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 Vicodine express [PV Edward]

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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Vicodine express [PV Edward]   Ven 9 Mar - 18:33

Cela faisait quelques jours que Bastet avait repris ses anciennes habitudes, et sa liberté. Finies les soirées de planque dans le loft hors de prix de Sélène, les teintures de cheveux hasardeuses et les esquives de « calins » de reptiles… Bastet était enfin de nouveau libre d’aller et venir comme elle le souhaitait. Et c’était un changement qu’elle accueillait de manière carrément positive !

Réussir à renouer avec sa mère rendue amnésique à cause d’un cancer du cerveau fut un véritable chemin de croix, et l’adolescente versa de nombreuses larmes et perdit son calme à de nombreuses reprises. Dire qu’il avait fallu qu’elle fourre son nez là où il ne fallait pas, qu’on la maltraite, qu’on essaie ensuite de la renverser parce qu’elle pouvait fournir à Edward des détails compromettants… et ensuite on l’avait planquée, déguisée et maintenue à l’abri ; tout ça pendant que sa mère oubliait jusqu’à l’existence de sa propre fille. Les visites quotidiennes permettaient généralement de maintenir ce souvenir dans son esprit malheureusement plus aussi vif que par le passé, mais après quasiment une semaine d’éloignement, c’était peine perdue… C’est ce que lui avaient dit les médecins, juste avant de lui rappeler qu’elle devait rapidement payer les soins de la semaine écoulée si elle ne voulait pas devoir rentrer chez elle – c’était sans doute une blague quand on savait où Bastet squattait – avec sa mère.

Alors Bastet s’était remuée comme jamais pour décrocher un boulot minable, parce qu’après une semaine sans nouvelles d’elle, ses anciens employeurs – restaurateurs, livreurs de journaux… - l’avaient sans doute remplacée sans remords. On lui conseilla d’aller voir à plein d’endroits différents parce qu’apparemment, personne n’avait rien à lui proposer pour le moment, et Bastet commença à ressentir une certaine lassitude après avoir essuyé son trentième refus de la matinée. Un arrêt de bus fut rapidement avisé, et elle s’y installa pour bouder allègrement pendant de longues minutes en plus de réfléchir à un nouvel angle d’attaque. Elle ne pourrait plus faire la vaisselle ou livrer des journaux ? Tant pis, elle trouverait autre chose, mais elle paierait les soins de sa mère coûte que coûte !

De nouveau debout sur ses deux pieds, Bastet s’engouffra dans quelques bars, mentit à plusieurs reprises sur son âge et fut finalement embauchée comme serveuse dans un coin pas trop pourri de Hell’s Kitchen. Seule ombre au tableau : on la prenait à l’essai, et il lui faudrait être capable de se déplacer sur des rollers d’ici deux jours… L’adolescente et sa volonté à toute épreuve quittèrent le bar avec une paire de rollers qui avait connu des jours meilleurs. Qu’allait-elle pouvoir faire d’une paire de rollers, elle qui avait déjà du mal à rouler droit sur un vélo ? Bastet avait déjà une réponse à cette question, et elle s’installa entre deux poubelles pour troquer ses Converses contre les rollers. Nouant les lacets des deux chaussures entre eux, elle les passa autour de son cou comme la sangle d’un appareil photo et s’aida d’une caisse en bois pour se remettre debout. Voilà, elle était prête… Serrant les poings pour se donner du courage, Bastet s’élança en y mettant tout son cœur et ne perdit pas de temps pour se vautrer en beauté sur le bitume.

Bordel de… !

Même parler était douloureux parce qu’elle venait de se mordre la langue. Son amateurisme lui avait valu de s’étaler de tout son long sur le ventre, et c’était sans doute les Dieux qui lui avait permis de ne pas se casser le nez ou une côte. L’adolescente les remercia chacun leur tour avant de tenter un redressement… qui se révéla encore plus dur que de simplement rester debout sur ces engins de malheur, parce qu’elle n’avait clairement pas la bonne technique. Quelqu’un de suffisamment serviable la ramassa et la remit sur ses jambes avant de reprendre son chemin, laissant Bastet en difficulté sur ses engins à roulettes… Elle aurait très bien pu les enlever et remettre ses chaussures, mais elle avait BESOIN de ce taff, et pour l’obtenir, elle avait besoin d’être capable de se déplacer en roulant.

Bastet s’élança sur les trottoirs de la grande rue qui traversait Hell’s Kitchen. Elle percuta de nombreux passants, manqua de se vautrer à cause de nombreux obstacles, mais les lignes droites finirent par être à sa portée en moins de temps qu’elle l’aurait cru. Bien entendu, elle n’était pas fière sur ses roulettes et paniquait à chaque laisse de chien trop longue qu’elle imaginait déjà la faire tomber douloureusement. Elle n’était pas non plus devenue une pro du roller en 10 minutes, mais était simplement capable de se laisser rouler en mettant un petit coup de patin uniquement pour se lancer de nouveau à la vitesse d’un escargot… Malgré un résultat qui n’avait rien de professionnel et qui ressemblait aux premières « performances » d’un enfant de 5 ans, Bastet était fière de n’être tombée que si peu de fois pour un premier essai. Mais ça, c’était avant d’apercevoir la Descente de la Mort…

Car oui, Bastet savait donner une impulsion pour rouler en sérénité sur un trottoir, mais elle n’avait pas songé une seule seconde au fait qu’il lui faudrait également apprendre à s’arrêter… La Descente de la Mort lui apprit cette règle simple, enfonçant dans sa petite tête blonde que toute impulsion impliquait d’être capable de faire le mouvement inverse pour pouvoir s’arrêter, mais même avec tous les efforts du monde Bastet ne parvenait pas à comprendre comment faire pour s’arrêter. La descente se profila, et ses 20% de dénivelé sur plus d’un kilomètre lui donnèrent un sérieux coup de chaud lorsqu’elle aperçut ces informations sur les panneaux destinés aux automobilistes. La seconde d’après, elle dévalait la pente en hurlant. Comme si ça pouvait l’aider à s’arrêter…

Après environ 5 mètres à une allure bien trop rapide pour la débutante qu’elle était, Bastet avisa des poubelles et obliqua maladroitement pour foncer dedans et ainsi s’arrêter en urgence. Elle n’était en effet qu’au tout début de la pente et la vitesse était déjà trop élevée pour elle, alors si elle continuait sa descente, elle n’aurait sans doute plus qu’à se faire hospitaliser très rapidement… L’adolescente maîtrisant pour l’instant uniquement les lignes droites, son mouvement destiné à lui faire faire connaissance avec les poubelles sur sa gauche l’amena droit sur la route avec pas mal de hurlements au passage – quelques vitres explosèrent – et de nombreux coups de klaxon. Bastet constata avec amertume qu’elle prenait encore plus de vitesse sur le bitume que lorsqu’elle était encore sur le trottoir, et elle commença à agiter les bras avec frénésie en espérant attirer l’attention d’une personne qui pourrait l’aider à s’arrêter.

Un bus arrêté à un feu rouge s’en chargea quelques secondes plus tard, et Bastet fut pratiquement projetée en arrière à cause de la force du choc : ses fesses en prirent un sacré coup, comme à leur habitude, et l’adolescente porta ses mains à son visage douloureux, sous les yeux de dizaines de passants. Si elle avait pu, elle aurait bien voulu se rendre invisible pour fuir tous ces regards, mais comme cela ne faisait pas partie de ses capacités, elle se contenta de rougir violemment et d’essuyer d’un mouvement de manche le sang qui s’écoulait de son nez… d’ailleurs, elle avait laissé une belle trainée à l’arrière du bus lorsqu’elle l’avait heurté…

Environ une demi-heure plus tard, les pompiers s’étaient décidés à la laisser repartir sans passer par la case hôpital après qu’elle ait promis au plus mignon d’entre eux qu’elle ne remonterait plus sur des rollers de toute sa vie. Et pour donner encore plus de valeur à ce serment qui n’était en réalité qu’un mensonge destiné à ce qu’on lui foute la paix, Bastet avait enfilé de nouveau ses baskets et était montée dans un autre bus à destination de Greenwich village. Ce qu’il ne fallait pas faire pour donner l’illusion qu’on avait compris la leçon, pff !

Bastet n’avait trouvé aucune trace d’Edward chez lui, mais avait en revanche eu tout le loisir de discuter avec William. Ou plutôt de le rassurer concernant les deux petits pansements qu’elle avait sur l’arrête du nez, pour dissimuler deux minuscules points de suture. Après avoir montré patte blanche au médecin, Bastet avait pu s’installer près de la cheminée, orientant son regard vers la porte d’entrée à chaque voix qu’elle entendait en provenance du dehors… mais Edward n’arrivait pas. Dans un sens, c’était peut-être mieux ainsi dans la mesure où il ne lui aurait certainement pas fallu plus de 5 secondes pour comprendre qu’elle avait passé l’après-midi à se péter la gueule en rollers un peu partout dans le centre-ville, et l’égo de l’adolescente n’avait pas vraiment besoin de ça. Grâce au contenu d’un sac qui trainait depuis un moment chez les deux britanniques, Bastet avait pu échanger son jean plein de sang avec son jean favori troué aux genoux.

Son téléphone n’avait pas tardé à sonner, et la voix d’Edward s’était fait entendre à l’autre bout du fil. Pour un médicament qu’il avait oublié d’emporter le matin même, apparemment… même si Bastet doutait fortement du fait qu’il puisse un jour oublier quoi que ce soit, mais bref. Ses fesses protestèrent lorsqu’elle se releva, et elle attrapa le flacon de pilules dissimulé derrière l’un des coussins du fauteuil du détective. Le glissant dans sa poche, Bastet s’interrogea longuement sur l’endroit d’où elle venait de tirer le flacon, notamment parce que les autres médicaments étaient rangés dans un endroit moins insolite en général… Mais bon, il lui avait demandé ce flacon, alors elle le lui apporterait.

