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 Ce sont les hommes qu'il faut enfermer [PV Alix]

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Lyra Webster
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Date d'inscription : 06/09/2011
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Pouvoirs : Hydrokinésie : manipulation de l'eau et de ses changements d'état, extraction de l'eau des corps et objets autour d'elle. Condensation de l'eau présente dans l'air (brume) et contrôle des courants marins, par conséquent des vagues, à partir du niveau 3.
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MessageSujet: Ce sont les hommes qu'il faut enfermer [PV Alix]   Ven 9 Sep - 17:32

[Flashback. Trois ans plus tôt, à la sortie de Lyra de l'hôpital.]


Alors qu'elle marchait tête baissée en direction de Central Parc, Lyra sentait qu'on la dévisageait de tous les côtés. Un regard en biais, furtif, mais encore un peu plus humiliant. Un petit bout de femme aux cheveux blonds et au visage encore tuméfié, une lèvre fendue, des bleus aux teintes violacées même après une semaine d'hôpital. Ils s'étaient légèrement estompés mais c'était encore sacrément moche. Les gens qu'elle croisait ne pouvaient s'empêcher de lui jeter un coup d'œil, souvent gêné ou intrigués, voire même insistants pour certains. Elle tentait de se cacher, de marcher tête basse et de laisser ses cheveux former un rideau autour de son visage.
Parce que, Lyra avait honte, tellement honte. Elle se posait sans cesse la même question, de jour comme de nuit : pourquoi elle ? Une question qui la tourmentait et à laquelle elle ne parvenait pas à trouver de réponse. Elle n'avait jamais commis le moindre mal, la moindre bêtise, le moindre crime. Elle n'avait jamais eu l'idée d'user de son pouvoir pour faire du mal à qui que ce soit. La jeune femme ne méritait pas de tomber sur un homme violent aux poings qui cognaient facilement. Elle l'avait aimé jusqu'au bout, quittant tout pour le suivre à New York et voilà comment elle était remerciée. Une étrange vie qu'elle avait supportée durant deux ans et demi, jusqu'au jour où James avait découvert que sa fiancée était une mutante. À cause de cela, elle avait fini à l'hôpital dans un sale état et James avait complètement disparu de la circulation. Plus aucune trace de lui, évaporé comme l'eau que Lyra pouvait faire bouillir. Le lâche. Elle s'était trompée sur toute la ligne, rien ne lui avait fait penser, au début, que James pouvait être un type impulsif, colérique et terriblement susceptible. Avant de quitter Londres, il n'y avait pas plus tranquille, gentil et drôle que lui. Lyra supposait que c'était la vie mais elle était sacrément injuste.

C'était pour cela qu'elle se dirigeait vers Central Park. Une flic, Alix Pascale, était venue prendre sa déposition lorsque Lyra était arrivée à l'hôpital. Elle n'avait plus eu l'intention de prétendre qu'elle s'était pris une porte dans la figure ou qu'elle s'était encoublée dans les escaliers, alors elle avait tout raconté à la policière : les soirées passées à s'enguirlander, les insultes, les coups. La peur, aussi. Ces hommes-là avaient le chic pour terroriser et humilier leurs compagnes, de sorte que peu d'entre elles osaient se rendre chez les flics dès la première gifle.
Lyra avait eu la chance de tomber sur cette policière, une gentille femme malgré son professionnalisme qui l'avait obligée à rester de marbre. Elle avait tout de suite été en confiance. Hier, cette femme l'avait rappelée pour lui dire qu'elle voulait la voir. Sans doute pour la convaincre de porter plainte, malgré le fait qu'on n'ait pas encore retrouvé James depuis trois ans, parce que Lyra avait tout d'abord refusé. Quelque chose l'empêchait de porter plainte. La crainte, sans doute. Ou alors, Alix voulait lui annoncer qu'on avait retrouvé James. Ce fut pourquoi Lyra accepta de la retrouver à Central Park. Le point de rendez-vous l'avait étonnée, ce n'était pas conventionnel pour une flic.

Se hâtant pour ne pas arriver en retard, toujours en évitant soigneusement les regards, Lyra arriva bientôt dans le parc, du côté de Harlem Meer. Le calme soudain lui fit du bien et elle s'installa sur un banc, tout près de la rive, Alix n'étant pas encore arrivée. C'était une belle après-midi, ensoleillée, douce et paisible. Pas mal de gens se baladaient mais aucun d'eux, heureusement, ne faisait attention à elle.
La présence de l'eau la tranquillisa, depuis qu'elle avait son pouvoir elle se sentait plus proche de l'élément liquide. Enfin, ce n'était qu'en apparence, parce que Lyra n'avait qu'un contrôle très aléatoire dessus. Du coup, elle ne s'en servait que très peu et cela n'arrangeait pas le problème. Il lui arrivait de porter une petite casserole d'eau à ébullition ou de geler des cubes de glace mais c'était un effort qui lui donnait des migraines épouvantables. Et il fallait dire que la plupart du temps, l'eau n'en faisait qu'à sa tête et que les résultats étaient souvent lamentables. Une fois, elle avait tenté de geler un verre d'eau et n'avait obtenu qu'une espèce de neige toute molle qui ressemblait plus à de la gadoue qu'à une jolie neige blanche et légère. Et lorsqu'elle avait lancé le processus inverse, l'eau s'était contentée de faire quelques grosses bulles et avait à peine tiédi. Il ne fallait même pas s'attarder sur sa capacité à la faire léviter, car si l'eau s'élevait de quelques centimètres dans les airs, Lyra avait ensuite l'impression de manipuler une savonnette et elle pouvait généralement tout essuyer avec un linge après l'expérience. Elle ne comprenait pas pourquoi elle ne parvenait pas à user de son pouvoir correctement, elle n'avait même pas pu s'en servir pour se défendre contre James...

Perdue dans ses réflexions, Lyra releva brusquement la tête lorsqu'elle vit arriver la jeune policière.
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Alix Pascale
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MessageSujet: Re: Ce sont les hommes qu'il faut enfermer [PV Alix]   Lun 12 Sep - 18:09

La journée avait passé normalement comme tous les autres jours. Les appels n'avaient pas arrêté quelque soit la raison, quelques interventions, la routine quoi. Après l'intervention de la dernière fois, j'appréciais le calme. En parlant de calme, aujourd'hui je partais plus tôt, pour une affaire, moitié travail, moitié personnel. C'était surtout moi qui en faisait quelque chose de personnel, ce qui était contraire à tout ce qu'on apprenait dans la police, mais je m'en foutais, de toute façon ils n'en sauraient rien et cela ne porterait préjudice à personne.

Alors que je quittais le travail et que j'allais à l'endroit où j'avais donné rendez-vous à Lyra, je repensais à cette histoire. Une histoire moche, elle s'était faite battre parce qu'elle avait dévoilé ses pouvoirs à son copain. Enfin, après ce qu'elle m'avait dit, ça ne devait être qu'une excuse pour vraiment y aller. Si elle savait le nombre de femme qui se prenait des claques et autres sans rien dire et qu'après cela allait plus loin. Je détestais ces histoires, étant indépendante de nature, si un homme levait la main sur moi une seule fois, c'était lui qui risquait de finir à l’hôpital... Enfin, je savais que tout le monde ne réagissait pas comme moi, mais avec tout ce qu'on entendait aujourd'hui, comment ne pas penser que cela risquait de continuer.

