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 Embauche obligatoire - Jérémy -

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Kaleesha Mayers
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MessageSujet: Embauche obligatoire - Jérémy -   Mar 21 Juin - 23:45

    L’avantage de la moquette épaisse à ce niveau-ci de l’hôtel, c’est que le bruit de ses pieds étaient largement amortis. Elle courait, une fâcheuse habitude chez elle, avec une spécialisation dans le « je regarde derrière moi sans m’arrêter ». Ce qu’elle faisait régulièrement. Trop régulièrement. Mais, ce n’était pas de sa faute aussi, elle aurait dû prendre une avance plus que confortable si elle n’avait pas gardé cet extincteur dans les mains. C’est que ça pesait lourd ces machin-là ! Elle était persuadée qu’elle était assez lourde pour laisser ses empreintes dans la moquette épaisse. Enfin elle se rassurait en se disant qu’elle ne voyait toujours personne derrière elle, juste des voix qui donnaient des directions. Finalement les choses ne se passaient pas si mal… Enfin jusqu’à ce qu’elle trouve une solution parce que à ce rythme-là, ils allaient vite la retrouver.

    Énième couloirs. Bordel, ils se ressemblaient tous. Avec la chance qu’elle avait, elle finirait par tourner en rond et se jeter droit sur les types qu’elle devait éviter – et qui, heureusement, pour le moment ne l’avait toujours pas vu – mais elle trouva bien vite une solution à son problème. En tournant une nouvelle fois elle vit un jeune homme. Sans s’arrêter de courir, elle se dirigea vers lui et se stoppa net devant lui.

    Cadeau.

    Elle lui tendit l’extincteur. Ce qui était fabuleux avec le réflexe des personnes c’est que quand on leur tend quelque chose, même si ils ne comprennent rien, ils le prennent. C’était magique. Elle fit demi-tour commença à repartir mais s’arrêta une nouvelle fois pour se tourner vers l’homme, histoire de donner une recommandation ou deux avant qu’il ne se pose trop de question.

    Le truc bidule est dégoupillé. Si y a besoin de s’en servir, faut juste percuter. Tchao.

    Petit signe de main et elle repartit en courant. Son intervention avait duré à peine quelque secondes. Trop de temps pour comprendre ce qui était en train de se passer. Kaleesha avait disparu au détour d’un couloir et, en entendant des bruits de pas arriver vers elle, elle s’était réfugiée derrière une porte qui menait sur un escalier. La porte légèrement entrouverte elle vit deux hommes passer en courant. Quand ils furent passé elle sortit à nouveau et couru à son point de départ. Pendant que, même pas une minute après qu’elle est donné l’extincteur au jeune homme, les deux types qu’elle avait laissé passer, se pointèrent devant le jeune homme en question. Ils s’arrêtèrent à quelques mètres de lui, un sourire mauvais sur les lèvres, avant d’entamer un discours.

    Alors comme ça c’est toi qui t’amuse à défoncer notre porte

    Le raisonnement se tenait. Quelques minutes plus tôt on avait défoncé leur porte à coup d’extincteur – c’est que Kaleesha pouvait avoir de la force dans ses petits bras – enfin, rien de spectaculaire, à peine un petit trou. Alors ils étaient sortis en courant pour poursuivre la personne qui était responsable de ça. Et là, il se retrouvait avec un type qui avait l’arme du crime dans les mains. Le raisonnement se tenait vraiment. Fallait-il préciser que ces hommes étaient loin d’être des enfants de cœur ? En fait toute l’histoire était facile à résumer :

    Ca faisait plusieurs mois que Kaleesha enquêtait sur une affaire de drogue. Elle avait les noms, pas les preuves. Et puis était tombé cette information comme quoi il se préparait un coup et que les hommes iraient dans cet hôtel pour conclure leur accord. Ayant besoin de preuve elle y avait été, c’était tout naturel. Mais ne sachant comment récupérer ses preuves avec les types à l’intérieur, elle avait fini par avoir l’idée un peu folle d’attirer leur attention. Et la seule chose dont elle avait disposé s’était cet extincteur posé contre le mur. Une fois le coup donné, elle n’avait plus d’idée sur la marche à suivre alors elle avait couru en essayant de trouver une solution : le jeune homme était apparu comme une évidence. Cela dit elle ne l’avait pas laissé sans ressource vu qu’il avait un extincteur et que celui-ci pouvait être utilisé rapidement.

    De son côté, Kaleesha était à nouveau devant la chambre ouverte. Elle entra à l’intérieur pour se retrouver face à un troisième homme… Comme quoi on ne prévoit toujours pas tout. Et là, après un bref blocage, le seul truc qu’elle trouva à dire ce fut.

    Euh... Service d’étage ?

    Même en étant blonde elle comprit bien vite qu’elle n’était pas crédible. Pas la tenue. La présence de son sac en bandoulière. Bref… L’homme loin d’être stupide affichait un air des plus sceptique avant de porter la main à l’arrière de son pantalon. Hey, mais ce n’est pas là qu’on planquait des armes en règle générale ? Oups… Demi-tour. Le demi-tour le plus rapide qu’elle n’est jamais fait de toute sa vie avant de se remettre à courir comme une malade à travers l’étage. C’est fou ce qu’on pouvait se sentir plus léger sans extincteur. Kaleesha aurait facilement pu reprendre le chemin des escaliers pour fuir mais elle savait aussi qu’elle avait laissé quelqu’un avec un extincteur. Du coup, elle se sentait un peu responsable. Elle ne savait pas ce qu’elle pourrait faire, ni en combien de morceaux elle allait le retrouver mais, il fallait qu’elle retourne là-bas… Ce qu’elle fit, toujours en courant.
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Jeremy Voight
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MessageSujet: Re: Embauche obligatoire - Jérémy -   Mer 29 Juin - 11:25

Cette fois-ci, c’est décidé, je ne sors plus de chez moi. Non mais sérieux ! On va dans une banque : on se fait braquer. Je vais voir October : Ses parents meurent dans un accident. Et là, dans un hôtel tout ce qu’il y a de plus convenable ça tourne encore au cauchemar ! Bon, ok, peut-être pas si convenable que ça l’hôtel en question. En même temps, dans Hell’s Kitchen, on ne savait jamais vraiment sur quoi on pouvait tomber. Mais ce n’était quand même pas une raison pour que ça soit sur moi que ça tombe !

Pourtant ça avait commencé normalement. Très occasionnellement, je rendais service à un pote coursier qui avait une fichue tendance à accepter plus de livraisons qu’il ne pouvait en faire. Ca ne me rapportait pas grand-chose mais en général ça payait le plein de ma moto. C’était toujours ça de gagné, et parfois je tombais sur un gars sympa qui me filait un pourboire en plus. Pas vraiment palpitant donc. Il n’y avait que dans les films que le facteur arrivait toujours en plein d’une situation pas possible. Du moins, je le croyais. Et ben non. Là, pour ce qui était du palpitant, j’étais servi !

Rien d’anormal au début. J’avais garé ma moto devant l’hôtel, et demandé le numéro de la chambre de mon client à la réception. Quelques étages montés à pieds plus tard, histoire de garder la forme, je frappai à sa porte et lui refilai son bien. Accueil mitigé. Poli, mais pas de pourboire pour cette fois-ci. Faut dire aussi qu’avec mon T-shirt, mon jean, mes baskets et mon blouson en cuir, je n’avais pas l’air d’un coursier officiel. J’aurais dû garder mon casque, mais je l’avais laissé accroché à la moto. Ca aurait fait plus pro... ou pas. Tant pis. Du coup je repartis en sens inverse. L’endroit était calme. Trop calme. J’aurais dû me méfier !

Est-ce que c’était dû à la moquette ? En tout cas je ne l’entendis pas venir ! Qui ? L’espèce d’hystérique qui apparut devant moi au détour du couloir, un extincteur dans les bras ! Cadeau ! Je lui en ficherai du cadeau ! Et puis quel abruti j’ai été moi aussi ! Pourquoi est-ce que j’ai pris ce fichu bidule ? Conditionnement à la noix ! Il y a vraiment des fois où on se dit qu’on a des branchements pas bien faits dans la cervelle. Après m’avoir refilé son extincteur, la voilà qui repartait en sens inverse ! Pas une explication. Juste quelques mots jetés à la hâte.

Le truc bidule est dégoupillé. Si y a besoin de s’en servir, faut juste percuter. Tchao.

Qu’est-ce que j’en avais à faire moi que ce machin soit dégoupillé ? Y’avait le feu quelque part ? En plus c’était pas malin de virer la sécurité de ces appareils pour rien ! Ca allait encore me retomber dessus cette histoire. J’avais le choix entre laisser l’extincteur sur place et me tirer en douce, ou le porter à la réception en trouvant une explication plausible car ça m’étonnerait fort qu’ils croient ce qui s’était réellement passé. Evidemment, je n’ai pas pris la bonne option. Pourquoi faut-il toujours que je joue les bon samaritain moi ? Je le sais pourtant que ça n’apporte que des problèmes !

J’avançai donc dans le couloir en direction de l’ascenseur (me trimballer un machin pareil dans les escaliers, non merci !) quand deux types surgirent de la même façon que la fille de tout à l’heure. Sauf qu’à choisir, je préférais la première version ! Ceux-là ne me disaient rien qui vaille.

Alors comme ça c’est toi qui t’amuse à défoncer notre porte

Gné ? Qu’est-ce que c’était encore que cette histoire ? Je nageais en plein délire ! Il fallait que je me réveille ! En attendant, je pouvais toujours tenter de leur expliquer ce qui s’était réellement passé non ?

« Non mais quelle porte ? Je n’ai touché à aucune porte. Je… »

Un énorme soupçon commença à germer dans ma tête. Mon regard se porta sur l’extincteur que je tenais, et le soupçon devint une certitude étant données les traces visibles d’impact sur la partie inférieure de l’objet. Ca commençait à sentir mauvais ! S’ils pensaient que c’était moi qui avais fait mumuse avec leur porte, j’allais passer un sale quart d’heure. Je savais vaguement me battre, mais d’une part il était fort probable que eux aussi, et de plus je devais bien leur rendre trente bons kilos chacun ! La solution était dans le calme et la discussion.

« Ah mais ce n’est pas du tout ce que vous croyez ! Je vais tout vous expliquer, vous allez voir c’est… heu… assez incroyable. Et… »

Un des malabars fit un pas dans ma direction.

T’as intérêt à être convainquant.

Je doutais franchement que le « c’est pas moi c’est elle » puisse rencontrer un franc succès avec un tel plublic. En plus, je ne savais pas pourquoi elle était allée leur chercher des noises, mais c’était pas franchement mon genre de balancer, surtout que dans le rôle des méchants ils collaient mieux qu’elle. Et m*rde. Le bon samaritain était de retour ! Il fallait vraiment que je me fasse soigner.

« Juste un mot ! ….. Pschitt ! »

L’extincteur et moi fûmes synchrones, mais son pschitt à lui fut plus puissant que le mien. Plus efficace aussi. La vache ! Je n’avais jamais utilisé un de ces engins auparavant. Deux constatations me sautèrent aux yeux. La première : ça fait une quantité de mousse sympa. La deuxième : ça s’épuise rudement vite ! Je me retrouvai donc avec le machin vide en quelques secondes, et si effectivement ça avait mis mes les deux gugusses temporairement hors jeu, ça m’étonnerait que cela dure aussi longtemps que les impôts ! Je profitai donc de ce maigre répit pour prendre la tangente. Au passage, l’extincteur alla s’écraser sur les orteils de l’un des types. Oui, je sais, c’était mesquin. M’en fiche. Mon esprit chevaleresque a ses limites. Je pouvais tout de même remercier l’inconnue d’avoir enlevé la goupille avant de me refiler le bébé. S’il avait fallu que je le fasse moi-même, ça aurait été un peu tendu. Enfin bon… remercier était quand même une façon de parler.

Un seul objectif, atteindre ce fichu escalier avant qu’ils ne se dépatouillent de leur petite douche chimique. Je me mis donc à courir comme un dératé, et pris dernier virage qui me séparait de la sortie sur les chapeaux de roues. Quelle ne fut pas ma surprise de croiser à ce moment là la fille de tout à l’heure qui revenait en sens inverse ! Ca tournait au ridicule cette histoire. Sauf qu’une seconde plus tard j’aperçus un troisième homme qui arrivait à sa suite, et sauf erreur de ma part ce qu’il tenait dans la main était un poil inquiétant et donnait le signal d’un demi-tour de bon aloi !

Visiblement la demoiselle avait procédé à la même manœuvre en voyant arriver derrière moi les deux premiers types, vu que nous nous retrouvâmes face à face. En un regard rapidement échangé nous comprîmes deux choses. Le couloir nous était bloqué des deux côtés, et seule une éventuelle porte ouverte à portée de main pouvait nous éviter de nous prendre trois autobus dans la poire.

La providence, ou le hasard, ou autre chose de plus ou moins ésotérique fit bien les choses, car parmi les trois portes à peu près à notre niveau il s’en trouvait une d’entrouverte. Sans un mot et dans un magnifique élan coordonné, nous nous précipitâmes par l’ouverture et claquâmes le battant derrière nous. Le bip électronique de la serrure nous annonça quelques instants de répit. A tâtons je finis par trouver l’interrupteur qui inonda de lumière cette pièce sans fenêtre. Après un rapide coup d’œil, il était évident que nous étions dans une espèce de petite buanderie. Je remerciai mentalement la femme de chambre ou je ne savais qui, ayant négligé de fermer correctement la porte.

Maintenant que je pouvais prendre quelques secondes pour faire le point, je regardai celle qui m’avait mis dans ce pétrin. Une petite blonde, avec un sac et des yeux pétillants, qui devait grosso modo avoir le même âge que moi pour autant que je pouvais en juger.