Bastet chercha longuement l’arrêt de bus le plus proche de l’Institut et sauta dans le premier bus qu’elle trouva, craignant que les cachets qu’elle convoyait ne soient requis en urgence. Franchir les grilles de l’Institut ne lui posa pas trop de problèmes puisque celles-ci étaient ouvertes, et Bastet enfonça ses mains dans les poches de son éternelle veste en jean, s’assurant que le flacon était toujours à l’intérieur. Arrivée sur le parking, Bastet chercha le britannique du regard mais ne le trouva pas à l’endroit où il avait pourtant dit qu’il l’attendrait… La jeune fille mit ça sur le compte des béquilles qui l’empêchaient de se déplacer à une vitesse normale, et s’absorba donc dans la contemplation de l’immense bâtiment. Alors c’était ça, l’école pour mutants ? Ca en mettait plein la vue, yavait pas à dire !
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Edward Livingston
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MessageSujet: Re: Vicodine express [PV Edward]   Mer 21 Mar - 23:55

Son médecin surveillait ses moindres mouvements, connaissant trop bien Edward pour savoir qu’il ne se contenterait pas de la dose d’antidouleur proscrit par ses soins. William ne le lâchait pas, si bien que, ce matin, Edward n’avait même pas réussi à récupérer le flacon de médoc qu’il avait planqué – et dont il cacherait la provenance peu orthodoxe – avant de partir pour l’institut. Autant dire tout ce début de journée avait été long, comme si des béquille ne suffisait pas à le saouler, il fallait en plus qu’il enseigne à des gamins qui, pour la plus, part n’entravait que dalle, ou ne voulait rien comprendre… Ce qui était bien différent. Ne disposant pas d’un pouvoir avec un potentiel destructeur de masse, il dû prendre sur lui pour continuer ses cours. Il aura fallu qu’il attende une bonne partie de la journée pour recevoir un sms de William, qu’il prit soin de lire entre deux cours. D’après le message rapide de William, Bastet était chez eux, ce qui était une bonne nouvelle et une formidable opportunité. Il attendit la fin de son nouveau cours pour appeler l’adolescente et lui dire de passer avec le tube de médicament, en expliquant bien ou se dernier se trouvant, en prétextant un oubli.

Bastet n’était pas dépensière, ce n’était donc pas la peine d’imaginer qu’elle prendrait un taxi pour venir. Elle n’avait pas le permis, ou en tout cas il n’était pas au courant. Peut-être qu’ils – William et lui – envisager de lui faire passer son permis. Ça lui servirait dans la vie et ils trouveraient le moyen de faire passer ça comme une demande de leur part concernant le boulot qu’elle effectue pour eux. Bref, il y avait fort à parier qu’elle prendrait le bus ce qui lui laissait encore pas mal de temps sans ses antidouleurs. Et c’était horrible de savoir que ce que vous désirez est en route mais que ce n’est pas accessible… Ca va arriver… A la vitesse d’un escargot tétraplégique. Le cours passa tout aussi vite. Franchement il ne savait pas si ce dernier cours avait été plus long pour lui que pour les élèves… Non, c’était pour lui, obligé !

Il avait mal. Non, en réalité, il avait envie de ses médocs. Et ça le mettait assez de mauvaise humeur pour décider d’ennuyer une de ses élèves. La victime était toute choisie. En réalité, c’est comme ça qu’elle verrait les choses mais la vérité était un peu différente. Hella avait le don de l’énerver prodigieusement mais il n’était pas prof pour rien et avait envie qu’elle s’en sorte. L’ennuyer un peu faisait partie de toute une stratégie que, de toute manière, il ne servait à rien de lui expliquer tellement elle était dans la contradiction.

« Mademoiselle Healt, vous pouvez rester un instant s’il vous plait ? »

La première réponse qui venait à l’esprit d’Hella était un « Non, ça ne me plait pas ! » Mais dans le fond elle savait très bien que ce n’était pas vraiment une question. Elle s’arrêta devant la porte qu’elle avait tellement envie de franchir et se laissa soupirer de manière audible en levant les yeux au ciel alors qu’elle se tourna vers Livingston. La tête qu’elle faisait suffisait amplement à faire comprendre un « quoi ? » blasé comme pas permit.

« J’attends quelqu’un qui doit être arrivée. Elle ne connait pas l’institut, est-ce que vous pourriez aller la chercher et la ramener ici ? »
« La prochaine étape c’est quoi ? Je vous fais vos courses, vous prépare votre café et ce genre de chose ? »
« Si ça vous va, moi, ça me convient ! »

Dommage que baffer un prof ne puisse pas se faire parce que, franchement, elle aurait apprécié pouvoir le faire dans un moment pareil. Bon, elle décida de prendre sur elle en se disant que c’était un pauvre handicapé – qui avait sûrement mérité ce qui lui arrivait – et qu’elle n’avait cas considéré ça comme une sorte de participation à un téléthon pour les emmerdeurs de première et qui, en plus, étaient handicapés. Si ce genre de truc existait, et si il y avait un concours, il serait forcément le gagnant… Chaque année de suite !

« J’la reconnais comment, j’cris son nom ou j’affiche une pancarte pour qu’elle m’aborde ? »
« Bastet, c’est son prénom. A cette heure-ci des ados paumés devant l’entrée ça ne doit pas courir les couloirs. Mais, si ça vous avez quand même peur de vous tromper, jeans troués, probablement, et une paire de converses aux pieds. »

Il aurait pu donner une couleur de cheveux, une description plus détaillés mais ça ne lui semblait pas nécessaire. Pas à cette heure-ci ou Bastet serait probablement la seule devant l’entrée. Hella, de son côté, ce demanda comment une ado avec un jean troué et des converses – donc, qui avait l’air cool – pouvait s’amuser à venir voir un emmerdeur comme Livingston. Curiosité assez piquée pour qu’elle bronche un peu moins à l’idée d’aller voir cette personne qui devait forcément venir d’une autre planète.

Elle trainait un peu ses imitations converses sur le sol pour y aller, alors que son jean abimé aux niveaux de ses pieds faisait comme des petits lambeaux. Son sac à dos était posé sur une seule de ses épaules, en prenant soin de laisser ses cheveux noir bouclés passé par-dessus la lanière afin de ne pas s’arracher une poignée de cheveux trop facilement. Elle arriva rapidement devant la porte d’entrée ou elle ne trouva strictement personne. C’est à ce moment-là qu’elle décida que si Edward voulait faire un truc, il n’avait cas se débrouiller tout seul. Elle prit la porte et se décida à quitter l’institut pour aller récupérer sa voiture pourrie et rejoindre l’appartement qu’elle occupait avec Phen. Mais, en arrivant sur le parking, elle vit une ado, de son age, qui correspondait bien à la description d’Edward. Hella passa son regard sur elle, puis sur sa voiture, en se disant intérieurement qu’il fallait qu’elle parte et que c’était bien fait pour Edward… Mais, voilà, cette fille de son âge n’y était pour rien, elle n’allait pas la laisser poireauté sur le parking en sachant qu’Edward ne se pointerait pas. Elle soupira en comprenant qu’elle venait, à nouveau, de changer ses plans. Elle déposa quand même son sac à dos dans sa voiture et se dirigea vers la fameuse Bastet.

« Salut, c’est toi Bastet ? Livingston m’a demandé de te montrer où il est parce que Monsieur a décidé qu’il ne voulait pas marcher ! Heu… J’suis désolée faut surement passer par un tas de trucs sociaux avant de poser des questions cache mais vu que c’est mon genre, je voulais te demander ce qui pouvait d’amener à vouloir voir un type comme lui ? »
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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Re: Vicodine express [PV Edward]   Dim 25 Mar - 15:02

Bastet avait l’habitude d’exécuter un certain nombre de requêtes ou de tâches spécifiques pour Edward, si bien qu’elle ne s’étonnait à présent plus de rien. Il y a quelques semaines, elle aurait sans doute posé un éventail impressionnant de questions visant à déterminer pourquoi un flacon de cachets était « rangé » - ou planqué, plutôt – derrière un coussin plutôt qu’avec ses petits frères et sœurs de toutes les couleurs. L’adolescente posait moins de question, d’une part parce qu’il y avait certains éléments du caractère d’Edward qui lui échappait inlassablement, mais également parce qu’en observant comme il le lui conseillait bien souvent, elle remarquait toute seule des débuts d’explications aux choses folles qu’il pouvait lui demander. Pour le flacon de cachets, Bastet tendait à penser que ces derniers n’avaient pas été prescrits, comme certaines substances qu’elle n’avait encore jamais trouvé – car trop bien « rangées » - ou n’étaient pas approuvés par William. Ce qui dans les deux cas revenait un peu au même, puisque Edward était du genre à se composer lui-même ce dont il avait besoin.

