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 Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]

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Edward Livingston
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MessageSujet: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Sam 18 Juin - 22:10

    Rien… Encore Rien… Toujours Rien… Désespérément Rien… Rien, Rien, Rien, Rien, Néant Total. Le Vide interstellaire. Que dalle. Le Zéro Absolu…

    Voilà ce qui se passait dans la vie d’Edward depuis… Depuis trois jours. Et toutes ses expressions avec des majuscules, pour dire à quel point il s’ennuyait à mourir. Il avait pourtant trouver plein de trucs pour s’occuper un peu : découper des bouts de bras en différentes silhouettes pour créer des aventures – les infirmières en avaient eues marre au bout du troisième draps -, il avait aussi simuler une tentative de suicide juste pour voir tout le monde paniquer et en se disant que passer devant plusieurs psy allait le divertir un peu – ça n’avait duré qu’un court temps -, il avait monté des courses de fauteuils roulant avec des paris et un peu d’argent à se faire – mal perçu par le personnel médical et certaines familles -, il avait tenté de se faire passer pour un médecin – trop peu crédible avec son plâtre, ses béquilles et ses multiples coupures -, bref… Il avait vraiment essayé plein de chose. Du coup, quand il finit par prendre sa décision il se demandant à qui elle allait profiter : est-ce qu’il serait le plus soulagé de sortir d’ici ou est-ce que cela serait le personnel de cet hôpital ? Dans le fond il ne préférait pas vraiment chercher la réponse à cette question.

    Sa sortie aurait pu faire se faire dans les règles : signer la décharge qui disait qu’il acceptait de sortir même contre l’avis médical. Mais cela aurait été tellement moins amusant. Parce que pour passer l’ennui il avait monté tout un plan pour s’enfuir, un plan digne de Mickael-Truc dans Prison-Machin-Chouette : dessin des plan sous son oreiller, subtilisation de matériel hautement spécifique à son plan, repérage des changements de garde et des passages des infirmières, et ainsi de suite… Tout autant de préparation qui, finalement, n’avait servi à rien car sortir d’un hôpital était aussi facile que de sortir d’un supermarché en ayant payé ses marchandises.

    C’était en pleine journée, là où tout le monde s’activait dans tous les sens. Il s’était posé dans son fauteuil roulant en ayant pris soin d’accrocher toutes ses perfusions – sans morphine – dans l’endroit prévu à cet effet. Et hop, il roula vers la sortie en prétextant allé fumer une clope. Sous son fauteuil il avait glissé des vêtements parce qu’appeler un taxi dans une chemise d’hôpital ce n’est pas ce qu’on faisait de plus discret. Une fois dehors, direction le parking et un coin tranquille pour se changer – enfin pour enfiler le tout par-dessus sa chemise – et enlever ses perfusions – avec quelques points de compression pour éviter que ça saigne. En tout et pour tout il avait mis beaucoup trop de temps et avait dû laisser une chaussure sur place parce qu’elle était impossible à enfiler par-dessus un plâtre. Il garda le fauteuil pour se rendre dans la grande rue la plus proche et une fois fait il se releva en empoignant ses béquilles et appela le premier taxi venu. Direction : Appartement de Virgil.

    Il ne connaissait pas cette personne mais savait ou Sélène avait prévu de garder Bastet. Et il espérait franchement qu’elle ne lui ait pas mentit parce que sinon il allait se trimballer pour pas grand-chose. Bien sûr il aurait pu rentrer chez lui mais c’était une très mauvaise idée : William se serait fait un malin plaisir à le ramener à l’hôpital et, en plus de ça, aurait sûrement demandé à ce qu’on l’attache pour être certain qu’il ne bougerait plus. Hors de question qu’il retourne dans cet endroit sinon il allait finir au service psychiatrie après le meurtre pur et simple d’un tas de gens juste pour s’occuper… Il y a des choses qu’il était préférable d’éviter.

    Le taxi le déposa devant l’appartement de Virgil et Edward du prendre de longues minutes avant de sortir du véhicule et payer le type. Trop compliqué à faire quand on a les deux mains prises par des béquilles qui s’apparentaient à des instruments de tortures. Bref, il lui fallut encore au moins le triple du temps pour apparaitre devant la porte du dit Virgil. Une fois devant celle-ci, Edward calla ses béquilles contre le mur le temps de vérifier une dernière fois qu’il avait toujours le couteau de Bastet, afin de lui rendre : Vérification OK.

