la personne qui se trouvait là et c’est sans réfléchir à ce qu’elle disait qu’elle lâcha un truc que jamais elle n’avait imaginé sortir un jour.

« Est-ce que tu veux bien rester un peu avec moi ? »
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Phoenix Waters
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MessageSujet: Re: Far from paradise (libre)   Dim 29 Avr - 19:15

Faute de fréquentation, Phoenix était un véritable handicapé social avec la maturité d'un ado de seize ans et la crédulité d'un enfant en bas-âge. Ses réactions spontanées et incongrues en témoignaient souvent. Régulièrement les gens ne s’embarrassaient pas de réflexions et plutôt que de perdre leur temps, finissaient par conclure qu'il était un peu limité avant de passer à autre chose.

Quand Phoenix leva un pied pour décamper sans traîner et qu'il sentit l'emprise d'une main autours de sa cheville, ce fut la panique. Emporté par son élan de fuyard, il s'écrasa face contre terre. Le sol avait beau être meuble, la rencontre entre son visage et le gazon n'en fut pas moins désagréable. Mué par l'énergie de la terreur, le mutant secoua son pied frénétiquement pour se défaire de cette main qui le cramponnait. Quelques secondes passèrent. Enfin, il fut contraint de constater l'échec de cette tentative et se décida donc à hurler.

AAaaAhhHhhh !


C'était indistinct et particulièrement désagréable. Mais voilà, il lui avait laissé le temps de changer d'avis et maintenant il allait se faire massacrer. Brailler n'allait certainement pas empêcher cela d'arriver mais au moins, il extériorisait. Il le savait, qu'il aurait d'une mieux fait de se la fermer, de deux partir plus rapidement. Son cri s'étouffa alors qu'il la voyait se rapprocher de lui. Elle debout, lui vautré -il n'avait pas osé se redresser, il tenta de capter le regard de la jeune fille alors qu'il levait la tête en sa direction. Il réussit à articuler tant bien que mal :

Me-tapez-pas.
En disant cela, il avait mis le paquet. Il avait pris ses yeux de chat botté et espérait de tout cœur que son « truc » marcherait. Indécis, il scruta le visage d'Hella pour savoir si son tour de passe-passe avait fonctionné. Le visage de cette dernière semblait bel et bien menaçant mais l'essentiel, c'était qu'il ne s'était toujours pas fait frapper. S'il vous plaît ? ajouta-t-il à tout hasard, espérant que sa chance se prolonge.

S'ensuivit pour Phoenix des sons inintelligibles criés à son attention mais suffisamment clairs sur le ton utilisé pour le faire opiner du chef tout du long. Le mot « fraises » parvint à son oreille et si le jeune homme n'avait pas la moindre idée de ce que cette furie pouvait être en train de raconter, il trouvait qu'il aurait été délicieux de pouvoir en déguster. Il ne remarqua même pas que la tarée qui ne savait pas marcher avait arrêter de hurler, tant sa concentration était depuis dédiée au monde de la gastronomie. Un coup de vent un peu plus fort que les précédents le tira de sa rêverie et il fut étonné de constater que la fille tombée du ciel était encore là.

« Est-ce que tu veux bien rester un peu avec moi ? »

Hein ? C'est tout ce qu'il avait trouvé à dire, complètement ahuri par cette question. Sous le coup de la surprise, il se releva. Elle voulait qu'il reste là ? Lui ? Avec elle ? Mais pour quoi faire ? C'était bien la première fois qu'on lui posait cette drôle de question et Phoenix était bien embêté face à cette situation inédite. Il détailla d'abord un peu Hella en silence. Elle pouvait crier fort mais n'avait pas l'air méchante. A bien y regarder, elle avait même l'air plutôt perdue. En connectant maintenant deux neurones ensemble, le mutant réalisa que son interlocutrice n'avait rien de l'allure des bonhommes qui le viraient des lieux touristiques. La panique qui l'avait saisi quelques instants plus tôt s'évanouit alors pour laisser place à une curiosité démesurée.

Tu ne travailles pas ici ?
Ses yeux gris dévisageaient sans gêne la jeune fille. Il s'était approché très près d'elle pour mieux l'observer et son visage n'était qu'à quelques centimètres du sien. Et toi, tu fais quoi, là ? Tu t'appelles comment ? T'as faim ? demanda-t-il avec un grand sourire en se souvenant que le sac en papier qu'il avait trouvé dans la poubelle avait des copains. Il n'avait pas répondu à sa question mais il semblait évident qu'il n'était plus prêt de partir.
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Hella Healt
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MessageSujet: Re: Far from paradise (libre)   Dim 29 Avr - 21:11

Il aurait pu se contenter de simplement tomber mais non, il avait fallu qu’il agite son pied dans tous les sens pour se libérer. Bien sûr, elle se refusa à le lâcher, ne serait-ce que par fierté, jusqu’à ce qu’il cesse de s’agiter pour se dégager, c’est elle qui choisissait quand le lâcher ! Ça doit être au moment de son cri qu’elle se décida à le lâcher parce que… En fait elle ne savait pas vraiment pourquoi et se décida à se relever, le fait qu’il demande à ne pas être frappé l’étonna. Sans déconner, c’est lui qui avait insulté le premier, ça serait normal qu’il se mange une mandale, juste histoire de marqué le coup. Ce qu’elle ne fit pas parce que, dans le fond, elle n’était pas franchement violente. Puis, en même temps, elle venait de se faire passer à tabac par un type dont elle ne savait rien, et savait ce que ça faisait pour ne pas s’amuser à faire la même chose, en plus d’être incapable de faire ce qu’il avait pu lui faire.

