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 Tutti frutti, woooouh ! ♫♪ [Bastet et Lyra]

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Gabriel Davenportt
Mutant de niveau 2

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Age du personnage : 24 ans
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MessageSujet: Tutti frutti, woooouh ! ♫♪ [Bastet et Lyra]   Lun 19 Mar - 17:36

Gabriel était sorti de l’hôpital depuis quelques semaines, et revoir la lumière du jour lui faisait le plus grand bien. Il fallait dire qu’il n’avait pas vraiment l’habitude de rester clouer à un lit, en encore moins avec une jambe en mauvais état parce qu’un c*nnard avait décidé de lui tirer dessus. C’était une séquelle de ce braquage stupide dans lequel il s’était retrouvé embarqué avec ses amis simplement parce que l’un d’eux – sans doute lui-même, les mauvaises idées étaient assez souvent les siennes – avait trouvé pertinent d’aller demander un prêt pour que le groupe se lance… Et au final, ils avaient eu quoi ? Gabriel et October s’étaient fait tirer dessus, et Jeremy avait été obligé de jouer les infirmiers. Et ils n’avaient pas eu un seul centime.

La principale séquelle de ce braquage hallucinant de violence, ce n’était donc ni la blessure par balle, ni son orgueil blessé, mais bien l’aspect psychologique de cette expérience désagréable. Personne ne pouvait ressortir indemne psychologiquement d’un braquage, pas même un jeune homme ayant eu la veille un rapport prolongé avec sa chère et tendre cocaîne – ou Fée Blanche, pour les intimes. La perspective de perdre ses deux amis en moins d’une seconde s’était combinée à celle de perdre lui-même la vie, ce qui était suffisant pour faire péter les plombs à n’importe qui, encore plus lorsque ce n’importe qui était déjà naturellement instable à cause de ses addictions. Mais au final, Gabriel faisait son possible pour ne rien laisser transparaître de cette angoisse concernant la résurgence d’une telle situation de stress. Seule sa démarche plus lente que d’habitude et ses difficultés à se relever ou à s’asseoir témoignaient qu’il avait du avoir une blessure physique récente… Pour l’aspect psychologique, on pouvait dire qu’il ne présentait pas pire que d’habitude, ce qui en soit était déjà un exploit.

Gabriel avait donc passé la journée à subir divers examens médicaux pour vérifier la bonne cicatrisation de sa blessure et la récupération de ses facultés au niveau de l’équilibre, de la force et de l’endurance. Ca commençait à redevenir bon, et le jeune homme n’était à présent plus obligé d’utiliser tous les ascenseurs possibles pour éviter les escaliers. Seulement, dans la mesure où une bonne nouvelle n’en amenait pas nécessairement une autre, contrairement à ce que les anciens pouvaient dire, Gabriel avait du débourser une petite fortune pour faire réparer sa voiture suite à un gros souci de moteur … Et c’était à peu près à cause de sa voiture qu’il se retrouvait à présent attablé dans un café-restaurant, à attendre un steak-frites qui se faisait grandement désirer – son estomac pouvait en témoigner.

L’endroit n’était ni chic, ni complètement délabré. On ne pouvait même pas lui reconnaître de particularité architecturale si l’on se limitait à son aspect extérieur, mais lorsque l’on entrait c’était une toute autre histoire. C’était le genre de café style 50’s, avec ses serveuses montées sur rollers, son jukebox et ses banquettes ultrakitsch où des amoureux s’enlaçaient à n’importe quelle heure de la journée. Le genre de café où les gens qui voulaient être branchés préféraient ne pas mettre les pieds, mais où seuls les vrais branchés mettaient les pieds avec plaisir pour le simple amour du retro. Et du Rétro, également, parce que c’était le nom de l’établissement. Dans le fond de la salle, Gabriel était installé devant un gigantesque aquarium qui détonnait avec le reste de la décoration mais servait de mur translucide entre les cuisines et la salle où les clients se restauraient. L’idée n’était pas entièrement stupide parce qu’elle permettait d’éviter de donner l’impression aux clients d’être dans une caisse hermétique ; les poissons aux couleurs chatoyantes permettaient à chacun de laisser divaguer son regard en plus de d’apporter un peu de peps à l’ambiance.

En revanche, Gabriel n’était pas spécialement fan de la musique, notamment après avoir écouté un énième morceau d’Elvis. Elvis, était certes un grand artiste intemporel, on ne pouvait pas dire que ses chansons avaient particulièrement bien vieilli, contrairement à celles d’artistes comme les Beatles, pour ne citer qu’eux. Là c’était beaucoup plus que ce que Gabriel pouvait supporter, et il ne manqua pas de le faire savoir à la première serveuse roulante qui passa à portée de main :

S’il vous plaît… Est-ce que vous pourriez changer de vinyl ? Ca devient assez insupportable à la longue…

Sourire charmant à l’appui, Gabriel ne doutait pas que la jeune femme accèderait à sa demande. Pas parce qu’il était charmant, mais bien parce qu’il s’était montré poli malgré des cheveux coiffés de manière à défier avec insolence les lois de l’apesanteur.
Quelques minutes plus tard, une chanson non interprétée par Elvis commençait et Gabriel ne pu s’empêcher de retenir un long soupir de soulagement. Il ne restait plus que le problème de son repas…

S’il vous plaît…

Cette fois, on prit bien soin d’éviter sa table. Gabriel se réadossa contre sa banquette, considérant la salle remplie d’autres clients qui avaient également l’air prêts à tuer pour avoir leur repas avant les gens des tables voisines. Un coup d’œil à l’énorme pendule murale lui permit de constater qu’il était 12h30, la pire heure qui soit lorsque l’on souhaitait manger rapidement…


(Les filles, s’il y a un problème n’hésitez pas à me le dire et j’éditerais ^^)
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Lyra Webster
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Profession : Artiste, enseignante de dessin et d'arts plastiques à l'université.
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MessageSujet: Re: Tutti frutti, woooouh ! ♫♪ [Bastet et Lyra]   Mar 20 Mar - 21:54

Il n'était pas dans les habitudes de Lyra de manger seule au restaurant, car elle se hâtait généralement de manger pour repartir au plus vite, sans doute par gêne d'être assise toute seule à une table. Un repas au restaurant était pour elle un moment convivial à partager avec quelqu'un, histoire de manger tranquillement, de casser un peu la routine du quotidien et d'avaler autre chose que des pâtes et du thon en boîte. Mais aujourd'hui, elle avait fait fi à ses habitudes même si ce n'était pas avec la plus grande joie. Simplement, elle avait passé beaucoup de temps à l'université ces derniers jours, que ce soit dans la salle des enseignants ou dans l'une de ses salles de classes, car elle avait pas mal de travaux à corriger, des travaux autant écrits que pratiques. Vu que cela lui prenait pas mal de temps, elle restait souvent un peu plus longtemps le soir ou à sa pause de midi pour préparer ses cours du lendemain ou de la semaine suivante. Elle se contentait donc souvent d'un sandwich à midi, ou même le soir, ce dont elle avait fini par se lasser, ne rêvant que d'une grosse salade ou d'un beau morceau de viande.

Ce matin-là, elle ne donnait cours que l'après-midi et avait par conséquent profité de sa matinée de libre pour régler quelques affaires en ville. Des broutilles, des factures à payer, passer dans une épicerie pour quelques rapides emplettes et dans un petit magasin d'antiquité dans le Midtown West. C'est là, aux alentours de midi, qu'elle tomba sur un petit resto à l'ambiance très fifties et qu'elle se décida à prendre une table suite aux protestations de son organe digestif, un petit estomac qui avait un certain don pour se faire entendre. En fait, elle se fichait pas mal de l'ambiance. Elle avait une telle aversion pour les sandwiches au jambon en ce moment que lorsqu'elle avait vu "salade César géante" sur la carte, elle y était entrée sans hésiter. La serveuse qui l'accueillit lui indiqua une petite table dans un coin, près d'un grand aquarium dans lequel évoluaient des poissons exotiques aux couleurs vives et chatoyantes.
La présence d'un aquarium à une telle proximité ne l'inquiéta pas plus que ça, Lyra n'avait aucune raison de s'énerver et le mouvement fluide et doux des petites bêtes évoluant dans l'eau claire était réellement apaisant. Et de toute façon, à son niveau, elle était incapable de mobiliser une telle quantité d'eau, elle qui était tout juste capable de faire bouillir une petite casserole d'eau, même avec toute la force de sa volonté.... Mais bien sûr, il n'y avait aucune raison pour qu'elle ait besoin d'user de son don ici, n'est-ce pas ?

Lyra avait beau en être convaincue, ce n'était sans compter l'affluence continue de clients dans la salle et les serveuses de plus en plus débordées. Elle avait passé un bon moment à regarder d'un air rêveur les poissons nager dans leur immense aquarium depuis qu'elle avait commandé sa salade voilà un peu moins d'une demie-heure. Et dire qu'elle devait être à l'université d'ici quarante-cinq minutes... Il lui faudrait manger et payer l'addition en moins de quinze et filer jusqu'à l'université, ce qui serait un miracle si elle y parvenait avant la reprise des cours de l'après-midi. S'impatientant sans oser jouer les clientes enquiquineuses, elle entendit alors son portable sonner dans son sac.

- Lyra, c'est Andy, dit alors la voix de l'un de ses collègues au bout du fil, enseignant d'histoire de l'art. Dis-moi, tu as bien les deuxièmes, cet après-midi ? Parce que Steven avait un test à repasser à midi et...

- Il sera aussi en retard que moi, c'est ça ? répondit-elle. Écoute, je suis dans le Midtown West, j'ai eu l'excellente idée de me faire un resto dans ce quartier absolument surpeuplé et ça fait une demie-heure que j'attends une malheureuse salade...

