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 Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]

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Ororo Munroe
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MessageSujet: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Jeu 28 Juil - 8:20

Cela faisait plusieurs jours que j'avais l'impression de tourner en rond. L'habitude commençait à me lasser et je retombais dans une sorte de dépression que je n'arrivais pas à contenir. Il fallait que je bouge, sinon j'allais devenir folle à ne penser qu'à ça. Une journée aussi tranquille que d'habitude, mais je finissais tôt dans l'après midi. J'avais donc décidé de sortir pour me changer les idées.

J'avais pris une voiture pas trop tappe à l'oeil, que j'aimais bien conduire. Ce que je n'aurais pas pu prendre c'est la moto de Scott car maintenant il gardait toujours ses clés sur lui. Avec Logan, c'est sur qu'il vaut mieux. Même si j'aurais bien aimé lui demander. Encore que j'aurais presque pu me passer d'explication et les lui prendre, mais seule l'occasion m'avait manqué. C'est donc au volant de la voiture que j'arrivais à Soho. J'espérais aller dans un endroit où je ne reconnaitrais personne et surtout pas venant de l'Institut.

Je me dirigeais vers le bar, plutôt que le café, ça serait plus tranquille et même s'il y avait du monde je passerais plus facilement inaperçue, malgré ma couleur de cheveux. Je garais la voiture près de l'entrée et entrais facilement -colme je donnais l'impression d'être mineure. Ceux qui étaient présents ne se tournèrent pas pour me voir et même la serveuse semblait blasée.

- Vous voulez quoi ?

Une fraction de seconde j'eus envie d'être sage, mais rapidement je me dis que quitte à être là autant se changer les idées.

- Une bière s'il vous plait.

- Tenez et installez vous où vous voulez... Jolie couleur de cheveux !

- Merci, je me suis donnée assez de mal...

Un simple mensonge pour éviter qu'elle me demande comment cette couleur pouvait être naturelle. Elle ne l'était pas et cela venait du fait que je soit mutante. Sauf que je n'allais pas le crier sur tous les toits, pas question de me retrouver avec les feds sur le dos.

Un dernier signe de tête et je me dirigeais vers une table un peu à l'écart histoire d'être tranquille et d'éviter, quand la soirée sera plus avancée, les poivreaux en tout genre. Je bus donc ma bière, mes pensées partant comme d'habitude vers cette histoire que j'oublierais bien. Je ne me rendis même pas compte que j'avais fini ma bière. Au moins, je tenais bien l'alcool, malgré que je n'en buvais pas souvent.

Je fis signe à la serveuse de me reservir. Je la vis hocher la tête et elle vint me donner une autre bouteille et reprendre l'autre. Je voyais bien qu'elle désaprouvait ma façon de consommer, mais d'un je n'avais pas dans l'idée de me souler -ou pas tout de suite- et de deux j'avais passé l'age qu'on me fasse la morale, surtout venant d'une jeunette d'à peine une vingtaine d'années. Mais je ne dis rien et restais polie et elle repartit sans rien dire. Surement à cause du fait que son boulot soit justement de faire boire les gens

J'avais bien entamé la deuxième bouteille, quand une voix me fit sortir de mes pensées. Je n'avais pas entendu ses mots mais quand je vis qui c'était j'en restais bouche bée... Je senti smon coeur s'accélérer et je fus contente de ne pas être cardiaque. Je pensais un instant que c'était l'alcool qui me faisait délirer mais je n'avais pas tant bu que ça. Alors enfin je lui adressais la parole, disant la première chose qui me venait à l'esprit.

- Je te croyais mort... Comment as-tu pu survivre ?

L'entrée en matière était géniale surtout après ce qui lui était arrivé mais il ne fallait pas trop m'en demander vu le choc que je venais d'avoir.
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Rémy LeBeau
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Ven 29 Juil - 8:02

    La nuit avait été vraiment très longue pour Gambit. Employé au Montecito depuis à présent un an, le croupier avait réussi l’exploit malgré ses incroyables dons en matière d’arnaques aux cartes de rendre de gros clients suffisamment à cran pour les maintenir les fesses vissées à la table de black-jack où il officiait pendant un peu plus de 3 heures. Tout être un minimum sensé s’abstiendrait pourtant de relancer ou de commencer une nouvelle partie après avoir perdu près de 2 millions et demi de dollar, mais visiblement ces deux grosses baleines – car c’était ainsi qu’on les appelait dans les casinos, d’après ce que lui avait expliqué le boss – devait avoir perdu l’usage de leurs cerveaux à force de payer pour que l’on fasse les choses à leur place. Au final tant mieux, c’était tout bénef pour ses employeurs. Et c’était également tout bénef pour lui, parce qu’il touchait une commission assez appréciable sur les gros gains…

    Gambit avait donc laissé sa place à l’une de ses collègues et avait rangé son costume de croupier au vestiaire pour enfiler un tee-shirt sombre, et sa longue veste de cuir. Quittant le vestiaire, le mutant passa prendre sa paie du mois qui venait de se terminer, plus la grosse commission qu’il touchait pour les fortunes qu’il extorquait aux clients en ayant l’air de rien. Le chèque fut glissé dans la poche intérieure de sa veste, avec les quelques cartes à jouer qu’il gardait toujours à portée de main au cas où, et le mutant se dirigea vers la sortie du casino avec dans l’idée de rentrer se caler entre les coussins du canapé de sa chambre d’hôtel miteuse, avec un plat de sa composition et sans doute l’un des livres qu’il venait d’acheter… Parce que oui, on pouvait être un dragueur de grande envergure et aimer la littérature; l'un n'empêchait pas l'autre.

    Cela faisait à présent 7 mois qu’il avait rejoint ceux qui autrefois étaient sensés être des ennemis. Et ce laps de temps lui avait laissé l’occasion de se rendre utile à maintes reprises en prêtant main forte aux membres du Réseau d’aide aux mutants, notamment. Nombreux étaient les mutants qui étaient recherchés pour le simple fait de posséder un pouvoir intéressant, et Rémy n’adhérait absolument pas au fait d’enfermer une personne de manière préventive et non parce qu’il avait enfreint la loi. Cela justifiait à ses yeux le fait d’affronter des policiers pour défendre une personne qui était donc innocente parce qu’elle n’avait enfreint aucune loi. Autant dire que le mutant menait une vie qui était tout sauf rangée… Mais en cas de pépin, à qui manquerait-il puisqu’il était seul au monde depuis plus de 3 ans ? Perdu dans ses pensées pas vraiment joyeuses, il avait allumé une cigarette et s'était engouffré dans le métro avec l'idée de rentrer chez lui et l'envie difficile à cacher de s'allonger pour dormir au moins dix heures d'affilée.

    Le ciel s'éclaircissait progressivement, mais les puits de lumière pratiqués dans le sol pour que la lumière arrive dans la station n’étaient pas suffisants pour projeter un peu de clarté dans cet endroit désert, et l’éclairage automatique avait donc été allumé. Gambit s’installa sur un banc près d’un distributeur de nourriture, allongeant sa jambe droite pour chercher dans la poche de son pantalon un briquet qui semblait comploter contre lui tant il semblait décidé à demeurer hors d’atteinte. Lorsque ses doigts se refermèrent dessus au prix d’une ultime contorsion, Gambit retira la main de sa poche et actionna le briquet tant désiré pour allumer sa cigarette. Une première bouffée acheva de le tranquilliser, et la suivante lui permit de trouver le temps moins long…

    Une vingtaine de minutes plus tard, il quittait le métro et débouchait dans SoHo, le quartier où il vivait. C’était autant pour la facilité d’accès que pour les prix abordables pratiqués sur les locations longue durée que le mutant avait choisi de s’installer là. Il n’avait certes pas récupérer l’ensemble de ses effets restés à l’Institut, mais il n’avait pas manquer de racheter de quoi personnaliser un peu l’endroit. Peut-être qu’on avait fait un grand feu de joie avec ses possessions… Il n’en obtiendrait jamais confirmation, à moins d’aller risquer une nouvelle fois sa vie pour aller poser la question à ses anciens amis. Bref, tout était perdu, pour faire plus court.

    En passant devant le Bao’Bar, Rémy fut tenté de s’arrêter pour aller boire quelque chose de frais. Le supermarché du coin ne risquait pas de fermer dans la seconde, ce qui lui laissait naturellement le temps de se poser tranquillement et de commencer à profiter de ce week-end de repos qui s’annonçait. Poussant la porte, Rémy se dirigea vers le comptoir et commanda un Bloody Mary qu’il obtint assez rapidement et paya dans la foulée, non sans avoir adressé un sourire charmeur à la serveuse qui était plutôt mignonne. Elle avait déjà pu sortir avec lui à plusieurs reprises, mais dans la mesure où depuis le fiasco « Malicia » le jeune homme refusait de s’attacher de nouveau, ces divers essais s’étaient à chaque fois soldés par une séparation consentie au petit matin. Heureusement, cette serveuse ne cherchait rien de sérieux, et ça simplifiait les choses pour tout le monde…

    La suivant du regard – le balancement de ses hanches, plus précisément – Rémy crut apercevoir au loin une vieille connaissance. Peau mâte, cheveux blancs… Ca commençait à sentir le roussi tout à coup, mais elle n’avait pas semblé le voir. Peut-être même que ce n’était qu’un sosie et qu’il ne s’agissait pas de Tornade. La Xwoman. Son ancienne amie. Qui – comme les autres – l’avait abandonné blessé sur cette putain de banquise… Il n’y avait pas 36 manières d’en avoir le cœur net, mais Rémy n’avait aucunement envie de se prendre la tête après la longue journée qu’il avait passée. La serveuse s’intéressa de nouveau à lui en prenant de nouveau place derrière son comptoir, s’accoudant dessus tout en fixant le mutant avec un sourire enjôleur aux lèvres :

    Ca faisait longtemps que tu n’étais pas passé… Encore un peu, et tu m’aurais presque manqué, Rémy.
    Tu n’as pas non plus cherché à me joindre, Cassie.

    Le mutant sourit avec amusement alors que la jeune femme faisait de même, effleurant sa joue du bout des doigts.

    C’était ce qui était prévu, non ? – La question avait à peine été murmurée, et le regard de la jeune femme se perdit au loin avant de revenir se poser sur Rémy. – Il y a une cliente là bas qui n’a d’yeux que pour toi… Si c’est une ruse pour me rendre jalouse, ça risque de ne pas fonctionner…
    Et puis quoi encore !

    Cassie afficha un air profondément amusé avant de s’éloigner pour prendre la commande d’un autre client. Craignant qu’il ne s’agisse du « sosie » de Tornade, Rémy fit volte-face et fut accueilli par une remarque assez étonnante. Si son verre n’avait pas été posé sur le comptoir, il aurait probablement explosé en se brisant au sol sous l’effet de la surprise, ou sous l’effet de son pouvoir…

    Pour une surprise…

    Rémy fit quelques pas en direction d’Ororo mais s’immobilisa à environ un mètre de la table. Son visage avait perdu cet air joueur qui le caractérisait pour laisser place à quelque chose d’horriblement plus neutre. Cette rencontre ne lui plaisait pas, précisément parce qu’il avait rencontré un peu trop de Xmen ces derniers temps, et qu’un jour où l’autre il tomberait précisément sur celui qui lui avait porté le premier coup… Peut-être même était-ce Ororo ?

    J’ai eu la chance de tomber sur des gens beaucoup plus compréhensifs que mes « amis »…

    Une certaine insistance sur le dernier mot souligna le fait qu’il conservait encore ce passage à tabac en mémoire, et l’espace de quelques secondes il lui sembla que son dos lui faisait de nouveau mal.
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Mar 9 Aoû - 13:50

[HJ : Désolée du retard...]

Cela avait été une semaine beaucoup trop monotone pour moi. Ces temps ci, même si j'avais chéri mon retour à la normale, les habitudes n'avaient pas réussi à me changer les idées et rien n'avait occupé mon esprit de toute la journée. Alors, je ne supportais plus de rester enfermée à l'Institut et je décidais donc de sortir prendre l'air, de me changer les idées surtout. Je voulais arrêter de penser à tout cela.

C'est comme ça que mes pas me conduisirent dans un bar, calme et sans histoires. Je doutais de rencontrer quelqu'un que je connaisse. Quoique... vu ma chance, il se pourrait bien que ce soit le cas. Je n'avais pas décidé sciemment de me soûler, mais l'idée était tentante, s'il n'y avait aucun danger avec mes pouvoirs. Ainsi, je préférais boire, certes, mais pas trop, pas envie de causer des problèmes, j'en avais déjà assez avec mes propres pensées, sans en chercher ailleurs, non merci...

J'avais donc pris une table avec ma bière et rien malheureusement ne venait troubler mes pensées. Seul le gout de l'alcool retenait mon attention. J'avais donc recommandé une autre bière et commencé à la boire, quand j'entendis une voix au bar. Je n'y fis pas attention sur le coup, mais tournais malgré tout le regard dans sa direction. J'y vis un homme parlant avec une serveuse, qui s'intéressait à lui. J'eus un sourire, la vie continue...

La dessus, alors qu'il bougeait pour changer de position, je vis qui c'était. Le choc... Pour moi il était impossible qu'il soit là. Il devrait être mort, qui pourrait survivre à la banquise. J'avais moi même survécut au désert, mais seulement parce que j'étais africaine et que j'avais eu de la chance, lui n'était pas dans son milieu naturel là bas. Ne restait plus que la chance pour qu'il survive.

Je réussis enfin à prononcer quelques mots, signifiant ma surprise, et par conséquent, pas les plus adaptés en la circonstance. Il ne semblait pas ravi de me voir, il devait lui aussi repenser à cette histoire, comment ne pas y penser ? Lui restait calme et ne semblait plus avoir aucune émotion. Je ne savais que trop en penser, certes il n'allait pas me sauter à la gorge, mais j'aurais préféré savoir clairement ce qu'il pensait. Enfin, son attitude et sa phrase d'accroche suffisait. Je me pris ses mots en pleine figure. C'était une surprise, mais à mon avis, pas une bonne.

La suite de ses paroles me conforta dans mes pensées, il m'en voulait... Comment en aurait-il été autrement ? On l'avait abandonné sur la banquise, à moitié mort. Certes, j'avais caressé l'idée de retourner le chercher, mais où et comment ? Je l'avais alors laissé à la grâce de Dieu. Ses paroles me blessèrent, par leur mordant, mais aussi par leur véracité. J'eus mal de voir ce qu'on avait fait. Je n'avais pas réussi à convaincre les autres de parler calmement de cette histoire. J'avais certes trouvé horrible ce qu'il avait apparemment fait, mais de là à réagir ainsi... La douleur se peignit sur mon visage.

- Contente que tu t'en sois sorti !

Les mots restaient coincés dans ma gorge et je n'arrivais pas à exprimer ce que je pensais. M'aurait-il seulement cru ? Après ce qu'on avait fait, comment pouvait-il me faire confiance ne serait-ce que pour ma non intervention...

- Je suis désolée... J'aurais voulu que cela se passe autrement...

Voila, c'était sorti, à lui maintenant de continuer ou non, de me croire ou non... Je m'attendais à avoir mal, et ce serait justifié. Un peu plus de peine et de blessures. Quand cela s'arrêtera-t-il ? Quand ouvrirais-je enfin les yeux sur les choses que j'avais faites et qui étaient passées comme si de rien était, comme si ma conscience était en paix avec tout ça.

Alors maintenant j'attendais un châtiment, quel qu'il soit...
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Rémy LeBeau
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Ven 19 Aoû - 12:56

    Rémy Lebeau était connu pour être un homme poli et délicat… certes, doublé d’un indécrottable coureur de jupon et d’un joueur invétéré. Son pouvoir n’était pas vraiment du genre de ceux qui prêtaient à rire, mais la personnalité qu’il avait forgée tout au long de sa vie avait contribué à faire de lui un homme d’agréable compagnie – surtout lorsqu’on était une femme – et capable de soutenir une conversation sans avoir le regard qui dévie vers une paire de seins. Pour le second point, c’était permanent, mais pour ce qui était d’être agréable, cela impliquait qu’il soit dans de bonnes dispositions envers ses interlocuteurs… Ce qui n’était pas le cas présentement.

