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 Piège à touristes [Libre]

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James C. Donovan
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MessageSujet: Piège à touristes [Libre]   Lun 22 Aoû - 13:39

    Ce jour-là, James était -comme à son habitude- d'humeur tout à fait maussade. En réalité, une seule chose réussissait à ruiner toute la bonne humeur qu'un magnifique ciel d'été pouvait lui inspirer : Fantaszta. Le yorkshire de Tina. Cette dernière avait pris l'avion pour des vacances tropicales, plantant James à New-York et l'affublant de cet affreux clébard. Non seulement elle l'avait rendu vert de jalousie avec son beau temps à l'étranger mais elle avait aussi pris la peine, avant de s'envoler, de l'assommer par mille recommandations pour s'occuper « comme il se devait » de sa bestiole. Évidemment, James n'y avait prêté qu'une oreille distraite, bien plus intéressé par le décolleté et la jupe que son amie portait.

    Et voilà qu'aujourd'hui il se retrouvait forcer à arpenter les rues de New-York sans but si ce n'était celui de soulager la vessie d'un animal qui l'horripilait. Ces chiens étaient stupides, hargneux et laids. Pas même un bon moyen pour draguer. Clope au bec, mains dans les poches, tête basse, James traînait des pieds. Il était monté dans un métro -ignorant tout à fait au passage la règle de bienséance qui refuse tout animal en liberté dans les transports en commun,- était descendu sur un coup de tête à une station qu'il n'avait jusque-là jamais emprunté, et le voilà à Manhattan. Le hasard avait guidé ses pas à longer l'Upper New York Bay, au bord de l'un de ces nombreux bras de mer qui traversaient la ville d'ici et là. Non loin du port, de nombreux artistes profitaient du soleil et du tourisme de la saison pour exposer leurs toiles le long de l'eau. Un faux Van Gogh à 99$, Mona Lisa certifiée authentique en 15 exemplaires... ces arnaques improbables arracha un sourire à James. Il n'y avait qu'un moyen de tomber dans le panneau de ces faussaires bas de gamme : être un abruti complet. Ne prêtant nullement attention aux activités canines de Fantaszta -encore un nom de gonze à la con-, James leva le nez en quête d'exotisme féminin. Happé par une charmante créature qui prenait la pose près d'un stand, il sortit son plus beau sourire et s'apprêta à lancer des flatteries pré-mâchées lorsque...

    - Monsieur ! Ce chien est à vous ?
    Un homme venait de lui saisir le bras, le forçant ainsi à se retourner et à porter toute son attention sur sa personne plutôt que sur la jolie fille esseulée. Il avait le teint brûlé d'un commerçant à touristes forcé de tenir toute la journée au soleil pour écouler son stock de bibelots ainsi qu'un air franchement pas aimable.

    En baissant les yeux, James eut un mauvaise pressentiment. Peut-être était-ce à cause du visage menaçant qu'arborait le commerçant ; peut-être était-ce à cause de l'air jovial et crétin qu'avait le yorkshire, langue pendante, en contemplant son maître par intermittence.

    - Cette horreur ? Jamais de la vie ! rétorqua James avec autant de fierté que possible, trouvant l'affront énorme. NON, ce n'était pas SON chien mais celui de Tina. Prétendre le contraire, c'était lui arracher sa virilité. Devant les sei... yeux d'une charmante jeune femme, qui plus est.

    - Pourtant
    , poursuivi l'autre type en plissant les yeux d'un air suspicieux, c'est jusqu'à vous qu'il est remonté à travers la foule. Et ne me prenez pas pour un con, il est à vos pieds en train de vous attendre !

    - C'est le chien d'une amie
    , réussit à grimacer James, peu emballé à l'idée que l'on puisse l'associer à un animal d'aussi peu de classe qu'un yorkshire. Ce n'est pas parce qu'il me suit que c'est mon chien ! Vous m'avez bien suivi depuis votre stand, et si ce n'est l'allure d'un bulldog et l'agressivité, vous n'êtes pas un chien pour autant. Vous n'êtes pas mon chien. C'est pas mon chien.

    Raisonnement implacable à la James Donovan. Tu peux pas test, laisse béton, trop fort pour toi. Déjà de mauvaise humeur au préalable, le mutant commençait sérieusement à perdre le peu de patience que les années lui avaient péniblement inculqués. Que lui voulait ce type désagréable qui venait l'insulter ?

    - Si vous le promenez, c'est tout comme
    , insista le gars qui avait préféré, peut-être par une surprenante mesure diplomatique, oublier l'insulte pas même déguisée que venait de lui faire James. C'est votre responsabilité. Votre chien a eu la bonne idée de marquer son territoire sur mes toiles ! Vous me devez réparation. Elles sont invendables, maintenant !

    - Ben peut-être que si vous peigniez pas des merdes il aurait pas pissé dessus
    , cracha James avec son élégance habituelle. C'est pas mon chien, s'entêta-t-il. Je vous dois que dalle.

    Il avait vu le poing du vendeur trembler furieusement sous l'insulte mais n'y prêtait aucune importance. Non, l'important, c'est que ce n'était pas son chien, bon sang ! Pourquoi refuser de l'écouter ? James ne comprenait absolument pas pourquoi il devrait être responsable des actes d'une bête qui n'était même pas la sienne. Surtout quand elle venait d'épargner à des touristes d'acheter des horreurs en cadeaux souvenirs. On devrait lui remettre une médaille, pas l'incendier de la sorte.

    De l'autre côté, le commerçant ne semblait pas convaincu par le discours de James et semblait avoir de grandes difficultés à se retenir de lui en coller une. Il abattit une main ferme sur la nuque du mutant et semblait prêt à le traîner n'importe où.

    - On pourra régler ça au commissariat, puis devant le tribunal, si tu veux. T'arrêtas peut-être de faire ton malin.


    - C'est pas mon chien. Et tout ce que vous voulez, ils seront sûrement ravis du dérangement. Taper un scandale pour des contre-façons à deux balles...
    cette fois-ci, il n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'il se mangea le béton du trottoir, face contre terre.

    Pour une fois qu'il n'avait rien fait de mal et qu'il ne pétait pas les plombs en premier, on trouvait quand même le moyen de l'emmerder...
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Kaleesha Mayers
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MessageSujet: Re: Piège à touristes [Libre]   Lun 22 Aoû - 21:09

    Kaleesha devait faire un article pour un éditeur qui prévoyait de sortir un livre sur les pièges à éviter quand on est un touriste à New York. Et parmi tout ce qui pouvait être dit, Kal’ avait décidé que son article porterait sur les vendeurs de souvenirs, et autres, que l’on trouvait dans les endroits les plus touristiques. Ça lui paraissait tellement évident, comme si une enseigne lumineuse indiquait en gros et lumineux que c’était une arnaque, qu’elle ne comprenait pas que des gens puissent se faire avoir. Toutes les grandes villes avaient ce genre de chose, une tour Eiffel hors de prix, Big Ben qui coute proportionnellement parlant autant que l’édifice en lui, … A croire que tous les touristes étaient natifs d’une campagne profonde pour se faire avoir alors qu’ils sont les premiers à montrer du doigt ces pratiques dans leur propre pays. Enfin, quoiqu’il en soit, elle n’avait pas prévu de basé un article que sur des souvenirs – faut dire qu’elle ne voyait plus ce genre de marchands, maintenant – et, de ce fait, elle avait décidé de flâner un peu le long des quais.