Bien que celui qui était au sol mit les formes dans sa demande par un « s’il vous plait » elle décida de ne pas l’écouter et de sortir ce qu’elle avait à sortir, persuadée qu’il comprendrait chaque mot qu’elle allait sortir. Un coup de télépathie l’aurait aidé à comprendre qu’il avait bloqué sur le mot fraise, mais ne pouvant le savoir elle était certaine que son petit discours avait fait son effet. Et puis, contre toute attente, elle lui avait demandé de rester avec elle. D’ailleurs elle se frapperait bien une ou deux fois pour une telle faiblesse mais refusait de revenir sur sa phrase parce que, dans le fond, elle était bien plus flippé de rester seule que de s’occuper de sa fierté. En tout cas, pour le moment.

Au « Hein ? » de l’autre personne, elle soupira parce qu’elle était incapable de répéter ce qu’elle venait de dire. Mettre de côté sa fierté était une chose, l’enterré totalement en était une autre. Il sembla réfléchir, et elle commençait à se dire qu’il n’avait réellement pas comprit ce qu’elle lui avait demandé. La loose. Puis, tout d’un coup, il sembla se reconnecter avec la réalité et lui posa une drôle de question sur le fait qu’elle ne devait pas travailler là. Étonnée, la seule chose qui lui était venue à l’esprit était de confirmer ce qu’il venait de dire.

« Bien sûr que non, je ne travaille pas ici. »

Hella et la sociabilité étant pas vraiment compatibles, elle n’avait pas songé au fait que demander à quelqu’un de rester allait forcément impliquer un tas de question. Ce qu’elle faisait là ? Sérieusement, elle ne le savait plus vraiment et, de toute façon, ça serait beaucoup trop long à expliquer. Parler d’une simple ballade lui paraissait peu crédible, sinon pourquoi aurait-elle peur ainsi de se trouver seule. Fort heureusement, elle préféra se dire qu’elle pouvait éviter la question étant donné que dans le même intervalle il en avait déjà posé une autre, puis encore une autre. Merde, il allait beaucoup trop vite. Le temps qu’elle réfléchisse à tout ce qu’elle allait lui dire il était déjà face à elle, largement positionné dans son espace vitale, à quelque centimètre d’elle. La nuit n’aidait pas vraiment à mieux le voir mais la proximité palliait un tout petit peu à ce fait. Son rapprochement avait quand même un truc d’un peu flippant, du coup, elle fit un petit pas en arrière par mesure de sécurité et se décida à répondre à une ou deux questions.

« Non j’ai pas faim. Par contre, maintenant que t’en parle, j’irais bien boire un truc chaud. Dois bien y avoir un café ouvert quelque part. »

On était à New York après tout et puis un lieu publique c’était quand même beaucoup plus sûr, non ? A aucun moment elle ne se posa la question de savoir si il avait de l’argent sur lui ou pas – après tout, on pouvait sortir en oubliant son portefeuille -, et puis elle avait tellement envie de regagner un endroit plus sûre que si il le fallait elle était prête à lui offrir un café ne songeant pas au fait que si il demandait si elle avait faim, c’est que c’était peut-être son cas à lui. Elle n’avait pas franchement les meilleurs réflexes en termes de sociabilité.

« J’m’appelle Hella, et toi ? »

ca éviterait de le nommer par « bidule » ou « truc » si ils devaient passer un peu de temps ensemble. Honnêtement, elle le trouvait un peu dingue, voir sortit de l’asile mais il gagnait des points juste en restant alors elle voulait bien faire l’effort de passer sur sa pseudo folie le temps qu’elle se calme un peu et qu’elle arrête de flipper pour un rien. Et dire que si elle n’avait pas été aussi flippé que ça, si les circonstances avaient été différentes, elle l’aurait sûrement déjà envoyé bouler. Mais là, c’était vraiment la dernière de ses envies.
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MessageSujet: Re: Far from paradise (libre)   Dim 29 Avr - 22:44

Tout à fait rassuré par sa réponse, Phoenix avait abandonné toute méfiance à l'égard d'Hella et se laissait tranquillement aller à ses fantaisies. Elle était bizarre, cette fille. Quand bien même elle l'aurait été davantage que lui, le mutant s'en serait moqué comme de sa première chaussette. Si l'étrangère ne lui témoignait de l'intérêt uniquement parce que la nuit l'angoissait, Phoenix était ravi de cette marque d'attention. Il avait été traité avec indifférence par une foule compacte de gens pressés en costumes tous les jours depuis son arrivée à New-York. Le fait que cette fille, aussi bizarre soit-elle, le considérait comme une personne vivante et non comme un élément du décors (et quelque soit l'origine de cette raison) le rendait immensément heureux. Si on lui avait demandé la raison de son enthousiasme et de son sourire bête, Phoenix aurait bien été incapable de répondre. Tout ce qu'il savait, c'était que cette nuit ne serait peut-être pas si mauvaise, quand bien même l'inconnue aurait tué la poésie. Le mouvement de recul de cette dernière le surpris tant qu'il manqua tomber à la renverse. Le mutant évita la chute à l'aide de ses bras qui effectuaient de larges moulinets dans l'air frais. Tomber aurait sans doute été moins ridicule.

