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 Une heure plus tard... [Bastet & Max]

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Willem Pierson
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MessageSujet: Une heure plus tard... [Bastet & Max]   Mar 24 Avr - 14:54

La journée d’un enfant de 7 ans était bien souvent aussi remplie que celle d’un adulte. Mais pas exactement les mêmes choses que celles des adultes… La journée de Willem avait été une succession de contrôles et d’évaluations en tous genres. En orthographe, la dictée ne lui avait pas posé plus de problèmes que ça, un peu comme si les livres dans lesquels il se plongeait à longueur de temps lui conféraient un avantage énorme sur ses autres camarades. La maîtresse lui avait accordé un 9.5/10 qui avait fait la joie du petit garçon malgré une apostrophe manquante ressemblant beaucoup plus à une étourderie qu’à une véritable faute d’orthographe.

Il y avait ensuite eu un tournoi de football pour lequel Willem n’avait pas particulièrement brillé, préférant de loin utiliser sa tête que d’éventuels petits muscles pour taper dans un ballon, puis un cours de géographie qui ne l’avait pas du tout passionné et qui l’avait conduit à regarder par la fenêtre pendant environ 75% du temps qu’avait duré ce cours. Un peu comme si les batailles entre pigeons pour défendre une branche ou une miette de gâteau pouvait être plus importante que l’emplacement des montagnes sur le vaste continent américain. En fait, la géographie était sans doute la matière la plus barbante que Willem ait eu à suivre depuis le début de sa très courte scolarité. Il comprenait la nécessité de comprendre l’histoire de ses ancêtres, de savoir écrire et compter, mais quelle était l’utilité de savoir dessiner des montagnes au bon endroit sur une carte au millimètre près ? Le petit garçon ne voyait pas et sa maîtresse ne parvenait pas à lui expliquer l’utilité de cette matière de manière satisfaisante, ce qui le poussait à continuer de considérer cette matière comme inutile.

Le passage à la cantine scolaire fut une nouvelle fois l’occasion d’une bataille de bouffe mémorable entre les brutes de sa classe d’un côté, et Willem et quelques laissés pour compte de l’autre. Il fallait quand même être sacrément suicidaire pour servir des petits pois à des gamins à l’imagination débordante, et personne n’avait eu le temps de voir qui avait déclenché les hostilités en premier. Comme personne n’avait été trop sali pour ces projections de nourriture à l’aide d’une petite cuiller, les gamins ne furent pas punis à leur retour en classe. Mais Willem s’était malgré tout bien amusé malgré le côté interdit de cette activité, parce qu’après tout il n’était qu’un gamin de 7 ans…

L’après-midi avait réussi à passer à une vitesse incroyable, sans doute parce que Willem avait été autorisé à lire le livre de son choix à sa place pendant que ses camarades perfectionnaient leur aptitude à lire. Parce que Max avait fait en sorte d’éduquer son fils de manière optimale, mais aussi parce que Willem était plus éveillé que les enfants de son âge, il avait appris très tôt à lire sous l’impulsion de son père. Ce n’était pas suffisant pour lui permettre de lire seul un livre de 500 pages, mais aucune bande dessinée ne lui résistait ! Cette fois, Willem s’était plongé une énième fois dans les contes de Grimm qu’il affectionnait tant, et n’avait donc pas vu le temps passer. Lorsque la cloche sonna pour indiquer la fin des cours, Willem rangea soigneusement ses affaires sans son sac à dos, prenant soin de ne prendre dans sa case que les choses indispensables qui lui serviraient à faire ses devoirs une fois chez lui, et quitta la salle de classe pour aller récupérer sa veste dans le couloir bordé de porte-manteaux sur lesquels étaient accrochés les vêtements des élèves.

Le petit garçon ne perdit pas une seconde à se rendre dans la cour, où Max venait le chercher lorsqu’on ne lui demandait pas de sauver le monde – dans ces cas-là, c’était la baby-sitter qui venait le récupérer et même si elle était gentille, ça faisait nettement moins plaisir – et Willem se planta là avec son sac sur le dos, les yeux brillants d’excitation comme à chaque fois qu’il était sur le point de retrouver son père. Au fur et à mesure que les parents entraient dans l’enceinte de l’école, Willem voyait ses camarades partir et lui restait désespérément en place, avec un sourire jusqu’aux oreilles. Son père avait déjà eu du retard en venant le chercher à cause d’un truc urgent ou d’un problème pour se garer près de l’école primaire, mais il était toujours venu alors la première chose qu’il apercevrait en franchissant le porche serait un fils souriant et heureux de le voir arriver.

Une demi-heure plus tard, tous les enfants étaient sans doute rentrés chez eux et en train de goûter devant la télé. Et Willem ? Toujours planté dans la cour dans l’attente de son papounet, mais avec un sourire quand même un peu moins large… Est-ce qu’il avait à ce point du mal à trouver une place de parking ou eu un empêchement qui ne lui avait pas laissé le temps de prévenir sa maîtresse ? L’idée d’aller lui poser la question lui effleura l’esprit, mais sa maîtresse lui adressa un signe de main avant de s’en aller sur son vélo… Ce fut donc un peu comme dans un mauvais film, parce qu’après une heure d’attente, Willem ne souriait plus vraiment et observait le bitume sous ses pieds, alors que la pluie commençait à tomber à grosses gouttes. Où était son père, et pourquoi n’était-il pas venu le chercher à l’école comme il l’avait promis ?

La pluie commença à tomber nettement plus fort, et Willem fut contraint de mettre son sac à dos sur sa tête pour se protéger de la pluie parce que sa veste n’avait pas de capuche et parce qu’il n’avait pas son parapluie. Plissant les yeux pour empêcher l’eau d’y entrer, le petit garçon essaya d’apercevoir précisément les contours de la silhouette qu’il apercevait au loin et qui semblait s’approcher de lui. Frigorifié mais malgré tout certain qu’il s’agirait de son père, Willem tenta de nouveau le sourire super large, qui ne fut en fait qu’une simple grimace parce qu’il commençait vraiment à avoir froid, pour le coup…
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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Re: Une heure plus tard... [Bastet & Max]   Jeu 26 Avr - 13:45

Cela faisait à peu près 2 heures que les visites étaient terminées à l’hôpital général, et Bastet avait été contrainte de s’éloigner encore une fois de sa mère à contre cœur. Ces dernières semaines n’avaient pas vraiment été propices aux longues après-midis passées avec sa mère, et l’adolescente tenait pour responsables de cet éloignement la bande de blaireaux qui avaient braqué la banque et qui avaient ensuite essayé de la tuer, forçant Edward à la mettre en sécurité chez Sélène le temps que les choses se tassent.

Mais alors pourquoi ne pas avoir négocié avec cette dernière pour quand même aller voir sa mère ? Bastet était suffisamment discrète concernant sa vie pour que ces malfaiteurs n’aient pu obtenir aucune information concernant sa mère malade, alors il aurait été tout à fait possible de se rendre à l’hôpital avec Sélène… Mais les choses n’étaient pas aussi simples, parce que Bastet n’avait pas non plus informé la jeune femme de l’état de sa mère ; pas plus qu’elle n’en avait fait part à Edward ou à William. Ce n’était pas par manque de confiance, mais l’adolescente estimait que sa tragédie personnelle ne regardait personne d’autre qu’elle, et qu’en tant qu’ado émancipée, elle était suffisamment mûre pour gérer ça toute seule et sans interférences extérieures…

Depuis sa « remise en liberté sans chaperon », Bastet s’était trouvé de nombreux petits jobs misérables pour remplacer tous ceux qu’elle avait perdus en disparaissant de la circulation pendant plusieurs semaines. En plus d’être serveuse, coursière et laveuse de vitres, elle avait déchargé des cartons pour un disquaire bien connu au cœur de Soho et s’était dégoté une place de femme de ménage au sein d’une entreprise chargée de répondre aux besoins de nombreux établissements publics. C’est ainsi que Bastet avait obtenu un poste assez sérieux mais très mal payé dans une école primaire située sur près de Central Park. Elle remplissait avec application les tâches qui lui étaient confiées depuis à peu près une semaine, et percevait son salaire à la semaine après chaque évaluation de la part de la directrice de l’école. Bastet s’était habituée à voir courir dans les sens des têtes blondes encore insouciantes et mesurant pour la plupart la moitié de sa taille, et ce cadre lui plaisait bien plus que lorsqu’elle servait des ivrognes dans Hell’s Kitchen en se retenant de leur renverser leurs verres sur la gueule pour leur apprendre les bonnes manières…

Ce jour-là, Bastet était arrivée à l’heure assez miraculeusement malgré un accident entre un bus et un automobiliste qui avait paralysé tout le trafic et l’avait contrainte à prendre le métro plutôt que le tramway. Elle commençait son service tout de suite après la fin des cours, à savoirs à 16h30, et c’est vêtue de sa tenue de bonniche – foulard noué autour des cheveux, jeans troué et blouse rose à manches courtes – que Bastet était ressortie du placard à balai où elle avait pris l’habitude de se changer avant de commencer. Nettoyer la crasse des autres était tout bonnement au-dessus de ce qu’elle pouvait endurer, mais assez bizarrement, nettoyer les classes d’une école ne lui posaient pas de problème, mis à part les toilettes qui lui donnaient toujours envie de vomir même lorsqu’ils n’étaient pas particulièrement sales.