« Je peux savoir ce que je vous ai fait ? »

Le ton était ironique. Je réservais ma mauvaise humeur pour quand nous serions sortis de ce guêpier. Parce qu’il ne fallait pas rêver, s’il prenait à ces messieurs l’envie de nous rejoindre, ce n’était pas la malheureuse porte qui nous séparait qui pourrait les retenir bien longtemps.

Mes craintes se révélèrent fondées quand un choc sourd ébranla le battant. Il fallait sortir d’ici ! La porte ? Même pas en rêves. Pas de fenêtres. Je levai la tête. Il y avait bien une bouche d’aération, mais à moins d’être un serpent il était hors de question de passer par là vue ses dimensions réduites. Un espèce de panneau bizarroïde sur le mur attira mon attention. Je tirai la poignée qui y était fixée, et un trou béant fit son apparition. Ben voyons. On se serait cru en plein film ! Le coup de la conduite de linge, c’était un grand classique. Indémodable. Ceci dit je n’aurais jamais cru avoir à m’en servir un jour en vrai.

Mon regard se porta à nouveau sur la jeune femme, avec l’infime espoir de la voir révéler que tout ça était pour une sorte de caméra cachée, ou un truc du genre. Mais rien ne vint. Je désignai donc le conduit d’un vague geste de la main avec un soupire.

« Tant pis pour la galanterie. A moins que vous ne teniez vraiment à passer en premier, il vaut sans doute mieux que ce soit moi qui ouvre la route. »

Non mais vraiment. Promis, je ne sors plus de chez moi !
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Kaleesha Mayers
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MessageSujet: Re: Embauche obligatoire - Jérémy -   Jeu 30 Juin - 10:46

    Kaleesha n’eut même pas le temps d’atteindre la position de l’homme à qui elle avait fourni l’extincteur maudit. Elle le croisa dans un couloir avant celui où il se trouvait la première fois qu’elle l’avait vu et… Sans extincteur. Ce qui s’expliqua rapidement quand elle vit les deux types arriver en courant et dont l’allure voulait dire qu’il avait pris une douche un peu particulière. Mais si elle voyait ces deux types, le jeune homme, lui, pouvait voir celui qui courait après Kaleesha. Et c’est là où on se dit que le cerveau humain est bien foutu, pas besoin de se mettre d’accord sur la marche à suivre. Chacun des cerveaux avaient calculé que la porte entrouverte était potentiellement capable de rallonger leurs espérances de vies, ce qui était un argument assez convainquant pour qu’ils s’y précipitent tous les deux, sans avoir à échanger la moindre parole.

    Comme si elle avait envie d’aider cette porte, fraichement fermée, à tenir bon, Kaleesha s’appuya dessus. Quelques secondes plus tard la lumière fut et elle prit conscience de là où ils se trouvaient… Finalement, il faut oublier le précédent paragraphe sur l’intelligence de notre cerveau. Il était pourri, et les menaient droit dans un cul de sac, tout ça pour quoi ? Gagner 3 minutes de vie supplémentaire ? Super ! Cela dit la situation n’était pas si désespérée que ça, elle avait vu pire. Une solution finissait toujours par arrivée… Mais jamais le genre de solution qu’elle apprécie, en générale. Et là, voilà que le jeune homme posait son regard vers elle pour lui demander ce qu’il avait bien pu lui faire. A son tour, elle le regarda un peu plus attentivement et la seule chose qu’elle trouva à dire en pointant un doigt vers lui, le regard interrogateur et un grand sourire aux lèvres, c’est :

    Hey mais vous êtes pas le batteur d’un groupe ? Capricorn, c’est ça ?

    Ah mais elle savait bien qu’elle l’avait déjà vu quelque part. Elle avait fait un article sur ce groupe une fois. Plutôt difficile de les croiser vu qu’ils étaient habitués aux concerts sauvages, donc, pas vraiment prévu. Une chose était sur c’est qu’elle ne répondait pas vraiment à la question et que sa phrase n’était peut-être pas dite au bon moment. Mais Kaleesha et son côté spontané, des fois, on y peut rien. Même pas elle ne s’inquiéta du ton ironique qu’il avait pu employer. Pas envie de se prendre le chou avec une espérance de vie qui venait de passer à moins de 2min30.

    Un choc sur la porte et Kaleesha en sursauta en se poussant rapidement pour ne pas voir son espérance de vie chuter encore plus bas que ce que c’était. Bon, une solution. Et vite. Elle commençait déjà à regarder autour d’elle, tout en comptant le nombre de shoot qu’il faudrait dans cette porte pour qu’elle finisse par céder complètement sous la pression. C’est là que le jeune homme désigna la trappe à linge et parla d’aller dedans, en oubliant cette histoire de galanterie et tout. Un nouveau coup sur la porte la fit à nouveau légèrement sursauté. Espérance de vie : 1 min.

    Pas du tout, je vous en prie.

    Grand sourire à l’appui, elle lui fit signe de passer pendant qu’un troisième coup sur la porte venait de créer un trou. Pas très grand mais assez pour voir un bras passé qui cherchait la poignée intérieur pour pouvoir ouvrir. Le jeune homme passa dans la conduite. Bon, maintenant, combien de temps fallait attendre pour qu’elle y aille et éviter de tomber sur lui ? La main était sur la poignée. Bon, tant pis, elle préférait lui tomber dessus. Elle passa les jambes dans la conduite à linge. Ca, elle ne l’avait encore jamais fait. Inspirant elle tourna la tête vers la porte pour apercevoir les trois hommes, un sourire parcouru ses lèvres en même temps qu’un certain doigt se levait en direction des hommes – franchement pas très féminin comme geste – et elle se balança dans la conduite alors qu’elle entendait l’écho d’un coup de feu se répercuter. Espérance de vie : indéterminable en vue des nombreux paramètres qui venaient de changer.

    Pendant sa chute – beaucoup moins confortable qu’un toboggan, il faut l’avouer – elle se dit qu’il aurait été dommage de mourir sans avoir fait ça au moins une fois dans sa vie. Ce qui était sur c’est qu’elle n’avait pas envisagé l’atterrissage qui arriva, finalement, très vite. En fait, elle avait suivi Jérémy de beaucoup trop près, qui n’avait pas eu le temps de sortir de l’énorme bac – plutôt une benne à ce stade là – rempli de draps et de linge de lit en tout genre. Moralité, c’est sur lui qu’elle arriva. Si lui était tombé sur le dos, son arrivée à elle fut sur le ventre. Position, qui en plus du choc, était finalement un peu gênante. Ce qu’elle ne capta pas vraiment vu la montée d’adrénaline. Elle redressa la tête, sourire à l’appui.

    Désolée. Le bruit du conduit, suivit du cri qui en suivait voulait sûrement dire qu’un des types avait été désigné pour prendre le même chemin qu’eux. Ne bougez pas. J’ai un plan.

    Vu le temps de descente, il y avait peu de chance pour qu’il est tous les deux le temps de sortir de ce truc à vêtement. Du coup… Bin, elle avait vraiment un plan. Elle se redressa en essayant de ne pas trop prendre appui sur le jeune homme et arriva à sortir de la benne, au prix d’un sérieux effort. Pas évident de se mouvoir dans du linge. Une fois sortie de là, alors que les cris de l’homme se faisait plus présent, elle mit toute la force qu’elle avait pour décaler cette foutue benne du mur. Assez pour que tout ce qui sorte du conduit n’atterrisse pas dedans. Ce qui fut vite confirmé par le craquement assez sinistre, et l’arrêt direct des cris de l’homme qui venait d’atterrir sur le sol. Enfin si au début elle avait cru qu’il était mort – ce qui ne la réjouissait pas vraiment – elle fut vite convaincu du contraire quand l’homme se mit à gémir. Ok, bon, il ne relèverait pas, c’était une certitude mais, au moins, il n’était pas mort.

    Elle savait qu’elle aurait dû attendre que le jeune homme sorte de ce truc à vêtement et qu’elle aurait dû prendre la fuite par la suite. Oui mais voilà, elle voulait des preuves, quelque chose à exploiter alors… Alors peut être que si elle récupérait le téléphone portable de ce type, elle pourrait avoir des numéros de téléphone, des messages vocaux, et peut être même des texto. Ca valait le coup d’essayer non ? Gardant son regard fixé sur l’homme au sol qui n’arrivait pas à bouger, elle s’adressa au jeune homme dans la benne, qui devait en sortir.

    Faut que je récupère son portable.

    Traduit ça pouvait donner un truc comme « Je suis complètement folle, limite suicidaire ». Mais, bon, elle était journaliste après tout. Elle s’approcha de l’homme au sol, pas très beau à voir et doucement elle tendit une main vers la poche intérieure de la veste de l’homme. Très vite elle sentit un portable et un portefeuille donc, tout aussi discrètement – ce qui ne servait à rien, cela dit – elle s’empara des deux. Et au moment où elle les avait en main et qu’elle allait dégager son bras, l’homme lui attrapa fermement le poignet. Elle sursauta mais fut incapable de se dégager ce que, pourtant, elle essayait de faire en tirant comme une malade sur son bras.
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Jeremy Voight
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MessageSujet: Re: Embauche obligatoire - Jérémy -   Mer 13 Juil - 11:23

Bon d’accord la question que je lui avais posée, concernant ce que j’avais bien pu lui faire, était un peu décalée. J’aurais mieux fait de lui demander ce qui se passait. Mais et d’une cela n’aurait rien changé à la situation, et de deux elle l’aurait certainement ignorée de la même façon. Parce qu’en fait sa réponse n’eut rien à voir.

Hey mais vous êtes pas le batteur d’un groupe ? Capricorn, c’est ça ?

A la voir avec son grand sourire on aurait pu croire qu’on venait de se croiser à la sortie d’un concert et pas que nous étions coincés dans une lingerie avec je ne savais quels gugusses à nos trousses ! Alors bien évidemment, j’étais flatté qu’elle m’ait reconnu. Et surpris aussi, car primo on ne pouvait pas franchement dire que Capricorn était mondialement connu, pas encore, et secundo en général les gens se souvenaient plus facilement de la tête du chanteur que de celle du batteur. Comme quoi… En tout cas je ne pus m’empêcher de laisser percer un petit sourire fugace. Bah oui, ce n’est pas si souvent que l’on me reconnait et je dois bien avouer qu’en général j’aime bien ça. Vanité, quand tu nous tiens !

Mais bon, ce n’était pas franchement le moment de s’appesantir sur la question, d’autant plus que la porte fut soudain ébranlée par un coup violent, qui poussa visiblement la jeune femme à s’en écarter précipitamment. Ca tenait bon, mais il serait étonnant que ce soit le cas longtemps ! Le conduit à linge m’avait semblé la seule solution. Un peu pourrie, mais quand on en n’avait qu’une on ne faisait pas la fine bouche, et la lanceuse d’extincteur sembla du même avis que moi. Et en accord avec elle également : à moi l’honneur d’ouvrir le chemin. Chouette !

J’ouvris donc la trappe et jetais un rapide coup d’œil à travers, dans l’espoir d’apercevoir ce qui pouvait nous attendre en bas. Que dalle. Du noir, rien que du noir. Avec le bol que j’avais en ce moment, j’allais m’étaler sur le sol comme une vieille crêpe. Etait-ce vraiment mieux que de se faire chopper par les trois types dehors ? Un énième coup sur la porte acheva de me convaincre que oui, et vite parce que cette fois-ci le panneau de bois commençait à céder. Rhaaa. Et zut ! Tant bien que mal, je passai les jambes par l’ouverture et me lançai gaillardement. Enfin… me laissai surtout glisser comme un pied dans une vieille chaussette en l’occurrence.

Un shwipp, quelques shblong et un shplaff plus tard, je remerciai l’espèce de grande panière à linge qui avait amorti ma chute. Empêtré dans un tas de tissus que je ne pris pas le temps d’identifier, j’avais du mal à m’extirper de là. En provenance du conduit, je reconnus le bruit d’un coup de feu. J’avais suffisamment fait de tir dans mes pérégrinations passées pour savoir en reconnaître un, même étouffé. Etant donné que je n’imaginais pas ma collègue d’échappée en avoir un sur elle, je supposais que c’était l’un des hommes qui avait tiré. Soudain inquiet, je m’immobilisai et tendis l’oreille pour essayer de savoir ce qui se passait. Bon, ok, sur ce coup là j’ai mal joué. J’aurais mieux fait de dégager le passage, étant donné que le seul bruit qui avait rapidement suivi était celui de quelqu’un qui chutait par le conduit. Une seconde plus tard, je fis divers constats. Mauvais côté des choses : le quelqu’un me tomba évidemment dessus, et jouer les amortisseurs ne faisait pas partie de mes sports préférés. Bon côté des choses : le quelqu’un était une quelqu’une. A y être, je préférais. Autre bon côté : elle avait l’air en vie, et pour autant que je pouvais en juger, indemne. Donc si on résumait la situation, j’étais allongé sur le dos sur un drap, avec une jeune femme allongée sur moi et son visage à quelques centimètres du mien. Dit comme ça évidemment… Mais en tenant compte du fait que le drap était sale, que le lit était une benne, que je ne connaissait la demoiselle en question ni d’Eve ni d’Adam, et qu’un type armé n’allait certainement pas tarder à nous rejoindre, c’était tout de suite moins glamour comme histoire. En tout cas si un jour j’étais amené à raconter tout ça aux autres, je ne sais pas si certains détails n’allaient pas étrangement m’échapper. Bref.

Celle dont je ne savais toujours pas le nom ne paraissait pas se formaliser de la situation tout de même un peu gênante. Ce en quoi elle avait raison, étant donné que nous avions d’autres chats à fouetter. Et si en plus cela lui faisait ignorer les rougeurs discrètes qui m’étaient montées aux joues, ce serait impeccable. Elle se redressa et sourit.

