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 Rendez-vous familiale [Merlin]

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October S. Parvin
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MessageSujet: Rendez-vous familiale [Merlin]   Ven 19 Aoû - 12:48

    Ses nuits étaient chargées de cauchemars, ce qui expliquait que, ce matin, en se levant, October avait une mine de déterrer. Une mine qu’elle aurait gardé pour les quelques heures à venir si elle ne risquait pas de croire Jérémy ou Gabriel, à qui elle avait proposé d’aménager dans cette maison. Une décision qui lui était apparu comme une évidence quand elle s’était vue capable de foutre le feu à la maison par pure maladresse. Enfin c’était l’excuse qu’elle servait et qu’elle préférait plutôt que d’avoir à avouer qu’elle avait besoin de leurs présences. La jeune femme avait toujours été incapable de dire quand ça n’allait pas dans sa vie, cela avait beau se voir, elle s’acharnait à dire que tout allait bien. Alors mettre sa demande de cohabitation sur sa maladresse était plus acceptable pour elle que de dire qu’elle avait besoin d’eux. Cependant, personne n’était vraiment dupe dans cette demande. Les choses n’allaient pas, ça ne pouvait pas être un secret, les deux étant présent quand elle avait appris la mort de ses parents.

    Elle avait pris la chambre de ses parents, pas qu’elle y tenait vraiment mais, en fait, elle ne voulait pas que quelqu’un d’autre la prenne. Et c’est en prenant cette chambre, en la réaménagement qu’elle était tombée sur ce cahier, en apparence parfaitement innocent. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour comprendre que ce qui était consigné dedans était les pensées, la vie, de sa mère. Elle s’était surprise à tout arrêter, à s’asseoir en tailleur et à lire ces pages et ces pages d’écriture. Mais, très vite, elle l’avait refermé et balancé à l’autre bout de la pièce quand elle s’était aperçu que ce qu’il y avait d’écris ne lui convenait pas. Elle avait passé deux jours à ressasser ces phrases écrites. October n’était pas la seule enfant de sa mère, il y avait eu un garçon avant elle. Bien avant elle. Onze ans, avant elle pour être précis. Cette différence d’âge ne l’étonnait pas vraiment, ses parents l’avaient eu tard. Ce qui l’étonnait, par contre, c’est qu’elle n’avait jamais cru bon d’en parler, ni à son mari, ni à sa fille. Elle avait un demi-frère et l’ignorait totalement.

    Elle n’avait rien dit, ni à Gabriel, ni à Jérémy, ni à personne. En fait, elle ne savait pas quoi faire de cette information et, un beau matin, ça l’avait pris elle avait décidé de faire des recherches. Fourrant son nez un peu partout, que ce soit sur Internet, dans les registres de naissance, au commissariat. Mais, elle devait bien admettre qu’elle était nulle pour les recherches parce qu’elle ne trouva rien, que dalle, nada ! Pas même le moindre petit bout de piste ou d’indice, c’était navrant. Et elle avait cherché comme ça pendant des jours. C’est hier matin qu’elle avait reçu une lettre, pas le moindre nom, pas d’affranchissement – on avait dû déposer la lettre directement chez elle – qui lui disait qu’on avait des informations pour elle concernant ses recherches, suivit d’un rendez-vous le lendemain à 10h à central parc.

    Il était 8h30 et elle ne savait toujours pas si elle devait y aller. Ce qui était assez étrange comme pensée parce qu’elle était certaine qu’elle finirait par s’y rendre. Envie de savoir. Alors qu’elle attrapait de quoi prendre son petit déjeuné elle se demanda si c’était vraiment judicieux de s’y rendre sans prévenir des deux autres occupants de cette maison. De nos jours, avoir rendez-vous avec un parfait inconnu n’était pas ce qu’on faisait de mieux. Bien, qu’en réalité, ce n’était pas la peur qui lui donnait envie d’en parler, elle avait envie d’être accompagné parce qu’elle n’était pas certaine d’encaisser si cette personne avait réellement des informations à lui donner. Une idée qu’elle rejeta, Gabriel et Jérémy avaient déjà dû endurer le passage de la mort de ses parents, elle ne voulait pas les ennuyer encore plus.

    Après son petit déjeuné, elle avait filé à la douche pour enfiler ses vêtements. Un pantalon en toile noir ample. Une couleur qui contredisait les converses blanches qui allait avec. En haut, un haut à manche longue noir, qu’elle avait caché en dessous d’un haut blanc à manche courte couvert d’écriture qu’elle avait ajouté elle-même, comme la plus part de ses hauts. Une manie qu’elle avait depuis l’adolescence, bien qu’au début ce n’était destiné qu’à des murs, elle l’avait vite étendue à ses vêtements. Laissant ses cheveux courts en bataille, elle passa un sac en bandoulière à l’effigie d’une veille série anglaise (on se demande pas laquelle lol) avant de griffonner un mot sur un bout de papier qu’elle laissa en évidence, informant qu’elle allait faire un tour et qu’elle ne savait pas quand elle rentrerait. Il aurait peut-être été plus prudent de dire où elle se rendait mais ça ne lui traversa pas l’esprit. Puis, elle quitta la maison pour prendre la direction de Central Parc.

    C’était bien la première fois que son esprit ne se focalisait pas soudainement sur une vitrine, ou une affiche. Il était bien trop occuper à se demander ce qui allait bien pouvoir se passer à ce rendez-vous, comment la personne était-elle au courant de ses recherches ? Qu’est-ce qu’elle pouvait bien lui apprendre ? Elle était tellement paumée dans ses pensées que quand elle leva les yeux pour voir à quelle station de métro elle était, un juron sortie de sa bouche. Comment avait-elle fait pour louper 3 stations ? Elle regarda sa montre. Et merde ! Si elle ne se dépêchait pas elle allait être en retard. Enfin, même en se dépêchant elle serait en retard vu qu’il ne lui restait plus que dix minutes. Elle poussa tout le monde pour sortir, ce qui, bien évidemment, lui valut de nombreuses insultes. Une fois en dehors du métro elle courut pour prendre celui qui arrivait en sens inverse, bousculant les gens dans les escaliers. Elle trouva même le moyen de se planter d’escalator. Et monter sur un escalator automatique qui descend, c’est long… Et laborieux.

    Alors que la sonnerie de la fermeture des portes retentissait, elle arriva à se glisser avant les portes et se concentra sur toutes les stations pour ne pas louper celle de central parc. Quand elle arriva, elle poussa tout le monde en sortant en courant et monta les escaliers de sortie deux à deux… Enfin, la dernière foulée de deux fut loupé et elle se retrouva les mains sur le sol. Se relevant, elle lissa son pantalon, ajusta son sac et reprit sa course en direction de son point de rendez-vous. Ne regardant plus la route mais l’heure, tout en courant, un bras la stoppa vivement

    « Attention. »
    « Hein ?! »

    Elle leva les yeux sur une femme qui lui désignait la route qu’October s’apprêtait à traverser en courant sans même regarder la circulation. Un remerciement s’imposait, ce qu’elle fit. Mais quand l’indicateur lumineux lui annonça que c’était à elle, October reprit sa course effrénée, traversant, ensuite, une partie de central parc. Une course qui s’arrêta seulement à quelques mètres du banc sur lequel elle avait rendez-vous et où un homme y était assis. Elle ne le connaissait pas mais sur la lettre qu’elle avait reçu on lui avait donné des indications vestimentaires pour reconnaitre la personne, alors elle sut que c’était avec lui qu’elle avait rendez-vous. Il était encore présent alors qu’elle avait plus de 15 minutes de retard. L’envie de faire demi-tour fut tellement présente que, fidèle à elle-même, elle avança en direction du banc. La logique n’était pas vraiment son fort, comme le fait d’écouter cette petite voix intérieur qui lui donnait bien souvent des conseils qu’elle niait en bloque. Arrivée devant l’homme, elle ne savait pas vraiment quoi faire ou quoi dire. Un peu gênée, elle finit par mettre les mains dans ses poches et baisser légèrement la tête. Et la seule chose qu’elle trouva à dire, était probablement la chose à la plus stupide.

    « J’ai jamais su être à l’heure. Tare génétique, je suppose. »

    Non mais sérieux, qu’est ce qu’on s’en foutait ?! Un bonjour, ou « c’est vous qui m’avez écrit » aurait été plus judicieux.
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Merlin T. Johanssen
Humain

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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Mar 23 Aoû - 10:34

    Cela faisait près de trois mois que cette obsession s’était emparée de Merlin, occupant ses nuits autant que ses journées déjà pourtant bien remplies. On ne pouvait pas dire qu’il était d’un genre particulièrement oisif à la base, et aussi longtemps qu’il lui était possible d’accepter de traiter certaines affaires liées directement à sa spécialité, il les prenait même si cela impliquait de lui faire courir le pays dans tous les sens ou de se rendre en Europe… ou n’importe où ailleurs. Ce métier, il l’aimait et le fait qu’il soit à présent dépourvu de toute attache le rendait plus supportable dans la mesure où s’il avait eu la chance d’avoir une petite-amie sérieuse (la bonne blague…) ou de la famille encore en vie, il aurait largement levé le pied pour pouvoir profiter de leur présence à ses côtés. Mais ce n’était pas le cas : Merlin était seul comme les pierres…

    Enfin pas tout à fait. Plus exactement, il s’était jusque là cru seul mais le récent décès de ses grands-parents l’avait contraint à faire du ménage dans leur immense demeure et à trier des cartons entassés au grenier qu’il n’avait jusque là jamais aperçus. Dedans, il était tombé sur des affaires ayant appartenu à son père que ses grands parents avaient sans doute récupérées quand Yolanda avait voulu s’en débarrasser… Merlin se souvenait assez bien de la semaine qui avait suivi le décès de son père et de la mise en cartons de pas mal de choses peu avant qu’on ne l’expédie de nouveau en pension, comme un colis trop encombrant. Le fait que ses grands-parents aient gardé tout ceci aussi longtemps lui fila un coup de cafard inexplicable sur le coup, peu avant qu’il ne commence à déballer quelques trucs. Il y avait de tout, et cela allait des simples vêtements aux livres, en passant par une médaille reçue à l’époque où il était encore au lycée et faisait partie de l’équipe de baseball de l’établissement. Merlin trouva aussi pas mal de photos de son père à l’armée – parce qu’à cette époque là, on n’y échappait pas – et une boîte métallique ayant un jour contenu des biscuits, solidement fermée par du gros scotch noir à moitié cuit par les années.

    Merlin était resté longuement perplexe devant cette boîte et avait mis quelques minutes avant de se décider à la secouer pour voir ce qu’elle pouvait bien contenir qui mérite d’être ainsi scotché. Retournant la maison déserte dans la minute qui suivit le moment où il se décida à l’ouvrir, Merlin mit la main sur un cutter qui l’aida grandement à régler le problème du scotch, lui permettant ainsi de voir apparaître sous ses yeux un certain nombre d’enveloppes décachetées qui lui étaient adressées à son travail… De fil en aiguille, Merlin commençait à comprendre la présence du scotch et le fait que ces courriers ne soient pas adressés à leur ancienne maison. C’était encore une fois à cause de sa mère, qui aurait probablement cherché à tout lire derrière son dos, ou qui aurait tout simplement filtré son courrier tellement elle était devenue paranoïaque depuis qu’elle avait appris pour la liaison de son mari… Et si justement toutes ces lettres concernaient cette liaison ?

    Merlin déposa la boîte sur les lattes de parquet poussiéreuses du grenier et commença à faire les cent pas. Il n’avait techniquement pas plus le droit de lire ce courrier que sa mère, et il n’aurait d’ailleurs jamais du l’ouvrir… Seulement… S’il était possible que cela le concerne et lui donne quelques indices sur cette sœur qu’il cherchait à retrouver, alors cela justifiait une violation de l’intimité d’un mort, non ?
    Le jeune homme se jeta presque sur la boîte, dépliant les lettres une à une de ses mains tremblantes. Il n’y avait rien de très significatif mis à part des lettres d’anciens camarades de l’armée ou du lycée, des lettres vraiment enjouées de clients de son entreprise… , quelques photos de ces mêmes époques, et pas mal de choses dont Merlin ne comprit pas la valeur. Cette boîte ressemblait davantage à une boîte à souvenirs qu’à une boîte sensée cacher des trucs que personne – et surtout pas sa femme – ne devait trouver, comme Merlin se l’était imaginé. Du coup, même si ces souvenirs lui permettaient de se rapprocher de son père, le jeune homme ne pu masquer sa profonde déception et fit rapidement un tas de tout ce qu’il venait d’examiner pour le remettre à sa place dans la boîte.

    C’est à ce moment précis qu’une photo restée comme collée dans la poussière attira son attention, et Merlin oublia ce qu’il s’apprêtait à ranger pour saisir le cliché qui n’était pas si vieux que ça… et sur lequel se trouvait une petite fille âgée d’environ deux ans. Si l’enfant n’avait pas porté cette jupe orange, Merlin aurait presque pu croire que c’était une photo de lui tant il était rare que les jeunes enfants aient des cheveux aussi noirs… Le décor ne permettait pas d’identifier quoi que ce soit, et le jeune homme retourna la photo d’une main fébrile, découvrant une écriture fine qu’il ne connaissait pas :

    « October, 2001 »

    La photo était donc assez récente et la date correspondait à peu près à l’époque où son père s’était égaré avec une autre femme… La photo échappa des mains du jeune homme, qui était bien loin de s’imaginer qu’ici « October » n’était absolument pas un mois, mais bien un nom. Il avait donc un maigre indice sur cette sœur à propos de laquelle on lui avait tout caché soit disant pour le protéger…


    Merlin avait donc profité de ses relations au sein du Réseau pour chercher des informations. C’est Robyn, qui était également inspecteur de police, qui lui fournit le plus de renseignements du fait des fichiers auxquels elle pouvait avoir accès. Ensemble, ils retrouvèrent la maternité dans laquelle était née sa sœur, ainsi que l’une des sages femmes qui s’était occupée de l’accouchement. Merlin la rencontra dans une maison de retraite du l’Ohio et pu obtenir le nom de la mère de sa sœur. C’était complètement inattendu, et il n’en avait pas espéré tant, mais la sage femme avait l’habitude de garder une trace de son travail et possédait d’épais carnets en cuir contenant les photos d’elle avec les mères et les enfants qu’elle avait fait naître. Ce n’était pas illégal, mais juste un peu limite du point de vue de la loi ; ce dont Merlin se moquait éperdument dans la mesure où cela l’arrangeait dans ses recherches.

    Quelques jours plus tard et toujours avec l’aide de Robyn, il pu trouver l’adresse où était sensée vivre la mère. La malchance voulut qu’elle soit décédée entre temps, et le jeune homme hésita pendant encore quelques jours quant à ce qu’il choisirait de faire. Si lui désirait retrouver sa sœur – demi sœur, plus exactement – qu’est-ce qui lui indiquait qu’il en était de même pour elle ? Rien. Du moins, pas jusqu’à ce qu’un agent d’accueil du commissariat ne fasse part à Robyn du passage au commissariat d’une jeune fille cherchant des informations pas du tout au bon endroit. Partout où Merlin passa par la suite, on mentionna cette jeune fille aux cheveux noirs comme les siens qui était passée et avait posé les mêmes questions… ce qui le dissuada de chercher à mettre la main sur une copie de certificat de naissance ou autre document : elle souhaitait également le retrouver, alors toute la paperasse était inutile ! Merlin déposa donc une lettre dans la boîte de cette maison où elle habitait peut-être encore puisque le décès de sa mère était tout récent, et patienta jusqu’au jour du rendez-vous…


    La nuit qui précéda ce rendez-vous, il ne ferma pas l’œil de la nuit tant ses pensées partaient dans tous les sens. Il avait fixé un rendez-vous, mais que se passerait-il pour lui si sa demi-sœur refusait de le croire ? Si elle le détestait d’entrée ? Si elle ne venait pas ? Autant d’interrogations qui lui firent perdre le sommeil et l’amenèrent à rester assis sur son balcon à enchaîner quelques cigarettes jusqu’à ce que l’aube se lève… Le rendez-vous étant fixé à 10 heures, Merlin se prépara soigneusement et enfila – après une douche et un rasage de près – une chemise blanche, un jean sombre, et un épais manteau en laine noire pour éviter de prendre froid. Ses chaussures de ville aux pieds, il s’observa un instant dans le miroir de l’entrée et ne pu s’empêcher de se trouver un teint bien trop pâle à cause du manque de sommeil et peut-être aussi à cause de l’appréhension… Bien entendu, il ne pu avaler ni café, ni tartines et se rua hors de chez lui avec hâte. Une course de taxi plus tard, il arrivait à Central Park et prenait place à l’endroit du rendez-vous. Il était à peine 9h30…

    L’attente ne lui parut pas longue jusqu’à ce qu’un lointain clocher ne sonne 10 heures. Merlin avait donné des indications pour permettre à la jeune femme de le reconnaître, lui laissant ainsi la possibilité de passer son chemin si sa tête ne lui revenait pas. La réciproque n’était pas vraie, et le jeune homme fixa avec insistance toutes les jeunes femmes aux cheveux très sombres qui passèrent devant son banc, s’imaginant que chacune pouvait être sa sœur. Malheureusement, les minutes passaient et aucune de ces femmes ne lui accordaient le moindre regard… Elle ne viendrait pas.

    Les avant-bras en appui sur ses cuisses et le dos aussi voûté que si toute la misère du monde venait de s’abattre sur lui, Merlin fixait les cailloux avec un certain dépit. Il s’était tant investi pour la retrouver parce qu’il avait vraiment eu envie de la connaître, et malgré les recherches pas ordonnées qu’elle avait pu faire, elle ne s’était même pas déplacée… Merlin avait tellement la poisse avec les femmes que même sa demi-sœur s’était jouée de lui ! Si c’était pas malheureux ça, hein ! Quelques larmes cherchèrent à couler, mais des bruits de pas attirèrent l’attention du jeune homme, qui repéra à travers ses larmes retenues une silhouette qu’il ne parvint pas à identifier. L’inconnue glissa ses mains dans ses poches et sembla s’intéresser aux cailloux avant de s’excuser pour son retard d’une manière inédite, alors que Merlin essayait de réprimer ce sourire qui s’effacerait si ce que lui avait trouvé ne collait pas avec ce qu’elle avait pu découvrir… D’un mouvement rapide de sa main gauche, il chassa ses larmes pour observer October, se demandant s’il avait le droit de se réjouir maintenant ou s’il valait mieux qu’il patiente encore un peu. Mais rien n’y faisait : son sourire ne parvenait pas à s’effacer.

