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 Travail en plein air - Tanaë -

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Elizabeth Jenkins
Mutante de niveau 2

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MessageSujet: Travail en plein air - Tanaë -   Ven 1 Juil - 1:09

    Lizzy n’était pas vraiment pro-nature, ça aurait pu être le cas si elle avait continué à vivre dans son petit village du sud de la France mais, la vie en ayant décidé autrement, elle s’était habituée à la ville et l’appréciait. Pourtant c’est bien dans la forêt qu’elle se trouvait en ce moment même, dans un endroit assez reculé de la route. Elle avait mis du temps à trouver cet endroit la première fois qu’elle était venue, encore plus de temps pour le retrouver la seconde fois. Mais, maintenant, elle était capable d’y revenir les yeux fermés tellement elle avait fait ce trajet. Un petit bout de forêt semblable à tous les autres à un détail près : quelques plantes qui se fondaient, pourtant, dans la nature étaient nées dans des éprouvettes. Des expériences qu’elle avait menées pour son laboratoire sauf qu’au lieu de les laisser dans une serre artificielle, elle avait trouvé bien plus intéressant de suivre leurs évolutions dans un milieu beaucoup plus naturel. Ca faussait un peu moins les résultats si on prenait en compte l’environnement de cette forêt. Ce qu’elle était capable de faire, heureusement.

    La mutante était arrivée il y a peu de temps, après avoir pris soin de s’isoler une bonne demi-heure, ce qui lui permettait de rester quelques heures sans avoir à se soucier de son pouvoir qui lui donnait des airs de folle quand il se mettait à détraquer. Les inconvénients d’un cerveau qui tourne à une vitesse folle, c’est qu’il était facile de friser la surchauffe si elle ne le forçait pas à se mettre sur pause de manière régulière. Elle se souvenait encore de la première fois où ça lui était arrivé au lycée. Son prof de math avait mis une équation, pour rire, au tableau et, Lizzy, avait commencé à plancher dessus. Pas qu’elle en avait envie mais elle se sentait obliger de le faire, dictée par son cerveau qui la forçait à réfléchir à ces chiffres notés au tableau. Puis, sans prévenir elle avait fini par se lever, par prendre une craie et se mettre à écrire au tableau. Le prof avait beau lui dire que ce n’était pas de son niveau, elle ne l’entendait même pas. Elle écrivait, enchainait les chiffres, les formules. Au bout de quelques minutes ses gestes devenaient plus rapides pendant qu’elle parlait en même temps un peu comme un génie qui aurait fondu une durite. Elle écrivait toujours et encore sans en avoir réellement conscience expliquant le fil de son raisonnement. 5 minutes plus tard elle s’était tournée vers son prof pour lui dire que ce qu’il avait écrit était erroné. Et sans attendre de réponse elle avait continué, sans comprendre que tout le monde la regardait de manière étrange. 3 minutes plus tard et des paroles que personne n’avait suivies sauf son prof de math elle s’était tournée vers lui pour lui donner le bon résultat. Elle n’avait même pas eu le temps de voir son regard étonné qu’elle s’était écroulée. Tomber dans l’inconscience parce que son cerveau avait beaucoup trop tourné et que, dans un réflexe de survie, il s’était lui-même mit en pause.

    Depuis ce jour elle avait appris à faire des pauses de manière régulière pour éviter que ce genre de chose ne se reproduise. Bien sûr cela était encore arriver mais c’était beaucoup moins fréquent et les personnes qui la connaissaient savaient voir les premiers signes qui menaient à cette folie un peu particulière. Ce qui avait l’avantage de se faire arrêter rapidement afin qu’elle prenne conscience qu’il était temps qu’elle s’isole. La fin de ses études signait le début d’un travail et, l’avantage, c’est qu’elle avait tout de suite négocié une pièce adjacente à la sienne. Rien qu’à elle. Comme ça elle pouvait s’isoler sur son lieu de travail comme bon il lui semblait. Son patron avait décidé de lui passer cette étrange manie vu le travail qu’elle était capable d’abattre en des temps plus que respectables. C’était assez marrant, en y pensant, que plus on était douée, plus on avait des passes droits. Elle ne s’en plaignait pas, loin de là.

    Pour en revenir à aujourd’hui, Lizzy pataugeait légèrement dans la terre molle. La pluie de la veille n’aidait pas à avancer convenablement dans un chemin non délimité et fait uniquement de terre. Cela ne l’avait pourtant pas arrêté et c’est ses converses pleines de boue qu’elle arriva dans ce coin où elle avait replanté des plantes. Il fallait s’y connaitre pour remarquer que certaines plantes étaient un peu différentes ou, en tout cas, qu’elle mélangeait plusieurs espèces. Trois au maximum. Le but de la manœuvre étant de créer des plantes « parfaites », bien que cela reste une notion assez subjective. Mais, heureusement, elle avait un cahier des charges qui lui disait à qu’elle plante cela devait ressembler, qu’elle couleur elle devait avoir, et le parfum qu’il fallait qu’elle dégage.

    La jeune femme se mise accroupie devant une des plantes, remarquant par la même occasion que le bas de son jean était, également, couvert de boue. C’est son appartement qui n’allait pas aimer cette petite virée dans les bois. Elle tendit la main, dont seuls les doigts sortaient de la longue manche noire de son pull léger, vers la plantes afin de l’incliner et pouvoir la regarder de plus près. La plante qu’elle tenait ressemblait à une rose mais ses caractéristiques, au niveau des couleurs, devaient avoir un dégradé un peu comme les orchidées allant d’un violet foncé sur l’intérieur des pétales alors que le tour tournait au rose très clair. Le résultat était approchant mais pas tout à fait au point, en tout cas, pas assez parfait pour Lizzy qui ne supportait pas quand ce n’était pas parfaitement parfait. Une moue se dessina sur son visage alors qu’elle sortait un petit cahier et un stylo du sac qu’elle portait en bandoulière.

    Ouvrant le cahier qui était rempli de note que seule une personne dans la même branche qu’elle pouvait éventuellement comprendre, elle se mit griffonner d’autres données. Une manière pour elle de voir les changements génétiques qu’elle allait devoir faire pour espérer un résultat encore plus parfait. Elle était toujours accroupie, le cahier sur un de ses genoux pendant qu’elle écrivait quand il lui sembla entendre le bruit d’une branche craquée. Sans réfléchir elle se redressa et se retourna en plissant les yeux.

    Il y a quelqu’un ?