Désolée. Ne bougez pas. J’ai un plan.

Ah ben vu que j’étais coincé sous elle, pour l’instant je ne risquais pas d’aller bien loin. Et si effectivement elle avait un plan il valait mieux faire vite, étant donné le bruit qui provenait maintenant du conduit ! Elle s’extirpa assez adroitement de la benne, tandis que je me demandais si à présent je ne ferais pas mieux de bouger moi aussi ! Mais en la voyant tenter de déplacer la benne, je compris ce qu’elle avait en tête et me contentai de rester en place, mes éventuels mouvements ne pouvant que la gêner. Elle parvint à la pousser d’en dessous du conduit. Elle était plus costaude que je ne l’aurai pensé. C’est qu’en plus du linge, je pesais tout de même mon poids moi !

A peine le benne dégagée, une forme non identifiée passa brièvement dans mon champ de vision avant de disparaître dans un bruit inquiétant d’os brisés. Enfin inquiétant… pour lui surtout. En ce qui me concernait, tout individu me courant après, surtout avec une arme à la main, pouvait s’écraser au sol autant qu’il le voulait hein.

Réussissant enfin à me dépêtrer un peu de ma piscine de tissu, ma tête dépassa soudain du rebord. Effectivement, l’un des hommes gisait lamentablement par terre, évidemment mal en point mais visiblement vivant. J’avais beau dire, ce n’était quand même pas plus mal. Me retrouver impliqué dans la mort de quelqu’un n’était pas dans mon programme du jour. Mon regard se porta sur ma compagne d’infortune. Qu’est-ce qu’elle fichait à regarder ce type comme ça ?

Faut que je récupère son portable.

Ben voyons. Le regard que je lui jetai à ce moment là devait bien laisser transparaître mon ahurissement du moment. D’accord, ce type avait l’air sur la touche pour un petit moment. Mais les deux autres n’allaient certainement pas tarder à arriver même s’ils devaient avoir compris que la gaine à linge n’était pas le chemin le plus sûr. Alors il n’y avait qu’une seule chose de raisonnable à faire : filer d’ici ! Elle cherchait vraiment les ennuis ! Je commençais sérieusement à me demander s’ils n’avaient pas de bonnes raisons de lui en vouloir.

Ayant fini par réussir à sortir de mon tas de linge, je me tournai vers elle et la vis trifouiller dans la veste du bonhomme gémissant étalé par terre. Je ne savais pas si elle avait trouvé son bonheur, mais soudain elle sursauta et se mit à s’agiter frénétiquement. Qu’est ce qui se passait encore ? En deux secondes je m’étais rapproché et la situation était plus claire. Visiblement l’homme avait encore assez d’énergie pour tenter de retenir celle qui venait de lui faire les poches. Parce que non seulement elle s’était saisie du portable du bonhomme, mais également de son portefeuille. De mieux en mieux !

Bon. Soit je me barrais de mon côté en la laissant se démerder comme une grande, soit je me bougeais pour lui venir en aide. Flute ! Et dire que je n’étais venu que pour porter un paquet ! Mon choix était fait, mais j’étais vraiment le roi des crétins. Je saisis un des doigts du type et le retournai fermement en arrière. Je ne savais plus où j’avais appris ce truc là, mais je savais que c’était plus efficace que de chercher à lui faire relâcher sa prise globalement. Et effectivement, ça fonctionna. A vrai dire, j’en étais le premier étonné. Avec un gémissement un peu plus fort que les autres consécutif à un craquement que je préférais ignorer, le type lâcha le bras de la jeune femme. Je me redressai et contemplai la scène. A voir comment le gars peinait à bouger, son dernier geste ressemblait plus à un chant du cygne qu’à autre chose, donc pas la peine d’en rajouter. Si on se tenait assez loin de lui, et donc s’il ne venait plus à l’idée de mademoiselle de lui faire des papouilles, il n’était pas en mesure de faire grand-chose et je ne tenais pas spécialement à l’achever. La situation était déjà suffisamment bordélique comme ça. Je me tournai donc vers la jeune femme.

« C’est naturel chez vous de chercher les ennuis ou bien je suis tombé un mauvais jour ? Non mais sérieux, j’espère que ce sont bien eux les méchants parce que sinon merci du cadeau ! »

Le ton était mi-ironique, mi-inquiet, car depuis que je m’étais retrouvé avec ce foutu extincteur dans les mains, je ne savais plus vraiment à qui me fier. Je désignai vaguement le butin qu’elle tenait dans ses mains.

« C’était obligé ça ? Parce que si on se fait chopper avec, ça va être chaud pour les explications non ? »

Je m’approchai de la seule porte de la pièce et l’entrouvrit doucement. Un regard à l’extérieur m’appris que nous étions sans doute maintenant au sous-sol. Difficile de compter les étages en chutant par une gaine obscure. Mais ça expliquait sans doute la vitesse avec laquelle le type s’était écrasé au sol. Pas de bruit… ses petits copains n’étaient donc pas encore là. Ou alors ils se planquaient, mais se seraient surprenant. Par une espèce de petite fenêtre près du plafond à l’opposé de la porte, un bruit de sirène se faisait entendre. Que les flics débarquent ne m’étonnerait qu’à moitié, étant donné que le coup de feu de tout à l’heure avait certainement attiré un peu l’attention.

« On dégage d’ici ou on se fait un campement pour la nuit ? »

Etant donné que je ne tenais pas à me faire toper en compagnie d’un gars à moitié disloqué, en ce qui me concernait le choix était vite fait. Avec un peu de chance, d’ici on pouvait atteindre le parking et filer à l’anglaise. Ceci dit, j’avais peut-être vu trop de films, mais si je cherchais quelqu’un je n’oublierais certainement pas cette sortie là. Alors comme je ne tenais pas vraiment à tomber sur la police, et encore moins à retrouver nos camarades de jeu, ben le parking ne me semblait plus une si bonne idée que ça.

En passant un peu plus la tête par la porte, je vis une porte au fond du couloir avec un dessin d’escalier et portant l’inscription « service ». Hé ! Personne ne s’attendrait à ce qu’on remonte non ? En me retournant vers la jeune femme, un objet qui pendait à une sorte de ruban, posé sur une console, attira mon attention. Avec un peu de chance… Je m’emparais du bidule. Ca avait bien l’air d’un pass.

« Je crois que ce coup ci c’est à moi d’avoir une idée ! »

J’ouvris la porte et, guettant toujours un éventuel bruit annonciateur de complications, je me dirigeai vers l’escalier de service. Il y avait peu de chances que nos poursuivants descendent par celui-là. Toujours pas de bruit devant, par contre derrière les échos d’une cavalcade commençaient à nous parvenir. Le plus silencieusement possible, nous remontâmes les marches pour atteindre un étage de chambres, ressortir par le hall ne semblant pas plus malin que par le parking.

Personne dans le couloir… Je m’approchai d’une des portes et tendis l’oreille. Et flûte. Occupée. Je passai à la suivante. Rien. Je frappai à tout hasard, mais personne ne répondit. Un instant je fus hésitant. J’étais sans doute en train de faire la plus belle bêtise de mon existence, mais je devais bien avouer que ça avait un côté amusant. En tout cas si on oubliait que l’on était poursuivis par des types armés ! Et puis bon, si on réussissait à semer ces gars là, au pire c’est avec la police que l’on aurait à s’expliquer, et à choisir c’était quand même mieux.

La serrure céda sous l’action du pass, et nous entrâmes dans la chambre. Personne, mais quelques valises traînaient dans un coin. Autrement dit, le temps que nous avions était compté. Mais avec un peu de chance, les occupants officiels ne reviendraient pas avant le soir. Après tout, un hôtel était fait pour dormir. Enfin… certains s’en servaient bien pour autre chose, mais dans ce cas ils seraient certainement encore là non ? Et puis ils avaient rarement des valises.

Un coup d’œil par la fenêtre m’appris que deux voitures de police étaient arrêtées devant l’hôtel. Je revins m’assoir sur le lit. Maintenant que nous étions un peu à l’abri, je pouvais enfin poser les questions essentielles.

« Bon. Ok. Maintenant je peux savoir la raison de tout ce bazar ? Ah oui, au fait… moi c’est Jeremy mais vous le savez déjà peut-être. »

Après tout, si elle savait que j’étais le batteur du groupe, elle pouvait tout aussi bien connaître mon nom. Et là-dessus, elle avait un avantage sur moi !
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Kaleesha Mayers
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MessageSujet: Re: Embauche obligatoire - Jérémy -   Dim 24 Juil - 19:06

    La haut, avant qu’ils ne décident de sauter dans ce fichu conduit, Kal’ avait demandé si il était le batteur du groupe Capricorn. Elle avait fini par déduire qu’elle avait tout bon en voyant le sourire qu’il avait pu faire, bien qu’il semblait étonnée qu’elle est pu le reconnaitre. Elle lui aurait bien expliqué qu’elle était journaliste, alors, du coup, elle fourrait un peu son nez partout et gardait beaucoup de choses en mémoire. Mais le coup qui ébranla la porte sur laquelle elle était avait dissuadé de dire quoique ce soit. Et, puis tout s’était finalement enchainé. Ils avaient pris le conduits et elle avait fini sur lui. Situation un peu étrange, enfin rien n’était étrange avec elle. Cela dit, elle garda pour elle une réflexion en rapport avec les rougeurs légères qu’il pouvait avoir sur les joues. C’était presque trop mignon mais la situation demandait de se dépêcher.

    Quelques manipulations plus tard un homme s’était écrasé au sol et, bien sûr, le seul truc qu’elle trouva à dire fut qu’elle avait besoin de récupérer son portable. Sans attendre de réponse, elle s’était attelée à cette tâche sans prévoir que le type lui attraperait la main au passage. Peut-être qu’elle aurait dû se contenter du portable, plutôt que de vouloir, aussi, le portefeuille. Alors qu’elle cherchait à se dégager elle vit le batteur dans son champs de vision qui, en un instant, retourna le doigt du type qui lâcha prise de manière rapide et nette. Kal’ porta son regard sur l’homme.

    Trop cool, faut que je m’en souvienne de ce truc.

    Carrément efficace, surtout. A noter dans un coin de sa tête vu que ce genre de situation n’était pas vraiment inhabituel pour la jeune femme qui se redressa dans l’instant avec le portable et le portefeuille. Bon son enthousiasme à tout avoir n’était apparemment pas partager par le jeune homme sui se posait un tas de questions. Ou plutôt ; qui lui posait, à elle, tout un tas de question. Quand il lui demanda si c’était naturel chez elle, ou si c’était un mauvais jour elle fit une sorte de moue indécise. Est-ce qu’il avait envie d’avoir la vraie réponse ou non ? Quant-à savoir si c’était bien les types les méchants… Bin… Euh… Là aussi elle semblait indécise sur la réponse, parce que tout dépendait du point de vue qu’on avait envie d’adopter. Elle, elle pensait que s’était les méchants. Mais, eux, ils ne devaient pas estimer l’être alors du coup la réponse à la question du jeune homme était assez relative. Puis bien sûr il désigna le portefeuille en demandant si c’était obligatoire. Et, pour ne pas changer, elle restait avec sa moue indécise. Parce que, en fait, elle ne savait pas encore si c’était obligatoire ou pas. Si elle n’apprenait rien avec le portefeuille, bin, non, ce n’était pas obligatoire voir même complètement inutile.

    Une attitude qui ne devait pas vraiment aider à mettre en confiance mais, de toute façon, elle n’eut pas vraiment le temps de dire quoique ce soit vu qu’il semblait pressé de partir d’ici. D’ailleurs quand il lui si ils bougeaient d’ici, elle hocha la tête plus que positivement pour lui dire qu’elle était d’accord. Au moins ça changeait de ce côté indécis sur les précédentes questions. Elle décida même de le laisser faire parce que si ça n’avait tenue qu’à elle, elle aurait déjà passé la porte pour partir en courant, alors que lui semblait réfléchir à un plan d’action. Les plans ça craint. Quoique, si elle construisait un peu plus ses plans, ça lui éviterait sûrement tout un tas de situation aussi étrange les unes que les autres. Elle finit, tout de même, par remercier faussement le ciel quand il annonça avoir une idée. Elle le suivit mais se demanda si s’était une bonne idée en voyant qu’il remontait. Euh, la sortie, s’était par l’autre côté non ? C’est là qu’elle comprit que la sortie serait l’endroit où tout le monde se retrouverait. Finalement, il avait pas mal de bonne idée. Après s’être penché sur une porte, il en choisi une autre. Elle se demanda ce qu’il comptait faire en frappant à celle-ci, avant qu’elle ne comprenne son action quand il ouvrit. Parce que, oui, Monsieur, avait pensé à prendre un pass, au passage. Brillant, non ?

    Les valises présentes apprenaient que la chambre était occupée. Rester plus qu’à prier pour que ce soit des touristes parties en vadrouille, plutôt qu’un voyage d’affaire avec un simple rendez-vous qui se finirait bientôt. Kal’ prit la place que Jérémy libera à la fenêtre pour voir les voitures de police. Pendant ce temps, le jeune homme reprit ses interrogations en se présentant.

    Oui, oui, je sais comment vous vous appelez. J’ai vu quelques-uns de vos concerts. D’ailleurs j’aime beaucoup ce que vous faites mais je suppose que, pour le moment, vous vous en foutez un peu.

    Elle quitta la fenêtre pour aller s’asseoir sur une chaise face à Jérémy qui était sur le lit. Elle posa le portable sur l’accoudoir et entreprit l’ouverture du portefeuille, jetant tout ce qui ne l’intéressait pas. Tout en effectuant ça, elle se décida de répondre aux diverses questions qu’il avait pu poser.