Enfin, je n'allais pas dire les choses comme ça devant elle, certes j'étais un peu trop directe, mais pas à ce point là. Surtout que je savais qu'elle était assez renfermée alors je n'allais pas la brusquer, c'est aussi pour cette raison que j'avais choisi central park pour le rendez-vous, histoire qu'elle soit à l'aise. Peu de personne aiment le commissariat même si on y va pas pour des ennuis.

Je me demandais comment elle allait. Physiquement, mieux j'espérais, mentalement, bien j'espérais aussi, même si je me doutais qu'en une semaine elle n'allait pas forcement aller mieux. C'était entre autre pour ça que j'avais voulu la revoir, j'avais plus ou moins compris qu'elle n'avait pas vraiment de famille ici, donc je voulais l'aider un peu si elle voulait et aussi lui faire changer d'avis quand au fait de porter plainte, même s'il y avait un risque avec le fait qu'elle soit une mutante, mais il n'avait aucune preuve, donc... De toute façon, si elle voulait vraiment qu'on le retrouve, il fallait porter plainte, on ne pouvait pas le chercher juste comme ça. Enfin vu ce que les recherches avaient donné jusque là...

J'allais donc la rejoindre et alors que j'entrais dans le park je la cherchais des yeux. Je finis par la voir et m'approchais donc d'elle. Je pus voir que ses hématomes n'avaient pas vraiment meilleure tête. J'eus une légère grimace qui disparu bien vite quand elle m'aperçue, à mon avis elle ne devait pas avoir envie que je lui en fasse la remarque. Je m'approchais donc et, tout en lui tendant la main, commençais la conversation.

- Bonjour Mlle Webster ! J'espère ne pas vous avoir fait trop attendre.

Vu qu'elle était là avant moi, je préférais poser la question, je n'aimais pas faire attendre les gens, encore moins quand c'était moi qui donnait rendez-vous. Enfin, même quand je rencontrais quelqu'un d'autre je détestais alors...

- Vous avez l'air d'aller mieux... Vous voulez qu'on aille s'asseoir quelque part ?

Une remarque assez innocente, qui n'impliquait rien, je pensais qu'elle ne devait pas aimer qu'on en parle. Ma deuxième question était juste pour la forme, pas histoire qu'elle ne se fatigue pas, mais qu'on soit à l'aise pour parler.
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Lyra Webster
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MessageSujet: Re: Ce sont les hommes qu'il faut enfermer [PV Alix]   Mar 13 Sep - 18:32

Lorsque Alix vint vers elle, Lyra eut un sourire crispé, l'étirement de ses lèvres étant douloureux pour les muscles endoloris de son visage. Elle se leva et serra la main que la policière lui tendait gentiment, une femme qui ne faisait pas comme la plupart des gens, qui la détaillaient d'un air affligé. Elle avait horreur d'être dévisagée en sachant exactement ce que les gens pensaient d'elle : qu'elle n'était qu'une pauvre fille qui avait eu la malchance de tomber sur un homme brutal et qui n'avait pas eu la force de le dénoncer même lorsqu'il la laissait quasi pour morte... Elle aurait tellement aimé être comme Jessalyn, avoir sa force de caractère, son audace de dire ce qu'elle pensait franchement, son énergie inépuisable et son charisme ! Déjà petite, sa sœur avait le don de lui remonter le moral et de lui faire comprendre que cela ne servait à rien de se morfondre et de se lamenter sur son sort. Encore la semaine dernière, sa jumelle était venue de Londres dès qu'elle avait su que Lyra était hospitalisée et avait tenté de la convaincre de revenir en Grande-Bretagne. Lyra avait répondu qu'elle ne voulait pas que leurs parents la voient dans cet état lamentable... Dès que Jessalyn était repartie, elle avait immédiatement regretté de s'être montrée bornée. Sans doute avait-elle besoin de savoir où était James, de lui faire payer ces deux années et demies de souffrance, même si pour l'instant c'était une idée qui l'effrayait.

- Oh, bonjour Mlle Pascale, répondit Lyra d'une petite voix.

Elle était un peu gênée, avec l'impression de n'être qu'une pauvre idiote. Elle n'oubliait pas que cette policière l'avait rencontrée lorsqu'elle était dans un lit d'hôpital, le visage contusionné de toutes parts parce qu'elle s'était laissée cognée dessus. Malgré la tiédeur de l'après-midi, Lyra se sentait frigorifiée. Le soleil avait beau briller dans le ciel sans nuages, elle ne parvenait pas à trouver un peu de réconfort dans sa douce lumière.

- Oui, il y a un banc un peu plus loin...

Lyra le désigna d'un léger signe de tête et s'assura d'un coup d'un regard que cela convenait à la jeune femme en face d'elle. Elle s'assit la première, les genoux serrés et les mains jointes nerveusement. La jeune Anglaise était un peu inquiète de ce qu'Alix pourrait lui apprendre, elle se doutait bien qu'elle avait tenu à la voir afin de tenter de la faire changer d'avis à propos de la plainte. Pendant un court instant durant lequel le silence s'installa, Lyra gardait les yeux fixé sur la rive de l'étang, à quelques mètres d'elles seulement. Elle respirait lentement pour masquer son stress et éviter ainsi qu'il ne se reflète sur la surface de l'eau, qui se mettrait indéniablement à onduler comme si on y avait lancé une pierre. Elle se rappela qu'Alix était au courant pour son pouvoir, elle y avait fait allusion dans sa déposition.

- Alors, est-ce que... Est-ce que vous avez retrouvé la trace de James ? demanda soudainement Lyra, d'un ton égal.

Elle releva les yeux sur Alix, cette femme qui l'avait écoutée dans l'un des pires moments de sa vie.
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Alix Pascale
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MessageSujet: Re: Ce sont les hommes qu'il faut enfermer [PV Alix]   Mar 13 Sep - 21:17

J'avais donné rendez-vous à Lyra dans le parc après mon travail. J'allais donc la rejoindre et si ses hématomes qui n'avaient pas disparu m'avaient tiré une grimace, j'en fis rapidement abstraction, je l'avais vue dans un état plus mauvais. Certes, malgré qu'une semaine ait passé, elle portait encore les marques des coups reçus. Enfin, passé le premier regard, je me concentrais sur la discussion à venir et oubliais, pas totalement forcement, ses bleus.

Je vis donc alors qu'elle souriait, qu'elle avait toujours mal, au vu de son sourire qui était crispé. Enfin, elle allait mieux, je ne l'aurais pas imaginée sourire il y a une semaine. Une nouvelle fois, la colère me vint, colère contre cet homme... Mais je n'eus pas de mal à la refouler, s'il avait été en face de moi, ça aurait été autre chose. Donc, après une poignée de main et un échange de bonjour, je lui proposais d'aller s'asseoir. Ce qu'elle accepta, timidement presque, me désignant un banc un peu plus loin. Sa façon de parler renforçait l'image que j'avais d'elle, une jeune femme fragile -oui elle n'a qu'un an de moins que moi.

- Bien sur !

Ma voix était calme, taisant ma colère pour éviter de lui faire peur. De toute façon, j'avais envie de la protéger, même si je n'avais aucune raison de le faire. Nous nous dirigeâmes donc vers le banc, sur lequel elle s'assit d'abord et je l'y rejoignis, m'asseyant et croisant les jambes, calme. Tout dans son attitude criait sa timidité, enfin ce que je prenais pour de la timidité. Un silence s'installa, un peu pesant.