    Elle n’avait pas crié mais prononcé sa phrase de manière assez audible quand même. Mais très vite elle se trouvait un peu stupide parce qu’il y avait une chance sur beaucoup trop pour que quelqu’un se retrouve au même endroit qu’elle, au même moment. Ce qu’elle ne songea pas c’est qu’elle avait dû laisser pas mal d’empreinte sur le sol qui devait être encore plus visible pour certaine personne ayant certaines capacités. Mais Lizzy était quelqu’un de tellement rationnel que le fait que la probabilité de trouver quelqu’un ici soit si faible, lui fit reprendre sa position sans s’inquiéter d’avantage. Statistiquement c’était que trop peu probable qu’elle rencontre une personne ici. Ce qu’elle oublia c’est que « peu probable » ne voulait pas dire « impossible ».
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Tanaë Kayan
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MessageSujet: Re: Travail en plein air - Tanaë -   Ven 1 Juil - 12:35

Les recherches sur l'institut n'étaient pas faciles, surtout pour quelqu'un d'aussi "prudent" que Tanaë. Elle avait déjà pris beaucoup trop de risques en interrogeant Wtason et Kaleesha, désormais sa méfiance était revenue à son comble. La mutante avait eu de la chance une fois, elle n'en aurait pas deux fois probablement. Ainsi, hors de question de compter sur quelqu'un. S'étant réfugiée dans la forêt, la jeune femme s'y trouvait bien. Elle pouvait enlever son lourd manteau à capuche, évoluer librement et vivre dans les arbres. Grâce aux techniques ancestrales des tribus africaines que lui avait enseigné son père, passionné par le sujet mais aussi à sa mutation Tanaë chassait tout simplement. Elle mangeait aussi bien des baies que de petits animaux attrapés dans des pièges ou avec un bâton qu'elle avait rendu pointu en l'aiguisant. La jeune femme trouvait sa vie étrange mais pas si mal, c'était un peu comme lorsqu'elle était gamin dans la brousse africaine même si le paysage était totalement différent.

Alors que la mutante parcourait son "territoire", elle vit soudain des empreintes. Son père lui avait apprit à considérer la boue comme une alliée, une rapporteuse qui trahissait le passage d'animaux convoités. L'odeur qu'avait laissé l'inconnue derrière fut flairée par la féline mais sans gros résultat, son odorat était presque trop fin; elle ne réussissait pas à déchiffrer cette effluve parmi toutes les autres. Utilisant alors les méthodes de son père elle se mit à observer consciencieusement l'empreinte, les oreilles dressées en avant démontrant tout son intérêt. Sa main effleura la boue puis la mutante suivit la piste. Elle se méfiait des humains, ne pouvant pas les empêcher de s'introduire ici mais pouvant au moins trouver leur "campement" pour ne pas risquer de les croiser ensuite... Sans compter que c'était un réflexe que de chercher automatiquement un éventuel chasseur pour ne pas être surprise et puis au final, ça l'entrainait. Tanaë portait un simple tee-shirt blanc cassé étrangement propre-elle prenait soin de son hygiène- et un petit short un peu trop grand montrant qu'elle ne se nourrissait pas exactement à l'égal de ses besoins.

Prise au jeu lorsqu'elle aperçu la femme et plutôt curieuse, oubliant légèrement sa prudence, la mutante grimpa sur un arbre tout proche, elle s'installa à cet endroit, mais sa patte crocha dans une petite branche qui émit un bruit. La femme se redressa et demanda qui était là d'un ton assez calme. Tanaë s'engonça un peu plus dans l'ombre, l'inconnue avait un sac en bandoulière, un cahier également, tout cela lui rappelait avec nostalgie son père bien que ce dernier étudie plutôt les animaux. La féline se demandait ce qu'elle pouvait bien faire ainsi accroupie, aussi lorsque l'inconnue oublia son "inquiétude" et se remit à chercher la jeune femme se pencha sur sa branche pour essayer de distinguer le travail de celle-ci. Mal lui en prit car les arbres de cette forêt n'étaient pas aussi solides que les acacias qu'elle grimpait déjà étant petite. Étant enfant elle pesait plus lourd que maintenant, très rondelette va-t-on dire mais les arbres d'Afrique étaient tellement plus solides! La jeune femme sentit un autre crac et l'instant d'après ses pieds nus perdirent le contact avec le bois.

L'hybride lionne tomba à 4 pattes juste devant le nez de l'inconnue. Tanaë regarda à droite et à gauche comme si elle était à la recherche d'un abri, n'en trouvant pas elle adopta une posture défensive. Totalement à découvert sans son gros manteau elle se sentait vulnérable, ses oreilles se couchèrent sur le sommet de son crâne et son poil se hérissa alors que toujours à 4 pattes elle se mit à gronde, dévoilant ses crocs mais aussi ses griffes qui jaillirent de ses pattes arrières et de ses longs doigts effilés. Sa longue queue sertie d'un petit plumeau noir/roux fourni se plaqua contre ses flancs... A vrai dire Tanaë avait l'air plus inquiète qu'agressive même si au premier abord n'importe qui ne connaissait rien à la nature pouvait penser qu'elle cherchait à le dévorer.

Commençant à reculer doucement pour disparaître, toujours courbée mais se déplaçant uniquement sur ses membres arrières, Tanaë ne savait que dire. Son coeur battait à tout rompre. Il était clair pour qui était un minimum connaisseur ou possédait même un chat et appréciait l'observer qu'elle avait peur. Tout ce qu'elle essayait de faire c'était s'enfuir même si la chose paraissait bien difficile à terrain découvert avec un seul arbre bêtement planté à l'écart des autres.

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Elizabeth Jenkins
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MessageSujet: Re: Travail en plein air - Tanaë -   Ven 1 Juil - 15:52

    Faible probabilité ne voulait pas dire impossible… Faudrait qu’elle s’en souvienne la prochaine fois.

    Concentrée sur ses notes et sur sa plante, Lizzy avait perdue toute inquiétude, n’étant même pas certaine d’avoir vraiment entendue une branche craquée. Après tout, ça pouvait être autre chose, elle était dans une forêt ou un tas de bruit pouvait exister sans que cela explique la présence de quelqu’un. Et c’est cette perte d’inquiétude qui avait fait en sorte d’être surprise quand l’évènement survint. Sans qu’elle ne voit ce que c’était, dans un premier temps, elle vit une masse couleur fauve tombée devant elle, la réaction ne s’était pas faite attendre : dans un sursaut et un léger cri de surprise, Lizzy avait eu un mouvement de recul. Sauf que comme elle était accroupi sans rien pour se retenir son mouvement l’avait entrainé droit en arrière où elle tomba assise sur le sol, les deux mains appuyées dans la boue… Son cahier aussi par la même occasion. Finalement il n’y avait pas que le bas de son pantalon et ses chaussures qui était couverts de boue mais toute la surface sur laquelle elle était tombée. Surprise par ce qui venait de se passer elle ne songea même pas à hurler pour ses notes ou ses vêtements. Sans bouger elle porta son regard droit devant elle et c’est là qu’elle comprit ce qui lui faisait face. Une seule réaction s’imposait :

    La vache !