    October, je présume… ?

    Sa manière toute britannique de prononcer chaque mot ne lui échapperait sans doute pas. C’était peut-être aussi parce que Merlin était né au Royaume Uni qu’October avait eu des difficultés à obtenir des informations…
    Merlin finit par se lever, s’approchant doucement pour ne pas lui faire peur. C’est à ce moment-là qu’il constata qu’il la surplombait d’un paquet de centimètres tant elle semblait menue à côté d’un grand gaillard comme lui. L’idée qu’elle allait prendre peur s’imposa à son esprit, et le jeune homme essaya d’en faire abstraction, lui tendant sa main droite :

    Merlin. J’ai beaucoup de choses à te dire… seulement si tu as envie de les entendre.

    Dans tout ce qu’il avait prévu au cours de la nuit précédente, le tutoiement n’avait même pas été envisagé. Pourtant, c’était venu spontanément. Malgré son envie de la garder auprès de lui, Merlin lui laissait la possibilité de repartir si elle le désirait.
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Mar 23 Aoû - 15:02

    Si elle le vit essuyer des larmes, elle n’en fit pas la moindre référence. Elle était la première à laisser ces petites choses s’échapper quand elle se pensait seule, quand elle savait que personne ne la regardait. Les essuyer d’un revers de mains était quelque chose qu’elle avait appris à faire à chaque fois que, lors de ces moments, Gabriel ou Jérémy débarquaient. Ils n’étaient pas dupes, comme elle ne l’était pas face à cet inconnu mais, elle, elle n’aimait pas qu’on lui pose la moindre de question parce qu’elle n’avait jamais aimé jouer les pleurnicheuses avec un tas de problème. Et parce qu’elle réagissait de cette manière, elle s’imagina que cet inconnu préférait qu’elle reste muette au sujet de ses larmes, qu’elle fasse comme si elle n’avait pas remarqué qu’il venait de les effacer. Ce qu’elle fit, pas un mot pour faire référence à cette action même si, elle devait bien l’avouer, elle aurait aimé connaitre les raisons de ses larmes. En tout cas, elle aurait voulu savoir si c’était à cause d’elle. Parce qu’elle était en retard ? Le pauvre, si c’était ça e qu’ils étaient amenés à se revoir, il allait pleurer souvent parce qu’elle n’était JAMAIS à l’heure.

    Quand elle entendit son prénom, prononça par un parfait inconnu pour elle, la sensation fut un peu étrange. Lui n’avait pas laissé de nom, elle était incapable de l’appeler comme il l’avait fait pour elle. Elle leva les yeux vers lui, un peu timidement, pour hocher doucement la tête de manière positive. Il présumait bien. C’était bien elle. Ce n’est que là qu’elle capta son sourire. Un sourire qu’elle ne comprenait pas étant donné que, dans son esprit, cet homme était là pour lui fournir des informations. En aucun cas, elle ne pensait qu’il était son demi-frère, qu’il l’avait cherché puis retrouver. Si elle avait songé à cela, elle aurait compris ce sourire qui, pour le moment la rendait un peu perplexe. En fait, ce qui la dérangeait, elle venait de le comprendre, c’est qu’il donnait l’impression de la connaitre alors qu’elle ne savait rien de lui et, forcément, ça avait un petit côté flippant. Un sentiment qui ne put se résorber quand il se mise à la tutoyer… Oui, à croire qu’il la connaissait, c’était perturbant.

    A aucun moment, pourtant, elle n’eut un mouvement de recul. Elle ne chercha pas à fuir d’une façon ou d’une autre quand il s’était relevé pour avancer vers elle. October n’avait jamais été méfiante, c’était bien son problème. Mais là, plus particulièrement, il avait quelque chose qui lui inspirait confiance, sans vraiment savoir pourquoi. Un peu hésitante, malgré tout, elle sortit une main de sa poche pour la laisser se glisser dans celle de cet homme qui la dépassait largement, afin de lui serrer la main. Cette action seule était pourtant ridicule si elle ne répondait pas à ce qu’il venait de lui dire, elle s’y attela.

    « Merlin ? Sérieusement ? Comme Merlin l’enchanteur. Si c’était parce que vos parents étaient fan, ils auraient pu prendre Arthur, c’est un peu plus passe partout. »

    Encore une fois son cerveau avait pris une info et bloqué dessus de manière stupide. Tellement stupide que ses paroles avaient dépassé sa pensée. On avait déjà vu mieux en termes de présentation, elle aurait pu simplement lui répondre sur la suite de ses paroles, plutôt que de bloquer sur un prénom. Ça avait été plus fort qu’elle. Ce n’était pas méchant, ni critique, c’était tout simplement elle. C’est pas faute d’avoir essayé de corriger ce trait de caractère mais il semblerait que cela soit impossible. Retirant sa main, elle ne songea même pas à s’excuser parce qu’elle ne pouvait pas concevoir que cela soit mal prit vu qu’elle ne voyait aucun mal dans ce qu’elle venait de dire. L’expression de surprise qu’elle avait eu durant ce qu’elle venait de dire s’effaça doucement pour laisser place à une expression plus sérieuse.

    « Oui, je crois que j’ai envie de savoir. Enfin, j’en suis certaine maintenant vu que je suis arrivée jusque-là mais.. Secouant la tête pour se remettre dans le droit chemin. Comment vous m’avez trouvez, et vous êtes qui ? »

    Le truc le plus probable pour elle, c’est que cet homme était un sorte de Privé, bossant pour quelqu’un de la famille qu’elle ne connaissait pas. Il devait avoir en charge de la retrouver sa mère, et n’était tombée que sur elle. Ce qui n’était pas vraiment étonnant vu que sa mère était morte quelques semaines plus tôt. S’il voulait des infos sur sa mère, elle était la dernière de la famille à pouvoir en donner. Pour ce qui était de vouvoiement, cela lui avait semblé être une bonne chose étant donné qu’il était son ainé et qu’elle ne savait rien de lui. Si lui l’avait tutoyé et que ça lui avait donné un sentiment étrange, elle avait décidé de mettre ça sur le compte qu’elle était plus jeune que lui. En fait c’était même étrange qu’elle le vouvoiement parce qu’en général ce genre de chose ne lui venait pas spontanément à l’esprit mais là, ça lui avait paru important, comme marquer un certain respect alors qu’elle ne le connaissait même pas.

    Un instant, après avoir relevé la tête pour attendre le regard de l’homme qui était à bien 30 centimètre au-dessus d’elle, elle s’étonna de la couleur de ses yeux. Ce bleu-gris qui lui rappelait étrangement la couleur des yeux de sa mère alors qu’elle, elle avait hérité du coté noir à paillette brune de son père. Elle avait longuement était faussement vexé d’ailleurs d’avoir pu hériter de la couleur noire des cheveux de sa mère mais de ne pas hériter de la couleur de ses yeux, par contre, elle n’échappa à la petite taille de sa mère. A croire qu’elle avait soigneusement évité tout ce qui était bien chez l’un et l’autre de ses parents. Elle s’échappa du regard de cet homme qui lui rappelait sa mère, sans qu’elle ne soit encore capable de faire le moindre lien et décida qu’elle n’irait pas s’asseoir. Rester debout permettait, inconsciemment, de partir plus vite si les choses ne lui convenaient pas.
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Merlin T. Johanssen
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Lun 29 Aoû - 15:20

    S’il y avait besoin de donner une explication aux larmes de Merlin, il n’y avait pas à aller chercher bien loin. Comme toute personne normalement constituée qui se mettait en quête d’une partie manquante de sa famille, le jeune homme avait cru que personne ne viendrait au fur et à mesure que les minutes s’étaient écoulées après l’heure fixée pour le rendez-vous. Il ne s’était pas imaginé qu’elle ait pu avoir un empêchement, un accident ou n’importe quoi d’autre, mais avait bien au contraire opté pour la solution la plus horrible qui consistait à croire qu’elle n’était pas venue parce quelle ne désirait tout simplement rien savoir sur les enfants légitimes d’un père qu’elle n’avait sans doute pas connu…

    Du coup, le fait de voir débarquer une jeune femme à peu près de l’âge qu’était sensé avoir sa sœur semblait être une bonne chose pour Merlin, sauf lorsqu’il recevait en échange d’un sourire un regard suspicieux de la part d’une parfaite inconnue qui du coup, accélérait le pas en craignant d’être tombée sur l’un de ces pervers dont on entendait tout le temps parler aux infos…

    Merlin n’avait que peu l’habitude de dissimuler ses sentiments lorsqu’ils devenaient trop forts – ce qui lui avait toujours valu une poisse incroyable, au passage – et le fait qu’une personne refuse catégoriquement d’en apprendre plus à son sujet était une chose qui faisait chavirer son moral autant que ses sentiments… Mais même en assumant ces larmes et leur raison de couler, il les avait essuyées davantage par pudeur que par honte, parce que même s’il s’était trompé et qu’il ne s’agissait pas de sa sœur, elle n’avait pas à se faire imposer ça par quelqu’un qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam.

    Le tutoiement était venu spontanément, et à aucun moment Merlin n’avait imaginé que cela puisse paraître bizarre, dans la mesure où il pensait peut-être à tort qu’elle avait compris qui il était exactement… Cela dit, il avait suffisamment de retenue et de flegme pour éviter de lui sauter dessus pour la serrer dans ses bras ; toujours parce qu’il n’avait aucune certitude concernant son identité. Elle avait physiquement les caractéristiques suffisantes pour qu’ils soient tous deux issus du même père, notamment ces cheveux d’un noir très rare et cette forme particulière du nez. C’était peut-être trop maigre pour une personne rationnelle comme le jeune homme l’était, mais il avait tant envie de remettre la main sur ce petit bout de famille qui avait échappé à la mort, à la maladie et aux divers drames que lui avait du subir qu’il était tout disposé à y croire pour peu que d’autres « signes » se révèlent au fur et à mesure de leur conversation.

    Leurs mains se serrèrent. Légèrement du côté de Merlin, parce qu’il craignait presque de la briser tant elle lui semblait minuscule et fragile à côté de lui. Le jeune homme fut soulagé qu’elle ne manifeste aucune suspicion à son égard malgré le fait que ce genre de rendez-vous dans des parcs avec des inconnus avaient un fort pourcentage de chances de déboucher sur quelque chose de bizarre, surtout lorsqu’on était une femme… Mais il n’avait pourtant rien d’inquiétant, ce qui suffit pour qu’elle conserve un calme parfait. October tiqua sur son prénom et en plaisanta assez rapidement, soulignant le fait qu’Arthur était de loin plus passe partout que Merlin dans l’hypothèse où ses parents aient été fans de légendes arthuriennes, et le principal intéressé ne pu s’empêcher de sourire avec un certain amusement :

    Je ne sais pas précisément s’ils étaient amateurs de légendes celtiques… - Son visage indiquait qu’il aurait sans doute aimé le savoir et ignorer tout de certains drames familiaux, mais il n’ajouta rien de plus à ce sujet. – Peut-être qu’Arthur était beaucoup trop répandu où que c’était le nom d’une brute épaisse qu’ils ont côtoyée dans leur jeunesse… - Cela pouvait être possible, mais Merlin ne possédait aucun souvenir ou quoi que ce soit permettant d’infirmer ou de confirmer cette hypothèse. – Mais oui, comme Merlin l’Enchanteur. Avec la barbe en moins, cependant…

    Sourire amusé plus prononcé. Il ne savait pas exactement sur quel pied danser avec elle, dans la mesure où toute parole qui ne lui conviendrait pas pouvait potentiellement l’amener à s’enfuir… En clair : il ramait sévèrement alors pourtant que tout avait semblé si simple lorsqu’il avait construit une ébauche de conversation dans son esprit la nuit dernière. Pourtant malgré une entrée en matière un peu énigmatique, la jeune fille avoua avoir envie de savoir maintenant qu’elle était arrivée. Ce qui indiquait presque clairement qu’elle avait hésité avant de se décider sur l’acceptation ou non de ce rendez-vous avec un parfait inconnu. Deux questions fusèrent ensuite avant même que Merlin n’ait le temps d’ajouter quoi que ce soit, et il considéra la jeune fille d’un regard un peu indécis : s’il formulait mal ses phrases ou les faisait trop explicites, elle s’enfuirait si elle n’avait pas complètement envie d’entendre ce qu’il avait à dire. S’il n’était pas suffisamment explicite, elle croirait qu’il l’avait faite venir pour la duper… et un tas d’autres choses pouvaient être provoquées par la maladresse du jeune homme… Prenant une grande inspiration comme pour se lancer avec davantage de courage, Merlin se jeta à l’eau :

    J’ai effectué quelques recherches pour pouvoir… te retrouver. Ou te trouver, plus exactement. Les quelques éléments que j’ai pu réunir me laissent penser que nous sommes… - Il déglutit avec difficulté. – que nous… - Une nouvelle pause. Les mots lui manquaient cruellement. - … qu’il se peut que nous ayons un lien de parenté…

    Merlin marqua une pause assez longue, toujours prêt à lui laisser la possibilité de s’enfuir si elle ne voulait rien entendre d’autre. Pendant cette pause, il conserva le regard rivé aux baskets de la jeune femme, tout en essayant de se persuader qu’elle n’aurait pas entrepris des recherches sur lui si elle n’avait pas voulu entendre parler d’un frère… Mais même si cela paraissait attester qu’elle désirait le retrouver, il restait toujours la possibilité que cela n’implique rien d’autre que de simplement voir à quoi pouvait bien ressembler cet inconnu sensé être de sa famille.

    Je ne sais pas trop comment présenter les choses parce que… ce n’est pas tous les jours que l’on espère retrouver un membre de sa famille. Surtout quand il ne reste plus grand monde dans ladite famille… - Il glissa sa main droite dans la poche intérieure de sa veste et en sortit son portefeuille, tendant ensuite avec hésitation l’unique photo de cette sœur présumée qui constituait le seul indice avec lequel il avait démarré ses recherches. – Je n’avais que cette photo…

    Il n’osa même pas lui demander s’il s’agissait bien d’elle sur ce cliché un peu vieilli tant il craignait que la réponse soit négative.
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Mar 30 Aoû - 22:14

    Elle n’avait aucune idée des raisons qui l’avaient poussé à tiquer sur le prénom de l’homme, ni même pourquoi elle en avait plaisanté. Ce n’était sûrement pas le moment mais, le problème, avec October, c’est qu’elle ne savait jamais quand c’était le bon moment ou non. Elle avait, certes, des qualités, la lucidité et tout comprendre à la seconde n’en faisait pas partie. Son cerveau semblait trop occupé à se focalisé sur des petites choses, la figeant dans ses réflexions, en oubliant le reste. Elle aurait dû se concentrer sur ce rendez-vous, l’interroger tout de suite sur qui il était, ce qu’il savait. Mais, non ! Au lieu de ça, elle avait fait un parallèle et un dessin animé de Disney, en oubliant que c’était des légendes celtes à la base. Si bien que quand l’homme parla de légendes elle haussa un sourcil interrogateur avant que son cerveau ne percute le parallèle entre le Disney et les légendes. Une fois que ce fut fait, son visage s’illumina, ses lèvres formant muettement le mot « ahh ! », comme si elle venait d’avoir la réponse à l’énigme du siècle. D’accord, savoir que le Disney tirait sa source – toute dérivée – de légendes celtique n’était peut-être pas la révélation du siècle mais, elle ne pouvait pas contrôler ses réactions.

    Apparemment, Merlin ne savait pas les raisons de ce prénom. Ça c’est l’info qu’elle aurait dû comprendre si son cerveau daignait fonctionner correctement. Au lieu de ça elle s’interrogeait sur une brute épaisse du nom d’Arthur qui aurait pu ennuyer les parents de Merlin étant jeune. Ce n’était qu’une théorie, un truc lancé comme ça mais ça ne l’empêchait pas d’y réfléchir. Elle dû se secouer intérieurement pour se remettre dans la discussion, comprenant de justement que, oui, c’était comme Merlin l’enchanteur… Sans la barbe. Une finalité qui ne manqua de la laisser échapper un léger éclat de rire qui avait l’avantage de faire un peu oublier la situation. C’est dans ce même éclat de rire qu’elle leva les yeux vers lui pour compléter sa comparaison.

    « Et en plus jeune, aussi. »

    Elle avait fini par exprimer ses questions pour se retrouver sous le regard indécis de l’homme. Et mince ! Elle n’avait pas été certaine jusque-là de vouloir savoir mais, face à ce regard indécis, elle ne voulait surtout pas le voir changer d’avis. Elle avait envie de savoir. Besoin de savoir. Si il savait quelque chose sur son frère elle voulait savoir parce qu’il resterait la dernière personne de sa famille, directe, en quelque sorte. Elle avait toujours Nathan, son cousin mais, un frère ce n’était pas la même chose. Combien d’enfant unique avait rêvé d’avoir une deuxième personne ? Elle pouvait accéder à cela mais pour ça, elle avait besoin des informations que détenait cet homme. Elle chercha à placer, dans un simple regard, tout l’encouragement qu’elle pouvait lui fournir pour lui prouver, de cette manière, qu’elle voulait vraiment savoir. En tout cas, elle avait envie de croire qu’un simple regard pouvait traduire tout ce qu’elle pensait sur le moment. Elle n’avait plus envie de fuir et elle ne voulait surtout pas le voir fuir pour la remplacer dans cette tâche qu’elle s’était interdite au premier abord. Le regard d’October tomba sur la main de Merlin avec cette folle envie de lui prendre pour être certaine de ne pas le voir partir… Elle arriva, cependant, à se retenir de peur de précipité ce choix par son action.