    Je m’appelle Kaleesha, je suis journaliste pour le New York Times. Ces types sont des trafiquants de drogues et j’étais venue chercher des preuves. Ah… Elle examina un bout de papier pour finalement être déçue et le jeter avec le reste, tout en continuant son inspection. Et vous n’êtes pas tombé sur un mauvais jour. Je dirais même que c’est un bon jour. Vous savez y a deux jours je me suis faites agressé par une poubelle qui avalait les gens pour prendre leur corps, alors je vous laisse jugez de ce qui est habituel ou pas.

    Bon l’histoire était un peu plus compliquée mais les faits étaient réels. D’ailleurs ça ne semblait même pas la surprendre à en juger par le détachement qu’elle avait en disant ça. Comme si ce faire agresser par une poubelle était quelque chose de parfaitement normal ! Bon rien dans le portefeuille. Elle le jeta, prouvant que, non, le voler n’avait pas été obligatoire. Du coup elle prit le téléphone pour vérifier les derniers appels. L’index sur sa bouche, elle fit signe à Jérémy de se taire et appela le dernier numéro composé.

    Hey Salut… … …. Bin évidemment que je ne suis pas lui, à moins qu’il est une voix carrément féminine ce que je n’ai pas pu juger vu son état… … … Ouais, ouais, je sais, je vais finir en petits morceau et ainsi de suite. Cela dit, avant de faire des projets sur mon cas je m’inquiéterai plutôt pour ce qui se trouve dans la chambre surtout que les flics ont le numéro de la dite chambre et que ce n’est qu’une question de temps avant qu’ils y aillent… … … Bin, vous savez ? Moi je m’en fou un peu, c’est surtout pour vous. Faudrait pas que vous ayez une dette à rembourser sans marchandise à écouler, sauf si vous tenez à faire un concours pour savoir qui de vous, ou de moi, va finir en petits morceaux le premier… … … Pas la peine d’être aussi vulgaire. Elle raccrocha avant de composer un nouveau numéro. Salut mon inspecteur préféré. Ça va ? … … … Ouais je sais, c’est pour ça que je t’appel. Troisième étage, la chambre 313… … … Laisses tomber, si je te donne mes sources j’aurais plus moyen de te soudoyer des infos pour des scoops… … … Ça marche, à toute à l’heure.

    Elle raccrocha définitivement et garda le téléphone dans ses mains sans lui porter la moindre attention. Son regard se dirigea vers Jérémy. Si la situation ne lui paraissait pas étrange, elle pouvait bien concevoir que c’était différent pour lui. Puis être mêlé à une histoire de drogue ce n’était pas vraiment ce que les gens souhaitaient en général. Du coup, tout en posant un regard sérieux, elle partit dans des explications et excuses un peu plus poussé maintenant que son attention n’était plus sur le téléphone et sur le portefeuille.

    Je suis désolée, les choses n’auraient pas vraiment dû se passer de cette manière. Cela dit, bien jouer pour le coup de remonter et de prendre le pass. Pour le conduit de linge aussi. A croire que vous êtes fait pour fuir… enfin bref. Euh… Faut voir le bon côté des choses, avec l’arrivée de la police, logiquement, vous ne risquez pas grand-chose dans un futur plus ou moins proche. Vous n’êtes pas client de cet hôtel au moins ?

    Si c’était le cas on remonterait vite à lui avec le registre des clients. Pas qu’il est à s’inquiéter de la police mais, les autres mafieux à la con, s’était une autre histoire. Après tout ils l’avaient vu fuir avec elle, et c’est lui qui avait l’extincteur… Ouais, bon, en fait, ça craignait un peu comme situation. Sauf si tout le monde se faisait arrêter et qu’on les empêchait de communiquer avec l’extérieur… Peu probable… Euh… Ouais… Bon… Finalement, ça craint vraiment comme situation.
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Jeremy Voight
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MessageSujet: Re: Embauche obligatoire - Jérémy -   Mer 5 Oct - 21:31

Un calme que je n’espérai pas trop temporaire régnait dans la chambre. J’en profitai pour faire un point rapide sur ce qui venait de se passer, et dû bien avouer que j’étais un peu largué. J’aimais bien les émotions fortes, mais me retrouver face à des types armés ne faisait pas franchement partie de mes passe-temps favoris ! Alors même si après le coup de l’extincteur ma compagne d’infortune ne m’inspirait que moyennement confiance, mon choix avait été vite fait étant donné que le canon d’un flingue m’en inspirait encore moins.

Si seulement elle-même n’avait pas semblé douter de la réponse à me donner quand j’avais dit espérer que c’était bien les trois affreux les méchants de service ! Ben ma réponse, j’avais pu m’assoir dessus, et cela n’avait rien de rassurant. Fallait dire aussi que le moment ne se prêtait pas vraiment aux confidences. De toute façon il était un peu tard pour revenir en arrière. Je m’imaginais mal attendre qu’un autre guignol se précipite par le conduit, ou plus intelligemment passe par la porte, et lui annoncer avec mon plus beau sourire que « ah ben non, désolé, c’est une terrrrible méprise – pas taper ! ». Du coup, et bien la fuite avait repris de plus belle, ce qui nous avait amenés dans cette chambre. Je ne suis pas mécontent de ma petite idée de remonter dans les étages. Pour une fois que j’arrive à être créatif ! Reste à savoir si au final ce choix va être le bon. En attendant, on pouvait souffler un peu et c’était déjà pas si mal ! J’en profitai donc pour et d’une me présenter, bien que visiblement elle en savait plus à mon sujet que l’inverse, et de deux demander quelques éclaircissements.

Oui, oui, je sais comment vous vous appelez. J’ai vu quelques-uns de vos concerts. D’ailleurs j’aime beaucoup ce que vous faites mais je suppose que, pour le moment, vous vous en foutez un peu.

Héhé ! Content ! Effectivement, j’aurais préféré apprendre ça dans des conditions plus sympathiques, mais ça faisait toujours plaisir à entendre. Je laissai échapper un sourire tandis qu’elle prenait place sur une chaise en face de moi. Ce sourire se crispa un peu lorsqu’elle se mit à farfouiller dans le portefeuille pris sur le type de tout à l’heure. Jouer les pickpockets était peut-être dans ses habitudes, mais moi cela ne me disait rien qui vaille !

Je m’appelle Kaleesha, je suis journaliste pour le New York Times. Ces types sont des trafiquants de drogues et j’étais venue chercher des preuves. Ah… Et vous n’êtes pas tombé sur un mauvais jour. Je dirais même que c’est un bon jour. Vous savez y a deux jours je me suis faites agressé par une poubelle qui avalait les gens pour prendre leur corps, alors je vous laisse jugez de ce qui est habituel ou pas.

Là, ce fut carrément un air ahuri qui apparu sur mon visage. On se serait cru dans un film, mais la question était lequel ? Fallait choisir entre « James Bond » et « Aux frontières du réel » ! D’accord, avec toutes ces histoires de mutations, il se passait parfois des trucs bizarres. Mais c’était bien la première fois que j’entendais parler d’une poubelle dotée d’une volonté propre. Il ne manquait plus que ça ! Si c’était ce qui constituait son quotidien, peut-être qu’effectivement se retrouver en face de trafiquants n’était pas si terrible que ça.

A en juger par son expression, Kaleesha – je connaissais enfin son nom, ou du moins son prénom – ne paraissait pas satisfaite de sa prise. Après s’être débarrassé du portefeuille visiblement inutile, elle s’attaqua au téléphone. J’étais tiraillé. La prudence me dictait de rester en dehors de cette histoire, autant que je pouvais encore. Mais la curiosité, plus forte maintenant que je savais un peu plus à quoi m’en tenir, m’incita à la regarder faire. Captant cinq sur cinq le geste qu’elle me fit, je restai silencieux tandis qu’elle composait un numéro. Pas besoin d’être un génie pour deviner à la conversation qui s’en suivit que la personne au bout du fil n’était pas franchement enchantée de la situation. J’avais un peu de mal à déterminer quel était le but de Kaleesha en faisant cela, mais elle devait bien savoir ce qu’elle faisait. Si je pouvais juste éviter aussi de finir « en petits morceaux », ça m’arrangeait. En tout cas elle faisait preuve d’une assurance surprenante.

Le deuxième coup de fil fut plus amical. Un inspecteur ? Si elle avait des contacts dans la police, ça pouvait sans aucun doute aider ! Il ne restait plus qu’à attendre l’arrivée de la cavalerie. Un peu soulagé, je vis son regard se porter dans ma direction.

Je suis désolée, les choses n’auraient pas vraiment dû se passer de cette manière. Cela dit, bien jouer pour le coup de remonter et de prendre le pass. Pour le conduit de linge aussi. A croire que vous êtes fait pour fuir… enfin bref. Euh… Faut voir le bon côté des choses, avec l’arrivée de la police, logiquement, vous ne risquez pas grand-chose dans un futur plus ou moins proche. Vous n’êtes pas client de cet hôtel au moins ?

Souriant, je repensai au nombre de fois où October, Gabriel et moi avions dû nous « éclipser » après certaines de nos représentations. Pas toujours après d’ailleurs, mais souvent le plus vite possible. C’était le problème quand il fallait se contenter de ce que l’on trouvait. Les salles de concerts ne couraient pas les rues, surtout celles que l’on pouvait se payer. Bah.

« Je n’arrive pas à me souvenir de la dernière fois où quelque chose s’est passé comme prévu. Pour ce qui est de fuir, disons que j’ai l’occasion de m’entrainer. Les concerts sauvage ne sont pas appréciés à leur juste valeur. Par contre, qu’on me tire dessus, ça c’est une première. Enfin… qu’on tire sur moi en tout cas. »

Avec l’histoire du braquage de banque, j’avais eu mon lot de coups de feu. Seulement ce n’était pas moi qui avait été visé. J’aurais préféré. Enfin bon, cet épisode là était fini. Le fait d’y repenser me fit me renfrogner un peu, et la question de Kaleesha acheva de faire disparaitre mon sourire. Je ne voyais pas à quoi elle voulait en venir.

« Client de l’hôtel ? Non. Je dépanne un ami. Je venais de livrer un paquet quand je me suis retrouvé avec un extincteur sur les bras. »

Qu’est-ce que cela pouvait bien faire que je sois client ou pas ? Maintenant que la police était sur place, il ne nous restait qu’à attendre patiemment que les choses se calment, et zou… retour à la maison. Ce fut l’expression « dans un futur plus ou moins proche » qui me fit tiquer. Quelques minutes à attendre et tout serait réglé non ? A moins que…

Je regardai à mon tour Kaleesha fixement, comme si j’allais trouver dans son regard la confirmation de l’idée effrayante qui germait dans mon esprit. Il parait qu’il y a des mutants télépathes. Ce doit être marrant comme truc. Quoi que. Parfois je trouve que c’est déjà le bordel dans ma tête, alors si en plus faut se coltiner le bordel des autres, bonjour ! En tout cas à cet instant ça m’aurait permis de savoir ce à quoi elle pensait, et j’aurais su si je devenais parano. Parce qu’en supposant que les affreux veuillent jouer un second round, rien ne les empêchait d’attendre le moment propice pour le faire. Mais pour ça, il fallait qu’ils nous retrouvent. Pour Kaleesha, je ne pouvais pas me prononcer. Ils la connaissaient peut-être déjà après tout. Mais en ce qui me concernait, je ne les avais jamais vus auparavant. Avaient-ils le moyen de remonter jusqu’à moi ? Je n’en savais fichtrement rien !

« Dîtes… ces types là… ils sont du genre rancuniers ? »

Je craignais un peu la réponse, mais c’était un peu tard pour y changer quoi que ce soit. A nouveau, je me dirigeai vers la fenêtre pour tenter de voir si la situation évoluait. Pour l’instant, les voitures de police stationnaient toujours en face de l’hôtel. L’attente commençait à me peser un peu. Ce fut à ce moment là que des coups frappés à la porte retentirent et qu’une voix féminine se fit entendre.

« Service d’étage. »

Allons bon. Il serait étonnant qu’avec les flics dans le coin, les affreux continuent à nous donner la chasse aujourd’hui. Donc nous risquions juste de nous faire accuser d’effraction. C’était un moindre mal, mais à tout prendre si on pouvait éviter ce ne serait pas plus mal. Je jetai un regard vers Kaleesha. Si nous ne répondions pas, il y avait des chances que l’employée entre dans la chambre faire son travail. Savait-elle qui occupait la chambre ? Auquel cas, c’était grillé de toute façon ! A la va vite, je répondis.

« Pouvez-vous repasser plus tard ? »

« Désolée de vous déranger Monsieur, je n’en ai que pour une minute. Je dois juste déposer des serviettes dans la salle de bain. »

Est-ce que la renvoyer paraitrait suspect étant donné les événements survenus dans l’hôtel ? J’étais un peu perdu et interrogeai Kaleesha du regard. Aurait-elle une idée géniale ?
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Kaleesha Mayers
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MessageSujet: Re: Embauche obligatoire - Jérémy -   Lun 17 Oct - 13:07

    Appeler le dernier numéro du téléphone qu’elle venait de prendre n’avait pas pour but de faire de la provocation gratuite. En fait, l’idée était surtout de faire en sorte que les types remontent dans la chambre pour aller chercher leur marchandise. En doublant cet appel avec celui qu’elle avait passé à l’inspecteur elle essayait de créer un timing parfait qui consistait à faire arriver la police pendant que les types récupéraient leurs marchandises. En tout cas c’est ce qui était censé se passer dans le meilleur des cas. Le problème avec Kaleesha c’est que ses idées n’étaient pas des plus mauvaises mais elles avaient une fâcheuse tendance à se passer de manière imprévue. Quoiqu’il en soit elle ne pouvait rien faire de plus à l’heure actuelle, en aucun cas elle n’irait jouer les téméraires en allant retenir les types dans leur propre chambre. Elle tenait un minimum à sa vie.