Devenue une professionnelle du maniement du balai, l’adolescente balayait toujours avec application le sol de chaque pièce ou couloir après avoir désinfecté les tables et nettoyé les tableaux noirs. Mais avant, il fallait soulever chaque chaise pour la poser sur chaque table ou bureau associé, et ce afin de gagner du temps au moment de balayer puis de laver le sol. L’opération était prévue pour tenir en 2h, ce qui la laissait quitter l’école au maximum à 18h30, un tout petit peu avant que le concierge ne vienne tout fermer. On lui avait bien fait comprendre que le temps passé à nettoyer au-delà des 2 heures ne lui serait pas payé, alors Bastet avait appris à faire son travail vite et bien…

Alors qu’elle arpentait le couloir avec son chariot de ménage, l’adolescente glissa un regard à l’extérieur un peu machinalement, sans réellement chercher quelque chose de particulier. Elle remarqua alors que le ciel s’était assombri et que la pluie ne tarderait plus à tomber, ce qui laissait entendre qu’elle arriverait chez Edward complètement trempée parce qu’aux dernières nouvelles les vestes en jean n’étaient pas imperméables… Un soupir lui échappa alors qu’elle retournait une poubelle pour en vider le contenu dans la poubelle fixée sur son chariot, et l’adolescente poursuivit son nettoyage méticuleux des 5 autres classes. Aux alentours de 17h30, tous les déchets étaient dans un immense sac poubelle et il ne restait plus qu’à nettoyer le couloir. C’était la dernière ligne droite, le moment le plus pénible de la journée et pendant lequel Bastet se demandait s’il était vraiment recommandé de travailler autant lorsqu’on avait son âge… Mais loin de passer son temps à se plaindre, l’adolescente redoubla d’efforts et termina le lessivage du sol du couloir dans les temps.

Il était environ 17h45 lorsqu’elle sortit du bâtiment avec un sac poubelle dans les bras. Le local des poubelles ne fut pas long à rejoindre, et Bastet balança son sac dans la grande benne noire avant de la refermer et de rejoindre la cour. Elle avait encore tout son matériel à ranger mais quitterait l’école incessamment sous peu, donc elle pourrait espérer ne pas tomber dans les embouteillages lorsqu’elle monterait dans le bus qui la ramènerait dans Greenwich village. C’est là qu’elle remarqua une silhouette plantée au milieu de la cour, immobile, un peu comme si la pluie n’avait aucun effet sur elle… L’adolescente étrécit les yeux en pensant pouvoir faire le point, mais la pluie autant que la distance l’en empêchèrent, ce qui l’incita à aller jeter un œil de plus près. Et là, elle découvrit qu’il s’agissait d’un élève probablement oublié là par un parent distrait… Bastet se planta devant Willem, remontant le col de sa blouse de femme de ménage en espérant empêcher la pluie de dégouliner dans son dos. Elle lui adressa un sourire et prit rapidement la parole :

Hey, Kid… Tu sais que tu peux venir attendre à l’intérieur et que t’es pas obligé de rester comme ça sous la pluie ? Jm’appelle Bastet, je fais le ménage dans ton école.

L’adolescente avait un contact assez facile avec les gens et également avec les enfants, ce qui expliqua qu’elle n’eût pas trop besoin d’insister pour que Willem la suive à l’intérieur. Elle l’emmena dans la classe des tous petits et l’invita à s’installer sur le tapis laineux où les gamins avaient l’habitude de se mettre lorsque leur maîtresse leur lisait une histoire. Leurs chaussures et leurs vestes furent rapidement étalées le long des radiateurs, et Bastet épongea les salissures laissées le long du couloir et à l’entrée de la classe avec un coup de balai expert.

Je vais prévenir le concierge pour éviter qu’on nous enferme. Bouge pas, je reviens !

Préférant éviter les ennuis, Bastet avait préféré prévenir le concierge du fait qu’un enfant était encore présent, et ce dernier lui demanda de s’en occuper jusqu’à ce qu’il arrive pour fermer l’école à 19h30, précisant qu’il tenterait d’appeler les parents du gamin à son arrivée mais qu’en attendant il ne pouvait rien faire. L’adolescente rejoignit Willem à l’endroit où elle l’avait laissé et retira son pull trempé pour le faire également sécher sur le radiateur. Attrapant un rouleau d’essuie-tout sur son chariot, elle s’installa près de Willem et lui en tendit une grande quantité :

Tu as déjà essayé de te déguiser en momie ?

Bastet avait souvent des idées complètement foireuses, mais ce n’était pas un enfant qui irait les lui reprocher – enfin normalement. En tout cas, la perspective de s’enrouler dans de l’essuie-tout permettait d’absorber le plus gros de l’eau en plus de se révéler véritablement amusant ! Montrant l’exemple, Bastet commença par recouvrir ses bras, puis poursuivit avec ses cheveux. Ces derniers étant complètement trempés, l’essuie-tout se désagrégea assez rapidement et son idée de départ tomba à l’eau assez rapidement… Se débarrassant des bandelettes gorgées d’eau, Bastet balança le tout en boule dans la poubelle la plus proche et laissa son regard errer dans la salle de classe jusqu’à ce qu’elle repère une activité qui pourrait plaire à un petit garçon de… quel âge avait-il en fait ?!

On peut lire un livre ensemble si tu veux, ou jouer aux dames… Oh, on a qu’à jouer à ce jeu où il faut faire deviner quelque chose en mimant !


(J'anticipe un peu: Max, en arrivant tu risques de voir Bastet grimpée sur un bureau et gesticulant pour essayer de faire deviner le mot « macaque » à ton fils… xD !)
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Max Pierson
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MessageSujet: Re: Une heure plus tard... [Bastet & Max]   Ven 27 Avr - 9:53

Peu de temps avant la fin de son service, Max avait été envoyé au domicile d’une personne. Un enfant, apparemment, avait appelé la police pour dire que son père venait de revenir et que sa mère hurlait. Il n’en savait pas plus, sa mère l’ayant enfermé dans un placard avant que le père n’arrive à franchir le seuil de la porte. Sur la route qui les menait à l’adresse indiqué, une petite recherche avait été faite pour apprendre à Max et à l’homme qui l’accompagnait que le père en question venait de sortir de quelques mois de prison et avait une ordonnance l’interdisant d’approcher sa femme. Une règle qui n’avait pas été suivit si on en croyait la version du petit garçon qui avait téléphoné. C’était le genre de comportement que Max ne pouvait pas comprendre, si il avait eu toutes les raisons du monde d’en vouloir sévèrement à son ex-femme, jamais il n’avait eu l’idée de la frapper ou de la tuer. Mais son métier lui avait appris, depuis longtemps, que tout le monde ne voyait pas les choses comme lui.

Gyrophare en route, son collègue roulait à toute allure dans les rues de New York. Le tout étant de ne pas arriver trop tard. Freinage et manœuvre parfaite de la part de son collègue qui se gara en bas de l’immeuble ou se trouvait l’appartement du garçon qui avait téléphoné. En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, les deux hommes montèrent les deux étages et se retrouvèrent devant la porte de l’appartement. Aucun mandat ne leur permettait d’entrer sans l’autorisation de l’habitant mais le cri d’une femme fit sauter cette loi. Ils avaient l’autorisation d’entrer si ils estimaient qu’une personne étant en danger à l’intérieur. C’est Max qui se chargea d’ouvrir la porte d’un coup de pied à l’endroit stratégique.

Si les deux collègues étaient entrés sans la moindre arme à la main, leur expérience et leur entrainement firent qu’ils sortirent leur arme en même temps pour le pointer vers le père de famille. A la base, aucune arme n’était prévue mais en voyant l’homme qui pointait une arme sur la tête de sa femme, les deux collègues avaient révisé leur jugement très rapidement.

Lâchez votre arme et mettez les mains en évidence.

Max appréciait beaucoup son collègue dans ce genre de moment, il avait cette voix qui laisser comprendre qu’il n’y aurait pas de deuxième avertissement et qui, pourtant, n’avait rien d’agressive. Max était persuadé que son collègue devait demander le sel de la même manière qu’il demandait à quelqu’un de lâcher son arme. Le problème demeurait sûrement dans le fait que l’homme ne voulait pas retourner en prison car, rapidement, il attrapa sa femme pour la mettre devant lui, tout en gardant son arme. De là, il expliqua un tas de chose, de manière tellement rapide que Max comprit seulement que la femme en question avait gardé de l’argent qui appartenait au mec et qu’il ne la lâcherait pas tant qu’il n’aurait pas ce qu’il voulait. Bon, intérieurement, Max se demanda ce qu’il pourrait bien faire de ce fric vu qu’il allait retourner en prison pour un bon moment et que cet argent servirait mieux à cette femme qui avait un enfant un charge.

Ce qui devait être une simple intervention se compliqua quand l’enfant se pointa complètement terrorisé, et s’accrocha à sa mère qui était retenu par le père. La mère avait beau hurler à son enfant de partir ce dernier pleurait de plus belle en s’accrochant encore plus fort à elle. Un gamin qui forcément rappela à Max son propre enfant. Ils devaient tous les deux avoir un peu près le même âge. Tout n’aurait dû durer que quelques minutes mais la présence d’une arme, d’une femme et d’un enfant avait rallongée la donne. Ce n’est qu’après un peu plus de trente minutes que l’homme fit une erreur en voulant retenir l’enfant qui avait décidé d’écouter les conseils de sa mère. Une erreur qui permit à Max et son collègue, dans une manœuvre parfaitement synchronisé, de maitriser l’homme pendant que son collègue éloignait la mère et l’enfant.