    Ce n’était pas contre Ororo, dont il avait toujours apprécié le sens du devoir, mais c’était surtout vers ceux qui parmi les Xmen avaient autrefois été ses amis et avaient également manqué de le tuer sur un malentendu. Alors bien sûr, un esprit faible pourrait en déduire que Rémy Lebeau nourrissait depuis 3 ans une haine incroyable envers les Xmen, l’Institut et tout ce qu’ils pouvaient représenter, mais la vérité avait quelque chose de plus précis que ça et de beaucoup plus clair : Gambit n’éprouvait aucune haine, mais simplement une rancœur assez difficilement quantifiable qui ne ciblait que ceux qui s’étaient trouvés en Antarctique avec lui. On pouvait bien entendu lui coller un tas d’étiquettes, mais jamais il ne s’était senti aussi sincèrement entouré qu’à l’Institut… du moins jusqu’à ce que ses « amis » ne décident d’attenter à sa vie en se basant sur une bribe de souvenir de 15 secondes volée par Malicia. C’était donc sur cette base qu’il avait été éjecté et privé de tout lien d’amitié, avant d’être lâchement assailli par plusieurs personnes… Ou comment les Xmen avaient ce jour là brillé par leur magnanimité.

    C’était donc avec ce type de pensées noires que le mutant faisait face à Ororo. Une Ororo qui semblait pratiquement choquée de le trouver là. Est-ce qu’elle s’était sérieusement attendue à ce qu’il vienne saluer ses presque-meurtriers à l’Institut lorsqu’il fut capable de marcher de nouveau sans l’aide de personne ? Rémy n’en avait aucune idée. Par contre, il ne pu s’empêcher de laisser s’installer un air profondément sceptique sur son visage lorsque Ororo déclara qu’elle était contente qu’il s’en soit sorti… L’instant d’après, son visage étrangement neutre avait repris sa place originelle, avec dans l’esprit de Rémy un certain mécontentement relatif au fait que cette expression de profond scepticisme pouvait laisser entendre à Ororo qu’il la tenait responsable de ce qui s’était passé 3 ans plus tôt, alors qu’il n’avait strictement aucune idée de la personne qui était vraiment responsable du premier coup porté dans son dos, avec une lâcheté incroyable, et que les autres avaient suivi.

    Ce qui état certain en revanche, c’était que Rémy était loin d’être stupide et que de ce fait on ne l’y reprendrait pas de sitôt à réaccorder sa confiance à ses anciens amis tant qu’il n’aurait pas éclaircit cette affaire. Si Ororo estimait que parce qu’il lui faisait face sans lui balancer son verre au visage il lui faisait confiance, c’est que ces trois dernières années avaient lourdement altéré sa capacité de jugement…

    La jeune femme finit par s’excuser avec difficulté, précisant qu’elle aurait aimé que « ça » se passe autrement. C’était déjà un bon point pour elle, même si Rémy n’était pas du genre à espérer des excuses pour ensuite déclarer que c’était oublié. Il n’oublierait jamais, et toutes les excuses du monde étaient vouées à glisser sur lui sans pénétrer cette carapace résultant de sa confiance trahie par des ami(e)s qu’il avait pensé compréhensifs… Tout le monde avait un jour commis une erreur, et si Rémy avait tué quelques personnes, il n’était véritablement pas le seul. Ce qui n’excusait en rien ce qu’il avait pu faire, mais en tout cas ça ne justifiait pas un passage à tabac sans autre forme de procès et sans la moindre chance de s’expliquer de vive voix. Après tout, s’il avait été réellement un assassin, pourquoi aurait-il préféré partager son savoir avec les jeunes de l’Institut plutôt que de simplement tous les exterminer ? Ca n’avait traversé l’esprit de personne.

    Idem. – Un lourd silence s’installa. – Ca m’aura au moins appris une chose de très grande valeur : je savais qu’il ne fallait pas tourner le dos à un ennemi. Cette retraite forcée sur un glaçon m’aura permis de comprendre qu’il ne fallait pas non plus tourner le dos à certains amis. Si on peut encore employer ce mot compte tenu de la manière dont nous nous sommes quittés la dernière fois…

    Ororo était sans doute repartie en un seul morceau, qu’elle ait fait partie de ceux qui l’avait frappé ou de ceux qui n’avaient pas eu suffisamment de trippes pour demander à ceux qui frappaient d’arrêter. Lui, était reparti brisé. Physiquement, mais aussi affectivement.
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Jeu 1 Sep - 20:38

[HRP : Désolée du retard...]

Je ne m'étais pas attendue à le rencontrer ici. Enfin, je ne m'étais pas attendue à le rencontrer du tout. J'étais venue ici pour fuir mes démons et voila que certains se rappelaient à mon bon souvenir. Le souvenir de ce qu'il s'était passé là-bas... Et la honte de n'avoir rien fait, j'aurais pu faire quelque chose, mais non. J'aurais pu aller le prévenir, j'aurais eu une longueur d'avance sur les autres, mais non. Cette culpabilité s'ajoutait à mes autres ressentiments, je n'étais pas aussi blanche que ce que j'avais prétendu être, que ce que je m'étais persuader.

Je pouvais facilement comprendre qu'il m'en veuille d'une façon ou d'une autre, après ce qu'on avait fait, car si je n'avais pas participé activement, je ne l'avais pas empêché. Je repris une gorgée de bière, non pas que j'aimais particulièrement, mais justement à cause du mauvais goût -pour moi- cela déviait mes sombres pensées et surtout me reconnectait sur le présent. Déjà qu'il m'en voulait certainement, je n'allais pas en plus lui faire l'affront de l'ignorer. Ce que j'ignorais par contre c'était mon regard, il était plus dur, dérangeant et malgré moi, il laissait transparaître mon désarroi mental.

Étonnement, il était plutôt calme. Il l'avait toujours été, enfin, avant il était plus chaleureux, mais faut pas rêver non plus, mais là je me serais attendu à ce qu'il montre de la colère, de l'indignation, ou quelque chose comme ça. Enfin, je lui étais quand même reconnaissante d'être calme, cela permettrait peut être d'expliquer... et bien sur qu'il me haïsse encore plus. Mais il saurait ce qu'il en est. Je me doutais qu'il n'allait pas vouloir tourner la page comme ça, comme si de rien était, et je me doutais que son calme ne montrait pas qu'on allait redevenir les meilleurs amis du monde. La blague.

Lorsque je lui dis que j'aurais préféré que cela se termine autrement, il eut l'air sceptique, un instant, avant de reprendre son air calme. Enfin, je comprenais un peu sa réaction, comme s'il allait croire et avoir confiance en moi juste grâce à ces paroles. Certes, cela me fit mal, mais je l'avais mérité et bien plus encore. Ce n'était pas encore l'heure du bien plus, pour l'instant c'était les explications. S'il était d'accord pour les entendre, je ne serais pas étonné qu'il parte avant la fin et il aurait bien raison. Enfin au vu de ses précédentes réactions, cela ne m'étonnerait pas non plus qu'il écoute jusqu'au bout. Je ne savais pas exactement ce qu'il ferait, mais moi je le savais.

Je finis par m'excuser pour ce qui était arrivé, difficilement, parce que je ne savais pas vraiment comment formuler cela, un simple désolé aurait été trop peu et pourtant trop d'excuses auraient tué l'excuse. J'espérais malgré tout qu'il comprenne que j'étais vraiment désolée, je n'espérais pas son pardon, comment aurait-il pu me pardonner cela ? J'espérais juste que... que quoi ? Qu'il me comprenne ? Je partais vraiment en live pour que cette idée ne m'ai, ne serait-ce qu'effleurer l'esprit. La compréhension, certes, il comprendrait très bien ce que j'aurais, mais mes raisons, et d'ailleurs lesquelles ? Il finit par dire qu'il aurait lui aussi voulu cela, pour ensuite dire qu'il avait au moins retenu quelque chose de cette histoire, de se méfier de ses amis. Une maxime me vint à l'esprit et je la prononçais plus pour moi que pour lui. Elle prenait tout son sens aujourd'hui.

- "Garde tes amis près de toi, et tes ennemis plus près encore."

La suite de sa phrase me frappa aussi durement. C'est sur qu'après cela, il ne pouvait plus nous qualifier d'amis. Pourtant, il ne semblait pas me traiter en tant qu'ennemi. Je prenais conscience du mal que j'avais fait à ma manière dans cette histoire, même si je n'avais pas frappé. Je pensais en être ressortie indemne, mais je m'étais voilée la face, j'avais perdu une partie de mon âme à ce moment là. Moi qui prêchait pour la non-violence, contre le racisme et pour la seconde chance... Encore une fois, ils étaient beaux mes idéaux...

- Tu as raison, amis n'est vraiment plus le terme approprié... Tu nous considère comment alors... ? Je secouais la tête, cette question était idiote et je m'en voulais de l'avoir posée, même si elle me semblait importante. Oublie ça... Si tu veux l'entendre, je peux te dire comment j'ai participé à ça, ou plutôt comment je n'ai rien fait...

Voila, malgré quelques bafouillages, j'avais fini par dire ce que j'avais à lui dire. Mes paroles étaient aussi calmes que son attitude, même si intérieurement, je brûlais. J'avais l'impression de brûler d'un feu mauvais qui, je me doutais, ne me quitterait pas. Je lui avais laissé le choix, le choix d'écouter ou non ce que j'avais à lui dire. Je ne pouvais pas lui imposer d'entendre mon récit, ce serait trop incorrect après tout ça. J'avais malgré tout laissé entendre quelle était mon implication dans tout ça. A lui de faire son choix. Je savais à peu près ce que cela engendrerait sur moi. Je n'attendais pas son absolution, je n'y croyais pas ; soulager ma conscience... peut être, mais cela ne changerait rien à ce que j'avais fait et à ce que j'étais.

- Si tu veux bien m'écouter, tu devrais prendre une chaise, ce sera peut être mieux que de rester debout.

Je ne voyais dans cette proposition rien de méchant, juste de la politesse. Je n'avais pas pensé que cela pourrait être mal pris.
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Rémy LeBeau
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Jeu 13 Oct - 18:53

    C’était l’une de ces configurations dans lesquelles Rémy pouvait s’avérer incroyablement buté. Et dans ce cas de figure précisément, cela consistait à rester sur ses gardes et à ne pas se laisser aller au sentimentalisme concernant Ororo, une ancienne amie. Cela avait été vrai également lorsqu’il avait revu Jean quelques mois plus tôt, parce que malgré le fait d’avoir retourné le problème dans tous les sens, il n’était toujours pas parvenu à identifier ceux qui s’en étaient pris à lui… Il y avait des fois où être un télépathe pouvait être pratique pour déterminer ce genre de choses, même si le pouvoir en lui-même amenait son lot de désagréments.

    Ororo semblait concentrée sur sa bière, et Rémy aurait bien fait de même avec son propre verre si seulement il ne l’avait pas reconnue à cette table. Son regard dur posé sur lui, elle semblait d’ailleurs ne plus le voir, ce qui rendait service au mutant qui n’avait pas envie que la situation dérape… Quelques explications n’étaient certes pas du luxe compte-tenu de ce qu’on lui avait fait vivre et des blessures qui avaient eu du mal à se refermer durant sa convalescence, ainsi que de celles qui étaient encore béantes.

    Ororo avait finalement trouvé le courage et les mots pour s’excuser, provoquant une certaine surprise chez son interlocuteur, mais toujours pas de réchauffement de l’atmosphère. C’était trop tôt, et surtout rien n’indiquait que cette excuse était sincère ou qu’elle était formulée pour ce qu’il croyait : s’excusait-elle d’avoir participé à son passage à tabac ou de ne rien avoir fait ? Parce qu’il ne savait pas encore quoi en penser, Rémy se contenta d’une remarque sarcastique mentionnant un dicton qu’il n’oublierait plus jamais de s’appliquer à lui-même, à savoir de ne jamais tourner le dos à qui que ce soit – amis compris. Ororo finit par conclure qu’ils n’étaient plus réellement « amis », l’interrogeant bien vite sur la manière dont il les considérait – « les » désignant sans aucun doute les Xmen ; il ne fallait pas avoir fait MIT pour le comprendre… Seulement à ce moment précis, Rémy ne pu s’empêcher de rester sans voix, la bouche légèrement béante d’ahurissement : est-ce que c’était une manière civile de lui demander s’il comptait faire exploser l’Institut en guise de vengeance ? Putain, les choses – et les gens – avaient salement changé en 3 ans !

    Reprenant une certaine contenance, le mutant n’eût pas le temps de répondre parce qu’Ororo poursuivit après avoir secoué la tête, lui demandant d’oublier ce qu’elle venait de dire. Oui, il pouvait oublier le sous-entendu, et puis il pouvait peut-être aussi oublier comment il s’était fait tabasser et comment il avait mis des mois à s’en remettre… ! Et après il ne lui resterait plus qu’à plaisanter avec Ororo, à retourner à l’Institut pour plaisanter avec les autres jusqu’à ce qu’on lui plante de nouveau un couteau dans le dos. Ah d’ailleurs en parlant de couteau dans le dos, est-ce que Malicia était encore à l’Institut ?

    Au cas où tu ai cherché à le savoir… sur la longue liste des choses que je dois faire avant de revoir quelques amis, il ne figure rien concernant une attaque quelconque, ou une vengeance stupide qui coûterait la vie à plein de gens. Seule la personne qui a décidé de me laisser sur ce glaçon ferait bien de faire un peu attention à ses arrières… Et c’est bien évidemment une menace très claire et sans ambigüité…

    Aucune expression n’avait troublé son visage incroyablement fermé tout au long de sa réponse, et si Ororo se souvenait un minimum de la manière dont Gambit fonctionnait, il était clair qu’elle comprendrait qu’il avait plus qu’envie de tirer les choses au clair et de foutre son poing dans la gueule – et plus si affinité – de la personne responsable qui avait jugé préférable de le laisser crever sur son glaçon plutôt que de le déposer près de la civilisation ou – on peut rêver ! – devant un hôpital.

    Ororo proposa finalement d’expliquer le rôle qu’elle avait joué trois ans plus tôt, et Rémy la considéra un instant en silence sans pouvoir s’empêcher de trouver ça courageux compte tenu de l’humeur désagréable qu’il manifestait depuis le début de cette rencontre. C’était ou elle essayait de se dédouaner de tout, ou alors elle était capable d’apporter un œil nouveau sur cette trahison… Ce qui intéressait tout particulièrement Rémy, en fait. Mais en fait, le mutant venait de manquer l’information la plus importante depuis le début de la conversation : Ororo n’avait rien fait. Ce qui revenait à dire qu’elle était restée plantée là en spectatrice pendant qu’on le tabaissait… Rémy resta un instant silencieux, encore indécis sur la conduite à tenir suite à cet aveux. Il savait ce qu’il avait l’intention de dire ou de faire s’il venait à trouver celui qui avait décidé de l’abandonner malgré ses blessures et le froid polaire… Mais pour ceux qui avoueraient leur absence de réaction… ?

    Aussi perturbée qu’hésitante, Ororo invita le mutant à s’asseoir afin qu’elle puisse s’expliquer. Rien dans ses paroles ne l’obligeait à accepter sa proposition, et c’est peut-être le fait qu’elle lui laisse la possibilité de s’en aller en claquant la porte qui décida Rémy à tirer la chaise qui était face à la jeune femme et à s’installer en silence. Il posa son verre sur la table et s’adossa avec sa nonchalance légendaire contre le dossier de sa chaise.

    Je t’écoute.

    Il ne lui devait rien, et certainement pas de lui permettre de soulager sa conscience. Cela dit, Rémy n’avait jamais été réellement insensible aux signes de détresse, et le fait d’observer Ororo lui permettait assez facilement de comprendre qu’elle n’avait pas très bien vécu cet épisode de sa vie… Après tout, l’écouter ne signifiait pas nécessairement qu’il la croirait. Alors ça ne coûtait rien de lui laisser une chance de donner sa version de l’histoire.
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Mer 19 Oct - 20:00

Pendant tout le début de cette conversation, il était resté fermé. Je ne pouvais pas lui en vouloir, ce n'était pas comme s'il n'avait pas de raison de l'être. J'imaginais qu'il nous en voulait pas mal et que le simple fait de m'adresser la parole était une sorte d'exploit. Je m'en voulais de ce qui s'était passé, de n'avoir rien pu faire, et même si j'avais décidé, à l'époque, de vivre avec, je me rendais compte à quel cela m'avait marqué. Nous nous étions comportés comme des cons et cela avait faillit lui coûter la vie. Pas la peine d'être télépathe pour deviner que cela avait laissé des marques aussi sur lui et je n'osais songer à leur profondeur.