Elle finit par reprendre la parole, me demandant des nouvelles sur les recherches concernant son ex. Je m'attendais à cette question à laquelle je ne pouvais que répondre par la négative. Je me doutais que c'était la véritable raison pour laquelle elle était venue. Elle devait savoir pourquoi moi je lui avais demandé de venir. Je voulais lui demander de porter plainte, mais je savais qu'elle n'était pas de cet avis.

- Malheureusement, non... La seule bonne nouvelle que cela implique, c'est qu'il y a peu de chance que vous le revoyiez dans ce cas là.

Je la regardais dans les yeux, je savais qu'elle allait être déçue, ou peut être pas trop. Car que se passerait-il lors de la confrontation ? Je ne savais pas si elle serait assez forte pour ça. Malgré tout, il fallait qu'elle porte plainte, car le fait de rechercher cet homme comme ça ne pouvait pas continuer sans une bonne base d'accusation.

- Je sais que vous ne voulez pas porter plainte, mais sans ça, on ne pourra pas continuer les recherches éternellement... Vous voulez vraiment le retrouver ?

Il y avait une grande différence entre penser vouloir le retrouver et le vouloir vraiment. Je doutais qu'elle supporte une autre rencontre, ou alors elle m'étonnerait peut être. Et après qu'est ce que cela changerait de le retrouver ?

- Comment vous vous sentez ?
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Lyra Webster
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MessageSujet: Re: Ce sont les hommes qu'il faut enfermer [PV Alix]   Jeu 15 Sep - 16:15

Lyra se sentit immédiatement stupide d'avoir posé la question à propos de James. Ce dernier était totalement introuvable depuis deux bonnes semaines et peut-être que ça valait mieux. Elle était très mitigée sur la question, un jour elle se disait qu'elle n'aurait jamais la force d'être à nouveau confrontée à lui et le jour suivant, elle changeait d'avis en réalisant que, toujours dans la nature, James était parfaitement en mesure de la retrouver et de venir, un jour ou l'autre, frapper à sa porte sans prévenir. Dans ce cas-là, ne valait-il mieux pas qu'il soit bouclé dans une cellule ?
Bien sûr, la jeune femme angoissait lorsqu'elle pensait à cette hypothèse. Que ferait-il si elle le trouvait un jour devant sa porte ? Elle n'avait aucune envie d'être confrontée à lui dans de telles conditions, elle serait si tétanisée qu'elle ne pourrait pas le retenir... Elle le connaissait suffisamment pour savoir qu'il aurait l'inconscience de revenir frapper à sa porte si l'idée le prenait. Chaque nuit depuis l'agression, elle ne pouvait s'empêcher de se poser la question : comment réagirait-elle quand elle le reverrait ? Y avait-il une chance pour que James veuille la revoir ? Elle ne tenait pas à vivre dans cette inquiétude constante, et connaissait la solution. Cependant, était-elle prête à supporter un procès ?

À côté d'elle, Alix la regardait droit dans les yeux mais il n'y avait aucune dureté dans son regard. Elle lui expliqua en deux mots qu'on ne pouvait espérer le retrouver si Lyra ne portait pas plainte, et c'était logique. On n'arrêtait pas quelqu'un sans aucun motif, si aucune plainte n'avait été déposée avant; Lyra le comprenait parfaitement et la décision ne tenait qu'à elle : si elle ne portait pas plainte, la police ne pourrait plus rien faire pour elle. Le visage de la jeune Anglaise était redevenu grave et une inquiétude sourde lui étreignait le ventre.


- Je n'en suis pas aussi sûre, répondit-elle. Vu qu'on ignore où il est, je crains qu'il n'ait l'inconscience de vouloir me retrouver un jour...

Laissant sa phrase en suspens, Lyra soupira, regardant à nouveau devant elle. Les gens qui se baladaient dans les alentours semblaient si sereins, avec pour seuls soucis ceux de leur boulot et de leur vie quotidienne. Lyra, elle, ne savait plus trop à quoi se rattraper. Elle n'avait plus rien, ici... Elle se doutait bien qu'Alix avait dû voir plus d'une femme dans son cas et Lyra n'avait aucune envie de donner dans le mélodrame. Ce n'était pas son genre d'exposer ses sentiments au grand jour.

- J'avoue que je n'en sais rien moi-même, reprit-elle après quelques secondes de silence. Je ne me sens pas capable de supporter un procès, mais je sais que s'il est toujours en cavale dans la nature, j'angoisserai jour et nuit de savoir où il est, si un jour je retomberai nez à nez avec lui... Qu'est-ce qu'il vaut mieux, d'après vous ? Je ne suis pas la première dans ce cas...

Lyra lui demandait son avis personnel et savait que c'était une question délicate, mais Alix était une professionnelle et devait sans doute bien connaître ce genre de cas. La jeune Anglaise déglutit et reporta son regard sur le rivage de l'étang, son inquiétude ne disparaissant pas. Plop ! Plop ! Plop ! Elle remarqua alors que des bulles se formaient à la surface de l'eau, juste à leurs pieds (hj: sur une toute petite zone), des bulles qui n'étaient absolument pas naturelles et qui provenaient de Lyra elle-même. Cette dernière ne serait pas étonnée de voir que la température de l'eau avait soudainement augmenté de trente degrés à cet endroit-là. Lyra reporta alors son regard clair sur Alix, un demi-sourire sur les lèvres.

- Comment je me sens ? Paumée, inquiète... lamentable.

C'était vrai, elle se sentait pathétique. À nouveau, Lyra repensa à sa sœur. Rien de tout cela ne serait arrivé si elle était restée à Londres, Jessalyn aurait tout de suite remarqué les signes avant-coureurs et aurait tout de suite rué dans les brancards.
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Alix Pascale
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MessageSujet: Re: Ce sont les hommes qu'il faut enfermer [PV Alix]   Lun 19 Sep - 17:57

La conversation avait à peine commencée que déjà elle fuyait mon regard. J'ignorais ce qu'il se passait dans sa tête, mais elle n'était pas à l'aise, malgré mes efforts pour la rassurer. Je repensais au fait que j'avais choisi cet endroit plutôt que le commissariat et m'en félicitais une nouvelle fois. Enfin, malgré tout, on aborda le vif du sujet, son ex. Elle voulait savoir, bien sur, s'il y avait des nouvelles ou si on l'avait retrouvé.

J'ignorais si elle voulait vraiment le retrouver ou non, mais j'avais l'impression que ça la minait. Je lui annonçais donc qu'il n'y avait aucune nouvelle. Je lui rappelais en même temps qu'il fallait qu'elle porte plainte si elle voulait espérer qu'on le retrouve, car on ne pouvait pas faire durer les recherches sans rien pour le justifier. Je lui posais aussi une question qui me turlupinait, voulait-elle vraiment le retrouver ? Elle disait oui, mais semblait ne pas vraiment le vouloir. Elle devait avoir peur et même si je ne le comprenais pas vraiment, je le respectais, mais il fallait qu'elle se décide. Elle ne devait pas courir après tout ça, si c'est pour souffrir encore plus.

Elle me répondit qu'elle même ne savait pas exactement ce qu'elle voulait, mais qu'elle avait peur qu'il décide de revenir un jour. Je ne le pensais pas, s'il avait voulu, elle l'aurait surement déjà revu. Enfin, pour ce que je pouvais en deviner, il y avait toujours des risques. Ce qu'il fallait qu'elle fasse absolument, c'est se protéger, d'une manière ou d'une autre. Prendre des précautions pour éviter tous problèmes. Enfin, je lui laissais le temps de reprendre sa réponse qu'elle avait laissé en suspens.