    Bon c’était juste une expression parce que ce qui se tenait devant elle n’avait rien d’une vache. Son ton, étrangement, n’était pas apeuré, dégouté ou quelque chose dans ce goût-là. Non, ça pouvait paraitre vraiment étrange mais elle avait plus un ton émerveillé qu’autre chose. Pour la chercheuse en génétique qu’elle était se retrouver devant une femme qui avait autant du lion que de la femme, c’était carrément fabuleux, en réalité. Et, devant cette apparition, elle ne se demanda absolument pas si la personne en face avait envie de la bouffer ou bien de fuir. Selon Lizzy la génétique pouvait faire des merveilles et quand c’était le cas, et bien, plus rien n’existait autour d’elle-même pas un potentiel danger. Et puis, de toute façon, à partir du moment où ce qui lui faisait face reculait, il n’y avait pas de raison qu’elle se sente en danger. Question de logique.

    Devant cette « merveille génétique » Lizzy n’arriva pas à vraiment décoller ses yeux de cette personne qui reculait doucement. Reculait ? Oh mon dieu ! Lizzy baissa les yeux pour voir les pattes arrière approcher dangereusement d’une de ses plantes. Trop de boulot risquait d’être foutu en l’air si elle continuait sur sa lancée. Du coup sans réfléchir davantage, Lizzy qui était toujours le sol mit son bras en avant qui venait accompagner le seul mot qu’elle prononça de manière un peu forte.

    Stop !

    Dans ce même geste elle se releva, avec la désagréable sensation que peut procurer de la boue sur des vêtements, sans quitter la patte arrière et la plante qui finirait par se rencontrer de manière tragique dans un moment beaucoup trop proche si la lionne ne s’arrêtait. Sauf que balancer un « stop » sans donner d’explication ça ne devait pas aider à s’arrêter. Lizzy, pour le bien de ses expériences, décida d’apporter plus d’explication sur cette demande.

    Écoutez… Là elle fut prise d’un doute. Vous me comprenez au moins ? Bon, dans le doute, autant essayer. Juste derrière vous il y a une plante, vous pouvez fuir si vous voulez, j’m’en fiche tout ce que je vous demande c’est de ne pas écraser cette plante parce que j’y tiens énormément.

    Elle était assez sincère dans ce qu’elle disait. Elle n’irait pas courir après cette personne mais, en même temps, dire qu’elle s’en fichait n’était pas la pure vérité. Hey c’est que ça pouvait être un sujet d’étude intéressant… Elle secoua la tête intérieurement. Pas étonnant qu’elle est des problèmes relationnels si elle voit les personnes comme des sujets d’étude. Mais dans la mesure où elle avait passé pas mal de temps sur ces plantes, ces dernières étaient, de fait, considéré comme prioritaire.

    Disons, pour faire simple, que c’est des semaines de travail et que je prendrai assez mal le fait que ce soit comme si j’avais fait tout ça pour rien.
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Tanaë Kayan
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MessageSujet: Re: Travail en plein air - Tanaë -   Ven 1 Juil - 16:20

La vache? Ou ça une vache?! Sur le coup Tanaë se redressa de moitié, totalement surprise et cherchant où pouvait bien se trouver le bovin. Ah oui flûte, c'était une expression d'américain ça... Son père lui avait expliqué lors de ses leçons particulières de langues avec lui. La féline trouvait tout de même le ton de l'inconnue étrange-Elle n'avait pas l'air effrayée ou énervée...- mais pas seulement, sa manière de tenir sur ses jambes l'était aussi car la scientifique ou ce qui s'y apparentait en tout cas tomba le nez dans la boue. Tanaë fit un petit bond en arrière pour éviter d'être éclaboussée, elle avait beau être à demi animale, elle n'aimait pas être salie pour rien. Inclinant légèrement la tête face à ce sujet d'études passionnant que pouvait représenter une humaine (enfin ce qu'elle croyait en être une) qui ne tenait pas debout, la mutante rentra ses griffes, cessant d'avoir un air pseudo agressif pour se défendre vu qu'apparemment il n'y avait pas matière à craindre quelque chose. La jeune femme allait fuir quand un stop l'arrêta, ses oreilles se pointèrent vers l'inconnue, cherchant à comprendre ce qui lui prenait. Celle-ci expliqua qu'elle tenait beaucoup à une plante que Tanaë avait failli écrabouiller du bout de la patte. La féline leva celle-ci et se pencha pour voir sous elle l'objet du délit puis se redressa pour regarder de nouveau la femme, puis le carnet dans la boue, la plante et à nouveau la scientifique présumée avant de reposer sa patte un peu plus loin.

La mutante se tourna ensuite vers la dite plante et la renifla légèrement, un peu suspicieuse et surtout très curieuse. Malgré ses promesses de prudence Tanaë ne pouvait s'empêcher d'essayer de comprendre la passion de certains pour les plantes. Son père les avait étudié presque autant que les animaux mais cette partie là de son travail avait toujours un peu ennuyé sa fille. Celle ci savait que la flore était importante mais de là passer des heures et des heures courbé sur la même tige...

-Qu'est-ce que vous lui voulez à cette plante?

Demanda-t-elle d'une voix parfaitement humaine quoique légèrement imbibé d'un accent africain même si l'anglais était parfait. Après tout elle avait certes vécu la bas la majeure partie de son temps mais ses parents étaient américain et Tanaë côtoyait cette terre depuis 7 ans désormais. On ne peut pas dire que ça lui avait réussi d'ailleurs et le fait qu'elle préfère la forêt était sûrement une bonne preuve. Toutefois son envie de s'intégrer demeurait puissante, son côté humain probablement. La mutante s'ennuyait seule dans la forêt parfois, aussi saisit-elle l'occasion malgré les risques potentiels, songeant qu'elle était dans son milieu et que l'inconnue ne pourrait pas lui faire de mal. Se redressant totalement Tanaë lui prouva qu'elle pouvait très bien adopter une démarche bipède malgré ses pattes arrières dont le genou était retourné comme celui des animaux, sa colonne vertébrale s'étant en effet adaptée. Elle se tourna vers la scientifique l'air curieux, attendant sa réponse puis s'intéressa au carnet, essayant de lire ce qu'il y avait dessus.

-évidemment que je vous comprends... Ça fait donc des semaines que vous êtes ici pour vous occuper de votre plante? Bizarre je suis ici depuis plus de 7 jours et je ne vous ai jamais vu... Vous avez un campement?

Demanda poliment l'hybride avant de tendre une main poilue mais soyeuse car bien entretenue.

-Mon père est scientifique également, spécialisé dans les... euh. Les grands fauves d'afrique -Bah dit comme ça avec sa tête ça faisait un peu bizarre quand même.- Je m'appelle Tanaë-que risquait-elle en donnant juste son prénom si peu commun soit-il?- alors votre truc c'est les plantes c'est ça? Vous voulez en faire quoi? Juste observer, trouver un remède?