Ainsi, je préférais rester concentrée sur mon verre, pour éviter de croiser son regard, quand ce n'était pas nécessaire. Mes pensées se bousculaient et se mélangeaient à tout ce qui ressemblait, de près ou de loin à cette histoire. J'avais été des plus aveugles sur ce que je faisais ou étais capable de faire, quelque soit la raison. Malgré tout, je tenais, s'il m'en laissait l'occasion, à m'expliquer. Je ne cherchais pas à ce qu'il me pardonne, peut-on pardonner cela ? Mais je voulais au moins que tout soit clair et que s'il y avait possibilité de repartir sur de "bonnes bases", je voulais essayer et surtout qu'il ne reste pas de non-dits.

Je finis donc par m'excuser tout d'abord, après avoir cherché mes mots, essayant d'être la plus sincère dans mes paroles. C'était difficile surtout après ce qu'il s'était passé, mais c'était le plus important. Je ne cherchais pas plus son pardon, mais je tenais à ce qu'il sache que je le regrettais. Au moins cela. Je vis bien que, même si j'étais sincère, l'atmosphère était toujours lourde et je ne pouvais pas lui en vouloir. De plus, mon attitude n'était pas non plus des plus ouvertes. Alors qu'il rappela un certain dicton qui s'appliquait à merveille à la situation, je disais qu'il ne pouvait plus vraiment être question d'ami entre nous. Je demandais à la suite comment il nous considérait, les X-Men, même si la vrai question aurait pu, et dû, être pour moi seulement. Je cherchais à juste à savoir si un jour on aurait à se retrouver l'un contre l'autre, car si j'avais changé, ce n'était pas au point pouvoir me battre contre quelqu'un que j'avais considéré comme un ami et que je n'arriverais certainement pas à considérer comme un ennemi.

Je répliquais rapidement d'oublier cette question, elle était très mal venue et surtout je n'avais pas le droit après tout ce qu'il s'était passé de lui poser ce genre de question. Bien sur, la question était posée et le mal était fait. Mais contrairement à ce que j'avais pensé en la posant, il l'avait pris autrement et cela me choquait. Il pensait vraiment que je le croyais capable de faire ça ? Il pensait que j'avais changé à ce point ? Je devais donc m'expliquer, surtout que j'étais loin de penser cela.

- Ce n'est pas ce que je voulais dire ! Je cherchais plus à clarifier notre... ce qui restait de notre amitié... Et surtout, je n'aimerais pas avoir à me retrouver contre toi lors d'un affrontement, pas plus qu'à l'époque. J'ai peut être changée, mais pas au point de penser que tu serais capable de t'en prendre à l'Institut tout entier pour ce qu'"on" t'a fait. Tu étais autant impliqué que nous dans l'enseignement et ce serait... une insulte de prétendre le contraire.

Je me contentais de hocher la tête à la suite de sa phrase. Je comprenais très bien la menace et appréciais sa dangerosité. Il était dangereux de l'avoir contre soit et je ne remettais pas cela en cause, ni le fait que sa menace ait des raisons d'être. L'ancienne Ororo regrettait cette position, mais la comprenait, la nouvelle elle ne savait pas trop quoi en penser, sachant que de toute façon, rien ni personne n'y changerait quoi que ce soit, alors pourquoi se mettre martel en tête. Il ne restait qu'à attendre, en priant qu'aucune des deux personnes n'y reste.

J'avais fini par lui demander s'il acceptait d'écouter ce que j'avais à dire sur mon rôle dans toute cette histoire. Je n'avais pas d'idée sur le fait qu'il accepte ou non. J'espérais seulement qu'il accepte et qu'il m'écoute, juste écoute, rien de plus. Surtout que j'avais laissé entendre que j'étais resté sans rien faire alors qu'il se faisait massacré par les autres. Je ne savais pas si c'était pire que ceux qui y avait pris part.

Dans tous les cas, il ne coûtait rien de demander, ce serait la réponse qui ferait le plus mal. Je lui avais bien sur laissé le choix, je n'allais pas en plus lui imposer cela si jamais il ne voulait pas écouter. Pourtant contre toute attente, il s'installa en face de moi et dit qu'il m'écoutait. Je l'avais regardé sans vraiment y croire. Je ne savais plus si c'était une bonne idée ou si je me lançais dans une histoire qui allait mal finir. Mais il n'était plus temps de reculer et maintenant que j'en avais l'occasion. Je pris une grande inspiration, espérant me donner du courage car j'avais l'impression que je pourrais rien dire. Pourtant, quand je commençais, je ne m'arrêtais plus. J'espérais alors qu'il ne me coupe pas, sinon j'allais avoir du mal à repartir.

- Par quoi commencer ? Malicia est venue nous voir après avoir vu ce qu'il s'était passé. Cela nous a tous étonné et révolté, mais après chacun a réagi à sa manière. Certains étaient pour te le faire payer, d'autres totalement contre cette idée et pour une discussion. Je faisais partie de ces derniers, mais notre voix a peu été écoutée, voire même pas du tout. Ils n'arrivaient pas à oublier ce que tu avais pu faire et à se rappeler tout ce que tu avais donné à l'Institut. J'ai essayé de leur rappeler et d'éviter que tout cela n'arrive, même si je n'aurais pas pensé qu'on en arrive là. Voyant que rien n'y faisait et que de toute façon mes paroles ne seraient pas écoutées j'ai laissé tomber. Ce n'est qu'après que j'ai découvert ce qu'ils avaient décidés. Et bien sur, ce n'est pas plus après qu'avant que je n'ai eu du poids. Je suis partie avec eux dans l'espoir de les faire changer d'avis... Je soupirais, je repris une gorgée de bière et mon souffle en même temps. Une fois arrivé, il n'y avait plus rien à faire et je ne pouvais pas prendre un parti ou un autre... Donc je n'ai rien fait. Mais...

Devais-je continuer ou non ? La question se posait, devais-je lui en imposer plus ? En avais-je le droit ? J'avais honte de ce qu'il s'était passé, mais s'il voulait vraiment tout savoir, je devais tout lui dire, après à lui de juger.

- Je suis revenue après... J'ai cherché, mais c'est comme dans le désert, il suffit de quelques minutes pour que le paysage change du tout au tout et cela n'a servit à rien. Et sincèrement, vu tes blessures, je n'avais que peu d'espoirs quand à la possibilité que tu y survive...

J'avais vécu une fois dans le désert et j'étais en bonne santé, enfin autant qu'on le pouvait. Je ne sais même pas comment j'avais fait pour survivre, alors lui avec ses blessures... Enfin, l'essentiel était qu'il vivant et la manière importait peu.

- Je ne te demande pas de me pardonner, ni même d'essayer de comprendre mes raisons, si tant est que cela soit pardonnable, mais merci de m'avoir écouter !
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Rémy LeBeau
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Jeu 20 Oct - 15:21

    La question qui avait échappé à Ororo avait engendré chez Rémy une salve d’ironie qu’elle eût visiblement du mal à encaisser. Le mutant ne lui en voulait pas personnellement parce qu’il n’avait véritablement aucune preuve permettant de balancer toute cette histoire sur le dos de la jeune femme ou de n’importe lequel de ses amis de l’époque. Et c’est justement parce qu’il n’avait aucun moyen de retrouver celui qui entre tous avait à ce point manqué de clémence le concernant qu’il n’avait aucun droit de s’en prendre à chaque personne qu’il croiserait après ces trois ans d’exil plus ou moins – mais surtout « plus » - forcé. Il n’avait pas sauté à la gorge de Jean ; il ne le ferait pas davantage avec Ororo. Et c’était sans doute ce qui expliquait la courtoisie bien présente malgré des paroles parfois sèches ; il ne souhaitait blesser personne comme lui avait été blessé par les soupçons et les jugements hâtifs de ses amis.

    Ororo sentit le besoin de rectifier ce que le mutant crut comprendre à travers sa question, et Rémy n’émit aucune objection à cela, la laissant essayer de rattraper quelque chose qui avait peut-être été mal dit, ou peut-être mal compris. Quoi qu’il en soit, il y avait une incompréhension qu’elle souhaitait dissiper, et elle évoqua ce qui restait de leur amitié, avant de préciser qu’elle espérait ne pas avoir à l’affronter… L’inverse était également vrai, même si s’il venait à apprendre que l’abandonner à l’article de la mort était l’idée de la jeune femme, il lui ferait passer un sale quart d’heure, amitié ancienne ou pas. Elle expliqua également qu’elle ne le croyait pas capable de s’en prendre à l’Institut, rappelant qu’il s’était autant impliqué que les autres dans l’enseignement…

    C’était vrai, et cela lui avait terriblement manqué. Rémy LeBeau avait beau être un insupportable coureur de jupon et un arnaqueur invétéré, il n’en avait pas moins développé un goût incroyable pour l’enseignement… Une chose qui l’aurait probablement fait hurler de rire à ne plus pouvoir reprendre son souffle si on lui avait prédit cela lorsqu’il était encore ce gamin insouciant trop timide pour flirter, même avec sa petite-amie. Le fait que son travail en tant que professeur ne soit pas remis en cause le soulagea quelque peu, parce que ça, ça aurait sans doute réussi à le rendre blessant… S’il fallait qu’il évoque le fait que cela lui ait manqué au point de le pousser à apprendre à de jeunes Damnés à utiliser leurs pouvoirs ? Absolument pas ; la méfiance était toujours de mise concernant ce qu’il pouvait faire de ses journées, et le fait d’annoncer la bouche en cœur qu’il filait occasionnellement un coup de main aux Damnés lui ferait sans doute connaître une mort rapide par électrocution… Ou peut-être pas, du moins si la Ororo qui l’avait jadis recruté avait toujours ce sens du jugement appréciable et si elle ne s’était pas laissée entraîner par ceux qui avaient eu suffisamment d’influence pour provoquer son exclusion du groupe et sa presque mort. Bref, pour le moment il n’était sûr de rien concernant ce qu’il pouvait faire ou dire sans risquer de s’en mordre les doigts… donc il continuerait à n’en dire que le minimum. Peut-être parlerait-il de ces cours avec Jean, qui était pour l’instant la seule avec laquelle il avait abordé certains sujets sensibles.

    Merci. J’espère que vous êtes encore suffisamment pour vous occuper de ces ados…

    Ce n’était pas un moyen détourné d’essayer de se faire re-proposer une place à l’Institut, parce que de toute manière il l’aurait refusée. Par principe. Et également – surtout – par fierté. Si on l’avait éjecté, c’était sans doute parce qu’on estimait que l’on pouvait faire mieux sans lui… Mais vu les échos que Rémy avait pu avoir sur la fuite de pas mal d’ados apeurés, il y avait visiblement des professeurs qui ne réussissaient pas à les rassurer et à leur faire comprendre que la fuite n’était pas la solution. Rémy ne parvenait pas à s’en réjouir, ce qui indiquait bien son état d’esprit vis-à-vis de cette situation, mais que pouvait-il y faire ? Que voulait-il y faire ? Rien. Ce n’était plus réellement son problème, mis à part si sa protégée venait à se trouver en danger par excès de confiance de ses ex-amis…

    A présent installé calmement face à Ororo, Rémy était prêt à écouter sa version de l’histoire. Il n’avait pas de jugement préconçu en dehors d’une vague crainte que tout le monde lui serve le même baratin, à savoir « c’est pas ma faute, j’ai rien pu faire ». Peut-être que c’était le cas de beaucoup, surtout si c’était une forte tête qui s’était improvisé juge et bourreau, mais tout de même… Cela exaspérait le mutant d’une manière pas croyable.

    Ce qui était quand même commun à tous les récits qu’il avait pu avoir, c’était cet empressement qu’avait eu cette chère Malicia à aller raconter à tout le monde ce souvenir qu’elle lui avait volé au lieu de tout simplement lui demander des explications en personne… C’était ce genre de trahisons qui confortaient Rémy dans son attitude de playboy, à savoir qu’aucune femme ne semblait complètement digne de confiance. Il avait déjà eu la « joie » de croiser Malicia en ville récemment, et cette rencontre ne lui avait absolument pas plu… Pas plus que d’avoir entendu d’abord Jean, puis Ororo lui relater la première action de son ex petite amie après avoir pris connaissance de ce souvenir en particulier. L’embrasser avait été une grosse erreur, et pas seulement parce qu’il avait perdu de l’énergie et des souvenirs dans la manœuvre, mais bien parce qu’elle l’avait trahi. Alors on pouvait en penser ce qu’on voulait, mais les problèmes de couples se règlent généralement en couple. Et quand on savait que Gambit tenait à elle au point de rester tranquille et de se la mettre derrière l’oreille (pour le dire poliment), cette trahison était encore plus douloureuse…

    Le regard de Rémy s’était donc fait lointain, à mesure qu’Ororo expliquait ce qu’il n’avait pu que deviner. Les jugements hâtifs, les discussions où personne n’écoute personne, les engueulades, la montée en puissance… et enfin ceux qui décident d’agir sans tenir compte de l’opposition. Et voilà comment il s’était fait casser la gueule sur la banquise. Ororo trouva encore un peu de courage en avalant une gorgée de bière, et Gambit fit de même avec son cocktail, la fixant de nouveau alors qu’elle avouait avoir conclu qu’elle ne ferait rien parce que les autres ne voulaient rien écouter. Si même une femme de caractère comme elle avait préféré ne rien faire, ce n’était sans doute pas la peine d’essayer d’entendre la version des autres, et notamment de ceux qui avaient toujours naturellement eu tendance à s’écraser face à la majorité…

    La jeune femme dont la honte était à présent plus qu’évidente finit par avouer qu’elle était retournée sur le lieu du drame, et expliqua que même en l’ayant cherché, elle n’avait trouvé aucune trace de lui. Tu m’étonnes, en pleine tempête de neige, le contraire aurait été étonnant ! Gambit garda cependant cette réflexion gratuite pour lui-même, essayant une seconde de s’imaginer la manière dont Ororo avait pu vivre ça… Lui avait souffert longtemps et souffrait même encore de cette trahison, mais il n’avait pas eu à faire semblant en continuant de vivre au milieu de ceux qui n’avaient rien voulu écouter. Comment avait-elle réussi à ne pas exploser, à ne pas leur dire d’aller tous au diable ?

    La jeune femme finit par conclure qu’elle ne cherchait pas son pardon ou à lui faire comprendre quoi que ce soit, et qu’elle souhaitait seulement être écoutée. Une fois encore, Rémy se garda de répliquer que lui aussi aurait simplement voulu être écouté, mais il épargna à la jeune femme cette bassesse digne des pires salauds, préférant plutôt la fixer avec sincérité, méditant sur les mots qui franchiraient ses lèvres pour qu’ils soient les plus justes possible.

    Tu devrais ralentir sur la bière… - Ca, c’était sincère. Il ne souhaitait pas la voir fondre en larme après quelques gorgées de plus. – Et merci pour ta franchise, Ororo. - Que pouvait-il ajouter de plus ? – Si tu ne m’as pas trouvé, c’est parce qu’une groupe d’inuits m’a trouvé peu après le début de la tempête… Autrement, tu m’aurais sans doute retrouvé au même endroit. Mort… - Le mutant avala une gorgée de cocktail. Il l’avait écoutée, lui avait épargné son cynisme, mais il ne lui épargnerait pas la vérité. – Je leur dois plus ou moins tout, même en n’ayant plus grand-chose aujourd’hui…

    Il n’avait plus réellement d’amis en dehors d’une poignée d’irréductibles qui se comptaient sur les doigts d’une main. Il n’était plus réellement professeur parce que les jeunes Damnés avaient un peu de mal à faire confiance à un ex-Xmen. Il lui restait son boulot pourri ; une maigre consolation, au final…
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Lun 24 Oct - 18:03

Bien sur, alors que nous parlions de ce qu'il s'était passé à l'époque, j'évoquais le fait qu'on ne pouvait plus vraiment parler d'amitié entre nous et demandais, malencontreusement, ce qu'il pensait à notre sujet. Même si je lui demandais d'oublier, il reprit ce que je venais de dire et je compris qu'il n'avait pas compris ce que je voulais dire. C'est pourquoi je préférais reformuler ma question et dire pourquoi je ne pourrais pas penser ce qu'il avait proposé. Il ne dit rien, mais je me doutais que mes paroles remueraient pas mal de souvenirs, encore.