L’adolescente avait donc sauté dans le premier bus à destination de l’Institut, non sans avoir longuement étudié l’itinéraire et les changements qu’elle devrait faire. Elle ne s’était encore jamais rendue là-bas mais savait pourtant très bien qu’Edward y enseignait. Même si on évoquait l’Institut comme étant un repaire de dangereux mutants, Bastet n’avait jamais réussi à ne pas se montrer curieuse vis-à-vis de cet endroit. Arrivée dans le parc un peu plus tard dans la journée, elle n’avait donc pu se retenir de lever haut le menton pour apercevoir l’immense bâtisse qui remplissait l’intégralité de son champ de vision. L’endroit avait l’air accueillant, et Bastet pouvait entendre quelques voix en provenance de fenêtres ouvertes. A première vue, il s’agissait d’un cours de mathématiques, une matière qu’elle avait toujours détestée, mais qu’elle était malgré tout prête à étudier assidument afin de ne pas rester toute sa vie l’ado qui n’avait aucun diplôme et qui enchaînait tous les boulots stupides qu’elle trouvait. C’était l’un des principaux traits de caractère de la jeune fille, et si elle ne manquait guère de volonté ou d’envie de s’en sortir par ses propres moyens, Bastet n’avait aucune idée de la manière dont il convenait de s’y prendre… Et puis elle manquait également d’argent pour s’inscrire où que ce soit, alors ça tranchait définitivement la question d’une reprise d’études.

Des bruits de pas dans les gravillons attirèrent son attention, et Bastet cessa d’observer la façade de l’Institut. Elle remarqua assez rapidement une adolescente qui devait avoir à peu près le même âge qu’elle et la suivit du regard jusqu’à ce qu’elle dépose son sac à l’arrière de sa voiture. Lorsqu’elle la vit se diriger vers elle, Bastet se demanda si les gens extérieurs avaient le droit de s’approcher du bâtiment, et elle était prêt à s’excuser pour son ignorance lorsque l’adolescente la salua, lui demandant confirmation de son identité. Un sourire égaya son visage inquiet :

Oui, c’est moi !

Une explication arriva bien vite concernant le fait qu’Edward ne s’était pas déplacé, et Bastet acquiesça simplement, comprenant que manier des béquilles sur des petits cailloux ne devait pas être aisé. La jeune fille s’excusa ensuite d’une manière assez bizarre avant de lui demander ce qui pouvait bien amener Bastet à vouloir voir Edward.

Ya pas de mal… - Elle réfléchit quelques secondes. – Comment tu as dit que tu t’appelais, déjà ?

Même en essayant de se montrer plus méfiante, Bastet avait quand même réussi à confirmer son identité à une personne dont elle ne connaissait même pas le nom et dans un lieu complètement inconnu… ce qui était une nouvelle preuve du fait qu’elle était beaucoup trop sociable, contrairement à son interlocutrice.

Je suis sa… - Bastet réfléchit rapidement : est-ce que le fait de se vanter d’être son assistante était plus important que de se montrer prudente ? La réponse qui vint fut un « non » assez spontané. - … je fais certains trucs pour lui. J’suis un genre de coursier monté sur Converses, ça fait l’économie d’un achat de vélo, surtout qu’avec les bus on peut aller presque partout. – Le naturel de Bastet ne tarda pas à revenir au galop. – Tu suis des cours ici, c’est ça ? Ca a l’air sympa comme endroit…

Le sourire de Bastet s’étira avec amusement.

On a ça en commun, je pense… les Converses, et le fait d’être des sortes de messagères.

Bastet tentait ce qu’elle pouvait pour faire connaissance, parce qu’on ne pouvait pas dire qu’elle avait beaucoup d’amis, ou même d’ennemis. Elle employait tout son temps libre à travailler pour payer les soins de sa mère, alors les rares fois où elle rencontrait des personnes qui ne transportaient pas des couteaux ou n’avaient pas des têtes de tueurs, elle essayait de briser la glace.
En général, ça fonctionnait plutôt bien…
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Hella Healt
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MessageSujet: Re: Vicodine express [PV Edward]   Mar 3 Avr - 12:26

[Je répondu avec Hella vu que y a qu'elle pour l'instant ^^]

D’abord inquiète, l’adolescente confirma bien vite son identité. Elle correspondait à la description assez vague d’Edward mais, en même temps, Hella ne put s’empêcher de se demander comment une adolescente dans son genre pouvait supporter Livingston. Le qualificatif « dans son genre » n’avait rien de péjoratif, au contraire. Étrangement, dans son allure et sa façon d’être, Hella avait l’impression d’avoir plus de points communs avec elle qu’avec la plus part des gens. Peut-être une raison qui faisait qu’elle n’était pas en train de tirer une tronche de trois kilomètres de long. Enfin, après tout était basé sur une première impression étant donné, qu’à part son prénom, elle ne savait rien de l’adolescente qui se trouvait face à elle. Le premier sourire d’Hella arriva quand Bastet lui demanda comment elle avait dit qu’elle s’appelait. Elle était obligée de sourire à cette question sachant pertinemment qu’elle n’avait donné aucun prénom. Ce n’était pas un manque de politesse ou un besoin de rester anonyme, c’est juste que ce n’était pas le genre de chose qui lui venait spontanément dans la conversation.

« Je ne l’ai pas dit ! »

Sur le coup elle trouvait amusant de laisser sa phrase en état sans donner de prénom derrière, juste pour le jeu. Mais, en y réfléchissant – de manière assez rapide, tout de même – elle estima qu’il devait être énervant de demander un prénom à une personne sans avoir de réponse, surtout quand cette personne est celle que vous devez suivre… Ca amène la méfiance et si il y avait un truc qu’Hella ne voulait pas c’était passer trois plombes à chercher à convaincre quelqu’un de la suivre.

« Mais, j’m’appelle Hella. »

Évidemment, elle se passerait bien du nom de famille. Pas que c’était un secret d’état mais vous avez déjà vu deux adolescentes se présenter en se donnant leur prénom et leur nom de famille ? Pourquoi pas leur date et lieu de naissance pendant qu’on y est ! Loin d’afficher son air blasé de tous les jours, Hella restait attentive à la réponse de Bastet concernant son lien avec Edward. Hella était loin de vouloir tenir le dernier potin de l’actualité des profs mais, vraiment, elle se demandait comment on pouvait bien supporter un type comme son prof. Ça se trouve, il était différent à l’extérieur… peu probable…

La première hésitation de Bastet était suspecte, dans la seconde qui suivit Hella imagina Bastet en une sorte de dealer qui faisait des trucs pas très net pour Edward. Si c’est la méfiance qui aurait dû primer sur cette hésitation c’est bien le sourire d’Hella qui gagna à l’image que Bastet donna. Une coursière en converse, ça c’était classe comme métier. Hella hocha la tête avec une légère moue.

« J’aurais été complètement d’accord avec toi quelques temps en arrière mais, depuis, j’ai découvert la voiture et, franchement, c’est carrément plus pratique. »

Beaucoup plus cher aussi mais bon, ce genre de problème avait été résolue par diverse technique qui consistait à prendre de l’essence d’en d’autre voiture ou, au pire, de masquer les plaques pour aller se servir à une station-service. Après tout, elle n’avait pas trop les moyens et l’arrivée du nouvel appartement empêchait certaines dépenses inutiles. N’empêche que pour Bastet, elle pouvait faire passer ça en note de frais, non ? Mouais, après tout ce n’était pas forcément son problème. Et puis elle ne se vit pas poser une nouvelle question sans répondre à celle de Bastet concernant la présence d’Hella dans le coin.

« Oui c’est ça. Et, ouais, disons que y a carrément pire. Bon après faut aimer l’ambiance chamallow, à part certain prof… »

Livingston était visé mais ce n’était pas une critique. Il était énervant mais dans le fond elle ne pouvait pas vraiment le détester. Et puis, en toute franchise, elle ne pouvait pas qualifier tout le monde de bisounours c’est juste que les gens ici avaient tendance à l’écoute et que c’est quelque chose qui lui faisait étrange étant donné qu’elle n’était pas habituée à ça… Elle avait même assez tendance à fuir ce trait de caractère. Bon elle passa le fait qu’elle n’était pas là par choix parce que, au fond, elle ne le regrettait pas vraiment. Elle aurait pu critiquer son manque de liberté mais là encore, même si son contrat lui en avait offert peu, on fermait les yeux sur ses écarts tant que ça restait dans le raisonnable. Hella ne parla pas non plus de son statut de mutante, il était de toute façon donné avec le fait qu’elle étudiait ici. Bref, si on lui posait la question directement, elle ne verrait pas l’intérêt de mentir.

« Tu étudies où, toi ? Ah moins que jouer les messagères soient un emploi à plein temps ? »

Franchement elle ne critiquerait pas une personne ne suivant plus d’étude. Après tout, ça aurait été son cas si cet institut n’était pas venu la chercher avec un contrat de probation lui donnant le droit d’être dehors si elle suivait ses cours ici.

« Et puisque qu’on à ce côté messagère en commun, tu ne verras pas d’inconvénients à ce qu’on avance sinon c’est Livingston qui va finir par venir nous chercher et vu son humeur massacrante depuis qu’il en béquille… Plus que d’habitude, je veux dire, je préfère éviter. »

Aucune réelle crainte dans cette demande, au contraire, elle en souriait même. Bien qu’elle préférait réellement ne pas se taper les remarques désobligeantes d’Edward si il venait à débarquer jusque-là. Elle montra une direction et commença à marcher vers l’institut en restant près de Bastet histoire de continuer la conversation.
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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Re: Vicodine express [PV Edward]   Mer 4 Avr - 16:56

(pas de problème ^^)

S’il y avait des gens qui étaient prédisposés à être « sauvages » et à envoyer bouler absolument tout le monde, Bastet devait avoir loupé le jour de la distribution de cette faculté. Et ce n’était pas son incroyable talent pour sociabiliser même avec des murs qui allait venir contredire ce fait… L’adolescente avait promis d’être au moins trois fois plus prudente que la normale lorsqu’on l’avait autorisée à quitter la garde de Sélène et à reprendre une vie à peu près normale – ou aussi normale que ce qu’elle était avant que des gens ne cherchent à la tuer – et elle avait du promettre d’agir prudemment en toutes circonstances. Mais c’était incroyablement compliqué pour une ado au tempérament confiant de se mettre tout à coup à soupçonner tout le monde d’être complice avec des tueurs et des braqueurs de banque… Il n’y avait qu’à regarder Hella et se demander ce qui pourrait bien pousser un jour une personne qui avait l’air aussi « normale » à accepter de s’embarquer dans ce genre de choses… Mais Bastet était bien placée pour connaître le pouvoir de l’argent, alors elle se contentait de forcer pour faire plier sa nature confiante et augmenter sa méfiance envers la terre entière.