    En trois jours il n’y avait pas vraiment eu de grandes nouvelles concernant cette histoire. A croire que la personne qui cherchait à tuer Bastet avait décidé de prendre un peu de recul. William n’avait eu aucune visite, du moins, il n’en avait pas parlé donc c’était forcément que c’était le cas. Cela dit quand on foire un meurtre sur une personne on prend souvent un peu plus de temps pour y réfléchir et recommencer avec un peu plus de préparation. Cela dit Edward n’était pas forcément sortit pour parler de ça : en fait il était prêt à parler de tout et n’importe quoi pour peu qu’on ne lui serve pas de la purée de petits poids à l’eau et à l’huile. Puis il n’avait pas trop avancé dans ses réflexions à ce sujet manquant cruellement de documents en tout genre et de toutes ses facultés. Sans mentir, ses blessures lui faisait un mal de chien et qu’on le veuille ou non, ça influence grandement sur la capacité à réfléchir convenablement.

    Il reprit ses béquilles, se positionna bien devant la porte et sonna comme il pouvait. Il accrocha un semblant de sourire sur ses lèvres histoire de faire plus présentable que ce qu’il était au cas où la personne qui ouvre lui était inconnu. Non parce qu’il ne fallait pas rêver sa tenue était mise un peu à l’arrache, ça faisait trois jours qu’il n’avait pas vu un rasoir, sans parler de ses cheveux qui partaient dans tous les sens. Hey, mais après tout, il venait de s’enfuir d’un hôpital. Fallait pas trop espérer non plus.
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Sélène Gallio
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Lun 20 Juin - 19:28

    Le rythme de vie de Sélène avait considérablement évolué ces trois derniers jours. On parlait bien évidemment de la Sélène qui vivait à cent à l'heure aussi bien professionnellement que sentimentalement et qui s'autorisait régulièrement quelques entorses à la Loi. Cette Sélène-là s'était en quelque sorte acheté une conduite depuis qu'elle avait la charge de veiller sur la jeune Bastet et de la maintenir hors de portée des types qui avaient essayé de lui rouler dessus.

    Bien entendu, la jeune femme avait maintenu un contact constant avec son équipe de Mars Investigations, ainsi qu'avec des amis de confiance - Eric, notamment - qui lui avaient permis de vérifier le maximum d'hypothèses possibles concernant la manière dont l'adolescente avait été pistée. Edward avait sans aucun doute vu juste au sujet du téléphone portable, ce qui signifiait que quelqu'un avait pu approcher Bastet de suffisamment près pour le lui subtiliser et y placer de quoi la suivre à la trace... Et si cette personne avait pu l'approcher sans éveiller sa méfiance, une autre pourrait utiliser le même stratagème pour lui faire du mal. Et ce n'était pas envisageable, du moins pas tant que Bastet serait sous sa responsabilité, parce que Sélène n'était quand même pas née de la dernière pluie...

    Trouver un endroit sûr n'avait pas été compliqué vu le réseau de connaissances dont pouvait disposer Sélène. Son choix s'était tout naturellement porté sur le loft de Virgil - accessoirement son amant régulier, pour la petite histoire - qui offrait pas mal de facilités en termes de sécurité. L'occupant du loft lui-même était d'ailleurs une excellente assurance-vie pour Bastet, dans la mesure où même en cas d'intrusion en force chez lui, il était capable de disparaître en quelques secondes pour réapparaître avec la tête blonde à quelques kilomètres de là. Sélène comptait également sur ses propres facultés même s'il lui fallait pour cela laisser clairement voir qu'elle était mutante à Bastet; si ça pouvait sauver ses fesses, c'était toujours ça de bon à prendre parce que même si Sélène était du genre à protéger ses intérêts, elle était aussi du genre à tenir ses promesses coûte que coûte. Et à prendre les plus jeunes sous son aile. Peut-être qu'effectivement, ça avait aussi pas mal joué à un moment donné...