Je me rappelais plutôt bien de l'époque où il était professeur, il était très attaché à l'enseignement et aux élèves. Il s'était beaucoup investi dans l'école et l'enseignement. C'est pour cette raison que je ne pouvais croire qu'il puisse s'attaquer ainsi à tout l'Institut pour quelques personnes. A moins qu'il ait vraiment changé, ce n'était pas son genre. D'ailleurs, j'ignorais ce qu'était devenu le professeur qu'il avait été, mais je ne me risquerais pas à poser ce genre de question comme ça, de but en blanc.

J'avais beau ne pas apprécier les idéaux des Damnés, je ne l'aurais pas grillé en apprenant qu'il les aidait, j'aurais juste été désolée qu'il soit allé vers eux, qu'on l'ait poussé dans cette direction. Je le connaissais suffisamment pour ne pas me sentir en danger parce qu'il était maintenant de leur "côté". Mais il est vrai que cela aurait pu jeter un froid, enfin, vu comme se passait la conversation, cela serait passé inaperçu. Toujours est-il que j'ignorais tout de ses occupations actuelles et que j'ignorais aussi qu'il avait revu Jean ou Malicia, et qu'il s'était rapproché de Jean. L'aurais je su que cela n'aurait rien changé, je n'étais pas elle et notre vécu de cette histoire n'était pas la même, alors il fallait que je lui parle sans rien savoir de tout ça.

Après avoir parlé de l'Institut, il me dit espérer que nous étions encore suffisamment nombreux pour nous occuper des élèves. Je soupirais, le nombre d'enseignants n'étaient pas un problème, par contre, les élèves eux se faisaient rares. Depuis un moment, l'Institut n'était plus ce qu'il était, tous nos problèmes nous avaient pas mal déstabilisés.

- Vu le nombre d'élèves qu'il y a en ce moment, ce n'est pas vraiment un problème. Mais nous avons d'autres problèmes...

Je n'allais pas lui raconter tous les problèmes que nous pouvions rencontrer, ce n'était plus le sien et je n'allais pas lui parler de mes problèmes après ce qu'il s'était passé. Mais bon, comme il semblait s'inquiéter un peu pour l'Institut, je ne voyais pas pourquoi lui cacher la vérité. De toute façon comme j'avais dit que je ne le voyais pas nous attaquer, je ne le voyais pas essayer de causer des problèmes grâce aux informations que je pouvais lui donner. De toute façon, je ne disais pas non plus pour ensuite lui faire les yeux doux et le faire revenir comme professeur, c'était trop tard pour cela. Mais rien n'empêchait de discuter de tout cela, comme deux personnes normales abordant leurs problèmes au détour d'une conversation.

Finalement, je lui racontais la manière dont j'avais vécu cette histoire, je lui racontais que je n'avais rien pu faire, que mes paroles n'avaient servi à rien face à ceux qui s'étaient montés la tête quand Malicia était venue nous raconter ce qui s'était passé. Je revivais tout ce que je racontais et une nouvelle fois mon impuissance de l'époque me remplit à nouveau. Je ne savais pas ce que j'aurais pu faire pour être écoutée, mais finalement, la décision avait été prise et je n'avais rien pu y changer. Et malgré tout cela, je n'avais pas eu la force ni la volonté de me battre contre eux, donc je n'y avais pas pris part et aujourd'hui encore cela me hantait... Je n'avais pas vraiment fait attention à ses réactions au fur et à mesure que je parlais, tellement j'étais plongée dans mes souvenirs et je ne relevais la tête vers qu'après avoir repris une gorgée de bière, pour lui raconter la fin de mon histoire.

Il ne réagit pas de suite, une nouvelle je pensais qu'il allait partir et avant, je le remerciais de m'avoir malgré tout écouté, alors qu'il aurait été en droit de m'envoyer bouler et je l'aurais compris. Pourtant il ne partit pas, ni ne me reprocha rien et pourtant je me disais qu'il devait penser pas mal de chose, sur moi ou les autres, pas forcément bonnes. Quand il reprit la parole, ce fut pour me conseiller d'arrêter un peu la bière. Je posais mon regard sur ma bouteille, quasiment vide. Il n'avait pas tord, même si je n'avais pas l'intention de finir en larme à parler de tous mes problèmes et encore moins sur son épaule.

Il me remercia de ma franchise et je hochais légèrement la tête, c'était moi qui le remerciait d'avoir écouté, mais il est vrai qu'il était difficile d'ajouter quelque chose après cela. Malgré tout, lui faisait l'effort de trouver des paroles pour y répondre. Il finit par dire que si je l'avais retrouver ce serait surement mort. C'était assez vrai, qu'elle était la chance, même avec la rapidité avec laquelle j'étais revenue, de le retrouver vivant.

- Finalement, heureusement qu'ils t'aient trouvé... Je ne savais que dire de plus, le reste n'était pas à dire.

Il ajoutait que ce qu'il avait il le leur devait. Il devait sa vie et son retour ici à des inconnus qui auraient pu le laisser mourir, là où ses soi-disant amis l'avaient abandonné, quelle ironie. La vie était ironique, mais là je trouvais que cela atteignait son paroxysme, surtout que les inuits n'avaient surement presque rien voulu en échange. Pourtant, ce qu'il disait m'inquiéta un peu, il n'avait plus grand chose, alors comment vivait-il ? Il est vrai qu'avant il vivait à l'Institut et y enseignait, mais maintenant ? Sauf que je n'allais pas poser la question aussi directement, d'une cela ne me regardait pas et de deux il n'avait pas forcément envie de m'en parler alors autant ne pas le brusquer directement.

- Tu fais quoi maintenant ?

Il pouvait répondre de multiples manières à cette question et c'était justement pour cette raison que j'avais choisi de la dire. Cela lui laissait le choix de la réponse, quelle qu'elle soit.
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Rémy LeBeau
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Lun 7 Nov - 10:51

Dans l’imaginaire collectif, une personne qui n’était pas ou plus à vos côtés avait tendance à être cataloguée comme ennemie. C’était plus simple, et surtout, ça arrangeait tout le monde lorsqu’il fallait trouver un responsable à tous les maux de la Terre. Dans ce cas précis, Gambit avait été éjecté de chez les Xmen. L’histoire s’arrêtait là, parce qu’il n’avait aucunement l’intention de glisser dans la conversation que d’autres savaient apprécier ses talents et sa pédagogie ; ça aurait un peu sonné comme une déclaration de guerre d’une part, et ça aurait également été de très mauvais goût.

Rémy ne savait pas vraiment ce qu’Ororo aurait pu en penser. Peut-être aurait-elle été capable de comprendre qu’il avait réellement besoin de se sentir utile après que tous l’aient éjecté de leurs vies en un claquement de doigts, qu’il ne trouvait guère plus de plaisir dans autre chose que l’enseignement vu comme sa vie sentimentale était vouée à l’échec quoi qu’il puisse entreprendre – être trahi par sa petite-amie, la seule depuis 10 ans à laquelle il soit resté fidèle, ça laisse forcément des traces indélébiles.

L’inquiétude du mutant au sujet d’ados peut-être livrés à eux-mêmes fut dissipée par Ororo assez rapidement, mais la manière dont elle formula sa réponse laissa clairement entendre qu’apparemment, les jeunes ne se bousculaient pas pour intégrer l’Institut. Normal. Prévisible. Les anti-mutants avaient bien travaillé, et l’Institut était devenu l’endroit le moins sûr du pays pour un mutant ne maîtrisant pas ses pouvoirs… Dans un sens, heureusement que le Professeur n’était plus là pour voir ça, parce que cela l’aurait sans doute énormément peiné. Mais en même temps, lui aurait sans doute trouvé quoi faire pour changer la situation et la faire évoluer de manière un peu plus favorable.

Ororo avait évoqué d’ « autres problèmes », mais Rémy ne chercha pas à en savoir plus parce qu’après tout, on lui avait fait comprendre en le laissant pour mort qu’il n’avait plus rien à voir avec l’Institut. Du coup, comme son orgueil pouvait le rendre à la fois bête et discipliné, il ne demanderait rien de plus. Pas parce que ça ne l’intéressait pas, mais parce qu’il n’avait aucunement envie de se dire qu’il aurait pu les aider d’une quelconque manière si seulement on lui avait laissé une chance de s’expliquer trois ans plus tôt… Comme ce n’était pas le cas, tout cela ne le regardait plus.

La jeune femme s’était ensuite montrée assez affectée par le récit qu’elle avait fait des évènements de ce fameux jour où la vie de Rémy avait failli prendre fin sur un glaçon au bout du monde, et même en étant déterminé à ne pas pardonner un tel manque de confiance, le jeune homme ne pu s’empêcher de constater qu’elle avait l’air sincère dans ses paroles… Ororo n’avait jamais été une personne malhonnête, et il n’avait donc aucune raison de douter de ses paroles ou de soupçonner un quelconque mensonge. Il n’avait sans doute jamais été aussi proche d’elle que d’autres habitants de l’Institut, mais il était certain que le mensonge ne faisait pas partie de ce qu’elle pratiquait régulièrement. Elle finit par se déclarer soulagée que quelqu’un l’ait retrouvé avant que la tempête ne le recouvre, et Gambit esquissa un demi-sourire qui pouvait vouloir dire un tas de choses.

La conversation prit ensuite une autre tournure lorsque Ororo lui demanda ce qu’il faisait à présent. Devait-il être honnête ou travestirait-il la vérité par fierté ? Cette interrogation s’inscrivit lisiblement sur son visage toujours très expressif, avant qu’il ne balaie le tout d’un mouvement de main.

Je gagne ma vie en tant que croupier. Rien de bien passionnant…

Surtout comparé à son boulot d’enseignant qui lui avait toujours énormément plu. Rémy avait beau être un homme orgueilleux et parfois insupportable, enseigner à des jeunes un peu perdus l’avait changé de manière positive en l’amenant à un peu moins s’écouter et à prêter attention aux autres. Dans un sens, c’était sa rencontre avec Ororo qui l’avait amené à perdre en égocentricité, parce que c’était grâce à elle qu’il avait rejoint les Xmen… En revanche, personne n’avait pu faire grand-chose contre sa tendance à essayer de séduire la moitié de la planète par amour du challenge.
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Lun 14 Nov - 21:15

Quelle idée avions nous eu de réagir ainsi face à la révélation de Malicia. Punaise, comme si Rémy nous avait jamais donné l'occasion de douter de lui. Il avait toujours travaillé avec nous et son travail avec les élèves. Je n'avais jamais eu à regretter de l'avoir pris parmi nous, si seulement cela n'avait pas fini ainsi. J'ignorais s'il regrettait cette époque, mais je savais qu'il s'était engagé la dedans totalement, ce qui n'était pas le genre de chose qu'on oubliait.

J'avais bien vu aussi qu'à l'Institut, après avoir rencontré Malicia, il avait arrêté de courir après les filles. J'en avais été heureuse, car je n'étais pas sure que cette dernière n'apprécie. Quelle ironie que celle qui avait réussi à attraper son coeur, soit aussi celle qui l'ait trahi. Je ne doutais pas qu'il ait recommencé à courir les jupons. Je n'avais pas eu ce genre de problème, mais j'avais toujours été à l'écoute des autres et j'avais appris beaucoup de chose sur les différentes personnes qui habitaient l'Institut et donc je savais comment étaient les personnes.

Il me demanda si nous étions encore assez nombreux pour enseigner aux élèves. Je lui répondis que là n'était pas le problème et que ce n'était pas le seul. J'avais vu juste en pensant qu'il n'allait pas me relancer la dessus. On l'avait viré de l'Institut, il n'allait pas s'y impliquer à nouveau, mais malgré tout, il y portait encore un peu d'intérêt, puisqu'il avait demandé des nouvelles. Mais il ne voulait pas en savoir plus et c'était tout à fait son droit.

J'avais ensuite raconté ma version des faits, me rappelant chaque chose comme si c'était hier. Je me rappelais de tout en détails et j'essayais de rester la plus fidèle à ce qu'il s'était passé et à mes souvenirs. Je mettais tous mes ressentis dans mes paroles, espérant le convaincre par mes mots. Bien sur, je ne pouvais pas assurer qu'il le soit, mais l'important était qu'il m'avait écouté, ce dont je l'avais remercié. Je finis par expliquer que j'étais retourné le chercher mais que je ne l'avais pas retrouvé. C'est là que j'appris qu'il avait été retrouvé par des inuits et qu'ils l'avaient sauvé. Heureusement, parce que même si je l'avais retrouvé ce serait surement mort.

Je finis par demander ce qu'il faisait maintenant, car oui je me posais la question puisque même si ce n'était pas la même chose qu'avant je me posais des questions sur ce qu'il était devenu. J'appris donc qu'il était croupier, c'est vrai que ce n'était pas vraiment passionnant, encore qu'il devait trouvé quelque chose d'intéressant la dedans. Cela n'avait aucun rapport avec son ancien travail, mais peut être avait-il voulu changer après ce qui s'était passé.

Alors que la conversation commençait à perdre de son souffle, des gars qui étaient entrés depuis un moment dans le bar et qui regardaient depuis un moment dans notre direction, semblaient de plus en plus agités. Ils finirent par se lever et venir dans notre direction. Je les vis quelques secondes avant qu'ils n'arrivent derrière Rémy. Un seul coup d'oeil me permit de comprendre que ça allait pas être notre soirée avec eux. Mon visage se ferma totalement et mon regard se durcit. Je retombais contre le dossier de ma chaise et avalais une dernière gorgée de bière, avant qu'ils ne prennent la parole...

- Alors, on s’ennuie ? Avec nous, tu vas t'amuser ma belle, lâche ce crétin et vient !

Dans le mille, c'était des crétins et ils réagissaient comme des crétins... Je ne supportais pas ce genre de personnes et encore plus quand ils se croyaient malins. Ce qu'ils ne savaient pas, c'était que je savais me défendre et Rémy aussi, et ça m'étonnerait qu'il apprécie de se faire traiter de crétin.

- Moi je crois plutôt que vous allez aller vous amuser avec quelqu'un d'autre si vous ne voulez pas avoir des problèmes...

- Espèce de petite salope... Tu vas nous suivre sans faire d'histoire !

Là ils commencèrent à faire le tour de la table pour me laisser aucune marge de manoeuvre. Je m'en fichais totalement, je pourrais facilement les attaquer.

[HJ : J'ai un peu manqué d'inspiration concernant une suite possible... Si ça ne te va pas, tu peux m'envoyer un mp !]
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Rémy LeBeau
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Dim 27 Nov - 14:22

Pourquoi Rémy aurait-il cherché à en savoir plus sur le quotidien à l’Institut ou sur les troubles qui y régnaient du fait de la psychose ambiante liée aux mutants ? Il était certes du genre à ressasser pas mal de choses de son passé, mais il n’était pas amateur d’auto-flagellations et n’affectionnait pas non plus le fait de se faire du mal sciemment. Alors au risque de passer pour celui qui n’en avait plus rien à faire, il ne demanderait rien de plus. Cependant, quelqu’un qui le connaissait bien aurait remarqué dans la manière de formuler ses phrases qu’il était loin d’être véritablement indifférent au sort des habitants de l’Institut…

Rémy avala une gorgée de son cocktail, croisant un instant le regard de la barmaid qui le surveillait du coin de l’œil tout en servant d’autres clients. Lorsqu’il posa de nouveau son regard sur la jeune femme, Rémy constata qu’elle semblait perdue dans ses pensées, adossée contre son dossier… jusqu’à ce qu’elle lève les yeux pour observer quelque chose qui se trouvait sans doute dans le dos du jeune homme, mais qu’il ne chercha pas à apercevoir. Du moins pas pour l’instant.

Le visage d’Ororo changea complètement d’expression pour laisser place à une neutralité assez étonnante de sa part, et Rémy comprit à peu près ce qui se profilait lorsqu’il sentit une présence dans son dos, quelques secondes avant qu’une voix masculine ne se fasse entendre et qu’il se fasse traiter de crétin. Etonnamment, un sourire étira ses lèvres. Cela faisait un moment qu’un type ne s’était pas permis ce genre de choses avec lui, peut-être justement parce que depuis le fiasco Malicia, il prenait un grand soin à ne pas s’afficher publiquement en compagnie d’une femme.