    Elle jouait la parfaite petite touriste, ou la parfaite blonde – ça fonctionne aussi – afin d’avoir un avis plus objectif sur les méthodes de ventes que pouvait avoir ces personnes. Parce que pour vendre une toile originale en plusieurs exemplaires, fallait vraiment le vouloir ! Elle écoutait, l’air parfaitement intéressé, tout le baratin que l’on pouvait lui sortir sur le fait que CETTE statut de la liberté était unique en son genre – bien qu’il suffisait de tourner la tête vers un autre étalage pour comprendre que le voisin avait les mêmes -, c’était limite si le vendeur n’expliquait pas l’avoir fait lui-même et que s’était son neveu qui l’avait peinte, rendant l’objet unique en son genre. Sourire niais à l’appui, suivit d’un langage très soutenu à base de « Ohhh ! », « Ahhh ! », Kaleesha semblait boire les paroles de l’homme qui ne cessait d’en rajouter encore et encore. Il y avait vraiment des gens pour croire ce qu’il pouvait raconter comme connerie ? Elle s’était même mise à compatir avec lui quand il parlait de la difficulté de louer un emplacement dans un tel endroit, qu’il faisait ça parce que s’était sa passion mais que la difficulté financière se faisait sentir quand il devait nourrir sa femme et ses quinze gosses. Elle se garda bien de lui demander pourquoi les gens comme lui avaient tendance à tout remballer et courir quand les forces de l’ordre arrivaient mais, en bonne touriste qu’elle n’était pas, elle se contenta d’hocher tristement la tête en disant qu’elle comprenait parfaitement.

    Le plus difficile pour Kaleesha fut de réussir à s’extirper de cette situation alors qu’elle n’acheta rien. Il avait fallu qu’elle s’éloigne assez pour qu’il se décide à lâcher l’affaire. En fait les touristes n’étaient peut-être pas si stupides, c’est juste qu’ils ne devaient pas savoir comment faire pour se sortie des griffes d’un de ses vendeurs, autrement qu’en leur achetant un de leur truc complètement stupide. Elle suivait, donc, le léger mouvement de foule – enfin se n’était pas comme si il y avait assez de monde pour se marcher dessus- et fut étonnée de voir tout le monde se déporter légèrement sur un côté, comme s’ils cherchaient à éviter quelque chose. Curieuse, comme elle était – déformation professionnelle, ce n’était pas de la sienne – elle décida de jeter un coup d’œil à ce qui se passait. Elle n’avait pas suivi le début de l’histoire mais les choses semblaient assez venimeuses entre deux hommes.

    Elle était arrivée au moment où un homme expliquait que le chien de l’autre avait pris ses toiles pour son territoire. Une idée qui l’amusa assez, au passage. En tout cas le vendeur de toile semblait vraiment énervé surtout sous les réponses du jeune homme – parce qu’il n’avait pas l’air bien vieux – qui ne se démontait pas et avait un certain répondant, que certain qualifierait d’impertinent. Elle, elle aimait bien. Elle aimait beaucoup moins quand le plus jeune se retrouva à terre à cause de l’autre. Et là, on en arrivait, typiquement, au plus gros problème de Kaleesha. En dehors de sa vie familiale où tout devait être parfaitement calculé, elle agissait, en dehors, avec une spontanéité qui lui était propre. Sur le coup, elle trouvait toujours ses idées superbes… le résultat l’était toujours un peu moins vu sa faculté à se mettre dans des situations incroyables.

    Sa dernière course avec John dans les rues de New York lui avait appris que sortir un badge de police pour enfant était une très mauvaise idée. Elle l’oublia, donc, très vite et se précipita vers les deux hommes. Elle n’avait aucune intention de les séparer ou de faire quelque chose de ce genre. A peine 50 kilo répartie sur moins d’1m65, ça n’avait rien de spectaculaire et on l’enverrait valsé bien trop facilement. Donc, au lieu de chercher à raisonner qui que ce soit, elle se précipita sur le petit chien, sans être convaincue qu’un truc de cette taille puisse être considérer comme un chien, qu’elle prit dans ses bras en ravalant le dégout que pouvait lui procurait des boules de poil aussi petite.

    Tu sais que tu as manqué à maman, toi…

    La parfaite blonde. C’est qu’elle commençait à être douée dans ce rôle, avec ce truc ridicule dans les bras, à le regarder comme on regarderait son propre enfant. Enfin, c’est ce qu’elle imaginait parce qu’au fond, elle ne savait pas comment on regardait son propre enfant, se passant très bien de ce genre de chose. Sauf que si elle se positionnait en tant que maitresse du chien, elle en devenait l’amie de celui qui était au sol, non ? Ah moins qu’elle n’est pas tout comprit à l’histoire. Bin, dans le doute elle releva la tête et posa son regard sur l’homme aux toiles. Un grand sourire sur les lèvres et un air vraiment désolé, c’est à lui qu’elle s’adressa.

    J’ai cru comprendre que Chouchou – on ne pouvait pas trouver plus débile comme surnom pour un chien – vous à causer quelques problèmes ?

    Elle ne savait absolument pas ce qu’elle allait faire. Mais, si elle était la « propriétaire » de ce chien, c’est sur elle qui décidera de s’en prendre, non ? Et la logique voulait qu’on ne frappe pas les femmes. Dans l’idéal c’était de cette manière que devait se passer les choses, sinon, elle espérait que ce truc ridicule dans ses bras était dressé pour l’attaque. Chose peu probable quand on voit que l’autre à fini au sol et que le chien n’a pas bouger d’un pouce. Plus c’est petit et plus c’est ingrat, faut croire. Et, ne sachant toujours pas comment réagir face à l’homme qui s’était retrouver au sol, elle préférait faire la blonde plus intéresser par son chien et l’homme en face d’elle, plutôt que de tenter un autre truc de parfaitement débile.
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James C. Donovan
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MessageSujet: Re: Piège à touristes [Libre]   Mar 23 Aoû - 8:14

    Si James avait souvent l'habitude de recevoir des coups à cause de sa témérité et de son répondant bien placé, l'union de son crâne avec le goudron ne fut pas plus agréable pour autant. Cet enfoiré l'avait eu par surprise. Ouais, par surprise. Autrement, nul doute que James se serait débrouillé pour le faire chuter avec lui et ne pas le laisser indemne.
    Étalé sur le sol et bien incapable du moindre mouvement sur le coup, tout ce que James put apercevoir de l'intervention providentielle de Kaleesha fut ses petits cris hystériques à l'adresse de Fantaszta.