Phoenix ne fut pas embarrassé le moins du monde quand Hella suggéra d'aller boire quelque chose de chaud. Il s'était imaginé qu'elle avait déjà tout compris. Qui il était, ou plutôt, pourquoi était-il dehors à cette heure de la nuit. Et cela l'auréolait d'encore plus de gentillesse dans l'esprit du garçon. Il ne s'imaginait pas qu'elle allait l'inviter, loin de là. Il était simplement ravi de pouvoir passer du temps avec quelqu'un surgit de nulle part sans se faire juger. L'excitation de cette nouvelle rencontre pouvait se percevoir au ton fébrile de sa voix, portée par l'enthousiasme tandis que son corps relevait tous les signes de sa fatigue habituelle.

Je connais quelque chose d'ouvert
, annonça-t-il avec joie. C'est ouvert jusque tard, précisa-t-il avec un sérieux enfantin. Il n'avait pas la moindre idée de l'heure qu'il était et n'aurait su dire à quelle heure exactement fermait l'enseigne à laquelle il pensait. Tout ce qu'il avait pu constaté, c'est qu'à chaque fois qu'il faisait nuit, c'était encore ouvert. Il en avait donc déduit que c'était ouvert « jusqu'à tard ». C'était l'avantage du vagabondage : connaître les bonnes adresses sans jamais pouvoir y manger. Ou alors il fallait savoir courir vite. C'était aux alentours de Central Park et Phoenix se souvenait avoir déjà fait "de bonnes affaires" dans le secteur. De son pas traînant, il pris les devants pour l'y conduire.

La jeune fille se présenta finalement.

Hella, répéta lentement Phoenix. Hella, Hella, Hella. Il avait commencé à chantonner pour s'arrêter brusquement dans sa mélodie, se rappelant tout à coup qu'il ne s'était pas présenté en retour.
Je m'appelle Phoenix, dit-il d'un ton léger. Mais des fois on m'appelle River, je sais pas pourquoi. Alors c'est comme tu préfères.

La dite Hella ne semblait pas particulièrement prolixe et le reste du trajet se serait sûrement fait dans le silence si Phoenix n'avait pas eu la fâcheuse habitude de penser tout haut.

Tu courrais, Hella, tout à l'heure ? C'est pour la santé, Hella ?
L'idée qu'elle puisse faire son jogging pendant une nuit noire ne lui semblait absolument pas curieuse. Tu n'es pas une connasse, Hella. Je suis désolé d'avoir dit ça tout à l'heure, Hella.
C'était plus fort que lui. Trop heureux de connaître son prénom, il l'avait casé avec brio partout où il pouvait. Mais Hella, poursuivit-il, imperturbable à l'exaspération que sa manie pouvait causer chez celle qu'il pensait être désormais son amie, pourquoi veux-tu que je sois là ?

C'est vrai quoi, qu'il soit là ou pas, la Terre continuait de tourner et les gens de vivre. Tout le monde pouvait se passer de lui. Pourquoi est-ce que cette fille faisait comme si ce n'était pas le cas ? Il n'imaginait même pas que la simplicité de ses questions et la vitesse à laquelle il les enchaînait pouvait être insupportable. L'intérêt qu'il portait à Hella était certes indélicat mais tout autant sincère. Tout à coup, il se stoppa net dans sa marche. Pour peu que la jeune fille le talonne d'un brin trop près, c'était la collision assurée.

C'est en face, dit-il en désignant une enseigne néon de l'autre côté de la rue. A leur distance, on pouvait clairement comprendre qu'il s'agissait d'un club de strip-tease et bien plus au sous-sol, comme la pancarte l'indiquait.
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MessageSujet: Re: Far from paradise (libre)   Lun 30 Avr - 0:11

Étrange, elle était pourtant certaine de ne pas l’avoir touché en reculant alors, pourquoi donc perdait-il l’équilibre ? Incrédule face à cette perte d’équilibre, l’idée de l’aider à se rattraper ne lui vint même pas à l’esprit et dans la mesure où il y arriva par lui-même, elle s’estima heureuse de ne pas avoir eu ce réflexe. Le but n’était pas non plus de paraitre cool mais seulement de ne pas être toute seule. Quoique, en y réfléchissant, si jamais il devait arriver quelque chose, elle se demandait quelle utilité pourrait bien avoir ce type ! Sauf si traiter quelqu’un de connard et de s’excuser après était la nouvelle technique à la mode pour pas se faire frapper…

Les choses devenaient bien plus intéressantes étant données qu’il connaissait quelque chose d’ouvert. Ça aurait pu être n’importe qui qu’elle se serait probablement méfier mais, sérieusement, c’était drôlement compliqué de se méfier de lui. Du coup, elle ne se fit pas prier pour le suivre quand il se mit en route, ça leur éviterait de tourner en rond à la recherche d’un truc d’ouvert. Mais elle avait à peine donné son prénom que ses yeux roulèrent au ciel quand il commença à le répéter en boucle dans un air inconnu. S’il continuait comme ça, elle allait finir par tellement détester son prénom qu’elle frapperait le premier qui l’appellera. Note à elle-même : penser à donner un faux prénom !