    Alors qu’il prenait une grande inspiration, October se surprise à sourire légèrement, comme si l’action qu’il venait de faire était une preuve suffisante pour savoir qu’il allait parler. Sur ses premiers mots, merlin confirma les idées qu’elle s’était faite de lui. Une sorte de privé chargé de la retrouver pour quelqu’un. Quand on est persuadé de quelque chose, on voit des confirmations partout. Sauf que… Tout bascula quand il commença à avoir de la difficulté à parler et qu’elle se faisait plus interrogative dans son regard. Et voilà que l’info semblait tomber de nulle part. Punaise, elle ne l’avait pas vu venir celle-là. Lien de parenté… Ces mots raisonnèrent dans sa tête alors qu’elle avait l’impression que le ciel venait de lui tomber sur les épaules. Son cerveau comprit rapidement ce qui se passait, bien trop rapidement pour qu’elle s’y fasse. Elle cherchait un frère mais le chercher ne voulait pas dire vouloir le voir. Elle n’avait absolument rien prévu à dire, à faire dans le cas où elle se retrouverait face à lui. Elle voulait le retrouver pour savoir qui il était et prendre le temps de savoir si elle voulait le rencontrer.

    Tout tournait tellement dans sa tête qu’elle en restait complètement stoïque, la bouche légèrement ouverte. Elle ne vit pas les secondes défilées, n’eut pas le temps de songer à partir en courant ou à quoique ce soit d’autre en fait. Elle était incapable de réfléchir à cette information majeure tout en commandant à son corps d’avoir une réaction ou de partir. Sa réflexion lui prenait bien trop de place pour songer à autre chose d’annexe… Respirer… Si ça, elle devait le faire, et s’y força pour ne pas s’écrouler parce qu’elle avait oublié de le faire. Elle comprenait vaguement qu’il reprenait la parole mais ne put savoir avec exactitude ce qu’il était en train de dire. Un peu comme si tout se mettait à bourdonner dans sa tête et qu’elle le voyait, lui, remuer les lèvres sans émettre le moindre son. Une photo fut tendue et c’est machinalement qu’elle l’attrapa pour poser son regard dessus. L’effet d’un électrochoc n’aurait pas pu être pire que cette photo la représentant jeune, bien plus jeune.

    « C’est moi… »

    Elle lui tendit à nouveau la photo pour qu’il la récupère ne sachant pas si ce qu’elle avait répondu voulait dire que c’était elle sur la photo, ou que c’était elle sa sœur. Tout collait, elle le savait, elle l’avait su dès le départ refusant de le voir à cause de la théorie du détective qu’elle s’était mise en tête. Ses yeux, elle avait bien dit qu’ils ressemblaient à ceux de son père, sa couleur de cheveux, son âge… Tout, absolument tout correspondait. Cette photo était juste la colle qui servait à tenir toutes ses informations. Elle sentie le sol se dérober sous ses pieds et s’entendit dire qu’elle avait besoin de s’assoir. La seconde d’après elle était sur le banc en se demandant comment elle avait réussi à parcourir les deux pas qui la séparait de ce banc. Une fois assise, les choses semblaient redevenir stables ce qui lui permis de pouvoir enchainer plus de deux mots pour lui répondre. Après avoir agité les mains pour demander deux secondes, elle se lança.

    « J’suis désolée, je ne sais pas, j’avais imaginé que c’était mon frère qui vous avait embauché et non que… Enfin bref. Donc c’est vous l’enfant que ma mère à eut avec une autre personne. J’ai appris votre existence il y a peu de temps, après que mes parents… »

    Là elle releva les yeux vers lui comme une gamine qu’on venait de prendre sur le fait accomplie d’une énorme connerie. Avant que ses parents ne meurent… Il ne le savait peut-être pas, c’était stupide et méchant de balancer cette information sans préavis. Un frère… Elle avait un frère et il était en face d’elle. Cette idée monta à son cerveau de manière plus significative afin qu’elle le comprenne bien, qu’elle l’assimile. L’homme se trouvant-là était de son sang – en partie -, de sa famille. Et là, de se rappeler que ses parents étaient mort, qu’il n’y avait plus que lui de cette famille direct, elle avait cette soudaine envie de se raccrocher à lui. Sans comprendre pourquoi, ses yeux laissèrent échapper des larmes, de joie, de tristesse à cause de ses parents, un peu trop de chose mélangée. Elle ne réfléchit pas à la suite, en fait il ne s’était même pas passé plus de deux secondes entre la fin de sa phrase en suspend et le moment où elle se releva sans prévenir pour enrouler ses bras autour de la taille de l’homme, à défaut de pouvoir atteindre son cou.
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Merlin T. Johanssen
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Jeu 22 Sep - 13:06

    Merlin n’était pas vraiment de nature à se formaliser du fait que son nom soit sujet à des comparaisons mythologiques ou cinématographiques… mais était-ce vraiment le moment ? Sans doute était-elle aussi nerveuse que lui, ce qui expliquait que son cerveau se soit accroché au premier détail qui passait. Et en termes de détail, le nom de Merlin était quelque chose de suffisamment peu répandu pour être retenu, que cela soit pour l’originalité du prénom, ou pour le fait que cela devait lui valoir des « non, sérieux ? » à la pelle chaque fois qu’il se présentait. La jeune fille poussa la comparaison entre l’homme qui lui faisait face et le vieillard si prompt à chanter dans le film Disney qui portait son nom, observant à juste titre qu’il était plus jeune. C’était une évidence parce que personne ne pouvait atteindre un âge aussi avancé – du moins personne d’humain – mais cela n’empêcha pas un sourire d’étirer les traits du jeune homme, qui trouvait la manière dont October se focalisait sur un détail sans importance absolument adorable. Ou cela pouvait également laisser entendre qu’elle avait un souci de coordination de ses neurones entre eux… mais Merlin refusait d’imaginer une seconde que sa sœur puisse être attardée de quelque manière que ce soit.

    La suite s’était avérée TRES compliquée, notamment lorsque le jeune homme avait pitoyablement essayé de révéler son identité. Il n’était pas un détective qui avait été payé pour la retrouver, non, il était simplement le frère qui cherchait sa demi-sœur cadette lui-même, parce que c’était bien trop important pour laisser qui que ce soit accomplir cette tâche à sa place… Et plus Merlin s’embrouillait, plus la jeune fille adoptait un regard qu’il ne parvenait pas à déchiffrer tout simplement parce qu’il ne la connaissait pas suffisamment pour y parvenir. La photo fut exposée, et la jeune fille conclut par un « c’est moi » qui laissa entrevoir une multitude de possibilité à Merlin, qui ne pouvait réprimer son sourire et qui ne cherchait même pas à dissimuler l’humidité qui se formait dans ses yeux. Non, c’était trop beau pour être vrai : il l’avait vraiment retrouvée ? Il restait encore la possibilité qu’elle n’en ait rien à foutre de lui parce qu’après tout il n’était ni plus ni moins qu’un inconnu… mais après ? Sa petite sœur était là devant lui. Sérieusement, il l’avait retrouvée ?! Lui-même avait du mal à y croire…

    October lui rendit la photo, et Merlin eût de grandes difficultés à la reprendre. Rien de plus étonnant lorsqu’on le voyait fixer October avec autant d’insistance pour essayer de se convaincre que ça y était, qu’il l’avait retrouvée et qu’elle allait bien… Difficile de se représenter ce que cela allait changer pour lui, que cela concerne sa carrière ou le peu de vie sociale qu’il pouvait avoir, mais ce que Merlin s’imaginait à la perfection, c’était le fait qu’il ferait tout son possible pour essayer de combler le vide qui persistait du côté de la jeune femme…

    Pendant que ses doigts palpaient pitoyablement l’air à la recherche de la photo, October semblait également le scruter avec minutie, sans doute pour vérifier s’il pouvait y avoir un indice confirmant cet hypothétique lien de parenté dans son physique, dans son attitude… Le jeune homme se prêtait bien volontiers à cet examen, trop heureux de pouvoir graver chaque détail dans son esprit.

    Et finalement, elle manqua de s’effondrer à ses pieds. Merlin la retint de justesse et l’amena jusqu’au banc sur lequel il était installé un peu plus tôt, l’aidant à s’asseoir et à ne pas s’étaler sur le chemin de petits cailloux. Nul besoin de se demander comment elle était arrivée sur le banc, parce qu’avec son gabarit poids plume, Merlin n’avait rencontré aucune difficulté pour la soutenir. C’était d’ailleurs presque comme si elle ne pesait guère plus lourd que la besace que Merlin trainait partout… Mais malgré cette apparente fragilité et des mouvements assez désordonnés – notamment cette agitation de mains – elle semblait animée d’une force mentale incroyable, s’excusant bien vite d’avoir cru que Merlin était un employé de son frère et non son frère lui-même. La seconde phrase resta inachevée, mais le jeune homme comprit bien que le décès des parents d’October était encore douloureux pour elle, notamment parce que les informations dont il disposait ne mentionnaient pas la mort de « son » père, mais uniquement de sa mère… Elle était donc seule et sans plus personne qui veillait sur elle. Quelque part, elle se retrouvait dans la même situation que lui quelques années plus tôt, sauf qu’elle était plus jeune. Et qu’elle ne semblait pas avoir de grands-parents pour la recueillir et lui rendre la vie moins dure.

    Avant même qu’il n’ait pu trouver les mots justes, Merlin eût la surprise de voir des larmes échapper à October, qui malgré les efforts qu’elle pouvait faire ne pouvait dissimuler son trouble. Après tout, aucun être humain ne pouvait encaisser un décès sans verser la moindre larme, et encore davantage lorsqu’il s’agissait de parents…

    Je ne voulais pas… - Comme à son habitude, Merlin perdait ses moyens devant l’inconstance des sentiments féminins. - … Il ne faut pas que…

    Sans rien voir venir, Merlin se retrouva bientôt avec une ceinture prénommée October. Il n’avait vu qu’au dernier moment ses cheveux sombres s’approcher de lui en vitesse, et bien vite elle avait enroulé ses bras autour de lui. La première réaction fut assez spontanée, et le jeune homme l’entoura à son tour de ses bras. Sa silhouette haute et assez impressionnante lui permit de l’envelopper avec chaleur entre ses bras forts, et il posa son menton sur le sommet de la tête d’October, n’osant pas faire davantage. Lui-même essayait de ne pas sangloter de manière trop évidente, mais les larmes coulaient librement sur son visage alors que ses yeux demeuraient clos. C’était elle, elle était devant lui. Et elle ne le rejetait pas, ce qui était de loin la seconde information importante de la journée…

    Je suis là, maintenant… Si tu le désires, je ferais mon possible pour être un bon frère. Et si malheureusement tu n’en as pas envie… - sa voix trembla légèrement - … je respecterais ta décision. Mais j’ai vraiment envie de te connaitre… October.

    Ca y est, il l’avait appelée par son prénom. Et il adorait ça. Un sourire étira ses lèvres, faisant naître une lueur de contentement dans ses yeux clairs alors que d’une main il essuyait des larmes qui l’empêchaient d’apercevoir la silhouette de sa sœur en contrebas.

    Je suis désolé pour tes parents…

    Il ne savait pas trop quoi ajouter d’autre. Ce n’était pas parce que l’homme qui l’avait élevée n’était pas son véritable père qu’il ne l’avait pas élevée et aimée comme si cela avait été le cas.
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Lun 10 Oct - 15:32

    Il aurait, pourtant, été légitime de se demander si October n’était pas atteinte d’une certaine déficience mentale. Ce n’était pas le cas, où alors aucun médecin n’avaient été capable de le voir, mais il faut avouer qu’avec sa tendance à phaser sur tout et –surtout- sur rien, on pouvait se poser la question. Un tas de détail étaient insignifiante, assez pour que tout le monde passe à côté sans le voir mais, elle, elle avait cette tendance à bloquer littéralement sur ces petites choses sans importance. Finalement, si une déficience mentale pouvait s’apparenter à être complètement dans son monde en ayant du mal à en décrocher alors, on pouvait dire que c’était son cas. Enfin, pour cette fois ce n’était pas catastrophique, elle avait bloqué sur un prénom, ce n’était pas comme si elle avec scotché sur un bouton de chemise ou une simple couleur de lacet.

    Elle avait atterri sur ce banc, qui l’empêchait de s’écrouler tant ses jambes refusaient de porter son poids plume. S’en était presque stupide de ne pas pouvoir, simplement, se porter soit même. Mais l’info que son cerveau était en train d’assimiler était bien trop importante. Elle était, simplement, incapable d’encaisser et de prendre conscience qu’elle avait un frère, tout en pensant à tenir debout. Heureusement que respirer était un réflexe de survie, sinon, elle aurait oublié de le faire également. Des mots avaient finis par passé ses lèvres, des excuses avant qu’elle ne se stoppe pour ne pas parler de la mort de ses parents. Des mots qui avaient été suivis par des larmes qui provoquèrent une réponse de son frère comme si se sentait coupable d’un truc qu’il avait dit. Ce n’était pas le cas, il n’avait rien à se reprocher c’était juste un surplus de trop d’émotion différente. Un fait qui était trop compliqué à expliquer avec des mots alors, elle s’était levée et avait enroulé ses bras autour de lui. Bien vite elle sentit les bras de Merlin autour d’elle, et son menton sur le dessus de sa tête. Sans se l’expliquer, elle se mise à sourire, se sentant soudainement en sécurité. Elle ne le connaissait pas, elle ne savait pas comment s’était possible mais, peut-être que les gènes se reconnaissaient entre eux et que ça provoquait un truc dans le cerveau qui libérait une sensation de bien-être et de sécurité. Tout de façon c’était trop compliqué de comprendre comment fonctionnait les corps humain et le cerveau, tout ce qui comptait c’était cette étreinte et les mots qu’il prononçait et qu’elle était incapable de mettre en doute. Le visage contre son torse, elle dessina un sourire sur ses lèvres quand son prénom fut prononcé par cette voix à la fois inconnu et de sa propre famille.

    Peut-être qu’elle s’emballait, peut-être qu’en apprenant à se connaitre ils ne pourraient pas se supporter. Pourtant, elle n’y croyait pas une seule seconde. Elle ne pouvait pas le détester, l’infidélité de sa mère n’était pas de sa faute à lui. Elle n’avait rien à reprocher à ce frère qui, en plus, avait cherché à la retrouver. Comment imaginer, après les recherches qu’il à effectuer, qu’il ne soit pas sincère dans les paroles qu’il avait prononcé ? Elle savait que c’était le moment de sortir un truc super spirituel, super beau, digne d’une réplique culte de cinéma… Rien ne venait, c’était déplorable pourquoi, dans les films, les gens avaient toujours les belles phrases toutes prêtes à sortir de manière naturelle. Elle avait tellement de chose à répondre qu’elle ne savait même pas comment former une phrase, tous les mots s’entrechoquaient, se mélangeait et, même dans son esprit, ce qu’elle voulait dire ressemblait à un mélange de son que personne n’avait jamais prononcé. Elle lui épargnerait ce discours édifiant qui risquait de le faire fuir, en plus, il reprenait déjà. Il était désolé pour les parents d’October… Les bras de la crevette se retirèrent et elle fit un petit pas en arrière pour se tenir face à lui, tout en restant proche.

    « Ça va, t’en fait pas. »

    Le sourire qu’elle avait sur les lèvres dénotait avec son regard qui voulait dire que ça n’allait pas si bien que ça. Mais c’était October, qu’on soit proche ou non d’elle, elle garderait le même discours parce qu’elle n’avait jamais été le genre de personne à se plaindre. Merlin aurait l’occasion de bien vite le comprendre. Pour bien montrer qu’elle ne comptait pas s’appesantir sur ce sujet, elle reprit bien assez vite.

    « Et tu sais, je compte bien te laisser essayer d’être un bon frère. Un large sourire étira ses lèvres, accompagné du regard qui allait avec pour dire, à demi-mot, qu’elle n’avait pas l’intention de ne pas le faire entrer dans sa vie. Par contre, et là, elle se fit un peu plus sérieuse, je n’ai pas spécialement envie pour le moment de savoir qui est mon père biologique. »

    Peut-être qu’elle aurait dû s’assurer que Merlin était la seule personne derrière cette recherche. Elle venait de perdre ses parents et avait bien assez de mal à assimiler ce fait, elle n’avait pas, en plus, envie de bien prendre conscience que le père qui l’avait élevé n’était pas réellement son père comme on lui avait toujours dit. Elle ne savait pas si son père biologique était encore en vie mais, en réalité, elle ne se posa même pas la question. Elle aurait peut-être du ! Quoiqu’il en soit, il avait envie de la connaitre – une envie partagée – alors elle décida qu’il était temps de commencer par le début.

    « Tu veux boire quelque chose ? J’habite pas très loin et on pourra discuter un peu si tu veux. Par contre, je préfère te prévenir je ne vis pas toute seule et je ne sais pas si les gars sont à la maison ou pas. »

    Elle se disait que le mieux, pour se présenter, était encore de le faire entrer dans sa vie. Jérémy et Gabriel vivait avec elle mais ne les ayant pas croisé ce matin, elle ne savait pas s’ils étaient encore présents ou non. La seule chose qui aurait pu faire tâche c’est de tomber sur un Gabriel complètement défoncé, ça n’aiderait peut-être pas à laisser entendre qu’elle était en parfaite sécurité chez elle. Mais, d’un autre côté, si un jour Merlin prenait conscience de l’état de Gabriel, il faudrait faire avec parce qu’elle ne tournerait jamais le dos à Gabriel. Il en était hors de question.

    « Enfin… Sauf si tu préfères un terrain neutre, pour le moment. »
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Merlin T. Johanssen
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Jeu 20 Oct - 16:12

    Même si certains détails concernant October étaient assez troublants, ce n’était pas suffisant pour faire fuir Merlin à toutes jambes. Elle aurait pu avoir deux doigts de pied en trop ou des cornes sur la tête que ça aurait été pareil : il la cherchait depuis plusieurs mois, et il lui était impossible de ne pas la trouver absolument parfaite dans sa manière d’être, qu’il s’agisse de la manière dont elle lui avait tout de suite fait confiance, ou la facilité avec laquelle elle s’était jetée dans ses bras là où la plupart des femmes y réfléchissaient à deux ou trois fois… En fait, ça aurait même pu paraître suspect s’il ne s’était pas agit de sa petite sœur - demi sœur. Mais petite sœur quand même ; au final c’était la seule chose qui importait réellement.