    Sélène s'était arrangée pour ne jamais laisser Bastet seule, et les rares fois où elle avait du s'absenter, elle l'avait fait de nuit pour ne pas être vue, et à un moment où Virgil était présent. L'adolescente n'avait pas eu l'air de dépérir ou de mourir d'ennui parce qu'elle n'avait pas cherché à s'enfuir ou à se jeter par la fenêtre, et Sélène ne remercierait jamais assez Virgil du temps qu'il lui avait accordé. Au final, ces trois jours avaient donné à Sélène l'impression curieuse d'avoir une vie de famille comme n'importe qui en rêverait, mais elle savait que même si elle avait apprécié ces trois jours malgré la menace qui planait au-dessus de la tête de l'adolescente, elle aurait été tout bonnement incapable de s'en satisfaire même sur un court terme tout simplement parce qu'elle aimait trop sa liberté pour s'enfermer dans quelque routine qui soit...

    Le premier jour avait été consacré à installer Bastet dans ce qui serait son nouveau chez-elle pour une durée indéterminée. Personne ne savait quand Edward sortirait de l'hôpital ou même quand les types qui l'avaient renversé à la place de Bastet se manifesteraient, donc du coup il avait fallu installer l'adolescente de manière convenable. L'une des chambres d'ami fit l'affaire, et Bastet se vit donc attribuer son espace, dans lequel Sélène apporta quelques vêtements qui lui serviraient provisoirement de rechange d'ici à ce qu'ils récupèrent son sac de voyage resté chez Edward et William. Une seule recommandation fut faite par la jeune femme: toujours refermer la porte de cette chambre si Bastet ne souhaitait pas se faire squatter par le serpent absolument pas apprivoisé - enfin ça dépendait avec qui - que possédait Sélène et dont Virgil avait la garde depuis quelques semaines. Toute porte ouverte désignait un endroit potentiellement squatable, donc au moins elle avait été prévenue. Et très logiquement, interdiction formelle de lui faire du mal. En dehors de cela, Sélène n'avait rien précisé d'autre mais elle n'était pas naïve au point de penser que Virgil n'y était pas allé lui aussi de sa petite recommandation relative à l'occupation de cette chambre...

    Ensuite, il avait fallu la grimer suffisamment pour lui permettre de sortir prendre l'air de temps à autre et là ça n'avait guère été facile notamment lorsque Sélène avait envisagé de lui teindre les cheveux... Au final, Bastet s'était décidée pour un brun-roux flamboyant, mais avait retardé l'échéance du changement de couleur de cheveux jusqu'au lendemain, comme pour être certaine de ne pas se décider à la va-vite. Le résultat s'était révélé charmant, même si Sélène lui trouvait quelque chose de plus lorsqu'elle avait sa couleur naturelle. Le brun-roux était un bon camouflage, point barre. La seconde partie complexe avait été de lui teindre les sourcils pour que l'illusion soit parfaite, mais sans colorer la peau. Le résultat n'était sans doute pas très professionnel, mais même Virgil s'était laissé bluffer à moins d'un mètre de distance, alors ça serait suffisant si par malchance elles venaient à croiser un tueur lorsqu'elles quitteraient l'appartement pour prendre l'air...

    Le troisième jour, Sélène manqua un peu d'idées pour occuper Bastet et lui laissa donc le soin de trouver quelque chose qui pourrait l'intéresser. A peine sortie de la douche, elle avait enfilé un legging noir opaque par dessus lequel elle avait enfilé une tunique grise à manches courtes dévoilant son épaule gauche. La mutante avait ensuite cherché Bastet dans la bibliothèque mais ne l'avait pas trouvée, pas plus que dans le salon ou dans sa chambre. Après une brève bouffée de panique à l'idée qu'elle soit sortie seule, Sélène trouva Bastet occupée à quelque chose d'assez peu commun: la pâtisserie. Les compétences de Sélène dès qu'il s'agissait de nourriture pouvaient être estimées entre 9 et 11 sur une échelle de 0 à 20, donc le fait de cuisiner était forcément peu commun pour elle... Intriguée mais également positivement impressionnée, elle s'était perchée sur l'un des tabourets hauts de la cuisine pour observer ce que l'adolescente était en train de faire.

    Force était de constater qu'elle mettait un soin tout particulier à sa confection, au point que Sélène n'osa pas la déconcentrer, observant simplement les mains de Bastet qui semblaient bouger à une vitesse phénoménale jusqu'à ce qu'elle n'enfourne la préparation dans le four juste derrière elle. Sélène ne savait pas trop de quoi il s'agissait au final, mais elle était presque certaine qu'avec le soin apporté par la jeune fille, cela ne pouvait qu'être bon. On sonna finalement à la porte et Sélène quitta son tabouret, reprenant contact avec le sol avec la souplesse et la discrétion d'un chat. Laissant le soin à Bastet d'adopter la position d'urgence n°1 - qu'elle commençait à maîtriser à la perfection - la mutante se dirigea vers la porte d'entrée. Sélène ne tarda pas à ouvrir la porte et découvrit avec une certaine stupeur un homme à moitié débraillé en appui sur deux béquilles à cause d'un plâtre énorme, avec visiblement les stigmates d'une grève de brosse à cheveux et de rasoir.