Elle discuta encore avec son collègue durant quelques instants d'un ton léger, puis elle rangea le mobile dans son sac à main dès qu'elle eut raccroché. Son regard croisa rapidement celui d'un jeune homme brun, assis à une table voisine, et qui venait de demander à l'une des serveuses s'il était possible de changer de vinyle. Elvis, c'était très sympa, mais c'était comme tout : soûlant au bout d'un moment. Elle eut un léger sourire pour son voisin de table, puis détourna le regard en soupirant, ses doigts pianotant d'impatience sur la nappe de la table au rythme de la nouvelle chanson que passait le jukebox. Elle allait forcément arriver en retard, si cela continuait à ce rythme-là. Cela lui apprendrait à vouloir s'autoriser des petites folies de ce genre (et ce n'était pas peu dire quand on savait qu'elle était pas loin de vivre comme une nonne, ce qui était triste à constater !). Elle était si casanière qu'il était rare qu'il prenne ainsi l'envie de se faire un resto toute seule, et voilà que le seul jour où ça la prenait, elle risquer d'arriver en retard au boulot. Un cours pratique d'arts plastique, en plus. Même si elle appelait le secrétariat pour prévenir son retard, pas sûr qu'ils dégotent quelqu'un pour s'occuper des étudiants jusqu'à son arrivée... Les projets avançaient bien mais ils avaient besoin de chaque leçon, et si elle se mettait à arriver en retard, ils seraient forcément pénalisés.

Alors qu'elle s'inquiétait de l'itinéraire qu'elle prendrait après avoir terminé sa salade, elle perçut la voix du jeune homme s'élever à nouveau à côté d'elle, dans l'espoir d'arrêter une serveuse qui n'avait pas l'air de vouloir le regarder. Sans doute était-il également pressé pour retourner au travail. C'était parfaitement compréhensible que les cuistots et les serveuses soient débordés à une telle heure d'affluence - ce n'étaient pas des machines, hein - mais la plupart des clients avaient un emploi et pas forcément un temps de pause extravagant. Bon, là c'était bien gentil de vouloir être patiente et aimable, mais il y avait aussi des limites.

- Excusez-moi, mademoiselle, lança-t-elle à l'une des serveuses, une jeune fille en âge d'être parmi les étudiants auxquels elle enseignait, d'un ton parfaitement poli. J'espère vraiment ne pas faire partie des clients désagréables et ronchons, et je sais que vous êtes débordée, mais je donne un cours à l'université dans moins d'une heure, et à ce rythme il y a des chances pour que j'aie au moins vingt minutes de retard. Savez-vous quand nous pourrons être servis ?

Elle avait inclus son voisin de table sans y prendre garde, car elle avait remarqué qu'il était arrivé pratiquement en même temps qu'elle et attendait depuis tout aussi longtemps. Lyra avait toujours été soucieuse de ne jamais donner l'occasion aux autres de s'énerver contre elle, mais après tout, elle était dans son droit de faire une remarque. Surtout pour une pauvre salade.


(Wala, j'espère que ça ira aussi. Je ferai glouglou un peu plus tard, on va pas entrer en matière de suite, hihi ^^)
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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Re: Tutti frutti, woooouh ! ♫♪ [Bastet et Lyra]   Mer 21 Mar - 21:35

(Pareil que Lyra: en cas de problème, faîtes-moi signe !)

Bastet avait finalement réussi à décrocher un énième job minable, un peu comme si sa vie n’était qu’une succession d’écumage de quartiers bizarres, de périodes d’essai, et de pertes de job pas toujours pour des motifs évidents… C’était plus ou moins ce qui l’avait poussée à persévérer sur une paire de patins à roulettes beaucoup trop grands pour elle, jusqu’à ce qu’elle parvienne à se déplacer sur ces engins de malheur. Et elle s’était vautrée, vautrée, et encore vautrée pour y parvenir, si bien que ses coudes autant que ses genoux avaient payé un tribut en peau assez important pour être signalé. D’ailleurs quelques croûtes témoignaient encore des divers tests de freinage de l’adolescente qui s’étaient beaucoup trop souvent soldés par des arrêts à vif impliquant ses articulations– d’où les croûtes, en fait.

Son nouveau job était malgré tout sympa, parce que contrairement à tous les autres, il lui permettait d’être en contact avec des clients au lieu de la laisser faire la vaisselle à la cave avec des clandestins chinois qui ne parlaient pas un mot d’anglais ou même d’arabe. Second point positif : la paie n’était pas trop mauvaise, ce qui lui avait permis de se dispenser de continuer à travailler dans le bar sordide où elle était mal payée et entourée de pervers en tous genre.
En fait, la seule chose vraiment insupportable dans ce job, c’était les roulettes…

C’était l’heure de pointe, comme tous les midis, et Bastet faisait son possible pour servir les clients de toutes les tables dont elle avait la charge pour ce service. Deux autres serveuses faisaient de même, à la différence près qu’elles maîtrisaient mieux le freinage et qu’elles perdaient beaucoup moins l’équilibre que l’adolescente débutante dans le métier. Cela ne faisait que deux jours que Bastet travaillait sur ces engins de malheur et elle n’avait pas eu besoin d’une période d’adaptation pour les détester. C’était même venu assez spontanément en fait, un peu comme quand on se prend le bec avec un client et que l’on conclue ensuite dans son coin que de toute manière, on l’avait détesté au premier regard… Bin là, c’était pareil avec les patins à roulette qu’on lui avait filé. C’était donc l’heure de pointe, et Bastet comme à son habitude peinait à empiler les assiettes sur ses bras comme le faisaient pourtant ses deux collègues, si bien que là où ces dernières faisaient un voyage unique pour servir une table de six personnes, Bastet en faisait au minimum trois quand elle se sentait en confiance, et quatre lorsque vraiment elle était à la ramasse. De là venait un certain retard dans le service, malgré tous ses efforts… mais pas seulement.

En cuisine, le chef hurlait sur ses assistants et secouait les mains avec passion pour illustrer ses propos : quelqu’un n’avait pas commandé suffisamment de steak hachés, du coup il n’y avait plus aucune possibilité de servir de hamburgers aux clients… comble quand on savait que c’était le plat le plus commandé dans ce restaurant ! Accoudée au comptoir du passe-plat, Bastet attendait une légère accalmie côté cuisine pour déposer la commande d’une cliente qui avait opté pour une salade. Théoriquement, elle aurait été sensée être servie rapidement dans la mesure où la pénurie de steaks ne concernait aucunement les salades, mais c’était sans compter sur le mauvais caractère du chef qui non content d’avoir insulté la moitié des employés venait de sortir fumer une clope pour se calmer…

Bastet tâcha de mettre ce temps à profit pour faire le tour des tables et essayer de faire patienter quelques clients, et comme de bien entendu, c’est à elle que les gens choisirent de s’en prendre. Il n’y avait plus de steaks et elle n’avait pas encore l’autorisation de le dire, au cas où le patron parvienne à se dépanner dans les cuisines de son autre restaurant situé 4 pâtés de maison plus loin, alors ses excuses n’avaient convaincu personne et avaient peut-être même contribué à énerver certains clients pressés… Melinda, une grande brune roula jusqu’à Bastet avec une grâce indescriptible – et irritante – et lui adressa un sourire encourageant :

T’inquiète. Dès que leurs assiettes seront pleines, ils arrêteront de t'aggresser…
En attendant, faut juste sourire et se taire, c’est ça ?
C’est bien, t’apprends vite, gamine !

Melinda lui avait affectueusement touché l’épaule avant de s’éloigner avec toujours autant d’aisance, pendant que Bastet roulait pitoyablement en direction des cuisines pour voir s’il y avait du nouveau. En chemin, elle tomba en embuscade en passant près d’un client qui la suppliait presque de changer la musique, et elle ne mit pas longtemps à reconnaître le grand type qui s’était trouvé avec elle pendant le casse de la banque. Malgré les mauvais souvenirs que cette rencontre faisait remonter, Bastet lui sourit aussi aimablement que possible :

Je vais voir ce que je peux faire !

Bastet poursuivit son chemin puis se dirigea vers le jukebox. Un coup de hanche plus tard, le problème semblait réglé, et Bastet s’en retournait au passe-plats pour voir comment les choses avaient évolué depuis tout à l’heure, oubliant qu’il restait encore quelques tables où elle n’était pas passée pour expliquer le problème à coup d’excuses pas convaincantes.

Ca gueulait toujours en cuisine, et Bastet n’osa toujours pas interrompre le chef Vitellio de peur de s’attirer toutes les remontrances. Dans sa main se trouvait toujours le petit papier sur lequel elle avait noté la commande de Lyra, ce qui attestait du fait qu’elle ne l’avait pas oubliée, mais juste que la situation n’était pas suffisamment favorable pour que Bastet insiste lourdement afin de passer la commande… Un coup d’œil en direction de la salle lui permit de constater que les clients n’entendaient heureusement pas les cris grâce à la musique ambiante, mais elle prit également conscience – très tardivement, certes – du fait qu’il fallait que quelqu’un essaie de calmer le chef pour qu’il reprenne la coordination de la préparation des plats au lieu de hurler non-stop. Bastet s’avança timidement vers le passe-plats :

Chef, il faudrait que…

Et là bien entendu, Bastet en prit pour son grade parce qu’avec ses 2 jours d’ancienneté, elle avait cru pouvoir donner des ordres à un chef qui était là depuis plus de 15 ans. L’adolescente fit son possible pour ne pas bouder trop ostensiblement et encaissa les hurlements ainsi que les remarques sur les assiettes qu’elle n’avait pas arrêté de laisser tomber depuis qu’elle était arrivée… et la responsabilité de la pénurie de steaks lui retomba dessus, comme si elle s’était tellement vautrée pendant 5 services qu’elle avait à elle seule liquidée l’intégralité du stock de viande. Avec mauvaise humeur, Bastet déposa la commande de Lyra sur le comptoir et manqua de se vautrer en faisant demi-tour avec raideur pour retourner en salle, démontrant clairement qu’elle n’était pas encore suffisamment à l’aise sur ses roulettes pour se permettre des figures de style. Sur sa trajectoire pour aller expliquer à un groupe d’étudiants pourquoi leur repas se faisait désirer, elle fut interpelée par une autre cliente et eût une certaine difficulté à s’arrêter et à tourner en même temps. Ce fut la table de Lyra qui se chargea d’immobiliser Bastet, et l’adolescente se massa la cuisse à travers son jean en grimaçant de douleur avant de lui adresser un sourire poli.