    Complètement sonné, il se releva en chancelant et se passa une main hasardeuse sur le visage. Il était incapable de dire s'il avait perdu dans sa chute son nez, ses dents, ou même les deux à la fois. Apparemment, rien ne s'était envolé. Il épousseta sa veste avec le reste de sa fierté qui ne s'était pas encore brisé contre le trottoir. Mais ce n'était plus le principal. Au même titre que clamer que le chien n'était pas le sien quelques minutes plus tôt avait été l'élément le plus important de la discussion, la situation imposait dorénavant comme priorité à James d'arracher la colonne vertébrale du commerçant par l'anus. Retrouvant un certain sens de l'équilibre, le mutant posa les yeux sur la blonde qui avait pris dans ses bras le chien et l'avait rebaptisé par la même occasion par un surnom aussi débile qu'écœurant. Croyant sans doute à un rapt, l'animal se débattait en aboyant furieusement pour échapper à l'étreinte de l'inconnue.
    *Pauvre crétin. Ce que je donnerais pour être à ta place...*
    Ben oui. Il n'avait peut-être pas eu suffisamment de temps pour mater de haut en bas en bonne et due forme la séduisante étrangère, mais un rapide coup d’œil en reconnaissance lui en avait déjà soufflé long.

    Et au cabot de continuer d'aboyer avec toujours plus de conviction.

    - LA FERME ! Lui intima finalement James, à bout de nerfs. Dans un glapissement que le jeune homme trouva particulièrement repoussant, le cabot fit taire ses revendications pour se mettre à geindre.

    Dans un soupir agacé, le brun se tourna finalement vers la jeune femme qui lui avait sauvé la mise et improvisa les premières débilités qui lui passaient en tête -soit pas grand chose d'original.

    - Ah, Paris !
    (il avait balancé le premier nom de bombasse blonde écervelée auquel il avait pensé), tu foutais quoi ? Je t'attendais quand ton putain de clébard a encore fait des siennes.

    Le vendeur de toile, qui s'était tenu un peu à l'écart de la scène pour observer le tout avec méfiance eut soudain l'air terriblement embarrassé. Une petite voix murmura à James que la raison de sa gêne tenait plus au ridicule qu'il venait d'essuyer devant une aussi belle femme que de son tort véritable.
    Tout à coup, le bronzé se fit beaucoup plus aimable. D'une voix douce, il reprit la parole en butant sur ses débuts de phrases comme s'il était pris d'une timidité maladive.

    - … Oh, mademoiselle... il s'agit de votre animal ? … vous devriez le tenir en laisse, ce serait plus prudent... il s'avère justement que votre chien a détruit une partie de mes œuvres et...


    Puisque celle que James avait appelé Paris était désormais tenue pour responsable, le mutant aurait pu tout aussi bien la laisser se débrouiller et raquer pour le dédommagement exigé par le commerçant. Ce n'était plus son problème. Seulement, il ne pouvait pas se casser et en rester là ; non seulement car Miss Hilton avait le chien de Tina dans les bras et que s'il arrivait malheur à la bête, il lui arriverait malheur aussi, mais également parce que James n'était pas décidé à en rester là. Il avait la rancune tenace et ce type allait en baver.

    - Stop. Si je ne connaissais pas moi-même de méthodes plus efficaces, je pourrais très bien aller porter plainte pour le coup que vous m'avez porté.


    Un silence. Le type le regardait, hésitant.
    En y faisant plus attention, son front lui faisait véritablement mal. Il ignora ce qui y perlait, sueur ou sang, pour adopter un air peu engageant envers le commerçant.
    Ce qu'il faut savoir, c'est que James ne faisait aucunement ça par une quelconque gratitude envers la blondasse. Non, ce qu'il voulait, c'était vengeance. Faire comprendre au type son erreur.
    T'es tellement con que mon chien a pissé sur tes croûtes et qu'en plus tu n'en tireras rien.

    Un ange passe. Après avoir scruté attentivement James pour savoir s'il s'agissait de bluff ou pas, le vendeur se décida à faire preuve de sagesse.

    - J'imagine que l'on peut s'arranger...
    - J'en suis persuadé, répliqua James.

    Puis, d'un air de défi, il s'approcha de l'une des toiles exposées pour s'en saisir et la balancer par dessus le garde-corps, directement dans la mer. Pourquoi ? Effrayer l'escroc de bas-étage ne lui suffisait pas. Il voulait être certain de rendre ce jour pour lui mémorable. Sans savoir qu'il le serait peut-être tout autant pour eux... Il y avait aussi un désir d'impressionner l'inconnue par une bravoure infantile et absurde. Ce geste complètement irréfléchi et immature les conduirait peut-être plus loin que ce à quoi ils s'attendaient. Et si les ennuis ne faisaient que commencer ?
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Kaleesha Mayers
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MessageSujet: Re: Piège à touristes [Libre]   Mar 23 Aoû - 14:17

    « LA FERME ! » Kaleesha, par un miracle qu’elle n’expliqua, n’avait pas sursauté malgré le fait que c’était tomber d’un coup et qu’elle n’avait même pas vu l’homme se relever. A la place d’un sursaut, elle pointa un regard sur le chien pour le cajoler face à cette demande faite à bout de nerf. Des gestes qui contredisait parfaitement ce qu’elle pensait parce qu’il était clair qu’elle appréciait cette intervention et que le chien se calme enfin… Du moins, il n’aboyait plus, il se contenta de geindre. Si on lui avait dit qu’elle en viendrait à consoler un chien, qui n’en était pas vraiment en vue de sa taille, elle aurait sûrement rigolé en disant que c’était impossible.

    Son regard se posa sur l’homme, cherchant à voir si tout allait bien pour lui. Et refoula son envie de hausser les sourcils quand elle comprit qu’elle était devenue Paris, la propriétaire du chien qui avait oser le laisser à cet homme. Bref une question s’en suit et, elle, tout ce qu’elle trouva à faire au premier abord c’est de baisser la tête en berçant le chien qui était dans ses bras. La blonde parfaite. Tout en relevant doucement la tête qu’elle secoua doucement en signe de négation elle reprit la parole à l’intention de cet ami qu’elle ne connaissait absolument.

    Chuttt… Tu vas lui faire peur. Je t’ai déjà dit de ne pas employer ce vocabulaire devant lui. Un regard réprobateur accompagna ses paroles avant qu’elle ne se décide à répondre à sa question. Désolée pour le retard mais, tu sais, Lucy avait un super truc à me raconter. Le genre de truc que je ne pouvais pas ne pas savoir.

    Comme si la seule chose qui pouvait l’intéresser était les potins et tout ce genre de petite chose. Après tout, Paris, ça allait très bien à ce genre de personnage, non ? Elle reporta, d’ailleurs, bien vite son regard sur le vendeur avec ce sourire à la fois charmant et désolé. Et, intérieurement, Kaleesha imagina que s’était gagner vu la manière dont le ton s’était radoucie et la manière dont il buta sur certaine mot. Elle se garda de sourire de manière victorieuse en écoutant le récit des dégâts qu’avait fait son chien pour l’occasion. Au fur et à mesure que l’homme s’expliquait elle se faisait de plus en plus navrée, comme si ça la touchait d’une manière ou d’une autre. Ce à quoi elle aurait bien répondu mais elle n’en eut pas le temps vu que l’inconnu décida de reprendre les choses en main en disant qu’il pouvait, si il le voulait, allez porter plainte. L’envie furieuse de lever les yeux au ciel se fit grandement sentir chez Kaleesha qui ne voyait pas comment sortir de cette situation si, quand un se calmait, l’autre reprenait les choses.