L’homme était maintenant au sol et menotter. La mère et l’enfant pleurait dans les bras l’un de l’autre. Le collègue de Max récupéra l’homme pour l’emmener dans la voiture pendant que Max restait encore un peu avec la famille à échanger des paroles et expliquer comment se passerait la suite et ce qu’aurait à faire la mère. Quand Max retourna à la voiture, il entendait l’homme hurler un tas d’obscénité à l’arrière pendant que son collègue semblait complètement blasé à l’avant de la voiture. Max ne put donc pas s’empêcher de faire une réflexion à son collègue qui retrouva le sourire avant de mettre la voiture en marche. C’est là que Max vit l’heure. Ca faisait 30 minutes qu’il devait être à l’école pour récupérer Willem. Il se crispa tellement sur son siège que son collègue comprit tout de suite de quoi il s’agissait mais avec l’homme qu’ils avaient à l’arrière de la voiture, personne ne fit mention de Willem ou de ce qui se passait. Mieux valait être prudent.

Rentrer d’une intervention ne nécessitait pas l’usage du gyrophare, pourtant c’est ce que le collègue de Max fit pour rentrer en un temps record au commissariat. Et, à peine arriver, il annonça à max qu’il pouvait très bien finir tout seul. Max ne se fit pas prier alors que la pluie tombait en trombe et courra à sa voiture pour se mettre en route pour l’école. Durant le trajet il trouva qu’il était un très mauvais père pour avoir oublié d’aller chercher son fils. Il en voulait aussi à son boss qui avait instauré un truc assez étrange ces derniers temps. Max était un flic sur le terrain, gérant plus les enquête que les appels à l’aide des personnes, jamais il n’aurait dû se trouver sur cette intervention. Mais le boss avait trouvé utile qu’une fois par mois, un inspecteur comme lui, passe une journée avec un flic comme son collègue. Max trouvait l’initiative pas si mal, bien qu’il supportait que très peu l’uniforme qu’il était de moins en moins obligé de portée étant le plus souvent en civil. C’était une journée ou il avait prévu de chercher Willem parce qu’en général, les flics qui patrouillaient en ville avait des horaires qui étaient rarement dépassés. Il avait fallu d’un seul appel pour que Max se retrouve devant l’école avec plus d’une heure de retard.

Il sortit de la voiture en courant et fit le tour de l’école sans voir son fils. La panique qui s’empara de lui fut sans précédent, se revoyant à l’époque où sa femme avait tenté de faire enlever Willem. Il était flic, alors il voyait un tas de chose pas très glorieux et, de là, il était capable d’imaginer un tas de chose qui aurait pu arriver à Willem. A courir partout, il ne mit pas longtemps à se retrouver trempé. Les uniformes de la police auraient pu être imperméables, quand même. Ne trouvant son fils partout, il décida d’aller voir à l’intérieur de l’école en espérant qu’une prof, qui tenait son boulot à cœur, aurait eu l’idée de le garder avec lui. Il se raccrochait à cette idée mais se disait également que si ça avait été le cas, la prof en question aurait déjà laissé un message sur son répondeur.

Tellement inquiet il ne prit pas garde au fait que l’école était déjà lavée. En temps normal il aurait été très prudent et aurait fait les plus grandes enjambée possible pour ne pas laisser de trace de pied partout mais l’inquiétude ayant pris le dessus ce genre de considération ne lui traversa même pas l’esprit. Il s’arrêtait devant chaque porte et les ouvrit pour voir si Willem n’était pas à l’intérieur. Puis, en avançant, quelques éclats de rire se firent entendre. Courant de plus belle, il dérapa – sans tomber, mais en laissant une belle trace au sol – jusqu’à la porte ouverte et vit enfin son fils. Un poids énorme le quitta et il put remarquer son fils riant avec des traces d’essuie tout sur lui et, déviant son regard, il put voir une adolescente sur une table, ne pipant pas un mot mais faisant des grands gestes dans tous les sens.

Il n’avait jamais vu cette ado, elle n’avait pas l’âge pour être prof mais le matériel posé dans la salle lui fit rapidement dire qu’elle devait être là pour le ménage. Un œil jeter en arrière et il comprit rapidement qu’avec ses chaussures mouillées il avait foutu en l’air une bonne partie de son boulot. Ce qui le fit culpabiliser maintenant qu’il savait que son fils allait bien. Et il culpabilisait encore plus parce que, même sans connaître cette fille, il l’appréciait déjà. Après tout, c’était elle qui était en train de s’agiter sur une table en amusant son fils alors que lui n’avait pas été capable d’arriver à l’heure. Comprenant bien vite à quoi jouait la jeune fille, Max s’avança tout en donnant sa réponse sur ce qu’imitait l’adolescente.

Une jeune femme, jouant au mime pour amuser un enfant que son père à oublier d’aller chercher à l’heure ?

Bien sûr ce n’était pas ce qu’elle imitait mais donner cette réponse était une façon de faire comprendre qu’il savait ce qu’elle venait de faire mais, aussi, d’essayer de dire qu’il était le père en question qui n’avait pas été capable d’arriver à l’heure. Bon, bien sûr, il aurait été en civil ça aurait été plus facile de le comprendre. Mais habiller en flic, on pouvait imaginer autre chose, sauf que ce fait ne lui traversa pas vraiment l’esprit.
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Willem Pierson
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MessageSujet: Re: Une heure plus tard... [Bastet & Max]   Ven 27 Avr - 16:38

C’était incroyable, la facilité avec laquelle la pluie humidifie un tissus avant de finalement le traverser en s’infiltrant entre les fibres. Willem aurait pu s’en émerveiller s’il ne s’était pas trouvé justement en dessous de ces grosses gouttes de pluie qui tombaient aussi serrées que possible, histoire d’être certaines de vraiment le tremper uniformément.

Son père n’était pas venu, et à l’espoir un peu naïf avait bien vite succédé l’inquiétude, comme à chaque fois que son boulot faisait surgir des imprévus dans leur vie à tous les deux. Willem était encore trop petit pour vraiment bien mesurer la dangerosité du métier de son père, mais il se doutait malgré tout de quelques petites choses grâce notamment aux informations que la baby-sitter l’autorisait à regarder sur les chaînes d’info en continu le mercredi après-midi. Le petit garçon savait ainsi que le monde n’était pas peuplé de petits poneys faisant des cacas arc-en-ciel ou de pokémons sans vocabulaire constructif, il savait qu’il y avait des gens qui mourraient parfois de manière tragique… Mais il était encore trop petit pour comprendre qu’un jour, les gens bizarre dont on parlait aux informations blesseraient peut-être son père. Et dans un sens, c’était tant mieux !

La silhouette qui s’approchait au loin était difficilement indentifiable à cause de la pluie, si bien que Willem ne réalisa qu’il s’agissait d’une inconnue lorsque Bastet se planta juste devant lui. L’eau lui coula dans les yeux, l’obligeant à les frotter pour continuer à la garder dans son champ de vision. Elle sembla rapidement gênée par la pluie mais ne manqua pas de sourire avant de lui préciser qu’il pouvait attendre à l’intérieur au lieu de rester à faire le piquet au milieu de la cour… La proposition était alléchante, mais Max avait suffisamment bien élevé le petit garçon pour qu’il n’accepte pas de suivre n’importe qui. Rapidement, la jeune fille lui donna son prénom et précisa qu’elle faisait le ménage dans son école, ce qui suffit à convaincre Willem de la suivre, parce qu’il avait vraiment très froid.

C’était peut-être assez insuffisant comme preuves de sa bonne foi d’expliquer qu’elle travaillait ici, parce qu’aucune loi n’empêchait les psychopathes de faire le ménage dans des écoles, mais Willem était aussi naïf que ce que son âge laissait supposer, et il ne voyait absolument pas pourquoi une personne ne faisant pas réellement le ménage ici se trouverait dans la cour à cette heure vêtue d’une tenue de femme de ménage… Quant à de possibles mauvaises intentions le concernant, Willem était là encore trop petit pour imaginer l’existence d’adultes abusant d’enfants. Il suivit donc Bastet à l’intérieur, jusqu’à la classe des petits et ne se fit pas prier pour retirer sa veste et ses chaussures trempées lorsqu’elle le lui demanda. Frigorifié, Willem s’installa bien docilement sur le gros tapis tout doux où il avait fait bon nombre de siestes lorsqu’il était dans cette classe. Le petit garçon observa Bastet étendre leurs vêtements humides sur le radiateur et afficha un sourire :

Je m’appelle Willem, au fait ! Dis, « Bastet » c’est comme la déesse à tête de chat, c’est ça ? Tu connais la mythologie égyptienne ?

Les lectures et passions de Willem donnaient souvent lieu à des conversations étonnantes pour un gamin de 7 ans, et il espérait vraiment que cette femme de ménage pourrait discuter avec lui de mythologie.
Willem se vautra dans le tapis pour se mettre à son aise, profitant de la chaleur ambiante :

Mon papa va bientôt arriver. Il a du… avoir un empêchement !

Willem y croyait dur comme fer, il n’y avait aucune autre explication possible pour lui et maintenant qu’il n’y avait plus toute cette pluie qui lui humidifiait la tête, cette certitude était plus forte que jamais. La confiance que le petit garçon avait envers son père était inébranlable, c’était un peu comme s’il était son super-héros personnel. Bastet précisa qu’elle allait prévenir quelqu’un pour éviter qu’ils ne restent enfermés, ce à quoi Willem n’avait pas du tout pensé. Il se contenta d’acquiescer lorsqu’elle lui demanda de ne pas bouger jusqu’à ce qu’elle revienne, et orienta son regard vers l’extérieur où il avait pratiquement l’air de faire nuit tellement les nuages étaient gris. Willem frissonna, trempé jusqu’à la moelle.

Lorsque Bastet revint, le petit garçon l’observa avec attention lorsqu’elle retira son pull et fit de même, dévoilant ses minuscules bras encore humides et de grosses traces d’eau sur son tee-shirt gris. Willem regarda avec un air assez intrigué le gros rouleau de sopalin qu’elle amenait avec elle et ne pu s’empêcher de rire lorsqu’elle proposa de se déguiser en momie.