Elle cherchait encore le rapport qu’il pouvait y avoir entre Phœnix – plus représentant du feu – et River – qui avait une tendance à représenter l’eau – quand il se remit à poser tout un tas de question en balançant son prénom à toutes les sauces. Est-ce qu’il existait un bouton On/Off sur les humains parce que si c’était le cas, ça serait bien qu’on lui donne le mode d’emploi maintenant. Il l’énervait prodigieusement et, en même temps, elle n’arrivait pas à le détester parce qu’il ne semblait vraiment pas vouloir saouler les gens de manière intentionnel. En fait, ce côté complètement gamin donnait plus envie de le voir comme un enfant et, donc, attendrissant, plutôt que comme un débile mental… Enfin, il l’énervait plus qu’elle ne le trouvait attendrissant. Et voilà qu’il s’excusait en précisant qu’elle n’était pas une connasse. Ouais, bin ça elle le savait. Merci !

« Evidemment que je courrais, Phœnix. Je ne suis pas tombé du ciel, tu sais ! Pour ce qui était de la raison qui faisait qu’elle avait besoin de sa présence, elle préféra l’éviter. Et puis, pourquoi tu poses autant de questions, ça fait combien de temps que t’as pas parlé à quelqu’un ?! »

Elle avait dit ça comme s’était sortie, sans vraiment y réfléchir. C’était surtout une sorte de vanne et ne pensait pas qu’il pouvait y avoir un semblant de vérité. Elle le voyait plus comme un type qui ne s’arrêtait jamais que comme un type bouffant dans les poubelles et s’allongeant dans central park. Elle était encore à se demander comment elle allait pouvoir continuer à éviter les questions auxquelles elle ne voulait pas répondre quand, sans prévenir, il se stoppa net. Donc, forcément, elle venait de lui rentrer dedans mais pas assez fort pour en tomber à la renverse, mais lui laissant quand même la possibilité de laisser échapper un soupir avant de passer à côté de lui pour voir ce qu’il désignait.

« Sérieusement ? »

Elle éclata de rire, sans savoir si elle était amusée, ou si c'était les nerfs. Elle regarda l’enseigne clignoter en se demandant si c’était une blague ou si vraiment, il ne savait pas où il l’avait emmené. Parce que, franchement, elle ne savait vraiment plus à quoi s’attendre avec lui.

« Tu sais qu’on ne sert rien de chaud là-dedans… Enfin, si mais rien qui se boit. Et, de toute façon, j’peux pas y entrer. Il semblerait que j’ai pas l’âge. »

Foutu majorité à 21 ans. Bon elle avait bien une fausse carte d’identité mais franchement, elle ne l’utiliserait pour se taper un club de striptease. Cela dit elle avait sérieusement un doute parce que personne n’était censé ignorer ce que pouvait représenter une enseigne comme celle-là, du coup, elle avait tendance à pencher pour le coup complètement foireux venant d’un type qu’en réalité elle ne connaissait pas. Bonjour la prudence.

« C’était quoi l’idée ? Me trainer là, penser que je ne regarderais pas ou on va et, pourquoi pas, faire un tour au sous-sol ? »

La réponse était assez importante étant donné qu’elle déterminerai si il allait vraiment finir par se prendre son poing au travers de la tronche ou pas…
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MessageSujet: Re: Far from paradise (libre)   Mar 1 Mai - 13:13

Elle n'était pas tombée du ciel et c'était bien dommage. Cette explication était un peu trop terre à terre à son goût. Cette fille n'avait pas tué la poésie, elle ne l'avait simplement jamais connue. Un peu déçu par cette réponse, Phoenix passa vite à autre chose pour retrouver son grand enthousiasme. Hella aurait pu lui répondre n'importe quoi qu'il s'en fichait bien, trop enchanté par le fait d'avoir trouvé quelqu'un avec qui échanger. Ce n'était pas la qualité de l'échange qui importait mais bel et bien l'action en elle-même. Cette philosophie avait néanmoins une limite et Phoenix avait fixé la violence pour telle. La remarque d'Hella sur son débit de paroles, bien que pertinente, le blessa. Elle avait visé juste et le mutant n'aimait pas qu'on lui rappelle la réalité, lui qui était dans une fuite et un déni permanent de ce qu'il jugeait être une entrave. Il ne s'attarda pas sur cette émotion négative et laissa son sentiment d'allégresse le regagner.