    Vous avez du vous tromper de porte, je pense...

    Songeant qu'il s'agissait peut-être d'un leurre, elle eût tôt fait de refermer la porte au nez du type débraillé, préférant envoyer bouler un peu rustrement un homme perdu que de risquer que des types dangereux ne forcent l'entrée de l'appartement pour mettre la main sur Bastet. Et puis finalement, Sélène fut prise d'un doute affreux, réalisant après-coup qu'elle avait peut-être conclu un peu trop vite qu'il s'agissait d'un type qui n'avait rien à faire là... La porte se rouvrit, laissant de nouveau apparaître Sélène qui planta littéralement ses yeux sombres dans ceux de l'inconnu, avant de rapidement jeter un oeil des deux côtés du couloir afin de voir si personne d'autre ne s'y trouvait. Le fait que cet homme au look de grand standing (ou pas) soit seul lui parut assez étrange...

    Edward... !?

    C'était surtout le regard perçant et le sourire qui lui avaient mis à la puce à l'oreille, parce que la manière désastreuse dont le détective présentait était peu commune, même s'il n'était pas un adepte des looks tirés à quatre épingles à la base. Cette fois ce fut un sourire amusé qui étira les lèvres de la jeune femme, avant qu'elle ne s'approche du détective, cédant à cette vieille habitude qui consistait à établir un contact avec les gens pour s'assurer qu'ils allaient bien: ses deux mains encerclèrent le visage du britannique l'espace de quelques secondes, position qui fut dure à tenir en raison de la différence de taille assez importante lorsque Sélène ne portait pas de talons.

    Un sourire aux lèvres, elle s'était écartée de lui en s'abstenant de faire remarquer que le britannique avait une mine effroyable, poussant la porte pour l'ouvrir en grand et ainsi libérer un passage suffisamment large pour éviter qu'Edward ne se viande avec ses béquilles. Le fait que William ne soit pas présent était étonnant, mais dans la mesure où il avait la garde du portable, cela n'avait rien d'étonnant puisqu'en effet, s'approcher de Bastet en ayant ce portable revenait à lui accrocher une cible sur le front... Sélène remit le verrou après le passage d'Edward et le rattrapa en quelques pas au moment où il atteignait le salon.

    Sweetheart ! - Sélène venait de signaler à Bastet qu'elle pouvait sortir de sa cachette parce qu'il n'y avait pas de danger. Elle désigna un fauteuil confortable à Edward et se mit en quête de coussins pour surélever sa jambe. - Tu aurais du leur dire de m'appeler, je serais passée te prendre avec une voiture quelconque - Sous-entendu très légèrement: "volée" - Et avec de quoi laisser tomber cette apparence qui hurle presque "j'en avais trop marre, je me suis tiré de l'hôpital sans prendre le temps de me rendre présentable"... - Un léger rire lui échappa avant qu'elle ne songe aux règles d'hospitalité. - Est-ce que tu veux un peu de thé ? Quelque chose à manger ?

    Parce qu'elle ne se précipitait pas sur lui pour l'aider, Sélène ne lui laissait pas clairement comprendre qu'il était handicapé avec ses béquilles et son gros plâtre. Elle avait connu pas mal de situations de ce genre où un proche était diminué, et le pire à faire dans ces cas de figure était de littéralement assister la personne là où elle ne demandait généralement qu'à se débrouiller seule et que tout le monde lui foute la paix. Elle avait certes proposé du thé et de la nourriture, mais c'était davantage parce que c'était elle l'hôte de cette demeure en l'absence de Virgil, et qui ne pas le faire signifierait manquer à ses devoirs les plus élémentaires.