    Le contact avait quelque chose d’inédit, mais pas seulement parce qu’il s’agissait de leur toute première étreinte. Merlin trouvait la jeune – et minuscule – October incroyablement chétive, et se promettait de remplir son rôle d’ainé comme il le devait, si du moins elle le laissait faire. Il n’aperçut pas le sourire qu’elle eût lorsqu’il prononça son prénom, mais pu de nouveau apercevoir son visage lorsqu’elle fit un pas en arrière avant de déclarer qu’il ne devait pas s’en faire parce qu’elle allait bien. Après avoir perdu ses parents ? Avec le regard un peu flou qu’elle avait ? Merlin n’était clairement pas un spécialiste des relations humaines, mais il ne pu s’empêcher de remarquer que le joli sourire rassurant ne collait pas vraiment avec ce qui se dégageait de son regard qu’elle n’imaginait sans doute pas aussi expressif… Néanmoins et pour ne pas l’étouffer alors qu’il la connaissait à peine depuis 5 minutes, il ne fit aucun commentaire en ce sens et se contenta d’un hochement de tête avec un sourire entendu, l’air de dire que c’était tant mieux si elle tenait le coup.

    October avoua qu’elle le laisserait essayer d’être un bon grand frère, et le sourire de Merlin s’étira très largement, presque aussi largement que celui de la jeune fille.

    C’est sans doute la meilleure nouvelle de la journée. Et promis, j’essaierais de ne pas être complètement nul… Avoir une sœur, c’est une grande nouveauté pour moi. – Voilà, elle savait qu’il était fils unique. Il passa sur le fait qu’il était complètement nul avec les femmes et qu’il n’avait que peu d’amis, parce qu’il ne comptait pas transformer ces retrouvailles en espèce de bureau des plaintes. – Mais tu pourras me dire si je suis vraiment nul à chaque fois que tu le voudras… et j’essaierais de faire mieux.

    Il n’avait aucune envie d’être nul, mais ce n’était pas comme s’il s’agissait de quelque chose qui se commandait. Si elle souhaitait parler d’un problème en particulier, de l’aide ou un coup de pouce quelconque, il serait là. Il n’avait pas encore trouvé les mots justes pour formuler cette promesse, mais aussi longtemps qu’elle voudrait bien de lui, il serait là.
    October laissa finalement clairement comprendre qu’elle ne souhaitait pas savoir qui était son père biologique, et Merlin acquiesça avant de reprendre la parole :

    Ce n’était pas vraiment le sujet que je comptais aborder pour une première rencontre… ne t’inquiète pas.

    Pour avoir lui-même perdu son père, il comprenait que les révélations concernant la famille dans un contexte de deuil avait tendance à faire beaucoup plus de mal que de bien. Il ne fallait donc pas s’attendre à ce qu’en lui annonçant que l’homme qui était mort dans un accident de voiture n’était pas son vrai père, elle se sentirait mieux et soulagée du poids de cette perte. Il fallait être vraiment stupide pour croire que ça puisse fonctionner comme ça… Merlin lui parlerait de leur père lorsqu’elle en manifesterait le désir. Et si cela n’arrivait jamais, il ne forcerait en rien les choses.

    October ayant visiblement envie de le connaître, elle proposa assez rapidement d’aller boire un verre. Chez elle… Première information : elle faisait les choses très rapidement, peut-être sous le coup de l’émotion, ou peut-être parce qu’elle était simplement comme ça. Seconde information qui arriva après : « les gars » qui vivaient avec elle seraient peut-être de la partie ou non. Un sourire se dessina sur les traits de Merlin lorsqu’elle mentionna la possibilité d’aller plutôt en terrain neutre :

    Ca serait sans doute mieux… Ca te laisse la possibilité de conserver une certaine intimité, et ça t’évitera de me voir débarquer à l’improviste pour voir si tu ne manques de rien. Et puis « les gars » risquent peut-être de ne pas apprécier…

    Il s’agissait peut-être de colocataires. Du moins Merlin espérait que c’était cela, et que sa petite sœur ne sortait pas avec deux hommes en même temps en plus d’être installée avec les deux en même temps… L’espace d’un instant, il redouta cette possibilité ; les américains avaient des mœurs assez étranges sur pas mal de points.

    Un Starbuck’s, ça te va comme terrain neutre ? Ou peut-être qu’un autre endroit te tenterait mieux… ?

    Ne rien lui imposer, pas même le choix d’un café. Merlin marchait presque sur des œufs et crevait de trouille de se planter en beauté…
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Ven 21 Oct - 8:21

    October vivait dans une autre planète. Une planète où tout le monde était digne de confiance jusqu’à ce qu’il prouve le contraire. Elle ne se méfiait que très peu des gens, à moins d’avoir des sortes de mauvaises vibrations. Alors, pour elle, s’était plutôt normal d’accepter Merlin rapidement, finalement, elle était la fille que l’on pouvait probablement rouler facilement. Cela dit, elle était ainsi et il était difficile de faire autrement même si ça pouvait surprendre. Et puis Merlin marquait des bons points, d’une certaine façon, avec sa façon de ne pas insister même si elle n’était pas crédible en disant qu’elle allait bien où le fait qu’il respectait le fait qu’elle n’avait pas envie d’aborder le sujet de son père biologique. Savoir qui était cette personne signerait, de manière définitive, le fait qu’elle n’était pas la fille du père qui l’avait élevé et, pour le moment, elle n’avait pas envie de ce prendre ce constat en pleine poire. Elle le savait mais cherchait vraiment à enfouir cette réflexion dans un coin de sa tête, sans avoir à y penser.

    Et puis Merlin avait quelque chose de touchant, dans son sourire, dans sa façon de dire que le fait qu’elle veuille bien lui donner son rôle de frère était la meilleure nouvelle de la journée, pour lui. D’ailleurs elle ne pu s’empêcher de laisser échapper un bref, mais sincère, éclat de rire quand il annonça qu’être grand frère était une première pour lui. Avoir un frère ainé, c’était une première pour elle aussi. Elle venait de passer du statut de fille unique à petite sœur et c’était assez étrange comme sensation.

    « T’inquiète pas, je te dirais. Mais je serais tolérante parce que t’es pas tombé sur la meilleure des petites sœurs. A moins que le rôle des petites sœurs soit de mettre dans le pétrin régulièrement. »

    Petite moue sur les lèvres et regard d’ange pour accentuer ses paroles. Bon elle dramatisait un peu les choses, elle n’était pas du genre à se mettre dans le pétrin tout le temps, à moins que les trois qui la suivaient toujours la sortait de certaine situation sans même qu’elle s’en aperçoive… Ce qui n’était pas exclue. Sérieusement, disons qu’elle n’était pas le genre de personne à avoir les pieds sur terre et avait cette fâcheuse tendance à ne pas prendre toujours les bons choix. Pour preuve, si elle croyait, sans l’ombre d’un doute au fait que Merlin soit son grand frère, ça ne serait pas forcément le cas de Jérémy, Gabriel ou Nathan qui chercheront des preuves. Enfin, elle n’en savait rien et ne s’en souciait pas vu que cette pensée ne lui traversa même pas l’esprit. Merlin avait dit être son frère, devait-elle en douter ? Elle n’y voyait pas de raison.

    Elle fut assez étonnée à l’idée que ce soit « les gars » qui risquent de ne pas apprécier la présence de Merlin. Le seul scénario catastrophe qu’elle pouvait imaginer c’était un Gabriel démonté qui ne plairait sûrement pas à Merlin. Mais l’idée inverse ne lui avait pas traversé l’esprit. Mais ce n’était pas dénué de sens, elle apprécierait très moyennement l’arrivée d’une fille inconnue à l’improviste alors Merlin avait probablement raison. Un terrain neutre semblait être une meilleure idée.

    « Le starbuck, c’est parfait. »

    Sourire enjouée, parce qu’elle était comme ça, elle se mise en route en s’assurant que Merlin la suivait. Plutôt marrant comme idée, en général c’est elle qu’il fallait surveiller avec sa fâcheuse tendance à se figer sur place pour regarder un truc. Mais là, son esprit était trop caller sur l’information : j’ai un frère, pour se soucier du reste. Une chance, elle aurait pu paraitre encore plus débile à se stopper nette devant une affiche pour la regarder et ne plus se soucier du reste. Il ne fut pas long de trouver un des nombreux starbuck de la ville et, accompagné de Merlin, elle s’y engagea rapidement. Comme à son habitude, à la caisse, elle n’hésita pas sur sa commande qui se traduisait par un chocolat signature. Valait mieux éviter le café, pour le moment. Elle attendit que Merlin fasse sa commande et que le tout soit donné pour prendre son chocolat et s’installer à une table. Le tout fut fait avec une concentration extrême parce qu’October était une spécialiste des catastrophe. Un pied de chaise qui traine, un sac mal rangée, c’était pour elle. Mais vu la vigilance dont elle avait fait preuve, elle réussit à s’installer à une table sans la moindre catastrophe. OMG, faudrait qu’elle dise ça aux gars, v’là l’exploit du siècle ! Ce n’est qu’une fois installé, qu’elle se décida à poser une question.

    « Tu sais si y a un rôle définie pour les petites sœurs ? Genre, est-ce que je dois me forcer à faire des conneries, ou des trucs comme ça ? Ou je ne sais pas, c’est le mon rôle de filer des tuyaux sur les femmes… Euh… En même temps, ça sert peut être à rien. Tu as quelqu’un dans ta vie ? Peut-être plusieurs ? »

    Une dernière question qui était du October tout cracher et qui, sans le vouloir, n’aider peut être pas Merlin à se rassurer sur la nature qu’elle entretenait avec les deux personnes qui vivaient avec elle. Mais comment elle aurait pu le savoir, elle n’était pas télépathe… Tient d’ailleurs en parlant de télépathie, que devait-elle faire de l’information concernant sa mutation ? Il parait que c’était un gène fournit par le père, est-ce qu’il le donnait à tous les enfants de sa famille, ou à un seul ? Merlin était-il mutant, aussi ? Une question un peu trop directe et qui pouvait apporter pas mal de problème parce qu’elle ne savait pas la position qu’il avait concernant les mutants. Elle préféra, donc, garder ce sujet sous silence. Maladroite, complètement ailleurs, mais pas suicidaire à hurler sur tous les toits qu’elle était une mutante.

    « Et tu fais quoi dans la vie ? Tu vis où, j’ai cru comprendre que ton père venait d’Angleterre, un truc comme ça ? Et… »

    Elle se scella les lèvres en les serrant le plus fort possible en se rendant compte qu’elle pouvait avoir encore un tas de question. Mais si elle ne le laissait pas en placer une, ça allait être compliqué d’échanger sur quoique ce soit.
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Merlin T. Johanssen
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Lun 14 Nov - 12:23

La confiance était quelque chose que les gens accordaient de moins en moins facilement, et là-dessus on ne pouvait pas dire que les autorités ou le Gouvernement encourageaient le contraire. Il n’y avait qu’à voir la manière dont on traitait les mutants, comment on encourageait les gens « normaux » à les dénoncer et à se faire un peu d’argent sur le dos d’un ados qui ne comprend pas ce qui lui arrive… Il fallait voir également les dénonciations entre voisins parce qu’untel a une Mercedes alors qu’il ne devrait pas l’avoir, et les contrôles fiscaux de l’IRS qui s’en suivaient… Plus les choses progressaient, et plus la dénonciation entrait dans les mœurs américaines, pour le plus grand dégoût de Merlin. Est-ce que ce n’était pas ces mêmes américains qui, il y avait plus de 50 ans, avaient délivrés les Français d’un oppresseur allemand qui pratiquait justement ces mêmes méthodes douteuses ? Les livres d’histoire disaient que oui, mais Merlin éprouvait des doutes grandissants quant à ce fait, ou à la présence d’un cerveau chez l’américain moyen qui pensait sincèrement aider un mutant ou un voisin en le dénonçant…

Du coup, voir qu’October lui accordait aussi rapidement une confiance aussi entière avait quelque chose de littéralement flippant, parce qu’elle tomberait peut-être un jour sur une personne qui essaierait d’en abuser. Il fallait la voir, elle paraissait minuscule et tellement frêle, autant dire qu’elle pouvait être la proie idéale d’un désaxé, d’un pervers ou d’un tueur en série. A cette pensée, Merlin frissonna ; il ferait en sorte de ne laisser aucun de ces gros cons approcher de sa demi-sœur…

Lorsqu’il avait annoncé que l’approbation de la jeune femme concernant son entrée dans sa vie était la meilleure nouvelle de la journée, October n’avait pas pu s’empêcher de laisser échapper un rire. Un rire qui n’avait – heureusement – rien de moqueur, mais qui laissait entrevoir à quel point cela semblait important pour elle également. Elle promit de lui dire quand il commencerait à abuser à ou être vraiment mauvais dans son rôle de grand frère, précisant assez rapidement qu’il n’avait pas récolté la meilleure des petites sœurs. Ah pour ça Merlin eût une réponse très spontanée :

Le grand frère n’est peut-être pas parfait lui non plus… Mais je serais tenté de dire que la petite sœur souvent dans le pétrin me plaît davantage que pas de petite sœur du tout.

Un sourire avait accompagné cette déclaration même s’il ne savait clairement pas ce qu’elle pouvait sous-entendre. L’espace d’un instant, Merlin imagina quelques scénarios catastrophe et se vit aller récupérer sa sœur complètement défoncée ou saoule dans une boîte de nuit branchée. Ou dans évacuer de chez elle par la force un petit-ami violent. Ou ce genre de choses… Est-ce que tout cela valait mieux que de n’avoir plus aucune famille ? Merlin était tenté de conclure que oui, alors même que d’autres scénarios catastrophe continuaient de défiler dans son esprit.

Ils décidèrent ensuite de se diriger vers le Starbucks, un endroit qu’October avait visiblement l’habitude de fréquenter parce qu’elle n’hésita pas une seconde sur ce qu’elle commanda. Merlin opta pour un thé spearmint green, l’un de ses préférés. Sans trop entrer dans les clichés, Merlin appréciait le thé plus que toute autre boisson chaude, et cela l’aiderait à se détendre un peu bien plus efficacement que n’importe quel truc à base de caféine. Merlin paya le tout et ils s’installèrent ensuite à une table libre. Il ne s’étonna pas du fait qu’October parvint à rester sur ses pieds, parce qu’il n’avait aucune idée de son degré de maladresse.

Ce fut October qui reprit la parole la première, s’interrogeant sur l’existence de rôles prédéfini pour les frères et sœurs. Une excellente question. Merlin n’en savait fichtrement rien, après tout c’était nouveau pour lui aussi d’avoir une sœur… La suite lui tira un sourire franchement amusé lorsqu’elle évoqua le fait de faire des conneries exprès pour qu’il puisse jouer son rôle correctement, avant de s’effacer très légèrement lorsqu’October aborda bien malgré elle LE sujet sensible de toute la vie du jeune homme… Les femmes. Attirantes, douces… puis cruelles. Toujours. A chaque fois.

Ne te force pas trop pour les conneries, ça m’embêterait vraiment de t’imposer ce genre de choses juste pour pouvoir jouer mon rôle à fond… Enfin cela dit, les hurlements hystériques ne sont pas trop mon fort, alors tu risques sans doute de pouvoir enchaîner les conneries sans te faire trop hurler dessus. – Merlin glissa un sucre dans sa tasse de thé avant de poser de nouveau son regard sur October. – Non, il n’y a personne dans ma vie. Du moins personne qui ne désire y rester durablement. – Sans tomber dans le mélodrame, c’était toujours Merlin qui se faisait larguer et très rarement l’inverse. Est-ce que c’était de sa faute s’il était trop sérieux et trop gentil ? Apparemment oui, les femmes préféraient très clairement les salauds... - Mais j’en déduis que c’est de ton côté de la famille que se sont concentrées les aptitudes qui permettent de séduire, surtout si on en juge par tes « gars »…

Il n’y avait dans sa voix aucune trace de jugement, parce que les anglais étaient un peuple suffisamment ouvert pour que l’on ne dévisage personne d’habillé un peu bizarrement, ou deux personnes du même sexe montrant leur amour au grand jour. Même si le ménage à trois était une chose que Merlin avait du mal à accepter, il était prêt à tous les efforts pour partir du bon pied avec ce membre de sa famille longtemps perdu… Même à ne pas faire de blague stupide dessus.

October changea elle-même de sujet, sans doute sans même s’en rendre compte parce qu’elle le bombardait littéralement de questions. Le sourire de Merlin s’étira de nouveau alors qu’il retirait le sachet de thé de sa tasse.

Je traque la fausse monnaie, je suis un genre d’expert pour ça. Ca donne toujours l’impression d’être barbant, mais c’est en réalité passionnant et très artistique… - Il n’y avait vraiment que lui pour trouver son job artistique… - Et toi… ?

La dernière question relative au père de Merlin – qui était également et dans une certaine mesure le sien – ne surprit pas le jeune homme. Ce n’était pas simple d’accepter le genre de nouvelle qu’il lui avait annoncée, et il lui faudrait sans doute du temps avant de considérer que cet anglais était également son père.

Oui, il était anglais. Mais pas le genre d’anglais upper-class engoncé dans un costume hors de prix. Le genre d’anglais parti de rien avec son activité de peintre en bâtiment. – C’était important pour lui de préciser ça, parce qu’il ne souhaitait pas que ce père qu’ils avaient en commun ait une image de vieux coincé pétant dans la soie depuis son enfance. C’était plutôt sa mère qui avait ce style, mais ce n’était pas utile de le préciser. – Tu as un talent particulier en art, en sport… En chant ? Tu as une très jolie voix. – Il lui adressa un petit sourire désolé. – Dis-moi si je pose trop de questions… J’ai juste tellement envie d’en apprendre plus sur toi et de rattraper le temps perdu… !
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Mar 22 Nov - 21:23

    October avait répondu d’un sourire quand il avait dit préférer une sœur dans le pétrin plutôt que pas de sœur. En même temps, elle grossissait un peu les traits, c’était une catastrophe ambulante mais ne se retrouvait pas toujours dans des situations impossibles. Ok, elle avait réussi à se retrouver au centre d’une prise d’otage, une balle dans le ventre, il y a peu de temps. Mais, même si il y avait peu de chance (statistiquement) pour se trouver dans ce genre de situation, elle était loin de vivre des trucs de ce genre tous les quatre matins. Tout ce qu’on pouvait lui reprocher c’était de ne pas vraiment avoir les pieds sur terre et d’être facilement déconcentré par autre chose. Mais, comme elle se l’était déjà dit, Merlin aurait tout le loisir de s’en apercevoir si il comptait réellement rester dans sa vie.