    Finalement elle devait vraiment avoir un côté blonde pour se retrouver dans un conflit qui ne la regardait absolument pas, avec une horreur dans les mains – elle aurait préféré accrocher les toiles du type, plutôt que d’avoir à garder un de ces chiens – dont elle ne savait pas quoi faire. Rendre le chien à son propriétaire et se casser lui traversa l’esprit mais c’était ridicule au point où elle en était. Quelques paroles plus tard il y eut comme un silence avant que le vendeur ne se décide à dire qu’il y avait moyen de s’arranger. Ce qui fut confirmé par l’inconnu. Et, elle, naïvement, elle pensa que les choses allaient enfin prendre fin et qu’elle pourrait se débarrasser de la petite boule de poil répugnante. Une pensée qui était de l’ordre du rêve quand elle vit le jeune homme attraper une toile et la balancer dans l’eau. Le fait que ce soit un parfait crétin fut au centre des pensées de Kaleesha.

    Et là, sans prévenir, le vendeur s’énerva de nouveau. Sauf qu’au lieu d’aller vers l’inconnu, c’est vers Kaleesha qui alla et s’empara du chien qui, paniqué, commença à se débattre. La jeune femme comprit rapidement les intentions de l’homme quand elle le vit s’apprêter à faire suivre au chien le même chemin que sa toile. Sans trop réfléchir, rapidement, Kaleesha se mit sur la trajectoire de l’homme. L’avantage c’est qu’elle n’avait pas besoin de faire semblant d’être horrifier. Elle l’était réellement. Pas à cause du chien, elle s’en foutait pas mal mais parce qu’elle était trop proche de l’eau. Une phobie ne se contrôle pas vraiment. Les mains en avant comme pour demander à l’homme de s’arrêter elle s’adressa un peu trop nerveuse à son goût, sachant que trop d’eau se trouvait derrière elle, même si une rambarde la protégeait de tomber.

    Non, attendez. Ne faites pas ça. Ce n’est pas son chien et, donc, ça serait injuste que ce soit lui qui prenne à sa place. Il a jeté quelque chose qui vous appartenait, jetez quelque chose qui lui appartient… Lui, par exemple.

    En même temps c’est l’inconnu qui avait relancé le truc alors que le vendeur semblait d’accord pour trouver un arrangement. Donc, elle ne se sentait pas vraiment mal de faire ce genre de proposition au vendeur. Ce dernier regarda les chiens, puis celui qu’il avait pris pour son propriétaire. Sans un mot, il posa le chien dans les bras de Kaleesha qui s’éloigna rapidement de ce qu’elle voyait comme un bord trop proche de l’eau pendant que, de son côté, le vendeur se dirigeait vers l’homme. Apparemment il était bien déterminé à passer le jeune homme par-dessus bord. Et même si Kaleesha sa disait que l’eau risquait de lui rafraîchir les idées, ce qui n’était pas une mauvaise chose, elle ne supportait pas l’eau et ne pouvait souhaiter que quelqu’un y finisse contre son gré.

    L’avantage des lieux touristiques c’est que les gens passaient et, de ce fait, les passant actuels n’étaient pas les même qui avait pu voir l’inconnu balancer une toile dans l’eau. Elle misa sur ce fait en prenant un air apeuré et balayant les passants du regard.

    Faites quelque chose, ce vendeur veut le balancer à l’eau pour ne pas lui avoir acheté quelque chose. S’il vous plait.

    Est-ce qu’on pouvait vraiment résister à cette petite blonde, dont les yeux parfaitement bleu suppliait du regard derrière son air apeuré ? Il faut croire que non, parce que deux hommes décidèrent d’agir en se précipitant vers le vendeur qui, lui, ne comprenait pas vraiment ce qui était en train de se passer. En fait, il était toujours focalisé sur son envie de passer le petit impertinent dans l’eau.
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James C. Donovan
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MessageSujet: Re: Piège à touristes [Libre]   Jeu 25 Aoû - 9:14

    Kaleesha jouait tellement bien le jeu que le doute s'instaura dans l'esprit de James : était-elle vraiment stupide ? Et si elle était venue lui porter assistance uniquement car elle croyait que ce chien était bien le sien, et non par un fol altruisme passager ? Et puisqu'elle était si bête, avait-il toutes ses chances auprès d'elle ?

    Si l'envie de balancer le stand de peinture en entier dans la flotte l'avait pris, James s'était contenté de n'en jeter qu'une par dessus bord – question de style et de provocation. Ce qu'il n'avait pas prévu, (comme souvent quand il s'enfonçait dans le pétrin à cause de sa maturité d'enfant de huit ans qui cherche à avoir le dernier mot) c'était que le vendeur ait lui aussi du répondant. Tout du moins dans ses actes, car il s'était précipité sur Paris pour lui arracher le clébard des mains et lui faire prendre la même direction que la croûte. Un yorkshire avait beau savoir nager, James ne donnait pas cher de l'animal une fois dans l'eau. Le niveau entre la mer et le rebord était suffisamment grand pour qu'un clebs de cette taille n'arrive pas à l'escalader et meurt noyé, trop épuisé pour continuer à nager. Le mutant aurait été obligé de plonger à son tour et de se reconvertir en secouriste canin. Une pensée assez déplaisante.

    Interloqué par une telle réaction, James n'eut pas le temps de réagir que la stupidité de Paris lui sauva une fois de plus la mise. Enfin... c'était relatif. Deux secondes plus tard, les bras du commerçants lui tombaient dessus pour le traîner et l'envoyer par dessus bord. Le mutant se débattait comme un dément en brassant l'air par de grands moulinets inutiles, proférant toutes sortes de jurons au passage et profitant de sa position pour envoyer valdinguer les bibelots qui lui passaient à porté de main, faute de pouvoir se défendre.

    A temps, la blondasse appela à l'aide. Deux chevaliers servants accoururent aussitôt que Paris hurla son désespoir et débarrassèrent le fils Donovan de l'enragé sans même chercher à savoir s'il était dans son droit de tenter de noyer James ou pas. En se relevant, le mutant envoya son poing dans la figure du commerçant immobilisé par les deux gorilles puis se précipita vers Paris :

    On se tire !


    De peur qu'elle soit même trop bête pour comprendre ce qu'il venait de dire, il l'avait saisi par la main et entraîné à sa suite. Derrière eux, des insultes fusaient. James empruntait des rues au hasard et au fur et à mesure qu'ils cavalaient, les vois furieuses s'estompaient pour disparaître totalement.