Oui, madame ? – Progressivement, le sourire de Bastet perdait un peu d’éclat, témoignant d’un certain malaise. – Je suis vraiment désolée pour le retard qui est un peu généralisé, en fait, et euh… La salade géante, c’est ça ? – Bastet tâcha de prendre un air professionnel à peu près crédible. – Le chef s’en occupe et je vous l’amène dès qu’elle sera prête…

Ou dès que cette tête de lard se remettrait au boulot au lieu de hurler comme un putois. Mais ça, Bastet n’avait pas le droit de le dire aux clients, surtout si elle voulait conserver sa place… A travers la vitre de l’aquarium, on pouvait pourtant clairement voir que le chef était dans tous ses états et déversait son trop plein d’émotions sur son équipe entière. Celui qui avait eu l’idée de mettre un aquarium donnant sur les cuisines n’avait sans doute jamais du travailler avec Vitellio…
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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Tutti frutti, woooouh ! ♫♪ [Bastet et Lyra]   Ven 23 Mar - 12:43

Au bord de l’agonie auditive, Gabriel avait alpagué la première serveuse qui s’était présentée, sans réellement remarquer d’une part qu’il l’avait déjà rencontrée dans des circonstances pas vraiment joyeuses, et d’autre part qu’elle n’était pas vraiment à l’aise sur ses patins à roulettes. S’il avait pu la reconnaître – ce qui n’était pas possible parce que Gabriel avait généreusement consommé de la cocaïne la veille de la prise d’otages – il aurait sans doute essayé d’engager maladroitement la conversation pour voir si elle s’en était mieux remise que lui, ou même tout simplement pour faire connaissance. S’il avait pu remarquer son manque d’aisance sur roulettes, il était également certain que Gabriel aurait consenti à souffrir encore quelques secondes et aurait plutôt fait signe à la grande brune qui semblait tout droit sortie d’une compétition de roller tant elle semblait à l’aise… Mais comme ce n’était pas le cas, Gabriel avait préféré sauver ses oreilles de musicien en faisant part de son problème à la première employée venue. La jeune fille lui adressa un sourire poli et promit de faire son possible – une nouvelle réjouissante, à la seule condition qu’elle fasse son possible plus vite qu’une autre serveuse n’avait promis de lui apporter à manger !

Gabriel la remercia, priant pour que le supplice cesse et que sa bouffe arrive rapidement. Son estomac protesta d’ailleurs bruyamment à l’idée de devoir attendre pendant une durée encore indéterminée, et le mutant regarda rapidement autour de lui en craignant que ses voisins immédiats n’aient entendu son organe se plaindre. C’est à ce moment qu’il remarqua sa voisine blonde, en pleine conversation téléphonique. Gabriel esquissa un léger sourire en constatant qu’elle était également dans l’attente de son plat, avant de finalement s’accouder à sa propre table en affichant une mine complètement désespérée, un peu comme s’il était sur le point de mourir de faim dans la minute qui suivrait.

Le regard de Gabriel erra longuement sur la carte encore dépliée sous ses coudes, alors qu’il commençait à se demander s’il serait encore capable de se souvenir de ce qu’il avait commandé une éternité plus tôt. Au bord de l’hypoglycémie, Gabriel porta son attention sur les poissons qui s’agitaient dans l’aquarium sur sa gauche, suivant des yeux les figures et pointes de vitesse d’un poisson orange qui semblait nettement plus vif que les autres… Un poisson qui l’amena à prêter attention à ce qu’il se passait en cuisine, où un gros bonhomme avait l’air d’en vouloir à tout le monde et gesticulait dans tous les sens. Levant les yeux au ciel, Gabriel s’accouda de nouveau – bruyamment cette fois – à sa table, laissant une remarque lui échapper…

On est vraiment pas prêts de manger… !

Gabriel avait en général pas mal de chance pour s’attabler dans les restaurants les moins fréquentés et réussir à manger rapidement pendant les heures de pointe. Là, ce n’était pas le nombre de clients qui posait problème puisque beaucoup de tables étaient encore libres… mais alors quel était le problème avec ce restaurant ? Pourquoi est-ce qu’il attendait son plat depuis si longtemps ? L’idée de poser la question à une serveuse germa dans son esprit, mais malheureusement la jeune femme fit comme si elle ne l’avait pas vu. Gabriel inspecta ses mains, se demandant s’il n’avait pas emprunté le pouvoir d’un mutant doué d’invisibilité installé à proximité, mais il n’y avait rien de suspect de ce côté-là… ce qui laissait donc clairement comprendre que les serveuses avaient connaissance d’un problème.

Ce fut sa voisine qui après avoir terminé sa conversation téléphonique interpela avec succès une serveuse qui peina à s’arrêter par ses propres moyens. La jeune femme fut très polie malgré une impatience qui ne faisait pas de doute, et en l’entendant parler pour lui également, Gabriel se permit d’acquiescer avec conviction, pendant que son estomac protestait. Bastet assura qu’elle amènerait sa commande dès que possible, alors que Gabriel ajoutait un « J’ai eu le temps d’oublier ce que j’avais commandé, mais il me semble que c’était un hamburger-frites » peu avant que la serveuse ne s’en aille rouler plus loin. Gabriel se tourna un peu plus vers sa voisine, un sourire aux lèvres, et désigna la cuisine de l’autre côté de l’aquarium :

Là, c’est le moment où ils tirent à la courte-paille pour décider duquel ira tuer un bœuf pour faire les steaks…
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Lyra Webster
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MessageSujet: Re: Tutti frutti, woooouh ! ♫♪ [Bastet et Lyra]   Mer 28 Mar - 18:58

Plus les minutes passaient et plus Lyra se demandait si elle n'arriverait jamais à l'heure. Elle se savait déjà assez à cheval sur les principes, détestant arriver ne serait-ce que cinq minutes en retard, mais ce n'était rien comparé au doyen du département des arts de l'université. Celui-là avait la carrure parfaite pour enseigner les maths. Un véritable rabat-joie qui pinaillait sur le moindre petit détail et intransigeant sur la ponctualité. Si elle avait le malheur d'arriver à la bourre, elle aurait des ennuis en plus de l'heure qu'elle passerait à se faire enguirlander dans son bureau. Il fallait vraiment qu'elle prévienne le secrétariat, histoire de quand voir s'ils pouvaient refourguer un remplaçant au moins pour la première heure de cours. Même cela pouvait arriver à tout le monde d'être en retard à cause d'un élément imprévu sur lequel on n'avait aucune prise - typiquement un bouchon ou dans ce cas, un retard dans le service d'un restaurant.
De plus en plus agacée, Lyra finit par ressortir son téléphone portable et composa le numéro du service de remplacement, se rappelant que les secrétaires devaient également être en pause. Mais personne ne décrocha.

- Bande de fainéants, maugréa-t-elle dans sa barbe, posant son cellulaire à côté de son verre.

Passant une main dans ses cheveux, elle releva les yeux sur la salle, dans laquelle régnait une agitation toujours aussi intense. Les serveuses allaient et venaient constamment, perchées sur leurs rollers. Elle remarqua que la pauvre serveuse qu'elle avait hélé se massait la jambe lorsqu'elle vint lui expliquer que le retard s'était également aux cuisines. Donc Lyra en déduit que la jeune femme ne pouvait pas y faire grand chose.Elle pouvait donc toujours rêver d'avoir sa salade dans les dix minutes à venir. Nouveau cran sur l'échelle de la frustration. Elle ne pouvait quand même pas se lever et partir en claquant la porte, vu qu'elle avait déjà commandé, même si l'idée était tentante et parfaitement légitime.

- Ne vous en faites pas, ce n'est pas de votre faute, finit-elle par soupirer, se massant légèrement la tempe gauche en sentant la migraine débouler dans sa boîte crânienne comme un cheval au galop. Lehmann va me tuer...

Cette dernière réflexion était plus pour elle-même que pour la serveuse, mais au point où elle en était... Et l'ambiance avait l'air tout aussi électrique en cuisine, comme elle put le constater à travers les vitres de l'aquarium, lorsqu'elle voulut à niveau admirer les délicates créatures. Quelle idée de laisser la cuisine à la vue des clients, surtout pour voir le chef s'égosiller sur ses subalternes ! Son voisin de table les avait également vus et fit une remarque à laquelle Lyra ne put s'empêcher de rire. Effectivement, ils semblaient tous à deux doigts de s'étriper.

- J'espère simplement qu'ils ne vont pas s'entretuer, ce grand type n'est pas loin de les transformer en chair à saucisse...

Un œil vaguement fixé sur celui qui semblait être le chef cuistot, Lyra reprit d'une main distraite son portable qui s'était remis à sonner à nouveau. La voix du doyen lui explosa presque à l'oreille, lui déversant un flot de reproches et de menaces parfaitement injustifiés, ayant entendu Andy répéter à un autre collègue que Lyra serait peut-être en retard pour la reprise des cours. La jeune Anglaise tenta maladroitement de lui faire entendre qu'elle était bloquée au restaurant et que la moindre des politesse ne lui permettait pas de partir comme une voleuse, mais le vieil enseignant aigri et borné ne voulut rien savoir.

- Vous avez intérêt à être dans votre salle de classe à l'heure, si vous tenez à garder votre poste, Mlle Webster.

- Mais, voyons, je...

La communication fut coupée. Sans avoir pu placer en placer une. Excédée et le cerveau écrasé par un terrible mal de crâne, Lyra se sentit bouillonner intérieurement par une telle injustice. Ce n'était quand même pas de sa faute si c'était le bordel en cuisine et que ces maudits cuisiniers n'étaient pas fichus de lui servir trois malheureuses feuilles de salade ! D'ailleurs, ne pouvaient-ils donc pas cesser leur ridicule dispute et se remettre au travail ?!! N'avaient-ils donc rien de mieux à faire que de se hurler dessus alors que bon nombre de clients s'impatientaient et risquaient de perdre leur job à cause d'un supérieur étriqué d'esprit et borné ? Et pourquoi faisait-il aussi chaud, tout à coup ?