Non jamais, mais wouah ça a l’air trop cool !

Absolument tout avait l’air « trop cool » pour Willem, notamment lorsque c’était quelque chose qu’il n’avait encore jamais eu l’occasion d’essayer. Du coup, les nouvelles céréales du petit-dej étaient tout aussi « cool » que le fait de se déguiser en momie avec du sopalin. Ce qui le poussa à attraper bien volontiers les feuilles tendues par Bastet et à s’entourer les bras avec en l’imitant, vu qu’elle avait l’air de savoir ce qu’elle faisait… Mais Willem comprit rapidement que ce n’était pas le cas, parce qu’il vit le sopalin se détremper autour des membres de l’adolescente un tout petit peu avant qu’il ne se produise la même chose pour lui. Un éclat de rire lui échappa avant qu’il ne prenne le rouleau posé près de lui sur le tapis avec l’idée de réessayer… mais la seconde tentative se solda de la même manière, et Willem ramassa rapidement les vestiges de son déguisement de momie pour les mettre dans la poubelle.

A présent beaucoup moins mouillé des bras et de la tête, Willem se vautra de nouveau dans le tapis, allongé sur le ventre avec le menton posé sur ses bras repliés, et les pieds battant l’air avec impatience. Bastet proposa plusieurs activités qui n’emballèrent pas vraiment le petit garçon, principalement parce que les livres de la bibliothèque de cette classe étaient un peu dépassés lorsque comme Willem on était capable de lire sans avoir forcément besoin d’images à côté du texte, et aussi parce que les dames n’étaient pas parmi ses jeux favoris… Par contre, la troisième activité proposé l’emballa franchement :

Wouah, han ouais j’adore ce jeu !

Parce qu’il était le plus petit, Willem obtint le droit de commencer. Les sourcils froncés en guise de réflexion, le petit garçon chercha quelque chose de vraiment facile à mimer sans accessoires, parce qu’il n’y avait pas grand-chose dans la classe. Après avoir nettoyé ses lunettes, il les posa sur le bout de son nez et pinça les lèvres pour prendre un air sévère. Il se mit ensuite à arpenter la salle en ayant l’air d’avoir un balai dans le c*l, permettant sans doute à Bastet de reconnaître le concierge de l’école, M. Petroff… Elle l’avait forcément vu au moins une fois, c’était un personnage suffisamment antipathique pour que n’importe qui conserve le souvenir de l’avoir rencontré un jour.

Ce fut ensuite le tour de Bastet de mimer quelque chose, et Willem la regarda gesticuler sans trop comprendre, parce que sans le son, un singe pouvait être un tas de choses complètement différentes :

Un fou ?

Willem ne voyait pas trop au premier abord, mais au moins il avait essayé. Beaucoup de propositions suivirent entre deux éclats de rire, et lorsque Bastet fit mine de se gratter sous les bras, Willem balança la première chose qui lui traversa l’esprit :

La varicelle !

Nouveau fou rire en apercevant la tête de Bastet, puis Willem essaya sans succès « lépreux », « crado » et cinq autres propositions jusqu’à ce que la silhouette paternelle n’entre dans son champ de vision, en tentant de déchiffrer la situation. Le sourire de Willem s’étira d’une oreille à l’autre en trois secondes, et il se leva du tapis pour aller se jeter dans les bras de son père. Inutile de préciser que pour lui, le retard n’avait plus aucune importance à présent que Max était arrivé. Et puis en plus, il portait cet uniforme de policier que Willem ne pouvait s’empêcher de trouver « cool » - comme sans doute beaucoup trop de choses.

Son père n’était pas non plus parvenu à passer entre les gouttes de pluie, comme en témoigna la sensation d’humidité que le petit garçon ressentit pendant cette étreinte. C’était tout de même un peu comme si plus rien n’existait en dehors de son père, comme notamment la gentille femme de ménage qui avait bien voulu jouer avec lui.

T’as perdu ta montre, papa ?

Le sourire énorme du petit garçon indiquait une nouvelle fois qu’il n’avait aucunement l’intention de bouder, mais bien de rire de ce retard qui dans le fond n’était pas si grave que ça puisqu’il n’était pas resté tout seul à attendre jusqu’à son arrivée. C’est à ce moment que le petit garçon désigna Bastet de son index :

C’est Bastet, papa. La femme de ménage. - Il n’y avait aucun jugement dans la voix du petit garçon, qui n’imaginait pas la mesquinerie dont pouvaient faire preuve les adultes parfois. – Et elle est cool !

Willem remarqua les bouts de sopalin encore collés sur lui et fit son possible pour les enlever et les mettre dans la poubelle. C’est en baissant les yeux dessus pour ne pas la louper qu’il remarqua les traces d’eau qui tâchaient le sol…

Hannnnnn papa, comment t’as tout sali !

Les enfants avaient un don naturel pour la dramatisation à coup de longues syllabes, et Willem ne faisait pas exception à cette règle. Son regard s’orienta jusqu’à Bastet, espérant qu’elle ne gronderait pas trop son père pour les salissures…
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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Re: Une heure plus tard... [Bastet & Max]   Dim 29 Avr - 14:59

Bastet était certaine d’avoir fait tout ce qu’il fallait concernant ce gosse que personne n’était venu chercher. Elle avait prévenu le concierge, mis le gosse à l’abri, et s’était employée à proposer une activité qui l’inciterait à se sécher tout en étant ludique… A première vue, il n’avait pas l’air farouche ou du genre à ravager la classe en moins de cinq minutes si elle venait à le quitter des yeux aussi longtemps, et Bastet fut assez surprise de le voir rester tranquillement sur le tapis. Rapidement et pendant qu’elle étendait leurs vêtements trempés sur le radiateur, le gosse lui apprit son nom et lui posa rapidement plein de questions à propos de son prénom à elle. Un sourire amusé aux lèvres, elle l’avait observé en silence l’espace de quelques secondes et n’avait pas eu le cœur de refuser de lui répondre.

C’est joli comme nom ça, Willem. – Bastet était revenue s’installer avec lui sur le tapis entre temps. – Oui, Bastet, comme la déesse-chat égyptienne. C’est en hommage à elle que ma mère m’a donné ce nom… Ma mère est égyptienne et m’a conté presque toutes les légendes propres à notre culture. Est-ce que la mythologie t’intéresse, Willem ? Tu connais des légendes ?

Bastet avait appris à se méfier un peu plus depuis que des types avaient essayé de lui rouler dessus en voiture, mais comment pouvait-elle mentir à un gamin de cet âge ? Que pourrait-il lui faire de vraiment fâcheux en dehors de lui lancer ses crottes de nez dessus ? Non sérieusement, Willem n’était clairement pas un danger, et elle n’avait aucune raison de ne pas répondre à ses questions ou de travestir la vérité. Le gosse de vautra rapidement sur le tapis, expliquant que son père allait arriver et qu’il avait sûrement eu un empêchement.

Ca ne doit pas lui arriver souvent d’être en retard, sinon tu n’aurais pas attendu sous la pluie… Et puis on se serait rencontrés plus tôt, aussi !

Son sourire ne s’effaçait pas, signe indiquant qu’elle appréciait la compagnie des plus jeunes. Le jeu de la momie ne fut pas un grand succès, mais cela ne sembla pas trop décevoir Willem. En même temps, l’important était vraiment de l’inciter à se sécher sans lui crier dessus qu’il devait se sécher parce que c’était comme ça et pas autrement… En passant par le jeu, certains actes apparaissaient comme moins contraignants pour les enfants, ce que Bastet ignorait à la base parce qu’elle n’avait pas vraiment le temps de lire des bouquins sur la psychologie infantile. La seconde activité qu’elle proposa emballa Willem, et Bastet le laissa commencer et devina assez rapidement ce que le petit garçon était en train de mimer. D’ailleurs c’était étonnant de voir à quel point il avait saisi les principales caractéristiques du concierge de l’école !

Bastet gagna le droit de mimer quelque chose pour le second tour, et réfléchir longuement afin de ne pas proposer quelque chose de trop difficile pour un enfant de son âge. Lorsqu’elle trouva enfin quelque chose de satisfaisant, elle commença à gesticuler comme un singe, mais visiblement elle devait vraiment s’y prendre mal parce que Willem cru qu’elle essayait de lui faire deviner le mot « fou ». Qu’à cela ne tienne, Bastet grimpa sur l’une des tables et continua de mimer un singe, utilisant le peu qu’elle savait d’eux pour faire deviner ce mot à Willem. Sa seconde tentative poussa Bastet à s’interrompre et à poser sur lui de grands yeux avant qu’elle n’éclate de rire à son tour, accompagnant le petit garçon de bon cœur. D’autres propositions sans rapport furent lancées, alors que Bastet entreprenait de se gratter sous les bras. Si elle avait pu avoir une banane dans son sac, elle aurait sauté sur l’occasion pour la prendre et permettre à Willem de trouver plus facilement, parce qu’elle était sûrement trop mauvaise en tant que mime pour qu’il puisse trouver un mot aussi simple…

L’arrivée de Max passa inaperçue pour la simple raison que Bastet tournait le dos à la porte de la classe. Sa voix la fit en revanche sursauter, et lorsqu’elle se retourna pour voir de qui il s’agissait, elle aperçut d’abord l’uniforme de policier avant d’apercevoir le visage de l’homme, ce qui sema une telle confusion dans son esprit que ses chaussettes mouillées dérapèrent sur la table en provoquant la chute de Bastet dans un petit cri inoffensif traduisant bien sa surprise… Sa tête réapparut au-dessus de la table avec quelques rougeurs sur les joues et un sourire gêné, et elle se releva finalement en grimaçant à cause de la douleur très légère provoquée par la chute.