    Dans une ruelle silencieuse, entre deux immeubles, le brun arrêta sa course pour reprendre son souffle, s'adossant au mur du gratte-ciel derrière eux. Il en avait profité pour lâcher la main de sa compagne d'infortune, un peu à regret. Elle était peut-être stupide, mais elle était aussi bonne. A la regarder, elle n'avait pas l'air si fatiguée que ça. Si seulement le mutant avait la moindre idée de combien Kaleesha était en réalité habitué à faire un marathon, il aurait vite perdu cet air fier. Les mains posés sur ses jambes, à moitié accroupi, James glissa un œil en direction de la jolie fille. Toujours haletant, -paye tes clopes- il ne résista pas à lui demander :

    Dites... vous savez tout de même qu'il ne s'agit pas de votre clébard ?
    il avait désigné d'un geste de la tête le yorkshire aux airs crétins, parfaite harmonie dans les bras de la blonde. Puis, dans le doute qu'elle soit vraiment trop conne : vous comprenez, hein ? Il ne s'agit pas de votre chien.

    Il avait appuyé sa seconde phrase par des mimes à chaque mot.
    Dans un soupir exténué, James finit par se laisser glisser contre le mur pour s'asseoir complètement contre le sol. Par habitude, il passa une main dans ses cheveux ébouriffés tandis qu'il plongeait l'autre dans sa poche de jean pour en ressortir un paquet de cigarettes. Machinalement, il en prit une qu'il alluma d'un air qui se voulait viril puis en proposa à Miss Hilton en lui tendant son paquet. Si elle s'avérait aussi bête qu'elle l'avait été plus tôt, peut-être que fumer l'empêcherait de jacqueter trop d'âneries.
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Kaleesha Mayers
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MessageSujet: Re: Piège à touristes [Libre]   Jeu 25 Aoû - 16:43

    Kaleesha eut mal pour le vendeur, avec la baigne qu’il venait de se prendre. Une action qui ne manqua pas de surprendre les deux hommes qui étaient venus aider et qui, l’espace d’une courte seconde, se demandèrent s’ils avaient aidé la bonne personne. Ils n’eurent pas le temps d’y réfléchir, comme le fait que Kal’ n’avait pas eu le temps de réfléchir à quoique ce soit que sa main se retrouvait déjà dans celle de l’inconnu. A peine avait-elle comprit ce contact qu’elle leva les yeux au ciel dans une phrase qu’elle soupira intérieurement : Et c’est repartit… A croire que c’était la grande mode en ce moment de la faire courir partout : l’autre soir près du port, puis avec John et une mutante inconnu dans la cinquième avenue. Il y avait eu de nombreuses autres fois, vu qu’elle était spécialisée dans les situations à la noix mais, elle devait bien avouer que ces derniers temps ça s’enchainait à un rythme assez hallucinant. Ce n’était pas compliqué, en trois jours, elle n’en avait pas passé un seul sans avoir à fuir quelques choses. Si bien qu’elle n’entendait même pas – ou, plutôt, elle ne formalisait pas – des insultes qui pouvaient venir des personnes derrière eux.

    Elle n’arriva même pas à orienter une direction, suivant un peu bêtement celle que lui donnait l’inconnu. Pas par manque de cerveau mais plutôt parce qu’elle était concentrée à garder cette foutue boule de poil dans les bras vu que cet abruti de chien était incapable de se cramponner tout seul. Inutile, débile, encombrant, bref, ça ne servait vraiment à rien ces petites choses. Cela dit, contrairement à la veille, elle était bien contente d’avoir ses vieilles converses aux pieds et non pas les chaussures à talons qu’elle réservait quand il s’agissait d’affaires familiales. Ce n’est que dans une rue, bien plus loin, et sans personne pour les avoir suivi que la course prit fin. Et, aussi blonde et stupide qu’elle pouvait paraitre, elle avait l’air en bien meilleur état que l’inconnu qui finit par lui demander si elle était au courant que ce n’était pas son chien.

    De part cette question qui lui paraissait tellement improbable, elle marqua une incompréhension qui pouvait être mal interprété. C’est peut-être ce qui déclencha la suite des paroles de l’homme qui décortiqua chacun de ses mots de mimes. Ok, il était vraiment en train de la prendre pour une demeurée ? La débilité, entrainant les réactions débiles, elle prit un air faussement attristé.

    Oh… Ah bon ? Elle déposa le chien au sol, avant de reporter son regard sur l’homme qui se laisser tomber contre un mur. Elle secoua négativement la tête pour refuser le paquet de cigarette qu’il tendait vers elle, et qui expliquait finalement très bien son côté essoufflé avant de reprendre. Non mais, sérieusement, je sais bien que ce n’est pas mon chien. J’suis même pas certaine qu’on puisse qualifier un truc aussi moche et si inutile de chien… Sans vouloir vous offenser, cela dit.

    Après tout c’était lui le propriétaire temporaire de ce chien. Ou propriétaire à temps plein, parce qu’il avait peut-être inventé cette histoire de garde de chien pour se débarrasser du vendeur. Qu’est-ce qu’elle en savait après tout. Bref, si c’était son chien, il n’était peut-être pas la peine d’en rajouter sur la manière dont une si petite chose, qui ne servait à rien, pouvait la rebuter. Un sourire illumina, cependant, son visage en repensant à ce qui venait de se passer.

    N’empêche que jeter sa toile à l’eau c’était… Je crois que c’est le rêve d’un peu près tout le monde, en tout cas des personnes pouvant comprendre qu’un œuvre authentique en plusieurs exemplaires, c’est clairement de l’arnaque.

    Le but n’était pas de le mousser ou de déclarer un fanatisme face à son action mais, franchement, elle avait trouvé ça plutôt cool. Enfin, sur le coup, elle avait franchement trouvé ça puéril mais qui n’avait jamais rêvé de faire ce genre de chose au moins une fois dans sa vie. Quoiqu’il en soit, Kaleesha trouvait qu’être associée à une bimbêche blonde pouvait avoir ses avantages dans certaines situations. Sortie de ses situations, ça lui posait, déjà, un peu plus de problème. Du coup, c’est toujours souriante – un sourire qu’elle ne lâchait que rarement de toute façon – qu’elle tendit la main vers l’homme qui était assis sur le sol, histoire de rétablir les choses.

    Kaleesha.

    Bien que les gens avaient tendance à ne pas retenir son prénom, ou à imaginer toutes sortes d’orthographes aussi diverses que variées, elle préférait ce prénom à celui de Paris. Très peu flatteur, au final, selon elle. En fait, il avait vraiment des références… Enfin, disons qu’ils n’avaient pas les mêmes références !
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James C. Donovan
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MessageSujet: Re: Piège à touristes [Libre]   Sam 12 Nov - 17:45


    Oh… Ah bon ?