Lyra tourna alors la tête, prête à s'empoter contre quelqu'un, vers la source de chaleur. Horreur. L'eau de l'aquarium cuisait à gros bouillons, un filet de vapeur s'échappant légèrement de l'ouverture supérieure du bac. Et à l'intérieur, les poissons devenus presque invisibles, dissimulés par les bulles créées par la hausse soudaine de la température de l'eau... Morte de peur et de honte, le nez lui arrivant pratiquement à la hauteur des genoux, Lyra repensa à ce qui lui avait dit Saé il y a une dizaine de jours, lors de leur entraînement dans le complexe sportif. Peu à peu, elle évacua la colère et l'eau de l'aquarium retrouva son calme initial, continuant néanmoins à fumer. Mais les poissons n'y avaient pas résister, flottants tous à la surface, cuits à point. Une véritable hécatombe. Bah, au moins si quelqu'un avait commandé du poisson...
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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Re: Tutti frutti, woooouh ! ♫♪ [Bastet et Lyra]   Sam 31 Mar - 15:00

Il n’y avait rien de vraiment très poli à esquiver un client, mais c’était d’autant plus compréhensible que les serveuses étaient sans doute un peu trop sollicitées depuis que le chef avait décidé de péter les plombs en cuisine… Malheureusement, Bastet était à trop novice sur ses patins pour espérer égaler ses collègues dans cet exercice, et comme si le fait de prendre des virages serrés sur ses patins ne suffisait pas, elle était également beaucoup trop honnête pour réussir à ignorer qui que ce soit sans s’en vouloir alors qu’on la payait justement pour s’occuper des clients. Du coup, Bastet n’avait rien fait pour éviter Lyra et son voisin familier ; la seule chose qu’elle aurait en revanche du éviter étant la table qu’elle avait heurtée…

Bastet était toujours la première à se faire agresser par les clients pour des oublis dans les commandes, de la salade alors que la personne n’en voulait pas, ou un verre un peu trop plein qui inondait une table, mais Lyra se montra incroyablement compréhensive en assurant même que le retard n’était pas de son fait. Malgré le soupir qui avait accompagné cette déclaration, Bastet ne pu s’empêcher de se sentir soulager de ne pas – encore une fois – payer pour la lenteur ou les petites manies des autres employés… La jeune femme dit ensuite autre chose mais Bastet n’y prit pas garde, trop occupée à essayer de retrouver dans son carnet la trace de la commande de Gabriel qu’elle avait sans doute donné il y avait un petit moment. Un sourire un peu crispé fut adressé aux deux clients avant que Bastet n’assure apporter rapidement les plats commandés, mais dans sa main droite se trouvait la preuve incontestée du fait qu’elle avait encore oublié de donner une commande en cuisine… Et pourtant, Gabriel était attablé depuis un moment !

Roulant aussi vite qu’elle le pouvait – donc à la vitesse d’un escargot, comparé aux autres serveuses – Bastet tenta de réparer son erreur en glissant la petite feuille dans le tas des commandes en attente. Ce qui était logique pour elle, c’était que Gabriel mange avant tous ceux qui avaient commandé après lui, même si elle avait oublié de donner sa commande en cuisine. Seulement ça ne serait pas possible parce que visiblement le problème de steak haché n’avait toujours pas été résolu… Il restait encore trois autres tables dont Bastet avait la charge, et elle tenta de faire son possible pour ceux qui n’avaient pas eu la malchance de commander un plat à base de viande :

J’ai deux carpaccio de bœuf, une brochette de poulet et une salade géante en attente… - Bastet sourit au commis qui se faufila jusqu’à elle en s’assurant que le chef Vitellio ne le voyait pas faire. – Les clients attendent depuis près d’une demi-heure… Est-ce que tu pourrais t’en occuper ?

Le commis acquiesça tout en jetant des regards craintifs en direction du chef qui régnait d’une poigne de fer sur sa cuisine. Bastet eût une pensée compatissante pour lui parce qu’il ne parviendrait sans doute pas à préparer deux plats dans le plus grand secret, mais au pire il se ferait juste un peu crier dessus… C’était ça ou les clients finissaient par claquer la porte pour aller ailleurs, et si par malheur ça devait arriver, c’était autant de chances en moins de toucher un pourboire. Alors ils allaient se sortir les mains des poches en cuisine !

C’est en revenant en salle pour apporter un soda à une table où une vieille femme était installée avec de jeunes enfants que Bastet retrouva un semblant de sourire. L’atmosphère s’était très légèrement réchauffée dans le restaurant, faisant ainsi naître quelques rougeurs sur sa peau. Le petit garçon fut ravi d’obtenir un verre de soda et le vida d’un trait, sous le regard réprobateur de sa grand-mère. Sa grande sœur fut plus modérée lorsque Bastet lui tendit la bouteille de verre décapsulée. Pour la grand-mère, ce fut plus compliqué parce que la bouteille de jus de tomate semblait ne pas être prévue pour être ouverte par une personne n’ayant jamais fait d’haltérophilie, alors l’adolescente galéra pendant un moment sous les rires des enfants.

Oh regarde mamie les passons !

Le bras du petit garçon âgé à peine de 4 ans s’était tendu en direction de l’aquarium, alors que le sourire de Bastet s’étirait. Elle adorait les jeunes enfants et aurait d’ailleurs bien voulu pouvoir travailler à leur contact si elle avait eu quelques années en plus et des diplômes…

Tu as vu toutes les couleurs ?
Oui ! Comme un narkenssiel ! Ya du... du rouze, du bleu... du zaune... !

La grand-mère adressa un sourire bienveillant à Bastet puis passa la commande, incluant bien entendu le traditionnel hamburger-frites pour les enfants. L’adolescente ne pu s’empêcher de grimacer légèrement :

Il y a beaucoup d’attente pour ce plat… Si vous êtes relativement pressée…
Il n’y a rien d’autre pour les enfants ?

Grand moment de solitude. Bastet fut contrainte de prendre la carte pour y jeter un œil.

Je suis nouvelle, j’ai encore des choses à apprendre ! – Sourire stupide à l’appui, Bastet plongea le nez dans l’examen de la carte. – Nous avons des hot-dogs. Ca plaît beaucoup aux enfants en général…
Moi j’veux des f’iiiiites, mamie !
Oui jean, tu auras des frites.
Des F’ITES, mamie !
Frites.
Nan, des F’ITES ! DES F’ITES, DES F’ITES !

Une ambiance de cantine scolaire s’installa dans le restaurant lorsque le petit Jean commença à taper sur la table avec ses poings pour battre les mesure de son chant à la gloire des frites. Pendant ce temps, sa grand-mère mourrait de honte.

On va prendre des hot-dogs. Et par pitié, n’oubliez pas les frites mademoiselle… !
DES F’ITES, DES F’ITES ! DES F’ITES, DES F’ITES ! DES F’ITES, DES F’ITES ! …

Bastet s’éloigna de la table qui venait s’ajouter à la longue liste de celles qu’elle gérait déjà et porta directement la commande en cuisine. Le commis lui mit sur son plateau les carpaccios de bœuf :

N’oublie pas la salade…
Ca va pas être possible, c’est déjà trop chargé là…

Bastet fit donc deux voyages pour nourrir le couple adepte de viande crue marinée, et encore un pour apporter sa salade à Lyra. Un sourire triomphal aux lèvres après avoir réussi à s’arrêter, elle déposa l’immense salade devant la cliente avant de rester figée devant le spectacle que lui offrait l’aquarium…

Mais où sont les poissons… ?

Bastet était vraiment à des lieues de se douter de ce qu’il s’était réellement passé avec l’aquarium, principalement parce qu’elle ne s’imaginait pas qu’il puisse exister suffisamment de mutants pour qu’elle en croise bien plus que ce qu’elle pouvait imaginer. Avec un sourire immense, elle posa son regard sur Lyra, puis sur Gabriel :

Vous aviez tellement faim que vous les avez mangés, c'est ça ? ^^

Ca se faisait dans certains restaurants japonais où le client commençait par pêcher ses futurs sushis… Mais plus sérieusement, Bastet n’avait vraiment aucune idée de ce qu’il y avait pu y avoir avec l’aquarium… jusqu’à ce qu’elle lève les yeux vers le haut et qu’elle n’aperçoive la brume qui s’en échappait et les cadavres des poissons qui flottaient à la surface et qui avaient tous perdu leurs jolies couleurs.

Le patron va piquer une super crise quand il verra ça…

Ca lui avait échappé sans même qu’elle ne s’en rende compte. Quelqu’un avait visiblement mal réglé le thermostat qui gérait la température de l’eau, et ça avait tué les poissons. C’était une catastrophe !
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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Tutti frutti, woooouh ! ♫♪ [Bastet et Lyra]   Jeu 5 Avr - 11:07

Gabriel étant arrivé depuis un bon moment aurait pu se permettre de commencer à se montrer désagréable. Seulement cela ne faisait pas partie de son tempérament. Et également il n’était pas certain que le fait de hurler sur la première serveuse qui passerait aiderait à faire venir son repas plus vite… C’est sans doute la conclusion à laquelle arriva sa voisine, puisqu’elle resta incroyablement calme. La serveuse blonde s’était éloignée sur ses patins, prenant le chemin de ce qui devait être la cuisine. Gabriel et son ventre vide espérèrent qu’elle trouverait une solution qui ne serait pas synonyme d’encore une plombe d’attente, parce que là forcément il finirait par attraper sa veste et par aller voir ailleurs si on pouvait se nourrir en moins d’une heure…

Pour détendre sa voisine de tablée qu’il sentait un peu tendue, Gabriel avait tenté la carte de l’humour. Il avait compris d’après la précédente conversation téléphonique que Lyra avait des impératifs professionnels, et qu’elle serait plus que probablement en retard, et cela aurait naturellement justifié une protestation assez virulente. Lui n’était attendu nulle part, et cela lui permettait de rester relativement zen. Lyra avait orienté son regard de manière à voir ce dont Gabriel avait voulu parler, et elle formula un souhait à voix haute, ajoutant assez rapidement une comparaison entre les commis et de la future chair à saucisse. L’estomac de Gabriel gronda.

Le mauvais caractère des cuisiniers n’est pas vraiment une légende urbaine, au final… Je ne sais pas s’ils survivront à ce service, à cette allure-là !