C’était donc par souci de sécurité qu’elle avait fait mine de ne pas avoir retenu le nom de son interlocutrice, s’attendant tout naturellement à obtenir cette réponse toute simple assez rapidement. Mais non, l’adolescente répondit qu’elle n’avait pas donné son nom, faisant pour le coup échouer la tentative de Bastet… L’adolescente réfléchit à ce qu’elle pourrait dire pour essayer de quand même obtenir cette information, mais pour le coup elle commençait à sécher. Et également à se demander si cette ado était réellement envoyée par Edward – encore qu’elle ne doutait pas de sa capacité à dénicher des gens sortant de l’ordinaire pour accéder à l’une de ses requêtes… Mais finalement, la réponse arriva assez rapidement et Bastet esquissa un sourire ravi. Il ne fallait vraiment pas grand-chose pour se sentir en confiance, Hella venait de le démontrer bien malgré elle…

La question de ce qu’elle pouvait bien faire fourrée avec Edward fut le premier sujet de conversation qui arriva sur le tapis, et Bastet fut ravie de voir un sourire s’inscrire sur le visage de son interlocutrice. Elle contredit néanmoins l’adolescente concernant le fait qu’une voiture restait plus pratique que n’importe quoi d’autre, même si elle aurait partagé son point de vue à une autre époque. Bastet, qui commençait à se détendre un peu, sourit à son tour :

Faudrait que je gagne au loto pour partager ton point de vue… ! Et puis même en ayant une voiture qui tombe du ciel, je suis pas certaine qu’un moniteur d’auto-école sensé me donnerait le permis…

Son rire conclut sa réponse avec une tonalité joyeuse. Bastet n’aimait pas s’apitoyer sur son sort, et elle savait que le premier blocage à l’obtention de son permis était et resterait le manque d’argent à y consacrer. Peut-être aussi avait-elle trop peur des autres conducteurs pour se sentir complètement en sécurité derrière un volant, mais ça c’était déjà un problème plus secondaire…

La remarque de Bastet sur l’Institut et la question qui l’accompagna reçut une réponse franche de la part d’Hella, et son sourire s’étira avec amusement :

Chamallow ? Tu veux dire… un peu comme une colonie de vacances, c’est ça ?

Bastet en avait connu quelques-unes lorsqu’elle était toute petite. Elle avait appris à monter à cheval, à construite des pirogues et à se doucher à l’eau glacée sans broncher. Le mot chamallow la renvoyait à cette époque où son principal souci était de ne pas perdre ses barrettes et de ne pas se faire prendre à se battre avec des garçons plus vieux qu’elle… et où elle avait fait griller des tonnes de chamallow au coin du feu avec ses camarades. Une époque révolue depuis qu’elle était la seule personne chargée de prendre des décisions importantes à la place de sa mère…

Le « à part certains profs » fit sourire Bastet qui même sans connaître tous ceux qui enseignaient ici se doutait bien que chamallow n’était pas le genre de mot qui décrivait au mieux Edward. Elle se faisait d’ailleurs assez souvent rabrouer pour son étourderie ou lorsqu’elle était en retard, mais ça ne l’empêchait pas de vraiment l’apprécier. Après, il y avait des jours où elle avait vraiment envie de le mordre ou de lui balancer une malédiction en guise de représailles, mais Bastet considérait qu’avoir volé au-dessus d’une voiture à sa place était quelque chose qui lui assurait l’immunité concernant les morsures et les malédictions pour un bon petit moment…

Hella l’interrogea finalement sur ce qu’elle étudiait, cherchant à savoir si elle bossait pour Edward à temps plein. Bastet ne vit pas la nécessité de lui mentir et lui répondit avec franchise :

J’vais plus en cours depuis un moment. Quand je ne suis pas utile en tant que messagère, je grimpe sur des nacelles à plusieurs dizaines de mètres pour nettoyer des vitres. Ou je sers à manger dans un resto sur des patins à roulettes… - Un sourire ponctua sa phrase. – Mais des fois, j’aimerais bien reprendre les cours…

C’était sans doute la première fois que Bastet formulait à voix haute cette envie. Hella proposa d’avance un peu, précisant que si elles ne se mettaient pas en route Edward serait capable de venir les chercher, et que vu l’état dans lequel il était depuis qu’il avait ses béquilles, elles passeraient sans doute un sale quart d’heure. Bastet ne pu s’empêcher de rire franchement lorsque Hella précisa « plus que d’habitude » pour illustrer l’humeur massacrante qu’aurait le détective s’il devait se trainer jusqu’au parking.

Ouais, on ferait mieux de bouger rapidement…

Bastet se mit en route aux côtés d’Hella et ne pu s’empêcher de poursuivre la conversation :

Et quand tu sortiras de l’Institut, tu as prévu de faire quoi ? Vous avez genre des spécialités, des trucs comme ça ou c’est des cours généraux ? – Un détail lui revint en mémoire subitement. – Dis, t’as pas peur que quelqu’un te vole ton sac à dos si tu le laisses là-bas ?
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Edward Livingston
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MessageSujet: Re: Vicodine express [PV Edward]   Dim 15 Avr - 17:47

Peut-être que si Bastet savait qui était Hella, si elle savait qu’elle avait été arrêtée pour braquage de banque et ce qui en avait découlé, peut-être qu’elle aurait été plus facilement prudente. Bien que, dans le fond, ça ne changeait pas grand-chose. Il n’y avait pas de raison de se montrer prudente avec Hella – même si elle ignorait toute de la prudence dont Bastet essayait de faire preuve – étant donné qu’elle n’était là que pour jouer les messagères. Si Edward ne lui avait rien demandé, il y avait fort à parier que même en voyant Bastet, Hella aurait pris sa voiture et serait partit sans se poser de question sur la présence de l’adolescente en ces lieux. En tout cas, Hella semblait avoir été bien inspiré en donnant son prénom vu que ce dernier fut accueilli avec un sourire. Bon, ok, c’était plutôt étrange de voir une personne sourire parce qu’on lui donne son prénom, mais bon… Chacun son truc.

Bastet n’était, a priori, pas d’accord sur la vision de la voiture avec Hella. Bien que la raison semble surtout financière – si on oublie cette histoire de moniteur d’auto-école – et Hella ne pouvait pas vraiment contredire ce fait. Une voiture c’était un putain de budget. Elle la première, elle ne s’en sortirait pas si elle n’avait pas ses petites astuces – pas très légales – pour pouvoir assumer une voiture. Hella se contenta de répondre par un sourire, se voyant assez mal expliquer à une personne qu’elle ne connaissait pas qu’il n’y avait pas besoin d’attendre qu’une voiture tombe du ciel quand on avait que l’embarras du choix sur un parking. Et comme elle n’avait pas de technique pour gagner au loto, elle ne trouva rien à ajouter.

La discussion se porta sur l’endroit où elle se trouvait et où l’emploi du mot chamallow faisait penser à une colonie de vacances. Dans l’immédiat c’était un peu l’idée bien qu’Hella serait que peu sincère en répondant ce genre de chose. L’endroit était cool mais on ne pouvait pas y faire ce qu’on voulait quand même. Du coup, elle se mise à réfléchir un peu avant de répondre.

« Ouais, une colonie de vacances où faut quand même suivre des cours et certaines règles. Mais dans l’ensemble c’est plutôt cool. Enfin, je sais pas, quand je dis chamallow c’est que les profs… Certains… On plus tendance à vouloir tout comprendre de leurs élèves pour les aider en jouant plus les « bons amis » que jouer les profs. »

En fait c’était assez difficile pour elle d’expliquer les choses. Mais elle avait été étonnée de voir que quand elle faisait une connerie les gens avaient plus tendance à chercher à comprendre plutôt qu’à hurler direct. Elle s’était quand même introduite dans le bureau de la directrice par effraction et n’avait jamais eu la moindre sanction pour ça. Honnêtement, ce genre de comportement la dépassait un peu. C’était probablement une bonne méthode mais, du coup, elle avait tendance à croire que tout lui était permis et qu’elle ne risquait jamais grand-chose.

Pour ce qui était de Bastet, apparemment elle n’allait plus en cours mais enchainait les petits boulots. Étrangement, ça fit sourire Hella qui, après tout, avait pu connaitre ce genre de chose avant de se voir perdue dans cet institut. Enfin, pour sa part, elle avait trouvé plus facile de voler que de travailler dans cinquante trucs différents mais elle se garda de le dire. Ce qui était vraiment à noter, c’est que Bastet avait envie de reprendre des cours, ce qui était assez ennuyant parce que si elle enchainait les boulots c’est qu’elle en avait besoin. Ajouter des cours à ça et ça commençait à devenir compliqué.