De manière objective et vu de très loin, Ororo pouvait donner l’impression de s’ennuyer. Mais pour une personne connaissant la tenue exacte de la conversation qu’elle avait avec Gambit, il était plus que clair qu’afficher un sourire enjoué aurait été particulièrement déplace… Mais cette bande de joyeux lurons faisait visiblement partie de la première catégorie, celle qui se satisfaisait des apparences sans chercher plus loin.

La phrase pleine de poésie et ô combien originale lorsqu’on entreprenait de draguer une jeune femme ne le troubla guère plus que ça, s’inscrivant parfaitement dans le léger fond sonore régnant dans le bar. Autant dire qu’en étant croupier dans un endroit où les gens s’imaginaient attirer la chance et les femmes en s’alcoolisant, Rémy était plus ou moins sourd à ce genre de remarques… Du moins, jusqu’à ce qu’on le traite de crétin. Là bizarrement, son sourire s’étira sans que l’on puisse vraiment comprendre le pourquoi du comment, mais il ne bougea pas d’un pouce.

Les dragueurs de bas étage semblaient désespérés au point d’être prêts à fondre sur Ororo, et la jeune femme se trouva pratiquement « encerclée ». C’est peut-être leur charme fou qui l’empêcha de bouger ou de les envoyer bouler, du moins Rémy fit mine d’y croire jusqu’à ce que la jeune femme ne les envoie bouler en toute politesse, mais avec tout de même cette pointe incisive que le jeune homme aimait utiliser également lorsque la situation se présentait. Et comme de bien entendu, ces intellectuels ne trouvèrent rien de mieux que de l’insulter pour ensuite insister en s’avançant un peu sur le fait qu’elle allait les suivre…

Bon les Pierrafeu, faudrait penser à revoir votre technique de drague ou… - Il marqua une pause avant de conclure avec un mépris bien visible - … peu importe ce que c’est. La demoiselle préfère visiblement s’ennuyer avec le crétin que de vous suivre dans votre caverne… alors faut pas avoir fait MIT pour savoir ce qu’il vous reste à faire pour éviter les ennuis.

L’un des types lui adressa un regard assassin, observant Ororo quelques secondes avant d’en revenir à Rémy :

Et t’es qui pour cette petite salope ? Tu crois que ça te donne le droit d’intervenir ?
Son crétin. Et ouais, ça me donne pas mal de droits... !
Tu cherches vraiment les emmerdes, hein…
C’est ma grande passion.

C’était sans doute l’un des aveux les plus honnêtes de la soirée. Mais cela ne plut pas vraiment à la bande de potes visiblement décidés à finir la soirée avec Ororo :

J’vais te casser ta belle gueule…
Avec plaisir. – Rémy posa son verre sur la table, le faisant tourner entre ses doigts. – Mais avant de me faire casser la gueule par des intellectuels comme vous, je tiens juste à préciser que ce n’est pas parce que j’aurais une dizaine de dents en moins que ça décidera la demoiselle à vous suivre et à vous divertir pour le reste de la soirée… Mais c’est vrai que ça fait un bail que je n’avais pas joué au crétin en sa compagnie, alors vous pouvez toujours lui poser la question au cas où elle ait envie de changer d’avis…

Rémy avait toujours eu cette façon bien à lui de tenir tête aux brutes épaisses en mettant le doigt sur leurs pires défauts tout en laissant entendre qu'il n'était lui-même qu'un faible... Ca lui avait permis de ne pas utiliser à outrance ses poings, et donc de ne jamais se battre un peu trop à la légère ou pour une raison qui n'en valait pas la peine.
L’un des hommes s’approcha d’Ororo, simulant un geste affectueux en lui passant la main dans les cheveux :

Elle demande qu’à venir avec nous. Moi j’parie que c’est rien qu’une petite allumeuse !


(Pareil, si ça ne te convient pas, envoie moi un mp et j’éditerais pour modifier ^^)
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Mer 30 Nov - 19:45

Pendant un moment, la discussion avait cessé. J'étais perdue dans mes pensées et Rémy ne semblait pas vouloir relancer la conversation. Je ne vis donc pas son regard à la serveuse qui nous surveillait et même si c'était le cas, ça ne m'aurait rien fait puisque je ne sortais pas avec lui et que je n'en avais pas l'intention. Donc ce qu'il pourrait faire après notre conversation ne me regardait pas et je n'en avais pas grand chose à faire il fallait le dire.

Je m'attendais presque à ce que nous en restions là et adossée contre mon dossier, j'aurais presque pu penser à comment le quitter. Sauf que d'autres en avaient décidé autrement et étaient venu histoire de casser les pieds. Je ne les avais vu que trop tard pour réagir d'une façon ou d'une autre et finalement, j'eus pour seule réaction de me fermer totalement et n'importe qui de sensé aurait tourné les talons au vu de l'accueil. Mais eux continuaient à marcher dans notre direction et je me doutais de ce qui allait arriver.

D'ailleurs cela ne manqua pas d'arriver et une invitation des plus... courtoises fut émise. Rémy eut un sourire quand il se fit traiter d'idiot et moi je répliquais sur un ton très froid qui ne servit à rien. J'étais un peu étonnée de la réaction de Rémy mais n'en laissais rien paraître et ne réagis pas à la réponse plus directe qui me fut faite. Je restais imperturbable, mais ma patience avait ses limites surtout ces derniers temps, depuis cette histoire. Heureusement pour moi, ce fut Rémy qui répondit avec calme et sans se départir de son sourire. Je ne réagis pas à ses paroles, mais j'aurais laissé échapper un petit rire dans une autre situation, où ce n'était pas moi qui était visée.

Bien sûr, cela ne plut pas aux gars -c'est étonnant- et celui qui semblait être le chef lui répondit beaucoup plus menaçant, me traitant une nouvelle fois de salope pour ne pas changer. J'avais connu des gens avec un peu plus de connaissance ne serait-ce qu'au niveau des insultes. La réponse de Rémy ne se fit pas attendre et ce fut avec tact qu'il répondit. Je confirmais en hochant la tête en retenant un sourire, mon crétin... pas mal comme réponse. Par contre la suite ne laissait plus grand doute sur la suite de la discussion. Rémy annonça que c'était sa grande passion que de chercher les emmerdes et eut comme seule réponse une promesse de tabassage.

Je me redressais légèrement sur ma chaise, de manière à être prête à intervenir. D'une, c'était de ma faute s'il se retrouvait dans cette situation, de deux, il me défendait et je n'allais pas le laisser se débrouiller, et de trois, je savais me battre et je n'allais pas m'en priver. Rémy répondit encore une fois que cela ne le dérangeait pas d'en arriver et que de toute façon ce n'est pas pour cela que j'allais les suivre et que, implicitement, je n'avais pas changé d'avis. L'un d'eux eut la mauvaise idée de me passer la main dans les cheveux de manière qui se voulait "affectueuse" en me traitant d'allumeuse.

Sauf que dès que je sentis sa main sur ma tête, j'avais coupé mon esprit de ses paroles et mon corps réagit sans que mon cerveau puisse analyser la situation. J'entendis bien sur les paroles de ce dernier, mais ma main partit en direction de la sienne alors qu'il finissait ses paroles et je me relevais, me retrouvant face à lui, tordant de manière douloureuse son poignet et restant dans cette position le temps qu'il enregistre avant de le repousser suffisamment pour qu'il recule de quelques pas. Il se frotta le poignet et me regarda étonné que je réagisse et me rebelle. Je n'étais d'ailleurs pas une frêle femme et étant assez grande et non sans muscles, ils hésitèrent un instant sur la marche à suivre. Je savais que maintenant, soit ils partaient, soit cela se terminerait en combat.

- Si j'étais une allumeuse, vous seriez certainement les derniers à être au courant. Mon idiot étant très bien foutu et agréable, ce serait plutôt vers lui que je me tournerais. Alors vous me fichez la paix et dégagez ou alors, sachez que je ne vous suivrez pas et que nous allons avoir un problème.

Mon ton n'avait pas changé, mais j'étais restée droite et bien plantée sur mes pieds, les regardant tour à tour dans les yeux, toujours aussi froide, si ce n'est plus. Je ne pouvais plus reculer et je ne le voulais pas. Le fait d'être dans un bar ne me dérangeait pas du tout, parce étant donné ma maîtrise de mes pouvoirs ces derniers temps, je ne voulais pas prendre le risque de les tuer, idiots ou pas.

La réaction de ces derniers d'ailleurs se fit attendre, interloqués de se faire traiter ainsi par une femme et aussi menacer, puisque même pour leurs cerveaux, la menace avait été comprise. Mais malheureusement, cela ne semblait pas suffire, un simple regard à leur chef qui voyant bien que numériquement ils avaient le dessus, n'avait pas l'intention de se laisser insulter -y a-t-il vraiment insulte quand on énonce une vérité ? Il reprit donc du poil de la bête et avança d'un pas en reprenant la parole.

- Volontaire ou non, tu vas nous suivre, on s'en fiche que tu sois amochée, même si c'est dommage. Par contre, avant on va faire la fête à ton idiot, personne ne nous insulte comme ça !

- Ah bon, il vous a insulté ? Moi je ne l'ai entendu qu'émettre un certain nombre de vérité vous concernant.

Là la réaction ne se fit pas attendre, on va dire qu'il ne faut jamais essayer de faire de l'humour avec des idiots dans leur genre, surtout quand ce n'est pas de l'humour. J'avais regardé entre autre celui qui semblait diriger le groupe et celui ci avait viré au rouge colère. J'avais rapidement adopté une posture défensive, de manière à encaisser les chocs qui ne manqueraient pas d'arriver. Je tournais alors le dos à Rémy et ne vis pas si l'un d'eux l'attaquait ou si lui attaquait. Moi par contre, celui à qui je venais de m'adresser m'envoya un coup de poing en pleine figure. Il me fut facile d'esquiver et je répondis par un coup au ventre.

[HJ : Comme avant, s'il y a un problème...]
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Rémy LeBeau
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Lun 23 Jan - 13:16

Les sorties de Rémy dans des bars ne s’étaient pas faites moins nombreuses ces dernières années, mais le fait qu’aucune femme ne l’air accompagné expliquait également pourquoi cela faisait un bail qu’il ne s’était pas retrouvé impliqué dans ce qui ne tarderait pas à dégénérer en une rixe de bar. On ne pouvait pas imaginer que ces types si raffinés pour lesquels « pétasse » était un compliment sensé déclencher du plaisir chez une femme lâcheraient rapidement le morceau et trouveraient une autre proie pour terminer leur soirée… Gambit détestait ce genre de types, principalement parce qu’ils avaient tendance à provoquer de grosses dégradations dans l’image que pouvaient se faire les femmes des Hommes en général. Lui était du genre à draguer avec une certaine finesse mais jamais en donnant l’impression d’être simplement en quête d’un bon coup, et c’était ce qui le différenciait principalement de ce genre de types, même si la finalement pouvait parfois être la même…

Lorsque quelques menaces furent échangées en toute cordialité – du moins en ce qui concernait Rémy -, le mutant pu voir très distinctement Ororo se redresser sur sa chaise, sans doute pour être à même de réagir plus rapidement lorsque le premier coup serait balancé sur le coin de la tronche de quelqu’un. La jeune femme finit par ne pas en supporter davantage lorsque l’un des hommes passa sa main dans ses cheveux, et Ororo se releva en une fraction de seconde, repoussant la main du malotru d’un mouvement lui aussi très rapide. Mais le repousser ne fut pas suffisamment satisfaisant pour Ororo, parce qu’en un retournement de situation assez prévisible, elle mis à mal le poignet de celui qui avait cru être en droit de la toucher sans permission… Le tout se résuma en un pitoyable spectacle où l’homme en question essayait de faire son fier alors que la douleur se lisait sur son visage… Lorsque Ororo le relâcha enfin, les autres types semblèrent hésiter sur ce qu’il convenait de faire, et la mutante les envoya chier non sans une certaine classe, tirant un sourire satisfait à Rémy.

Dans le bar, quelques têtes s’étaient tournées en direction de leur table, mais bien vite tout le monde s’était désintéressé pour se concentrer sur sa bière. Rémy terminait son cocktail lorsque l’homme de néandertal revint à la charge, précisant que même si Ororo n’était pas d’accord, elle les suivrait, et que peu importerait qu’elle soit amochée ou non pour la suite de leur programme. Rémy fut assez rapidement évoqué, parce que visiblement ils s’étaient sentis insultés à un moment donné… L’hôpital qui se foutait ouvertement de la charité, c’était pas croyable. Ororo fut la plus rapide à répliquer, ôtant presque les mots de la bouche de Rémy en précisant qu’il n’avait fait qu’énoncer une vérité.

On ne lui laissa pas le temps de terminer son verre, car deux types lui saisirent les bras pour le relever pendant qu’un troisième espérait pouvoir le tabasser rapidement. Rémy ne pu que lâcher un profond soupir d’exaspération, constatant une fois de plus que même lorsqu’il se trouvait en compagnie d’une femme qui n’était pas sa petite amie, il était toujours plus ou moins contraint de réagir comme si c’était le cas… Ca, ajouté à sa tendance à jouer au plus fin face à des abrutis, et ses soirées se révélaient toujours des plus mouvementées !

Entraîné un peu plus loin par les deux costauds qui l’avaient attrapé, Gambit ne broncha pas jusqu’à ce que le troisième homme s’approche de lui pour lui taper dessus. Là subitement, il réunit ses pieds et les écrasa sur la face de l’homme en question, profitant de l’appui solide que lui fournissaient les deux autres abrutis. La suite s’enchaîna assez rapidement, et pendant que la charmante barmaid attrapait une batte de base-ball derrière le comptoir, Rémy se libérait de l’emprise de l’un des deux abrutis, pétant le nez de celui qui se trouvait à sa gauche avec un coup de tête bien placé – malheureusement pour lui – et une droite dans la figure du second dès que son copain relâcha le bras de Rémy sous le coup de la douleur… Le mutant poussa le vice jusqu’à balancer sur les deux blessés le troisième homme qui revenait à la charge, et les trois s’écrasèrent assez rapidement au sol quelques mètres plus loin.

De l’autre côté, l’autre homme de cro-magnon semblait avoir quelques difficultés à convaincre Ororo de l’accompagner chez lui pour y passer la fin de soirée, et plutôt que d’intervenir en la privant de ce petit défouloir, Rémy préféra opter pour son activité favorite : jouer au malin…

Fred, si tu veux un petit coup de main pour la maîtriser, ya peut-être moyen que je puisse ranimer tes potes… Parce que là t’es quand même vachement mal parti.

L’homme se figea un instant, orientant son visage vers Rémy en pensant naïvement qu’Ororo cesserait de vouloir lui en coller une.

D’où tu m’appelles Fred, abruti ?
C’est pas très compliqué… Le chef du clan Pierrafeu, aux dernières nouvelles, s’appelle Fred… - Le sourire de Rémy devint particulièrement insolent alors qu’il désignait les amis du type encore au sol à essayer péniblement de se lever. – Dis-moi… laquelle de tes copines ici présentes est ta Welma ?