Gabriel s’accouda de nouveau avec nonchalance sur sa table, tandis que Lyra passait un autre coup de fil. Cette fois, cela sembla nettement moins bien se passer que tout à l’heure. Un enfant tenta ensuite de mettre un peu d’ambiance sous le regard réprobateur d’une vieille dame – sa nourrice ou sa grand-mère, plus probablement. Une vague histoire de frites apparemment ; frites qui le ramenèrent à sa faim et à son estomac désespérément vide…

Il y eut ensuite une espèce ce vague de chaleur qui fit instantanément regretter à Gabriel d’avoir superposé deux tee-shirts, comme il en avait l’habitude depuis quelques années. Peut-être que c’était un signe indiquant qu’en cuisine on s’était remis au travail et que les friteuses avaient repris du service ! A moins que cela ne soit les prémisses d’un évanouissement du au manque de sucre dans le sang… Gabriel opta pour cette solution et ferma les yeux un instant, espérant ainsi chasser cette impression de bouillir de l’intérieur. Mais malheureusement, le fait de fermer les yeux ne changea pas grand-chose au véritable problème, et Gabriel remarqua un peu tardivement que l’aquarium à sa droite bouillonnait… Incrédule, il resta un long moment à fixer l’aquarium, comme si cela pouvait lui apporter un début d’explication sur ce qu’il se passait à l’intérieur. Les poissons commencèrent à remonter vers la surface, et Gabriel les suivit des yeux pendant quelques secondes, avant de passer une main tremblante devant ses yeux. Le manque de forces engendré par le manque de nourriture dans son organisme pouvait très logiquement lui avait fait perdre le peu de contrôle qu’il avait de son pouvoir. Et lorsqu’il perdait le contrôle de son pouvoir, Gabriel avait tendance à utiliser le pouvoir du premier mutant qui passerait près de lui… En l’occurrence, dans un restaurant avec des tables aussi proches, ce mutant pouvait être n’importe qui ! Ce qui était étrange en revanche, c’était que Gabriel ne sentait pas ses forces lui échapper comme c’était pourtant le cas lorsqu’il empruntait un pouvoir qu’il était incapable de maîtriser… Se pouvait-il qu’un mauvais réglage puisse provoquer ce genre de choses ? Une surtension ou n’importe quoi…

Gabriel suivit du regard la serveuse blonde qui avait l’air de faire son maximum pour les clients et qui ne cessait d’aller et venir avec à chaque fois un seul plat sur son plateau, un peu comme si elle était obligée de se charger le moins possible pour une raison qui échappait au jeune homme. Gabriel trouva irritant de ne pas voir s’entasser des plats sur son plateau, parce que cela signifiait que si son plat devait arriver, il mettrait deux fois plus de temps à le faire le temps de laisser Bastet faire deux aller-retours… Et finalement, elle arriva avec une salade vraiment immense qu’elle déposa devant Lyra. Super, ça voulait dire que Gabriel allait encore attendre trois plombes avant de pouvoir manger un putain de hamburger-frites… Et quand on connaissait la rapidité de préparation de ce plat, cette attente devenait vraiment scandaleuse !

Mais Gabriel n’eût pas le temps de faire part de son avis à la serveuse, parce qu’elle remarqua le « léger » problème de l’aquarium et des poissons… Elle les regarda tous les deux tour à tour et finit par leur demander avec humour s’ils les avaient mangés parce qu’ils avaient beaucoup trop faim pour attendre.

Ouais, en gros c’est un peu le principe. On a juste eu du mal à maîtriser la cuisson… - Sourire ironique. Gabriel laissa passer quelques secondes avant de reprendre la parole. – Vous devriez faire vérifier le dispositif de chauffage de l’eau, plus sérieusement…

Gabriel observa la manière dont l’adolescente laissait son regard remonter jusqu’en haut de l’aquarium et ne pu s’empêcher de rire lorsqu’il entendit parler de la crise que piquerait le patron lorsqu’il saurait ce qu’il était advenu de ses poissons… Le jeune homme désigna au travers de l’aquarium encore embué les cuisines et le chef qui continuait de hurler et de s’agiter :

Il pourrait faire pire que ça ?

C’était petit d’embarrasser une serveuse qui n’avait rien demandé, mais la patience de Gabriel ayant certaines limites, il fallait bien que ça commence à ressortir à un moment donné…
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Lyra Webster
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MessageSujet: Re: Tutti frutti, woooouh ! ♫♪ [Bastet et Lyra]   Ven 13 Avr - 16:43

Lyra aurait voulu posséder le don d'invisibilité ou de téléportation. Ou celui de se transformer en souris pour aller se cacher dans un trou, Quoique, un restaurant n'était pas la meilleure planque pour une souris, surtout quand le chef cuistot du restaurant en question était en train de sévèrement péter une pile à quelques mètres d'elle seulement. Elle ne savait pas comment elle allait se sortir de ce pétrin, on allait forcément deviner que c'était elle, la mutante qui avait provoqué le génocide aquatique. Déjà parce qu'elle était assise juste à côté, et parce que l'inquiétude devait se lire sur son visage aussi facilement que si elle avait eu un panneau lumineux indiquant son état de mutante sur le front. Son cœur battant la chamade, sa table étant la plus éloignée de la porte du restaurant, la jeune femme observa rapidement les réactions autour d'elle, surtout que la serveuse venait de lui apporter sa salade. Manifestement, elle n'avait pas vu l'eau bouillonner mais s'inquiéta de l'absence soudaine des poissons, plaisantant que Lyra et son voisin de table avaient dû les dévorer, mais elle leva les yeux et finit par les retrouver à la surface. Ces pauvres poissons n'auraient pas pu résister, Lyra avait fait fort même si c'était un pur accident.

Cependant, selon les propos du jeune homme avec lequel elle avait échangé quelques mots avant l'incident et malgré son air songeur, il n'avait pas non plus l'air de penser que la brusque montée de température de l'eau soit d'origine mutante, mais simplement dûe à un problème mécanique de chauffage propre à l'aquarium. Il avait répondu à la plaisanterie de la serveuse, comme quoi ils avaient eu un peu de mal à maîtriser la cuisson...

*Tu ne crois pas si bien dire !* songea Lyra,

Il ne pouvait deviner à quel il était délicat de faire monter ou descendre progressivement la température de l'élément liquide sans que ce dernier ne gèle d'un seul bloc ou ne bouillonne allègrement alors qu'il était encore froid quelques secondes auparavant. Lyra respira un peu plus facilement lorsqu'elle fut certaine que ni l'un ni l'autre ne pensait pas que l'incident ne soit de sa faute. Elle remercia la jeune serveuse pour la salade qu'elle venait de lui amener tandis que le jeune homme à côté demanda d'un ton ironique si le chef cuisiner, dont on devinait la forme à travers les vitres embuées de l'aquarium, pouvait être encore plus invivable que cela. Cet homme n'était plus son souci principal maintenant qu'elle pouvait avaler sa salade en moins de trois minutes et ainsi filer vite fait. Mais elle fit un commentaire simplement pour détourner la conversation de l'aquarium et ses poissons bouillis.

- Il devrait penser à moins se surmener, il va finir par vraiment péter un plomb un jour ou l'autre...

Elle eut un sourire compatissant pour la serveuse, elle savait ce que c'était d'avoir un boss tyrannique et hystérique. Et les cadavres de poissons n'allaient pas arranger son état, elle était contente de ne pas être à la place de la serveuse bien qu'elle se sente mal pour elle. Ce serait de sa faute s'il passait ses nerfs sur elle et ses collègues. D'ailleurs, en parlant de boss, le sien allait sérieusement lui secouer les puces lorsqu'elle reviendrait à l'université. Et bien entendu, quand on parle du loup ou quand on y pense, son portable sonna à nouveau. Le numéro d'Andy était affiché et Lyra savait ce qu'il allait lui dire. Que Lehmann avait sans doute décrété devant tous leurs collègues qu'il allait lui arriver malheur si elle n'avait ne serait-ce que cinq minutes de retard. Ce qui se confirma.

- Je n'y peux rien si les gens qui sont sensés tenir la bonne marche d'un restaurant ne sont pas fichus de gérer une crise de steak, finit-elle par aboyer alors que le pauvre Andy ne demandait qu'à lui éviter des ennuis avec le doyen. On m'a enfin apporté ma salade, j'espère pouvoir arriver dans moins d'une demie-heure.

Lyra était dans un tel état de nerfs, entre la pression que son collègue et son boss lui mettait et son pouvoir de malheur qui n'était pas fichu de se tenir tranquille, qu'il lui faudrait peu pour finir dans le même état d'hystérie que le chef du restaurant. Elle avala la moitié de sa salade en moins de cinq minutes, record personnel battu. À côté, le jeune homme, dont les limites de sa patience semblaient largement dépassées, attendait toujours son assiette. Les clients plus loin ne semblaient pas avoir remarquer l'hécatombe de poissons et tout le monde penserait que ce n'était qu'un problème dû au dispositif de chauffage et non à un pouvoir d'hydrokinésie encore instable.

Lyra pensait donc que tout s'était arrangé, du moins pour le restaurant, jusqu'à ce qu'elle saisisse son verre d'eau et qu'elle le lâche immédiatement, avec une exclamation de douleur et de surprise. Le verre était brûlant à cause de l'eau qu'il contenait. Elle avait été tellement accaparée par l'aquarium qu'elle n'avait pas prêté attention à son verre. Pourquoi n'avait-elle donc pas commandé un verre de vin ?! Au diable sa conscience professionnelle qui lui avait interdit de boire un verre de vin avant de retourner travailler. Un bruit de verre cassé sur le sol attira l'attention de certaines personnes, avant qu'elles ne retournent à leurs conversations. Pendant se temps, Lyra n'aurait pu être plus mal à l'aise. Son verre d'eau avait sans doute chauffé durant sa dernière conversation téléphonique, sans que ce soit à gros bouillons sinon elle l'aurait remarqué, mais l'eau était suffisamment chaude pour qu'elle se brûle et que ce qui en restait sur la table et par terre fume légèrement, si on y prêtait attention.