Elle dit qu'elle ne savait pas quoi faire, elle ne se pensait pas assez forte pour supporter une confrontation, mais ne voulait pas avoir peur tout le temps de tout. Là je la comprenais, ne pas savoir ce qui allait arriver, attendre dans l'angoisse que quelque chose arrive tout en espérant qu'il n'arrive pas... Elle finit par me demander mon avis, disant que j'avais déjà dû avoir affaire à ce genre de chose. C'était vrai qu'avec mon métier j'avais déjà vu ce cas de figure, mais ce n'était pas la même chose, pas la même personne.

- Vous avez raison, j'ai déjà eu à conseiller d'autres femmes, mais ce n'est pas la même chose pour tout le monde... Ce qui est sur, c'est que, plainte ou pas, il n'est pas sur que nous le retrouvions. Donc de toute façon, la peur sera là. Mais ce n'est pas parce qu'on l'arrêtera qu'elle disparaîtra, c'est à vous de réussir à remonter la pente, à vous dire que ce n'est pas votre faute, mais que c'est lui et seulement lui qui est malade. Vous devrez refaire votre vie, vivre avec... Je peux vous donner des conseils, mais je ne suis pas vous. Je ne peux pas faire disparaître votre peur.

Je me doutais bien qu'elle n'était pas venue chercher un miracle ou une solution absolue. Mais une aide et cela je pouvais la lui apporter. J'espérais d'ailleurs qu'elle ne prendrait pas mal mes paroles et ne penserait pas que je ne voulais pas l'aider. C'était tout le contraire, sinon nous ne serions pas là, à moins d'un total hasard.

Je finis par lui demander comment elle allait. Après avoir regardé l'étang, auquel je n'accordais aucune attention -dommage d'ailleurs, cela m'aurait pas mal étonné-, elle me regarda à nouveau et avec un demi sourire décrit comment elle se sentait. Les qualificatifs qu'elle utilisait ne m'étonnèrent qu'à moitié, seulement parce que certaines personnes préféraient se voiler la face en espérant que cela passe. Je posais une main sur son bras, voulant la rassurer.

- C'est normal de ressentir ces émotions, votre vie à basculée et vous ne retrouvez rien de ce qui faisait votre stabilité. Par contre, vous n'avez pas à vous sentir lamentable. Rien n'est votre faute, c'est lui le coupable et personne d'autre. Vous ne pouviez pas savoir qui il était... Parfois les gens cachent bien leur jeu et ce n'est que quand il est trop tard que l'on s'en rend compte. Il ne faut pas vous laisser abattre !

Je savais qu'il était plus facile de le dire que de le faire, mais il fallait qu'elle commence par là, si elle voulait réussir à passer outre.
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Lyra Webster
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MessageSujet: Re: Ce sont les hommes qu'il faut enfermer [PV Alix]   Jeu 22 Sep - 20:44

Que faire ? Lyra se le demandait toujours mais au fond d'elle-même, elle savait qu'elle n'avait aucune envie de se retrouver face à face avec James. Alors, était-elle prête à endurer un procès, qui pourrait être long et difficile ? Elle médita un instant les paroles d'Alix, qui lui répondit que plainte ou pas, la peur serait toujours présente et qu'elle était la seule à pouvoir la surmonter. Alix avait raison, qu'est-ce qui lui disait qu'une fois sa peine de prison purgée, il n'allait pas tenter de la retrouver quand même pour régler ses comptes ? Peut-être valait-il mieux le laisser courir dans la nature, quitte à ce qu'il ne soit jamais appréhendé et puni pour ce qu'il lui avait fait subir durant ces deux longues années.
Quoiqu'il en soit, Lyra approuvait les conseils d'Alix. Il était clair que ce n'était pas sa faute, que c'était James qui avait un problème. Cependant, lorsqu'il avait un problème dans n'importe quel couple, les torts étaient toujours partagés, l'un n'était jamais blanc comme neige. La jeune Anglaise savait parfaitement qu'elle n'avait pas été totalement honnête avec James, elle ne lui avait jamais avoué sa condition de mutante, et il fallait également avouer qu'elle n'avait jamais rien fait pour que tout cela cesse, jamais elle n'avait été se plaindre lorsqu'il la frappait régulièrement. Elle avait tout tenté pour l'aider et peut-être que la solution aurait été d'aller directement à la police, peut-être aurait-on ordonné qu'il aille voir un psy... Lyra se sentait malgré tout coupable, parce qu'elle savait pertinemment qu'il y avait encore une ou deux choses qu'elle aurait pu faire.

- Je suis d'accord avec vous, il n'y a que moi qui pourrai faire avancer les choses, dit-elle alors, regardant à nouveau Alix. Je crois que... que je ne suis pas prête à supporter un procès, et comme vous dites : qui me dit qu'il ne viendra pas me trouver une fois sorti de prison ? Il aura purgé sa peine et n'aura plus cette menace planant au-dessus de lui, alors que là... Même s'il reste impuni, peut-être qu'il n'osera pas venir me trouver.

En tout cas, Lyra appréciait que la policière lui parle en toute sincérité, lui expliquant qu'elle pouvait tout à fait lui apporter une certaine aide mais que c'était à elle, Lyra, de reprendre sa vie en mains, il n'y avait qu'elle qui pouvait le faire. Cela lui prendrait sans doute du temps, mais elle y parviendrait. Il lui faudrait déménager, changer de quartier, de cadre. Il lui était insupportable de dormir à nouveau dans ce lit qu'elle avait partagé avec lui, de manger dans cette cuisine où il l'avait laissée salement amochée... Lyra soupira à nouveau, désolée par tout ce gâchis. Elle était persuadée qu'ils auraient pu être heureux mais le simple fait de retourner dans la ville natale de James avait tout gâché, trop de mauvais souvenirs étaient remontés à la surface. Lyra aurait pu insister pour qu'ils restent à Londres, insister pour qu'il voie un psychologue, qu'il n'y avait aucune honte à cela et que ç'aurait pu sauver leur couple...

- Vous savez, je me sens lamentable parce que je sais qu'il y avait des choses que j'aurais encore pu faire pour lui, reprit-elle d'une petite voix. J'ai toujours pensé que dans un problème de couple, les torts étaient toujours partagés. Je n'ai pas été complètement honnête avec lui, s'il avait tout de suite su pour mon don, il n'aurait sans doute pas pété un câble. Si je l'avait vraiment poussé à voir un psy, sans doute n'aurait-il jamais levé la main sur moi. J'aurais même dû venir vous voir plus tôt, bien plus tôt. Vous voyiez, c'est sans nul doute lui le sauvage mais j'ai aussi ma part de responsabilités, même si elle est bien moindre.

Une larme coula sur sa joue, brillant dans la lumière dorée de l'après-midi, mais elle s'évapora presque instantanément. Lyra n'avait aucune envie de commencer à pleurnicher et à s'apitoyer sur son sort, Jessalyn lui aurait dit de se secouer, de se reprendre en main. Elle aurait employé exactement les mêmes termes qu'Alix. Elle se redressa sur le banc, s'obligeant à ne pas rester voûtée puis elle regarda à nouveau Alix dans les yeux.

- C'est gentil à vous de m'écouter et de me conseiller, lui dit-elle avec un sourire. On a souvent besoin qu'on nous dise franchement les choses pour qu'on puisse aller de l'avant. Ma sœur n'aurait pas dit mieux.