Gambit connaissait ses classiques, et la Welma en question n’était autre que la femme chérie de Fred Pierrafeu. Ce qui sous-entendait sans aucune subtilité que « Fred » était gay. Et dans le fond, ça expliquait à peu près pourquoi il était incapable de savoir comment il fallait se conduire avec une femme… Quelque chose d’assez évident indiqua à Rémy que le seul type encore debout connaissait lui aussi ses classiques, parce qu’il prit une teinte rouge brique assez impressionnante avant de commencer à brailler un certain nombre d’insultes…

Plus loin, la barmaid raccompagnait le fauteur de troubles au nez cassé jusqu’à la sortie, lui conseillant de ne plus remettre les pieds ici sous peine de tâter de sa batte. Un second homme pris la poudre d’escampette à sa suite, de même que deux jeunes gens installés au comptoir du bar jusque là. Le troisième homme choisit de s’attaquer à Rémy de dos, comptant sur la distraction de la tenancière des lieux pour mener à bien sa petite vengeance. Couteau à lame rétractable à la main, il s’avança sournoisement avec la ferme intention de le lui enfoncer entre les côtes pour lui tailler une jolie boutonnière… Cassie intervint alors que l’homme n’était plus qu’à un mètre de Rémy, mais ne fut malheureusement pas suffisamment à l’aise avec cet instrument de défense pour retenir son coup lorsque l’homme au couteau l’esquiva… Du coup, la batte continua sa course et heurta assez fortement la tête de Gambit pour l’étourdir. Rien de très étonnant au final à le voir perdre l’équilibre et s’effondrer assez lamentablement au sol. Se masser la tête ne changea pas grand-chose à cette impression bizarre selon laquelle la pièce était en train de tourner autour de lui, mais cela permit de constater que la personne maniant cette batte ne l’avait pas loupé…

L’homme au couteau considéra son ami et décida assez rapidement qu’il réussirait à calmer Ororo seul, ce qui lui laissait donc la tâche de se charger de la barmaid à présent tétanisée par la peur. Assommer un homme armé par derrière était une chose, mais faire face à ce même homme de face était une autre paire de manches… ce qui impliquait qu’elle aurait besoin d’un petit coup de pouce pour se sortir de ce mauvais pas.

Mesdames et messieurs, le bar est fermé !

Ca, c’était le signal du départ pour éviter une éventuelle émeute qui entraînera pas mal de dégâts et qui lui coûterait sa place. Les clients ne se firent pas prier et se ruèrent au-dehors. D’une, ça leur permettait de ne pas se prendre de coup de couteau inutilement, et de deux, ça leur permettait de ne pas payer une consommation à peine entamée…

Cassie se tourna un instant vers Gambit, l’air encore plus paniquée, pour constater qu’il n’avait toujours pas réussi à se relever. Son regard s’orienta donc vers Ororo, qui semblait être également capable de se défendre et qui serait donc la seule capable de lui prêter main forte face au type armé qui s’avançait vers elle… Son regard rivé craintivement sur le couteau, Cassie ne songea même pas à utiliser la batte une nouvelle fois.


(Désolé pour le retard. Je vais essayer de perdre cette mauvaise habitude !
Je peux éditer mon message si quelque chose ne te convient pas, suffit de le dire ^^)
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Lun 30 Jan - 19:48

Il était plutôt de rare de me voir participer à une bagarre de bar. Il faut aussi que je savais assez bien éviter les batailles en calmant le jeu. Sauf qu'ayant choisi d'aller dans un bar et avec mon humeur assez peu accommodante, il était dangereux de venir me chercher des noises. Mais bien, les choses ne se passent jamais comme on le voudrait et la soirée fut troublée par des imbéciles ayant trop bu. Cela aurait quand même pu bien se finir, pour eux, s'ils n'avaient pas noyé le peu de cerveau qu'ils avaient dans l'alcool. Malheureusement pour eux, ils arrivaient avec quelques semaines de retard et tombaient à un moment où je n'étais pas d'humeur à rester calme face à ça et la familiarité dont l'un d'eux se permis fut la goutte qui fit déborder le vase. Le "pauvre" se retrouva avec le poignet douloureux et la fierté -ou ce qui lui en restait- blessée.

Pendant que je discutais assez vertement avec le gars qui commençait sérieusement à me gonfler, Les autres s'occupaient de Rémy. Heureusement, le connaissant, je savais qu'il pouvait se débrouiller contre eux. Enfin, les autres personnes présentes dans la salle préféraient se concentrer sur autre chose que sur nous. Moitié une bonne chose, moitié une mauvaise. Enfin, autant ne pas y penser et continuer à échanger des paroles sympathiques. Pour l'instant je restais plutôt calme... on va surtout dire que je n'en étais pas venue à le frapper ce qui était un exploit. Exploit qui n'allait pas durer très longtemps.

- On va t'amocher, ça c'est sur. Les femmes ont droit que de se la fermer et c'est tout. Donc un conseil arrête maintenant...

- Tu te répète, change de disque ! D'une il est hors de question que je vous suive et, de deux, si tu continue, c'est toi qui pourra plus parler et qui devra aller faire un tour à l'hôpital.

- Sauf que t'oublie que je suis pas seul !

Mes poings étaient serrés depuis un petit moment et ma position et mes paroles étaient clairement agressives. Cela semblait déconcerter cet homme et il perdait peu à peu pied mais semblait avoir repris du poil de la bête en parlant de ses copains. Je devais quand même avouer que je n'étais pas sûre de moi à 100%, étant donné que, même si j'avais récupéré, ma blessure à la jambe allait surement se rappeler à mon bon souvenir. Un coup d'oeil derrière lui me permit de voir rapidement que finalement Gambit s'occupait bien de ses adversaires. Donc je n'avais pas trop de soucis à me faire à ce sujet. Je pourrais, à mon avis, m'occuper sans problème de lui.

- Encore faudrait-il qu'ils soient encore capable de vous aider.

Là dessus, Gambit finit de s'occuper des autres gars et revint vers nous en s'adressant à lui. J'eus un sourire en entendant les paroles et surtout les explications de Gambit, qui sous entendait qu'il était gai, ce qui le contraria au plus haut point. La suite par contre échappa à ma compréhension. J'avais oublié de surveiller ce qu'il se passait après que Gambit se soit occupé des trois autres. J'eus juste le temps de voir l'un des gars arriver derrière Gambit et essayer d'ouvrir la bouche pour le prévenir que Rémy se prit un coup de batte et j'eus le temps de voir briller un couteau quand l'agresseur se tournait vers la barmaid.

Un regard à Gambit m'apprit qu'il n'allait pas pouvoir nous aider et la barmaid semblait être pétrifiée devant ce couteau. Je ne pouvais pas être partout et il fallait d'abord que je m'occupe de l'autre. Alors que ce dernier pensait que j'allais être plus facile à avoir s'avançait vers moi avec un air carnassier, je retins un soupir et passait à l'attaque. Ah les hommes ! Il se croient supérieurs aux femmes parce qu'ils ont des muscles et que ce sont des hommes. Je passais à l'attaque, Je partis en avant, mon poing droit partant dans sa figure, anticipant son attaque à lui grâce à mon entrainement et à ma rapidité. J'enchaînais sur un coup gauche dans l'estomac qui le fit se plier en deux et partir à genoux au sol, privé d'oxygène et désorienté, sonné.

Je me retournais alors vers l'autre gars et la barmaid, Gambit toujours au sol. C'est sur que le coup qu'il avait pris ne l'aidait pas. Mais mon regard ne s'attarde qu'une seconde sur lui avant de se poser sur les deux encore debout, un peu trop près l'un de l'autre pour me laisser une chance d'attaquer sans qu'elle ne se prenne un coup de couteau. Or elle semblait toujours être sous le choc même si elle reculait instinctivement, mais sa batte pendait contre son flanc inutile. J'aurais bien aimé pouvoir prendre sa place, j'aurais réagi d'une manière ou d'une autre, alors que là, j'avais l'impression d'être inutile. Je n'avais plus qu'une manière d'agir.

- Frappez !! Hurlais-je à son attention.

Les deux sursautèrent suite à mon cri et le gars commença à se tourner vers moi, oubliant la barmaid devant lui. Il devait penser que j'étais plus dangereuse qu'elle. Mais il n'oublia pas, bien sur, qu'elle elle était armée et se retourna bien vite. Trop tard pour ne pas lui laisser le temps de se reprendre et qu'elle lui assène un coup de batte au niveau des côtes, le projetant à terre et lui faisant lâcher son arme. Il n'était pas vraiment en état de la reprendre, vu qu'il n'essaya pas de se relever. J'allais me retourner pour revenir à mon précédent adversaire que je n'avais pas oublié, mais vu qu'il n'avait pas été armé et que je l'avais sonné, j'avais préféré me pencher sur le plus urgent. Sauf qu'il était un peu tard pour revenir vers lui vu qu'il s'était repris et qu'alors que je me retournais, je me pris un direct dans la mâchoire qui m'envoya au sol.

[HJ : C'est pas grave ! Moi aussi faudrait que je perde cette habitude !]
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Rémy LeBeau
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Lun 6 Fév - 11:30

Gambit était généralement le dernier à s’engager dans une rixe de bar. Son pouvoir particulièrement dangereux en milieu clos était sans doute la principale raison de cette retenue que tout le monde n’avait pas forcément vis-à-vis de sa mutation, et le jeune homme n’avait de toute manière que de trop rares personnes chères à protéger. Surtout maintenant. Alors qu’en il se battait, c’était généralement pour défendre ses propres intérêts, encore qu’on pouvait souvent lire une certaine lassitude sur ses traits à ce sujet, parce que même si le goût du combat était toujours là, Gambit ne parvenait à trouver de motif suffisamment valable pour ravager l’intérieur d’un bar en utilisant son pouvoir…

Sa réticence à l’idée d’utiliser son pouvoir pour régler de manière définitive le problème actuel lui avait valu de commettre une erreur de débutant : toujours contrôler derrière soi, et ne jamais rester trop longtemps immobile dans un environnement hostile. Ce qui lui avait valu de se prendre un coup dont il se souviendrait pendant longtemps, parce que son pouvoir ne l’immunisait pas contre les coups de batte en pleine tête… A présent agenouillé au sol, Rémy se massait la tête en espérant chasser la douleur et stopper ce sifflement désagréable. Non loin de lui, ça parlementait toujours au sujet de ce qu’Ororo ferait ou non, et s’il ne comprenait pas tout à cause de l’étourdissement qui le clouait au sol, Rémy était certain que la jeune femme ne cèderait pas.

Le cri de la jeune femme incita Gambit à tenter de se relever malgré les signaux contradictoires que lui envoyaient son oreille interne et son regard, et il perdit une première fois l’équilibre avant de finalement s’appuyer lourdement sur une table que personne n’avait encore eu le temps de casser. Le mutant peina à distinguer ce qu’il se passait autour de lui, mais repéra assez rapidement Cassie avec une batte qui n’avait pas l’air de lui servir à grand-chose entre les mains. En y réfléchissant bien, c’était sans doute cet objet qui lui avait fracassé la tête un peu plus tôt.

Du côté de Cassie justement, il n’y avait pas eu beaucoup de réaction même après le cri d’Ororo. Peut-être que pour elle, c’était simple de frapper un homme qui possédait un couteau et qui pouvait vous poignarder en signe de représailles, mais quand on était une barmaid et qu’on avait jamais fait de base-ball, la batte n’était pas vraiment le mode de défense idéal. En comprenant cela, l’homme préféra s’en prendre à Ororo, qu’il jugeait à juste titre beaucoup plus dangereuse qu’une personne qui brandissait une batte de base-ball… une chance pour Cassie, qui n’avait clairement aucune envie de s’en servir une seconde fois. En songeant qu’Ororo n’était peut-être pas si dangereuse que ça, Cassie se décida à donner un coup à l’homme au couteau, visant un peu au hasard et elle le frappa aux côtes, lui coupant très probablement le souffle. Elle savait qu’elle n’avait pas frappé suffisamment fort pour lui casser quoi que ce soit, mais c’était suffisant pour qu’il ne se relève pas – et tant mieux !

En revanche, un autre homme se releva pour remplacer celui qui venait d’être mis KO, et Cassie ne parvint pas à retenir un cri de surprise lorsqu’il frappa Ororo, la précipitant au sol. Le regard paniqué de la serveuse balaya la salle, et elle remarqua que Rémy s’était relevé mais ne s’était pas pour autant remis du coup qu’il avait reçu, ce qui ne laissait donc plus personne pour aider la jeune femme et régler le dernier problème restant…

Comme son prédécesseur, l’homme n’avait pas tarder à s’avancer vers Cassie en affichant un air menaçant. Il avait même ramassé le couteau qui était tombé au sol un peu plus tôt, et tout sur son visage laissait entendre qu’il avait la ferme intention de s’en servir. Seulement, Cassie ne pouvait pas continuer à reculer pour éviter l’homme au couteau, sauf si elle avait envie de s’enfuir, et de perdre son job par la même occasion. Alors elle se jeta à l’eau et balança la batte droit devant elle pour frapper son agresseur. Ce dernier ne s’attendait visiblement pas à ce que la jeune femme s’en serve comme d’un projectile plutôt qu’en tapant simplement, alors il se la prit en pleine tête et son nez se brisa dans un craquement assez perturbant. L’homme tomba au sol, portant les deux mains à son nez pour faire l’inventaire des dégâts, alors que Cassie attrapait la chaise la plus proche, la levait au-dessus d’elle, et la fracassait sur le crane du type.

J’ai toujours rêvé de faire ça !

Un sourire un peu déplacé était visible sur son visage, mais la jeune femme reprenait peu à peu ses esprits et prenait conscience de ce qu’elle avait contribué à interrompre, incluant le passage à tabac d’un ami, et l’agression – probablement sexuelle – d’une cliente. La jeune femme laissa tomber au sol les reliefs de la chaise qu’elle venait de briser, et elle se précipita vers Ororo :

Ca va, vous n’avez rien de cassé ? – Elle orienta son regard vers Gambit, constatant que celui-ci s’approchait en s’aidant du comptoir du bar pour mettre un pied devant l’autre. – Désolée pour ta tête…
Tu as fait ce que tu as pu… rappelle-moi de te filer quelques cours à l’occasion, Cassie…

La jeune femme esquissa un sourire, proposant ses deux mains à Ororo pour l’aider à se relever.
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Mar 6 Mar - 19:20

[HJ : Désolée pour le retard. J'ai eu des empêchements.]

J'avais une nouvelle fois l'impression d'être dépassée par les évènements et cela plus que tout me mettait en colère. Je pouvais passer sur les propos qu'ils avaient dit et leur geste, mais quand le combat s'était engagé, la présence de la barmaid avait rendu le combat difficile et malgré mon entrainement, je n'avais pas vraiment été capable de gérer. J'avais l'impression de ne pas être à la hauteur et que le fait d'avoir laissé les choses devenir plus calmes à l'Institut se faisait ressentir maintenant. J'avais eu beaucoup à faire avec le fait de prendre la suite du professeur que j'en avais oublié l'essentiel.

De plus, mes pouvoirs étant dangereux en lieux "clos", je ne pouvais pas me permettre de les utiliser ici, à cela ajouté le fait que je savais la difficulté que j'avais à les maîtriser à cause de mes émotions en ce moment. Je ne pouvais compter que sur mes poings, mais le fait d'avoir quelqu'un qui ne savait pas vraiment se battre rendait la chose plus difficile, surtout avec le fait que Rémy s'était pris un mauvais coup, la situation devenait intenable. Heureusement, je savais comment booster quelqu'un et le fait de lui ordonner de frapper la poussa à le faire et cela marcha plus ou moins, mais c'était déjà cela.

Mais il fallait penser aussi que j'avais laissé un adversaire, qui s'était relevé et avait frappé, moi bien sur. Je fus projetée à terre et mon crâne sonnait alors que j'entendis à peine le cri poussé par la jeune femme. Je ratais l'action mais vis le résultat, le dernier était à terre et se prenait une chaise. Je me mis en position assise, attendant que ma tête arrête de tourner, et vis que Rémy s'était relevé même s'il ne semblait pas aller vraiment mieux. Je souris en entendant la remarque de Cassie et en pensant qu'elle était folle. Enfin, ça marchait très bien et c'était l'essentiel. C'était surement dû à l'adrénaline, elle ne devait pas être habituée à cela, enfin je l'espérais pour elle.

Alors que je commençais à reprendre mes esprits, elle vint vers moi et me demanda si ça allait. Je hochais la tête, un peu trop vigoureusement pour ma tête et je fus contente d'être assise. Pendant que je fermais les yeux histoire que le monde arrête de tourner, Cassie s'excusa auprès de Rémy et ce dernier lui promit de lui donner des cours de batte. J'eus à nouveau un sourire et ré-ouvris les yeux alors qu'elle me présentait ses mains pour m'aider à me relever. Je saisis fermement ses mains et me tirais, en faisant en sorte de ne pas l'envoyer au sol, mais elle était quand même assez forte pour m'aider à me relever.

- Merci ! Et merci de nous avoir aider.