« Et tu peux pas essayer de négocier avec Livingston des courses pour lui contre des cours en échange ? »

C’était une question comme ça. Hella savait qu’Edward pouvait recruter dans l’institut, mais elle savait aussi que c’était pour les mutants. Cela dit Edward était assez barge pour imposer une no-mutante à certain cours, étant donné qu’Hella ne savait rien des pouvoir de Bastet, elle partait du principe que cette dernière était humaine. Enfin, après tout, elle ne savait rien de Bastet ou de la relation qu’elle avait avec Edward, ce genre de chose n’était peut-être pas possible après tout. Qu’est-ce qu’elle pouvait en savoir ! En tout cas elles s’accordaient toutes les deux sur le fait qu’il fallait bouger avant que Livingston ne se mette à fondre un câble. Sur le chemin, Bastet continua ses questions avant de s’inquiéter pour le sac d’Hella dans la voiture.

« Non, pas vraiment. De toute façon, y a pas grand-chose dedans qui attirerait les gens. Juste des livres de cours et on a un peu près tous les même, donc bon… »

Et puis elle ne pensait pas qu’on en vienne à lui piquer son sac étant donné qu’elle-même, elle ne songerait pas à piquer les affaire de quelqu’un de l’institut. Du coup, oubliant ce sujet, elle se mise à répondre aux autres questions de Bastet.

« Franchement, j’ai pas réfléchie au après l’institut. Les cours ici sont généraux, enfin, on a les matières générales et puis y a aussi les trucs plus spécifiques à l’école… »

Hella n’estimait pas faire de gaffe en parlant de cette manière étant donné que l’institut était connu depuis un moment pour être un repère à mutant. Donc il n’y avait de raison de ne pas en parler.

« Enfin, tu vois, on a des cours qui sont censé nous permettre de mieux nous maitriser et des cours de défense. »

Elles avaient déjà passé quelques couloirs quand Hella bifurqua une dernière fois pour se retrouver devant une porte ouverte ou il était facile de voir Edward à l’intérieur. Ce dernier était avachi dans une chaise, derrière un bureau, en train de regarder le plafond. Les bruits de pas l’avaient assez interpellé pour qu’il se redresse et voit les deux adolescentes. Un sourire intérieur se fit sentir parce que, en les voyants toutes les deux, il fut forcé de se dire qu’elles avaient plus de point commun que ce qu’il pouvait penser.

« Entrez… Toutes les deux. »

Hella se demanda bien ce qu’elle venait faire dans l’histoire et le faites de leurs demander de rentrer toutes les deux l’étonna mais, en même temps elle était curieuse de la relation qu’il pouvait exister entre Bastet et Livingston. Alors, entrer, serait peut-être la meilleure façon d’apprendre quelque chose.
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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Re: Vicodine express [PV Edward]   Jeu 19 Avr - 14:47

S’il y avait bien une chose qu’elle avait apprise avec Edward, c’était que les apparences ne reflétaient que très rarement la réalité, notamment si l’on se contentait d’observer la personne sans réellement s’attacher aux détails… Mais là, absolument rien chez Hella ne laissait présager de ce qu’elle avait pu faire de sa vie, elle avait simplement l’air d’une ado tout ce qu’il y avait de plus normale, avec ses livres de cours, pressée de rentrer chez elle mais prête à rendre service. Non, il n’y avait rien chez elle qui puisse indiquer à Bastet qu’elle avait été capable de prendre une arme et d’aller braquer une banque ! Si Bastet l’avait su, elle se serait sans doute montrée beaucoup plus méfiante parce que ses rapports avec les braqueurs de banque n’étaient pas vraiment au beau fixe. Elle se permettait même de généraliser à l’ensemble des représentants de cette profession, parce qu’elle était certaine que n’importe quel autre braqueur l’aurait également prise pour une menteuse lorsqu’elle avait avoué ne pas avoir de portable… Et la récente tentative de meurtre par voiture interposée n’avait pas vraiment permis de réconcilier Bastet avec la corporation des braqueurs, c’était plus que clair !

Mais Hella ressemblait à Bastet, elle était une ado qui aimait les jeans usés et être à l’aise dans ses baskets. Elles s’étaient mises en route vers l’Institut tout en parlant de manière assez naturelle, et l’adolescente se surprit à apprécier cette discussion qui pourtant concernait des sujets assez classiques… Sociabiliser était quelque chose qui lui manquait énormément, et si Bastet était tout à fait capable de ne pas briser le silence lorsqu’elle se trouvait avec Edward et William – même si elle se montrait toujours incroyablement bavarde lorsqu’elle était en compagnie du médecin – l’adolescente appréciait de pouvoir avoir une discussion avec quelqu’un ayant à peu près son âge pour la première fois depuis un moment.

Hella réfléchit suite à la question de Bastet sur l’aspect colonie de vacances de l’Institut et finit par évoquer la nécessité d’aller en cours et de suivre le règlement. Cela n’avait rien d’étonnant pour Bastet, parce que même en colonie il y avait des activités obligatoires et un règlement à suivre si on ne voulait pas dormir tout seul dans la forêt en guise de punition… Hella précisa en revanche autre chose au sujet des professeurs qui pour beaucoup – d’après ce qu’elle comprenait – était plutôt du genre à essayer de tout comprendre plutôt qu’à hurler direct lorsque quelque chose de pas correct était fait.

Ca ne m’a pas l’air si différent que ça de la colonie… à part pour les cours et le boulot que ça doit demander. En tout cas c’est bien d’avoir ce genre de profs compréhensifs, même si ça doit quand même être déstabilisant de tagguer un mur et de simplement discuter avec le directeur ensuite sans se faire rentrer dedans et hurler dessus… - Bastet sourit puis haussa les épaules. – Et ça te plaît comme manière de faire ?

Bastet était peut-être un peu trop curieuse, mais elle avait vraiment envie de discuter avec Hella. Au sujet de son envie de reprendre les cours, Bastet avait été très honnête et n’y avait vu aucun problème. Hella lui demanda si elle avait déjà pensé à négocier des cours avec Edward en échange des boulots qu’elle pouvait faire pour lui et un sourire étira les lèvres de l’adolescente alors qu’elle shootait dans un petit caillou plus gros que les autres.

J’ai déjà plus ou moins négocié le truc. J’ai pas gagné sur toute la ligne parce qu’il est quand même vachement plus intelligent que moi… mais j’ai pu obtenir quelques leçons du genre de celles qui peuvent être bien utiles dans la vie de tous les jours.

Utiliser ses yeux de manière à ne pas se focaliser que sur l’apparence. Bastet n’était encore que débutante dans cet exercice, mais elle faisait de son mieux pour se perfectionner tout en se plantant très régulièrement en essayant de prouver qu’elle avait compris… Mais ses échecs n’entamaient pas sa volonté d’y arriver dans un avenir plus ou moins lointain, c’était le principal. Et c’était peut-être aussi pour cela qu’Edward ne l’avait pas dégagée de chez lui avec un coup de pied aux fesses…

Hella expliqua qu’elle n’était pas inquiète pour son sac posé dans une voiture décapotable, précisant que tout le monde avait plus ou moins les mêmes livres de cours ici. Bastet acquiesça simplement peu avant qu’elles n’entrent dans le bâtiment qui s’avéra incroyablement chic… et même encore plus qu’à l’extérieur. Alors qu’elle promenait son regard partout en ayant l’air d’halluciner, Bastet finit par en revenir à la réponse d’Hella au sujet de l’après-institut et des cours qu’elle suivait ici. Bien entendu, Bastet était parfaitement au courant de la fonction de l’Institut pour les jeunes mutants, et elle ne pouvait s’empêcher de trouver ça bien. Celui qui avait eu cette idée avait vraiment eu envie de faire quelque chose pour ses semblables, et visiblement ça avait plutôt l’air utile si on en jugeait par la manière dont Hella considérait ses cours :

J’trouve ça cool qu’il y ait ce genre d’établissements. Au moins on apprend l’essentiel pour vivre et ne pas faire trop de vagues avec un pouvoir pas maîtrisé… - Bastet jeta un coup d’œil autour d’elles, plus par réflexe que par crainte qu’un mutant apprenne qu’elle était elle aussi mutante. – J’suis comme toi, c’est récent… J’ai pas encore compris comment j’étais sensée fonctionner, par contre !

Son sourire indiquait qu’elle s’amusait de la chose, mais ce n’était en réalité qu’une façade : Bastet avait peur d’être repérée comme étant une mutante sur chacun de ses lieux de travail et de se faire blacklister d’un tas d’endroits, ce qui l’empêcherait de travailler et de payer les notes d’hôpital de sa mère. Peut-être qu’Hella avait eu ce même sentiment d’être à deux doigts de tout foirer en permanence à cause de son pouvoir, et peut-être que c’était ce qui l’avait incitée à rejoindre l’Institut… Bastet n’en savait rien et ne poserait pas la question parce que c’était peut-être un peu trop personnel.

En tout cas, si c’est aussi bien que ce que tu décris, ça doit vraiment être géant de suivre des cours ici !