    En tout cas, avant de passer ce coup de téléphone, elle aurait presque pu s’amuser des différentes réactions de Jérémy. Il avait semblé content d’apprendre qu’elle avait vu et apprécier quelques concerts pour, rapidement, passer à un air carrément étonné face à ce qui était, ou non, normal comme situation. Le plus amusant c’est qu’en temps normal quand elle disait ça à quelqu’un qu’elle ne connaissait pas on avait tendance à penser qu’elle exagérait ou jouait son intéressante. Le fait de raconter ça alors qu’on se trouve dans une situation un peu hors norme devait aider à lui faire retrouver toute sa crédibilité. N’empêche que, si un jour, quelqu’un veut vivre des expériences étonnante il n’avait qu’à passer une semaine avec elle. Hey, peut-être même qu’elle pouvait en faire un business. Non, trop dangereux et c’est pas comme si elle avait besoin d’arrondir ses fins de mois.

    Cela dit, Jérémy semblait déjà avoir vécu des situations peu ordinaires. Du moins c’est ce qu’elle crut comprendre en voyant son expression quand il annonça que le fait qu’on cherche à lui tirer dessus était une première. Mais il avait l’air de sous-entendre qu’il avait déjà vécu le fait qu’on tire sur une autre personne. Et vu la manière dont il se refermait à ce moment-là, Kaleesha estima qu’il n’était peut-être pas bien vu de poser des questions à ce sujet. Et puis il semblait s’inquiéter de la dernière question qu’elle lui avait posée, alors elle oublia le dernier sujet histoire de réponse à son inquiétude sur le genre de type qu’ils avaient rencontré. Elle semblait même assez désolée avant même de répondre.

    Euh… Ca dépend, vous voulez la réponse rassurante ou la vérité ? Rien que cette question répondait à celle qu’il avait posé. Mais Kal’ reprit bien vite. Mais y a pas de raison de s’en faire si vous n’êtes pas client de l’hôtel parce que ils ne vont pas pouvoir remonter jusqu’à vous. Donc, tout va bien.

    Grand sourire rassurant à l’appui, en tout cas c’était le but de son action. Non sérieusement, elle ne voyait pas comment ces types pouvaient remonter jusqu’à Jérémy. A moins de partir dans une recherche longue et fastidieuse qui consistait à prendre une capture d’écran d’une des caméras de surveillance et de faire des recherches par la suite. Mais là, ça devenait moins probable parce qu’il faudra déjà avoir une vidéo que la police allait récupérer aujourd’hui, et les recherches s’annonceraient trop fastidieuses pour qu’ils se lancent dans cette entreprise. Ah moins d’être vraiment, vraiment mais, alors, vraiment rancunier.

    Et puis, dans le pire des cas, je connais des gens qui peuvent vous faire changer d’identité.

    Le sourire qu’elle avait semblait vouloir dire qu’elle rigolait, ou qu’elle faisait preuve d’un humour particulier. Mais le fond de la phrase était sérieux. Elle ne pensait pas qu’il est besoin d’en venir là mais si ça devait être le cas, elle voulait juste qu’il sache qu’elle pouvait l’aider. Et puis, en tant que membre du Réseau elle avait de très bonnes connaissances quand il s’agissait de changer d’identité. Cela dit ça ne devait pas être super réjouissant d’entendre ce genre de truc. Les coups portés à la porte interrompirent toute conversation alors qu’une employée se faisait entendre. Jérémy ne tarda pas à demander s’il y avait possibilité de repasser plus tard mais la réponse fut négative. Silencieusement, Kaleesha demanda à Jérémy de se retourner pour regarder par la fenêtre et, une fois retourné, elle s’activa pour se débarrasser de son haut, de tous les vêtements qui occupaient le haut de corps. Tirant le drap, elle le passa autour de son torse, cachant tout mais ne laissant pas de doute sur le fait qu’elle n’avait rien au-dessus. Elle tenait le drap d’une main, et s’ébouriffa les cheveux de l’autre. Kaleesha entrebâilla la porte et se pencha à celle-ci de manière à laisser sous-entendre une activité qui nécessitait que personne n’entre dans la pièce, elle alla même jusqu’à sourire bêtement comme si elle était parfaitement épanouie.

    Je vais vous les prendre, si vous ne pouvez vraiment pas repasser.
    Mais… C’est la chambre de Madame et Monsieur Steward.
    Oui madame… Puis prenant un air faussement entendu. Mais vous devez bien être tenu à une sorte de secret professionnel qui vous interdit de dire avec qui Monsieur Steward partage son temps libre ?
    Je… Je repasserai.
    Merci.

    Si l’employée de l’hôtel venait à parler – ce dont elle doutait, après tout ce genre de situation devait arriver souvent – Kaleesha venait sûrement de ruiner un mariage. Mais c’était probablement mieux que de créer un scandale qui leur ferait quitter la chambre et attirer l’attention sur eux. En tout cas, elle chercha à s’en persuader. Kal’ aurait bien levé les bras au ciel pour marquer cette victoire mais se rappela au dernier moment que c’est sa main qui retenait le drap qui l’habillait, donc elle préféra s’abstenir.

    Ça bouge un peu en bas parce que je ne pense pas qu’on puisse rester là pendant une éternité ?

    D’une l’employée finirait par revenir et, de deux, il y avait une forte probabilité pour que les occupants réels de la chambre finisse par revenir ou, encore, que l’employée apprenne que Monsieur Steward avait quitté l’hôtel avec sa femme. Et c’est à ce moment que son portable personnel se décida à sonner, elle se hâta – tout en veillant à son drap – pour l’attraper et décrocher.

    Père ? Formule barbante, elle voulait bien l’accorder mais de mise dans le milieu où elle vivait. Des essayages pour une robe de mariée, je ne comprends pas. Aux dernières nouvelles vous hésitiez encore entre plusieurs personnes… Ah, vous avez donc fait votre choix, c’est ça ? Je dois le rencontrer quand ? … Bien, pas de soucis… Oui, je passe ce soir.

    Elle raccrocha un peu secoué par cet appel. Enfin, pas trop, du moins elle savait que ça devait arriver, ça fait un petit moment que son père lui parlait de mariage, soit disant qu’elle avait l’âge et que c’était le moment. Et, bien sûr, c’était lui qui choisissait la personne avec qui elle unirait sa vie, en tout cas sur le papier. Mais se souvenant de l’endroit et la situation où elle se trouvait, elle secoua la tête comme pour chasser ses pensées et releva la tête laissant un sourire apparaitre sur son visage comme si de rien n’était.

    Ok, euh, je vais me rhabiller.

    Sous-entendu : retournez-vous. Et elle s’exécuta une fois que ce fut le cas. Une fois qu’elle eut retrouvé tous ses vêtements, elle récupéra son portable, celui de l’homme qu’elle avait pris et rangea le tout dans son sac.
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Jeremy Voight
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MessageSujet: Re: Embauche obligatoire - Jérémy -   Mar 3 Avr - 10:07

En nous réfugiant dans cette chambre, j’avais pensé que nos ennuis étaient terminés. En gros. Mais tout à coup, l’idée que ces types pouvaient chercher à se venger de cette histoire m’était venue à l’esprit. La réponse de Kaleesha quand je lui demandai quel était le niveau de rancune de ces hommes ne me satisfit pas vraiment. Des deux options qu’elle avait évoquées, j’avais tendance à penser qu’elle avait choisi d’elle-même la « rassurante », parce que même si je n’étais effectivement pas client de l’hôtel, s’ils s’en donnaient la peine ces gars là pouvaient certainement remonter jusqu’à nous en général, et moi en particulier ! Mais bon. Ils avaient sans doute autre chose à faire que se donner autant de mal pour courir derrière un vulgaire livreur. Fallait l’espérer !

Et puis, dans le pire des cas, je connais des gens qui peuvent vous faire changer d’identité.

Je regardai la jeune femme en essayant à nouveau de savoir si elle plaisantait ou pas. Si c’était le cas, son humour était bizarre ! Je n’avais pas franchement envie d’en arriver là. Ceci dit, je n’avais pas non plus envie d’y laisser ma peau, donc bon, si réellement elle avait des relations de ce genre, c’était toujours bon à savoir. Mais elle ferait mieux d’arrêter d’embarquer des gens dans ses histoires loufoques plutôt que de leur proposer ensuite ses services pour disparaître de la circulation ! Ce fut donc d’un ton un peu bougon que je répondis.

« Oui ben c’est gentil, mais j’ai déjà du mal à me faire connaître avec ce nom là, alors s’il faut tout recommencer depuis le début, non merci ! »

Quoi que… dans ce cas je pourrais choisir un nom classe ! John Bonham Junior. Ca devrait aider ! Bon, ok, un poil prétentieux. Cette pensée me fit abandonner mon air renfrogné, et de toute façon le sourire de Kaleesha laissait penser qu’elle ne jugeait pas non plus qu’on soit obligés d’en arriver à cette extrémité. Une bonne chose en soi. Nous en étions là de cet échange quand le service d’étage nous interrompit. Et là je dois bien avouer que je n’ai pas su comment m’en dépatouiller, et que sur le coup je m’en suis lamentablement remis à ma compagne de mésaventure… qui visiblement eut une idée.

Elle me fit un geste que je mis quelques secondes à comprendre tellement mon cerveau pédalait dans la semoule. Pourtant ça ne pouvait signifier qu’une chose : me tourner. Ah. Bon. Ok. Je pivotai vers la fenêtre en me demandant ce qu’elle pouvait bien mijoter. Mais ce n’était pas vraiment le moment de poser des questions. Je l’entendis s’agiter quelques instants, puis ouvrir la porte. A quoi s’amusait-elle donc ? Si jamais la personne qui avait frappé connaissait les occupants de la chambre, ça allait tourner au vinaigre ! Puisque je supposais qu’à présent je pouvais cesser mon nez-à-nez avec le mur, je me retournai et la situation fut tout de suite plus claire. Enfin… un peu plus claire. Elle ne s’éclaircit totalement qu’après le petit dialogue entre Kaleesha et la femme de chambre, durant lequel j’évitai soigneusement de me montrer. Je suis parfois un peu lent à percuter, mais si j’étais sûr d’une chose à ce moment là, c’était de ne pas être le monsieur Steward en question !

Je dois admettre que l’idée était plutôt ingénieuse. Ca serait très étonnant que la femme de chambre aille s’étaler sur le sujet. Ou alors en douce à ses collègues, mais ça ce n’était pas bien gênant. Enfin… pour nous. Parce que la réputation du locataire de la chambre risquait d’en prendre un coup. Bah. Tant pis.

Ce ne fut que quand elle referma la porte que je réalisai vraiment dans quelle tenue elle était. Bon, d’accord, c’était pour la bonne cause, mais ça faisait quand même un peu, heu… bizarre. En plus... elle était mignonne, avec ses cheveux décoiffés ! Ok, ce n’était franchement pas le moment de faire ce genre de constatations, mais ça se commandait difficilement. Par contre, si je racontais cette histoire un jour, il allait vraiment falloir que je passe sur certains détails pouvant prêter à confusion. En tout cas on ne pouvait pas dire qu’elle manquait d’esprit d’à propos !

Ça bouge un peu en bas parce que je ne pense pas qu’on puisse rester là pendant une éternité ?

Pas faux. Je jetai un œil dans la rue.

« Les flics sont toujours là. Sinon, ça a l’air calme. Peut-être que les affreux ont mis les voiles ? De toute façon, vous avez raison, on ne va pas pouvoir attendre beaucoup plus longtemps avant de filer. Si jamais les Steward revenaient, ça ferait du grabuge. Au fait, joli numéro ! Vous n’avez jamais songé à Hollywood ? »

J’avais à peine fini ma phrase qu’une sonnerie retentissait dans la chambre. Armée de son drap, Kaleesha se récupéra l’appareil et pris la communication. Dès le premier mot, je compris que cette fois-ci il s’agissait d’une conversation privée. Je n’avais pas l’habitude de me mêler de ce qui ne me regardait pas, mais là je ne voyais pas comment éviter d’entendre ce qu’elle disait. A moins de quitter la chambre… mais la question ne se posa pas vu qu’elle raccrochait déjà.

Curieuse conversation. Je ne me souvenais pas à quand remontait la dernière fois que j’avais entendu quelqu’un appeler ses parents ainsi. Bah. Chacun ses habitudes hein. Et puis ce n’était pas ce qui m’avait le plus marqué dans ce qui s’était dit. A moins d’avoir compris de traviole, elle allait se marier. Je l’aurais bien félicitée, surtout que je pouvais difficilement faire celui qui n’avait rien entendu, mais étant donné que visiblement elle n’avait encore pas rencontré l’heureux élu je ne savais pas si ce serait très bien venu.

C’était sans doute stupide, mais je n’imaginais même pas que ce genre de mariage arrangé existait encore à notre époque. Et surtout je n’aurais pas pensé qu’une femme comme elle, capable de tenir tête à une bande de je ne savais quoi armés jusqu’aux dents, se laisserait faire de la sorte. Curieux. Mais bon, après tout, c’était son affaire et cela n’avait pas l’air de la déranger plus que ça. Quoi que… pendant un instant, j’eu l’impression de percevoir chez elle comme une certaine surprise. Mais rapidement elle se remit à sourire. J’avais dû me tromper.

Ok, euh, je vais me rhabiller.

Hein ? Ah… oui. Bien entendu. Re mur. J’allais connaître la tapisserie par cœur à ce rythme là moi ! Je l’entendais trifouiller, et tout en attendant quelque chose qui m’indiquerait qu’elle aurait fini de se rhabiller, je tentais de faire le point sur la situation. Primo, on ne s’en sortait pas si mal que ça. Evidemment, étant donné que je n’avais rien demandé à personne ça aurait pu être mieux, mais inutile de revenir là-dessus. Secundo, restait à ce que cela continue ainsi, et donc quitter l’hôtel sans anicroches. Tertio… elle allait épouser un type choisi par son père ! Rien à voir avec le reste, mais zut, j’avais du mal à assimiler le concept ! Rhaaa. C’était pas mes oignons !