Lyra songea alors à tout ce qu'elle avait à faire. Elle avait vraiment du pain sur la planche, elle aurait à s'adapter à la vie dans une immense ville quasi inconnue et quasi seule, mais ne dit-on pas que l'eau est souple et adaptable ?
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Alix Pascale
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MessageSujet: Re: Ce sont les hommes qu'il faut enfermer [PV Alix]   Lun 3 Oct - 18:46

[HJ : Désolée pour l'attente :S]

Je lui parlais avec mon coeur, je savais qu'elle avait peur, je le sentais et je la comprenais un peu au fond. Elle était fragile, si loin de son pays natal, de sa famille, et je sentais qu'elle risquait à tout moment de sombrer. C'était aussi pour cela que j'étais revenue la voir, parce que lorsqu'on voyait qu'une personne allait vraiment mal, il était souvent trop tard pour qu'on puisse l'aider, enfin personnellement. Je pouvais voir cela, grâce à mon métier, à mon expérience, je sentais qu'elle avait besoin d'aide, maintenant, pour pouvoir remonter la pente.

De l'aide, oui, mais je ne pouvais pas non plus tout faire pour elle, de toute façon, le voudrait-elle vraiment ? Elle seule pourrait faire en sorte de tourner la page. Je l'aidais donc à prendre ses décisions en pensant à tout ce qui se passait et ce qui pourrait se passer. La peur serait toujours là, quoi qu'il arrive, quoi qu'elle fasse. La seule chose qu'elle pourrait faire, c'était l'affronter, en faire une force, éviter que cela la mine. Elle était intelligente, elle comprenait ce que je voulais dire. J'étais contente de voir qu'elle allait faire en sorte de se reprendre.

- Oui, au moins, il aura peut être peur d'être pris et emprisonné. De plus vous n'avez pas à attendre dans la peur, il y a plusieurs moyens pour vous d'apprendre à vous défendre. Vous avez déjà entendu parler des cours de self défense ?

Je lui proposais cela parce que je savais qu'après ce genre d'affaire les femmes avaient ensuite peur de tout et de tous, peur de tous les hommes qu'elles croisaient. Non pas qu'elles avaient tort sur la dangerosité de certains, mais entre être consciente de la dangerosité de certains et avoir peur de vivre, il y avait une grande différence et je pensais que prendre des cours de self défense pouvait être une bonne chose.

J'écoutais ensuite ses paroles sur ce qu'elle aurait pu, du faire, pour éviter cela. Il est vrai qu'il est toujours possible de faire quelque chose, mais il était trop tard pour avoir ce genre de regrets. C'était avant qu'il fallait le faire, avant qu'il fallait avoir peur, pour soi mais aussi pour lui. Aujourd'hui elle devait se reconstruire et apprendre de ses erreurs et de celles de l'autres. Elle devait en ressortir grandie et non piétinée.

- C'est vrai que l'on dit que les torts sont partagés dans un couple, mais s'il n'a pas voulu se faire aider, vous n'auriez pas pu l'y forcer, ça aurait peut être été cela qui aurait été la dispute. Pour ce qui est de venir nous voir, croyez-moi, tout le monde pense que ce n'est rien, qu'une petite claque de rien du tout, que c'est un éclat de colère passager, que jamais il ne nous ferait vraiment du mal. Mais aujourd'hui, le mal est fait, et maintenant, il n'y a plus rien à faire pour le sauver de lui même, maintenant, c'est vous qu'il faut sauver. Votre pouvoir n'y est pour rien, cela aurait peut être même été la raison d'encore plus de brimade et autres. Cette dernière phrase avait été prononcée doucement, pour que personne n'entende ce que l'on disait. Il faut que vous en tiriez les leçons et que vous en ressortiez plus forte. Dans l'histoire, c'est lui le misérable, il ne sait pas ce qu'il a perdu !

J'essayais en même temps de la réconforter, je n'étais peut être pas très douée à certains moments pour dire ce qu'il fallait quand il fallait, mais là, je pensais que ce que je disais convenait plutôt bien à la situation, même si mes paroles avaient tendance à partir un peu dans tous les sens, j'espérais qu'elle saisisse l'essentiel. Mais je sentais qu'elle reprenait petit à petit le dessus. Je voyais quand elle prenait de la confiance, son regard croisait alors le mien qui était toujours sur elle, pour lui montrer que j'étais là, quoi qu'il arrive.

Soudain, je la vis se redresser et cela me fit sourire. Elle semblait enfin prête à affronter la réalité et à se battre, surtout contre elle même. Elle me remercia pour ma franchise qui l'avait aidée à remettre ses idées en place. Je hochais la tête, comme pour dire que ce n'était rien, et attendis qu'elle finisse sa phrase. Le reste me toucha énormément, me trouver comparée à sa soeur me faisait plaisir. J'avais eu peur pendant un long moment -avant même de la rencontrer- que certaines de mes facultés relationnelles n'ai été altérée par mon passé familial... perturbé et très perturbant.

- Je suis contente d'avoir pu vous aider et suis flattée d'être comparée à votre soeur. Qui en plus était très belle, tout comme elle avant tous ces hématomes, mais là, je m'égare. Mais mon sourire un peu taquin expliquait que je rigolais, même si j'étais malgré tout contente qu'elle fasse cette comparaison. Et je suis contente de voir que vous semblez prête à affronter votre vie.

Je lui souris, mes paroles semblaient avoir été d'un grand secours, mais je savais aussi que les bonnes résolutions avaient parfois la vie dure et qu'il était facile de se laisser aller au découragement. C'est pourquoi je fouillais dans une de mes poches, pour trouver une cartes avec mon numéro de téléphone et y rajoutais le personnel, il n'y avait pas de raison.

- Si vous avez besoin de parler, ou de quoi que ce soit, n'hésitez pas à me contacter. Parfois, les coups de blues sont plus faciles à surmonter si on a quelqu'un à qui parler. Pas forcement moi. Mais un conseil, si vous avez le cafard, sortez et pensez à autre chose. Il est plus facile de se laisser aller si on reste seul.
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Lyra Webster
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MessageSujet: Re: Ce sont les hommes qu'il faut enfermer [PV Alix]   Mar 11 Oct - 17:51

[HJ: également désolée pour le retard, j'ai eu pas mal de boulot...]


Lyra se doutait bien que les semaines à venir ne seraient pas faciles, elle sentait déjà la crainte, la paranoïa s'emparer d'elle. Pourtant, elle était contente qu'Alix lui parle avec une certaine énergie derrière sa gentillesse. Il était largement préférable qu'on la secoue un peu, qu'on la confronte à ce qui allait vraiment se passer et qu'on lui dise franchement les choses au lieu qu'on s'apitoie sur son sort et qu'on lui répète d'un air affligé qu'elle n'était qu'une pauvre victime sans défense. Oui, c'était elle, la victime, cependant elle seule avait la possibilité de reprendre sa vie en main.
Reprenant contenance, la jeune femme fut intéressée par les cours de self-défense dont lui parlait Alix. Ce serait sans doute une idée à creuser, si elle était incapable d'utiliser son pouvoir pour se défendre, au moins elle aurait une autre alternative. Elle n'avait plus l'intention de se laisser faire, être ainsi humiliée une fois lui suffisait. Il n'était plus question que qui que ce soit ne lève la main sur elle.


- Je n'y avais pas pensé, je me renseignerai.