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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Mar 21 Juin - 19:40

    Les évènements de ces dernières semaines avaient laissé Bastet complètement à plat, et si cela ne se ressentait que sur son degré de fatigue - heureusement qu'elle était suffisamment pleine d'entrain pour être incapable de se morfondre ! - elle n'en cessait pas moins de se poser un tas de questions... Déjà, qui voulait la tuer exactement ? Est-ce que c'était une personne seule ou est-ce qu'il s'agissait de plusieurs personnes isolées ? Ou pire encore: peut-être était-ce une bande complète qui ne demandait qu'à lui tomber dessus... L'adolescente avait du mal à concevoir ce qu'elle avait pu faire de mal, en sachant que même si elle avait prévenu Edward, le casse n'avait pas foiré parce qu'ils étaient tous repartis avec des sommes astronomiques. Mais bon, il y avait des fois ou même avec tout ce qu'elle pouvait apprendre au contact d'Edward, la psychologie des voyous lui paraissait complètement hors d'atteinte. Elle avait du quitter la demeure d'Edward et William pour plus de précautions et avait également perdu l'unique moyen qui lui permettait d'avoir des nouvelles de sa mère régulièrement... Et qu'est-ce qu'elle avait eu en échange de tout ça ? La vie sauve. Et ça, c'était inestimable.

    Malgré cela, il n'avait pas été simple pour Bastet de quitter l'hôpital en compagnie de Sélène, en laissant Edward à l'hôpital. C'était complètement de sa faute s'il avait atterri dans un lit d'hôpital, donc elle aurait logiquement du essayer de réparer son tort en se rendant utile aux yeux du détective. Mais on en avait décidé autrement pour la mettre en sécurité. L'adolescente avait tout de même lourdement insister pour ne pas quitter l'hôpital sans avoir été autorisée à dessiner sous le plâtre du détective un symbole protecteur destiné à le protéger de nouvelles chutes, d'accidents... et du mauvais œil. D'ailleurs, Bastet s'était même demandée si le fait qu'Edward se fasse renverser à sa place n'était pas un petit peu du à la malédiction qu'elle avait lancé sur lui lors de leur première rencontre et qu'elle avait oublié de lever... Oups...

    Son graffiti terminé et une malédiction levée discrètement à voix basse - mais certes un peu tardivement - Bastet avait quitté l'hôpital en compagnie de Sélène. La jeune femme paraissait à la fois étrangement proche et lointaine, en plus de donner l'impression de comprendre certaines choses beaucoup trop vite en ce qui la concernait... Cependant, Bastet apprécia le soin qu'elle mit à s'occuper d'elle pour qu'elle ne manque de rien et qu'elle ne culpabilise pas à outrance jour et nuit.

    Elles s'étaient installées dans un appartement - ou un loft... bref, un truc hors de prix - absolument immense dans lequel Bastet avait passé la soirée à se perdre pour simplement se rendre aux toilettes. On lui avait donné sa propre chambre dans laquelle une trentaine de personnes pouvaient largement dormir par terre sans se toucher. Et elle avait rencontré le propriétaire des lieux, un certain Virgil, qui avait visiblement quelques liens approfondis avec Sélène... Grand, à l'esprit vif et doté d'une voix douce; le genre d'homme qui met tout de suite en confiance, en fait. Il ne lui avait demandé qu'une seule chose en échange de son hospitalité, qui consistait en tout et pour tout à ne pas laisser mourir la plante qui se trouvait dans sa chambre. Une demande que Bastet avait trouvée honnête parce qu'après tout, elle n'aurait pas apprécié de le voir débarquer dans sa chambre à toute heure pour s'enquérir de l'état du végétal, alors autant qu'elle s'en occupe elle-même après tout.

    Dans la foulée et avec un hurlement strident qui fit trembler les vitres et les bocaux d'épices de la cuisine (ainsi que pas mal d'autres objets, mais ça serait trop long à énumérer), Bastet était tombée nez à nez avec le serpent de Sélène en arrivant dans ce qui normalement était sensé être SA chambre et non celle du reptile. S'en était suivi une brève explication de la part de Sélène - qui était décidément assez unique en son genre - au sujet de ce serpent qu'elle ne devrait blesser sous aucun prétexte. Comme s'il était question d'un chaton inoffensif, Sélène avait simplement précisé que si Bastet ne voulait pas le trouver dans sa chambre, il lui faudrait fermer la porte. Ce qui sembla normal à l'adolescente, qui nourrit malgré tout une méfiance toute particulière à l'égard du reptile. N'était-elle pas là pour être en sécurité ? Si elle ne mourrait ni renversée, ni avec une balle dans son petit corps, elle mourrait d'une morsure de serpent... Génial.