Estimant que je pouvais à présent me retourner, je regardai la jeune femme. Rien ne nous disait que les affreux étaient partis, mais avec les flics dans le coin, ça serait étonnant qu’ils nous attendent dans le couloir ! Du coup… autant tracer au plus vite !

« A moins que vous ne souhaitiez éviter les poulets, je propose de sortir par la grande porte. On sera couverts. Y’a toujours le risque qu’ils nous interrogent, mais je préfère autant ça plutôt que de retomber sur les autres rigolos. Sinon… doit bien y avoir une échelle de secours donnant derrière, mais je suis moyen chaud là. Si on se fait chopper, bonjour pour trouver une explication ! »

Autre avantage de la porte principale : ma bécane était garée tout près. Plus vite on serait sortis de ce merdier, mieux je me porterais ! Je ne savais pas si elle avait son propre moyen de transport. Chaque chose en son temps. Vivement le retour à la maison. Décidément, le Hell’s, c’était pas ma tasse de thé !

Je me dirigeai vers la porte et l’entrouvrit doucement. Aucun bruit dans le couloir. Passant en premier, je pris la direction de l’escalier principal. Rien ne rappelait plus ce qui s’était produit plus tôt. Aucun bruit anormal, du moins pour un établissement dans ce genre de quartier. En arrivant au pied des volées de marches conduisant au hall d’accueil, je retins une mimique de dépit. Evidemment, deux flics en uniforme se tenaient devant le comptoir. L’un d’eux interrogeait le réceptionniste, tandis que l’autre jetait un regard sur les quelques personnes circulant dans le hall. Il ne nous avait pas vu, et nous avions donc encore en réagissant vite la possibilité de rebrousser chemin et tenter une sortie par derrière. Mais je continuai à penser que ce n’était pas une bonne idée.

Armé de mon plus bel air innocent et du sourire n°27 sur la liste des mimiques qui vont bien en société, j’avançai vers la porte tout en faisant comme si je connaissais Kaleesha depuis longtemps. Restait le plus difficile : trouver quelque chose à dire !

« Et donc… vous allez vous marier ? »

Et m**** ! Rien à faire, fallait bien que ça sorte à un moment ou à un autre. Restait à espérer qu’elle ne se formaliserai pas de la question.
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Kaleesha Mayers
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MessageSujet: Re: Embauche obligatoire - Jérémy -   Mar 3 Avr - 21:57

    Roh pourquoi fallait-il qu’il prenne cet air un peu bougon, elle ne faisait que lui proposer gentiment de l’aide en cas de problème. Problème qui était directement de sa faute, elle voulait bien l’admettre mais tout de même ! Le pire c’est qu’elle n’arriva même pas à s’offusquer de cet air, bien au contraire, elle ne put s’empêcher de lui servir un énorme sourire parce que, en même temps, c’est qu’il était mignon avec cet air sur le visage. Et comme rien ne l’empêchait de penser de cette manière, elle ne culpabilisa même pas à cette pensée, évitant ainsi de virer au rouge tomate. C’est donc avec ce sourire radieux qu’elle n’hésita pas à reprendre.

    Faut voir le bon côté des choses, ça aurait été compliqué si vous aviez un nom connu. Ce qui, à mon avis, ne tardera pas à venir.

    La flatterie n’avait pas pour but de lui faire plaisir ou quelque chose de ce genre. Franchement, elle était persuadée qu’ils finiraient – lui et son groupe – à faire quelque chose. En tout, pour sa part, elle aimait bien ce qu’ils faisaient. Bon, elle n’était pas tout le monde mais était du genre à acheter les CD des artistes qu’elle aimait bien… Ok, si elle était la seule à l’acheter ce n’était pas gagner. Enfin, qui sait, à l’occas’ elle pourra peut-être leur filer un coup de main avec un article sur ce groupe. Ça pouvait toujours aider. Bon le moment n’était pas propice à ce genre de réflexion alors elle garda cette idée dans un coin de sa tête et si l’occasion se présentait, elle pourrait peut-être lui proposer. N’empêche que si elle avait été télépathe, elle aurait surement sourit à l’idée qu’il avait songé au nom du batteur de led zep’ comme nouveau nom.

    S’en était suivit l’échange avec la personne de l’hôtel et une conversation téléphonique avec son père qui ne tombait pas forcément au bon moment. Mais c’était un accord avec lui, il ne l’empêchait pas d’avoir la vie qu’elle voulait tant qu’elle tenait son rôle quand il y en avait besoin. Qu’on trouve ça juste ou pas, ça lui passait au-dessus de la tête. Elle avait été élevée et avait grandie dans un autre monde et c’est accord lui allait parfaitement. Au moins il n’était pas question d’être rejeté et son père jouait le jeu en n’étant pas si stricte que ça. Cela dit, ça devait vraiment dépendre du point de vue.

    Pour revenir à l’instant présent, Jeremy lui annonça que la police était toujours sur place. Ca ne lui posait pas plus de problème que cela, au pire, en cas de problème, elle connaitrait surement une des personne qui était en bas. Faut dire que son boulot la trainait pas mal au commissariat. Avoir des contacts pour avoir des infos, ça restait une bonne chose dans le journalisme. Jeremy en profita pour lui poser une question sur sa prestation qui ne put empêcher Kal’ de sourire.

    Comme toutes les petites filles, je voulais être « star » ou princesse quand je serais plus grande. Des heures d’entrainements devant le miroir après avoir opter pour le premier choix !

    Sa réponse surfait sur l’ironie plus que sur le sérieux. Elle n’avait même pas souvenir avoir voulu, un jour, devenir une star ou ne serait-ce que vouloir faire du cinéma. Et puis, avoir une double vie, c’était un peu comme être actrice, non ? Il y a des choses sur lesquelles elle pouvait donner le change facilement. Bien que peu menteuse, elle s’arrangeait toujours pour ne pas avoir à répondre sur sa vie qui concernait le cercle familiale. Bref, passer son temps à cacher tout un pan de sa vie devait aider quand on se retrouvait devant une employée de l’hôtel et lui monter un bateau. Sérieusement sa crédibilité dans ce genre de situation tenait à une chose très importante : à aucun moment, fasse à l’employée, elle n’avait mentit ! Et c’était de cette manière qu’elle fonctionnait le plus, omettre de dire des choses, ne pas avoir à mentir pour ne pas se trahir et, bien souvent, le tour était joué. Elle était beaucoup moins douée quand on lui posait des questions bien spécifiques qui demandaient un réel mensonge.

    Quoiqu’il en soit, il était temps pour elle de retrouver ses vêtements, ce qu’elle fit rapidement quand Jeremy admira à nouveau la tapisserie de la pièce. Se remettre un coup de peigne ne lui traversa, cependant, pas l’esprit sur le coup. Elle aurait tout le temps d’y songer avant de rentrer chez son père, vu qu’il était hors de question de se pointer comme ça chez lui. En même temps, il était hors de question de se pointer dans la tenue qu’elle avait, alors si elle ne pensait pas à sa coupe de cheveux maintenant, elle le ferait quand elle se préparerait au moment d’aller le voir, le soir même. Du coup, c’est assez rapidement qu’elle lui apprit qu’il pouvait se retourner. Et c’est très pragmatique, qu’il évoqua le fait de partir.

    Intérieurement, elle ne put s’empêcher de trouver amusant de le voir se poser la question sur la meilleure façon de partir : la grande porte ou l’échelle de secours. La porte d’entrée lui semblait être la meilleure idée, d’ailleurs elle n’avait pas vraiment songée à s’enfuir d’une autre manière. Passer devant les flics étaient encore le moyen le plus sûr de sortir plutôt que d’emprunter des chemins que les ceux qui voulaient leur échappé pouvaient prendre. Amusée, elle hocha la tête.

    La porte d’entrée semble une bonne idée. Faudrait pas qu’on ait l’air de voleur.

    Elle prit tout ce qu’elle avait à prendre, essentiellement les portables et vérifia qu’ils n’avaient rien oubliés dans la chambre. Pendant ce temps, Jeremy regardait si la voix était libre. Franchement, il prenait tellement de précaution qu’elle était certaine que si il se retrouvait dans les même situations qu’elle, il s’en sortirait mieux à chaque fois. Elle avait cette fâcheuse tendance à foncer avant de réfléchir, ce qui ne faisait qu’augmenter désagréablement la situation dans laquelle elle se trouvait. Mais Jeremy, lui, semblait alerte, à écouter les moindre prix, à vérifier avant de passer la porte, si bien qu’ils arrivèrent en bas sans le moindre problème.

    Deux flics étaient présents, ce qui ne lui posait pas le moindre problème. Avec les situations dans lesquelles elle se mettait, elle ne comptait plus le nombre de fois où elle avait dû faire une déposition mais elle comprenait parfaitement que Jérémy veuille éviter ce genre de chose. Elle entra dans son jeu, de ceux qui se connaissaient bien en prenant la direction de la sortie de l’hôtel, tout en se disant que lui aussi aurait pu avoir sa place à Hollywood ! Et, là, sans prévenir, voilà qu’il lui posait la question à laquelle elle ne s’attendait pas. Un court instant elle se mise à réfléchir à comment il pouvait savoir ça, quand la conversation avec son père lui revint en mémoire. Difficile de nier quoique ce soit dans ces conditions.

    Elle aurait pu jouer sur la fille qui était trop heureuse, qui aimait son futur mari et tout le bordel. Mais la conversation avec son père avait trop laissé entendre qu’elle ne connaissait pas le prétendu mari pour jouer sur ce tableau. On arrivait dans le cas où les questions étaient trop spécifiques et où il était difficile de mentir. En fait elle ne semblait pas gênée, juste surprise parce qu’elle ne s’attendait vraiment pas à cette question.

    Et bien… Oui, il semblerait que ce soit le cas. Cela dit, comme vous l’avez compris, je ne suis pas certaine d’en savoir plus que vous au sujet de ce mariage.

    Ce qui était un peu étrange étant donné que c’était censé être SON mariage. Les choses étaient un peu compliquée et elle voulait bien concevoir qu’une réponse de ce genre donne envie de poser des questions. Ce qu’elle ignorait c’est si elle avait envie d’y répondre ou non. Après tout elle ne le connaissait pas et ça jouait plutôt en faveur de Jérémy. Elle n’était pas spécialement emballée à l’idée de ce mariage pour un tas de raison mais elle n’avait jamais pu en parler à qui que ce soit. Et, finalement, elle avait peut-être des choses à en dire. En même temps, en parler était un peu nouveau et ce qui semblait logique à elle ne l’était pas forcément pour les autres. En tout cas, elle imaginait que si les rôles étaient inversés elle aurait un tas de questions à poser, pas par curiosité malsaine mais pour comprendre comment on pouvait encore faire des mariages arrangés à notre époque. Après tout, il ne faisait pas de doute que c’était bien le cas.

    Et, pour être franche, je ne suis pas certaine que ça m’emballe plus que ça. Dans un sourire, elle ajouta. Surtout que mon père n’est pas connu pour son goût en ce qui concerne la gente masculine.

    Sourire permettait de dramatiser le truc, parce qu’il était hors de question pour elle d’en faire le drame de l’année. Elle ne mentait pas vraiment sur les goûts de son père étant donné que le critère premier était l’état du compte en banque et non pas le physique de la personne. Bon, en même temps, personne ne demandait à Kaleesha de tomber amoureuse d’un vieux croulant plein aux as, c’était juste un arrangement. Son inquiétude première demeurait surtout dans cette double vie qu’elle menait et à laquelle elle tenait. Etre journaliste, ça lui plaisait vraiment et être jugée sur ce qu’elle savait faire et non pas sur le nombre de zéro sur son compte en banque lui plaisait encore plus. Tout comme les gens qui l’entouraient, ne pas dire de quel milieu elle venait permettait aussi de savoir qu’ils étaient là pour elle et pas pour autre chose.

    Ils arrivaient à peine à la porte qu’un des policiers les interpella. Dommage, elle avait presque cru qu’ils allaient réussir à sortir sans qu’on leur demande quoique ce soit. S’arrêtant dans un léger soupir, elle fit volt face pour voir le policier s’approcher vers eux.

    Excusez-moi, j’ai quelques questions à vous poser. Vous êtes clients de l’hôtel ?
    On occupait la chambre au nom de Steward.

    Pas de mensonge mais ça avait le mérite de laisser déduire au policier qu’ils étaient les Steward. Donner son nom ne lui aurait pas posé de problème mais, pour le coup, elle pensait à Jérémy qui semblait vouloir éviter les problèmes. Alors il n’aurait probablement pas à donner son nom de cette manière et le policier ne pouvait pas savoir à quoi ressemblaient les Steward étant donné qu’ils étaient absents.

    J’aurais quelques questions à vous poser pour une enquête en cours dans l’hôtel.
    Une enquête en cours ? Attendez, vous voulez dire qu’y a eu un problème ? Peut-être qu’il serait préférable de changer d’hôtel tout de suite ? Quel genre d’enquête. Elle se tourna vers Jeremy. Je t’avais bien dit que cet hôtel ne m’inspirait, mais tu en as encore fait qu’à ta tête. De toute façon, tu ne m’écoute jamais ! Elle se tourna à nouveau vers le policier. J’vous le dis, il ne m’écoute jamais ! Le Hell Kitchen, je lui avais bien dit que ce n’était pas très réputer mais, non, il …
    Madame, l’interrompit le policier. Ce n’est rien de grave, d’ailleurs nous allons mener nos recherches et si on a besoin de quoique ce soit, on vous appellera à ce moment-là. Mais ne vous en faites pas, nous avons réglé le problème.