Lyra ne pouvait s'empêcher de regretter tout ce qu'elle n'avait pu faire pour James, malgré tout elle l'avait aimé. Elle avait tout quitté pour le suivre jusqu'ici. Elle se sentait idiote, incapable. Elle s'était laissée faire sans rien dire et n'avait pas eu le cran de demander de l'aide, autant pour elle que pour lui. Quel gâchis ! Il fallait cependant cesser de se morfondre, ce qui était fait est fait. Il était vrai qu'elle avait parfois tendance à s'apitoyer sur elle-même quand quelque chose n'allait pas, avec la seule envie de se rouler en boule dans un fauteuil et de ne plus en bouger jusqu'à ce que tout s'arrange comme par magie. C'était simplement dans sa façon d'être, il y avait des moments où elle ne sentait plus d'attaque, où elle avait justement besoin d'un coup de pied au derrière pour comprendre qu'elle se laissait trop aller et que ça ne servait strictement à rien.
La jeune femme se résolut donc à changer sa manière de penser, ce n'était pas le moment de désespérer, sa vie n'était pas fichue pour autant. Ses hématomes se résorberaient totalement d'ici une semaine ou deux, elle chercherait un nouvel appartement, un nouveau job dès demain. Elle ne se sentait plus de vivre là où elle vivait avec James, trop de souvenirs pénibles y resteraient attachés. Quant à son pouvoir, elle se demandait toujours si elle avait dû en parler à James dès le début de leur relation, même s'ils ne se connaissaient pas encore bien, peut-être ne l'aurait-il pas mal pris quand ils étaient encore à Londres. D'abord, il allait encore bien à cette époque et il aurait sans doute apprécier sa franchise au lieu de le découvrir par hasard. C'était toujours délicat, on ne savait jamais à qui on pouvait se fier.


- Vous avez raison, mais tout me paraît être une montagne... Rien que le fait de devoir chercher un nouvel appartement m'angoisse, répondit-elle avec une petite voix. Je n'ai pas la force de caractère de ma sœur, ni la vôtre. Même si ma sœur a peur, qu'elle angoisse, elle a cependant le courage d'affronter les choses en face. Pour ma part, j'ai juste envie d'aller me cacher dans un trou de souris et de ne plus en sortir. Et quant à mon pouvoir... il y a des jours où je ne sais qu'en faire, je n'en ai absolument aucun contrôle, je n'ai même pas pu l'utiliser pour me défendre. Et je me demande encore comment James l'aurait pris si j'avais osé le lui avouer en face.

La mine réjouie d'Alix lorsqu'elle la compara à sa jumelle la fit sourire également. En un sens, elles se ressemblaient un peu, même si Lyra ne connaissait pas bien la policière : toutes deux étaient des battantes, des femmes qui osaient prendre les devants et qui ne se laissaient pas écraser.
Et lorsqu'Alix lui tendit sa carte avec son numéro, en lui expliquant qu'elle pouvait l'appeler sans aucun souci si jamais elle avait besoin de parler et de se changer les idées, Lyra resta bouche bée quelques secondes, ne sachant trop quoi dire. Elle prit la petite carte entre ses doigts et l'observa un instant, sans un mot. Après quoi, elle releva ses yeux myosotis sur Alix, un sourire sincère sur les lèvres.


- Heureusement qu'il existe des gens comme vous pour aider et écouter ceux qui en ont besoin, et qui le font avec sincérité. Je ne sais comment comment vous remercier, Alix. Tout ce que vous m'avez me fait énormément de bien, je ne l'oublierai pas.

L'après-midi lui parut plus douce, le soleil plus tiède. L'eau à leurs pieds était redevenue paisible et lisse. La jeune Anglaise avait reprit du poil de la bête et se demandait déjà par quoi elle allait commencer quand elle rentrerait chez elle. Se trouver un bon job était le principal, sans quoi elle ne pouvait espérer payer son loyer.
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Alix Pascale
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MessageSujet: Re: Ce sont les hommes qu'il faut enfermer [PV Alix]   Lun 17 Oct - 19:49

Par ma présence et mes conseils, j'espérais l'aider, ce qui semblait être le cas, puisque je voyais qu'elle reprenait du courage. Elle reprenait le dessus et se semblait se sentir mieux. Heureusement, mes paroles l'aidaient, même si au départ j'étais surtout venue pour la convaincre de porter plainte contre son ex, je lui avais permis d'aller mieux et de comprendre ce qu'elle ressentait. Pour le reste, bien, je ne pouvais que la conseiller, mais c'était à elle de faire le plus gros.

Je lui conseillais, pour éviter d'avoir tout le temps peur d'être battue, de prendre des cours de self défense. Je n'avais jamais eu l'occasion d'en prendre, ni l'utilité, vu que j'avais appris à me battre dès que j'avais appris à contrôler un minimum mes pouvoirs et surtout depuis que j'avais arrêté de vouloir tuer mon prof à chaque coup que je prenais. Enfin, il n'empêche que j'en avais entendu parlé et que je trouvais l'idée excellente pour les personnes ne sachant pas se battre ou voulant seulement se défendre contre des agresseurs. Donc il était normal que je lui en parle, savoir se défendre était le meilleur moyen de reprendre confiance en soi face aux autres. Je lui souriais quand elle dit qu'elle n'y avait pas pensé.

- On n'y pense pas souvent, mais c'est le meilleur moyen d'apprendre à se défendre, sans prendre des cours de boxe ou ce genre de choses. Si je peux vous donner un autre conseil, c'est de faire poser un autre verrou à votre porte, la plupart du temps, les autres résistent peu quand on fracture une porte. On va dire que c'est un minimum pour être sur de ne pas être embêté.

J'espérais que je ne lui faisais pas peur, mais je pensais qu'il fallait que je lui donne certaines aides pour se protéger, même si tout le monde n'y pensait pas. Poser un autre verrou semblait un peu trop pour certains, mais quand on fait mon métier on sait à quel point les autres posés à une porte étaient plutôt fragiles. Enfin, heureusement, tous les scélérats ne le savaient pas et si on n'oubliait pas de faire attention, il n'y avait pas de raison d'avoir des problèmes.

Elle semblait malgré tout avoir toujours peur, j'avais bien que son caractère était trop gentil pour qu'elle se débatte dans tout ça. Mais avec un peu de courage et beaucoup de volonté, je ne doutais pas un instant qu'elle y arrive, on arrive à surmonter beaucoup de choses et elle allait l'apprendre, assez durement, bien sur, mais cela forge le caractère. Et elle avait besoin, même si j'aurais préféré pour elle que cela se fasse autrement et sans qu'elle ne manque y perdre la vie et sa joie de vivre que je sentais ressortir parfois, surtout ayant croisé sa soeur et si elle se ressemblaient un peu...

Elle me dit qu'elle avait peur et qu'elle avait l'impression qu'elle n'allait jamais y arriver. Je croyais le contraire, mais il allait falloir qu'elle en trouve le courage, en elle. Elle parla aussi de ses pouvoirs, qu'elle ne contrôlait en rien. Je comprenais ce qu'elle ressentait, même si je pensais qu'il n'était pas si problématique que cela, enfin chacun avait ses problèmes personnels et je ne pouvais pas comparer les miens et les siens, ils ne se ressemblaient pas du tout, donc pas comparable. Je ne lui avais pas dit pour moi, mais si jamais elle se trouvait sur la voie pour comprendre que j'étais une mutante, je ne lui cacherais pas. A voir, si elle le comprendrait. Je décidais donc de lui insuffler un courage.