Après avoir pris quelques couloirs, elles arrivèrent finalement devant une salle dont la porte ouverte laissait deviner la présence d’Edward, vautré sur une chaise comme à son habitude. Bastet réalisa qu’elle avait pris tout son temps et discuté avec Hella pendant qu’il devait souffrir le martyr. Et laisser Edward souffrir avait tendance à le laisser de fort méchante humeur… Il les invita néanmoins à entrer toutes les deux, ce en quoi Bastet s’exécuta. Elle enfouit ses mains dans les poches de sa veste en jean, attendant de voir s’il fallait lui donner tout de suite les médicaments et passer pour une dealeuse devant Hella, ou attendre qu’il lui demande de partir.
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MessageSujet: Re: Vicodine express [PV Edward]   Ven 27 Avr - 17:59

En réalité, Hella ne saurait dire si c’est différent de la colonie ou pas. La seule image qu’elle avait de la colonie c’était dans les films ou téléfilm à la noix que de nombreuses chaines télévisées étaient capable de passer en boucle. Mais elle ne put s’empêcher de sourire en acquiesçant au fait que c’était clairement perturbant de tagguer un mur et de ne rien avoir en retour, juste une bonne leçon de morale. Même si, dans les faits, Hella imaginait que les profs demandent quand même de nettoyer le mur taggué. Mais en ce qui concernait la question de Bastet, Hella ne savait pas trop comment répondre. Cette méthode était probablement la meilleure méthode qui existait mais c’était, également, la plus dangereuse de son point de vue et pour la façon dont elle avait construit sa vie. Elle ne souhaitait pas être comprise, et encore moins s’accrocher à des gens. Réagir comme le faisait les profs de cette école donnait pourtant envie de leur faire confiance et de les apprécier. Elle n’aimait pas cette façon de faire parce qu’on ne lui donnait pas assez d’éléments pour détester toutes les personnes qui se trouvait ici. Du coup, il était difficile pour elle de répondre à la question de Bastet. Si Hella avait été un peu plus normal dans sa façon d’envisager sa vie, elle aurait trouvé ça bien parce que ça l’était vraiment. Mais les choses étant ce qu’elles étaient, elle ne pouvait pas aimer cette façon de faire.

« Euh… Elle chercha ce qu’elle pouvait bien donner comme réponse… Et bien, en fait, je crois que ça me perturbe un peu trop pour savoir si j’aime bien ou non. »

Dans un sens, elle ne mentait pas réellement. En fait, elle ne se voyait vraiment pas dire qu’elle n’aimait pas et donner une image assez négative d’un endroit qui ne l’était vraiment pas. Elle n’avait pas envie, non plus, d’être ingrate mais elle ne pouvait pas dire ouvertement qu’elle adorait cet endroit alors qu’elle s’interdisait elle-même de le penser. Hella avait le don de se prendre la tête toute seule pour pas grand-chose finalement !

Ensuite, Hella trouva la réponse de Bastet assez étrange et intrigante. Edward lui apprenait des choses utiles mais elle ne suivait pas vraiment de cours, et elle parlait de l’intelligence d’Edward. Bref, Hella se demanda ce que le prof pouvait bien apprendre à l’adolescente. Il était clair qu’il ne s’agissait pas de cours conventionnels alors, qu’est-ce qu’il pouvait bien lui apprendre ? Hella savait qu’Edward était doué pour faire des déductions, bien qu’elle imaginait qu’il avait surtout beaucoup de chance, ou qu’il avait choppé des infos avant de balancer son truc genre « je sais tout en un regard ». Faut dire qu’elle ne l’avait pas vu dans l’exercice de ses fonctions et qu’elle doutait réellement qu’on puisse sortir des trucs comme il sortait, juste après un coup d’œil. C’était un peu gros, quand même.

« Du genre ? Il apprend à ne pas se faire taper dessus tout en étant le plus désagréable possible ? »

Le ton était un peu à la rigolade, n’empêche qu’elle trouvait que c’était un véritable don chez lui. Il arrivait à être le plus désagréable possible et elle n’avait encore vu personne lui mettre son poing au travers de la figure. Quoique, ses béquilles c’était peut-être ça finalement. Il avait été tellement loin qu’une personne lui avait carrément roulé dessus pour s’assurer qu’il se taise. Si c’était le cas, cette personne avait franchement foiré son coup ! Enfin, quoiqu’il en soit, Bastet méritait une médaille si elle arrivait à supporter ce mec.

Et comme dans toutes écoles de mutants qui se respectent, les deux adolescentes arrivèrent bien vite à parler de mutation. Bastet, de manière discrète laissa entendre qu’elle était elle-même mutante. Hella aurait pu sourire, trouver ça trop cool ou un truc dans le genre mais, au lieu de ça, sa première réaction fut de soupirer et de lever les yeux au ciel. La réaction qui voulait clairement dire : « Et merde, encore une mutante ! ». Mais, chose rare, elle se rendit compte de sa réaction et ne la trouva pas très cool. Du coup, elle se sentit obligé de se justifier.

« Désolée pour la réaction, c’est juste que… Bin disons que mon pouvoir me permet de prendre celui des autres. Et comme je ne maîtrise rien, je t’avouerais que je suis contente quand je tombe sur une personne sans pouvoir. Ce qui est assez rare dans ce genre d’endroit. Quoiqu’il en soit, je confirme, c’est vraiment bien de pouvoir trouver un endroit comme ici et puis ça aide vraiment pour ses pouvoirs. Je ne maitrise pas grand-chose mais y a quand même eut une évolution depuis mon arrivée ici. »

Cela dit, elle ne serait jamais venue ici de son plein gré. Mais Hella avait l’avantage d’être qu’une humaine en présence d’humain ce qui facilitait grandement son insertion. Enfin quoiqu’il en soit, Edward était à portée de vue et leur avait demandé de rentrer dans la salle. Les deux adolescentes s’exécutèrent bien qu’Hella se demandait pourquoi on la retenait. Et elle se demanda encore plus ce que Bastet faisait là étant donné qu’elle restait sur place, les mains dans les poches. Le temps semblait même s’étirer un peu, avant qu’Edward ne se décide à reprendre la parole.

« Bastet, vous avez ce que je vous ai demandé ? »

Il se fichait pas mal qu’Hella puisse voir qu’on lui filait des médicaments. Avec l’état de sa jambe, il pouvait justifier cet acte de manière totalement anodine. La seule qui pouvait se douter qu’il y avait anguille sous roche était Bastet qui, de son côté, avait dû pêcher les médicaments sous des cousins bien cacher et sans en parler à William. Le regard d’Edward se posa sur les deux adolescentes et sur le visage d’Hella qui n’était pas aussi renfermé que d’habitude. La petite Bastet pouvait vraiment faire parler n’importe qui, ce qui était fort utile même si elle l’ignorait encore. Il était presque persuadé que les deux pouvaient s’entendre, bien que là, ça dépendait essentiellement d’Hella qui mettait un point d’honneur à garder tout le monde à distance.
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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Re: Vicodine express [PV Edward]   Mer 2 Mai - 23:17

Bastet semblait apprécier la conversation qu’elle avait avec Hella, et qui devait sans doute être la première conversation depuis bien longtemps qui n’avait pas pour vocation d’argumenter sur le pourquoi du comment elle méritait qu’on lui laisser une chance d’exercer un job qu’elle ne connaissait pas. En fait c’était tellement plaisant que l’adolescente en avait oublié ses réflexes défensifs habituels qui consistaient à en dire le moins possible et à ne pas chercher à lancer une conversation lorsque ce n’était pas nécessaire pour éviter qu’une personne polie ne lui retourne ses questions et ne la place dans une situation qu’elle voulait à tout pris éviter : se dévoiler de trop, et permettre à ceux qui en avaient après sa vie de la retrouver et de la tuer…

Pour ce qui était de savoir si Hella aimait la façon bizarre dont les profs géraient les élèves de l’Institut, Bastet fut assez surprise de l’entendre expliquer qu’elle était trop perturbée pour déterminer si elle aimait ou non cette méthode. Ce qui amena Bastet à rire, mais pas du tout pour se moquer d’elle ou parce qu’elle estimait qu’Hella avait dit une connerie. Non en fait, Bastet riait parce qu’elle appréciait d’avoir une conversation même banale avec quelqu’un de son âge.

J'comprends ce que tu veux dire… Des fois les choses se présentent d’une manière inhabituelle, et ça fausse pas mal de repères, surtout si t’as toujours été habituée à passer dans des établissements où on te hurlait dessus systématiquement…

Au sujet de ce qu’Edward pouvait bien lui apprendre, Hella se montra assez intriguée, mais peut-être pas pour les raisons les plus évidentes. En fait, Bastet ne trouvait pas aussi difficile que ça de supporter Edward, il fallait simplement faire abstraction de pas mal de choses et être capable de se taire lorsqu’il était en mode super asocial, et parler lorsqu’il était un peu moins asocial. En tout cas, elle n’avait jamais réellement eu de difficulté à le supporter, mis à part lors de leur première rencontre où elle s’en était pris à ses genoux et l’avait mordu. Là, elle était d’accord pour dire qu’Edward l’avait prodigieusement saoulée à essayer de déchiffrer son comportement… mais depuis qu’elle avait arrêté de le mordre, les choses se passaient plutôt bien. Seule ombre notable à ce tableau : le plâtre du détective, qui le gênait, l’irritait et réduisait sa vitesse de déplacement. Depuis qu’il était passé par-dessus cette voiture pour la sauver, Edward avait tendance à être plus proche du type relou qui avait énervé Bastet sur le port quelques mois plus tôt, que du détective qui lui apprenait des choses intéressantes. L’adolescente avait d’ailleurs eu envie de le mordre ou de le maudire à plusieurs reprises ces dernières semaines, mais le plâtre du détective lui apportait une sorte d’immunité que Bastet se suffisait à vouloir lever elle-même, parce que ce plâtre existait uniquement parce que l’adolescente ne s’était pas faite percuter par une voiture… Alors oui, Bastet se sentait coupable et s’efforçait de tout supporter sans hurler. Hella semblait ne connaître que la facette « relou » du détective, et sa proposition amusa Bastet.

Non, ça ça doit être inné chez lui. – Elle marqua une pause. – Sans déconner, ya vraiment des fois où je me dis que je dirais la moitié de ce qu’il dit aux gens qu’on me casserait rapidement la gueule pour me le faire regretter… !