Son sourire se fit immense lorsqu'elle éclata de rire. Il ignorait pourquoi mais espérait bien en être responsable. Ce qu'il interpréta comme un témoignage de joie lui alla droit au cœur. Enivré par son succès, il crut d'abord que la première intervention d'Hella sur le bar où il l'avait emmené était une plaisanterie. Un rire hystérique avait bien failli le traverser et son large sourire s'effaça quand l'explication de la jeune fille se transforma en accusation. Le blond écarquilla les yeux d'incompréhension en fixant la mutante d'un air perdu. Vraiment, il ne voyait pas où était le problème. Ne sachant trop de quoi il était question et encore moins de quoi Hella le soupçonnait, il hasarda une réponse :

Moi non plus, je peux pas rentrer. Ils me laissent pas
. Il avait peut-être 21 ans mais sa gueule de gamin et son absence de papiers faisant foi, le passage ne lui avait jamais été ouvert.

T'as quel âge, Hella ? Moi je te donnais au moins... pfffiiiouu... conclut-il sans s'apercevoir de l'offense typiquement masculine qu'il venait de faire.

A défaut de répondre aux questions de la mutante, il s'enfonçait. Faible de perspicacité, Phoenix n'imaginait pas passer pour un pervers et encore moins pour un vicieux qui se serait servi de l'âge avancé de cette fille pour rentrer dans le club. Lui qui déchiffrait avec peine son propre nom n'avait pas la moindre idée ce que cette associations de lettres (en l’occurrence P-U-S-S-Y) pouvait signifier. Il y avait certes la silhouette d'une fille accrochée à une barre de pole dance qui aurait pu lui mettre la puce à l'oreille ainsi que les deux videurs à l'entrée mais en toute bonne foi, le mutant ne voyait pas le « mal apparent » que cela abritait. Question sexe, il était complètement décomplexé et absolument pas au courant des tabous de la société. Pour un type comme lui qui en faisait son fond de commerce, c'était peut-être heureux. Phoenix n'avait pas imaginé ce genre d'endroits comme une tanière à mâles frustrés suintant la testostérone et la sueur mais plutôt comme un bar cool où on pouvait boire une grenadine et voir de jolies filles.

Bon. Comme ni l'un ni l'autre ne pouvait rentrer et que l'endroit ne semblait de toute façon pas convenir à sa camarade de nuit, ils n'allaient pas rester planter là.

On fait quoi, Hella ? Si elle espérait pouvoir rentrer tranquillement chez elle, elle n'avait pas demandé plus tôt à la bonne personne de lui tenir compagnie. Il apparaissait limpide dans l'esprit de Phoenix que puisqu'ils démarraient la nuit ensemble, ils allaient aussi la terminer.

Oh ! dit-il, soudain frappé d'une idée. Tu veux voir un truc cool ?

Pas plus explicite. Il trouvait l'adjectif « cool » auto-suffisant et nul doute que si c'était à lui qu'on avait posé la question, il aurait répondu oui sans hésitation.
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MessageSujet: Re: Far from paradise (libre)   Mar 1 Mai - 15:18

Hella était bien obligée d’admettre que Phoenix ne semblait pas être méchant, il était juste complètement à l’ouest. Elle avait même tendance à se demander si il n’était légèrement atteint sur un point de vue médical et, étrangement, cette idée avait une tendance à l’attendrir. Après tout, c’était elle qui venait d’emménager avec Phen, celui qu’elle avait rencontré dans une chambre d’un hôpital psychiatrique. Phen avait aussi avait un côté que l’on pouvait voir comme « enfantin » et c’est de cette manière qu’elle percevait Phoenix. Ses réponses, ses phrases, sa façon de réagir n’avait rien du jeune homme qu’il était. Elle ne savait pas pourquoi, ni comment il en était là mais est-ce que cela était important ?

Il arrivait à la faire culpabilisé de s’être importer alors qu’il ne semblait même pas comprendre ce qu’elle lui avait dit. Si il faisait semblant, elle n’en vit rien du tout. En fait elle était en train de se dire qu’il allait falloir qu’elle revoit sa façon de faire et qu’elle lui lâche un peu la grappe, un peu comme elle le faisait avec Phen parce qu’à ce moment-là, c’est un peu comme lui qu’elle voyait Phen. Préférant revoir sa façon de faire, elle décida de ne pas prendre de travers le fait qu’elle devait avoir au moins 40 ans aux yeux de Phoenix. Au lieu de ça, elle balança un sourire.

« C’est vraiment important, au final, de savoir mon âge ? »

Elle se fichait pas mal de le donner, elle n’avait pas avoir honte de son âge. Mais autant le laisser croire ce qu’il voulait sur l’âge qu’elle pouvait avoir, cela n’avait pas trop d’incidence. Quoiqu’il en soit, ils étaient bloqués sans pouvoir entrer ni l’un ni l’autre. Elle ne pensa pas au fait qu’il n’avait pas de papier, ce qui l’empêchait de rentrer. Mais elle pensait plus qu’il n’avait pas encore la majorité, après tout, en vue de son visage qu’elle voyait mieux à la lumière des lampadaires, il n’avait pas l’air bien vieux. Alors elle cherchait ce qui pouvait être fait, sans songer au fait de rentrer chez elle et de le laisser en plan comme ça, parce qu’après tout, c’est elle qui lui avait demandé de rester.