Willem se trouvait à présent près du policier, lui demandant s’il avait oublié sa montre avant de l’appeler « papa », ce qui rassura Bastet sur le fait que personne n’avait envoyé les flics en pensant qu’elle retenait le gamin prisonnier avec elle… Son imagination était souvent beaucoup trop fertile, et il n’y avait vraiment qu’elle pour être capable de croire ce genre de choses. Avant qu’elle n’ait le temps de dire une sottise, Willem l’avait désignée du bout de son index minuscule et l’avait présentée comme étant Bastet, la femme de ménage. Une appellation pas terrible parce qu’elle aurait préféré qu’on parle d’elle comme était Bastet Ishtar, et non « Bastet la femme de ménage », mais Willem cassa cette amertume en déclarant qu’elle était cool. Un sourire immense étira les lèvres de l’adolescente.

Donc si vous n’êtes pas venu pour m’arrêter, vous devez être le papa… Logiquement. – Elle s’avança jusqu’à Max, lui tendant sa main droite, et remarqua leur différence de taille lorsqu’elle fut obligée de lever la tête pour apercevoir son visage. – Beaucoup trop grand le papa… Euh… - Elle rougit encore un peu en songeant qu’elle avait formulé cette pensée à voix haute. – Bastet Ishtar. Femme de ménage depuis peu… mais euh… Enchantée !

Willem finit par faire remarquer à tout le monde les dégâts provoqués par Max, et l’adolescente promena un regard réprobateur sur les traces d’eau menant jusqu’au couloir. Et d’ailleurs, elle quitta la salle de classe pour aller voir le couloir et un autre cri lui échappa, résonnant dans le couloir désert. Le dérapage de Max n’était pas passé inaperçu et serait sans doute la plus grosse trace à faire disparaître, de même que les pas à chaque entrée de classe… Bastet eût subitement envie de lui filer une serpillère pour lui faire nettoyer tout ça, mais il s’agissait tout de même d’un homme pesant un certain nombre de fois son poids, et d’un policier en tenue, alors elle se résigna à devoir tout re-nettoyer elle-même… Trainant les pieds, elle regagna la salle de classe.

Avec votre fils, on a réussi à rentrer en faisant beaucoup moins de traces…

Ce n’était pas complètement un reproche… mais quand même. Bastet tenta d’adoucir sa remarque avec un demi-sourire qu’elle adressa à Max.
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Max Pierson
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MessageSujet: Re: Une heure plus tard... [Bastet & Max]   Dim 29 Avr - 21:46

Il y avait une chose en particulier que Max n’avait pas prévue avec son arrivée. C’est que l’adolescente en tombe de sa table, d’ailleurs il avait déjà fait un pas en avant pour aller l’aider à se relever qu’elle le fit d’elle-même, quelques rougeurs sur les joues. De manière simultanée il y avait eu l’attaque de Willem qui se jeta dans les bras de max en le voyant et, soyons honnêtes, ce genre de comportement s’arrêterait beaucoup trop tôt pour pas qu’il en profite dès à présent. Son fils dans les bras, il afficha un sourire désolé à l’adolescente pour sa chute, la prochaine fois il faudrait qu’il songe à se faire voir avant de dire quoique ce soit. Dans un sourire des plus attendrissants, Willem se demanda si son père n’avait pas perdu sa montre faisant bien évidemment référence à son retard. Max reposa son fils au sol, un air navré sur le visage mais souriant quand même.

J’ai bien peur d’avoir oublié de la regarder surtout. Désolé.

Son fils ne semblait s’en formalisé même si, de son côté, max ne pouvait s’empêcher de culpabiliser. Son boulot ne devait pas passer avant son fils mais, il allait de soi que culpabiliser devant Willem ne servait à rien, d’où sa réponse qui le mettait en tant que fautif car c’était une réalité. Mais très rapidement, Willem présenta Bastet, la femme de ménage. Nouveau sourire désolé de la part de Max en direction de l’adolescente en sachant que ce genre de nomination pouvait être dégradant, ce qui, bien sûr, n’était pas l’attention de Willem. Mais le fait qu’elle soit « cool » semblait lui suffire pour qu’elle se mette à sourire, ce qui était appréciable et ce qui pouvait qu’elle devait s’y connaitre un minimum pour ne pas prendre les choses de la mauvaise manière quand ça venait d’un enfant.

D’ailleurs elle profita de ce moment pour se présenter d’elle-même en parlant d’arrestation ce qui fit sourire Max. sa taille fut mentionner aussi, ce qui semblait la déranger plus que lui étant donné qu’elle se mise à rougir une nouvelle fois avant de se présenter et d’y ajouter sa fonction par la suite. Max se décida rapidement à saisir la main de l’adolescente pour faire de même.

A la base j’étais venu vous décerner une médaille pour avoir gardé mon fils mais, j’dois être tête en l’air aujourd’hui parce que je l’ai oublié. Il n’avait jamais été question de médaille mais c’était une façon comme une autre de la remercier pour ce qu’elle avait fait. Max Eddison. Père de Willem depuis un peu plus de 7 ans. Enchanté, également.

Il n’y avait pas le moindre doute ou d’hésitation dans le nom qu’il donnait. En même temps depuis le temps qu’il l’utilisait il arrivait presque à croire que c’était son nom d’origine à force. Le mensonge lui était donc facile à ce niveau-là. Pour Willem pas besoin d’avoir l’impression de mentir étant donné qu’il pensait qu’Eddison était son vrai nom. Il valait mieux éviter les bourdes des enfants quand on chercher à se cacher de certaines personnes. D’ailleurs en parlant de son fils, ce dernier ne mit pas longtemps à faire remarquer le fait que Max avait tout sali par terre ce qui provoqua une gêne chez Max. Il avait été inquiet et ne s’était pas préoccuper de savoir s’il marchait dans un endroit propre ou non. Si ça avait été le cas, il se serait posé de sérieuse question sur son rôle de père.

Bastet quitta la pièce et quand son cri se fit entendre, Max eut l’air encore plus navré en regardant son fils, l’air carrément coupable. Max n’était du genre à se dire qu’après tout s’était le boulot de Bastet de nettoyer et, donc, que ce n’était pas si grave que ça. Sérieux, maintenant qu’il savait son fil en sécurité et en un seul morceau, il culpabilisait grave de ne pas avoir fait plus attention. Un sentiment qui ne se réduisit pas quand Bastet repassa la porte de la classe en annonça qu’elle et Willem avait été plus propre en rentrant.

Je suis désolé. Il avait une main sur sa nuque l’air vraiment gêné. Vraiment.

Mais il avait des principes et une éducation ce qui lui rendait inconcevable le fait que ce soit à Bastet de nettoyer son erreur alors qu’elle avait déjà nettoyer. Sans parler du fait qu’elle ne serait pas payer deux fois plus parce qu’elle refaisait deux fois le ménage. Du coup, max s’approcha du chariot ou se trouvait tout ce qu’il fallait pour nettoyer et avant de l’atteindre il se tourna vers Bastet.

Ok, voilà ce que je propose. Vous continuez de jouer à votre truc, je nettoie les traces que j’ai laissé et après, j’avais prévu d’emmener Willem manger un hamburger à côté alors, si vous voulez, je vous invite pour vous remercier de ne pas l’avoir laissé dehors et de vous en être occupé.

Ça lui semblait être la moindre des choses étant donné qu’il n’y avait pas plus important que la sécurité de son fils et que rien n’avait obligé cette fils à s’occuper de lui, de la remercier de cette manière. Après, c’était à elle de voir, il ne se voyait pas la forcer bien que si Willem la trouvait vraiment cool, il serait insisté à sa manière. Et histoire de mettre une pointe d’humour sur des clichés, il ajouta.

Oh, et si jamais vous doutez de mes talents d’homme de ménage, sachez que j’ai du apprendre à m’adapter depuis un bon moment avec un gamin comme celui-là.

le sourire et le clin d’œil fait à son fils à ce moment précis prouvait qu’il n’y avait pas la moindre critique dans sa phrase et que c’était plus de l’humour qu’autre chose . Il n'empêche qu'à aucun moment il ne se justifia de son erreur en expliquant qu'il avait eut peur pour Willem et donc qu'il n'avait pas songer à faire attention. Il trouvait inconcevable de sortir cette excuse devant son fils, ce qui équivaudrait, à demi mot, de dire qu'il aurait pu lui arriver un truc. Pas la peine de l'inquiéter.
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Willem Pierson
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MessageSujet: Re: Une heure plus tard... [Bastet & Max]   Mar 1 Mai - 11:07

Willem était vraiment un petit garçon chanceux, parce qu’il tombait toujours sur des gens gentils. La femme de ménage qui en principe n’était pas obligatoirement habituée aux enfants l’avait fait rentrer à l’abri, avait veillé à ce qu’il puisse se sécher un peu, et avait même trouvé le moyen de répondre aux questions multiples du petit garçon sans paraître agacée. Qu’est-ce que Willem pouvait demander de plus en attendant que son père arrive ? Bastet avait trouvé son nom joli également, pour le plus grand plaisir du petit garçon, et lui avait parlé de sa mère égyptienne et des légendes qu’elle lui racontait. Les yeux du petit garçon avaient beaucoup brillé - sans doute par envie de connaître lui aussi toutes ces légendes – avant qu’il n’explique connaître lui aussi pas mal de légendes, comme notamment celles qui étaient liées à la mythologie grecque. Il aurait même pu lui en donner la preuve pendant des heures, mais Bastet avait réussi à proposer une activité qui plaisait beaucoup à Willem et à laquelle il participa bien volontiers…

Et puis son père était arrivé, provoquant le désintérêt total de Willem pour le jeu parce que son père était en tête de la liste des choses qu’il aimait le plus, avant la mythologie, les échecs et les énigmes. Dans les bras de son père à plusieurs centimètres du sol, le petit garçon était aux anges et serrait son papounet dans ses petits bras. Il ne parvenait pas encore à vraiment l’entourer, mais l’intention y était clairement et indiquait que le retard était déjà oublié, au point que Willem en plaisanta en demandant à son père s’il avait perdu sa montre. Max reposa son fils au sol, un air difficile à déchiffrer sur le visage, mais son sourire rassura Willem malgré tout lorsqu’il l’entendit avouer avoir oublié de regarder sa montre.