    S'étouffant à moitié avec la fumée de sa cigarette, James tenta malgré tout de cracher ses poumons avec virilité. Cette fille était soit un véritable boulet, soit une véritable aubaine : vu comme elle était débile, elle allait certainement croire sans peine son baratin dragueur d'astronaute en permission pour deux jours seulement sur Terre et serait alors d'autant plus flattée par son « irrésistible parade de l'amour » qu'il l'avait choisi elle parmi toutes les autres cruches décolorées que New-York offrait.
    Finalement, Paris, c'était un surnom bien tombé. Elle semblait tout aussi insupportable... alors « ta gueule et s***. », c'était bien parti. Pas besoin d'être cavalier envers les traînées. C'était son credo.
    Sa quinte de toux terminée, il lança un sourire resplendissant mais pas moins hypocrite à sa comparse. Le monde délicieux du fantasme dans lequel James était doucement en train de glisser vola en éclats quand la blonde reprit la parole :
    Non mais, sérieusement, je sais bien que ce n’est pas mon chien. J’suis même pas certaine qu’on puisse qualifier un truc aussi moche et si inutile de chien… Sans vouloir vous offenser, cela dit.


    PUTAIN. Elle aurait pas pu faire semblant d'être conne toute la soirée ? Elle flattait son égo, le satisfaisait physiquement et ciao ! Pourquoi les femmes ne font-elles jamais les choses simplement ?!

    James se mis alors à rosir, arroseur arrosé. Elle avait joué le jeu tellement bien qu'il avait marché à fond. Honteux de la simplicité dont il venait de faire preuve et vexé qu'une blondasse puisse se permettre de l'associer à cet horrible chausson sur pattes, le mutant se releva d'un bond. Il était désormais debout face à celle qu'il ignorait aussi mutante que lui.

    C'est pas mon chien ! Faudra que je le dise combien de fois ?


    *Tina, je te hais. J'espère qu'au moins tu me présenteras à la plus bonne de tes copines. Tu me dois bien ça.*

    Le jeune homme lança un regard rageur à la boule de poils avant d'enfouir les mains dans ses poches d'un air bougon. Le visage renfrogné et les épaules relevées, il lâcha l'emprise de ses lèvres sur sa nicotine en tube et chassa le mégot d'un revers du pied, traînant ses semelles. Une véritable allure de gamin. Il faut dire que l'état de James était près de celui d'un enfant le soir de Noël à qui on retire ses cadeaux juste sous son nez. Au fond de lui, il le savait : si son QI dépassait 30, il n'avait aucune chance de lui plaire. Il releva la tête lorsqu'elle parla de nouveau et décocha un timide sourire en coin.

    Si je forme un groupuscule terroriste en faveur de l'art, vous vous y joignez ?


    Il avait tenté une touche d'humour, pourtant persuadé que ça tomberait à l'eau. En réalité, l'aveu de la jolie étrangère l'avait directement touché. Là où il était habitué à se faire sans cesse engueuler et détester, on le complimentait indirectement pour son comportement immature et impulsif. Une grande première. Car oui, James avait clairement saisi le compliment déguisé. Puéril peut-être mais pas si con. Il s'était rassis à côté d'elle et saisi avec un réel enthousiasme la main de la prénommée Kaleesha qu'il entraîna vers le haut et ses doigts ne cessèrent leur étreinte qu'une fois qu'ils se trouvèrent tous deux debouts de nouveau.

    James, dit-il du bout des lèvres. Ahuri de se sentir embarrassé lui qui était d'habitude un sans-gêne de première, il tenta bien vite de masquer son malaise en reprenant ses mauvaises habitudes.

    C'est peut-être le sport mais il fait drôlement chaud. Vous n'avez pas l'impression de fondre, vous ? Je connais un truc hyper efficace pour lutter contre la chaleur.
    *Se foutre à poil ?* Sérieusement, vous devriez enlever votre gilet. Vous allez tomber malade... *Mais je m'occupe de toi quand tu veux* Ça vous dit, un cône deux boules ? *HAHAHA. Grillé, mec. C'est foutu maintenant – LA FERME* Enfin, une glace quoi... il avait désigné d'un mouvement de tête la rue perpendiculaire à laquelle il se trouvait, où déambulait habituellement un marchand de sorbets.

    Ah, l'éloquence d'un discours intérieur venant d'un homme phallocrate et son cerveau qui tente vaguement de fonctionner malgré la dose d'hormones dans laquelle il se noie... James était d'autant plus perturbé qu'il ne comprenait pas pourquoi cette fille l'intimidait. Cette affreuse impression d'être un élève de sixième qui avoue son attirance à une fille de troisième... Taser se retenait avec difficulté de ne pas crisper les paupières pour ne pas voir en face le râteau monumental qu'il s'apprêtait à essuyer.
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Kaleesha Mayers
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MessageSujet: Re: Piège à touristes [Libre]   Dim 13 Nov - 14:56

    Au moment où il manqua de s’étouffer avec sa bouffée de cigarette, elle se demanda si elle devait commencer à se sentir vexée. Croyait-il vraiment qu’elle pouvait être assez débile pour penser que ce chien lui appartenait ? Passer pour la première des blondasses sans cervelle était une chose, le laisser croire allait finir par être fatiguant. C’est sûrement ce qui l’avait décidé à remettre les choses en ordre. N’empêche que ça avait eu un côté amusant de le voir sourire pour, ensuite, lui voir perdre son sourire. Cela dit il avait l’air un peu énervé, ou vexé –elle ne savait pas- si elle en jugeait par la manière dont il s’était relevé rapidement, affirmant que ce n’était pas son chien. Kal’ se tâta un court instant de lui répondre de le répéter encore une fois, juste pour qu’elle soit certaine d’avoir tout compris. Mais, finalement, elle décida de s’abstenir, jouer à nouveau les blondes débiles n’aiderait personne. Elle se contenta, seulement, d’un léger haussement d’épaule.

    Alors qu’il était debout, Kal’ trouva qu’il avait tout de l’enfant capricieux à qui on vient de refuser quelque chose. En tout cas l’attitude qu’il avait faisait penser à ce genre de chose et, franchement, ça la fit sourire gentiment. Elle n’avait aucune idée du raisonnement qui pouvait passer dans la tête de cet homme et, d’ailleurs, elle s’en foutait royalement. Mais, du coup, elle avait déjà un sourire accroché quand il finit par demandé si elle voudrait bien le rejoindre si, par hasard, il en viendrait à former un groupuscule terroriste. Le sourire de ses lèvres s’élargie un peu plus avant de hocher la tête positivement.

    Du moment qu’on ne prend pas ce truc horrible – elle désigna le pseudo chien – comme mascotte ou comme emblème, je suis partante.

    Le sourire qu’elle avait suffisait à comprendre qu’elle n’avait pas pris ça de manière sérieuse et que sa réponse ne l’était pas vraiment non plus mais, elle répondait à la touche d’humour qu’il venait de faire. Aucune idée de la raison qui le décida à se rasseoir et à sortir de son côté « gamin boudeur » mais ça avait quelque chose de presque mignon. La poignée de main qui servait, généralement, à se présenter se transforma en aide et, tous les deux, furent rapidement debout alors qu’elle apprenait qu’il s’appelait James. Un prénom assez commun qu’elle ne devrait pas avoir de mal à retenir. Il avait ce petit air qui laissait penser qu’il était embarrassé, du moins c’est ce qu’elle comprenait en le voyant et, franchement, elle se demandait pourquoi. Enfin, elle se demandait surtout si elle avait pu dire quelque chose pour le mettre mal à l’aise sans le vouloir.