    Ah, on pouvait aussi lui reprocher de sortir des trucs sans y réfléchir, sans même s’en rendre compte. Comme, une fois dans le starbuck, elle avait posé une question concernant d’éventuelles compagnes pour Merlin qui en avait perdu son sourire. Elle avait tellement de questions à lui poser qu’elle ne capta même pas ce sourire qui avait disparu, l’empêchant par la même occasion de comprendre que le sujet n’était pas des plus favorables. Quand elle lui laissa enfin le temps de répondre, elle fut contente de savoir que les cris n’étaient pas choses communes chez lui. Elle avait toujours détesté les gens levant la voix pour pas grand-chose, lui donnant juste envie de fermer les oreilles et de laisser couler sans y porter la moindre attention. Bref, hurler n’était pas la méthode qui fonctionnait chez elle. Elle s’étonna quand il annonça n’avoir personne dans sa vie parce qu’il avait l’air plutôt bien, non ? Enfin elle ne le connaissait pas vraiment et en venait forcément à se demander si quelque chose clochait chez lui au point d’être seul. Elle essayait d’imaginer ce qui pouvait fuir les femmes tout en commençant à prendre une gorgée de son chocolat.

    October n’aura pas eu le temps de prendre une gorgée complète que, déjà, elle recrachant le peu qu’elle avait mis dans sa bouche quand Merlin parla de « ses gars ». Heureusement qu’elle n’avait pas pris une gorgée en entière, ce qui permit au liquide recraché de ne pas atteindre Merlin. Sans attendre, elle attrapa une serviette pour essuyer le chocolat qui était sur la table avant de relever les yeux vers Merlin.

    « Non, non, je ne crois pas avoir hérité de quoi que ce soit à ce niveau-là. Ce sont des amis, colocataire depuis peu mais je ne suis pas avec… Enfin… Y a rien entre nous… Euh… C’est compliqué. »

    Le pire c’est que c’était compliqué uniquement parce qu’elle faisait en sorte que ce soit le cas. Ce n’était pas totalement volontaire mais, des deux, elle ne savait qui choisir. Une situation à laquelle elle n’avait même pas réfléchie le moins du monde quand elle avait proposé que tout ce beau monde se retrouve à habiter chez elle. Stupide. Elle était vraiment stupide ! Pauvre Merlin qui héritait de ce genre de sœur. Elle finissait d’éponger la table des dégâts qu’elle avait fait quand Merlin expliqua ce qu’il faisait. Alors que la main d’October allait attraper son chocolat, elle s’arrêta en mouvement.

    « Barbant ? Tu rigoles c’est super classe comme truc. J’avais vu un reportage un jour d’un type qui faisais ça parce qu’il était lui-même faussaire et que la police avait préférer l’engager pour son savoir plutôt que le mettre derrière les barreaux. C’est pareil pour toi ? »

    Le pire c’est qu’elle demandait ça comme si c’était tout à fait normal de demander à quelqu’un si il avait quelque chose d’interdit par la loi et qu’il avait été condamné pour ça. Le truc c’est qu’elle ne pensait même pas à cette hypothèse, elle trouvait juste trop classe de se faire embaucher de cette manière. Comme si quelqu’un qu’elle ne connaissait pas, sous prétexte qu’il était son demi-frère, allait lui balancer que, oui, il avait fait dans la fausse monnaie. En tout cas il continuait de répondre à la multitude de question qu’elle posait et finit par capter que le père qu’ils avaient en commun n’était plus en vie. Une info qui, étrangement – ou pas -, s’était enfouie dans un coin du cerveau de la jeune femme sans vouloir y réfléchir davantage. Elle s’intéressa beaucoup plus vite aux questions que Merlin posait sur ses activités. Elle eut même un léger rire quand il parla de sa voix.

    « Le chant c’est carrément pas mon truc. Je connais une personne qui chante et, franchement, quand on l’entend chanter on se dit que notre voix est vraiment naze à côté de la sienne. En fait je suis dans un groupe de musique : Capricorn. Et les deux personnes avec qui je vis sont Jérémy, qui est batteur et Gabriel qui est chanteur. Je fais de la basse. Cela dit on n’est pas vraiment connu, hein. Pour le moment on fait juste quelques concerts à la sauvage. Du coup comme ça ne paye pas les factures, bin, de temps en temps, quand y a besoin, je prends un petit job. Mais pas aussi intéressant que de traquer de la fausse monnaie. Et t’inquiète pas, t’es loin de poser trop de question. Si tu savais le nombre de questions que j’ai envie de te poser, tu ne trouverais pas en avoir tant que ça. D’ailleurs, ça n’a pas grand-chose à voir mais, dans ton métier, tu ne fais que chercher de la fausse monnaie ou ça t’arrive de travailler sur, euh, je sais pas, des braquages de banque, par exemple ? »

    Elle avait tenté de demander ça avec un détachement total, comme elle l’aurait fait pour une autre question. Mais la manière dont elle s’entortillait les doigts cassait tout son effet, surtout si on associait ça à son regard fuyant. October où l’art de mentir en se faisant remarquer à chaque fois… Quoiqu’il en soit, cette question avait un but. Elle ne savait pas trop pourquoi mais elle avait envie de savoir si les responsables du braquage de la cinquième avenue avaient été arrêté. Elle n’avait rien entendu aux journaux pour le moment mais peut être que lui en savait un peu plus.
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Merlin T. Johanssen
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Mar 13 Déc - 11:40

Merlin était quelqu’un d’assez simple et qui ne rechignait jamais à dire ce qu’il avait sur le cœur lorsque la situation lui paraissait idéale. Cette franchise lui avait valu pas mal de déconvenues sur le plan sentimental, mais ses rares ami(e)s ne s’étaient jusqu’à présent jamais réellement plaints… Une chose qu’il espérait pouvoir mettre en place avec cette sœur qu’il découvrait beaucoup trop tard et qu’il n’avait pas envie d’embarrasser ou de décevoir. C’était d’ailleurs assez étrange comme situation, parce que de manière générale, c’était toujours le plus grand qui assénait avec cruauté le « tu me déçois »… Dans le cas de Merlin, la pression était inversée, parce que si quelque chose foirait, dans son esprit cela ne pourrait qu’être de sa faute. En gros : il trouvait déjà sa petite sœur – demi sœur – plus parfaite que lui-même. Merlin avait vraiment un grain dès qu’il s’agissait de relations humaines…

Merlin avait ensuite mal interprété une chose dite par October concernant « ses gars ». C’était sans doute le déterminant possessif qui l’avait conduit à se méprendre parce qu’après tout, il n’était pas devin et encore moins télépathe ; deux qualités qui lui auraient permis d’éviter pas mal de déconvenues sentimentales si on l’en avait doté. Mais rien. Du coup, October avait manqué de pulvériser son chocolat dans toute la salle en manquant de s’étouffer. Elle ne perdit pas une seconde à essuyer les quelques dégâts faits sur la table avant de dissuader Merlin de s’imaginer qu’elle ait hérité de la majeure partie des talents de séduction de la famille. Ah, mais alors pourquoi avait-elle « des gars » ? La réponse arriva bien vite : elle avait en réalité en tête ses colocataires au moment où elle avait prononcé ces mots, et non des partenaires multiples pour… Merlin préféra chasser cette fin de phrase de son esprit.

Un rire lui échappa lorsqu’elle conclut ses explications par un « c’est compliqué ». Ca aussi, ça aurait pu passer pour un trait de famille, parce que c’était ce que Merlin se disait toujours lorsqu’il était question de quelque chose qui lui échappait… soit à chaque fois qu’il se prenait une méchante veste avec une jeune femme, ou qu’un quiproquo s’installait dans une situation particulière. Bref au final, son rire n’avait rien eu de méchant ou de moqueur.

Je vois…

Sourire à l’appui, il n’aidait malheureusement pas October à terminer autrement sa phrase. La jeune femme finit par avouer qu’elle trouvait le boulot de Merlin « super classe », ce qui fit naître une léger rosissement sur les joues du britannique qui prenait clairement cette expression peu commune comme un compliment. October enchaîna en expliquant qu’elle avait récemment vu un reportage mettant en scène un faussaire qui aidait la police pour échapper à la prison, et Merlin eût un tapotement de doigts nerveux sur la table qu’il tenta de dissimuler en ajoutant un énième sucre dans son thé :

Mon travail n’est malheureusement pas « classe » à ce point. Au mieux, je m’en tirerais avec un certain nombre d’années de prison si je m’essayais à la contrefaçon… Au pire… Hmm, autant ne pas y penser. Le faussaire dont il était question dans ce reportage devait être sacrément talentueux pour se voir proposer ce genre de choses au lieu de finir dans une cellule à Alcatraz !

Pas une seconde Merlin ne s’était douté que la conversation dériverait à ce point lorsqu’il avait évoqué son métier, mais quelque part il était assez fier d’avoir réussi à détourner la conversation pour ne pas trop se lancer sur le terrain glissant de la contrefaçon. Parce qu’il était un faussaire, qu’il était dans le collimateur de certains inspecteurs, mais que personne n’avait encore réussi à lier son identité de faussaire à sa véritable identité… Ce qui était une bonne chose, aussi longtemps que cela durerait. Et il fallait espérer que cela dure longtemps, surtout maintenant qu’il s’avait qu’il avait une petite sœur sur laquelle veiller.

Merlin tâcha d’en savoir davantage sur sa sœur en lui demandant si elle avait un talent particulier, et visa à moitié juste en lui trouvant le chant comme talent artistique… sauf que ce n’était pas le chant, mais la basse. Merlin esquissa un sourire ravi lorsqu’il l’entendit dire qu’elle faisait partie d’un groupe, parce que c’était vraiment une chose qu’il aurait bien aimé faire lui-même dans sa jeunesse. On en avait décidé autrement pour lui, mais il était heureux de voir qu’il y avait au moins une personne qui pouvait s’adonner à quelque chose qui soit complètement artistique sans qu’on lui fasse des reproches continuels. Bien sûr, Merlin avait pu aspirer à un métier à peu près artistique, mais pour ce qui était de faire du dessin ou de la peinture, c’était loupé. Enfin pas complètement ; tout dépendant si l’on parlait de Merlin T.J le spécialiste en fausse monnaie ou de son pendant faussaire…

Et vous jouez quel genre de musique ? Je n’y connais pas grand-chose, mais… enfin si ça te dit… je serais ravi de t’entendre jouer avec « tes gars ».

October expliqua que parce que la musique ne permettait pas de payer les factures, elle était quelques fois forcée de prendre un job à côté pour se dépanner. Une preuve de maturité que Merlin apprécia d’un hochement de tête ; sa sœur n’était pas une traine-savatte et était capable de se prendre en main seule. Elle enchaîna ensuite rapidement sur le fait qu’elle avait un certain nombre de questions à poser également et le mutant ne pu retenir un sourire ravi, parce que ces retrouvailles se déroulaient encore mieux que ce qu’il aurait pu imaginer dans ses rêves les plus fous ! October le rassura également sur le fait qu’il ne posait pas trop de question, ce qui acheva de le rassurer. Il ne la saoulait pas, c’était vraiment un très bon début.

La dernière question posée d’un air détâché pas vraiment crédible, avec un regard plus que fuyant fit légèrement tiquer le jeune homme. Des braquages de banque ? Sûr que ça lui arrivait, c’était rare, mais ça lui arrivait de temps à autre, lorsque les choses étaient suffisamment complexes pour qu’un expert aux honoraires élevés soit requis…

Ca m’arrive quelques fois, mais… - Merlin essaya de capter de nouveau le regard de la jeune femme. – Tu ne prévois pas un braquage de banque dans un avenir proche, j’espère ?

Un sourire amusé avait achevé cette question, parce que Merlin n’avait aucune idée de ce qu’October avait pu vivre récemment ou de ce qu’elle avait en tête en posant ce genre de question.
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Mar 27 Déc - 10:57

October ne savait pas ce qu’elle devait comprendre du « je vois... » de Merlin mais elle était bien trop contente d’éviter ce sujet qui lui semblait vraiment compliqué pour lui demander des explications concernant sa réponse. Ce qui fut amusant c’est qu’elle ne pu s’empêcher de répondre au sourire de Merlin par un sourire de sa part, comme si ce petit geste était communicatif. Elle n’avait aucune idée de ce que pouvait être un frère et encore moins de ce que devait être une sœur mais les choses se passaient plutôt bien. Si elle avait dû imaginer cette scène, elle n’aurait probablement jamais imaginé les choses de cette manière. Dans le pire des scénarios elle aurait pu en vouloir à Merlin à cause de son père. Une sorte de transfert parce que son père avait fait une sorte que la mère d’October trompe son mari. Et puis, l’inverse était tout à fait possible, Merlin aurait pu en vouloir à October – toujours ces histoires de transferts à la noix – parce que son père avait été voir ailleurs à cause de la mère d’October. Bref, cette entrevue aurait pu être catastrophique mais, non, tout semblait se passer très bien. De son côté October estimait que si quelqu’un était en faute se n’était sûrement pas Merlin ! Et puis sa famille s’étant considérablement réduite en l’espace d’une seule journée, qu’elle n’allait pas faire l’erreur de rejeter ce qui pouvait lui rester de famille, ou de demi-famille.

Non seulement cette entrevue n’avait rien de catastrophique mais, en plus, elle trouvait que ça se passait particulièrement bien. Bien qu’elle fût à l’aise avec un peu près tout le monde, cette règle s’appliqua davantage à Merlin à qui elle ne craignait pas spécialement de parler. D’accord elle laissait filtrer des « c’est compliqué » en guise de réponse mais ce n’était pas parce qu’elle estimait que ça ne regardait pas merlin, c’est juste qu’elle ne savait pas vraiment comment expliquer les choses. Si October était du genre à ne pas parler d’elle ou de ce qu’elle ressentait – pensant que ça ennuyait les gens et que tout le monde avait bien assez de problème comme ça – elle se demanda si le rôle d’un grand frère n’était pas d’écouter ce qu’elle ne disait jamais. Si c’était le cas, ça l’ennuyait un peu parce qu’elle risquait d’être fort maladroite ne sachant pas comment parler des choses qui pouvait la toucher personnellement.

Elle était, sans aucun doute possible, bien plus à l’aise en parlant du travail de Merlin. Rien ne pouvait laisser entendre que Merlin se laissait aller à la contrefaçon et October fit une légère moue. Ca aurait été carrément trop classe d’avoir un frangin, genre super héro, qui créer de la fausse monnaie pour aider les pauvres. Un genre de Robin des bois... Par contre elle semblait déjà avoir le syndrome de la petite sœur qui pense que son grand frère est forcément le meilleur dans ce qu’il fait, et elle décida de ne pas croire au fait que si il se faisait prendre, il finirait en prison plutôt que de se voir proposer un poste. C’était son frère, non ? Alors il était forcément doué. Bon, cela dit, c’était mieux de ne pas essayer, parce que faire connaissance à travers des barreaux ce n’était peut être pas la meilleure façon de faire.

« Et des billets de Monopoly, Tu sais les refaire, hein ? C’est pas vraiment illégale et ça me permettra peut être de gagner en cachant des billets quelque part... j’suis trop nulle à ce jeu ! »

Bienvenue dans le monde d’October, ou l’art de poser des questions auxquelles ont ne s’attend pas vraiment... A moins de posséder la même logique d’esprit qu’elle, ce qui, heureusement, n’est pas courant ! Bien que l’on puisse se demander comment elle avait pu en arriver à poser cette question, pour elle, tout était parfaitement logique. Parlez-lui de billet, d’argent, et elle pense forcément au Monopoly. Logique, non ? Ca l’était tellement pour elle qu’elle ne vit pas de raison d’expliquer sa question et passa facilement à la réponse concernant ce qu’elle faisait de sa vie. Merlin sembla même s’intéresser à la partie musique de sa vie – la seule partie qui est vraiment un intérêt – et c’est avec un sourire qu’elle décida de répondre à ses interrogations, prenant très vite une teinte couleur tomate quand il reprit l’expression « tes gars ».

« J’ai jamais vraiment su dans quel style nous situer, je crois que j’aime pas entrer dans des cases. Mais ça serait avec plaisir qu’on pourrait te faire écouter tout ça. En fait t’as même de la chance parce que ça à plutôt pas trop mal évoluer depuis notre adolescence, là, je t’aurais probablement plains. »

Elle avait un grand sourire en essayant d’imaginer ce que ça aurait pu être pour lui si il était arrivé plus tôt dans sa vie. Elle lui aurait probablement bassiné pour qu’il l’écoute tout le temps, dès le début, en pensant que c’était un pur chef d’œuvre, sans que ça le soit réellement. Au moins, il arrivait quand les choses commençaient à se roder. Il y avait encore beaucoup d’évolution à avoir mais, au moins, ça devenait écoutable sans que le tympan décide de se barrer directement ! Enfin question de goût au final, on aime ou on n’aime pas leur style.

Et puis, sans vraiment prévenir, elle avait soudainement eu envie de savoir si il était au courant concernant le braquage qu’il y avait eu lieu sur la cinquième avenue. Sa question avait été maladroite, et pour ce qui est de son air détachée elle pouvait repasser. Vu que Merlin essaya de capter son regard, elle s’efforça de fixer le sien sur celui de ce demi-frère, avec une légère moue qui montrait qu’elle n’était pas si à l’aise que ça. Tourner autour du pot, vouloir des infos, et mentir ce n’était définitivement pas son truc. Elle était tellement nerveuse qu’elle prit la question de Merlin au premier degré. Ouvrant grands les yeux, elle secoua vivement les mains, et presque tout son corps suivit tellement elle s’agitait.

« Non, non, non. »

Son attitude était presque risible, comme si elle jouait dans un film en sourd et muet et qu’elle devait accentuer tous ses gestes. N’importe qui la regardant à ce moment là, et même sans le son, pouvait comprendre qu’elle niait ou refusait quelque chose vivement. Et du coup, incapable de savoir comment faire pour avoir des infos l’air de rien, elle lâcha le morceau à sa manière, soit le plus directement possible en cessant de s’agiter comme un poisson hors de l’eau.