Bah c’est pas grave, papa. Avec un calin, c’est oublié !

Willem était vraiment une crème dans son genre. Il présenta ensuite à son père la femme de ménage qui s’était occupée de lui et ils se serrèrent la main assez rapidement, sous les yeux du petit garçon. Max évoqua une médaille qu’il comptait lui remettre pour avoir gardé son fils, mais expliqua qu’il avait du l’oublier, ce qui fit rire Willem. Son père se présenta également, ajoutant qu’il occupait cette fonction depuis 7 ans, une information que Willem s’empressa de rectifier :

7 ans TROIS QUART, papa !

Il n’y avait vraiment que les jeunes enfants pour tenir à ce point à ce qu’on rajoute quelques mois de plus pour compter les années non complètes, parce qu’à partir d’un certain âge tout le monde avait tendance à vouloir mentir sur son âge pour paraître plus jeune… Willem esquissa un sourire en entendant Bastet dire que son père était trop grand, et il leva un peu la tête pour apprécier leur différence de taille. Mais vue de beaucoup plus bas, le petit garçon ne s’en rendait pas vraiment compte de la même manière.

Ca, c’est parce qu’il mange beaucoup de soupe… parce que s’il la mange pas, je mange pas la mienne non plus.

Pour lui, ça expliquait tout. La soupe était sensée faire grandir, mais malheureusement il n’en était pas très friand, alors son père était bien obligé de montrer l’exemple… Et ça expliquait pourquoi il était aussi grand et costaud !

Bastet avait ensuite quitté la pièce peu après la remarque amusée de Willem concernant les salissures provoquées par son père. Le petit garçon en profita pour lever son regard plein d’amour en direction de son père avant de le serrer dans ses bras, montrant ainsi que pour lui, le plus important n’était pas de voir le sol propre et d’être seul avec Bastet, mais bien d’être avec son père. Un cri en provenance du couloir le fit rapidement sursauter, et Willem se cacha derrière son père, guettant entre ses jambes le retour de Bastet avec malgré tout un sourire amusé aux lèvres. Lorsqu’elle revint dans la salle de classe, la remarque qu’elle laissa échapper tira un nouvel éclat de rire à Willem même s’il ne pouvait pas vraiment confirmer ou infirmer ce qu’elle disait parce qu’il avait été trop frigorifié pour penser à laisser le moins de traces possibles derrière lui…

Max s’excusa sincèrement et bougea pour s’approcher du chariot de la femme de ménage, proposant de réparer ses dégâts lui-même et de l’inviter ensuite à manger un hamburger avec son fils et lui, comme c’était normalement prévu. Hamburger ? Max avait bien parlé de hamburger ?

Wouah papa, c’est trop cool ! - Willem aimait bien Bastet, mais il aimait encore plus les hamburgers et sautillait à présent sur place. - Allez, dis oui ! Viens manger avec nous ! En plus c'est pas poli de refuser une invitation, mon papa il va être tout triste après ! - Willem enroula ses bras autour de Bastet. - Et puis moi aussi j'aimerais bien que tu viennes !

Max tenta ensuite de dissiper les doutes de l’adolescente au sujet de sa capacité à nettoyer, précisant qu’avec son fils il avait rapidement du s’adapter. Willem orienta son regard vers son père, percevant son clin d’œil et son sourire, et il s’abstint donc de demander s’il était vraiment aussi crado que ça. C’était sans doute fait pour rassurer Bastet sur le fait qu’il nettoierait correctement pendant qu’elle continuerait de jouer avec Willem.
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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Re: Une heure plus tard... [Bastet & Max]   Lun 21 Mai - 10:48

Lorsque Bastet réussit à se relever, elle avait pu apercevoir brièvement l’étreinte que le père et le fils avaient partagée. Une étreinte qu’elle-même n’avait jamais pu expérimenter parce que son père avait eu l’idée grandiose de faire un certain nombre de choses avec sa mère sans se soucier des conséquences. Etonnamment, elle ne nourrit aucune jalousie ou aucune rancœur en observant le père et le fils, sans doute parce qu’ils étaient suffisamment touchants pour que Bastet se contente de les observer sans rien dire ou penser de déplacé ou de douloureux…

Max s’excusa de ne pas avoir fait attention à l’heure et Bastet se contenta de sourire, trouvant assez amusant de voir la rapidité avec laquelle Willem avait balayé son angoisse et ne trouvait même pas le moyen d’en vouloir à son père de l’avoir plus ou moins oublié. Ils se présentèrent rapidement, et maladroitement pour ce qui concernait Bastet, et Max précisa qu’il était venu pour lui décerner une médaille plutôt que pour l’arrêter, ce qui eût le don de faire sourire l’adolescente qui était sans doute un peu trop habituée à avoir la poisse pour ne pas imaginer le pire à chaque fois. Et puis finalement, il expliqua l’avoir oubliée, ce qui fit brièvement rire Bastet. Max devait être assez tête en l’air à première vue, ou alors il était vraiment pris par son travail… Willem rectifia son âge de manière assez touchante, et Bastet acquiesça pour lui indiquer qu’elle prenait note de cette précision et qu’elle essaierait de ne pas faire d’erreur sur son âge.

Je suis déçue pour la médaille, mais j’ai quand même passé un bon moment avec votre fils. Habituellement, les enfants sont déjà tous partis quand j'arrive, alors ça a été l'occasion de jouer un peu... !

Bastet était du genre à ne mentir que trop difficilement, alors lorsqu’elle disait quelque chose il y avait une probabilité de 95% des chances pour qu’elle dise la vérité ou parle avec son cœur. Alors lorsqu’elle affirmait avoir passé un bon moment avec son fils, il n’y avait aucun doute à avoir. Par contre, Bastet était aussi bien trop prompte à dire des choses que l’on s’abstenait de dire cash lorsqu’on se trouvait devant un inconnu, et fort heureusement Max prit le parti de s’excuser pour les traces qu’il avait laissé au lieu de lui hurler dessus ou de lui en coller une. Mieux que ça, son air gêné mis légèrement Bastet dans l’embarras, confirmant le fait qu’elle avait peut-être été un peu trop cash en s’exprimant de cette manière… Après tout, on ne pouvait pas blâmer un père qui s’inquiétait pour son fils resté tout seul à l’école, notamment lorsqu’on n’avait soi-même pas de père. Bastet se mordit la lèvre inférieure avec une certaine nervosité, avant de finalement suivre Max du regard lorsqu’il se dirigea vers son chariot de femme de ménage. Les yeux de l’adolescente s’écarquillèrent d’incrédulité, et en quelques pas elle eût tôt fait de rejoindre Max pour l’empêcher de prendre son balai :

Ah non mais ne vous sentez pas obligé de faire ça !

Laisser un parent d’élève faire le ménage à sa place ? C’était pile poil ce dont elle avait besoin pour perdre ce boulot tout juste trouvé ! Bastet s’accrocha à son balai, essayant de trouver une excuse supplémentaire pour dissuader Max de faire ce qui était normal dans le fond – il avait sali, donc la logique voulait qu’il nettoie – mais rien ne semblait venir…

Et puis vous allez salir votre uniforme…

Ca, c’était vraiment l’argument de la dernière chance, parce que Bastet ne pouvait décemment pas sortir son argument le plus parlant et balancer qu’elle se ferait virer si quelqu’un arrivait et la voyait s’amuser alors qu’elle était payée, et qu’un parent d’élève faisait le ménage à sa place… La suite de la proposition de Max manqua de passer inaperçue en raison de l’explosion de joie de Willem, et l’adolescente ne pu s’empêcher de sourire de nouveau avant de se faire heurter par le petit garçon qui avait refermé ses bras autour d’elle. Son réflexe ? Tout en soutenant le regard de Max, elle avait glissé une main dans les cheveux en bataille de Willem, le genre de geste inconscient qui ne se calculait pas et qui étaient justement appréciés pour leur spontanéité.

Ce n’était rien pour votre fils… J’imagine difficilement comment j’aurais pu le laisser prendre froid sous la pluie… - Bastet rougit légèrement lorsque les mots commencèrent à lui manquer. – J’accepte avec plaisir votre invitation, en tout cas. Et… euh… merci !

Elle ne s’était toujours pas prononcée sur sa bénédiction à laisser Max re-nettoyer le sol, et c’est sans doute pour cette raison qu’il précisa qu’avec Willem, il avait du apprendre à s’adapter. Un sourire amusé prit place sur les traits de l’adolescente, notamment lorsque le petit garçon confirma les paroles de son père d’un hochement de tête.