    En dehors de la présence du serpent, Bastet n'eût rien à reprocher à ses hôtes. Elle ne resta jamais seule bien longtemps et n'eût de ce fait pas le loisir de s'ennuyer, du moins pas après qu'elle ait découvert l'immense bibliothèque qui se trouvait dans le bureau de Virgil et qui surpassait bien de trois à quatre fois en taille celle que possédaient Edward et William, qui pourtant était déjà impressionnante pour la jeune fille. Bastet s'absorba dans les romans d'Anne Rice, désireuse de se changer les idées et de cesser de penser à toute cette histoire. Virgil s'avéra être d'excellente compagnie et lui conta nombre de légendes dont elle n'avait jamais entendu parler mais qui lui laissèrent les yeux brillants de curiosité et un goût d'aventure en bouche...

    D'un point de vue vestimentaire, Sélène lui fournit tout ce dont elle avait besoin. Bastet était plus squelettique et également plus petite que la jeune femme, mais les vêtements lui allaient tout de même sans qu'elle ne flotte trop dedans. Elle n'avait pas pu aller chercher son sac de voyage stationné dans la demeure que partageaient les deux britanniques, mais si elle avait pu le prendre avec elle, elle n'aurait probablement guère eu grand chose à mettre vu l'état de délabrement dans lequel étaient ses vêtements... Bastet n'avait été réticente qu'une seule fois à l'égard de l'une des propositions de Sélène, lorsqu'il avait été question de teindre ses cheveux. Ignorant d'abord la question, elle avait filé se coucher en se disant que Sélène oublierait sans doute d'ici le lendemain. Mais elle n'oublia pas et revint même à la charge avec cette histoire de teinture. Bastet céda avec dépit, parce qu'elle n'avait aucune envie de perdre toute possibilité de mettre un pied dehors si cette situation s'éternisait.

    Ses cheveux tirant sur le roux lui faisaient presque peur chaque fois qu'elle apercevait son reflet, et Bastet regrettait son blond cendré naturel. Pour sûr, si elle était allée voir sa mère comme ça, elle aurait eu encore moins de chance de se souvenir d'elle... Deux jours passèrent avant qu'elle ne commence à s'y habituer.
    Le matin du troisième jour, Bastet s'était levée tôt et avait terminé un énième livre d'Anne Rice. Lorsque la faim s'était faite sentir, elle avait mis le nez dans le réfrigérateur et constaté qu'il contenait tout ce qu'il fallait pour faire des petites brioches à la cannelle. Il lui fallut près de 10 minutes pour localiser dans l'immense cuisine la farine et le sucre, et au moins autant pour les récipients dont elle aurait besoin. La pâte reposa environ une heure avant qu'elle puisse la pétrir, et Bastet fut amusée de constater la curiosité avec laquelle Sélène considérait sa confection. Elle n'était pas vraiment douée en tant que femme d'intérieur - surtout parce qu'elle vivait dans la rue, en fait - mais elle savait préparer deux ou trois trucs simples et nourrissants. Et pour le moment, elle avait hâte de mettre le tout dans son estomac !

    Les brioches furent enfournées, et Bastet se réinstalla avec un livre neuf. Le temps sembla lui échapper, parce qu'au beau milieu de son livre, on sonna à la porte. Bastet posa le livre sur le canapé et traversa l'appartement comme une flèche pour aller s'enfermer dans la salle de bains, enjambant au passage le serpent de Sélène qui sortait de la cuisine en ondulant des anneaux. Ce fut silencieux pendant un long moment, au point que Bastet s'inquiéta qu'il puisse être arrivé quelque chose à sa protectrice. Il fallait dire que son gabarit n'était guère impressionnant, et qu'à moins de posséder le même genre de pouvoir que Bastet qui permettait de se défendre simplement en hurlant, il y avait peu de chance qu'elle survive à une confrontation avec une armoire à glace...

    Vint finalement le moment où Sélène donna le signal, et Bastet déverrouilla la porte pour sortir dans le couloir menant au salon. Elle finit par apercevoir la silhouette d'un homme attifé bizarrement, un peu à la manière des clochards robustes desquels Bastet cherchait parfois la protection pour la nuit, et son réflexe fut quasi instantané: elle se figea dans une position indiquant qu'en une seconde elle pouvait détaler, et son regard se riva sur l'inconnu pour l'observer avec plus d'attention... Cheveux en bataille, manteau long... Plâtre. Mais c'était Edward ! Bastet se décrispa et s'avança en direction des canapé, s'installant à un endroit d'où elle pourrait s'assurer que le symbole était en bon état sous le pied d'Edward dès qu'il s'installerait dans le canapé en surélevant sa jambe ou non.