« Non, el réalité, tu vois. Euh... Bin y a eut un braquage dans la cinquième avenue y a peu de temps. J’y étais et, je me demandais si la police avait une piste parce que les médias ne disent rien »

Et franchement, en disant ça, elle était loin d’avoir l’air d’une gamine joyeuse qui racontait un exploit formidable, qui ne lui arrivera qu’une fois dans sa vie. Ca aurait pu être le cas, elle aurait pu trouver ça super fun... Mais pour ça il n’aurait pas fallu qu’il y ai de mort, pas de blesser, et encore moins de blesser parmi les gens qu’elle aimait et elle même.
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Merlin T. Johanssen
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Mar 17 Jan - 16:06

Il y avait déjà un semblant de complicité entre le frère et la sœur, si on en jugeait par les divers sourires qu’ils s’échangeaient. Il y avait fort à parier que cela devait paraître comique à n’importe quel observateur extérieur, mais dans le fond ce n’était pas ce qui importait le plus. Le plus important était l’existence même de ce moment qui prouvait que les choses perdues finissaient toujours par être retrouvées… Dans ce cas précis, Merlin était plus que ravi de se trouver assis face à une jeune fille aussi attachante qu’October. Son naturel avait certes quelque chose de déconcertant, mais cela la rendait absolument unique, si bien que Merlin se crut assez rapidement capable de l’identifier avec précision au milieu d’une armée de sosies. C’était bien brave, mais surtout très utopique de sa part, mais il y avait certaines certitudes que l’on ne parvenait que difficilement à expliquer… Mais ce qui était certain en revanche, c’était qu’il était bien certain de tenir à elle et qu’il ferait son possible pour la protéger du monde extérieur et lui proposer une épaule pour la soutenir et une oreille où déverser ses craintes et angoisses diverses. Autant dire que le jeune homme prenait son nouveau rôle d’ainé particulièrement à cœur.

La conversation avait fini par dériver sur le métier de Merlin, et à présent la jeune fille s’imaginait que Merlin pourrait dupliquer des billets de Monopoly sans difficulté parce que c’était simple, que ça n’était pas illégal, et surtout – surtout ! – parce que ça lui permettrait ENFIN de gagner à ce jeu. Merlin ne pu retenir un léger rire.

Je peux essayer de voir ce que peut donner l’imprimante-scanner que j’ai au bureau, il paraît qu’on peut quasiment tout faire avec !

C’était vraiment le dernier outil qu’un faussaire utiliserait pour produire de la fausse monnaie, mais Merlin devait donner le change pour ne pas risquer de mettre sa réputation en péril. Il ne craignait pas qu’October révèle quoi que ce soit bien malgré elle vu qu’elle n’était pas au courant de ses activités annexes, mais il y avait tout de même certaines précautions à prendre pour éviter de trop attirer l’attention. Cela dit, la logique d’October concernant la fausse monnaie avait quelque chose d’assez enfantin et de vraiment mignon ; elle n’avait pas pensé à des dollars, des vrais, mais à des billets de Monopoly. Elle était vraiment unique !

La conversation s’orienta ensuite vers la passion de la jeune fille, lorsque Merlin proposa de venir l’écouter jouer avec son groupe à l’occasion si elle l’y autorisait. Il n’était clairement pas mélomane pour deux sous, mais ne rechignait jamais à écouter de nouvelles choses… alors c’était l’occasion, même si October n’était pas certaine de la catégorie dans laquelle son groupe se situait.

Au final, ce n’est pas important. – Merlin s’interrompit quelques secondes. – Le genre de votre musique. Ce qui est important, c’est que vous passiez un bon moment à jouer et que les autres passent un bon moment en vous écoutant. Enfin c’est de cette manière que je vois la musique, ce qui explique pourquoi je ne suis pas vraiment doué pour délimiter les genres… - Son sourire s’agrandit avec amusement. – Je suis certain que dans ce domaine, tu aurais pas mal de choses à m’apprendre.

Le ton léger de la conversation s’était finalement mué en quelque chose de beaucoup moins léger, notamment lorsqu’il fut question d’un braquage et qu’October posa quelques questions plus ciblées… Merlin essaya comme il le put de vérifier si elle n’avait aucune intention de faire une grosse bétise, mais sa réaction un peu démesurée alors qu’elle niait avoir envie de braquer une banque ne le rassura pas davantage. Il y avait à présent une espèce de malaise dans le comportement de sa demi-sœur… Quelques minutes passèrent avant qu’elle ne se décide à avouer quelque chose qui laissa Merlin un peu perplexe.

Tu y étais ?! – Merlin se reprit et parla un ton plus bas, par sécurité. – En tant qu’otage ? – L’inquiétude se peignit sur son visage. – De ce que j’ai pu entendre, les conditions ont été absolument horribles pour les otages, et beaucoup de gens ont été blessés inutilement…

Merlin s’interrompit pour considérer la jeune femme avec une certaine gravité, l’inquiétude toujours présente sur ses traits.

Je suis intervenu en tant que consultant, mais je ne peux pas vraiment en dire davantage… Il ne faut pas que tu t’inquiètes parce que tout le monde fait son travail pour leur mettre la main dessus. Le mieux étant qu’ils mettent les voiles et disparaissent à l’autre bout du monde pour que chacun puisse oublier tout ça…
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Jeu 2 Fév - 13:35

Là où elle pouvait en exaspérer certain –surtout ceux qui ne la connaissait pas- avec ces réflexions qu’on attendait rarement, Merlin, lui, ne pu s’empêcher de rire. Loin de s’en offenser, elle se mise même à sourire. C’était étrange, elle ne le connaissait pas mais peut être que certain lien ne s’explique pas. Elle n’en était pas à lui dire qu’elle était mutante ou des trucs de ce genre, la prudence restait de mise mais elle se sentait à l’aise avec lui. En réalité elle était souvent à l’aise avec les gens mais le contraire était pas toujours vrai, faut-il qu’elle avait une tendance bien à elle de voir les choses. Un peu comme cette histoire de billet de Monopoli, répliquer des vrais dollars ne lui avait même pas traverser l’esprit, sûrement trop honnête ou trop naïve pour songer à ce genre de chose. Combien même il lui ferait de faux billet de jeu, que si elle venait à les utiliser ça se verrait comme le nez au milieu de la figure et on le découvrirai bien vite si elle n’a pas déjà avoué sa tricherie.

Il parlait d’imprimante et elle aurait été capable de croire que ça suffisait à faire de la fausse monnaie. Du moins elle imaginait que ça pouvait fonctionner dans des petites superettes où on ne vérifiait jamais les billets. En réalité elle ne savait pas grand-chose vu que l’idée de faire de faux billets ne lui avait jamais traversé l’esprit, même quand elle avait vraiment eu besoin d’argent. N’empêche qu’elle ne pu s’empêcher d’être impressionner sur un point.

« Trop classe ton imprimante-scanner, moi, j’suis obligée de frapper la mienne avec un manche à balai si je veux qu’elle me sorte quelques traces noires sur une feuille de papier. »

Le pire c’est qu’elle ne mentait pas, son imprimante était une antiquité qu’elle n’avait pas changé depuis des lustres. Elle avait tellement chercher à la rafistoler dans tous les sens qu’il fallait frapper à un endroit précis pour qu’elle se mette en route et après il ne restait plus qu’à prier le Dieu Canon pour que ça imprime ce qu’on n’a voulu et non pas une trainée noir… Ah, et bien évidemment, fallait oublié la couleur qui ne sortait jamais comme demandé. A croire qu’il y avait un compartiment exprès dans son imprimante pour mélanger les couleurs exactement comme elle ne les voulait pas.

Passant les détails précis de son imprimante, elle fut heureuse d’entendre que Merlin voulait bien écouter ce qu’elle pouvait faire comme musique avec le groupe. Elle aimait jusqu’à sa façon de voir la musique qui lui arracha un énorme sourire. Peut être qu’il y avait une sorte de gène qui procurait la même vision des choses sur la musique. Si c’était le cas, ils avaient hérité du même. Cela dit, October en doutait un peu quand on voyait l’aversion qu’avait sa mère pour ce genre d’activité.

« On essayera d’organiser ça à l’occas’ si tu veux. Et puis, whaou, si je peux t’apprendre des choses faudra que tu m’apprenne aussi à faire mes billets de Monopoli. »

Il y avait sûrement plein de chose qu’elle pouvait apprendre mais elle n’en avait pas conscience. En fait les deux trucs pour lesquels elle était douée c’était la musique et la mécanique – merci papa – mais hormis ça elle se voyait plus comme une tête en l’air qu’autre chose. C’est sûrement pour cette raison qu’elle avait répondu dans un sourire à la limite de la dérision. Un ton amusé qui s’était estompé quand le sujet était passé à cette histoire de braquage, où elle avait finalement dit qu’elle s’y était trouvé. Elle fit même une moue faussement vexé quand il lui demanda si elle y avait été en tant qu’otage. Une question qui pouvait laisser sous entendre qu’elle aurait pu y être en tant que quoi ? Braqueuse ? La bonne blague. Mais vu l’inquiétude sur le visage de Merlin elle préféra s’abstenir d’une réponse du genre « non, non, j’y était en tant que braqueuse ». Une mauvaise blague qui lui passa bien vite, surtout quand il parla du fait que certaine personne avait été blessé. Instinctivement, elle passa la main sur son ventre, là, où se trouvait la cicatrice qu’elle garderait à vie maintenant. Oui des personnes avaient été blessée, la ramenant directement à Gabriel. Elle se secoua doucement la tête alors que Merlin concluait par la fait qu’il était mieux que les braqueurs mettent les voiles. Elle n’était pas franchement d’accord préférant les voir derrière les barreaux en se disant qu’ils ne pourraient plus recommencer.

« J’imagine que, de toute façon, ceux qui était sur place ne craignent plus rien. C’est pas comme si on avait pu voir leurs visage et, donc, qu’on est une menace pour eux. »

Elle tenta un sourire pour se rassurer elle-même. Le pire c’est qu’elle n’était même pas capable de s’inquiéter pour elle. Son inquiétude était plus diriger vers Jérémy et Gabriel. Et dire qu’il n’y avait aucune raison pour qu’ils se trouvent dans cette banque. C’était juste une demande de crédit qu’ils auraient pu faire ailleurs, ou le rendez-vous aurait pu se passer à un autre moment. C’était probablement ce genre de choses qu’on ne pouvait pas contrôler et qui était inévitable.

« Faut voir le bon côté des choses. Cette banque ne voulait pas de nous, alors on à rien perdu qui soit matériel »

Il fallait voir son air pour comprendre que c’était plus une tentative d’humour qu’autre chose. Une personne qui songeait à faire des billets de Monopoli plus que des vrais billets ne pouvait pas vraiment être attachée à tout ce qui pouvait être matériel.
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Merlin T. Johanssen
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Mer 8 Fév - 11:48

A force de travailler avec des gens à cran pour des raisons financières, Merlin en était venu à adopter une attitude correspondant à l’éducation purement britannique qui lui avait été donnée. Flegmatique et silencieux, le jeune homme était ainsi capable de ne pas se laisser contaminer par la folie ambiante lorsqu’il se trouvait en compagnie de milliardaires ou de chefs d’entreprises escroqués à grands coups de fausse monnaie. Dans un sens, ça lui était bénéfique parce que ce flegme lui permettait de ne pas exploser dans une situation délicate, et donc de conserver la tête froide – une qualité qui était aussi utile lorsqu’il s’agissait de sauver de jeunes mutants en difficulté.

Face à October, ce flegme naturel avait tendance à s’effacer peu à peu. La jeune femme avait une spontanéité assez étrange mais agréable, même si certaines remarques avaient quelque chose de vraiment déstabilisant lorsqu’on n’y était pas habitué. October se révéla impressionnée par la fausse bonne idée de Merlin, concluant que l’imprimante de son frère ainé était vraiment classe avant de préciser que sa propre imprimante ne fonctionnait qu’avec un manche à balai. L’interrogation se peignit instantanément sur le visage du jeune homme :

Un balai ?

Même s’il n’avait rien imprimé au bureau depuis quelques jours, Merlin ne se souvenait pas avoir déjà eu besoin d’utiliser des ustensiles pour actionner son imprimante ou même l’encourager à se mettre en marche en lui tapant dessus.

Et ça l’intimide suffisamment pour qu’elle fonctionne proprement ?

Il n’avait pas pu s’empêcher de demander cela avec humour. Malgré le côté un peu incongru de la dernière phrase prononcée par October, Merlin devinait qu’il devait y avoir une raison – même farfelue – justifiant le recours à un manche à balai pour actionner son imprimante. Elle lui avait dit qu’elle faisait de la musique et prenait des petits boulots de temps à autre pour payer les factures, ce qui impliquait que lorsqu’elle avait de quoi payer les factures, elle ne gaspillait sans doute pas d’argent à changer une imprimante qui pouvait fonctionner à condition de lui taper dessus suffisamment fort… Oui, c’était logique en fait.

October sembla ensuite ravie de la réponse de Merlin concernant la musique en général, et ce qu’elle jouait avec son groupe. Le côté enjoué de la jeune fille fut décuplé en un quart de seconde, et elle promit qu’ils s’organiseraient ça à l’occasion. Le sourire de Merlin s’étira avec amusement lorsqu’il l’entendit conclure qu’il pourrait lui apprendre à faire ses propres billets de Monopoly.

Ca me paraît être un arrangement honnête, un peu de musique contre des faux billets de Monopoly.

Le sujet suivant fut beaucoup moins léger et réjouissant, parce que Merlin comprit au travers des phrases laconiques et du regard fuyant de sa jeune sœur qu’elle avait eu un certain rôle au cours du braquage dont les médias parlaient encore aujourd’hui… Le jeune homme remarqua le mouvement d’October lorsqu’elle posa une main sur son ventre mais fut incapable de l’interpréter convenablement, ce qui l’amena à plonger de nouveau son regard dans celui de sa sœur. Elle formula une phrase très juste à laquelle Merlin ne pu qu’acquiescer :

Si leurs visages avaient été visibles, ça aurait été beaucoup plus dangereux en effet… - Il marqua une courte pause. – J’espère que tu n’as pas trop été malmenée ; on connait tous la brutalité de ce genre d’individus…

Merlin désapprouvait complètement le fait de braquer une banque pour s’enrichir au même titre que de tuer quelqu’un pour avoir la paix. Il y avait tellement de moyens de se faire de l’argent ou d’assurer sa tranquillité que le recours à la violence était vraiment la solution de facilité… encore plus lorsque cette facilité blessait bon nombre de gens psychologiquement ou physiquement. October trouva malgré tout un point positif à ce braquage mais son trait d’humour échappa à Merlin, qui prit quelques secondes avant de formuler sa question.

Elle ne voulait pas de vous… c'est-à-dire ?

Le peu qu’il savait d’elle lui permettait de deviner qu’elle avait voulu faire allusion à quelque chose, mais Merlin ne la connaissait malheureusement pas suffisamment pour être apte à décrypter toutes les allusions de sa demi-sœur.
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Ven 17 Fév - 21:00

Merlin semblait assez étonné par l’emploi d’un balai pour demander si elle avait bien parlé de cet objet. Dans un sourire qui illumina le visage d’October, cette dernière hocha positivement la tête. Oui, elle se servait bien d’un balai pour que son imprimante fonctionne. Elle alla même jusqu’à lâcher un léger éclat de rire quand il finit par lui demander si cela intimidait vraiment son imprimante. Sa boisson dans une de ses mains, elle laissa passer son bref éclat de rire pour prendre une mine parfaitement exagérée.

« Oh oui ! J’te jure, si elle pouvait courir, je crois qu’elle se serait déjà enfuit de la maison depuis bien longtemps. »

Elle était assez contente que Merlin puisse prendre ça avec humour. D’autre aurait déjà fait une tête étrange en se demandant intérieurement – ou pas – qui était cette folle qui frappait ses imprimantes pour les faire fonctionner. Cela dit, ce n’était pas vraiment de sa faute si l’imprimante était vieille et qu’elle avait besoin d’un stimulant pour se décider à cracher quelques jets d’encre. Quoique, le résultat n’étant jamais celui qui était attendu, elle devrait peut être songé à laisser son imprimante partir en paix dans le cimetière des imprimantes… Elle serait peut-être plus heureuse là-bas !

La bonne nouvelle, c’est qu’il semblait maintenant avoir une sorte d’accord entre le frère et la sœur. Honnêtement ce n’était pas l’accord entre eux deux qui la rendait joyeuse. Si elle n’avait pas de billet de Monopoly, cela ne l’empêcherait pas de dormir. Non, ce qui la rendait heureuse c’est que cet accord les entrainait à devoir se revoir. Ca s’était plutôt cool. Elle ne le connaissait pas mais savoir qu’elle avait un bout de famille – même si ce n’était qu’à moitié – était quelque chose dont elle avait envie et qui lui faisait plaisir. Alors, se dire que tout ne s’arrêterait pas là, après ce starbuck, c’était encourageant et ça suffisait à lui donner le sourire. Sourire qu’elle avait perdu bien malgré elle quand il fut question de ce braquage. En même temps c’était elle qui avait lancé le sujet, alors elle n’allait pas se mettre à taper une crise, si jamais ce genre d’attitude faisait partie de son caractère.

Merlin confirmait ce qu’elle avait dit, ce qui d’une certaine manière la rassurait pas mal. Elle était bien contente de ne pas avoir eu accès au visage des braqueurs. Et heureusement qu’elle n’était pas au courant que l’une des personnes dans la banque – une cliente – avait été de mèche avec eux. Merlin espérait qu’elle n’avait pas été trop mal menée et, le doute s’installa brièvement en elle : devait-elle dire, ou non, ce qui s’était passé ? Ça aurait pu être n’importe qui, qu’elle aurait pris la décision de se taire. C’était une manie – pas toujours bonne d’ailleurs – de ne jamais se plaindre ou des trucs de ce genre. Il y avait toujours pire ailleurs, après tout, pourquoi se plaindre ? Mais n’était-ce pas le rôle d’un grand frère de savoir des choses sur sa sœur ? Est-ce que c’était vraiment catastrophique si elle venait à dire quelque chose au sujet de la balle qu’elle avait reçu ? October se mise à sourire mais sans regarder Merlin de manière direct… Elle n’avait jamais su mentir !

« Non, ça va. C’était plutôt tranquille pour nous. »

Mensonge en ce qui la conserve. Mensonge en ce qui concerne le « nous »… Mensonge… Mensonge… Mensonge… Elle s’était faite tirée dessus, pareil pour Gabriel. Ils avaient vu une personne mourir… En quoi ces évènements étaient considérés comme pas vraiment grave ou important… Oui, bien sûr, tout va bien… Des braquages, elle s’en tape 3 au petit dej’, tous les matins ! Mais voilà, elle ne connaissait pas merlin, elle ne savait comment il réagirait si elle venait à dire que les choses n’avaient pas été si facile que ça et, surtout, elle avait l’impression de se plaindre si elle venait à dire ce qu’elle ressentait et, ça, elle en était incapable. Alors elle garda son sourire, retrouva les yeux de Merlin une fois son mensonge fini alors que ce dernier semblait s’interroger sur ce qu’elle avait pu dire un peu plus tôt.