- Je comprends, mais vous trouverez ce courage. Et il n'y a aucun mal à se renfermer, le temps de se remettre, mais cela ne doit servir qu'à repartir de plus belle ! Vous êtes jeune, vous allez vivre beaucoup de bonheur, d'autres problèmes, mais chaque expérience nous fait grandir. Il faut juste savoir repartir. Je lui souris avant de reporter mon regard sur l'eau calme qui s'étendait à nos pieds. Il ne tient qu'à vous d'apprendre. Cela demande du travail, mais c'est comme tout le reste ça s'apprend avec du travail. Pas obligatoirement un travail à toute heure et tout, mais un petit peu tous les jours. Un jour vous verrez vous y arriverez !

Je savais de quoi je parlais, mon propre pouvoir avait été une malédiction pour moi, pendant mon adolescence. Mais avec beaucoup de travail, j'avais réussi à le contrôler. Ce n'était pas pareil, vu que mon pouvoir agissait un peu trop sur ma mentalité pour que je me laisse aller. Quand au fait d'en parler à son ex, je ne savais pas vraiment quoi en penser. Mais vu comment il avait été avec elle, je préférais pensé qu'elle avait bien fait de ne rien lui dire.

- On ne saura jamais...

Elle m'avait comparé à sa soeur et le peu que j'avais vu d'elle me faisait plaisir dans cette comparaison. Je m'étais attachée à elle, même si pour l'instant c'était quand même toujours sur un cadre professionnel, cela l'avait quand même dépassé. On s'était rapproché et par conséquent je préférais lui donner ma carte et mon numéro de téléphone personnel, on ne savait jamais. Au moins, j'espérais qu'elle n'hésiterait pas à me contacter, vu l'aide que je lui apporter.

Elle me remercia pour ma présence, mes paroles et mes conseils. Pour moi, cela n'était rien, j'aimais aider les autres, même si j'avais un peu peur maintenant de trop m'attacher, mais depuis cette époque, j'avais repris goût à la vie et à la compagnie des autres et me liais toujours aussi facilement qu'avant, avec peut être un peu plus de méfiance qu'avant. Mais avec elle, je me sentais à l'aise.

- Vous pourrez me remercier en continuant à vivre ! Tout simplement. Vous le méritez, alors amusez vous et profitez. On est jeune qu'une seule fois, il faut profiter.
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Lyra Webster
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MessageSujet: Re: Ce sont les hommes qu'il faut enfermer [PV Alix]   Jeu 3 Nov - 15:32

[HJ : Désolée pour le retard, vacances et tonne de boulot dès la rentrée obligent...]


Reprenant du poil de la bête, Lyra ne put qu'être en accord avec ce que lui conseillait Alix. En étant policière dans une ville comme New York, elle avait dû voir nombre de crimes, d'agressions et de délits en tous genres aussi absurdes et improbables les uns que les autres, alors s'il y avait quelqu'un qui s'y connaissait en matière de sécurité et de self-défense, c'était bien elle. Et ce qu'elle lui conseillait - les cours d'auto-défense et le deuxième verrou - était de la sécurité élémentaire, pourquoi Lyra n'y avait-elle pas pensé plus tôt ? C'était bête comme chou que de téléphoner à un serrurier pour qu'il vienne lui poser ce second verrou et d'aller sur Internet pour voir les possibilités de s'inscrire à un cours de kick-boxing ou d'aïkido... Il fallait simplement avoir l'impulsion de le faire et Alix venait de la lui donner, la jeune Britannique ne doutait pas qu'elle prendrait son bottin, son ordinateur portable et son téléphone dès qu'elle serait rentrée chez elle.


- C'est parfaitement élémentaire, d'autant plus que dans une ville comme New York, il vaut mieux prendre ses précautions, approuva Lyra avec un petit sourire.

On n'était pas obligé de tomber dans la paranoïa, mais entre la désinvolture naïve et la paranoïa extrême, il y avait un juste milieu qui pouvait souvent vous éviter les problèmes et les situations dangereuses. Et à l'avenir, il lui faudrait choisir ses petits amis avec plus de soin, elle ne supporterait pas de revivre une telle situation une deuxième fois. Oui, elle avait peur de retomber sur un homme alcoolique et violent, sachant pertinemment qu'il lui faudrait beaucoup de temps pour réapprendre à faire confiance et à laisser à nouveau un homme approcher son intimité. Cela ne se ferait pas en un jour et elle ne l'ignorait pas. Elle frémissait de frayeur rien qu'à l'idée d'être avec un homme prêt à lever la main sur elle.

Quant à son pouvoir, Lyra espérait sincèrement qu'elle parviendrait à la contrôler suffisamment bien, au moins pour éviter les situations embarrassantes susceptibles de la faire remarquer et par conséquent de lui attirer des ennuis. Dans l'Amérique actuelle, il n'était pas forcément bon d'être fiché comme mutant. C'était encombrant d'avoir un don se déclenchant à tout moment, dès que son humeur changeait brusquement. Elle ne voulait pas risquer de faire exploser une borne incendie parce qu'elle piquerait une colère ou éprouverait une peur soudaine en pleine rue. Son pouvoir était si sensible, si imprévisible !
Mais à présent qu'elle était seule chez elle, sans craindre que James ne rentre à l'improviste, Lyra aurait tout le loisir d'entraîner son pouvoir. Elle en aurait certainement l'utilité un jour ou l'autre, d'autant plus que l'eau était présente quasi partout, même l'air en contenait une certaine proportion ! Et encore, elle avait la chance d'avoir un pouvoir qui ne contenait pas un danger potentiel. Ce n'était pas comme Jessalyn qui risquait de provoquer un incendie au moindre coup de stress ou d'agacement, Lyra, elle, risquait tout au plus une inondation, quelques centimètres d'eau dans sa cuisine ou sa salle de bains...
Cependant, elle se demanda soudainement si Alix était elle-même une mutante. À sa façon de l'encourager à s'entraîner régulièrement et à lui assurer qu'elle y parviendrait un jour, Lyra se douta un instant qu'elle savait de quoi elle parlait, comme si elle aussi était passée par là. Pendant un court moment, la jeune femme se mordit la lèvre, hésitant à lui poser franchement la question. Alix n'avait pas l'air de haïr les mutants, son regard n'étant nullement agressif ou dégoûté, et elle lui donnait même des conseils, alors... Ses paroles en elles-mêmes ne disaient rie quant à son cas, mais si on lisait entre les lignes...


- Et vous, vous...

Lyra se ravisa brusquement et secoua légèrement la tête, ses cheveux blonds parés de reflets dorés lui retombant à nouveau devant les yeux. Ce n'était pas quelque chose qu'on posait ainsi à une personne qu'on connaissait à peine, cela n'était sans doute pas poli, et si Alix n'avait pas envie de lui dire directement quelque chose comme : "je sais de quoi je parle, je suis aussi passée par là" , alors c'était sûrement qu'elle n'avait pas envie de le lui dire maintenant. La jeune Anglaise pouvait comprendre et donc, elle préféra se taire. Peut-être son regard myosotis intrigué révélerait à Alix qu'elle se doutait de quelque chose mais Lyra aimait mieux agir avec tact plutôt que de se montrer trop curieuse.
D'autant plus qu'Alix se montrait sincère et gentille avec elle, Lyra voyait bien que la policière avait envie qu'elle s'en sorte et reprenne goût à la vie. Heureusement que des gens comme elle existaient encore, c'était bien rare, de nos jours. Des gens qui avaient vraiment envie d'aider les autres sans en retirer un bénéfice personnel ou un servie en retour. Lyra sourit de plus belle, dégageant des mèches blondes de son visage.