Il lui demanda ce qu’ils allaient faire mais elle n’eut pas le temps de réfléchir bien longtemps qu’il semblait soudainement enjoué en lui demandant si elle voulait voir quelque chose de « cool ». C’est sûrement la façon de dire les choses, ou l’adjectif qu’il utilisa, qui fit sourire l’adolescente. Un truc de « cool », franchement elle ne savait pas vraiment à quoi s’attendre avec lui et il n’était peut-être pas prudent de dire oui. Mais, vraiment, elle n’estimait pas pouvoir craindre quoique ce soit de lui. C’était peut-être une erreur mais elle était bien loin de cette considération. Du coup, elle lâcha l’enseigne lumineuse du regard pour le reporter sur Phoenix, gardant un sourire accroché sur les lèvres.

« Quand tu dis cool, c’est genre, vraiment cool ? Parce que si c’est le cas, j’suis carrément partante. »

Et puis elle pensa à une idée de chose à pouvoir faire. Elle ne pouvait cependant pas le proposer maintenant étant donné qu’il avait une idée et que, dans le fond, elle était intriguée par ce qu’il pouvait lui proposer et surtout de voir ce qu’il pouvait trouver cool. Il y avait un endroit qu’elle adorait, un immeuble un peu en mauvais état mais où le toit était accessible facilement. Elle avait trouver Phoenix allongé dans l’herbe alors elle imaginait que l’endroit qu’elle pensait pourrait lui plaire ne serait-ce que pour la vue sur le ville que l’on pouvait avoir. En tout cas, elle, elle appréciait cet endroit et elle se disait que lui faire découvrir pouvait être une bonne idée.

« Par contre, si tu me montre ce truc cool, après tu me laisse te montrer un endroit en échange. Ca te va ? »

Et puis avec un peu de chance ils pourraient peut-être passer devant un truc d’ouvert ou ils pourraient chopper un truc de chaud à boire. Bref, si ça lui allait elle laissa comprendre qu’elle était prête à le suivre et qu’il pouvait y aller quand il voulait, elle le suivrait. Hella n’avait pas vraiment de plan pour cette nuit mais, une chose était certaine, elle n’avait aucune contrainte horaire surtout depuis qu’elle avait eu la possibilité de quitter l’institut et de vivre dans son propre appartement.
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MessageSujet: Re: Far from paradise (libre)   Mar 1 Mai - 17:35

Il lui avait posé une question sur son âge mais s'en était bien vite désintéressé, son attention captée par la danse lancinante d'un sac plastique au gré du vent, à quelques mètres d'eux. Phoenix n'était pas du genre à se formaliser du manque de réponses d'Hella. Il n'avait même pas remarqué le mal qu'il avait pu lui donner pour en éviter certaines, visiblement embarrassantes. Son nom, son âge, ses origines, tout cela n'était qu'affaire de curiosité. Au fond, le mutant s'en fichait éperdument tant qu'elle restait à l'écouter. Finalement, le hasard faisait bien les choses : cette fille qui recherchait de la compagnie, il profitait probablement plus de sa présence qu'elle ne s'amusait de celle de Phoenix. Quoique les choses avaient l'air de prendre une autre allure, au grand soulagement du garçon. Il fut émerveillé de constater que sa réponse un peu hors-propos ne l'énerva pas autant qu'il en avait l'habitude. Normalement, arrivé à ce stade de la conversation, les gens les plus patients se barraient toujours. Hella Healt venait, sans le savoir, d'établir un record. L'air menaçant qu'avait pu prendre la jeune fille à plusieurs reprises avait maintenant complètement disparu pour laisser place à une forme d'amusement. En remarquant son sourire, Phoenix ne put contenir un visage ravi.

Extra cool,
affirma-t-il en hochant la tête avec assurance. Ouaiiiiis ! poursuivit-il avec joie quand elle lui confia qu'elle était ok. S'il en avait eu la force, il aurait fait trois bonds sur place et une roue pour signifier son excitation.
Sa joie ne fit que grandir quand ce fût elle qui lui proposa de l'emmener voir un nouvel endroit.

On va d'abord à mon truc et après au tien !


Un sourire immense aux lèvres, il attrapa la main d'Hella et la secoua d'un air entendu. Il adorait faire ce geste en prenant des airs d'homme d'affaire dans son T-shirt flottant et son jean trop grand. Il avait continué de lui secouer la main beaucoup plus longtemps que nécessaire quand il se décida à se remettre en marche.

C'est pas loin,
la rassura-t-il avec un sourire qu'il voulait mystérieux. Ils ne s'étaient pas vraiment éloignés de Central Park et Phoenix emprunta une rue qui longeait l'espace vert. Les mains dans les poches, il marchait d'un pas vif mais léger, un sourire toujours plaqué sur la bouche.