Je lui souris, car même si elle avait posé quelques problèmes, elle avait quand même aidé et c'était cela que je remerciais. Je me tins encore un peu à elle, le temps de retrouver mon équilibre et d'être sure de ne pas tomber au moindre pas fait. Bon, la prochaine fois que je voudrais me changer les idées je choisirais autre chose. Je regardais Rémy qui lui aussi avait pris des coups et avait morflé. Je me mordis les lèvres, c'était ma faute s'il y avait été mêlé et j'étais un peu étonnée maintenant que j'y repensais qu'il m'ait aidé aussi spontanément.

- Ça va ? Désolée de t'avoir entraîné là dedans... et merci

Parce qu'à la base, c'était quand même ma faute si on en était là. Enfin, la leur, mais pour moi, donc comme ils n'allaient surement pas s'excuser, c'était la moindre des choses. Je lui souris doucement, presque timidement. La question avait été pour voir s'il n'avait pas été gravement touché, parce que cela se voyait que ça n'allait pas. Je me tournais vers Cassie après avoir jeté un coup d'oeil alentour. Il y avait un sacré bordel maintenant et on n'allait quand même pas laisser tout cela comme ça et encore moins laisser les gars en place. Trop dangereux !

- Bon faut qu'on s'occupe de ceux-là, on peut pas les laisser là. Et puis avec la pagaille qu'il y a faudrait remettre un peu d'ordre...

Cassie regarda alors la scène qui nous entourait et sembla un peu paniquée à cette vue. Rien d'étonnant au vu de ce qu'il s'était passé. Elle sembla pendant un moment complètement perdue, puis se reprit et pris une décision.

- Je vais appeler les flics pour ces gars et pour le reste je vais récupérer ce que je peux et jeter le reste...

Les policiers bien sur. Par contre je n'avais pas spécialement envie d'avoir affaire à eux. Enfin, je n'allais quand même pas la laisser se débrouiller seule avec eux.

- Je vais t'aider !

Je ne parlais que pour moi, ne voulant pas obliger Rémy à quoi que ce soit, je l'avais suffisamment embêté comme ça.
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Rémy LeBeau
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Mer 14 Mar - 12:38

(Vu le temps que je mets à répondre, tu es toute excusée héhé ! )

Cassie n’était pas vraiment du genre à se jeter dans une bagarre. Elle n’était pas non plus taillée pour le combat. Pourtant ces deux vérités ne l’avaient pas empêchée de se faire son possible pour essayer de faire rentrer tout dans l’ordre dans le bar dont elle avait la responsabilité en l’absence du patron… Si elle avait été plus robuste, mieux entraînée, ou – mieux – mutante, elle n’aurait probablement pas passé autant de temps à réfléchir à ce qu’elle devait faire pour mettre un terme à cette altercation. Seulement, Cassie était une humaine qui était capable de se péter un ongle en claquant trop fort la portière de sa voiture, alors elle avait pris grand soin de se maintenir éloignée de certaines activités, comme notamment le self-défense.

Pourtant, tous ces handicaps n’avaient pas suffit à la pousser à s’enfuir en courant et elle avait saisi avec conviction une batte de base-ball qui n’avait pas servi à grand-chose d’autre qu’à assommer à moitié Rémy. Une fois désarmée, elle s’était emparée d’une chaise et avait fait ce qu’elle pouvait pour régler le problème des dernières personnes encore debout, et donc encore capables de chercher des ennuis à ceux qui étaient à terre. Curieusement, Cassie était the last (wo)man standing, ce qui l’étonna complètement lorsqu’elle s’en rendit compte. Cela l’aurait peut-être même encore plus étonnée si elle avait su que Rémy comme Ororo avaient suivi une solide formation au combat… Mais la jeune femme était déjà tellement impressionnée par ce qu’elle venait de faire qu’elle ne pouvait même pas songer à ce genre de choses. Et puis elle n’était ni au courant de l’histoire de ces deux clients, ni de l’existence d’une quelconque trace de mutation chez Rémy, alors ça coupait court à pas mal d’interrogations. Pour Cassie, ils n’étaient que des clients comme les autres.

La jeune barmaid n’avait pas tardé à apporter son aide à Ororo qui se trouvait encore à terre mais paraissait moins sonnée que Gambit. La mutante la remercia pour son aide, ce à quoi Cassie répondit par un sourire un peu crispé, sans doute à cause du stress provoqué par l’affrontement qu’elle ne parvenait pas à évacuer.

De rien, je… j’ai fait ce qui était nécessaire… je pense.

Le sourire d’Ororo avait quelque chose d’appréciable, et la barmaid fut quelque peu rassurée. Elle n’avait jamais frappé personne jusque là, et le fait de voir ces hommes étendus au sol et parfaitement immobiles avait quelque chose d’incroyablement destabilisant.

Est-ce qu’ils sont… ?

C’était stupide d’imaginer qu’ils puissent avoir été tués par deux coups de chaise, mais Cassie avait besoin que quelqu’un lui confirme cela. Rémy avait réussi à se rapprocher des deux jeunes femmes en longeant le comptoir du bar, et Cassie fit quelques pas vers lui pour redresser une chaise et l’aider à s’asseoir dessus.

Merci… - Il porta la main à l’arrière de son crane. – Rappelle-moi de fuir la prochaine fois que tu brandiras ce genre de choses… - Ororo le remercia et s’excusa pour les ennuis occasionnés. Le mutant ne pu s’empêcher de sourire avec une certaine ironie. – C’est toujours un plaisir. Surtout si ça peut permettre de taper sur des abrutis… et d’aider une personne qui en a besoin.

Personne n’avait réussi à débarrasser Gambit de ces quelques relents de machisme qui refaisaient de temps à autre surface. Les doigts de Cassie s’aventurèrent également du côté de son crâne, et le mutant eût du mal à rester immobile durant son rapide examen :

Ca devrait aller, ya juste un peu de sang… Faudrait quand même passer à l’hôpital pour faire une radio de…
Pas la peine.

Cassie ne connaissait sans doute pas Gambit aussi bien qu’Ororo, mais en revanche elle savait déceler les moments et les sujets sur lesquels il valait mieux ne pas insister. Ororo proposa de s’occuper des types assommés et de remettre un peu d’ordre dans le bar. Cassie bloqua sur la proposition, se demandant ce que la jeune femme avait voulu dire par « on peut pas les laisser là » et sur le sort qu’elle réservait à ces crétins, mais son bon sens reprit le dessus et elle conclut quelle allait tout simplement appeler la police. Après tout personne n’avait rien à se reprocher, alors pourquoi essayer de rendre l’incident différent de ce qu’il avait été en réalité ?

Cassie s’éloigna pour passer son coup de fil grâce au téléphone situé derrière le comptoir. On lui demanda les renseignements d’usage pour localiser sa position avec précision, la nature de l’incident qu’elle rapportait, et le nombre de blessés. Sur le dernier point, elle se montra un peu plus évasive, pas vraiment certaine de la réponse qu’elle devait apporter :

Les fauteurs de trouble sont KO pour l’instant. Et deux clients ont été légèrement secoués en essayant de calmer le jeu… Ca compte comme des blessés ?

On lui assura qu’une patrouille était toute proche de l’établissement et qu’il ne servait à rien de paniquer, puis Cassie raccrocha. Elle baissa les yeux sur ses mains qui tremblaient encore à cause du stress… Décidément, elle n’était pas faite pour toute cette action !

Ororo venait de proposer son aide à Rémy, et le mutant la déclina d’un mouvement de tête qu’il regretta ensuite lorsque la pièce recommença à tourner à grande vitesse autour de lui.

Je crois que je vais rester assis pour le moment… mais merci.

Les flics ne tarderaient plus, et il ne pouvait pas s’en aller pour aller là où il serait installé bien plus confortablement, alors autant rester assis. D’une, ça lui éviterait de perdre l’équilibre, et de deux, c’était toujours plus agréable que d’attendre debout comme un piquet…

Les sirènes de police ne tardèrent pas à se faire entendre, et la lumière du gyrophare de la voiture de patrouille devinrent assez rapidement visible à travers la vite donnant sur la rue. Deux agents pénétrèrent à l’intérieur, arme au poing, et Cassie se dirigea vers eux à petites enjambées :

C’est moi qui vous ai appelés. Cassie Woodward, je travaille ici.
Bonsoir mademoiselle.
Les deux personnes qui sont là-bas sont des clients…
Et les individus étendus au sol ?
Ce sont les hommes qui ont commencé la bagarre…
Vous êtes la patronne de cette établissement, mademoiselle Woodward ?
Non, je suis… juste une serveuse… - Coucher avec le patron ne faisait pas d’elle la femme du patron, alors autant être honnête. – Le patron, Mr. Dunn, est actuellement en voyage à l’étranger. Donc je suis en charge de la bonne marche de l’établissement…

L’un des policiers était ressorti pour demander un fourgon afin de pouvoir escorter la bande de perturbateurs jusqu’à une cellule. Le second prenait en note les informations fournies par la barmaid.

Je vais devoir interroger vos clients, mademoiselle…

Cassie avait simplement acquiescé et avait enjambé quelques débris, ouvrant la voie jusqu’à l’endroit où se trouvaient Rémy et Ororo.
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Jeu 12 Avr - 22:23

Avant ce soir, si on m'avait dit que face à une bande de gars soûls et complètement abrutis, seule l'aide d'une humaine sans entraînement nous aurait sauvé, j'aurais surement éclaté de rire. Pourtant, je n'avais rien contre les humains sans pouvoirs -les mutants sont des humains...-, mais c'était étonnant et je ne l'aurais jamais cru. Dire que j'étais venue ici pour éviter d'avoir à penser au fiasco qu'avait été l'enlèvement et les attaques dernièrement, j'étais servie. Enfin, j'avais autre chose à penser et cela m'empêchait d'y repenser. Mais cela viendrait et pour l'instant je savais que je refoulais cela.

Nous étions en train de récupérer, qui des coups reçus, qui de ses agissements. Le plus touché était Rémy, il fallait le dire. Moi j'avais juste mal à la mâchoire et la tête qui tournait. C'était donc avec plaisir que j'avais accepté l'aide de la barmaid pour me relever. Je la remerciais et elle en parut un peu étonnée, pour moi c'était normal, ce n'était pas son combat, mais malgré tout elle nous avait aidé comme elle avait pu. Je voyais bien qu'elle avait du mal à se remettre de ce qu'elle avait fait et donc je lui offris un sourire rassurant, ce qui semblait agir.

Elle finit par se tourner une nouvelle fois vers les hommes à terre et je sentais sa crainte, comme une vague envahissant son visage. Ses paroles vinrent confirmer ce qu'elle laissait voir : avait-elle tué l'un de ces hommes ?

- Non ! Il faudrait plus que cela.

Je ne niais pas la force des coups donnés, mais à moins qu'elle ait brisé le crâne de l'un d'eux, il y avait peu de chance que l'un d'eux soit mort. Au vu de ses capacités à manier une batte, ce n'était surement pas le cas. Elle alla aider Rémy qui lui aussi peinait à se remettre. Je n'enviais pas sa place au vu du coup qu'il avait reçu, même si ça aurait été moins contraignant niveau estime de moi. Enfin, je réfléchirais à ce sujet plus tard, fallait d'abord que je récupère et aussi que je remercie Rémy de son intervention.

Ce que je fis après qu'il ait parler de fuir la prochaine que Cassie aurait une arme à la main. J'eus un sourire amusé, c'est sur que c'était la meilleure des solutions, au vu de ce qu'il s'était passé. Enfin, je le remerciait et tout ce qu'il trouva à répondre c'est que j'en avait besoin. Je levais les yeux au ciel, même si c'était à moitié vrai. Malgré tout, j'étais contente qu'il l'ait fait, mais je ne le dirais pas encore, surtout après ces paroles pour lesquelles je ne pouvais m'empêcher de faire ne serait-ce que semblant d'être outrée.

Pendant que nous parlions, Cassie examinait Rémy et c'est avec une grimace que j'accueillis ses paroles. Du sang et une radio. L'un pouvait être oublié assez rapidement, tant que ce n'était pas plus qu'un peu de sang. L'autre par contre signifiait hopital et cela c'était impossible, en tout cas sans risque qu'il soit découvert comme mutant. Je ne fus donc pas surprise de le voir la couper rapidement en lui disant que ce n'était pas la peine. Je le comprenais et si j'étais connue comme mutante, lui ne voulait surement pas qu'on le découvre.

J'eus ensuite des paroles malheureuses en ce qui concernait de s'occuper des gars au vu de ce qui avait pu passer sur le visage de Cassie. Mais elle prit le parti de ne pas relever la formulation étrange, ce dont je la remerciais. Elle appela donc la police en disant ce qu'il s'était passé ici avec pas mal de détail. Je m'étais pendant ce temps hissée sur un tabouret, appuyée en partie contre le bar, près de Rémy, après lui avoir proposé de l'aider mais proposition qui fut refusée. Etant donné que nous ne pouvions pas partir, maintenant qu'elle avait signalé notre présence aux flics, autant s'installer un peu confortablement.

Ils ne tardèrent d'ailleurs pas et s'adressèrent directement à Cassie, qui leur résuma la situation rapidement. Je ne dis rien pendant ce temps, restant tranquille en attendant qu'un des policiers vienne, ce qui ne saurait pas tarder. D'ailleurs une fois leur discussion finie et des mesures prises pour s'occuper des troubles-fêtes, l'un d'eux se dirigea vers nous et commença à nous poser des questions.

- Bonsoir. J'aurais besoin de connaitre votre identité et savoir un peu ce qu'il s'est passé.

- Ororo Munroe. J'attendis que Rémy se présente avant de continuer. J'étais venue ici pour me détendre et j'ai remarqué la présence de Rémy dans le bar. Nous avons alors commencé à discuter, jusqu'à ce que ces hommes viennent nous déranger. Nous leur avons poliment demandé d'aller voir ailleurs, mais ils étaient un peu trop soûl pour en avoir quelque chose à faire. Alors la discussion à dégénérée et on a dû les calmer... de force.

J'avais tout expliqué moi même, je ne savais pas vraiment dans quel état d'esprit était Rémy, après le coup, mais autant que le flic ait une version claire et concise. Il resta un peu perplexe, mais ne fit pas de commentaires à ce sujet. Il préféra aborder un autre sujet, la raison de la dispute.

- Pour quelle raison vous ont-ils agressé ?

- Parce qu'ils me trouvaient à leur goût. Répondis-je assez crûment et hésitation, ce qui surprit l'homme. Ils étaient trop butés pour changer d'avis et il était hors de question que je les suive.

Il hocha simplement la tête en réponse, il comprenait très bien pourquoi je n'avais pas voulu les suivre, pas besoin de s'appesantir là dessus. Il se tourna alors vers Rémy.

- Et vous ? Quel a été votre rôle là dedans ?

J'avais plus ou moins sous-entendu que nous étions amis, sachant que c'était à moitié vrai. Pour le reste, cela ne regardait, à mon sens, que lui et moi, c'était pour cela que je n'étais pas entrée dans les détails à ce sujet.
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Rémy LeBeau
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Mer 18 Avr - 14:45

Installé sur sa chaise, Rémy continuait de se masser l’arrière de la tête en pensant naïvement que cela contribuerait à dissiper la douleur. En réalité, plus il touchait à la zone douloureuse, plus il avait l’impression que la zone mise à rude épreuve par la batte de base-ball rayonnait… C’était une impression bizarre à décrire mais qui ressemblait bizarrement à un bourdonnement – en pire. Si le seul souci du mutant était sa tête douloureuse, pour Cassie c’était une toute autre histoire compte tenu de son rapport quasi inexistant à la violence. La jeune femme eût peur l’espace d’un instant que les hommes étendus à terre soient morts, mais Ororo fut suffisamment rapide pour la rassurer, faisant naître un léger sourire sur le visage paniqué de la barmaid :

Ah… parce que j’ai cru que…

La jeune femme éluda la fin de la phrase, préférant de loin un sourire plus large avant qu’elle ne s’éloigne pour appeler la police, ce que toute personne normale songerait à faire dans une situation pareille. Et puis imaginer que ces types pouvaient se relever et reprendre la bagarre alors que Rémy n’était plus en état et qu’Ororo devait sans doute être affaiblie également, ça n’enchantait pas vraiment Cassie… Elle était barmaid après tout, pas videur.