    Un léger rire lui échappa lorsque, pendant sa tirade, il s’inquiéta qu’elle tombe malade en lui proposant de retirer son gilet. Rire qui se transforma en sourire avec un haussement de sourcil complètement voulu quand il parla de cône et de boule. Non pas qu’elle avait les idées complètement mal placée mais, avec John, elle avait tellement l’habitude de déconner avec des sous-entendu –qui n’était que pour rire- que la réaction qu’elle avait eu était plus par habitude qu’autre chose. James fini, tout de même, par expliquer qu’elle parlait d’une glace et pour suivre la réaction précédente elle forma un « ahhhh » parfaitement muet comme si, à un moment ou à un autre, elle avait pu douter de ce qu’il parlait.

    Pour ce qui est de mon gilet je vais le garder… Pour l’instant… Oh et après on pourra jouer avec une queue et des boules… Enfin, un billard quoi…

    Sa phrase qu’elle avait repris avec ses termes à lui se fini par un grand sourire avant de se positionné vers la direction de la rue qu’il avait désigné pour les glaces. Fallait pas lui en vouloir, elle n’avait pas pu s’empêcher de répondre un truc de ce genre, elle trouvait l’ambiguïté amusante de fois. Et vu qu’il ne semblait pas s’attendre à ce qu’elle accepte, elle avait fini par l’inviter d’un léger mouvement de tête avant de se mettre en route, toujours suivit par l’affreuse boule de poil dont il n’arriverait probablement jamais à se séparer à moins que la réelle propriétaire se pointe. Kaleesha était curieuse de savoir à qui pouvait appartenir ce genre de chose. La seule chose qui aurait pu la pousser à poser les questions banales telles que : vous faites quoi dans la vie ? Vous vivez ici depuis longtemps ? … C’était sa curiosité en tant que journaliste. Mais, en tant que personne, elle ne savait pas vraiment si c’était important de savoir ces choses-là. Enfin ils étaient partis pour partager une glace, non pas leur vie, alors ce n’était pas vraiment important de connaitre ces détails-là.

    Vous jouez souvent les nounous pour boule de poil ou c’était juste pour vous donner une raison de pouvoir jeter une toile par-dessus bord ? Enfin, c’est plutôt marrant de voir quelqu’un qui a l’air d’être du coin promener un chien dans un endroit pour touristes. Y a plus calme.

    Ok, ce n’était guère mieux que les questions précédemment énumérées. En même temps, elle n’allait pas lui parler du temps qu’il faisait, ça aurait été encore plus ridicule. Le bon côté des choses c’est qu’ils ne mettraient pas longtemps à atteindre un marchand de classe et qu’une fois qu’elle aurait sa dose de chocolat (même en glace) elle aurait peut-être plus de facilité à retrouver la partie de son cerveau servant à la sociabilité.
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James C. Donovan
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MessageSujet: Re: Piège à touristes [Libre]   Dim 13 Mai - 11:23

    Depuis la mort d'Alice, James avait pour habitude de traiter les femmes qui lui plaisaient avec peu d'égard. Il en prenait rarement conscience mais se faire passer pour un connard de première l'avait jusque-là toujours servi sans faille. Se faire détester était le frein idéale aux sentiments qu'il aurait pu éprouver en laissant les femmes s'approcher de lui plus que de raison. Il trouvait sa défense dans le sabotage de toutes les relations qu'il aurait pu avoir. Seule Tina avait eu la patience nécessaire pour attendre qu'il baisse sa garde et apprendre à le connaître lui et non le type qu'il prétendait être, bien qu'il s'oubliait très souvent dans son rôle. Le fait qu'il ne l'ait jamais vue comme une conquête potentielle l'avait grandement aidé à ne pas la traiter de la même manière qu'il traitait toutes les autres femmes. A une autre époque, il avait été la figure même du romantisme et de la sensibilité. James avait tiré une croix depuis bien longtemps sur ce pan de sa personnalité et se permettait à peu près n'importe quoi, persuadé que son passé justifiait et excusait son comportement actuel. En réalité, si Tina réussissait à le voir comme un ami c'est qu'elle avait perçu les vestiges de l'homme qu'il avait été et y accordait beaucoup plus d'importance qu'à l'homme qu'il était devenu. Elle l'appréciait pour de mauvaises raisons, ne se basait que sur une illusion. Mais James n'avait jamais eu le courage de lui dire... on crache difficilement sur la seule amie qu'on a.

    Le talent de comédienne de Kaleesha avait complètement changé la donne. En la traitant comme une abrutie, il était passé pour un parfait idiot. C'était la première fois de toute sa carrière d'enfoiré qu'une femme en apparence écervelée parvenait à se jouer de lui. Et aussi facilement ! Le rire qui échappa à la jeune femme vint teinter le visage de James d'une couche rouge qui remontait jusqu'aux oreilles. S'il arrivait d'ordinaire à mal se comporter, c'est qu'il agissait de la sorte envers des femmes qu'il n'estimait pas, ou très peu, ou encore qui le laissaient totalement de marbre. Le problème que posait Kaleesha, c'est qu'en dehors de son physique avantageux, elle avait indéniablement gagné beaucoup de points en sa faveur non seulement en le bernant mais aussi en lui sauvant la mise. Il le découvrait au fur et à mesure : passer pour un parfait idiot devant elle l’embarrassait grandement. C'était inédit, totalement exclusif et James ne savait comment réagir. Devait-il l'insulter, atteindre un point d'ingratitude qui la ferait fuir à coup sûr ? Ou de par son caractère inédit, devait-il tenter d'abord de la séduire pour ensuite reprendre son rôle de queutard je-m'en-foutiste ? Peut-être un habile mélange des deux ? L'état de panique dans lequel régnait son esprit ne s'arrangea pas avec l'intervention taquine de sa comparse.

    Oh et après on pourra jouer avec une queue et des boules… Enfin, un billard quoi…


    La teinte rouge de James passa au cramoisi. L'échec semblait imminent et pourtant, une petite voix lui souffla que si c'était réellement cuit, Kaleesha serait déjà partie. Preuve du contraire, elle l'invita d'un geste de la tête à la suivre. Taser ne se fit pas prier et lui emboîta le pas. Tandis qu'ils marchaient dans la rue, le mutant tentait de chasser discrètement du pied le clébard qui ne cessait de se faufiler entre ses jambes avec une affection particulièrement agaçante.

    Trop souvent à mon goût. Pour ce qui est du « tableau », ce type l'avait amplement mérité. Je ne comprends pas avoir été le premier à réagir : les gens ont l'air heureux de se faire plumer. Quant à me promener dans le coin, je ne vois pas pourquoi je me priverai d'une ballade sous prétexte que des touristes à sandales et en chaussettes ont décidé d'encourager la contre-façon made in China en achetant n'importe quoi à des escrocs.