Le fait que l'inconnue lui laisse la possibilité de s'enfuir sans rechigner, qu'elle soit une scientifique et rompe la solitude de Tanaë semblait avoir considérablement apaisé la demi lionne. Elle avait même l'air d'avoir oublié le gros de ses principes de prudence même si ceux-ci pouvaient revenir en galopant au moindre signe suspect.
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Elizabeth Jenkins
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MessageSujet: Re: Travail en plein air - Tanaë -   Ven 1 Juil - 21:59

    Comment ça qu’est-ce qu’elle voulait à cette plante ? C’était évident : elle ne voulait pas qu’elle se fasse écraser. Enfin, en tout cas, ça paraissait parfaitement logique en vue de ce qu’elle avait dit. Enfin c’était son côté assez terre à terre qui faisait qu’elle allait dans le sens premier des questions que l’on pouvait lui poser. Les subtilités ou les questions cachés ce n’était pas vraiment sa tasse de thé étant donné qu’elle ne connaissait rien au code de société de la plus part des gens. C’est un sourcil légèrement fronça, comme pour dire que la question lui semblait étrange, qu’elle décida de répondre le plus simplement du monde.

    Bin, la garder en vie. Ça paraît évident, non ?

    La mutante avait fini par adopter une posture plus « humaine » mais Lizzy ne s’en préoccupa peu. En fait, maintenant que la plante était, potentiellement, hors de danger elle ne mit pas longtemps à comprendre que le regard de la femme-lion se posait sur son cahier. Scribe qui était relevée se dépêcha de reprendre son cahier, boueux, pour le refermer d’un coup sec. Il y a avait peu de chance que la femme puisse comprendre ce qu’elle avait écrit. Mais Lizzy avait retenu la leçon : peu de probabilité ne voulait pas dire impossible. Et il était hors de question qu’elle partage ses notes, son travail, avec quelqu’un qu’elle ne connaissait pas. D’ailleurs, même avec quelqu’un qu’elle connaissait elle ne faisait pas ce genre de chose. S’était SES notes personnelles. Hors de question qu’on jette un œil dessus même si c’est pour ne rien y comprendre.

    Elle porta le cahier contre son torse, le tenant grâce à ses bras étant donné que l’avant de ses vêtements étaient encore propre. La chute s’était faite en arrière enfin, l’avant de son pull noir se tapait les traces de boue de son cahier mais elle n’était plus à ça près maintenant. La mutante expliqua aussi qu’il était évident qu’elle comprenait. Bin oui ! Lizzy s’en serait douter puisqu’elle avait déjà répondu en ce qui concerne la plante, elle avait peut-être l’air parfaitement humaine ça ne voulait pas dire qu’elle était complètement stupide. Mais répondre que, oui, elle s’en doutait maintenant, n’était peut-être pas ce qu’on faisait de mieux en termes de sociabilité. Valait peut être mieux s’abstenir. Et voilà qu’elle devait répondre à un interrogatoire sur sa présence ici ou sur un éventuel campement. La discussion virait au surréalisme parfait. Et puis il y avait ce truc de la main tendue pour dire bonjour. Encore un phénomène de société que Lizzy ne comprenait pas. Quel était l’intérêt de se toucher pour se présenter ? C’était complètement débile. Elle ne répondit pas à cette main tendue, ce qui pouvait être prit pour de l’impolitesse mais vu que Lizzy était en dehors des conventions sociale établie, elle n’avait aucunement l’impression de manquer de respect ou d’être impolie.

    J’ai juste dit que je bossais depuis des semaines sur cette plante, en aucun cas ça implique que je reste ici à longueur de temps. Et puis… Réalisant un truc… Cette forêt n’est pas censée être du domaine public ? Parce que ça donne un peu l’impression que j’ai empiété sur votre territoire.

    Le ton n’était toujours pas agressif ou critique, il marquait juste une incompréhension par rapport aux déductions que pouvait faire la mutante. Combien elle aurait-elle un campement dans cette forêt, elle ne voyait pas où était le problème et l’endroit était assez grand pour avoir à ne pas se croiser tous les quatre matins, non ? Mais les déductions de la mutante ne s’arrêtait pas là était donner qu’elle annonça que son père était « également » un scientifique. Sou entendu que Lizzy l’était. En soit ce n’était pas faux mais en quoi observer les plantes voulait absolument dire qu’on était scientifique ? Elle avait juste un cahier, pas de pipettes, de tubes à essais ou un équipement prouvant qu’elle est scientifique. Elle n’avait même pas de blouse blanche. Vraiment elle avait l’impression que tout ça était d’un surréalisme incroyable. Alors, d’accord, elle voulait bien admettre qu’elle ne comprenait pas grand-chose aux relations sociales et que ça lui faisait louper plein de chose mais là, c’était particulièrement étrange quand même. Une chose était certaine : scientifique des fauves d’Afrique + la mutation qu’elle se tapait… Une seule question venait à l’esprit de Lizzy.

    Scientifique du genre : « je test des trucs sur ma fille jusqu’à ce qu’elle ressemble à un lion ? ». Après tout si le gouvernement était capable de faire des expériences, d’autres devaient avoir compris comment faire également et ça donnait… Bin ça donnait ce qu’elle avait en face d’elle. Et je doute que toutes les personnes qui regarde une plante pousser soit à considérer comme scientifique. Enfin j’imagine que si c’était mon cas je serais venue avec tout plein de matériel capable de faire des relevés plus qu’un simple cahier pour noter ce que je vois.

    Elle n’avait aucune raison de dire qu’elle était scientifique. Par expérience elle savait que ce mot associé à « mutant pas loin » était assez mal perçue. Puis elle n’avait aucune envie de dire ce qu’elle faisait ou qui il était. C’est peut-être pour cette raison qu’elle passa volontairement sur le fait qu’il fallait donner son prénom. De toute façon, là aussi, c’était une règle débile étant donné qu’on devait être capable de parler avec une personne sans avoir à faire savoir le patronyme qu’on nous avait donné à la naissance. Une chose était certaine, cette mutante ferait fureur dans un commissariat tellement elle donnait l’impression de faire passer un interrogatoire. C’était vraiment vital de savoir ce que Lizzy pouvait bien foutre avec ses plantes ? Allez elle s’était promise de faire des efforts avec les gens.

    J’ai planté quelques plantes ici et je m’en sens responsable. Je suis juste leurs évolutions et l’écraser serait un peu comme achever une action que j’ai entreprise. Ce qui amènerait un sentiment d’échec et ça m’ennuierait. Je tiens à cette plantes à deux trois autres qui sont dans le coin. Bon si elle posait pas mal de question, c’est que Lizzy devait pouvoir faire de même, non ? Raisonnement qui lui paraissait assez logique pour qu’elle reprenne. Comment on en vient à passer 7 jours dans une forêt ? Ca ne doit pas être ce qu’on fait de plus pratique. Surtout que l’environnement ne doit pas être fait pour un lion, enfin, en tout cas, pour la partie de votre ADN qui se mélange avec celui d’un lion.
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Tanaë Kayan
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MessageSujet: Re: Travail en plein air - Tanaë -   Ven 1 Juil - 22:45

-Territoire? Non... C'est à tout le monde ici, je fais juste attention à ne pas déranger et à ne pas être dérangée. Quant à mon père, il n'aurait jamais fait ça.... C'est un homme bien. C'était juste une coïncidence... A moins que le gêne X ne se développe en fonction de son environnement, je ne sais pas. Lui il pensait que le "pouvoir" apparaissait ainsi, selon le vécu de la personne, son caractère mais aussi parfois sa situation géographique.