Pas une seconde la jeune femme n’avait imaginé que Rémy puisse refuser d’aller à l’hôpital à cause de sa mutation. Bien sûr, elle savait qu’il était mutant, mais elle ne pouvait pas imaginer que l’on puisse démasquer une personne en lui faisant une simple radio de la tête, ou même que l’on faisait des tests d’ADN sur toutes les personnes qui arrivaient avec une blessure sanglante… Si c’était comme ça que fonctionnait le système, on comprenait bien les divers déficits du secteur hospitaliers ! Cassie était sans doute une humaine naïve parmi tant d’autres, mais elle mit ce refus catégorique sur le compte d’une probable peur des hôpitaux ou des médecins en règle générale. Ce qu’elle ne savait pas, c’était que la place qu’occupait Rémy chez les Damnés lui permettrait de passer cette radio en toute sécurité et sans risque d’être démasqué en faisant appel à ceux qui avaient leurs entrées dans les hôpitaux, ou qui possédaient simplement leur propre clinique.

Comme promis au téléphone, la police ne tarda effectivement pas à débarquer au Bao’bar. Les agents embarquèrent l’ensemble des boulets étendus au sol pendant que l’inspecteur recueillait le témoignage de Cassie. Lorsque ce fut terminé, il s’intéressa aux témoignages d’Ororo et Rémy. Le mutant se présenta brièvement et laissa son amie donner sa version des faits, puis répondre aux questions supplémentaires, jusqu’à ce que l’inspecteur ne s’intéresse à lui.

Mon rôle a été assez douloureux. – Se redressant sur sa chaise, Rémy avait grimacé lorsqu’il avait tourné la tête en direction du policier. – Ces hommes ont interrompu notre conversation, comme Ororo vous l’a expliqué, et en les voyant employer la force en espérant la séduire de cette manière, j’ai été obligé d’intervenir… N’est-ce pas ce que tout homme ferait pour une personne en difficulté ? – L’inspecteur acquiesça, continuant de prendre des notes. – Certains étaient armés, et nous y serions probablement restés mon amie et moi-même si Cassie n’était pas intervenue…
Mademoiselle Woodward, vous voulez dire ?
Oui, excusez-moi. Je viens assez souvent ici…

C’était l’excuse facile pour éviter d’admettre qu’ils avaient couché ensemble par le passé et de mettre Cassie dans l’embarras ; ils avaient déjà ruiné le bar, alors il ne fallait pas en rajouter.

Avez-vous été gravement blessés, coup de couteau, etc… ?
Juste un mauvais coup à la tête, mais ce n’est pas grand-chose.

Le regard de l’inspecteur se posa sur Ororo mais également sur Cassie, qui s’était assise près de la mutante.

Aucune blessure, mais beaucoup de frayeur pour ma part…
C’est naturel. Les agresseurs étaient nombreux et vous avez bien fait d’intervenir, mademoiselle Woodward. Beaucoup de patrons de bar auraient simplement appelé la police et laissé les choses dégénérer pour ne pas se mouiller…

Les paroles de l’inspecteur emplirent la jeune barmaid d’une certaine fierté, parce qu’en faisant quelque chose d’à première vu complètement inconscient, elle avait fait le bon choix et avait permis à Rémy et à son amie de s’en sortir en un seul morceau.

Si vous êtes en état, vous pouvez rentrer chez vous. Merci pour vos témoignages. – L’inspecteur se tourna vers Cassie. – En vue de votre déclaration à l’assurance, je vais sans doute avoir quelques papiers à signer pour constater les dégâts avec vous…
Je n’ai encore jamais rempli ces documents seule, et…
Ne vous inquiétez pas, cela fait partie de mon quotidien. Et je serais ravi de vous aider…

Ils échangèrent un sourire avant de disparaître dans le bureau du patron pour cette histoire de paperasse. Rémy tenta une nouvelle fois de se redresser et se remit debout sur ses pieds. Sa tête tourna assez violemment mais la sensation de se trouver à bord d’un bateau se dissipa au bout de longues minutes.

Je crois qu’on va pouvoir y aller… Je vais malgré tout faire un petit saut à l’hôpital… - Il poursuivit à voix basse pour n’être entendu de personne d’autre qu’Ororo. – Je connais un médecin qui ne posera aucune question, si tu as également besoin de soins…

Rémy avait beau fanfaronner et faire le paon, il n’en était pas moins un homme que l’on pouvait blesser, et à ce titre il ne dérogeait pas à la nécessité de soigner ses blessures s’il ne voulait pas finir dans un triste état.
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Sam 12 Mai - 13:41

Sincèrement, j'ignorais totalement s'il y avait des morts ou non, même s'il aurait fallut qu'on ait pas de chance pour que ce soit le cas, mais je voulais éviter qu'elle ne panique. Elle avait déjà suffisamment souffert comme cela sans en plus penser qu'elle avait tuer quelqu'un. Sachant le respect que j'avais de la vie humaine, je ne voulais pas lui imposer cela. Elle parut étonnée mais aussi rapidement soulagée et je compris que j'avais pris la bonne décision pour ma réponse. De plus, je n'avais pas envie d'aller vérifier, mais il avait l'air de tous respirer. Je fus heureuse du sourire qu'elle m'adressa.

Pendant qu'elle était allée téléphoner j'avais fait bouger ma mâchoire de manière à vérifier que je n'avais rien de casser. Mis à part une douleur tenace un peu plus forte, je ne sentais rien d'étrange. Tant mieux, moi aussi je voulais éviter la case hôpital, pas spécialement que je ne voulais pas qu'on sache que je sois mutante, mais je ne voulais pas que cela soulève d'autres questions, notamment sur cette attaque. Et puis même si ce n'était pas aussi bénin que je le pensais, Jean pourrait me soigner et au pire je verrais à ce moment là.

Finalement, la police fut rapide à arriver et à poser des questions pour savoir ce qu'il s'était exactement passé. Je ne pouvais pas nier qu'elle était bonne pour agir, tant qu'il n'était pas question de mutation, raison de plus pour ne pas aller à l'hôpital. Je répondis sur ce que j'avais pu faire lors de cette attaque et il demanda aussi des précisions à Rémy qui fut aussi rapide à les donner. J'avais vu qu'il connaissait bien la barmaid alors le fait qu'il l'appelle par son prénom ne m'étonna pas et l'explication qu'il donna au policier sembla lui convenir.

Il s'enquit alors d'une quelconque blessure et Rémy fut assez laconique, Cassie quand à elle ne dit rien, respectant son choix de vouloir éviter l’hôpital. Je ne dis rien quant à sa blessure avant d'ajouter ma propre "blessure".

- Un coup à la mâchoire pour ma part, rien de grave non plus.

A aucun moment il ne remit en question nos paroles au vu de notre assurance. Mais il devait quand même faire son boulot préféra quand même parler encore à ce sujet.

- Si jamais vous aviez des problèmes avec ces blessures...
- Nous irons directement à l'hôpital ! Ne vous inquiétez pas.

Il hocha simplement la tête, rassuré de me l'avoir entendu dire. Il se retourna alors vers Cassie et partit s'occuper avec elle de la paperasse. Il était prévenant, tant mieux pour elle qui aurait besoin d'aide. Je me détendis alors, parce qu'il aurait très bien pu me reconnaître. Mais bon, tout allait bien, sauf Rémy qui avait encore du mal avec son crâne. Je le vis facilement quand il se releva et qu'il mit un moment avant de sembler stable sur ses pieds.

Je fus étonnée quand il dit vouloir aller à l'hôpital, mais compris rapidement avec la suite de sa phrase. Je hochais la tête avant de lui répondre. Même si je n'avais pas réellement besoin de soin, je ne pouvais pas le laisser aller seul là bas, à moins d'avoir envie qu'il ne se tue.

- Je ne pense pas avoir besoin de soin et puis si j'ai un problème, j'a un médecin sous la main, mais tu ne vas pas partir seul, je te conduis là bas. Manquerez plus que t'ai un accident.

C'était un des avantages de l'Institut et aussi une obligation, avoir un médecin puisqu'entre les missions et les entraînements il fallait pouvoir prévoir tout problèmes. Je ne faisais que sous-entendre l'Institut, laissant d'autres penser qu'il s'agissait d'un petit ami. Je me dirigeais vers la sortie et la voiture, aussi lentement que nécessaire et prête à le rattraper si besoin. Nous nous installâmes dans la voiture et je le laissais me diriger. Une fois sur place, prévenante, je sortis de voiture et me dirigeais de son côté pour l'aider.
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Rémy LeBeau
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Ven 20 Juil - 14:11

Fort heureusement personne n’avait l’air vraiment trop mort, et même si Rémy avait été le premier à avoir envie de coller son poing dans la tronche de tous ces abrutis, il s’en serait tout de même voulu de provoquer encore une mort… Il y avait certains évènements qui changeaient les individus, et le fait d’avoir été berné par un esprit plus vif que le sien avait fait prendre conscience de pas mal de choses à Rémy, notamment de la valeur d’une vie, même si elle paraissait insignifiante sur le coup.

Le policier ne se montra pas trop insistant dans ses questions et ne demanda pas de détails inutiles, se concentrant sur ce qui avait déclenché cette bagarre et sur les suites de cette dernière. Ororo prit le relai pour ce qui était de rassurer le policier vis-à-vis des coups qu’ils avaient pris – nombreux – au cours de cette rixe de bar, et elle précisa assez rapidement qu’ils ne manqueraient pas de se présenter aux urgences de l’hôpital le plus proche s’ils venaient à avoir le moindre problème. Pour appuyer les paroles de la jeune femme, Rémy acquiesça avec sans doute un peu moins d’aplomb qu’en temps normal, mais sa tête était encore trop douloureuse pour qu’il puisse se montrer plus convaincant.

Cassie avait disparu dans le bureau du propriétaire du bar, emmenant avec elle le policier pour une histoire de paperasse pour l’assurance du bar. Rémy profita de l’absence du policier et du fait que personne ne les entendrait pour proposer à Ororo de l’accompagner à l’hôpital où il connaissait un médecin qui ne poserait pas de questions sur leur état et ne ferait pas non plus d’analyses inutiles susceptibles de présenter des résultats anormaux du fait de leur mutation. La mutante refusa en estimant ne pas avoir besoin d’être examinée, ajoutant également qu’elle avait un médecin à portée de main à l’Institut… Rémy eût un léger sourire en repensant à Jean, avec laquelle il avait fait une série de rencontres assez particulières ces derniers mois, mais aucun mot ne franchit ses lèvres à ce sujet pour laisser entendre que son sourire pouvait avoir plusieurs interprétations. Ororo jugea que Rémy n’était pas en état de repartir seul et proposa de ce fait de l’accompagner à l’hôpital pour lui éviter d’avoir un accident. Même si son ego avait un peu de mal à digérer cette vérité, Rémy n’était pas mécontent de la proposition de la jeune femme parce qu’il savait pertinemment qu’il aurait été bien incapable de tenir en équilibre sur une moto plus de trois secondes d’affilée vu la manière dont sa tête tournait… Tant qu’il restait immobile, son cerveau était capable de compenser ce tournis, mais dès qu’il commencerait à marcher ou à prendre de la vitesse en moto, il y avait fort à parier qu’il se vautrerait dans un caniveau ou se prendrait un autre véhicule de plein fouet. Alors autant se faire accompagner, surtout que c’était proposé gentiment.

Je ne vais même pas essayer de te faire croire que je suis suffisamment en forme pour m’accompagner tout seul jusque là… - Gambit glissa une main dans la poche de sa veste et en sortit la clé de sa moto pour la tendre à la jeune femme. – Merci, en tout cas…

Un sourire étirait ses lèvres malgré la douleur désagréable qui lui donnait l'impression que sa tête vibrait encore à cause du coup de batte donné par Cassie quelques minutes plus tôt. Le trajet jusqu'à l'hôpital promettait d'être assez problématique compte tenu des troubles de l'équilibre dont souffrait Rémy, mais également compte tenu de la quantité d'alcool qu'avait bu Ororo et qui, même sans être importante, suffirait à faire déboucher un contrôle d'alcoolémie en placement en fourrière de la moto...

(Désolé pour le retard ! Si tu veux, on peut poursuivre ce rp à l’hôpital et rencontrer le médecin en question, ou simplement terminer ce rp au tour suivant. Je te laisse le choix ^^)
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Explications autour d'un verre -voire même plusieurs... [PV Rémy]   Ven 24 Aoû - 21:30

[HJ : Va pour la suite à l'hôpital ! On continue sur le même rp ou on en ouvre un autre ? Désolée pour mon retard...]

    Finalement, malgré l'entrée en fanfare des flics, je devais avouer qu'ils faisaient plutôt pas mal leur boulot. Le chef avait recueillit nos témoignage et n'ayant aucune raison de les remettre en cause, il nous avait laissé tranquille, proposant même d'aider la pauvre barmaid. Un gars sympa, sans aucun doute. Heureusement qu'il ne savait pas pour moi ou Rémy, sinon ça aurait fini autrement, assurément. Pessimiste ? Non, réaliste. Rare étaient les humains -encore plus les flics- qui nous appréciaient. Donc il fallait se réjouir qu'aucun de nous deux n'avaient utilisé nos pouvoirs. Ça aurait fait trop de questions et de problèmes.

    C'est d'ailleurs pour cette raison qu'aucun de nous deux n'accepta une visite à l'hopital, trop dangereux. Je ne savais pas pour lui, mais moi, j'avais un médecin sous la main, ce qui réglait les problèmes au niveau d'un quelconque contrecoup. Au moins ça de gagné. Je remarquais d'ailleurs que Rémy faisait en sorte de faire aussi bonne figure que possible, il avait vraiment pris un sale coup. Moi aussi, ma mâchoire me faisait souffrir quand je la bougeais, mais je n'avais pas besoin de la bouger en permanence, ce qui limitait la douleur.

    Quand je parlais de Jean à mi-mots, il eut un sourire, se rappelant peut être les fois où il avait dû aller la voir pour une raison ou une autre. Combien de fois nous avait-elle soigné ? Trop pour s'en rappeler ! Mais la question n'était pas là, à mon avis, Rémy n'était pas en état de conduire et je ne voulais pas le laisser partir seul en le laissant risquer sa peau. J'avais déjà assez sur la conscience comme ça sans le laisser délibérément partir. Et puis mince, si nous n'étions plus vraiment amis, je pouvais au moins faire ça pour lui, il m'avait aidé tout à l'heure alors je pouvais bien lui rendre la pareille ! Surtout que ça ne me dérangeait pas, je n'avais pas prévu de rentrer à une heure précise à l'Institut. Bien au contraire, j'avais plutôt prévu de rentrer le lendemain, mais il n'avait pas besoin de le savoir, il avait assez de ses histoires, sans se préoccuper de miennes en plus.

    Je fus contente de l'entendre avouer qu'il n'allait pas suffisamment bien pour conduire et qu'il me tende ses clés. Je me relevais donc tout en sentant l'effet de ce que j'avais bu ce soir. Ce n'était pas très prudent de prendre la route comme ça, mais il suffisait d'être prudent. Manquerait plus que je fasse un accident ou qu'on se fasse arrêter par les flics. Quelle ironie ça serait ! Je secouais la tête pour arrêter de penser à ça et me dirigeais vers la sortie après avoir attrapé les clés.

    - On y va alors !

    Je pris quand même la peine de rester près de lui pour le soutenir s'il en avait besoin. Nous sortîmes et il me dirigea vers la moto. Les flics dehors nous arrêtèrent avant de contacter quelqu'un. Petit moment d'angoisse dû au fait que nous ne savions pas pourquoi exactement ils nous arrêtaient, mais ils nous laissèrent passer après un coup de fil, nous recommandant d'être prudents. Je hochais simplement la tête en réponse et me dirigeais vers la moto. Je lui demandais où aller puisrécupérais un casque et Rémy aussi et nous partîmes.

    Heureusement, je savais bien conduire une moto, sinon, c'est pas avec l'alcool que j'avais dans le sang que j'aurais pu donner le change. Mais je savais et je dus bien être la seule moto à rouler aussi lentement cette nuit-là. Je faisais attention à ce que Rémy se tienne bien à moi et ne perde pas l'équilibre, je faisais attention à la route et à tout le reste. Beaucoup de choses à prendre en compte, mais nous arrivâmes finalement -entiers- sur place. Je laissais Rémy descendre pour ne pas le bousculer quand moi je descendrais ensuite.
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