- Cela se fera doucement, mais je vous promets que je profiterai à fond.
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Alix Pascale
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MessageSujet: Re: Ce sont les hommes qu'il faut enfermer [PV Alix]   Sam 5 Nov - 16:09

[HJ : Ne t'inquiète pas je comprends ! Moi aussi je connais ça...]

Au fur et à mesure de mes paroles, je la voyais reprendre confiance en elle, relever la tête et se redresser. J'étais heureuse de constater que mes paroles avaient eu un impact et je me félicitais d'avoir pris la décision de revenir vers elle, malgré le fait que, comme elle n'avait pas poursuivi son ex, je n'avais absolument aucune raison de lui demander une rencontre. Mon caractère un peu protecteur m'avait poussé à le faire malgré tout, parce que je m'étais inquiétée de savoir comment elle vivait cela. C'est donc avec joie que je voyais qu'elle allait continuer à se battre et se reprendre.

J'avais utilisé mon expérience en tant que flic, pour lui donner des conseils pour mieux se protéger à New York. Certains relevaient du bon sens, d'autres on n'y pensait pas forcément. Dans tous les cas, même si c'était du bon sens, parfois, on n'y pense pas le moins du monde et se le faire rappeler pouvait pousser à agir. De toute manière, il semblerait que mes conseils aient porté leur fruit et que cela la pousse à se bouger au lieu de s’appesantir sur ce qui s'était passé et à aller de l'avant. Elle reconnut elle même que c'était le minimum à faire dans ce genre de ville, car on ne va pas le cacher, mais New York n'est pas connue pour être des plus tranquilles, alors autant mettre toutes les chances de son côté pour éviter qu'il n'arrive quelque chose.

Je n'ajoutais rien, je voyais bien qu'elle allait surement le faire aussitôt que possible. Bien sur, certains pourraient dire qu'il s'agit là de paranoïa, mais moi j'appelle cela le minimum de sécurité à avoir, surtout quand on est une femme seule dans une ville qui peut être dangereuse. Si elle avait été avec un homme -je dis bien un homme, pas un de ceux comme son ex-, alors, il y aurait moins eu à craindre, car on s'attaque moins facilement à un homme. Enfin, dans tous les cas, il vaut mieux être trop prudent.

- Il vaut mieux être trop prudent. Après, si jamais vous sortez seule ou que vous passez dans des endroits peu fréquentés, il y a aussi la possibilité d'acheter une bombe au poivre, très efficace et cela permet d'éviter le contact.

Dernier conseil qui me venait en tête. Après bien sur, il y a toujours la possibilité d'avoir une arme sur soi, mais là le risque c'est que cela se retourne contre soi, soit parce qu'on a pas le temps de l'utiliser avant que l'agresseur la récupère ou parce qu'on a blessé quelqu'un et qu'il porte plainte pour cette raison. C'était d'ailleurs l'une des choses que je ne comprenais pas dans les lois. Bon il est vrai qu'après on pourrait dire, lorsque c'est volontaire, qu'on a fait cela pour se défendre, mais dans le cas général, on préfère quand même avoir quelque chose qu'on peut utiliser contre quelqu'un. Enfin, la loi est comme cela, alors je ne lui conseillerais pas de se balader avec un couteau, encore moins une arme à feu.

Finalement, nous en vînmes aux pouvoirs, enfin au sien et au fait qu'elle ne le contrôlait pas. Je la rassurais quand au fait qu'on finit par arriver à le maîtriser avec de l'entraînement, mais décidais de ne pas dire clairement que j'étais moi même une mutante. Méfiance, toujours. Mais si elle me demandais clairement si j'en étais une, je ne savais pas encore si je confirmerais ou non ce fait. Je ne la connaissais pas assez pour prendre des risques inutiles. La plupart de ceux qui étaient au courant, soit c'est parce que je leur faisais suffisamment confiance -ils n'étaient pas nombreux-, soit c'était parce que j'avais du l'utiliser dans une intervention et pour l'instant je n'avais pas eu à m'en mordre les doigts. Enfin, mieux valait être prudente, même si je me doutais que si un jour ce sujet revenait, je le lui avouerais.

C'est donc en la rassurant sur la possibilité de mieux contrôler son pouvoir et en la voyant réfléchir, que je vis que je lui avais mis la puce à l'oreille me concernant. Je la voyais hésiter quand à me poser la question, enfin c'était ce que je supposais, et finalement je crus que j'allais y avoir droit. mais elle se retint de finir sa question. Elle secoua la tête et cela me fit sourire. Je comprenais qu'elle n'allait pas la finir, à moins que je ne dise clairement ce qu'il en était, ce que je n'avais pas l'intention de faire pour l'instant, plus tard peut être. Donc nous laissâmes filer ce sujet, mais je savais qu'elle savait ! Et elle même devait se douter que je l'avais compris.

Finalement, elle me demanda comment me remercier de mon aide. Je lui avais répondu qu'il fallait qu'elle vive sa vie et qu'elle en profite. Elle était suffisamment courte pour ne pas trop s'appesantir sur nos malheurs, enfin, juste assez pour en apprendre et éviter de les refaire. Elle me promit qu'elle le ferait, petit à petit certes, mais que ça se ferait. Je n'en demandais pas plus, bien sur qu'elle n'allait pas, ce soir, aller faire la fête en boite ou dans un bar, pour s'amuser direct. D'une cela ne lui ressemblait pas, de deux, il lui faudrait plus de temps pour se remettre que cela. Je lui souris, contente de l'entendre dire cela.

Je finis par la quitter des yeux et remarquais qu'il faisait plus sombre que quand on était arrivée. Je regardais ma montre et vis, que oui il était tard. Ce n'était pas forcément que j'avais envie de partir, cette conversation m'avait bien plu et j'étais contente de l'avoir aidée, mais j'avais aussi envie de rentrer chez moi et me caler devant un bon livre, ou film au choix. Je pensais aussi qu'elle avait besoin de se retrouver seule, pour réfléchir à tête reposée à mes paroles, ou juste pour se détendre un peu. Donc je décidais de prendre congé d'elle et de rentrer.

- Il commence à être tard et comme je pense que vous aussi avez envie de vous retrouver un peu au calme, on devrait y aller. J'ai beaucoup aimé notre conversation et n'oubliez pas, n'hésitez pas à appeler en cas de problème.

Je me levais, m'étirant pour détendre mes muscles qui étaient restés immobile tout au long de la conversation. Je me tournais une dernière fois vers elle et lui tendis la main pour la saluer, avant de m'en aller.

- Bonne soirée et à bientôt peut être.

Le "à bientôt" n'était pas dit parce que je souhaitais qu'elle ait des problèmes, mais parce que je l'aimais bien et que j'espérais la revoir bientôt. Je partis sur ces mots et ressortis du parc par là où j'étais entrée. Je pris moi voiture où je l'avais laissée et rentrais doucement chez moi. Une fois arrivée, je me pris une bonne douche et m'installais confortablement dans un fauteuil avec un bon livre que je lus une bonne partie de la soirée avant d'aller me coucher, heureuse de ma journée et de mon action.
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Ce sont les hommes qu'il faut enfermer [PV Alix]

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