La féline fronça un sourcil étonnée. Ok c'est vrai que sa mutation était une coïncidence à peine crédible et pourtant. Elle fixa l'inconnue de manière encore plus ostensiblement surprise lorsque cette dernière lui jeta un simple "je la garde en vie"... Quelle amabilité... La jeune femme émit un petit miaulement de désapprobation


-Non mais ne jouons pas sur les mots... J'ai vu mon père avec ses sacs, son carnet et cet air fasciné, c'est pour ça que j'ai automatiquement pensé à une scientifique, après vous pouvez juste être une passionnée. Je ne vous ai pas insulté j'espère? Parce que pour moi ce serait plutôt un compliment d'être traité de scientifique. De là-haut vous aviez l'air de sacrément savoir ce que vous faisiez, c'est pour ça, ça m'est venu automatiquement à l'idée.


Bizarre comme conversation. Tanaë se retrouvait à exprimer des choses qui lui paraissaient basiques. Elle reposa ses yeux sur la fleur et soupira en se disant qu'elle allait juste partir et laisser cette mal lunée à son travail -car quoiqu'elle en dise, la féline était intimement convaincue que c'était une scientifique. Son père avait les mêmes mimiques que son père devant une empreinte de guépard ou de lion. L'inconnue qui n'avait toujours pas dévoilé son nom aurait été une simple amatrice qu'elle se serait trompée en continuant de la prendre pour une femme de sciences. Cette situation lui rappelait tellement celle d'Afrique. Elle donnerait n'importe quoi pour retourner vivre à cette époque ou observer pendant deux heures une crotte de rhinocéros l'ennuyait. Oh oui, qu'il lui manquait cet air complètement gaga de son paternel quand il faisait une découverte "inutile" aux yeux de sa fille qui préférait les longues "chasses" aux images de fauves en Jeep ou même à pieds.

-Et bien voilà... Je vous voyais comme une scientifique qui observe, tout ça, exactement ce que vous venez de décrire! Donc vous travaillez pour un organisme de protection comme mon père? Quelque chose du genre?

Voilà que les deux femmes semblaient avoir trouvé un terrain d'entente: la curiosité. Tanaë répondit aux questions de l'étrangère, bonne joueuse même si ça la gênait un peu à vrai dire. Elle se contenta d'ailleurs du minimum.

-En effet, ce n'est pas trop mon élément, le fait que je sois tombée de ce fichu arbre en est une preuve mais je m'adapte... J'ai heureusement prit ça de l'homme. Et je suis ici parce que vous savez aussi bien que moi que les mutants ne sont pas très aimés du grand public... Et franchement me cacher est trop difficile, donc en attendant de trouver une solution, et bien je reste ici...

Elle n'avait pas parlé de l'institut Charles Xavier, pas folle la guêpe-enfin la lionne là^^- surtout après s'être autant exposée. S'asseyant sur un endroit propre couvert d'herbe douce la jeune femme était quand même prête à se lever d'un coup de reins pour s'enfuir si nécessaire. Elle contemplait tranquillement la plante désormais, dotée du sens de l'observation de son père bien qu'à moindre échelle car elle n'avait jamais été aussi patiente que lui, surtout en ce qui concernait la flore. Bon l'inconnue n'avait pas dit ni son prénom ni si elle avait un campement mais autant ne pas la brusquer; elle avait l'air de posséder un sacré caractère quand même!

-Et vous n'étudiez que les plantes?

Se risqua à demander la jeune féline, sincèrement intéressée par le travail de la scientifique-ou de l'amatrice passionnée, peu importe...-Voilà, désormais son aînée avait le droit de poser de nouvelles questions à la porteuse du gêne X si jamais elle daignait répondre aux siennes. Malgré son accueil mitigé-elle avait refusé de lui serrer la main, serait-elle dégoûtée par son aspect? C'était largement possible vu que beaucoup de personnes l'étaient, cependant son ton n'était pas agressif. C'était donc un accueil entre deux, mi chaud, mi froid.- cette femme lui rappelait son père et sa passion. ça lui faisait chaud au coeur de trouver une personne aussi "folle" que lui pour vivre sa vie le nez fourré dans les plantes ou les crottes d'animaux. Tanaë avait l'impression d'être de nouveau avec lui à attendre en soupirant qu'il finisse ses annotations sur un carnet semblable-que l'inconnue avait fait claquer sous son nez, faisant sursauter la mutante.- sauf que là, elle avait mûri et que cette activité avec son géniteur lui manquait tant qu'elle se montrait clairement intéressée, élève attentive et passionnée également.
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Elizabeth Jenkins
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MessageSujet: Re: Travail en plein air - Tanaë -   Ven 1 Juil - 23:31

    Apparemment il n’était pas question de « protéger son territoire » mais de ne pas ennuyer les personnes pouvant se trouver dans le coin, ce que Lizzy ne comprenait pas vraiment. Partant du principe que la forêt était un endroit public chacun avait le droit de s’y trouver, même si ça dérangeait une autre personne. C’était le concept des endroits publics, non ? Bon après chacun sa façon de voir les choses elle n’était pas réellement une référence dans le domaine. C’était tout de même assez handicapant d’être un génie pour ce qui touche un tas de domaine et ne rien comprendre, en parallèle, à ce qui touchait les humains. Ils étaient beaucoup trop sentimentaux – dans le sens où tout était dicté par une éducation, et des sentiments – pour qu’elle puisse le comprendre. Les inconvénients de son pouvoir. Pourtant, promis, elle essayait vraiment de comprendre mais, la plus part des choses lui échappait totalement. Bref elle ne savait pas où était le problème avec le père de la mutante mais elle ne cessait d’en parler ou de le prendre pour référence… Non, décidément, elle ne comprenait rien. La mutante affirma que son père était un homme bien et la réponse de Lizzy, qui suivit fut d’une spontanéité remarquable.

    Je ne suis pas certaine qu’il y ai des hommes biens ou des hommes pas bien. Tout ça n’est qu’une notion subjective en réalité. On trouve bien ou pas quelqu’un seulement en vue de son éducation et de sa façon de voir les choses. Ce qui serait plus juste à dire, finalement, c’est que votre père était un homme bien pour vous. Car, dans la logique, cela ne sera pas forcément le cas pour d’autre personne.