Là, il fallait vraiment qu'elle déguerpisse. Elle jeta presque sur la table les douze dollars que coûtait la salade, dont elle s'était hâté de finir ce qui restait. Là, elle devait vraiment avoir l'air d'une cinglée si on n'avait fait le lien entre l'aquarium et son verre.


[HJ : si la tournure ne vous convient pas, mp-moi ^^]
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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Re: Tutti frutti, woooouh ! ♫♪ [Bastet et Lyra]   Mer 18 Avr - 16:07

(excusez-moi pour le retard, j’ai eu un petit empêchement… Mais je tâcherais d’être plus rapide !)

La disparition des poissons laissa Bastet perplexe pendant une durée assez importante, soit en fait jusqu’à ce qu’elle ait l’idée de lever les yeux vers le haut du mur-aquarium et ne repèrent des poissons sans couleur – et sans vie – flottant à la surface… Son trait d’humour concernant les poissons que les deux clients avaient attrapés puis mangés fut accueillie par un sarcasme de la part de Gabriel, qui précisa qu’avec sa voisine ils avaient foiré leur coup au moment de régler la température de cuisson… ce qui donnait le résultat qu’ils avaient tous sous les yeux. Gabriel conseilla finalement de vérifier le mécanisme de chauffage qui était sans doute responsable de ce fiasco, et Bastet mit un certain temps avant de trouver quoi répondre :

Euh… Je vais d’abord essayer de retrouver… de trouver votre commande avant.

Son lapsus voulait tout dire, et elle espéra que Gabriel ne comprendrait pas qu’elle avait longuement tardé avant de passer sa commande en cuisine. Un sourire pour faire passer le tout lui fut adressé avant que Bastet ne poursuive :

Je vais voir si quelqu’un peut s’occuper du problème de l’aquarium.

Gabriel demanda finalement en réponse à la phrase qui avait échappé à l’adolescente si le patron pourrait surpasser le chef qui s’agitait en cuisine depuis un long moment et semblait en vouloir à la ville entière. Bastet resta un instant interdite parce qu’elle n’avait pas réalisé que le chef Vitellio pouvait entrer dans une colère encore plus noire – ou rouge brique – que celle de tout à l’heure, lorsqu’elle avait tenté de donner la commande de Gabriel… La bouche légèrement entrouverte en signe d’étonnement, il lui fallut quelques secondes avant de parvenir à détacher son regard de cette scène.

Pire, euh… Je ne sais pas…

Tout à l’heure elle pensait déjà que le chef était sur le plus haut barreau de l’échelle de la colère, mais à vrai dire Bastet n’était plus réellement sûre de rien à présent qu’elle l’observait de nouveau. Peut-être qu’arriverait le moment où il attraperait un couteau et découperait les commis en steak pour pouvoir continuer à tenir la cadence et ainsi continuer de servir les clients dans un délai raisonnable… La voix de Lyra ramena Bastet à la réalité en soulignant le surmenage du chef, mais l’adolescente ne perçut pas la tentative de diversion en tant que telle :

C’est pas un boulot facile, vous savez… A une période je grillais des steaks dans un fast-food, et fallait tenir les délais… J’approuve pas le fait de hurler sur tout le monde, mais je comprends l’origine du surmenage.

Bien sûr, elle aurait pu balancer ce qu’elle avait sur le cœur et dire que Vitellio était un gros con et réagissait comme tel, mais quelque chose lui disait que ce n’était pas très professionnel et qu’en plus jeter la pierre sur ce pauvre homme à cause d’un problème d’approvisionnement n’était pas non plus très juste… Le portable de Lyra sonna de nouveau et l’adolescente décida de se pencher sur le problème de l’aquarium. D’un glissement d’ongle, elle ouvrit la petite trappe qui dissimulait les boutons permettant de régler le fonctionnement de la pompe, du filtre et la température, mais le cadran indiquait toujours 30°, ce qui était en principe une température normale pour des poissons tropicaux… Fronçant les sourcils, Bastet déposa son plateau sur la table de Gabriel pour regarder ça de plus près, mais elle ne vit rien qui puisse justifier d’une telle montée en température.

Après avoir hurlé dans son téléphone en faisant sursauter Bastet qui était toute proche, Lyra eût une exclamation qui attira l’attention de l’adolescente. Le verre qu’elle venait de lâcher se brisa rapidement sur le sol, et bien entendu on fit signe à Bastet de ramasser tout ça… C’est donc en grommelant qu’elle se dirigea vers le placard proche des cuisines pour aller chercher une serpillère et une balayette. On lui mit finalement dans les mains la commande de Gabriel, ce qui l’empêcha de nettoyer les dégâts, et même chose lorsqu’elle tenta une seconde fois d’attraper du matériel de nettoyage : les steaks étaient de retour, et il y avait à présent une trentaine de personnes à nourrir en urgence !

C’est donc l’autre serveuse qui se chargea d’aller nettoyer les dégâts, et la manière dont elle se positionna bloqua le passage de Lyra qui pour le coup ne pouvait plus quitter sa table. En raison de la température des morceaux de verre brisé, la jeune femme – Samantha, comme l’indiquait son badge – se brûla copieusement parce qu’elle ne s’était pas attendu à ce genre de chose de la part d’un banal morceau de verre. Se redressant en gémissant, elle eût la bonne idée de prendre appui avec sa main contre la vitre de l’aquarium pour ne pas perdre l’équilibre sur ses rollers, et là ce ne fut pas seulement deux doigts qui furent brûlés, mais la paume de sa main dans son intégralité. Un cri de douleur lui échappa, incitant tous les clients à regarder dans sa direction, et ce fit le petit garçon fan des frites qui remarqua le premier le problème :

Mamie, pourquoi les passons ils sont tous déguisés en fantômes ?
Jean ne dis pas de bétises…
Mais mamie… !
Les poissons ne se déguisent pas, Jean.
MAIS SI, MAMIE !

Exaspérée, la grand-mère y regarda de plus près et mit un certain temps à remarquer les poissons morts. Ce qui ne choqua pas vraiment les autres clients, même s’ils tiquèrent en revanche sur l’origine des cris de la serveuse blessée… Bastet la rejoignit dans un dérapage non prévu au programme et heurta la table de Gabriel.

Qu’est-ce qu’il y a, Sam ?
C’est la vitre !

La main devenue rouge vif à cause de la brûlure était à présent sous les yeux de Bastet.

L’aquarium ? Mais non, l’eau est à 30°, regarde… - Ce fut au tour de Bastet de se brûler l’index, cette fois. – Putain de truc, c’est quoi cet aquarium tout pourri ?!
Ca m’a brûlé la mainnnn !

Samantha pleurnichait comme une gamine à présent, et Bastet ne savait pas vraiment quoi faire. D’autant plus que tous les regards étaient tournés vers elles…

Et les débris du verre aussi… C’était brûlant…
Les débris du verre ?

Bastet orienta son regard vers Lyra puisque c’était de son verre qu’il s’agissait. Samantha désigna la flaque d’eau sur la table et par terre :

REGARDE, l’eau fume ! Comme si elle avait bouilli ! C’est encore un coup d’un mutant !

Bastet aurait bien voulu baffer Samantha très fort parce que même elle savait que hurler le mot « mutant » dans un endroit blindé de monde était le meilleur moyen de semer la panique. Ce qui ne manqua pas, parce que plusieurs clients posèrent des questions en même temps et certains réglèrent leur note avant de s’enfuir presque en courant.
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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Tutti frutti, woooouh ! ♫♪ [Bastet et Lyra]   Ven 20 Avr - 14:34

Gabriel était tellement habitué à déclencher lui-même des catastrophes qu’il ne s’était pas vraiment alarmé de voir les poissons flotter en haut de l’aquarium. Il avait certes eu un peu mal pour eux en les voyant complètement blancs parce que trop cuits, mais il ne s’était pas affolé plus que ça parce qu’après tout, mal régler un aquarium ou la puissance d’un four pour faire rôtir un poulet, pour lui c’était à peu près la même chose : c’était un accident. Loin de lui, donc, l’idée de s’imaginer qu’un mutant pouvait être responsable du génocide des poissons tropicaux, et la serveuse sembla d’ailleurs d’accord avec lui sur ce point puisqu’elle ne se mit pas à hurler. Non, elle préféra expliquer avec un professionnalisme incroyable qu’elle avait d’abord ESSAYER de RETROUVER sa commande. Si Gabriel n’avait pas été bien élevé, il lui aurait probablement envoyé la salière et la poivrière à la gueule pour la remercier d’avoir avoué de manière aussi claire qu’elle avait perdu sa commande ! Voilà pourquoi il attendait depuis une durée indécente après un simple hamburger-frites ! Cette serveuse avait perdu la commande, ce n’était même pas une simple histoire de pénurie de steak… C’est donc pour ça qu’elle s’éloigna rapidement, ne laissant même pas le temps à Gabriel de dire quoi que ce soit avec son habituel air blasé.