Il y a un Applestore d'ouvert
, dit-il en montrant d'un signe de tête une épicerie de nuit qui n'avait en commun avec Apple que son étalage de pommes parmi divers fruits. Ce n'était ni un bar ni un snack mais c'était toujours plus susceptible de l'intéresser qu'un club de strip-tease. Il s'était arrêté devant l'épicerie, attendant de voir si Hella était tentée par quelque chose ou non. Elle pouvait rentrer mais lui resterait dehors. Il ne se sentait jamais le bienvenue, dans ce genre d'échoppe.

A titre purement informatif et avec une certaine satisfaction, il pointa du doigt le bout d'une rue qui démarrait un peu plus bas en parallèle à celle où ils se trouvaient. C'est là, dit-il simplement. C'était une rue qui bordait la Hudson River et ses yeux se mirent à briller davantage alors qu'ils s'en approchaient. Les lumières de la ville se bousculaient pour se refléter dans l'étendue d'eau et le silence qui accompagnait leur ballade improvisée donnait à l'endroit un air de magie. Quelques péniches étaient amarrées le long du quai et Phoenix s'arrêta à hauteur d'un petit bateau aux airs insalubres. Le temps et l'eau avaient attaqué le bois du pittoresque navire et ce dernier semblait à l'abandon depuis un certain temps. Sa coque était néanmoins suffisamment haute (à hauteur de tête) pour qu'il faille faire un semblant d'escalade. Avec un sourire qui n'avait pas perdu de son éclat, Phoenix interrogea Hella.

Je te fais la courte échelle ?
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MessageSujet: Re: Far from paradise (libre)   Mar 1 Mai - 21:10

Finalement tout se passerait mieux avec sa nouvelle philosophie. Phœnix semblait heureux qu’elle accepte et, de son côté à elle, elle ne se formalisa pas de le voir être aussi démonstratif à l’idée qu’elle ait accepté de le suivre, elle trouva même le moyen d’en sourire en secouant gentiment. Mais il était question d’aller d’abord là ou voulait la trainer Phœnix avant de l’endroit auquel elle pensait. Avec conviction, elle hocha la tête en laissant un échapper « Oui, chef ! » d’un ton amusé qui ne voulait pas dire qu’elle le prenait vraiment pour le chef. Fallait pas exagérer non plus. Un accord qui se termina dans une poignée de main énergique ou Hella se demandait si elle allait finir par perdre son bras ou si Phœnix la relâchera avant. Fort heureusement c’est la deuxième solution qui prima.

En route, donc, pour ce truc super cool qu’il avait à lui montrer. Loin ou pas, elle s’en fichait un peu, doucement elle appréciait d’être dehors et le fait de ne pas y être seule l’aidait fortement. Phœnix pouvait paraitre énervant mais il apportait plus que son simple côté enfantin alors elle passait outre. Il désigna un applestore ce qui déclencha un « cool ! » de la part d’Hella avant qu’elle ne rentre dans le magasin. Elle avait à peine passé la porte qu’elle se retourna pour demander à Phoenix s’il voulait quelque chose mais, personne derrière elle. Ah ! Revenant sur ses pas elle laissa sa tête sortir de la porte en le voyant rester à l’extérieur du magasin. Il avait peut-être des raisons de rester dehors et elle en déduisait qu’il ne devait pas avoir un rond sur lui donc, sans le forcer à entrer elle lui passa une question.

« Hey, tu veux un truc en particulier ou je choisis au hasard ? »

Façon de dire que dans tous les cas elle lui prendrait un truc alors, s’il voulait quelque chose en particulier c’était le moment de se décider. Elle attendit la réponse et retourna à l’intérieur du magasin pour faire le tour des quelques rayons et se retrouver devant le type à la caisse avec un tas de truc devant elle. L’homme avisa ce qu’elle avait choisi et très vite, d’un air suspicieux il lui demanda si elle avait bien 21 ans. Alcool, vente, mineur, tout ça ne faisait pas bon ménage. Avec un aplomb pas permit et l’air presque outragé qu’on lui pose cette question elle lui répondit :

« Évidemment que j’ai plus de 21 ans. »

Chose étrange, l’homme cligna un instant des yeux et répéta la phrase presque mot pour mot avant de lui emballer le tout dans un sac et de la faire payer. Si elle avait seulement su ce qui se passait, elle lui aurait probablement ajouté qu’elle avait déjà payé. Mais en fait, elle pensa surtout que ce type était juste bizarre et qu’il ne fallait pas trop chercher à comprendre surtout qu’il venait de lui accepter ce qu’elle venait de prendre. C’était quand même une politique pourrie, surtout pour une pauvre bière. Enfin bref, elle se retrouva très vite dehors en s’excusant du temps que ça avait pris et continua de suivre Phoenix à l’endroit de son choix.