C’est vrai, parce que Bastet s’était déjà souvent fait agresser par des gens qui ne supportaient pas les théories erronées qu’elle pouvaient formuler, mais par contre lorsque c’était Edward beaucoup ne bronchaient pas. Peut-être parce que lui avait la chance de pouvoir formuler des théories exactes et que du coup, ça faisait peur aux gens… Ouais, ça devait pouvoir s’expliquer de cette manière.

Sinon, bin il me file deux ou trois tuyaux sur les gens et leur comportement… J’bosse dans un quartier difficile, alors ça aide à savoir quand je dois courir pour sauver mes fesses !

C’était beaucoup plus poussé que ça en réalité, mais Bastet ne savait pas comment une personne de son âge prendrait le fait d’être apprentie-détective. Peut-être qu’elle se moquerait ou qu’elle trouverait ça ridicule… Alors elles avaient fini par dériver vers un sujet délicat qui les concernait visiblement toutes les deux : la mutation. Le soupir d’Hella et ses yeux levés au ciel intriguèrent Bastet qui ne comprit pas ce qu’elle avait dit de mal jusqu’à ce que l’adolescente ne fournisse quelques explications sur son propre don. Hella pouvait emprunter le pouvoir des autres mutants, ce qui était théoriquement génial, mais relevait en fait du pur calvaire parce qu’il était impossible de maîtriser tous les pouvoirs mutants en même temps… Ce fut au tour de Bastet de soupirer, parce qu’elle comprenait le calvaire de son interlocutrice alors qu’elle galérait avec seulement un pouvoir unique.

Non, j’comprends, t’inquiète pas. J’me dis qu’en fait, je devrais m’estimer heureuse d’avoir seulement un seul pouvoir à gérer, parce que ça doit sûrement te demander de bosser plus que les autres… - Bastet acquiesça après qu’Hella ait expliqué les bénéfices de son passage à l’Institut sur la maîtrise de son pouvoir. – C’est positif, c’est bien pour toi. Si ya un truc que je dois éviter pour pas que tu copies mon pouvoir en galérant, je m’efforcerais de faire attention… Moi je hurle, et en général ça fait exploser des trucs. Super cool pour faire diversion, mais pas pratique du tout pour s’énerver sans signaler clairement que je suis mutante. Mais à côté de ton pouvoir, c’est rien du tout au niveau des contraintes.

Bastet était loin de s’apitoyer sur son sort en temps normal, mais c’était encore plus vrai pour ce qui concernait sa mutation. Elle avait du mal à doser la puissance des sons qui sortaient de sa bouche ou les dommages qu’elle engendrait souvent bien malgré elle, mais il y avait toujours des mutants aux pouvoirs beaucoup plus délicats pour lui rappeler que quand même, elle s’en sortait super bien avec son cri dimensionnel même si elle n’arrivait à rien avec. Elle aurait tout à fait pu naître avec des yeux rouges, des poils sur tous le corps ou avec des cornes, ou encore avec un pouvoir vraiment dangereux comme celui qui consistait à manipuler le feu… Hella avait tous ces pouvoirs à la fois pour peu que des mutants les possédant passent à portée de son pouvoir de copie. Bastet la trouva courageuse et ne pu qu’acquiescer lorsqu’elle précisa qu’elle préférait la compagnie des humains parce qu’elle n’était alors plus obligée de faire attention tout le temps.

Elles avaient fini par arriver devant la salle de classe où se trouvait Edward et par y pénétrer à son invitation. Ne sachant pas si Hella devait voir les cachets ou non, Bastet s’était contentée d’attendre un signe de la part de son patron indiquant que tout était en ordre et qu’elle pouvait lui donner le flacon de Vicodine tant désiré, mais pas prescrit par William. Edward lui demanda finalement si elle avait ce qu’il désirait et devait finalement attendre depuis un moment compte tenu du temps que les deux adolescentes avaient passé à discuter en chemin, et son regard se posa sur les deux ados comme si le détective essayait de déterminer ce qu’il avait pu se passer entre elles entre le parking et cette salle de cours.

Une vibration dans sa poche de veste incita Bastet à décrocher assez rapidement, parce qu’il n’y avait que quelques personnes qui possédaient ce numéro. Et l’une d’elles se trouvait justement en face d’elle, ce qui la conduisit à redouter le pire assez rapidement… Un pressentiment qui se renforça lorsqu’elle reconnut le numéro de l’hôpital, et Bastet tendit précipitamment le flacon à Edward, passant complètement à côté du fait qu’elle était encore trop loin de lui pour pouvoir l’attraper sans être obligé de se lever de sa chaise. Fébrilement, elle prit l’appel, portant le combiné à son oreille avec une angoisse très claire dans chacun de ses gestes.

« Mademoiselle Ishtar, c’est le docteur Phillips de l’hôpital général à l’appareil. »

Le sang de l’adolescente perdit probablement 5 degrés en température, et Bastet eût du mal à articuler un simple « oui » à l’intention de ce médecin qu’elle connaissait bien. C’était lui qui s’occupait de sa mère, et même s’il ne pouvait pas faire grand-chose pour la guérir, il avait – selon Bastet – toujours fait son travail sérieusement. Quelques secondes passèrent avant qu’il ne reprenne la parole :

« Je vous appelle au sujet de votre mère, mademoiselle. Nous avons fait tout ce que nous pouvions, mais nous n’avons malheureusement pas pu la ranimer après son arrêt cardiaque… »

Bastet n’eût aucune réaction, espérant sans doute encore une bonne nouvelle après l’emploi de deux termes médicaux successifs dans la même phrase. Autant dire qu’elle n’avait pas compris ce que le médecin venait de lui dire, pas parce qu’elle était stupide, mais parce que son cerveau refusait de comprendre :

« Mademoiselle Ishtar, vous êtes toujours là ? »

Bastet eût de nouveau du mal à répondre que oui, elle était toujours physiquement proche du téléphone, mais mentalement c’était une toute autre histoire.

« Je suis désolé d’avoir à vous l’annoncer… mais votre mère est décédée. »

Le temps sembla s’arrêter, et Bastet suffoqua quasi instantanément. Les choses commençaient à se mettre en place dans son esprit, et après avoir été seule de fait pendant des années, elle était à présent réellement seule parce que le dernier membre de sa famille connaissant son existence venait de décéder… Les larmes ne furent guère longues à monter, mais l’adolescente ne bougea pas, comme si la nouvelle l’avait paralysée pour la maintenir là, sous les yeux d’Hella qu’elle connaissait à peine, et d’Edward, qui ne manquerait pas de chercher à comprendre pourquoi elle semblait refuser de lui filer ses médocs. Lorsqu’elle essaya de bouger, Bastet vacilla légèrement et la pièce sembla d’ailleurs se mettre à tourner autour d’elle, suffisamment pour que son déséquilibre ne passe pas inaperçu. Bien vite, ses yeux furent incapables de retenir le trop-plein de larmes, et celles-ci roulèrent en abondance sur ses joues. Son teint avait également brusquement pâlit, comme en écho au malaise qui était en train de l’envahir. Le malaise, mais également la détresse, le sentiment de voir tous ses repères s’échapper, et une solitude lourde comme une chape de plomb, parce que personne ne pourrait jamais remplacer sa mère…

« Mademoiselle Ishtar, vous êtes toujours là… ? »

Elle ne laissa pas la possibilité au médecin de répondre et mit brutalement fin à l’appel sans même voir ce qu’elle faisait avec les touches du clavier du téléphone. Comment pourrait-elle réussir à ne pas s’apitoyer sur son sort à présent que la seule personne qui la poussait à être forte et à se comporter comme une adulte était morte ? Qu’avait-elle de différent des autres ados pleurnichards à présent ? La maturité avait ses limites, et Bastet était en train d’en faire la douloureuse expérience… Ses sanglots, elle les retint pourtant jusqu’au bout en se mordant l’intérieur des joues jusqu’au sang, et elle déposa un peu trop brusquement le flacon de pilules d’Edward sur le bureau. Un instant, son regard trop humide se posa sur lui, et elle se surprit à l’envier de n’avoir réellement aucune raison d’être aussi tourmenté qu’elle à ce moment précis. Elle avait beaucoup envié son intelligence et toutes les choses insolites qu’il avait en tête, comme notamment cette connaissance encyclopédique des crimes et affaires passés, mais là c’était son indifférence à pas mal de chose que l’adolescente commençait à lui envier…

Lorsqu’elle n’eût plus la force de retenir des sanglots et un chagrin bien trop forts pour elle, son masque peu crédible se dissipa brusquement et son instinct la poussa à quitter cette classe en courant aussi vite qu’elle le pouvait. Retrouver son chemin dans les vastes couloirs fut suffisamment compliqué pour que l’adolescente fasse plusieurs fois demi-tour pour emprunter un autre couloir, bousculant des gens auxquels elle ne prêta pas attention parce qu’elle avait tout bonnement une chose en tête qui lui paraissait plus importante que de vérifier où elle allait ou de simplement s’excuser.