    Kaleesha n’avait pas monté la voix une seule fois étant donné qu’il aurait été mal venu de se faire remarquer mais elle avait juste enchainé les questions histoire de décourager le policier de poser ses questions maintenant. Il était certain d’avoir leur coordonnés dans le dossier de l’hôtel et qu’il valait mieux les rappeler plus tard plutôt que de risquer un scandale dans l’hôtel. Bref les faux Steward étaient donc invités à suivre leur chemin. D’ailleurs, dans son rôle, elle soupira, regard l’homme qui soit disant ne l’écoutait jamais et tourna les talons pour prendre la porte faussement vexée. Ce n’est que dehors qu’elle retrouva son sourire et quand Jérémy fut dehors à son tour, elle posa son regard sur lui.

    Je peux vous offrir quelque chose à boire pour me faire pardonner de toute cette histoire ? Juste j’ai pas de voiture alors ça sera dans le coin, ou alors, faudra prendre les transports. Bon après y a pas d’obligation.
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Jeremy Voight
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MessageSujet: Re: Embauche obligatoire - Jérémy -   Jeu 10 Mai - 23:55

J’avais parfois mauvais caractère, et ce n’était hélas pas mon seul défaut. Bah. Tout le monde en avait non ? Alors quand Kaleesha avait suggéré la possibilité d’avoir à changer d’identité, même si nous étions encore très loin d’avoir à en arriver là, je n’avais pas particulièrement sauté de joie. Se faire un nom dans le milieu de la musique n’était pas une partie de plaisir. Alors tout recommencer… sans façon ! Elle n’eut pas l’air de se formaliser du ton que j’avais employé, car elle répondit avec un grand sourire.

Faut voir le bon côté des choses, ça aurait été compliqué si vous aviez un nom connu. Ce qui, à mon avis, ne tardera pas à venir.

Là, elle avait réussi à me clouer le bec. Ca ne m’arrivait pas tous les jours de me faire descendre et encenser dans la même phrase. Et bien sur le coup, je n’entendis réellement que la deuxième partie, préférant ignorer le début. Ca faisait toujours plaisir de voir que quelqu’un appréciait ce qu’on faisait. Je ne savais pas à quel point elle le pensait, mais comme elle n’avait pas grand-chose à gagner à me caresser dans le sens du poil, je pris le parti de la croire. Cependant, même si j’eus du mal à retenir un demi sourire satisfait, je préférai sur le moment conserver mon air renfrogné et, pour ne pas me trahir, restai silencieux. Evidemment, le compliment avait quand même porté, et je n’allais pas tarder à redevenir plus aimable.

De toute façon les événements ne me laissèrent pas vraiment le choix. L’intervention du room service nous incita à réagir sur l’instant. Enfin, surtout Kaleesha car je dois bien avouer que sur ce coup-là, j’avais surtout suivi la manœuvre. Tout comme j’avais entendu, malgré moi, sa conversation téléphonique avec son père qui s’en était suivie. Curieuse conversation d’ailleurs. C’était sans doute naïf de ma part, mais je pensais que les mariages arrangés étaient d’un autre temps. Ceci dit, cela n’avait pas l’air de la déranger plus que ça, et du coup j’avais préféré faire comme si je n’avais rien entendu. De toute, façon, cela ne me regardait pas.

Par contre, trouver un moyen de tailler la route, ça oui ! Après le petit numéro de Kaleesha, remarquable de mon point de vue, il était temps de mettre les voiles. Si réellement elle avait voulu être une star quand elle était petite, elle pouvait toujours l’espérer. Je ne savais pas ce qu’elle valait comme journaliste, mais comme actrice, elle avait de l’avenir.

Je n’avais pas trop envie d’avoir à m’expliquer avec les flics. Mais tant qu’à faire, je préférais quand même, si cela devait avoir lieu, que cela ne se produise pas après qu’ils nous aient chopés en train de faire le mur par l’arrière. Kaleesha semblait du même avis, même si je ne saisissais pas très bien ce qu’il y avait d’amusant là-dedans. Une fois ses affaires rassemblées, nous avions pris la direction du hall d’entrée que nous avons atteint sans anicroches. Evidemment, ça ne pouvait pas durer. Deux agents s’y trouvaient, et forcément nous allions passer devant eux. J’avais tenté une stratégie qui se voulait cool, genre discussion entre vieux amis. Mais la seule question qui m’était venue pour entretenir la conversation traitait de cette histoire de mariage arrangé. Ceci dit, avec le peu que j’avais entendu au téléphone, je pouvais me tromper. Ce me paraissait tellement décalé à notre époque que je n’étais plus vraiment certain d’avoir tout saisi. La seule chose dont j’étais certain, c’est qu’elle avait parlé mariage. J’espérais juste qu’en abordant ce sujet abruptement je n’allais pas la mettre mal à l’aise. Elle n’en eut pas l’air, bien qu’elle prit quelques secondes avant de répondre.

Et bien… Oui, il semblerait que ce soit le cas. Cela dit, comme vous l’avez compris, je ne suis pas certaine d’en savoir plus que vous au sujet de ce mariage.

Bon. Donc j’avais mis dans le mille. J’essayais de cacher mon étonnement, moins par crainte d’alarmer les policiers – après tout une telle réaction pouvait tout à fait se produire dans n’importe quelle conversation – que parce que je ne voulais pas risquer de la froisser sur un sujet qui était peut-être sensible.

Et, pour être franche, je ne suis pas certaine que ça m’emballe plus que ça. Surtout que mon père n’est pas connu pour son goût en ce qui concerne la gente masculine.

Donc elle n’était pas forcément partante mais s’y pliait quand même. Ou du moins en prenait son parti à en croire son sourire. J’avais un peu de mal à la comprendre, mais ce n’était certainement pas à moi de la juger. J’avais fait des choix dans ma vie que bon nombre de personnes ne comprenaient pas. Et si je me référais à ce qui c’était passé depuis que je m’étais reçu un extincteur dans les bras, quelque chose me disait que si elle n’avait vraiment pas voulu se laisser faire, l’heureux élu aurait eu à se trouver une autre promise ! Ce qui rendait d’ailleurs les choses d’autant plus curieuses. Pourquoi acceptait-elle ? Ca me laissait franchement perplexe.

Je fus interrompu dans mes pensées par quelqu’un qui nous interpelait, et une seconde plus tard je réalisai qu’il se passait exactement ce que j’avais voulu éviter. Evidemment. Kaleesha semblait vouloir prendre les choses en main, et comme elle savait sans doute plus que moi gérer ce genre de situation – ce qui n’était pas très difficile – je la laissai faire avec soulagement.

Et admiration. Non, franchement, elle avait un sérieux talent pour embobiner le monde ! Et sans trop se mouiller en plus ! Quand elle s’était tournée vers moi, me reprochant d’avoir choisi l’hôtel dans un mauvais quartier, j’avais failli pouffer de rire, ce qui aurait interrompu malencontreusement ce magnifique numéro. Heureusement j’avais réussi à garder mon sérieux. En fait, je crois bien du coup ça m’a donné un air ahuri et embarrassé qui appuyait le savon qu’elle me passait. Je ne trouvais rien à lui répondre et de toute façon, avec son débit, je n’aurais pas réussi à en placer une. C’est le flic qui l’arrêta, nous laissant partir, pensant sans doute ainsi éviter d’assister à la dispute conjugale qui allait arriver.

Dans un soupir du plus bel effet, et après m’avoir jeté un regard assassin, Kaleesha prit la direction de la porte. Le flic me regarda, l’air compatissant. Sans doute voulait-il exprimer une certaine solidarité masculine face à cette caricature d’épouse acariâtre. Entrant dans son jeu, je haussai faiblement les épaules, arborant un air résigné, puis filai à mon tour vers la sortie.

Kaleesha m’attendait dehors, tout sourire, et après l’avoir rejointe je laissai échapper un « pfffff » moqueur.

Je peux vous offrir quelque chose à boire pour me faire pardonner de toute cette histoire ? Juste j’ai pas de voiture alors ça sera dans le coin, ou alors, faudra prendre les transports. Bon après y a pas d’obligation.

Ca c’était une sacrée bonne idée, et sympa de sa part. Ma moto était garée un peu plus loin, et m’éloigner au plus vite de ce fichu hôtel me tentait bien. Seul problème : il aurait fallu un casque pour ma passagère. Les flics dans le coin étaient plutôt à cheval sur le code de la route, et de toute façon la situation ne justifiait pas de prendre le risque qu’elle s’éclate la tête sur un coin de trottoir. J’en avais bien un en plus du mien, rangé dans une des sacoches. Mais c’était celui d’October. Question morpho, ça aurait peut-être pu coller, Kaleesha n’étant pas beaucoup plus grande que la crevette. Mais la question ne se posait même pas. C’était le casque d’October, point barre. Plutôt que de voir quelqu’un d’autre avec, j’aurais préféré faire dix fois la traversée du Hell’s à pieds. Du coup… exit la moto. Je repasserai la chercher plus tard. Pas trop quand même, vu le coin, je ne donnais pas cher de sa peau passée une certaine heure.

« J’ai bien ma moto, mais pas de quoi vous prendre en passager. »

De mon point de vue, c’était exact. Du coup, ça devait avoir l’air à peu près convainquant.

« Je crois qu’on n’est pas très loin du centre commercial. Si ça vous va, on devrait pouvoir s’y poser tranquillement. »

L’autre solution était de prendre le bus pour quitter le quartier. Ou bien prendre un taxi, mais je n’avais pas franchement les moyens de me payer ce genre de fantaisies. Juste pour éviter les troquets sordides du coin, le centre commercial ferait bien l’affaire. Tandis que nous nous dirigions vers celui-ci, je ramenai la conversation sur ce qui s’était passé.

« Ca vous arrive souvent ce genre d’histoires, comme aujourd’hui ? Je veux dire… si vous faites ça tous les jours… c’est pas un peu dangereux à la longue ? »

Je me souvins qu’elle m’avait cité plus tôt en exemple une histoire de poubelle qui avalait les gens. En supposant qu’elle n’était pas cinglée, ça sentait le mutant à plein nez. Mais un pas cool celui-là. Nathan me bassinait bien un peu avec ses plantes vertes, mais au moins il ne cherchait pas à me bouffer.

« En tout cas vous devez avoir votre lot d’histoires originales. Comme le coup de la poubelle. Et puis au moins, ça ne doit pas être monotone comme boulot. »

Allons-bon. Ma curiosité me reprenait. Fallait que je la canalise un peu. J’avais toujours tendance à m’intéresser à tout, et surtout à ce qui nuisait à ma santé. Après avoir essayé pas mal de trucs, j’avais fini par m’éclater avec la musique, qui présentait aussi l’intérêt de minimiser le risque de me retrouver à l’hosto. Enfin, la plupart du temps. Mais rien à faire j’étais toujours à l’affut de choses à découvrir. Enfin bon. En ce qui concernait Kaleesha, ma curiosité se limitait à tenter de lui faire raconter une ou deux anecdotes, ou bien d’en savoir un peu plus sur ce dans quoi j’avais malgré moi mis les pieds.

« Dans un coup comme aujourd’hui, ça s’arrête juste comme ça ? Parce que les affreux, ils doivent l’avoir un peu mauvaise non ? »

Là aussi, je ne cherchais pas autre chose qu’à assouvir mon envie de savoir comment elle pouvait faire la nique à ce genre de types et s’en sortir sans retour de flammes. Mais à force, je craignais que mes questions finissent par l’agacer. Nous étions arrivés dans la galerie du centre commercial, et je repérai un bistrot ouvert sur l’esplanade qui regroupait divers commerces, et ayant un aspect relativement accueillant. Quelques tables attendaient que les badauds s’y installent, et nous prîmes place à l’une d’elles.

Je regardai Kaleesha. Rien ne pouvait laisser penser qu’elle avait pour quotidien ce genre d’histoires. C’était certainement stupide, mais on avait toujours tendance à penser que l’apparence d’une personne devait refléter sa vie. Rien n’était plus faux.

« En ce qui me concerne, je ne suis pas prêt d’oublier cette journée. Les autres ne vont pas en croire leurs oreilles quand je vais leur raconter ça ! »

Je n’avais pas précisé de qui je parlais. Pour moi, c’était une telle évidence que j’avais négligé ce détail. Ceci dit, vu qu’elle connaissait le groupe, elle devait bien le deviner.
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Kaleesha Mayers
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MessageSujet: Re: Embauche obligatoire - Jérémy -   Sam 19 Mai - 2:09

    Kaleesha n’avait, jusqu’à présent, pas réellement trouvé que Jérémy avait un mauvais caractère. De temps en temps il semblait bougonner un peu mais, en même temps, en vue des évènements, elle ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Nombreuses personnes se seraient énervées depuis bien longtemps, probablement sous le coup d’une peur quelconque qui pouvait être justifiée. Alors, en vue des circonstances, de ce qui se passait, de ce que tout cela pouvait entraîner, elle avait même tendance à trouver que Jérémy s’en sortait plutôt bien. Très bien, même. Et c’était une bonne chose parce que si il y a quelque chose qu’elle ne savait pas gérer, c’était bien les gens qu’elle entraînait avec elle contre son gré.

    Embarquer des personnes stressées avait cette fâcheuse tendance à la stresser elle-même, sans parler des gens qui pouvaient se montrer complètement hystérique. Dans ce cas, elle avait juste cet air blasé à longueur de temps en se demandant continuellement de quelle façon elle pourrait faire taire ses personnes de la manière la plus propre et efficace possible. Ce genre de question ne s’était pas posé avec Jérémy, il avait suivi le mouvement et s’était même montrer d’une aide importante à plusieurs moments. Si un jour elle devait faire un classement des personnes qu’elle avait le plus apprécié en les embarquant dans ses histoires, Jérémy figurera en bonne place dans ce dernier.