    Typiquement le genre de chose qu’elle ne pouvait s’empêcher de dire et où elle n’y voyait pas le moindre mal étant donné que c’était une réalité établie sur des faits. Et ça faisait partit des choses qui pouvaient être mal prises alors que le but n’était pas de critiquer son père ou de mettre en doute ce qu’elle avait pu dire le concernant, elle se devait juste de faire la distinction entre ce que l’on peut penser de quelqu’un, de la réalité ainsi que de la façon dont il sera perçu par les autres. Et, dans les faits, un homme bien n’existe pas, juste, on le trouve bien. Si Tanaë ne voulait pas jouer sur les mots s’était assez mal barré avec Lizzy. Pas qu’elle le fasse exprès c’était juste… Le retour de son pouvoir mais on comprenait mieux pourquoi elle était plutôt du genre solitaire plutôt qu’entourer de plein de personne. Etre socialement inadapté, finalement, c’était super handicapant. Elle reprit toujours sur un ton neutre comme si c’était une évidence à ce que disait la mutante.

    Evidemment que j’avais l’air de savoir ce que je faisais, puisque je sais ce que je fais. Enfin je n’ai pas planté des plantes juste parce que je m’ennuyais. Elle secoua doucement la tête. Mais non il n’y a pas d’offense à être prise pour une scientifique, bien que je doute du fait que ce soit réellement un compliment. Elle haussa les épaules. Enfin, question de point de vue je suppose. Et je travail, juste pour moi.

    Pas tout à fait mais ce n’était pas un mensonge. Elle avait juste oubliée de dire que quelqu’un la payait pour ce genre de chose, seulement, dans les faits, elle bossait parce qu’elle aimait le faire. Donc pour elle, ce qui revient au fait qu’elle n’avait pas mentit. Cependant elle commençait à se demander pourquoi pratiquement chaque phrase de la jeune femme devait faire référence à son père. Parce que Lizzy ne connaissait pas cet homme, pas qu’elle sache et, du coup, dans les faits elle se fichait un peu de qui il pouvait être et ce qu’il faisait. Mais là encore ce n’était sûrement pas le genre de chose à dire bien qu’elle n’y verrait aucune offense pour sa part.

    Elizabeth resta assez perplexe devant la réponse de la femme concernant sa présence ici. Parce que les mutants n’étaient pas trop acceptés, il était logique – selon la féline – de rester cacher. Une philosophie que Lizzy ne partageait pas. Cependant faisant partie des Damnés ce n’était pas vraiment étonnant qu’elle n’adhère pas vraiment à cette idée. Elle trouvait ça d’autant plus stupide qu’il existait des solutions. Après tout l’institut Xavier n’était-il pas un refuge à la noix pour tous les paumés qui avait envie d’un endroit tranquille ? Il allait de soi qu’elle ne portait pas vraiment cet endroit dans son cœur mais l’institut était connu de tout le monde alors il y a avait forcément d’autres solutions que de rester planqué dans la forêt. Elle voulait bien admettre que cacher une mutation de ce genre n’était pas une chose facile, cela dit, là encore, il existait des solutions si on tenait vraiment à se planquer comme une dose anti-mutation. Chose qu’elle ne cautionnait pas non plus, mais parce que ce n’était pas sa philosophie. Ce qui était clair c’est que son air perplexe traduisait l’ensemble de ses pensées parce qu’elle ne comprenait pas qu’on puisse rester dans une forêt en mode Hermite. Chacun son truc, il faut croire.

    Je suis désolée mais je ne vois pas en quoi, sous prétexte que les mutants sont mal vu, il faut en venir à se cacher dans une forêt. Techniquement ce n’est pas vraiment en restant ici que vous allez trouver une solution. Et puis y a plein de mutant avec des mutations visibles qui arrive à trouver des solutions et s’en sortir, alors c’est que c’est faisable

    Un exemple au hasard : la boule bleu qui avait réussi à avoir une place au gouvernement. Tout ça pour dire qu’elle ne voyait pas en quoi avoir une allure différente rendait les choses compliquées. Au pire c’était un peu plus difficile que pour quelqu’un d’autre mais de là à en venir à se planquer dans une forêt. Surtout que, pour reprendre l’institut, maintenant que c’était connu de tout le monde ce n’était quand même pas sorcier de trouver cette école. A croire qu’il y avait vraiment un tas de choses qui lui échappait. En tout cas elle avait eu une réponse et il faut croire que le mode de fonctionner de la mutante était de poser une question après avoir répondu à l’une de Lizzy. Bon, alors, suffisait de se calquer sur ce mode de fonctionnement.

    Non, pas vraiment. Ce n’est pas les plantes en elles-même qui m’intéresse en réalité mais leurs signatures génétiques. J’étudie la génétique ce qui… Elle réfléchit un instant et haussa les épaules. Peut être prit comme quelque chose de scientifique. Pourquoi ne pas prendre de quoi vous démuter si votre mutation vous pose tant de problème, au moins le temps de trouver une solution. Ce n’est pas ce qui doit manquer en vue du climat il doit bien y avoir un tas de trucs qui aide les mutants.
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Tanaë Kayan
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MessageSujet: Re: Travail en plein air - Tanaë -   Mer 13 Juil - 1:14

Cette femme était étrange... Oui vraiment bizarre, Tanaë ne la trouvait pas complètement antipathique car elle n'avait pas l'air méchante mais juste un peu dérangeante car il semblait que seuls les mots stricts, purs, vrais étaient à même de sortir de ses lèvres. Elle avait un raisonnement curieux, très carré semblait-il. La féline resta interdite devant ses paroles sur le fait que d'être vu comme une scientifique était un compliment ou non et aussi sur les hommes "bons". Elle avait un sourcil haussé, sa gueule entrouverte laissait apercevoir des dents assez humaines, moins pointues que ceux des félins et mieux rangés, blanches également, seuls ses 4 crocs finement aiguisés et immaculés la faisaient paraître dangereuse mais vu son expression très humaine invoquant la surprise la plus totale elle perdait cette identité de grande prédatrice. Cette femme la scotchait sur place tout simplement.

-Je n'ai pas dis que je n'allais pas chercher de solutions, c'est juste provisoire. Quant au vaccin je l'ai déjà pris plusieurs fois, à force je suis devenue allergique, je fais des poussées de fièvre et je suis scotchée au lit, ça ne m'avance pas plus que déambuler dans la rue sous cette forme je dois dire.

La jeune femme l'intéressait toutefois et ses recherches aussi. Tanaë ne comprenait pas tout mais elle avait envie d'apprendre et inconsciemment d'avoir un peu de compagnie aussi. Elle regarda une petite plante plus loin qui paraissait être la soeur de la première mais vu qu'elle s'y connaissait peu, la féline pouvait se tromper bien que son regard soit très perçant, son cerveau ne s'était pas encore tout à fait acclimatée et ne recevait pas les informations si détaillées de la bonne façon. Enfin des fois ça fonctionnait quand même surtout quand l'hybride lionne était bien concentrée-et donc intéressée par un sujet- et dans son élément, là ça faisait deux facilités réunies mais était-ce suffisant? Quoiqu'il en soit, ne prenant pas trop en compte le caractère bizarre de l'aventurière elle continuait de parler avec et de s'intéresser à son sujet.

-Hé c'est marrant, on dirait qu'elle a fait une pousse votre plante... Et ce travail sur la génétique, c'est pour quoi?