    Comme souvent, James n'y allait pas par quatre chemins. Il n'avait jamais eu peur de dire ce qu'il pensait, peu importe si son interlocuteur n'était pas d'accord avec lui. La diplomatie, c'était un mot étranger à son vocabulaire. Il avait malgré tout réussi à presque faire passer la droite qu'il avait envoyé au commerçant comme un acte militant alors qu'il ne s'agissait en réalité que d'une belle opportunité de faire parler la violence qui l'agitait constamment. Cette fois-ci, ce n'était pas de son initiative, il avait simplement profité de la situation qui se profilait ; mais il lui arrivait fréquemment de déclencher ce genre de bagarres absurdes afin de déverser un peu de sa haine à l'encontre du monde.

    Ils pouvaient clairement apercevoir à quelques mètres d'eux une fourgonnette ornée d'un dessin de glace à l'italienne. Avec son talent habituel, James se glissa dans la queue en entraînant Kaleesha à sa suite. Ils venaient de doubler une vieille dame et le mutant se retourna rapidement en lui adressant un air menaçant, la dissuadant de pousser des cris de protestations indignés : il n'aimait pas les personnes âgées. Puis il s'était tourné avec vivacité vers Kaleesha, un sourire rayonnant aux lèvres. Il tira son portefeuille de la poche intérieur de sa veste et en sortit deux billets.

    Je vous invite
    , dit-il sur un ton qui n'encourageait aucune négociation. A ce rythme là, à inviter toutes les blondes qui lui plaisaient, il ne lui resterait plus grand chose. Les femmes font souvent semblant de trouver ce genre d'attention inutile mais James savait pertinemment que l'amabilité du geste les flattait toutes.

    Et vous
    , dit-il pour reprendre la conversation même s'il n'était franchement pas doué pour ça, ça vous arrive souvent de voler au secours d'inconnus ? Vous savez courir !
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Kaleesha Mayers
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MessageSujet: Re: Piège à touristes [Libre]   Sam 19 Mai - 2:07

    Il y avait peu de chance que Kaleesha puisse comprendre un jour les raisons des rougeurs de James. Et c’est parce qu’elle ne pensait pas avoir la réponse un jour qu’elle décida qu’elle s’en foutait bien. Ca ne lui servirait à rien de se triturer le cerveau en cherchant une explication à quelque chose qui avait pu se produire pour une multitude de raison. Ça avait juste un côté presque mignon qui lui donnait plus envie de sourire que de se montrer interrogative face à cette réaction. Kaleesha avait beau être sociable, elle ne cherchait pas pour autant à connaitre tous des gens ou de leurs réactions, sauf si ça pouvait faire un bon article. Ce qui, pour aujourd’hui, n’était pas le cas.

    Elle aurait pu faire un article sur cet acte héroïque et revendicatif – comme il semblait le dire – qu’avait fait James en se débarrassant d’un des tableaux uniques visant à plumer des touristes. Mais faire un article sur ce genre de chose serait donné beaucoup trop d’idée à d’autre personne, et puis c’était bien dans un petit encart d’un petit journal. Mais, honnêtement, ça avait difficilement sa place dans le NYT à moins de manquer d’un truc à dire. Et, puis, de toute façon, c’était le jeu : des touristes venaient, des vendeurs en profitaient, c’était un business comme un autre et elle avait tendance à préférer ce genre de chose plutôt que le business visant à faire un trafic d’être humain. C’était probablement un point de vue.

    James semblait vraiment croire qu’il avait fait quelque chose de bien, s’étonnant même être le premier à le faire. Et rien ne permettait de douter du fait qu’il pensait vraiment ce qu’il disait ou de suspecter qu’il avait ça pour se permettre de se défouler de manière violente. Ce n’est pas comme si c’était écrit sur son front. Elle n’avait donc pas de raison de douter de l’explication qu’il venait de lui apporter. Toute cette explication avait tendance à la faire sourire gentiment sans vraiment savoir ce qu’elle devait répondre pour autant. Si les endroits à touriste n’étaient pas son fort, d’autres pouvaient aimer sans avoir besoin d’avoir un appareil photo autour du cou.

    De toute façon ils étaient arrivés devant le marchand de glace et alors que James lançait un regard noir à la vieille dame – ce que Kaleesha ne vit pas -, elle était en même temps en train de lui lancer un regard d’excuse pour lui être passé devant de cette manière. Ce n’était pas vraiment le genre de la maison de faire ce genre de chose et, en même temps, elle n’avait pas envie de se lancer dans un nouveau truc qui pouvait dégénérer et puis comme la petite vieille ne réagissait pas – James avait bien aidé à ce fait – elle décida de ne pas se formaliser.

    Merci.

    Sourire à l’appui histoire de montrer qu’elle était vraiment contente qu’on puisse l’inviter et qu’elle n’est pas à débourser quoique ce soit pour une glace. Un sourire qui montrait que l’intention était touchante même si dans le fond elle s’en foutait un peu. Enfin, disons que pour elle, inviter une personne qu’on ne connaissait pas était surtout une sorte de technique de drague ou un concept super arriéré mais ça faisait plaisir aux gens pour une raison qu’elle ignorait un peu alors elle se mettait à sourire en le remerciant pour faire comme tout le monde. De toute façon, si il voulait payer, elle n’allait pas se mettre à faire des pied et des mains pour dire qu’elle allait payer sa glace, c’est pas comme si le prix d’une glace faisait un trou pas possible dans un budget après tout. Son sourire se fit, cependant, bien plus franc à la question qu’il posa par la suite.

    Ouais, quand j’étais petite je voulais être une super héroïne protégeant les gens qui étaient contre la contrefaçon. Réponse faite sur le ton de l’humour et un peu trop tiré par les cheveux pour qu’elle soit réelle, c’est pourquoi elle se décida à reprendre. Sérieusement, je suis venue ici pour le travail et je crois que toute distraction était bonne à prendre.

    On pouvait comprendre qu’elle n’était pas bosseuse, ce qui n’était pas le cas, elle avait déjà pas mal de matière pour écrire son article, ce n’est pas comme si l’exercice était particulièrement difficile. Pour le fait qu’elle sache courir, elle haussa les épaules, l’air presque désolée.

    Mouais, mais disons que j’ai le chic pour me retrouver dans des situations nécessitant de courir, alors ça aide.

    Ce qui n’était absolument pas un mensonge, ça vie entière était une sorte d’aventure géante, il fallait toujours qu’il se passe un truc et qu’elle soit là à ce moment bien précis. Peut-être que c’était une sorte de pouvoir ou un truc dans le genre, n’empêche que c’était assez fun quand elle y repensait. Ca l’était moins sur le coup, cela dit. Ils étaient devant le vendeur de glace qui demandait ce qu’ils voulaient.

    Une glace au chocolat pour moi, s’il voulait plait.

    Elle attendit que James passa sa commande et une fois que tout fut donner et qu’elle avait sa glace dans la main, elle en profita pour le remercier une fois de plus, c’était la moindre des choses.
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Piège à touristes [Libre]

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