    Bref, toute cette histoire, avec ses rebondissements, avaient fini par entrainer Kaleesha dehors qui retrouvait son sourire maintenant qu’elle n’était plus obligée de jouer le rôle de la personne qui en voulait à mort au type qui l’avait trainer dans un endroit où se déroulait une enquête. D’ailleurs, Jérémy n’avait rien gâché de cette mise en scène, ce qui avait fini par convaincre le policier qui, compatissant avec Jérémy, avait fini par les laisser partir. Le soupire moqueur de Jérémy, quand il arriva dehors, tira un sourire à Kaleesha qui, finalement, se disait que lui offrir un verre était quand même la moindre des choses précisant qu’elle n’avait pas de moyen de transport. Jérémy, de son côté, avait bien une moto mais pas de quoi prendre un deuxième passager. Kaleesha ne se tritura pas le cerveau pour savoir si cette information était juste où non – de toute façon ça lui paraissait assez logique qu’une personne ne prenne qu’un seul casque – et accepta volontiers cet état de fait en acceptant d’un hochement de tête l’option du centre commercial.

    Sur le trajet, Jérémy s’interrogea sur la fréquence de ce genre d’histoire et Kaleesha se demanda si s’était une bonne idée de lui répondre. Elle avait un tel aimant à ce genre de situation que ça pouvait presque apparaitre comme une sorte de pouvoir. Bien que ce genre de situation était loin de réellement la déranger parce que, comme le soulignait Jérémy, elle avait ses histoires originales. D’ailleurs elle ne manqua pas de sourire quand il parla de la poubelle qu’elle se souvenait à peine d’avoir évoqué brièvement. Au moins il avait écouté ce qu’elle disait et, en plus, il se payait le luxe de le retenir. Bons points pour lui. Ella avait rapidement pensé que la discussion concernant son mariage avait été oubliée dans le feu de l’action mais si Jérémy était capable de lui ressortir de cette histoire de poubelle, il y avait peu de chance qu’il est oublié cette histoire de mariage. Mais, pour le moment, ce n’était pas le sujet de conversation, ce qui lui allait assez bien.

    Jérémy avait eu une suite de question pour amener les conséquences que pouvaient avoir une histoire comme celle d’aujourd’hui. Loin d’être saoulé par les questions de Jérémy, Kaleesha prit place à l’une des tables vide alors que Jérémy expliquait ne pas être prêt à oublier cette journée. Elle ne savait pas vraiment pourquoi mais ça avait tendance à lui faire plaisir parce que les choses fonctionnaient pareil pour elle. Chaque histoire était quelque part dans sa tête et, même si sur le coup, certaines d’entre elles l’avaient vraiment fait flipper, elle trouvait le moyen d’en garder des bons souvenirs. Peut-être qu’elle était une sorte d’aventurière dans une vie antérieur. Il avait également parlé des « autres » et Kaleesha haussa un sourcil interrogateur ne sachant pas de qui il parlait. Enfin, dans les faits, elle ne le connaissait pas et ce qui pouvait paraitre évident à Jérémy ne l’était pas forcément pour Kaleesha. Les seuls « autres » qu’elle pouvait associés à Jérémy étaient les membres du groupe Capricorn mais ça pouvait être ça, comme ça pouvait être d’autre personne. Il arrive souvent, en parlant, de laisser des choses sortir comme si la personne dont on parlait était évidente. C’est, donc, installée qu’elle se décida à répondre à l’ensemble de ses questions.

    Disons que j’ai une fâcheuse tendance à mettre mon nez là où il ne faut pas et que ça donne toujours des situations originales. Par exemple, cette histoire de poubelle, ça à commencer comme ça : un certain nombre de personne se plaignait de disparition mais non pas été prise au sérieux parce que c’était des sans-abris et qu’on s’occupe rarement d’eux. J’ai été voir et, en fait, c’était un mutant qui pour survivre prenait le corps des autres ou de ce qui l’entourait, y a eu course poursuite et comme il n’avait personne sous la main, il a fini en poubelle.

    Pas très glorieux pour le mutant en question, et elle passa sous silence le fait d’avoir fini dans un entrepôt qui gérait un trafic de femme qui pouvaient servir en tant que stripteaseuse et que, Kaleesha avait fini par se passer pour l’une de ses filles histoire de ne pas avoir de problème avec les mecs qui étaient dans cet entrepôt et qui n’avait rien de gentils. Une poubelle tueuse s’était assez originale pour ne pas chercher à aller plus loin dans le déroulement de cette nuit-là. Comme le fait de passer sous silence que le mutant poubelle était mort parce qu’il avait pris le corps astrale de Kaleesha et que quand ce dernier disparu, le mutant fit de même. On ne raconte pas sa mutation à tout le monde, après tout.

    Bref, ça c’est bien fini et lui ne nuira plus. Pour aujourd’hui, je doute qu’il y ait des conséquences. D’une je pense que les types vont passer quelque temps en prison et, quand ils sortiront, ils auront tout un marché à remettre en place et n’auront pas vraiment le temps de se mettre à chercher qui se trouvait dans l’hôtel.

    Enfin ils chercheront peut-être mais ni Jérémy, ni elle, n’avaient étés enregistrés comme clients, du coup, ça demanderait trop d’énergie et de temps pour chercher plus loin. A la limite ça ferait peut-être un bon scénario pour un film mais, dans la réalité, les gens cherchaient plus à remettre leurs trafics en place plutôt que perdre du temps – non rémunéré – à mettre en place une vengeance qui risquait de renvoyer en prison. Un serveur arriva au même moment en demandant ce qu’ils voulaient. Kaleesha se contenta d’un coca, et laissa Jérémy choisir ce qu’il voulait. Une fois les commandes passées, le serveur repartit à l’intérieur pour tout préparer.

    Donc, oui, c’est loin d’être monotone. J’ai cette fâcheuse tendance à m’embarquer dans des histoires impossibles mais, ça fait des trucs à raconter et, dans le fond, ce n’est pas si mal. Par contre la première fois qu’on raconte ce genre de chose, les gens ont tendance à croire qu’on fabule un peu alors les « autres » auront peut-être un peu de mal à y croire mais, si c’est des amis proches ça devraient passer.

    Une façon comme une autre de savoir qui étaient ces « autres » et ce qu’elle venait de dire n’était pas forcément vrai. Ca dépendait surtout de Jérémy si il avait une tendance à tout enjoliver il y avait peu de chance qu’on le prenne au sérieux. Pour sa part, on avait une tendance à la croire à chaque fois parce que les personnes à qui elle en parlait avaient pu être témoin de ce qui lui arrivait. Elle pouvait même dire qu’un météorite était tombée sur sa voiture, qu’on la croirait sans demander de preuve.
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Jeremy Voight
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MessageSujet: Re: Embauche obligatoire - Jérémy -   Mar 29 Mai - 14:47

Nous avions donc pris la direction du centre commercial. En chemin, je m’étais montré un poil curieux, enchainant les questions plus peut-être que je ne l’aurais dû. Faut dire que je n’avais pas tous les jours l’occasion de pouvoir discuter avec quelqu’un qui faisait ce genre de boulot. Le trajet fut relativement court et nous nous retrouvâmes rapidement assis à l’une des tables de la terrasse.

J’avais ressorti l’histoire de la poubelle mutante, et Kaleesha décida d’illustrer ses propos en m’apportant quelques précisions à ce sujet. Je fus surpris de constater comment une investigation qui avait l’air tout à fait classique au départ avait tourné au surnaturel ! Enfin… j’avais toujours la fâcheuse tendance à considérer ça comme surnaturel, mais comme il s’agissait de mutants, c’était on ne pouvait plus en lien avec la réalité. Je n’avais rien contre eux. En fait, c’était surtout avec leurs pouvoirs que j’avais une relation un peu tendue. Je ne l’aurais avoué à personne, mais d’une certaine façon j’étais un peu jaloux. Ces manifestations de capacités hors du commun me renvoyaient à la face le fait que je n’avais pas vraiment de talent inné. Dans le fond, c’était donc surtout avec moi-même que j’avais un problème. Mais c’était tellement plus simple de rejeter la faute sur les autres. L’histoire que me raconta la journaliste me mettait également honteusement le nez dans la fange de mon raisonnement. Ben oui, comment être jaloux d’un pouvoir qui vous imposait de prendre possession du corps des autres pour survivre, quitte à finir en poubelle ? Je savais bien que certaines de ces mutations étaient difficiles à porter. A moins d’être débile et de ne s’en tenir qu’aux messages alarmistes dont on nous bourrait le crâne, on entendait parler de bien d’autres exemples moins manichéens. Et puis j’avais la chance d’être proche de mutants, de constater comment ils vivaient cette situation. Je me demandais parfois quel serait mon point de vue si je ne les avais jamais rencontrés. J’espérais que j’aurais su, même ainsi, éviter de me comporter comme le dernier des imbéciles.

Je me contentai d’un « Ah » faiblard lorsque Kaleesha signala que le mutant ne nuirait plus. Etant donné la description du gars, je craignais que cela ne signifie rien de bon pour lui. Mais bon, c’était peut-être moi qui étais trop pessimiste. Et puis après tout, l’essentiel était sans doute que plus personne n’avait à craindre de se faire posséder par lui. Cette histoire me laissait quand même un sentiment étrange d’insatisfaction.

Je fus tout de suite plus réjoui lorsqu’elle annonça qu’à son avis notre aventure du jour n’aurait aucune conséquence. Je n’avais pas vraiment considéré la remise en liberté d’un malfrat sous cet aspect purement « logistique » qu’elle décrivait. Pour moi, un criminel ça se vengeait quand on lui faisait une crasse. Pour ma défense, je n’en avait pas fréquenté des masses. Mais Kaleesha avait l’air sûre d’elle et je ne voyais aucune raison de remettre en cause son analyse. Et puis comme ça allait dans le bon sens, c’était d’autant plus facile à accepter.

Au passage du serveur, j’ajoutai un second coca à celui commandé par Kaleesha, avant de l’écouter reprendre la description de son travail, et de sa façon de se mettre dans d’étranges situations. Comme elle le disait, ça devait lui faire des choses à raconter, et dans son boulot ça devait être une bonne chose. Le tout était que cela ne finisse pas par lui coûter trop cher. A force de tirer sur la corde, il y avait toujours un risque que cela finisse par casser. Mais bon, j’étais mal placé pour le lui reprocher étant donné que j’avais moi-même tendance à vouloir tester tout ce que je ne connaissais pas. Heureusement pour moi, j’avais quand même un tempérament raisonnable qui contrebalançait ça. On va dire que j’étais audacieux, mais pas téméraire. C’était pas mal comme description. En tout cas, ça limitait les séjours à l’hosto.

J’écoutai attentivement ce qu’elle signala sur le fait que ceux à qui on pouvait raconter ce genre d’histoires surprenantes pouvaient douter qu’elles se soient vraiment déroulées comme ça. Ce n’était peut-être pas faux en général, mais en ce qui me concernait, j’avais peu de doutes étant donné l’auditoire auquel je pensais. Je souris à cette idée.

« Les seules personnes à qui je pense raconter ça sont celles qui sont les plus proches de moi. »

Et ce n’était pas ma famille. Ou plutôt, ils étaient tout comme. Mais je n’allais pas étaler ma vie et de toute façon je ne pensais pas que Kaleesha était intéressée par mes démêlés familiaux.

« Puisque vous connaissez notre groupe, vous les avez sans doute déjà vus. Ils n’ont aucune raison de ne pas me croire. De toute façon, ils me connaissent trop bien pour que je puisse leur raconter des craques sans qu’ils s’en rendent compte de suite. Autant ne rien dire, c’est plus sûr ! »

J’avais fini ma phrase en plaisantant, et le sourire que j’affichai ne laissait guère de doutes à ce sujet. Mais à peine avais-je fini que je réalisai qu’en fait ce n’était peut-être pas si bête. Entre les diverses blessures dues au casse de la banque et la perte des parents d’October, je ne savais pas si raconter tous les détails de cette nouvelle aventure serait une très bonne idée. Bah. Je verrai bien sur le moment. Mais ce fut d’une manière plus mesurée que je poursuivis.

« De toute façon ils sont bien placés pour savoir qu’il y a des situations qui peuvent mal tourner. Je suppose que vous avez entendu parler du casse de la banque sur la cinquième avenue, il n’y a pas très longtemps. Avec prise d’otages, tout le bazar. »

Etant journaliste, je la voyais mal être passée à côté de l’info même si je ne savais pas si elle s’était intéressée plus que ça à cet événement.

« Ben on y était. En plein dedans. Et croyez-moi, ça aide à réaliser que tout peut arriver. Enfin, on s’en est pas trop mal sortis. Disons surtout que ça aurait pu être pire. Parce que les deux autres… »

Je fus interrompu par le serveur qui rapportait nos commandes. Après le remerciement d’usage, je repris en réalisant que Kaleesha ne savait pas forcément quels étaient « les deux autres » en question.

« J’étais avec Gabriel, le chanteur et meneur du groupe, et October, notre bassiste. Et bien ils s’en sont tous les deux tirés avec des blessures par balles. Alors qu’on allait juste demander un prêt ! Alors ce n’est pas eux qui soutiendront que tout ne peut pas arriver. »

Je bus une partie de mon coca. De mon côté, j’avais eu de la chance. Ni la dernière fois, ni ce coup-ci, je n’avais été blessé. Ca avait toujours été plus ou moins comme ça. Dans ma vie, j’avais tenté diverses activités plus ou moins risquées pour ma santé, et je n’avais guère récolté plus que quelques égratignures. D’accord, je n’étais pas du genre écervelé, mais un coup de malchance ça arrivait à tout le monde. Forcément, un jour, ça allait me tomber sur le coin de la figure.

« Tout ça pour dire qu’il y a quand même des fois où en s’en sort de justesse »
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Embauche obligatoire - Jérémy -

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