Hella s’approcha et, sans un mot, elle ne put s’empêcher de sourire pour la vue. C’était une vue qu’elle voulait l’emmener voir et c’est ce qu’il semblait faire aussi. Ses yeux bloquèrent sur les lumières se reflétant sur le sol avant de se rendre compte que Phoenix avait continué à avancer. Délaissant un instant l’eau du regard, elle alla le rejoindre rapidement pour se retrouver devant une péniche et elle lui aurait bien demandé si ça lui appartenait – sait-on jamais – mais étant donné qu’il était question de courte échelle elle en doutait sérieusement. Elle passa les lanières de son sac autour de son poignet pour pouvoir être libre et se tourna vers Phoenix en secouant la tête et se mettant à sourire rapidement.

« Pas de courte échelle, et le premier en haut, ok ? »

Venait de passer un certain temps à l’institut à faire le mur presque tous les soirs. Et puis, avant ça, elle avait vécue dans la rue alors ce n’était pas une péniche à hauteur d’homme qui allait lui faire peur. Si Phoenix acceptait ce qu’elle venait de proposer, elle commencerait le décompte pour, à la fin, se hisser sur la péniche sans se demandé si elle était squatter – voir habitée, malgré l’état – par une autre personne. Son sac l’handicaperait peut-être un peu, encore que, il n’y avait rien de bien difficile à cette hauteur.
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MessageSujet: Re: Far from paradise (libre)   Mer 2 Mai - 18:34

Bien vu pour le vendeur ^^

Elle avait passé sa tête par l'encolure de la porte tandis qu'il l'attendait dehors. Très aimable proposition de sa part, Phoenix se sentit légèrement intimidé. Il bredouilla à mi-voix « des fraises » sans savoir si elle pouvait vraiment l'entendre ou pas. Le garçon se contenta de sourire aux excuses qu'elle lui présenta. Elle n'avait pas à être désolée de vouloir manger, ce genre de rôle lui était réservé et il veillait jalousement dessus. Ils avaient donc repris leur route pour atteindre la péniche désignée par Phoenix.

« Pas de courte échelle, et le premier en haut, ok ? »

Un peu décontenancé par cet esprit tout à coup compétitif, le blond jaugea de longues secondes du regard sa camarade. Elle l'avait déjà mis à l'amende dans le parc et un pressentiment lui souffla qu'il allait perdre. Pour le sport et aussi parce que ça l'amusait, Phoenix acquiesça d'un signe de tête. Il recula de quelques pas pour prendre de l'élan et s'élança. Suspendu par les bras au rebord du bateau, il agita inutilement ses jambes dans le vide en se hissant avec peine de l'autre côté. C'était clair, sa condition physique lui faisait défaut. Hella était déjà à bord et il ne savait pas si elle était arrivée en même temps que lui ou bien avant. Une petite cabine aux vitres sales se situait à leur opposé, du côté de la poupe. Le bateau n'était certes pas très grand mais il y avait largement la place pour deux personnes de s'asseoir voire de s'allonger. On pouvait remarquer des tags à certains endroits ainsi que de nombreux signes de passages. L'embarcation s'apparentait plus à un squat flottant sur l'eau qu'à un bateau qui avait déjà réellement servi pour son usage premier. La hauteur du bateau leur offrait une vue impeccable sur la rivière. Phoenix contempla quelques instants New-York danser sur l'eau avant de se diriger vers la cabine. La porte était enfoncée et il se terrait au fond une forme humaine.

Salut, Ripley. Le prénommé Ripley émis un grognement endormi en guise de réponse et se retourna sur sa couchette de fortune. Ripley Bogle était un homme à peine plus âgé que Phoenix. Sa barbe, ses cheveux longs, ses pommettes hautes et son teint pâle lui donnaient l'air d'un cadavre qu'on venait de déterrer. Sans le connaître, River l'avait déjà rencontré quelques fois et une forme de tolérance s'était installée entre les deux hommes sans qu'ils n'aient vraiment jamais discuté. Des yeux animaux scintillèrent dans le noir de la cabine.

Mightycat, appela en murmurant Phoenix. C'était certes un nom très mal choisi pour la bête qui apparut en miaulant mais il n'avait pas trouvé mieux. Le mutant se saisit du chat à terre et l'installa dans ses bras. Il avait le pelage sale et froissé, les yeux humides et la silhouette frêle. Il y avait dans cet animal quelque chose qui rappelait curieusement Phoenix. Le blond fit demi-tour pour retourner près d'Hella, tout sourire. Puis s'inquiéta :

Tu fais partie des gens qui peuvent mourir s'ils touchent un chat ?


Sa propension naturelle à exagérer les choses... il fallait avoir une allergie sacrément corsée pour mourir au contact d'un chat. Ou alors que l'animal soit victime d'une maladie contagieuse peu enviable.

C'est mon pote
, dit-il en soulevant le chat et en le tendant vers Hella. Il s'appelle Mightycat. Il avait reposé l'animal au sol et avait posé son poing sur la tête du chat en signe de salut. Puis, comme épuisé, il se laissa tomber par terre et ramena ses jambes contre lui.

Alors ? T'en penses quoi ?
Laissant la gravité agir encore un peu, Phoenix chuta en arrière pour retrouver la position qu'il avait adopté dans l'herbe de Central Park. Le courant de l'eau berçait le bateau et les lumières des buildings se perdaient dans les étoiles.
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Far from paradise (libre)

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