C’est entendu. – Elle baissa les yeux vers Willem. – Bon alors du coup, nous on a encore quelques minutes à tuer. Je crois que tu as démontré que je mimais trop mal pour que tu puisses reconnaître quoi que ce soit, on va essayer de trouver autre chose… Et c’est à ton tour de proposer une activité !
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Max Pierson
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MessageSujet: Re: Une heure plus tard... [Bastet & Max]   Ven 25 Mai - 12:31

Willem était vraiment adorable parce qu’il semblerait que la personne qui en veuille le plus à Max de ne pas avoir pu être à l’heure était, justement, lui-même. Quel père faisait-il ? Mais Willem, lui, estimait qu’avec un câlin tout pouvait être pardonné. Max se demanda combien de temps cette solution fonctionnerait parce qu’il doutait fortement qu’à l’adolescence, Willem soit toujours du même avis et, quoiqu’on en dise, il grandissait bien trop vite selon Max. Enfin, il aurait tout le temps de voir comment les choses se passeraient plus tard, pour l’instant il profita du fait que le câlin excusait beaucoup de chose.

Max s’était ensuite adressé à la personne qui s’était occupée de son fils alors qu’il n’avait pas été là à l’heure. Elle n’émit aucun reproche sur le retard de Max, ce qui fut fort agréable parce que beaucoup en aurait profité pour lancer leur jugement de valeur sans même chercher à comprendre quoique ce soit. Elle avait même l’air de ne pas avoir trouvé dérangeant le fait de pouvoir s’amuser un peu avec Willem. C’était une autre bonne chose parce qu’elle ne s’était pas contenter de laisser l’enfant dans un coin sans se soucier de lui, elle l’avait occupé en lui proposant une activité. Il se demanda même si elle n’avait pas choisi ce poste parce qu’elle appréciait les enfants étant donné qu’elle avait l’air d’avoir un certain feeling avec eux. Max avait souri à la réponse de Bastet alors que Willem annonçait clairement son âge précis. Max roula des yeux l’air faussement exaspérer – ce qui pouvait facilement se voir par son sourire – avant de reprendre.

7 ans trois quart. Excuse-moi.

C’était marrant cette envie de vouloir être grand plus vite, à compter les mois en plus des années alors que, passé un certain âge, on avait plutôt tendance à vouloir voir son âge à la baisse. Et Willem trouva même une explication simple et logique qui expliquait la différence de taille entre Bastet et Max. tout était une question de soupe, ce qui ne manqua pas de faire sourire Max. ce qui fut étonnant, par la suite, c’est qu’on aurait pu croire que Bastet et max allait finir par se battre pour attraper le balai en premier alors que Willem semblait s’amuser de la situation. Bastet était amusante aussi parce que la seule raison qu’elle trouva pour qu’il ne nettoie pas ses conneries était cette histoire d’uniforme. Max afficha un large sourire

Sérieusement ? Vous n’avez pas trouvé mieux comme explication ?

Aucune critique dans cette phrase, le ton était même amusé et il s’était permise de faire cette réflexion parce qu’elle avait l’air d’avoir sorti le premier truc qui lui passait par la tête. Finalement la seule chose à comprendre dans cette phrase c’est qu’il se foutait complètement de se salir, c’était une question de principe il avait Sali alors qu’elle avait passé du temps à nettoyer, c’était normal qu’il le fasse. Il avait même invité Bastet à manger pour s’excuser et, surtout, la remercier de s’être occupée de Willem. Une proposition qui avait été appuyer à fond par Willem qui avait même dit que si elle refusait, en plus de ne pas être poli, son père serait trop triste. Du coup Max fit une moue de tristesse feinte, pas du tout crédible avant de désigner son visage.

C’est la tête que je fais quand je suis triste.

Fallait bien qu’il précise parce que vu son piètre jeu d’acteur il préférait être sûr qu’on sache ce qu’il cherchait à imiter. Bastet accepta l’invitation et Max retrouva sa tête normale avec un sourire alors qu’il donnait les arguments pour qu’elle le laisse faire le ménage. Ce qui fut enfin accepté, limite, Max la remercia de bien vouloir lui laisser le balai pour qu’il puisse récupérer ses erreurs. L’adolescente s’était déjà tourner vers Willem pour lui proposer de jouer et Max, dans son uniforme, quitta la pièce avec le chariot roulant de ménage. Une image un peu unique dans son genre.

Il retraça le chemin qu’il avait fait pour effacer ses traces, en s’y appliquant bien histoire qu’on ne puisse rien reprocher à Bastet du travail qui avait été fait. Il avait proposé de le faire, ce n’était pas pour le faire mal et que ça lui retombe dessus. Et puis, si il n’avait pas été capable de le faire correctement, il se serait contenté de s’excuser et de la laisser faire plutôt qu’elle risque quelque chose. Tout en nettoyant ses traces il finit par revenir dans la salle ou se trouvait Bastet et Willem qui avaient entamés une activité.

Faut attendre que ça sèche et après, ça sera bon, je pense.

C’était surtout histoire de les prévenir qu’ils pouvaient rester encore un peu à poursuivre vu que si ils ne voulaient pas refaire de trace il allait falloir qu’ils attendent encore un peu dans cette salle de cours.

(Bastet, je viens d'avoir une idée. Je t'envoie un message)
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Willem Pierson
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MessageSujet: Re: Une heure plus tard... [Bastet & Max]   Lun 2 Juil - 10:03

Willem avait ce genre de tempérament qui l’empêchait d’en vouloir sérieusement à qui que ce soit, même lorsqu’on lui faisait les pires coups. C’était vrai avec ses camarades de classes, qui malgré les brimades assez régulières, n’héritaient que d’un « lui, je l’aime pas des masses » de la part du petit garçon là où d’autres auraient pu développer une haine largement justifiée. Alors si même les brutes pas si épaisses que ça ne parvenaient pas à provoquer le moindre ressentiment chez Willem, il ne fallait clairement pas s’attendre à ce que cela soit le cas envers son père…

Willem avait ensuite rectifié son âge et obtenu les excuses de son père pour le « trois quart » oublié et auquel il tenait vraiment, et un sourire s’était de nouveau inscrit sur les traits du petit garçon en constatant que Bastet semblait elle aussi prendre note de cette précision ô combien importante. Willem observa son père se saisir du balais, là où Bastet semblait ne pas être totalement d’accord si on en jugeait par ses efforts pour l’en dissuader. Finalement, le dernier argument de l’adolescente tira une remarque amusée à Max, ce qui entraîna assez naturellement un rire de la part de Willem : est-ce que son père pouvait réussir à nettoyer ses dégâts sans se salir ? Il en était persuadé, et pas seulement parce que son père était une sorte de super-héros aux yeux du petit garçon, mais parce qu’il le voyait faire le ménage chez eux depuis suffisamment longtemps pour savoir qu’il était capable de manier un balai sans en foutre partout… Mais Bastet semblait en douter.

Du coup, Willem avait essayé de peser de ses 34kg dans la balance pour convaincre la jeune fille de se joindre à eux pour manger un hamburger, précisant en guise d’argument de la dernière chance que son père serait triste si elle venait à refuser. Par chance Bastet accepta peu après que Max ait laissé un petit aperçu de ce que la tristesse pouvait donner sur son visage… aperçu qui amena Willem à pouffer de rire tant la chose était exagérée. Un nouveau sautillement de la part du petit garçon s’acheva en saut dans les bras de Bastet peu après qu’elle ait proposé au petit garçon de choisir leur prochaine activité.

Mais non, t’étais quand même pas si mauvaise ! J’étais juste trop fort, c’est tout… - Son sourire s’étira, peu avant qu’il ne remonte les lunettes sur son nez minuscule. – Tu veux jouer à quoi ? OH JE SAIS, on a qu’à faire un pendu !

Willem fila comme une flèche en direction du bureau de la maîtresse et prit dans un tiroir une feuille blanche, et dans un pot à crayons un feutre noir. Toujours aussi rapidement, Willem vint se placer de nouveau près de Bastet et du tapis, avant de s’y installer. Avec un sérieux incroyable, il mâchonna le bout du crayon tout en réfléchissant au mot qu’il essaierait de faire deviner à sa camarade de jeu, puis traça enfin sur la feuille autant de tirets que ce mot mystère comportait de lettres. Enfin, il plaça quelques lettres pour aider Bastet à faire des propositions :

Citation :
_ U _ _ R_ _ N

Lorsqu’il eût terminé, Willem retourna la feuille pour que Bastet puisse jeter un œil et commencer à proposer des lettres. Un sourire immense flottait sur ses traits, indiquant qu’il était ravi de pouvoir jouer encore un peu avec elle.

Après quelques minutes, Max avait fini par revenir dans la salle de classe et Willem était toujours vautré sur le tapis, occupé à réfléchir à un mot que Bastet lui proposait de deviner. Il s’était déjà planté sur pas mal de lettres, et il ne lui restait plus beaucoup de tentatives avant que le pendu ne soit entièrement dessiné… Un soupir lui échappa sous le coup de l’effort intellectuel qu’il fournissait, et il leva un instant les yeux pour observer le visage de Bastet, au cas où cela puisse lui fournir un indice quelconque… mais rien ne vint.
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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Re: Une heure plus tard... [Bastet & Max]   Mar 4 Sep - 14:43

Bastet était vraiment de bonne composition et avait quelques fois des réactions beaucoup trop matures pour son âge. On disait toujours des adolescents qu’ils étaient un peu tête en l’air et qu’ils n’avaient aucun sens de l’anticipation, mais la jeune fille démontrait le contraire dans pas mal de situations sans jamais réellement le chercher. Parce qu’au final, s’il y avait des gens assez stupides pour laisser un enfant prendre froid sous la pluie en estimant naïvement que quelqu’un aurait bien l’idée de s’en occuper à leur place, c’était leur problème. La preuve en était, le gardien n’avait pas vu Willem dehors dans la cour, la maîtresse était partie ainsi que tous les autres enseignants… Est-ce que réellement quelqu’un d’autre se serait occupé de Willem si Bastet n’avait pas eu l’idée de le faire ? Pour elle, la réponse était négative.