« Oh, rien d’important. On avait rendez-vous pour faire une demande de prêt et on n’a même pas eu le temps de finir notre demande que le banquier nous refusait déjà. Bon j’avoue que je n’ai pas aidé à calmer le jeu, il me semble l’avoir menacer de lui casser le nez mais je n’étais pas certaine de pouvoir frapper assez fort. Elle réfléchit un instant… Quoique j’ai plutôt été cool contrairement à Jérémy qui lui a renversé une bouteille d’eau dessus et Gabriel qui voulait lui crever ses pneus de voiture… »

Elle haussa les épaules faussement désolée si ce genre de comportement dérangeait Merlin mais ce type à la banque l’avait bien cherché… Quoique, avec le recul… Non, il aurait pu leur laisser, au moins, le temps d’expliquer leur projet. M’enfin, peu importe vu que, de toute façon, c’était mort. En tout cas, pour une raison inconnue, elle se sentie obligée de se justifier.

« Promis, on n’est pas des genres de délinquants ou j’sais pas quoi mais… Enfin, ce type avait vraiment été particulièrement désagréable. Cela dit, c’est pas la fin du monde, on verra bien dans une autre banque à l’occas’ »

Elle avait ce besoin de laisser entendre que tout allait bien et qu’ils trouveraient une solution en temps voulu. Elle passa, évidemment, sous silence le fait qu’ils avaient probablement été recalés parce que Gabriel était complètement défoncé, ce qui devait se voir comme le nez au milieu de la figure. C’est pas le genre de chose qu’on explique à la première rencontre avec son frère : Hey, fragin, tu sais quoi ? Je vis avec un type qui se défonce la tronche très souvent !
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Merlin T. Johanssen
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Jeu 15 Mar - 12:41

Le fait d’utiliser un balai pour faire fonctionner une imprimante au lieu de tout simplement la laisser faire son travail seule n’était quelque chose d’étonnant que pour Merlin, à en juger par le sourire qu’October affichait. Particulièrement sûre d’elle, elle hocha même la tête avec conviction pour confirmer l’utilité du balai, alors que le jeune homme s’inquiétait du stress que pouvait générer cette manière de faire sur cette pauvre imprimante qui n’avait rien demandé. October se montra amusée, riant de bon cœur avant d’adopter un air difficile à définir, mais clairement exagéré, jurant que si l’imprimante en avait été capable, elle se serait tirée vite fait en emportant ses cartouches et sa ramette de papier… Merlin imaginait bien la scène en fait, avec une imprimante qui avançait en faisant des bonds pour échapper à une October qui brandissait un balai. Il ne pu retenir son rire tant la scène était improbable.

C’est que tu dois être drôlement intimidante avec un balai !

Merlin savait qu’il ne fallait jamais se fier à la taille ou à la carrure d’une personne pour juger de sa dangerosité. L’imprimante mise à part, un balai bien manié pouvait intimider suffisamment pour dissuader une personne d’approcher ; du moins cela le dissuaderait lui par crainte de s’en prendre un coup dans les parties ou en pleine tête… Mais tout le monde n’était pas nécessairement aussi prudent que Merlin ou que l’imprimante d’October.

Au sujet du braquage, Merlin fit son possible pour essayer d’obtenir des informations de la part de sa sœur tout en essayant de la rassurer sur le fait que ceux qui en avaient été victime n’avaient plus rien à craindre à présent. C’était sans doute facile à dire quand on n’avait pas été mis en joue par un braqueur, mais il fallait vraiment être complètement obsessionnel pour faire des recherches afin de retrouver tous les gens qui s’étaient trouvés dans l’agence, et complètement dérangé pour tuer tout le monde. Personne n’avait vu leurs visages ou le moindre détail susceptible de les identifier ou de faire tomber cette bande bien organisée, alors pourquoi continuer à s’en faire ? Peut-être parce que l’expérience avait été tellement traumatisante que la possibilité qu’elle se reproduise dans un supermarché ou dans un restaurant avait quelque chose de particulièrement dérangeant…

October expliqua que ça avait été tranquille, un mot qui n’était généralement pas employé pour faire référence à ce genre d’évènements et qui témoignait des efforts de la jeune femme pour essayer de dissimuler la vérité. Malgré cela, Merlin ne se voyait pas insister comme un gros lourd pour finalement lui faire admettre que non, ça n’avait pas été tranquille et qu’elle en avait bavé comme tous les autres otages. October laissa ensuite de côté son ressenti pour expliquer ce qui l’avait amenée dans cette agence le jour du braquage, et Merlin acquiesça en silence, ne souhaitant pas l’interrompre. Il apprit que le banquier leur avait refusé un prêt sans même leur laisser le temps d’exposer leur projet, et que le tout n’avait débouché sur rien…

Je ne connaissais pas vraiment cette banque, mais les banquiers fonctionnent tous plus ou moins de la même manière, j’imagine… - Merlin fit tourner sa cuiller en plastique entre ses doigts. – Ton histoire me rappelle la fois où j’avais été occupé d’accompagner un ami qui voulait créer son entreprise… Il s’était fait refouler d’un peu partout parce que venir demander un prêt en baggy était comparable au pire crime qui puisse exister. – Merlin escamota une partie de l’histoire, passant rapidement sur les raisons pour lesquelles il l’avait accompagné son ami à l’époque. – Ca a été assez complexe de lui faire adopter une tenue qui rassurerait le banquier, surtout que de mon point de vue, s’engoncer dans un costume trois pièces pour vendre un projet de magasin d’articles de surf, c’est assez ridicule en soi…

La négociation avec le banquier n’avait rien donné de concret ou de bien poli, puisque October et ses amis n’avaient pas réellement cherché à insister vu les mauvaises dispositions dans lesquelles se trouvait le banquer. Le cassage de nez qu’October n’était pas certaine d’exécuter complètement et la mention des futurs pneus crevés fit légèrement tiquer Merlin, notamment en raison des ennuis que ces menaces auraient pu leur attirer… La jeune femme se sentit obligée de préciser que ce genre d’attitude ne faisait pas partie de leurs habitudes.

Face à certaines personnes nerveuses, ça aurait pu assez mal tourner, c’est surtout ce qui m’inquiète. Et après ce casse que personne n’avait prévu, la paranoïa ne risque pas de s’atténuer… - Merlin esquissa un sourire par peur de passer pour le moralisateur de service. – Si vous retentez votre chance pour une demande de prêt et que vous avez besoin d’un soutien… Enfin si tu veux, je suis là…

Lui proposer directement de lui prêter de l’argent aurait été complètement déplacé et prétentieux. Il ne savait pas vraiment de quel projet il s’agissait… ah bin c’était peut-être le moment de poser la question :

Besoin d’une voiture pour partir en tournée ?

L’humour était peut-être le seul moyen de ne pas donner l’impression de débouler dans sa vie avec des gros sabots et de poser des questions toutes les trente secondes. Il fallait encore que Merlin trouve la bonne manière de se comporter pour ne pas paraître trop envahissant. C’était un exercice complexe, et le malaise du jeune homme devait être bien visible malgré son flegme naturel…
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Lun 2 Avr - 10:16

C’était un fait, October aurait préféré que son imprimante fonctionne sans avoir besoin de la chambouler un peu. Mais les choses n’étaient pas ainsi et, pour le moment, le balai fonctionnait très bien. Cela eu le don de faire rire Merlin qui laissait entendre, à travers son rire, qu’elle devait être intimidante avec un manche à balai entre les mains. Prenant une fausse mine vexée, elle évita de sourire pour répondre de manière sérieuse. Enfin, son ton se voulait sérieux, la réalité était tout autre.

« Tu rigoleras moins le jour où tu me verra en action, si jamais ça s’avère nécessaire contre toi »

Un large sourire était apparu avant la fin de sa phrase, signe que ce qu’elle disait n’était pas vraiment pensé. Il était assez rare qu’elle s’amuse à menacer quelqu’un avec un balai. A qui pouvait-elle bien faire peur hormis son imprimante ? Ce n’était pas sa carrure et son air complètement ailleurs qui lui permettait d’être intimidante. Il fallait vraiment qu’elle soit énervée contre quelqu’un pour l’être et, encore, la plus part du temps ce n’était pas elle qui faisait le plus peur mais plutôt les personnes qui l’accompagnait. La preuve, même à la banque, elle avait émis l’idée de foutre son poing dans les dents du conseillé mais craignait de ne pas frapper assez fort préférant déléguer si c’était possible pour que cela puisse avoir plus d’impact.

Elle apprécia réellement le fait que Merlin n’insiste pas sur le braquage et ce qui avait pu se passer, malgré le fait qu’elle ne devait franchement pas être crédible dans ses paroles. Mais c’était un de ses traits de caractère et il aurait tout le temps de s’en rendre compte : October parlait très rarement d’elle ou de ce qui pouvait la toucher et la tracasser. Si elle était une oreille attentive – quand les circonstances s’y prêtaient – elle n’essayait que très rarement d’inverser les rôles par peur d’ennuyer les gens ou qu’ils pensent qu’elle ne pouvait avoir que des problèmes dans la vie. Ce qui, bien évidemment, était loin d’être le cas. Franchement il y avait des gens bien plus à plaindre qu’elle. Du coup, c’est assez normalement que le sujet dévia sur les raisons qui avaient poussé October à aller dans cette banque et à la manière dont ils s’étaient tous cassé les dents en cherchant à demander un crédit.

Merlin n’était pas franchement rassurant en disant que toutes les banques fonctionnaient de la même manière. Pas rassurant mais, malheureusement, assez réaliste. Elle comprenait très bien le problème de l’ami qu’il avait dû accompagner. Pas la bonne tenue, pas la bonne tête, à croire que ce genre de chose suffisait largement pour qu’un banquier vous refuse quoique ce soit. Cela dit elle était d’accord avec le raisonnement Merlin, pourquoi se déguiser en pingouin quand le métier effectué ne le demandait pas. L’important était surtout d’être propre mais les tenues vestimentaires ne devaient pas entrer en ligne de compte… En tout cas, pas selon elle.

« Sûre ! J’aurais tendance à me dire que le type en costard qui veut vendre des trucs de surf s’y connait absolument pas. Enfin, j’sais pas ça reste surement une sorte de préjugés dans l’autre sens mais les gens devraient quand même pouvoir enfiler le pantalon de leur choix. »

Après elle était d’accord pour dire qu’il fallait faire un minimum d’effort, le type négligé qui n’avait pas pris de douche depuis trois jours et qui n’avait pas été capable de changer son pantalon recouvert de ses 6 derniers repas, n’inspirait pas la confiance dans la mesure où il n’était, apparemment, pas capable de s’occuper de lui. Après si une personne est à l’aise en basket et dans un pantalon 6 fois trop grand pour lui, pourquoi le rendre mal à l’aise dans un costume qui ne lui ressemble pas pour aller vendre un projet. N’importe quoi !

Concernant la réaction que tout le petit groupe, Merlin se montra plus réservé préférant se montrer plus prévenant que véritable investigateur d’une révolte contre les banquiers. Ce qui n’était pas un mal. Elle bloqua un instant quand il proposa son soutient, si ils voulaient retenter leur chance. Voilà pourquoi elle n’aimait pas vraiment parler d’elle ou de ce qui pouvait la tracasser, elle avait cette soudaine impression de devenir la fille qui mendiait de l’aide de manière involontaire. Elle avait surtout peur que Merlin pense qu’elle lui en avait parlé pour pouvoir lui soutirer de l’aide, voir quelques billets ce qui, bien évidemment, n’avait jamais été fait dans ce but.

« C’est gentil mais tu sais, je crois qu’on va encore essayer pas mal de nous-même. C’était le premier essai, on ne va pas baisser les bras aussi vite »

Sa réponse n’avait rien de prétentieux avec un sous-entendu du genre « Pff, on peut arriver à tout, tous seuls ». Mais elle partait du principe que l’aide était un deuxième recours et que parvenir à un deuxième recours ne devait pas ce faire seulement après un essai infructueux. Enfin, elle partait du principe que la vie était comme ça, tout ne tombait pas si facilement. Et puis, elle ne se voyait pas ne pas essayer alors que la situation financière n’était plus la même. La dernière fois qu’elle y avait été, elle n’avait rien à faire entrer en ligne de compte. Aujourd’hui elle avait un héritage que modeste mais, surtout, elle avait une maison qui pouvaient probablement ouvrir un peu plus de porte. Ou, du moins, permettrait d’aller plus loin que le « bonjour, avant de commencer je vous annonce que ce n’est pas possible ».

« Et puis, tu sais, ça sera peut-être plus simple, aussi, pour nous de mettre un peu d’argent de côté. Là où on avait tous un appartement ou un studio à payer, aujourd’hui on se retrouve tous sous le même toit d’une maison qui à fini d’être payée par mes parents. »

Ok, elle aurait préféré garder ses parents mais elle ne pouvait pas nier cette évidence pour autant. Tous étaient loin d’être riche mais elle ne pouvait pas dire que l’arrivée de cette maison qu’ils partageaient n’arrangeait pas les comptes de tout le monde. Elle ne put s’empêcher de s’ouvrir à la question de Merlin qui, étrangement, plutôt que de demander pourquoi ils voulaient un prêt, préféra faire une hypothèse. Le pire c’est qu’il avait presque gêné de poser cette question ce qui ne manqua pas de la faire sourire encore plus.

« Non, on arrive toujours à se débrouiller pour ce qui est du transport. On voulait surtout avoir un peu de sous pour pouvoir enregistrer au moins quelques maquettes de manière pro à présenter. »

Parler d’album était un truc qui aurait été bien mais peut-être un peu trop utopique pour l’instant. Faire un album sans que ce soit fait avec un peu de pub serait surtout dangereux. Faire un album pour juste voir son disque au magasin de musique du coin, sans jamais un seul acheteur n’était pas le truc le plus rentable qu’on puisse faire.

« Tu sais on arrive à se caler sur quelques petits évènements de la ville, ou en concert sauvage qui prennent souvent fin avec la police qui débarque. Ça semble encore peu pour pouvoir se décider à faire des choses plus grandes pour le moment. Au moins faire quelques maquettes permettra de se présenter dans des maison de disques autrement qu’avec un enregistrement fait dans un garage. »
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Merlin T. Johanssen
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Dim 15 Avr - 21:45

L’air vexé d’October ne parvint pas à convaincre Merlin du fait qu’il venait de dire quelque chose de déplacé, et pourtant il ne la connaissait que depuis quelques minutes. Ce qui l’amenait à se demander si elle était réellement sous douée pour travestir ce qu’elle ressentait ou si elle avait fait exprès de grossir le trait au cas où il croit l’avoir réellement vexée… Autant d’incertitudes qui avaient amené le jeune homme à considérer qu’elle était simplement en train de le ménager et de lui éviter les quiproquos auxquels il était habitué avec de nombreuses autres jeunes femmes. Dans un sens, peut-être que se découvrir maintenant une petite sœur lui permettrait de rectifier le tir et de comprendre ce qu’il faisait toujours de travers pour qu’on le laisse de côté aussi facilement qu’une paire de chaussures trop petites.

La menace déguisée d’October tira un sourire amusé à Merlin malgré tout, notamment parce que la jeune fille avait l’air de s’amuser elle-même de ses paroles.

Je ferais donc mon possible pour que tu n’ai pas à en arriver à de telles extrémités… Promis !

Pouvait-on réellement croire qu’un grand gaillard comme Merlin puisse être effrayé à l’idée de se frotter à un poids plume comme October ? Non, ce n’était pas sérieux. En revanche, le balai changeait la donne notamment parce qu’il pouvait lui permettre de frapper là où ça faisait vraiment mal lorsqu’on était un homme, ou d’atteindre la tête beaucoup plus facilement qu’à mains nues. Mais il n’avait rien fait pour mériter de se faire bastonner par sa sœur, n’est-ce pas… ?

Le sujet du braquage fut laissé de côté, et October ne sembla pas se faire prier pour parler d’autre chose. Ils purent donc approfondir le sujet des demandes de crédit, qui malheureusement ne réjouit pas la jeune femme lorsque Merlin évoqua les mésaventures de l’un de ses amis dans cet exercice… Sa sœur cadette prononça une phrase qui pourrait sans doute paraître stupide pour un banquier, mais que le jeune homme trouva vraiment très sensée : comment un pignouf en costume trois pièces pouvait paraître crédible en tant qu’entrepreneur souhaitant vendre des planches de surf ? Les préjugés étaient plutôt tenaces, dans un sens comme dans l’autre… Et c’est précisément ce qu’October illustra en considérant qu’elle serait incapable de croire un homme en costard doué pour quoi que ce soit en rapport avec le surf.

Je suis complètement d’accord avec toi sur ce point, mais malheureusement ce genre de raisonnements sont légion… Et chacun est obligé d’enfiler le déguisement adéquat pour rassurer les banquiers ou les gens un peu… - Il chercha son mot. - … coincés.

Son éducation l’empêchait de balancer le « un peu cons » qu’il avait à l’esprit, mais l’idée était malgré tout bien présente. Le jeune homme avait ensuite proposé spontanément son aide pour son prochain passage devant un banquier. C’était complètement désintéressé, même si Merlin n’aurait pu nier avoir envie de s’impliquer de manière positive dans la vie d’une sœur avec laquelle il avait perdu de trop longues années. Il n’avait pas pu la protéger ou prendre soin d’elle, alors l’accompagner dans un projet qui lui tenait à cœur était ce qui lui paraissait être la meilleure chose à faire pour tenter de rattraper progressivement ce temps perdu. Il ne pouvait pas lui proposer directement de l’argent parce que même si l’envie était là, la décence ne l’y autorisait pas… mais aucune règle ne lui interdisait d’être présent pour elle et de la soutenir.
October le remercia tout en refusant son aide, précisant qu’ils n’allaient pas baisser les bras au premier obstacle qui surviendrait.

J’espère que vous y arriverez sans avoir besoin de vous travestir en étudiants fraîchement sortis d’une école de commerce !