C’est presque à l’aveuglette qu’elle regagna le parc de l’Institut, et sans trop savoir pourquoi, elle balança dans la voiture d’Hella le téléphone portable qui la liait au détective, peut-être parce que quelque chose lui disait qu’Edward essaierait de l’appeler à un moment ou à un autre pour lui demander de se pointer à tel endroit ou de livrer tel type de médicament comme elle l’avait fait aujourd’hui, et elle n’avait aucune envie d’être au service de qui que ce soit. Ou peut-être également parce que le fait que des hommes utilisent son portable pour la retrouver et la tuer lui avait appris à réellement disparaître de la circulation en ne s’encombrant d’aucun gadget susceptible de servir de mouchard…

Bastet grimpa dans le premier bus qui passa devant l’arrêt proche de l’Institut et s’installa tout au fond, là où jamais personne n’osait se mettre. Le bus démarra pour une destination que l’adolescente n’avait pas vérifiée, mais après tout n’importe quel endroit où elle pourrait être seule serait le bienvenu… Ses sanglots furent impossible à stopper, même lorsqu’une passagère tâcha de déterminer quel était exactement son problème, et après une trentaine d’arrêts, Bastet quitta le bus toujours au pas de course après avoir reconnu l’un de ses nombreux lieux de travail dans Hell’s Kitchen. Toujours incapable de se calmer, elle peinait à conserver son allure à la course à cause de sa respiration saccadée, des sanglots, et des larmes qui l’étouffaient presque. Dans un état lamentable, elle attrapa un autre bus qui l’emmènerait directement à l’hôpital, où elle pourrait faire ses adieux à sa mère pour cette vie, et faire le nécessaire pour que son corps soit traité dans le respect de leurs croyances…
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Edward Livingston
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MessageSujet: Re: Vicodine express [PV Edward]   Lun 4 Juin - 18:23

Hella n’avait pas spécialement fait d’établissement où on lui hurlait dessus – quoique – mais, elle n’avait sûrement pas fait d’établissement où on cherchait à la comprendre. Les orphelinats n’étaient pas connus pour ça. Vivre dehors n’entraine pas les gens à chercher à vous comprendre, la prison encore moins. Alors, ouais, l’institut semblait être un endroit hors du temps, à peine réel, où elle était incapable de savoir ce qu’elle devait y faire et comment elle devait y réagir. Une chose, qu’étrangement, Bastet semblait comprendre. Hella ne poussa pas la conversation plus loin parce que ça n’avait pas d’intérêt, surtout qu’elles arriveraient bientôt devant Edward et qu’elle n’aurait sûrement pas ce genre de conversation devant lui.

Elles étaient également d’accord sur un fait intriguant chez Edward. Cette façon de parler aux gens sans pour autant se faire ramasser la tronche et Hella ne put qu’hocher la tête avec conviction pour dire qu’elle était totalement d’accord avec Bastet. Si quelqu’un d’autre tentait le quart de ce qu’il disait, ça ferait longtemps qu’un coup de poing leur serait arrivé dans la face. Hella n’avait aucune idée de comment pouvait être Edward dans son autre activité mais si il était pareil – ce qui semblait être confirmer par les paroles de Bastet – elle s’étonnait qu’il n’ait qu’un plâtre. Enfin, ce n’était probablement pas ses affaires et elle n’était pas certaine de vouloir en savoir plus sur la vie d’Edward, ce qu’elle en voyait lui suffisait amplement. Elle eut cependant plus d’explication sur ce qu’Edward apprenait à Bastet. Hella trouvait ça cool dans le sens où elle aussi elle aimerait bien connaitre la vie des gens en un seul regard mais elle oublia très vite cette idée en sachant qu’elle ne supporterait pas Edward plus longtemps qu’une heure par jour.

Par la suite Hella s’expliqua sur la réaction un peu débile qu’elle avait eu en apprenant que Bastet était une mutante. Et elle apprécia le fait que l’adolescente ne lui en tienne pas rigueur, au contraire, elle semblait même comprendre. Et, ça, c’était une bonne chose. Elle s’interrogea même sur la marche à suivre pour qu’Hella ait le moins de chance de prendre son pouvoir, la proposition était franchement sympa mais vu qu’elles venaient d’arriver dans la salle de cours de Livingston, Hella ne trouva pas le temps de répondre. Bien que dans le fond elle estimait le pouvoir de Bastet bien moins dangereux que certain, et que hurler pour faire exploser une partie de l’institut ne lui posait pas trop de problème tant que ça restait des dégâts matériels.

Apparemment Bastet était là pour donner un truc un Edward mais la suite de la scène échappa complètement à Hella qui ne comprit strictement rien.

Edward avait tendu la main pour récupérer le flacon alors que Bastet décrochait son téléphone l’air inquiète. Il plissa les yeux l’air songeur, avant de se rendre compte que Bastet était en train d’oublier de lui donner ses cachets. Ça aurait eu le don de lui tirer une tirade rapidement mais, là, sur le moment, ses comprimés lui semblaient bien moins importants que ce qui était en train de se passer au téléphone. Le monde de Bastet semblait s’écrouler, c’est ce qu’il comprit par les réactions qu’elle avait. Hella avait fait un pas en avant cherchant à vouloir aider Bastet, mais Edward l’avait arrêter d’un geste, ne lâchant pas l’adolescente des yeux en cherchant à comprendre.

Ca faisait longtemps qu’il savait que quelque chose clochait dans la vie de Bastet, mais il n’avait pas encore mis la main dessus. William y avait veillé soigneusement estimant qu’il fallait laisser à Bastet son jardin secret. Des conneries, oui. Le téléphone qu’Edward avait offert à Bastet n’était pas un cadeau des plus innocents, c’était une façon pour lui de pouvoir savoir les appels qu’elle recevait. Il n’avait encore jamais cherché à regarder à cause de William mais il avait peu de doute sur le fait qu’il ferait très rapidement des recherches en vue de la tête de Bastet à ce moment précis. Bastet raccrocha posant les pilules sur le bureau. Le regard de l’adolescente et d’Edward se croisa un instant sans qu’il ne puisse rien dire face aux larmes de la petite tête blonde. Il n’était pas doué pour ça, et regrettait que William ne soit pas là. Et, avant qu’il n’ait pu trouver un truc à dire, Bastet quitta la salle de cours en courant alors qu’Hella semblait ne pas savoir quoi faire, partager entre une envie de suivre, une envie de question à poser, et, surtout, une envie de savoir ce qu’elle devait faire.

« Hella. C’est très important. J’ai besoin que vous la suiviez, sans qu’elle le sache et que vous me dites où elle se rend. »
« Quoi ? »

Ça lui paraissait improbable comme demande. On n’était pas censé faire ce genre de chose quand quelqu’un partait en courant. A la limite on la rattrapait pour chercher à comprendre, ou on la laissait fuir pour qu’elle évacue ce qu’elle avait à évacuer. Mais on ne la suivait pas, c’était…

« Je vous paie 400 $, juste pour la suivre et me dire où elle va. Croyez-moi, c’est pour son bien. »

Un tas de chose échappait à Hella mais, si bien quelque chose qu’elle savait, c’est qu’Edward en savait bien plus qu’elle. De là, elle décida de le croire quand il disait que c’était pour le bien de Bastet. Et puis, soyons honnête, elle était en train d’emménager avec Phen alors, 400$, c’était une somme à ne pas négliger non plus.

« Vous êtes sacrément tordu, vous savez ? »

Edward se contenta d’un sourire énervant en hochant la tête et Hella s’exécuta en courant à travers les couloirs pour chercher à rattraper Bastet. Edward, seul dans la pièce, s’enfila quelques cachets que Bastet avait laissés, tout en mettant son cerveau en marche pour savoir comment aller se dérouler les choses. Hella n’eut pas de mal à retrouver la trace de Bastet, il n’y avait pas cinquante sortie et elle savait que l’adolescente se déplaçait en bus. La suivre fut plus compliqué parce qu’Hella n’était pas certaine que Bastet sache où elle se rendait. Elle avait l’impression de faire un nombre de détour hallucinant alors qu’elle était dans sa voiture à suivre le bus que Bastet avait pris.

Finalement, la destination de Bastet fut connue : l’hôpital. Elle n’entra pas, ne quitta même pas sa voiture ce n’est pas ce qu’on lui avait demandé. Elle devait dire où Bastet était allé, elle le savait, pas besoin de se montrer plus intrusive. Posant son regard sur la place passager, Hella remarqua le téléphone de Bastet en se demandant ce qu’il pouvait bien foutre ici et quand il sonna en affichant le numéro d’Edward, Hella prit la décision de le laisser sonner. Elle aurait pu décrocher pour dire que Bastet s’était débarrassée de son téléphone mais, du peu qu’elle connaissait d’Edward, il trouverait bien une autre solution pour la contacter. Si Bastet s’était débarrasser de son téléphone, c’est qu’elle ne devait pas vouloir être contacté. Elle ne dirait rien concernant le téléphone et le garderait au cas où Bastet refasse son apparition. Bien sûr, Hella était loin de se douter que le téléphone pouvait mener des gens qui voulait tuer Bastet chez elle, et encore moins que cela pouvait mener Edward jusqu’à chez elle. Si elle avait songé à ce genre de chose, pour sûr, elle se serait débarrassée du téléphone très vite.

Edward, de son côté, raccrocha en tombant sur la messagerie de Bastet. Il téléphona à Hella par la suite qui lui apprit qu’elle avait perdu la trace de Bastet dans le Hell. Il raccrocha et pesta, en s’enfilant deux cachets de plus. Son prochain appel sera pour le service gérant le téléphone de Bastet, il n’aurait pas de mal à avoir la liste des appels et la position du téléphone, avec ce qui se passait en ce moment, il voulait juste s’assurer qu’elle était en sécurité et qu’elle ne subissait pas un quelconque chantage de quelqu’un. Une fois qu’il aura les informations en main, il aura tout le temps de réfléchir à une stratégie. Sa demande avait été faite et on lui avait assurer qu’on lui faxerait tout dans les meilleurs délais, il rentra donc dans l’attente de ces informations.
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Vicodine express [PV Edward]

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