Le jeune homme s’accouda bruyamment sur la table, louchant sur les frites du petit garçon attablé non loin de là. Son estomac grogna assez bruyamment, parce que lui aussi semblait trouver la vision de frites qui ne lui appartenaient pas plus qu’intolérable… Un instant, il loucha également sur la salade que Lyra engloutissait avec une rapidité impressionnante, puis reporta son attention sur les frites du gamin lorsque le téléphone de sa voisine sonna de nouveau. Il ne fallut guère longtemps pour que le ton monde – ou pour que ça en ait l’air – parce que la jeune femme finit par beugler dans son téléphone en endommageant probablement les tympans de son interlocuteur… Mais elle n’avait malgré tout pas tort parce que ne pas être capable de servir des clients en moins de 45 minutes était quelque chose de difficilement tolérable lorsqu’on était pris à la gorge par le temps…

Entre temps, les paroles de Bastet destinées à apaiser Lyra n’avait pas été entendues du jeune homme qui préférait de loin ne pas louper une miette de l’action qui entourait les frites du gamin à présent trempées dans le ketchup. Le jeune homme crut qu’il allait finir par mourir de faim, ou plus exactement par sauter sur le gosse pour lui piquer ses frites tant son estomac s’agita pour réclamer ne serait-ce qu’une petite miette de nourriture le temps de patienter un peu. Seulement à force de mater ostensiblement les frites du gamin, Gabriel se fit dévisager par la grand-mère qui l’accompagnait, un peu comme si elle désirait savoir s’il avait un problème quelconque qu’elle pourrait régler à coup de sac à main… Le mutant se détourner de ce spectacle de torture et s’accouda de nouveau à sa table, constatant la disparition totale de la salade de Lyra. Il la vit également relâcher le verre après une exclamation de surprise et entendit le contenant se briser au sol, mais fut incapable de remarquer la fumée qui se dégageait du liquide parce que la serveuse brune lui avait ENFIN déposé sa commande avant de s’en aller rouler un peu plus loin avec un carpaccio. La galanterie aurait voulu que Gabriel s’inquiète de l’état de sa voisine, mais il fut incapable de faire autre chose que de mordre dans son hamburger sous la contrainte de son estomac. En quatre bouchées il en avait déjà englouti la moitié, et le jeune homme avala une gorgée de soda pour faire passer le tout avant de mordre de nouveau dans son hamburger sans même prendre le temps de respirer. Il n’avait aucune idée de la cuisson du steak ou du goût global du sandwich, parce qu’il avait vraiment trop faim pour prendre le temps de s’attarder sur les détails : Gabriel avalait beaucoup plus qu’il ne mangeait, et il ne s’arrêterait pas avant que son estomac ne lui demande de s’arrêter…

C’est en partie pour cela qu’il mit un certain temps à remarquer la fumée qui s’élevait de la flaque d’eau dans laquelle reposait le verre brisé de Lyra. Accoudé comme un gosse à la table et les jours gonflées à cause des énormes bouchées de nourriture qu’il prenait, Gabriel était comme figé et conservait son regard fixé sur cet étrange phénomène sans parvenir à se l’expliquer… Il était bien évidemment habitué à déclencher lui-même ce genre de choses hors normes chaque fois qu’il se trouvait près d’un mutant et lui volait son pouvoir, mais là il était pratiquement certain de n’être responsable de rien. S’il y avait une chose qui aurait du s’embraser à cause de lui, ça aurait du être les frites du gamin tellement il les avait fixées avec attention ces 5 dernières minutes !

Le mystère ne tarda pas à s’éclaircir partiellement lorsque la serveuse brune se brûla en tentant de nettoyer les dégâts provoqués par Lyra. Gabriel suivit l’échange avec intérêt, oubliant même d’avaler la nourriture qu’il avait en bouche, et il manqua de s’étouffer lorsque la serveuse évoqua un « coup » réalisé par un mutant. Avalant difficilement, Gabriel fit descendre le tout avec une nouvelle gorgée de soda, décidé à ramener sa science, mais Bastet se brûla également en touchant la vitre de l’aquarium…

En réfléchissant deux secondes, il n’était pas compliqué de faire le lien entre le verre bouillant et l’aquarium, surtout quand comme Gabriel on avait vu Lyra s’énerver un peu plus à chaque seconde qui passait. Elle était proche de l’aquarium, plus proche que Gabriel, et c’était justement son verre qui était en train de fumer sur le sol alors que l’eau était pourtant sensée être fraîche dedans dans la mesure où il ne s’agissait ni d’un café, ni d’un thé… Mais malgré tout, Gabriel n’avait pas envie d’attirer l’attention sur la jeune femme qui avait clairement envie de s’éclipser rapidement. S’essuyant les mains et la bouche rapidement, il prit la parole avec ce détachement qui agaçait toujours tout le monde :

J’ai une explication beaucoup moins fantaisiste : votre aquarium, c’est de la merde, et vous devriez vous estimer heureux que mademoiselle ne demande pas réparation pour cette brûlure. Si son verre était resté plus longtemps près de cet aquarium, sa brûlure aurait pu être beaucoup plus grave !

Par précaution, la grand-mère assise près d’eux préféra emmener ses petits enfants ailleurs, jetant le règlement du repas sur sa table.

Peut-être aussi que c’est un mutant qui a fait ça. Et peut-être aussi que si ce mutant est incapable de se contrôler en étant en train de manger, on va tous finir bouillis comme les poissons !

La vieille dame traina ses deux petits enfants derrière elle et quitta le restaurant. Beaucoup de clients avait préféré déserter, et ceux qui étaient encore là regardaient avec suspicion du côté de Lyra et Gabriel… Mieux valait que chacun s’abstienne de hurler trop fort le mot mutant, parce que la situation pourrait rapidement dégénérer !
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Lyra Webster
Mutante de niveau 1

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Profession : Artiste, enseignante de dessin et d'arts plastiques à l'université.
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MessageSujet: Re: Tutti frutti, woooouh ! ♫♪ [Bastet et Lyra]   Mar 24 Avr - 22:47

Les choses s'enchaînèrent trop rapidement pour que Lyra puisse s'éclipser rapidement sans se faire remarquer. Elle avait terminé sa salade avec une rapidité quasi surnaturelle - le même sort avait réservé le hamburger de son voisin, elle avait remarqué qu'on lui avait enfin amené sa propre assiette - tout en sachant que son estomac le lui ferait regretter plus tard. Il n'était pas très bon de manger à toute vitesse, même si de nos jours notre rythme de vie nous y obligeait. Lyra avait la chance de pouvoir avaler n'importe quoi sans prendre de kilos - tellement de filles seraient injustifiées par sa morphologie ! - mais cela ne signifiait pas que son estomac ne protesterait pas d'ici une heure ou deux pour lui avoir balancé autant de nourriture en un temps record. Elle avait répondu à la petite histoire de la jeune serveuse à propos de son dernier job dans un fast-food par un petit hochement de tête car, après son exploit digestif, son téléphone avait sonné. La jeune femme avait quasiment bondi de rage, en plus de la panique grandissante qu'elle éprouvait à l'idée de se faire repérer et ensuite renvoyer de l'université. Cela avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. Littéralement, ou presque. Son verre d'eau était bouillant et l'avait brûlée lorsqu'elle l'avait saisi d'une main ferme. Deux secondes plus tard, ledit verre était par terre. Comment les choses pouvaient-elles encore empirer ?

Lyra ne savait plus où se mettre. Les billets jetés en toute hâte sur la nappe, la jeune femme était à un cheveu de se lever quand une autre serveuse s'était baissée pour ramasser les débris quand elle avait hurlé de douleur après s'être brûlée. La première fois sur l'eau contenue dans le verre, et la deuxième fois en prenant appui sur la vitre de l'aquarium. Eh bien oui, la situation pouvait encore empirer. Le petit garçon, accompagné par sa grand-mère, avait commencé à braillé quand il avait vu les poissons décolorés mais cette dernière prêta plus d'attention aux cris de la serveuse. Surtout quand cette dernière, hystérique, avait clamé à sa collègue, la blondinette qui avait servi Lyra et son voisin, que le verre brûlant et l'aquarium fumant étaient le coup d'un mutant. À ces mots, la jeune Anglais crut défaillir. La sortie. Tout de suite. La tête baissée même si on allait immédiatement comprendre que c'était elle, la mutante. Bien évidemment, des clients sortirent chacun leur tour, balançant des propos désagréables au sujet des mutants, sans se soucier d'être entendus par ledit mutant.
Aux bords des larmes, incapable de dire quoi que ce soit pour sauver la mise ou se défendre, Lyra fut momentanément muette. Cependant, elle fut franchement étonnée d'entendre son voisin de table prendre sa défense de manière sous-entendue, même si le ton était flegmatique. De suite, la vieille femme cracha que si un mutant ne pouvait même pas se contrôler le temps d'un repas, eh bien tout le monde finirait comme ces pauvres poissons. Puis elle emmena ses petits-enfants hors de ce fichu restaurant. Le cœur battant la chamade, Lyra regarda la serveuse qui s'était brûlée repartir vers les cuisines. En espérant qu'elle la coincerait devant l'irascible chef cuistot. Parce que si ce taré rappliquait, elle allait vraiment avoir des problèmes et une couche de stress en plus n'arrangerait en rien son cas. Ni l'effet que cela aurait sur son pouvoir, qui avait comme sa volonté propre et adorait faire ce qu'il désirait sans la volonté de sa détentrice.

- Je suis désolée pour votre aquarium, murmura Lyra à la jeune serveuse blonde. Tout le monde n'a pas la chance d'être normal. Il est préférable que je m'en aille, je vous ai suffisamment causé d'ennuis ainsi. Je vous laisse cent dollars de plus, pour les poissons. Merci d'avoir rembarré cette vieille folle, la répartie spontanée n'a jamais été une force chez moi, dit-elle à l'intention de son voisin de table.

Puis, elle se leva de sa chaise et saisit son sac à main tout en prenant soin de dissimuler soigneusement son visage rosi par la gêne derrière un rideau de longs cheveux blonds. Quelle poisse de ne pouvoir contrôler ce fichu don ! Il était clair qu'on risquait fortement d'en parler, et avec ça, elle pouvait avoir de gros soucis. C'était Saé qui allait être déçu. Elle en avait appris plus avec qu'en huit ans - depuis qu'elle avait découvert son pouvoir à dix-huit ans - et voilà qu'elle gâchait tout. Si elle sortait indemne de cet incident, elle serait sacrément chanceuse !