Bah oui elle était curieuse mais qu'y avait-il de mal à ça? La scientifique ne lui avait pas interdit d'en parler et n'avait pas non plus explicité que c'était un projet top secret... Tanaë s'occupait simplement comme elle le pouvait et ne pas tout saisir ne voulait pas signifier forcément que l'on se fermait comme une huître à ce dit sujet. Souriant elle s'approcha un peu plus de la plante et la titilla d'une moustache sans lui faire de mal, elle s'attarda ensuite sur d'autres plantes qui n'avaient rien à voir juste pour le plaisir, comme ça et pour s'occuper aussi.

-Vous faites ce genre de travail depuis longtemps?

Toujours ce jeu implicite de questions réponses.

[HJ: ton perso me fait vraiment penser à Tempérance Brénan dans Bones :lov:et désolée, ma réponse est bof :( ]
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Elizabeth Jenkins
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MessageSujet: Re: Travail en plein air - Tanaë -   Dim 17 Juil - 13:07

    (Bien que je n’aie pas vu beaucoup d’épisode, c’était la référence, en gros, pour le côté rationnel. Donc, je suppose que c’est une bonne chose si ça te fais penser à ça ^^)



    Lizzy comprit rapidement qu’elle avait encore suscité ces réactions étranges, comme avec la plus part des gens. Pourtant elle ne comprenait pas bien pourquoi. Ce qu’elle disait n’avait rien de méchant, le ton n’y était même pas. Elle savait qu’elle avait un problème relationnel avec les autres personnes, sinon elle ne verrait pas aussi souvent ce genre de réaction. Mais, elle n’y pouvait rien, elle se basait uniquement sur des faits et sur une certaine logique. Elle allait quand même pas dire que le père de cette mutante était tout ce qu’on fait de mieux alors qu’elle n’en avait aucune idée. Et que même si elle l’avait connu et penser qu’il était bien, elle ne le considérerait toujours pas comme quelqu’un de bien mais comme une personne qu’elle « trouve » bien. Faut croire que ce qui lui semblait logique était logique pour personne d’autre… Ou presque, elle avait eu le loisir de rencontrer une personne qui, lui aussi, ne voyait que par les faits. Plutôt agréable d’ailleurs comme rencontre.

    Quoiqu’il en soit la mutante expliquait qu’elle ne comptait pas rester à rien faire. Que c’était provisoire. Ouais… Un provisoire qui durait depuis environ une semaine. C’était du provisoire long vu la situation plutôt précaire de la féline. Enfin, chacun son point de vue. Ah et elle avait développé une allergie au vaccin. Elle tiqua franchement sur le mot « vaccin » ne comprenant pas en quoi c’était un « vaccin » sauf si la mutation était une maladie. Ce qui, au sens strict du terme n’était pas le cas, vu que c’était une évolution génétique.

    Neutralisateur de pouvoir, ou comme vous préférez mais pas « vaccin ». Techniquement la mutation est une évolution génétique pas un problème à considérer comme une maladie.

    Et là, elle ne prônait même pas un concept purement « damné », ce qu’elle était, mais c’était encore une correction sur le fait. Oui. Elle avait un côté énervante mais elle ne s’en rendait pas forcément compte. Les aléas d’un pouvoir trop cérébral qui agit en permanence. En d’autre problème, d’ailleurs.

    Ce n’est pas une pousse de la première. C’est deux plantes plantées séparément mais qui ont les mêmes caractéristiques hormis l’odeur qui devrait varier. Le but est de pouvoir créer une plante qui visuellement plaise ainsi que sur le côté olfactif. Je suppose que le but à terme est de satisfaire les fleuristes et leurs clientèles toujours plus exigeantes. Et sur les plantes, non, ça fait quelques mois que je travaille dessus.

    Ce qui effectivement n’était pas beaucoup surtout si on considérait qu’il y avait déjà des résultat visible, ce qui, par logique, voulait dire qu’elle avait déjà passé le stade de la théorie et des essais qui ne pouvait même pas espérer être mit en terre.

    Et c’est quoi votre plan pour sortir de cette forêt ? Vous devez bien avoir une idée de ce que vous voulez faire, non ?
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Tanaë Kayan
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MessageSujet: Re: Travail en plein air - Tanaë -   Jeu 18 Aoû - 15:43

[HJ: me voilà enfin de retour^^ j'avais prévenu sur les absences mais bon, quand même désolée pour le retard :/]

-Une évolution? Peut-être mais vous êtes un nombre restreint à le penser. Dites donc, vu votre attitude du début, ça à l'air de vous intéresser comme sujet non?

Même si la femme s'était montré correcte avec Tanaë, semblant empathique par moments uniquement à cause de son caractère et non pas de la mutation de l'hybride, cette dernière préférait se méfier. Sa rencontre avec Kaleesha et Watson lui avait appris que même des gens qui ne la trahissaient pas de suite pouvaient être des ennemis. C'était eux qui lui l'avaient dit, et la jeune femme n'avait eu qu'à partir les mains vides, sans les informations voulues. Désormais on ne l'y reprendrait plus deux fois. Elle écoutait les conseils de ces deux inconnus qui l'avaient aidé sans le vouloir selon leurs propos avant de l'abandonner à son sort, ce qui au fond était normal puisqu'ils ne savaient rien sur elle. Qui aiderait un anonyme à part quelqu'un qui avait un intérêt? Peut-être qu'un échange de bon procédé pouvait se faire, un pacte qui tiendrait les deux partis, empêchant une trahison mais avant cela, elle devait tester à quel point la scientifique était réceptive. Délaissant les plantes, la lionne sauta agilement un peu plus loin et s'accroupit, à 4 pattes désormais elle reniflait un champignon. Son père lui avait apprit à reconnaître ceux qui n'étaient pas dangereux et son odorat aiguisé l'aidait, au moins pour ce genre de tâches faciles, autrement il l'embrouillait plus qu'autres choses en lui révélant diverses effluves à la fois.

Moins tranquille que lorsqu'elle avait dévoré les mûres avec Kaleesha et John sans façons, elle restait sur ses gardes désormais, comme si la forêt éveillait son côté animal plutôt que celui de la petite humaine étrangère effrayée. Les oreilles légèrement couchées elle plongea sa main sous le rameau de feuillages tout en relevant parfois la tête pour regarder à ses côtés, la cueillette fut rapide et la jeune femme grimpa au même tronc que tout à l'heure, se posant sur une branche plus solide cette fois. Elle avait ainsi la scientifique bien en vue et hors de portée. Le jeu de questions réponses instauré continuait. Quoiqu'il en soit cette femme paraissait "obsédé" par le fait que Tanaë s'en sorte. Toutefois elle n'avait pas l'air de vouloir l'y aider, se montrant simplement sceptique.

-Je ne sais pas si je peux vous le dire, cela pourrait me causer des ennuis. Quel serait mon avantage à vous expliquer mon plan?