Pour ce qui était de Max – qui était policier mais sympa, ce qui était un peu inédit pour l’adolescente – elle avait bien compris à quel point il était confus de ne pas avoir pu récupérer son fils à l’heure. Mieux que ça, il l’avait remercié avec sincérité, un peu comme si son petit garçon était la chose la plus précieuse qu’il lui soit donné de posséder… Et plus les minutes passaient, plus Bastet s’imaginaient le père et le fils littéralement inséparables et complices. Oui, ça lui aurait plu à elle d’avoir ce genre de relation avec son père. Mais pour ça, il aurait fallu qu’elle en ait un…

Willem précisa son âge avec un « trois quart » qui fit sourire Bastet. Elle ne se moquait pas de lui mais se trouvait d’étonnantes similitudes avec le petit garçon ; peut-être parce que les enfants accordaient une réelle importance aux quarts d’années qui passaient et qui les rapprochaient un peu plus de l’âge adulte… En tout cas, elle acquiesça pour prendre note de cette précision alors que Max s’excusait d’avoir escamoté l’âge de son jeune fils. Ils étaient vraiment mignons tous les deux.

Mais elle n’eût pas le temps de formuler ses observations à voix haute simplement parce que Max avait émis l’idée de toucher à son matériel de récurage pour nettoyer ses traces de pas. Bien sûr, c’était vraiment gentil de sa part, mais l’adolescente ne pouvait pas le laisser faire ce pour quoi on la payait elle… Ca n’aurait pas été juste du tout, surtout si en plus elle s’amusait avec Willem en regardant Max passer le balai partout. Alors elle essaya de l’en dissuader d’abord en s’accrochant au balai de toutes ses forces et en faisant l’inventaire des arguments sensés convaincre Max de rester tranquille et de ne toucher à rien. Rapidement, elle tomba à cours d’arguments et abattit sa dernière carte en faisant remarquer que manier une serpillère risquait de laisser de belles traces sur l’uniforme de Max… Le sourire qui s’inscrivit sur son visage était suffisant pour faire comprendre à l’adolescente qu’elle avait perdu, mais le policier trouva tout de même le moyen de lui demander si c’était tout ce qu’elle avait en stock comme argument… ce à quoi Bastet acquiesça avant de reprendre la parole :

Je crois que oui… C’est la fin de la journée…

Un sourire acheva cette réponse aussi peu convaincante que l’argument qui l’avait précédée, et Bastet laissa Max s’emparer de la serpillère. L’adolescente rejoignit donc Willem qui – incroyablement – était toujours débordant d’énergie même après une journée de classe et continuait de sautiller partout. Il choisit assez rapidement leur prochain jeu, et Bastet afficha un grand sourire à l’idée de faire un pendu avec le petit garçon. Ca faisait quoi… 5 ans qu’elle n’y avait pas joué faute de temps et également d’amis de son âge ?

Le temps de réfléchir à cette question, Willem avait déjà trouvé des stylos, des feuilles, et avait déjà trouvé un mot à lui faire deviner. Bastet démarra difficilement mais finit par trouver le mot du petit garçon après avoir fait exprès de proposer plein de mauvaises lettres pour ne pas gagner trop facilement. Deux autres parties s’enchaînèrent avant que Max ne revienne dans la classe en expliquant qu’ils fallait juste attendre que tout sèche et qu’ils partiraient ensuite sans faire de traces.
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Max Pierson
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MessageSujet: Re: Une heure plus tard... [Bastet & Max]   Mar 18 Sep - 12:41

Max ne connaissait pas Bastet, il ne l’avait même jamais vu avant ce soir-là. Pourtant, à aucun moment il ne s’inquiéta de la laisser toute seule quelques minutes de plus avec Willem. Ca faisait une heure qu’elle s’en occupait pourquoi s’inquiéter pour quelques minutes supplémentaires. Willem était ce qui était ce qui était le plus important pour lui et il était plus méfiant que confiant avec les gens qu’il ne connaissait pas. Il n’avait fallu qu’une heure – où il n’était pas présent – pour avoir confiance en cette adolescente qui avait fait entrer Willem même si ça ne devait pas être autorisé. Elle l’avait occupé alors que lui n’avait pas été là. Le fait qu’elle ne se soit pas contentée de le mettre dans un coin sans lui accordé la moindre attention avait suffi à convaincre Max. En temps normal – et sans être méchant envers les ados – Max avait tendance à trouver que les « jeunes » avaient des priorités autres que des choses responsable. Et cette gamine, qu’il ne connaissait pas, venait bouleverser ce qu’il pouvait penser des gens de son âge. Déjà, elle était là, à travailler alors que les autres préfèrent être devant leurs consoles ou avec leurs amis. Mais, elle, non, elle travaillait et en plus de ça, elle avait trouvé le moyen de prendre sur son temps de travail pour s’occuper de Willem plutôt que simplement faire ce qu’elle avait à faire pour rentrer le plus rapidement possible. Honnêtement, comment ne pas avoir confiance en laissant son gamin avec ce genre de personne ?

Et puis Willem semblait l’apprécier. Ils étaient encore en train de jouer avec un certain enthousiasme quand Max revint dans la salle de cours en allant s’installer auprès de son fils. Bastet – c’était évident pour Max – faisant semblant de se tromper de lettres pour trouver le mot au dernier moment. Ouais, c’était le genre de fille qui pouvait être la baby-sitter parfaite, il ne manquait plus que trouver son défaut parce qu’elle devait bien en avoir un. L’ambiance dans cette petite salle de cours était plutôt sympa en attendant que le couloir sèche mais s’était sans compter une arrivée imprévue…

- - - - - - - - -

Madame Stewart était déjà en de très mauvaise disposition quand, en rentrant chez elle, elle s’était aperçu qu’elle avait oublié un dossier à l’école. Un dossier qu’elle devait impérativement travailler ce soir, ce qui l’obligea à reprendre sa voiture sous la pluie pour retourner à l’école. Peu aimer des enseignants qu’elle avait embauché, on était en droit de se demander pourquoi elle avait choisi l’éducation. Peut-être les vacances. Le seul avantage c’est qu’en tant que directrice elle n’avait pas vraiment à gérer une classe toute la journée. Elle traversa la cours, en pestant sous la pluie qui avait fini d’achever son brushing ce qui lui donnait étrangement un air de rat mouillé. Restant sous la pluie elle chercha ses clés pendant un petit moment dans son sac et quand, enfin, elle les trouva elle s’aperçu que la porte n’était pas fermée à clefs. Un simple fait qui avait suffi à mettre son seuil de tolérance au plus bas. Elle ne put s’empêcher de se dire qu’elle passerait une soufflante à cette petite écervelée chargé du ménage qui n’était même pas capable de fermer une porte à clefs !

Ne se souciant pas des traces qu’elle pouvait faire sur le sol elle traversa le couloir et entendit des voix et des rires venant d’une des salles de cours. Ah, elle savait bien que cette étudiante était louche, elle savait bien que Bastet squattait ici et qu’elle y amenait des amis. Objectivement elle n’avait jamais rien eu à reprocher à Bastet qui n’avait pas fait d’erreur mais la directrice avait depuis longtemps décidé que tout le monde était à blâmer, il suffisait juste de le prouver. Jusqu’à présent elle n’avait jamais pu prouver que Bastet squattait l’établissement mais, ce soir, elle aurait enfin sa preuve. Alors c’est d’un pas décider et remonter qu’elle se dirigea vers la classe et entra dedans sans le moindre avertissement.

A quoi vous jouez mademo… C’est là qu’elle se rendit compte qu’un policier en uniforme était dans la pièce et son regard s’écarquilla. Mais c’est pire ce que je pensais ! Sans plus d’explication elle posa son regard sur max. Monsieur l’agent, j’ai toujours su qu’elle n’était pas clean mais jamais je ne l’aurais imaginé capable d’enlever un enfant !

C’était évident pour elle. Un enfant était présent, Bastet aussi, et un policier. Quelle autre explication était possible ? Si seulement elle s’occupait un peu plus de son travail, elle aurait pu capter que le policier en question était le père de l’enfant présent mais ça semblait hors de sa portée. Max profita de cette arrivée imprévue pour se lever et vu que la fin de la phrase lui était destinée, autant en profiter pour lui répondre un sourire sur les lèvres parce que, dans le fond, la confusion était amusante. Il ne pensait pas que les choses pouvaient dégénérées vu que Bastet n’avait rien fait de mal.

En fait, Mademoiselle Ishtar à eut la gentillesse de s’occuper de mon fils pendant que mon travail me retenait. J’ai bien peur, qu’en réalité, cette situation soit de ma faute vu que je n’étais pas à l’heure.

Il trouvait que c’était assez mature comme action que cela ne pouvait pas être blâmable. Ca méritait même des excuses envers Bastet qui avait été accusé à tort d’avoir enlevé un garçon ce qui, justement, aurait pu arriver si elle ne l’avait pas pris en charge en l’absence de Max. La directrice posa son regard sévère sur Bastet.

Vous avez fait entrer un élève après les heures d’ouvertures, et sans l’accord d’un membre de cette école. Dois-je vous rappeler votre rôle ici, et les problèmes que pourraient créer ce genre d’attitude ?

Et, à l’appui, elle pouvait avoir un tas d’argument comme le fait que l’école n’était pas couverte s’il s’était passé quoique ce soit. Limite c’était mieux de laisser un enfant sur le bord de la route, au moins si il lui arrivait quelque chose c’était de la faute des parents et non pas de l’école.

C’est une faute grave.

ce qui, généralement, se finissait par un renvoi.
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Une heure plus tard... [Bastet & Max]

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