[HJ: désolée, ce n'est pas ce que j'ai fait de mieux, mais gros dossier artistique à rendre bientôt...^^]
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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Re: Tutti frutti, woooouh ! ♫♪ [Bastet et Lyra]   Dim 29 Avr - 13:36

Bastet avait beau être plus mature que les ados de son âge en raison d’un vécu pas spécialement facile, elle n’était pas plus avancée que n’importe qui d’autre face à une personne sujette à la panique… Samantha pleurnichait à cause de sa main blessée, et aucune des propositions de Bastet pour aller soigner sa brûlure ne rencontra de succès. La seule chose qui l’intéressa vraiment fut de trouver un ou une responsable à cette brûlure impossible à expliquer, et lorsque l’adolescente se brûla à son tour contre la vitre de l’aquarium, Samantha trouva très vite un responsable : un mutant, c’était la seule explication plausible selon elle, parce qu’un verre d’eau ne pouvait pas décider de chauffer spontanément de cette manière. Pour l’aquarium, on pouvait croire à un mauvais réglage, comme Bastet l’avait souligné un peu plus tôt, mais il n’y avait aucune explication valable capable de justifier le réchauffement du récipient et de son contenu…

Comme à chaque fois que le mot « mutant » arrivait dans une conversation après un phénomène étrange, les clients avaient commencé à déserter le restaurant à un rythme rapide. Bastet était restée longtemps incrédule, observant les gens abandonner leur repas mais le payer malgré tout par simple désir de se mettre en sécurité… La grand-mère emmena ses petits-enfants en lâchant une dernière remarque, et ce fut Gabriel qui rappela à tout le monde qu’il s’agissait peut-être uniquement d’un problème de thermostat dans l’aquarium, et que le verre avait très bien pu s’échauffer en se trouvant trop proche de l’aquarium. Pour Bastet, c’était tout à fait logique, de la même manière qu’une boîte en plastique pouvait commencer à chauffer puis à fondre si on la posait trop près d’une plaque électrique en cuisine. Pourquoi toujours vouloir trouver un responsable mutant à tous les accidents de la vie courante ?

Néanmoins, Bastet s’abstint d’exprimer son avis, préférant accompagner Samantha jusqu’à la boîte de premiers secours accrochée près de l’entrée des cuisines. Elle n’en eût pas le temps parce que Lyra s’adressa à elle assez rapidement, lui donnant une centaine de dollars… Samantha se dirigea donc seule jusqu’aux toilettes du restaurant pour passer ses doigts gonflés sous l’eau froide, tandis que la cliente s’excusait pour les dégâts provoqués sur l’aquarium et enchaîna en précisant que tout le monde n’avait pas la chance d’être « normal »… l’adolescente pensait à la rassurer en répétant que c’était le thermostat qui avait tué les poissons, mais elle comprit assez tardivement que la cliente était mutante et qu’elle venait d’avouer avoir provoqué ces dégâts. La bouche de Bastet resta béante l’espace de quelques secondes, et elle jeta un coup d’œil aux alentours pour s’assurer que personne n’avait entendu :

Ne vous inquiétez pas, ça ne doit pas être facile à contrôler… Et ne vous sentez pas obligée de partir parce des clients ont paniqué, il y a encore des gens qui croient que tout cela n’est qu’un problème d’aquarium, et si vous voulez je peux continuer à dire que c’est le cas… - Elle esquissa un sourire un peu gêné. – C’est ce que je croyais moi aussi, après tout…

Lyra remercia également Gabriel d’avoir cherché à prendre sa défense, et Bastet esquissa un sourire. Elle aurait voulu la rassurer et voir la cliente rester, mais Lyra se leva, prenant son sac à main et laissant ses cheveux dissimuler son visage. C’était dommage qu’elle choisisse de s’en aller maintenant, parce qu’avec la suspicion suscitée par Samantha qui voyait – à juste titre – des mutants partout, les clients guettaient la moindre personne un peu trop louche, trop mal à l’aise… ou un peu trop prompte à partir.

(pas de problème pour ma part ^^)
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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Tutti frutti, woooouh ! ♫♪ [Bastet et Lyra]   Lun 2 Juil - 10:47

(Encore désolé pour l’attente, je n’avais pas vu que Bastet avait répondu… )

L’ambiance s’était considérablement dégradée, pour le plus grand désespoir de Gabriel. Il y avait une possibilité que tout cela ait été causé par un mutant indélicat, mais il y avait également une autre possibilité qui impliquait du matériel défectueux, et cela même si la plupart des gens présents refusaient de l’entendre. Là où c’était un peu casse-gueule, c’était que Gabriel étant lui-même mutant et équipé d’un pouvoir chiant au possible, il n’était absolument pas à exclure qu’il ait pu provoquer lui-même cet échauffement de l’eau, et donc la cohue qui s’en était suivie. Emprunter les pouvoirs des autres mutants présentait pas mal de désavantages contrairement à ce que les gens pouvaient s’imaginer, et il n’y avait aucun sentiment de toute-puissance découlant de la possession de ce pouvoir, mais bien la sensation désagréable d’être un danger public susceptible de blesser des tas de personnes sans en avoir conscience ou pouvoir l’éviter… Alors cet aquarium, ça pouvait être son œuvre par le biais d’un mutant assis à proximité, comme notamment cette jeune femme si pressée de partir mais avare en jurons à l’égard des mutants, ou un adolescent tout aussi pressé assis un peu plus loin. Mais justement, beaucoup trop loin pour que Gabriel ait pu lui emprunter quelque pouvoir qui soit… ce qui le ramenait à cette jeune femme blonde.

Elle paya rapidement son repas et fila, suivie du regard par Gabriel jusqu’à ce qu’elle s’adresse à la serveuse blonde. Lyra finit par remercier Gabriel de son intervention et de son soutient, ce que le mutant apprécia véritablement même s’il ne lui aurait pas tenu rigueur de ne pas avoir eu ce réflexe de politesse à son égard parce qu’après tout, le remercier était en quelque sorte avouer à moitié être responsable de tout ça. Observant toujours Lyra entre quelques mèches sombres qui lui tombaient devant les yeux, Gabriel finit par laisser retomber sa moitié de hamburger dans son assiette et glissa une main dans la poche de son jean pour poser quelques billets sur la table avec une certaine hâte. Il ne savait pas trop pourquoi il était prêt à abandonner un repas qui avait tardé à arriver pour rejoindre une inconnue – mutante – mais quelque chose lui disait que ça ne lui ferait pas trop de mal de tenter quelque chose de sociabilisant pour changer… On ne pouvait pas dire que Gabriel était du genre populaire auprès des mutants ou auprès de qui que ce soit, et son entourage se résumait en fait à trois personnes – les membres de son groupe, ses amis de toujours en lesquels il avait confiance.

Un billet fut glissé dans la main de Bastet avant que Gabriel ne s’élance à grandes enjambées vers la sortie du restaurant, dans une version beaucoup moins discrète que la sortie de Lyra juste avant lui. Ses yeux scrutèrent les environs, à la recherche de la jeune femme, et il la repéra assez rapidement à quelques mètres de là... Est-ce qu'il allait oser lui courir après pour échanger quelques mots avec elle, ou bien opterait-il pour la tactique habituelle qui consistait à poursuivre son chemin comme s'il ne s'était rien passé et à retourner à sa vie de mutant bien caché pour le bien de tout le monde ? Gabriel lui-même n'en savait rien, mais rapidement une troisième possibilité apparaissait: pourquoi ne retournerait-il pas tout simplement s'installer à sa table ? Après tout, son départ précipité pouvait largement attirer l'attention sur lui...


(Lyra, j’espère ne pas avoir pris trop de libertés te concernant. Si c’est le cas, envoie-moi un mp et j’éditerais ^^)
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Lyra Webster
Mutante de niveau 1

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MessageSujet: Re: Tutti frutti, woooouh ! ♫♪ [Bastet et Lyra]   Mar 4 Sep - 14:55

Tout ce que Lyra voulait, c'était partir d'ici le plus vite possible et de s'éloigner de ce quartier de malheur. D'autant plus qu'elle était déjà largement en retard pour son premier cours de l'après-midi, et qu'une engueulade l'attendait à la fin de la journée. Elle avait déposé l'argent sur la table puis s'était levée pour partir précipitamment du restaurant. Fichu pouvoir, elle n'avait jamais rien demandé. Elle ne s'était jamais sentie l'âme d'une héroïne, tout ce qu'elle voulait c'était mener une vie aussi normale que possible. Quitte à tomber dans le cliché de la petite famille américaine, avec le mari qui partait au travail tous les matins pour revenir le soir, les trois enfants, le chien et la maison... Elle n'était pas faite pour posséder un tel pouvoir, la jeune femme n'en voulait pas. Et pourtant, elle devait bien faire avec, tout en évitant de provoquer une hécatombe de poissons dans chaque restaurant où elle mangeait. Encore heureux qu'elle ne se soit pas trouvée dans un magasin ou dans un aquarium publique.

Dehors, elle retrouva la rue bondée, animée, bruyante. Maintenant, il fallait retourner à la station de métro, prendre un taxi ne serait pas forcément plus rapide, vu la circulation qu'il y avait en plein midi. La jeune femme était un peu désorientée, encore sous le coup de l'incident qui venait de se produire, et du stress qui en avait découlé. Quelle galère ! Elle n'avait aucune envie de perdre son poste à cause de son fichu pouvoir qui semblait tout faire pour lui attirer des ennuis. Déjà que les mutants n'étaient pas très appréciés, voilà qu'il se déclenchait en public, comme pour lui attirer volontairement des problèmes. Elle s'avança au milieu de la foule, jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'elle prenait la direction inverse pour retrouver la station de métro la plus proche. Elle retourna sur ses pas, jusqu'à ce qu'elle se retrouve à la hauteur du restaurant. Et là, se tenait le jeune homme assis à la table voisine de la sienne. Un instant, tous deux hésitèrent. Allaient-ils encore échanger quelques mots ou continuer chacun leur route ? De toute façon, Lyra aurait à le croiser, vu que son métro était de l'autre côté. Elle s'avança alors doucement, un demi-sourire gêné sur les lèvres.

- J'espère que vous n'êtes pas resté sur votre faim, dit-elle d'une petite voix. Ce n'était pas le bon jour pour s'en prendre à leur aquarium...

Qu'aurait-elle pu dire d'autre, nier les faits aurait été stupide vu que la serveuse et lui avaient été en première ligne. Et puis, avec un peu de chance, il n'avait rien contre les mutants et garderait ça pour lui. Il n'avait pas l'air méchant, mais on ne pouvait pas lui en vouloir, la jeune Anglaise avait toujours été d'un naturel angoissé. Bon, peut-être était-ce le moment pour elle de s'en aller pour de bon, elle les avait déjà suffisamment embêtés comme cela...
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MessageSujet: Re: Tutti frutti, woooouh ! ♫♪ [Bastet et Lyra]   

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Tutti frutti, woooouh ! ♫♪ [Bastet et Lyra]

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