Confia la mutante féline de but en blanc. Elle faisait ainsi saliver son interlocutrice sans prendre trop de risques pour sa part. Puisque la scientifique révélait uniquement le strict minimum, Tanaë s'amusait pareillement. Se sentant plus en sécurité elle leva ses oreilles rondes et les pointa vers son interlocutrice, se montrant de nouveau attentive. Croquant dans un champignon elle songea que ce n'était pas mauvais bien qu'évidemment ses dents aiguisées préféraient la viande. S'allongeant nonchalamment sur sa branche, un bras et sa longue queue balayant paresseusement le vide, la féline regarda longuement l'inconnue sans parler, elle aimait observer... Toutefois la curiosité ne pouvait être satisfaite uniquement avec les yeux et le jeu devait reprendre.

-Vous en connaissez d'autres? Des mutants je veux dire?

Question peu prudente déjà posée à Kaleesha et John, sauf que là, la féline se trouvait protégée par son arbre et l'environnement, il n'y avait pas une foule de gens à se promener dans une ville qui lui était étrangère. Aux regards externes, elle était cachée par les feuillages, seule la scientifique juste en dessous pouvait la regarder, et puis la féline avait parlé bas. La relation instaurée entre les deux femmes était étrange, différente d'avec les deux autres. Elles étaient au calme, il n'y avait aucune urgence.

-Et si oui, vous les considérez comment? Comme des amis, collègues ou des "projets d'étude"?

ça faisait deux questions, enfin trois si on comptait la première rhétorique concernant son plan (bien faible en réalité), mais tant pis, voilà un peu plus de piment pour leur jeu.
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Elizabeth Jenkins
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MessageSujet: Re: Travail en plein air - Tanaë -   Jeu 18 Aoû - 21:22

    Le visage de Lizzy semblait s’étonner de la première remarque de la mutante. Est-ce que, parce que la plus part des gens ne voulaient pas voir cela comme une évolution, devait-elle faire comme eux ? Et parce qu’elle voyait les choses de manière différente, c’est qu’elle s’intéressait à ce sujet ? Le raisonnement était un peu trop étrange pour elle. Pas forcément faux parce qu’il était évident qu’elle s’intéresse au sujet. Elle bossait dans la génétique, la mutation touchant directement aux gènes, c’était forcément intéressant pour elle. Enfin c’était tellement évident pour elle, que son attitude se traduisait par cet étonnement peint sur son visage. Elle ne voyait pas comment il pouvait en être autrement.

    Ce qui est plutôt logique vu que je travaille dans la génétique et que, ce n’est pas un secret, la mutation vient d’un gène.

    En tant que scientifique, particulièrement en génétique, elle serait bien mauvaise si le sujet de la mutation ne l’intéressait pas. Enfin, elle n’allait pas polémiquer pendant des plombes que dans le terme « Gène X » ou trouvait le mot « Gène » qui renvoyait directement au terme « Génétique ». Et voilà que, coupant court à la discussion en court, la féline se mise à quatre patte pour faire un bond en avant et aller renifler des champignons. Ok, alors Lizzy n’était vraiment pas douée en relation sociale mais, apparemment, elle avait trouvé quelqu’un de pire qu’elle. Est-ce qu’elle se permettait, elle, de retourner à l’étude de ses plantes en pleine discussion ? Non, elle faisait l’effort de lâcher son activité pour se prêter à une stupidité qui consistait à donner une réponse pour avoir une question. Un truc typiquement humain qu’elle ne comprenait pas toujours. Mais dans sa volonté de faire de ne pas se retirer complètement de tous échanges sociaux, elle faisait des efforts. A croire que cela ne servait à rien si s’était pour voir une personne courir après des champignons.

    Il était clair que Lizzy était tentée de tourner les talons et de partir parce qu’elle ne voyait pas l’intérêt de regarder la jeune mutante fourrer la tête dans des feuillages, la ressortir et, finalement, s’installer sur un arbre en hauteur. Vous avez déjà tenté de discuter avec une personne perchée sur une branche ? Ça n’avait rien d’agréable, en plus de risquer de se tuer les cervicales et de chopper un torticolis à force de lever la tête pour tenter de regarder son interlocuteur. Franchement Lizzy ne comprenait même pas qu’elle puisse encore poser des questions vu la situation, en temps normal, elle aurait dégagé depuis le moment où la féline était partie chercher des champignons. Mais non, il avait fallu qu’elle demande le plan de cette dernière qui, finalement, ne l’intéressait plus vraiment. Et vraiment plus au moment où la mutante lui demanda l’avantage que cela pouvait avoir de le dévoiler. Hormis le fait de pouvoir, peut-être avoir des réponses, des indications ou des conseils… Aucun intérêt.

    Aucun intérêt, en fait, il vaut mieux que vous gardiez pour vous.

    En même temps, ce n’était pas Lizzy qui avait dit qu’elle vivait dans cette forêt depuis un certain temps parce que c’était une mutante trop visible. C’est elle qui avait commencé à en parler, puis tout d’un coup, silence radio pour se demander pourquoi elle en dirait plus. Lizzy n’était pas du genre à capter cette histoire de faire languir les gens, ou les trucs de ce genre. Elle prenait tout au pied de la lettre, au sens le plus strict des mots. Alors comprendre si quelque chose se cachait derrière cette question, ça la dépassait totalement. Bref, vu la manière dont elle avait pris les choses, la seule chose qu’elle pouvait se dire c’était de laisser la féline garder ses secrets. Après tout, Lizzy allait très bien, elle avait un toit et mangeait quand elle voulait. Ce n’est pas elle qui avait besoin d’aide.

    Une autre question arriva, puis une suivante, pour savoir si Lizzy connaissait d’autres mutants et comment elle les considérait. Euh, ce n’était pas censé être un échange de question et de réponse. Bon, tout lui échappait un peu et puis, de toute façon, elle avait décroché à partir de la chasse au champignon, sans parler que cette nouvelle manière de communiquer ne lui convenait pas vraiment. De plus, elle ne voyait pas ce que ça pouvait faire qu’elle connaisse ou non des mutants. Elle en connaissait, mais elle ne voyait pas l’intérêt de s’afficher une pancarte sur le front avec écrit en gros « Salut, je connais plein de mutant ». La question concernant la manière dont elle les voyait était plus légitime déjà, parce que ça impliquait son propre point de vue sans personne d’autre autour.

    Cela n’a pas d’importance, de toute façon, je vais y aller.

    Elle ne chercha pas une excuse bidon, ou même une formulation qui sous entendait qu’elle avait quelque chose à faire. Ce n’était pas vrai. C’est juste que si elle faisait des efforts pour communiquer elle estimait que les autres devaient en faire aussi. Ce n’était pas le cas, elle ne voyait pas l’intérêt de continuer. Elle récupéra ses affaires, rangea tout dans son sac et posa un dernier regard sur la branche ou se trouvait Tanaë.

    Bonne continuation.

    Sur quoi elle quitta l’endroit avec la ferme intention de rentrer chez elle.
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Travail en plein air - Tanaë -

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