Sourire à l’appui, Merlin avait tenté de s’amuser de ces préjugés qui compliquaient la vie de tant de personnes désireuses de voir se concrétiser un projet. Elle expliqua également que parce qu’ils avaient tous emménagé chez elle, ils pourraient mettre davantage de sous de côté et pourraient ainsi être pris pour autre chose que pour des jeunes fauchés lors de leur prochaine visite à la banque. Merlin acquiesça en silence, esquissant un léger sourire pour indiquer qu’il comprenait le point positif qu’October soulignait même si les circonstances dans lesquelles il survenait n’étaient pas vraiment propices aux réjouissances…

Avec une gêne plus que perceptible, Merlin avait cherché à savoir de manière humoristique ce dont le groupe avait besoin, et October lui apprit – avec un sourire amusé – qu’ils avaient ce qu’il fallait pour se déplacer mais qu’ils cherchaient surtout à enregistrer une maquette qui serait présentée à des producteurs… Enfin Merlin imaginait que c’était de cette manière que cela fonctionnait parce qu’à vrai dire, il ne connaissait pas grand-chose du monde de la musique et se contentait surtout de l’écouter plus que de réfléchir aux processus qui permettaient à des musiciens amateurs de sortir un jour un album en grande pompe. Merlin acquiesça, un visage reflétant clairement un « ah, d’accord », alors qu’il écoutait les précisions supplémentaires apportées par sa jeune sœur concernant la manière dont ils essayaient de se faire connaître. La perspective des concerts sauvages lui fit craindre pas mal de tracas avec des vigiles ou la police, ce qui lui confirma que s’il commençait à s’inquiéter pour elle, c’était qu’il s’attachait vraiment à une vitesse incroyable.

Vous avez pensé à tout, visiblement… même si je serais mal placé pour donner quelques conseils ou critiquer dans la mesure où je ne connais pas vraiment le milieu de la musique. Mais du coup, vous transportez vos instruments comment lorsque vous optez pour des concerts sauvages ? Ca doit amener pas mal d’adrénaline lorsqu’il faut tout remballer sans rien oublier… - Malgré l’inquiétude que cette nouvelle suscitait en lui, Merlin esquissa un sourire amusé. – J’aurais adoré faire ce genre de choses étant plus jeune !
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Mer 18 Avr - 14:06

October ne savait rien des interrogations que pouvaient provoquer ses réactions, surtout que, pour elle, il n’y avait pas de questions à se poser : elle était incapable de mentir convenablement sur un peu près tous les sujets. Le seul avec lequel elle se débrouillait un peu près était celui de sa mutation où elle mettait un point d’honneur à protéger ce secret dans la mesure où elle estimait que c’était aussi pour protéger le groupe. Finalement, elle ne savait pas mentir quand elle était la seule à subir les conséquences de ses paroles mais quand d’autres personnes – qu’elle appréciait – entraient en ligne de compte, elle était capable de se débrouiller un peu mieux. Elle sut juste qu’elle n’était pas crédible dans ses menaces quand Merlin se mit à sourire à son tour en lui disant qu’il essayerait de ne pas la provoquer, elle et son balai. Une réponse qui reçut un hochement de tête de la part d’October, le sourire plus que présent sur ses lèvres.

De toute façon elle n’avait pas envie d’en arriver là et ça serait surtout une perte de temps. Même avec un balai dans les mains, October était capable de s’assommer elle-même plutôt que de taper sur une tierce personne. Une catastrophe ambulante avec quoique ce soit. Si jamais elle arrivait à faire le moindre dégât sur une autre personne c’est que, vraiment, elle ne l’aurait pas fait exprès. Ce qui n’était pas exclu vu son don pour faire exactement ce qu’elle n’avait pas prévue de faire. Mais bon, la question ne se posait pas vraiment, elle n’était pas vraiment violente et, en plus de ça, elle ne voyait pas ce qui pourrait la pousser à vouloir frapper Merlin qui, en plus d’être son frère, ne semblait pas méchant du tout.

Le sujet du braquage semblait loin maintenant, et ce ne fut pas s’en déplaire à October qui se lança dans la conversation des banque et de l’ami de merlin qui avait du enfiler un costume pour sa boutique de surf, ce qu’elle trouvait ridicule. Merlin était d’accord avec elle, ajoutant qu’il fallait enfiler un déguisement selon les circonstances, surtout face à un banquier ou les gens un peu trop coincés. Le mot coincé avait eu un peu de mal à sortir et October se demanda si c’était parce que Merlin avait du mal à sortir une critique ou si c’est parce qu’il cherchait le mot adéquate sans entrer dans la vulgarité et, forcément, un sourire venait d’apparaitre sur les lèvres d’October.

« Coincés ? C’est marrant, parce que j’aurais dit, complètement con ou… Elle se mit à réfléchir une courte seconde. Ou complètement étriquer d’la cervelle. Non mais sérieusement, j’vais noter ça dans un coin de ma tête : costume. Elle fit une légère grimace. Quand j’vais dire ça à Gabriel, il va carrément me faire une réaction allergique, rien qu’à l’idée. »

Demander à Jérémy de mettre un costume ne l’inquiétait pas, de toute façon c’est celui qui avait le plus les pieds sur terre mais pour Gabriel c’était une autre paire de manche. Enfin, elle disait ça, mais elle ne savait même pas si il lui restait des vêtements, à elle, qu’elle n’est pas customisé à sa manière, trouver les fringues adéquates ne serait pas simple pour elle non plus. N’empêche qu’elle voulait bien faire un effort juste pour voir la tronche que Gabriel pouvait faire dans un costume.

Bien qu’elle appréciait réellement la proposition d’aide de Merlin, elle se refusait à l’accepter ne voulant pas jouer les opportunistes. Elle venait tout juste d’apprendre qu’elle avait un frère, venait juste de le rencontrer et elle ne voulait surtout pas qu’il puisse penser que si elle voulait le garder dans sa vie c’était parce qu’il pouvait lui être utile. La relation était tellement naissante qu’elle ne voulait pas qu’un doute s’installe ni pour elle, ni pour lui. En clair si ils devaient rester dans la vie l’un de l’autre – et elle l’espérait – elle voulait être certaine que dans l’esprit de chacun ce choix ne soit pas intéressé par autre chose que le lien de fratrie qui les unissaient. Bref Merlin espérait que les groupe puisse arriver à faire sa demande et comme c’était le désire d’October, aussi, elle répondit par un simple sourire avant de se servir une nouvelle gorgée de sa boisson.

De toute façon, comme elle avait cherché à l’expliquer, les circonstances avaient un peu changé maintenant. Peut-être que ça serait plus facile mais si il était clair qu’elle préférait avoir ses parents plutôt qu’une maison partagé avec le reste du groupe. C’était d’ailleurs peut-être pas la meilleure idée qu’elle n’ait jamais eut. Enfin, si, elle était contente de pouvoir vivre avec eux mais ça avait cette fichue tendance à lui embrouiller l’esprit encore plus qu’avant… Gabriel, Jérémy… Jérémy, Gabriel. Elle effaça cette pensée avec une nouvelle gorgée.

Elle avait tenté de lui expliquer les concerts sauvages, la façon dont ils cherchaient à se faire connaitre et elle avait l’impression que Merlin était inquiet. Sûrement son imagination où une mauvaise interprétation étant donné qu’elle était incapable de savoir traduire les réactions des gens qui l’entouraient. Elle nota surtout que Merlin annonça qu’il aurait bien aimé faire ça étant jeune.

« A chacun ses conneries de jeunesse, t’as sûrement fait des choses que nous on aurait peut-être bien aimé faire »

Parce qu’il allait de soi, pour October, qu’une jeunesse se vivait et qu’il en était de même pour tout le monde, Merlin comprit. Après tout elle ne savait pas comment il avait grandi, ni les méthodes d’éducation de sa famille à lui. D’ailleurs quand elle parlait de conneries ce n’était pas vraiment des conneries mais surtout des « folies », elle se disait qu’au moins, quand elle serait vieille, elle pourrait se dire fièrement : « Ça, je l’ai fait ! »

« Sinon, on a une sorte de vieux van… Tout pourri mais il permet de tout mettre dedans rapidement et de déguerpir vite fait. Enfin aussi vite qu’il le veut bien, parce qu’il a ses humeurs. »

Le van était pratique pour le transport de matériel mais, trop vieux pour ne pas se montrer capricieux. Enfin, de toute façon, le groupe ne risquait pas grand-chose, au pire ils se faisaient chopper, passait une nuit en cellule et était relâcher après avoir promis ne jamais recommencer… Bon, il y avait sûrement une amende pour trouble de la voie publique qui tomberait mais bon…
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Merlin T. Johanssen
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Jeu 26 Avr - 10:31

Malheureusement, tout le monde n’était pas aussi incapable de mentir qu’October, et cette vérité qu’il convenait de conserver gravée dans son esprit ne quittait jamais les pensées de Merlin. Non pas qu’il la soupçonnait d’être une horrible petite menteuse, mais il fallait admettre qu’il n’avait encore jamais vu une personne aussi peu à l’aise avec ses émotions… Mais ce n’était aucunement un problème pour le jeune homme ; il y avait des traits de caractère bien plus dramatiques et bien plus difficiles à supporter qu’une simple incapacité à travestir correctement ce que l’on pouvait ressentir. Quoi qu’il en soit, October sembla réellement approuver a promesse faite par son ainée de ne pas chercher à la provoquer sous peine de tâter de son balai assez rapidement.

October afficha ensuite un sujet amusé suite à la critique de Merlin concernant cette dictature des apparences encouragée par les gens « coincés », avant de rapidement préciser que pour sa part les mots « cons » ou « étriqués » lui paraissaient vraiment plus appropriés. Merlin ne pu s’empêcher de sourire avec amusement là où d’autres personnes auraient pu se sentir offusquées d’entendre ce genre de mots sortir de la bouche d’une jeune fille, mais il fallait croire que même avec ses manières venues d’un autre temps, il s’était tout de même assez bien habitué à entendre les gens jurer à toute heure de la journée – femmes comprises. Bienvenue aux Etats-Unis, en somme…

La jeune fille précisa qu’elle prenait note de cette idée de déguisement en costume pour la suite, ajoutant rapidement et avec une grimace explicite que l’un de ses amis aurait probablement une allergie rien qu’en l’entendant évoquer ce vêtement.

Si ça peut l’aider à sauter le pas plus facilement… Il y a des costumes plutôt sympas et qui ne donnent pas automatiquement l’impression qu’il est témoin d’un marié très riche. Ca lui donnera peut-être moins d’urticaire avec ce genre de précisions…

Son sourire s’était étiré avec un amusement impossible à dissimuler. Merlin comprenait parfaitement la haine que les costumes trois pièces pouvaient inspirer à pas mal de gens ; lui-même préférait largement les tenues un peu moins tape à l’œil histoire de ne pas trop attirer l’attention sur lui. La conversation s’orienta ensuite vers la musique que jouait le groupe dans des endroits qui n’étaient pas prévus pour ça, et Merlin eût du mal à dissimuler son inquiétude malgré un amusement assez perceptible à l’idée d’avoir lui aussi fait ce genre de choses étant jeune. October formula une phrase qui tira un léger pincement de lèvres de la part du jeune homme, et quelques secondes passèrent avant qu’il ne reprenne la parole :

Je ne crois pas avoir eu l’opportunité de faire la moindre connerie… peut-être par manque d’idées. – Une certaine gêne s’installa chez Merlin. – Je crois malheureusement être le prototype du grand-frère parfaitement chiant... Désolé.

Il ne pu s’empêcher de rire de bon cœur malgré tout, parce que son enfance n’avait pas pour autant été désastreuse sous prétexte qu’il n’avait pas piqué les clés de ses parents pour aller faire un tour en voiture ou qu’il n’avait pas tondu le chat… Le seul point vraiment désastreux était le tempérament de sa mère, mais ce n’était pas le moment de mettre October au courant des diverses tragédies familiales.

October expliqua ensuite que le groupe possédait un vieux van vraiment pourri qui leur permettait de transporter leurs instruments et de déguerpir en vitesse lorsque la situation l’exigeait. Un sourire revint rapidement sur les traits du jeune homme qui imaginait très bien le van capricieux qui refusait de démarrer alors que la police arrivait…

Ca doit apporter pas mal de piquant… - Il aurait normalement du s’insurger de la désinvolture de sa cadette, mais pour une fois Merlin n’avait pas envie de laisser son côté aristo trop bien élevé prendre le dessus. – Vous ne devez vraiment pas vous ennuyer tous les trois !

Sa vie était bien remplie et October avait l’air épanouie dans ce qu’elle faisait, alors Merlin ne pouvait qu’apprécier.
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Rendez-vous familiale [Merlin]   Ven 27 Avr - 15:54

Après avoir dit que Gabriel risquait de faire de l’urticaire à l’idée d’enfiler un costume, Merlin donna un conseil qui, éventuellement, pouvait aider à sauter le pas. Dans le fond, essayer ne coutait pas grand-chose, une chose était certaine : ce n’est pas elle qui allait ligoter Gabriel pour le forcer à enfiler un costume. D’une elle n’avait pas la carrure. De deux, elle n’avait vraiment, mais alors vraiment pas, pas la carrure ! Peut-être qu’elle pourrait demander à Jérémy de se coller à cette tâche, auquel cas, l’expérience devenait vraiment intéressante à voir. Dans un sourire, ravie d’avoir un conseil :

« J’vais essayer de lui faire avaler la nouvelle de cette manière. Ça passera peut-être mieux. Merci. »

October était persuadée que merlin, de son côté, avait fait des conneries. C’est pour ça qu’elle avait dit un truc allant dans ce sens, ne concevant pas que quelqu’un pouvait être sage depuis sa naissance. Après tout, l’adolescence servait à faire ses conneries et à en tirer des leçons, non ? Mais une réponse de la part de Merlin se fit attendre, alors qu’il pinçait légèrement les lèvres. Avait-elle dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Ça se trouve il avait fait une telle connerie que ça avait mal tourné et qu’il ne souhaitait pas s’en souvenir. Tout ça pour rappeler à October qu’elle ne savait vraiment rien de lui ou de la vie qu’il avait bien pu mener et qu’il menait encore. Elle ne savait de lui que ce qu’il avait bien voulu lui dire et qu’elle croyait volontiers.

Il finit par reprendre la parole en expliquant qu’il n’avait pas eu l’opportunité de faire la moindre connerie, ce qui, sur le visage d’October, se traduisait par des yeux grands ouverts. Les opportunités se trouvaient toujours, non ? Et, sans trop savoir pourquoi, elle imagina Merlin enfermé dans un placard à balai sous l’escalier, comme un célèbre sorcier, sans être autorisé à en sortir. Et une fois cette idée dans la tête, elle ne put s’empêcher d’avoir une moue désolée, en imaginant ce que pouvait être une vie sous un escalier parce qu’il allait de soi que ça devait être quelque chose de la sorte. Pourtant, voilà, qu’il riait à la fin de sa phrase. Est-ce qu’il avait aimé vivre dans un placard ? C’était bizarre ! LE pire était probablement qu’il s’excusa en pensant être chiant ce qui n’était pas de sa faute, après tout on l’avait enfermé toute son enfance. Oui, parce qu’October avait une facilité impressionnante pour se faire des films et de se mettre à y croire tant qu’une autre explication ne tombait pas. Du coup c’est pleine de bonne volonté qu’elle décida de répondre.

« Roh, c’est pas grave. Y a pas à t’excuser. Moins j’dis que y a pas d’âge pour essayer ce qu’on aurait voulu faire plus jeune. »

Il n’avait qu’un mot à dire et elle était prête à l’amener dans un de leur concert sauvage, à déguerpir rapidement si les flics arrivent. Ou à le trainer dans une virée ou on ne sait jamais vraiment ce qui peut arriver. La seule chose qu’elle ne ferait pas c’est l’envoyé à Gabriel si il avait envie de tester certaines substances, parce que ça, elle ne cautionnait pas du tout ! Enfin, bref, tout ça pour dire qu’elle était prête à lui faire essayer plein de chose, si il avait envie de tester ce que l’on peut considérer comme étant une connerie.

En tout cas l’histoire du van sembla amuser Merlin qui finit par en déduire que les trois ne devaient pas s’ennuyer. October secoua la tête à la fois pour dire que, non, ils ne s’ennuyaient pas mais aussi pour rectifier un point qui, sur le coup, lui paraissait important. Elle reposa sa tasse sur la table afin de libérer ses mains et de lever des doigts à chaque énumération.

« On est quatre. Il y a Gabriel qui joue de la guitare, chante et écrit les textes. Il y a Jérémy qui, lui, joue de la batterie à la perfection. Y a Nathan, qui joue de la guitare et qui est mon cousin aussi. D’ailleurs si sa mère était la sœur de la mienne, est-ce que ça veut dire que, d’une certaine manière c’est ton cousin ? »

Elle s’arrêta de compter à ce moment-là, en s’oubliant parce qu’une nouvelle question lui traversa l’esprit. Si Merlin était capable d’avoir de la famille du côté d’October, est-ce que ça voulait dire qu’elle avait de la famille du côté de Merlin ? Elle secoua la tête, sans réelle raisons apparente. Non, là, elle commençait à se poser beaucoup trop de question et la nouvelle était déjà assez difficile à digérer – même si elle n’avait rien contre Merlin – pour avoir ce genre de pensée. Du coup, elle imagina que si elle n’avait pas envie de se poser toutes ces questions, il en était peut-être de même pour Merlin. C’est pour cette raison qu’elle reprit assez rapidement.

« Laisse tomber, j’crois que je me pose trop de question pour l’instant. C’est… Euh… c’est compliqué. »

Elle plongea les yeux dans sa boisson en se disant qu’un peu plus d’explication serait les bienvenues mais elle avait encore du mal à se mettre toutes les idées en place. Perdre une famille, en retrouver une autre, ça commençait vraiment à faire compliquer, tout s’était un peu chamboulé ces derniers temps et aligner des pensées cohérentes n’étaient déjà pas son fort à la base mais là, c’était encore pire ! Elle releva les yeux vers Merlin.

« En fait, je crois que je me fais bien à l’idée d’avoir un frère – ou un demi-frère, peu importe – mais j’ai plus de mal avec le mensonge de ma mère, sans pouvoir lui demander la moindre explication. »
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