    Sélène laissa entendre que si elle avait été au courant, elle serait allée le récupérer elle-même en apportant des vêtements et de quoi le rendre présentable - cette phrase tira un sourire amusé à l'adolescente. La jeune femme formula avec humour une phrase qui aurait très bien pu être prononcée par Edward lui-même, et Bastet ne pu s'empêcher de sourire de manière plus visible.
    Bastet demeura silencieuse, ne sachant pas trop s'il fallait lui demander s'il avait moins mal - en risquant de s'attirer ses foudres pour une question à laquelle elle avait déjà la réponse depuis qu'il était arrivé - ou s'il fallait parler de ces types qui voulaient lui faire la peau au risque d'augmenter son anxiété de manière exponentielle. Sélène proposa du thé et/ou quelque chose à manger au détective, et Bastet se rappela qu'elle avait justement des brioches dans le four... Se levant toujours en silence, elle disparut dans la cuisine pendant quelques minutes, juste le temps de vérifier que rien n'avait brûlé entre temps.

    Lorsqu'elle revint dans le salon, elle reprit silencieusement sa place, laissant aller son regard d'Edward à Sélène à plusieurs reprises avant d'observer avec curiosité les béquilles qui avaient été prêtées à son patron pour lui faciliter la tâche. L'époque de l'entorse de son genou était vraiment loin, mais Bastet se souvenait tout de même d'avoir détesté ces engins de torture, notamment parce que s'ils avaient l'avantage de soulager une jambe diminuée, ils induisaient courbatures dans les bras et douleurs dans les mains à force de poser de tout son poids dessus... Bastet n'était alors pas bien épaisse, mais elle avait malgré tout eu mal partout. Elle espérait qu'Edward ne serait pas aussi entravé par ses béquilles, sinon tout le monde risquait de le sentir passer.
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Edward Livingston
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Mer 22 Juin - 2:23

    Fallait qu’il mette un copyright sur l’art de refermer la porte aux nez des gens. C’est, stupidement, la seule réflexion qui lui vint à l’esprit quand Sélène avait ouvert la porte pour lui dire qu’il s’était trompé. Il n’avait même pas eu le temps de dire quoique ce soit, même pas le temps d’ouvrir la bouche pour amorcer une phrase que la porte s’était déjà refermée. Depuis quand il se trompait de porte ? Depuis quand il se trompait tout court ? Trois jours à l’hôpital, à manger de la bouillie, à ne pas connaitre la brosse et le rasoir et voilà qu’elle n’était même pas capable de le reconnaitre ? Sans déconner. Bon finalement il ravalait tout jugement qu’il avait pu faire sur elle : elle avait couchée pour avoir son poste à Mars Investigation, sinon elle l’aurait reconnu. Marrant de voir à quel point un raisonnement pouvait changer, juste parce que l’égo en prenait un coup.

    Bon, il ravisa son jugement un peu moins sévèrement quand la porte s’ouvrit à nouveau. Le prénom qu’elle prononça était bien le sien mais elle ne semblait pas être certaine que c’était bien lui, si on croyait le ton, à la fois, interrogatif et surprit qu’elle avait employé. Bon si c’était une preuve que s’était lui, il voulait bien lui faire ce plaisir. Mais avant qu’il ne commence à parler elle avait déjà posé ses deux mains sur le visage de l’homme. Il fronça les sourcils et commença.

    « Non, je suis le livreur de pizza ! Non mais sérieusement t’as déjà vu un livreur ou un démarcheur en béquille, toi ? Et… A défaut d’avoir ses mains de libre pour écarter celles de Sélène, il recula la tête comme il pouvait. Tu peux cesser ce genre de chose. »

    Ca façon à lui de dire que tout allait bien… Enfin si on oubliait les béquilles, le plâtre, l’allure générale, et… Ouais, on va s’arrêter sur le fait que ça va bien, c’est plus simple. En tout cas il eut le droit de rentrer vu qu’elle s’écartait pour le laisser passer. En mode escargot –pas à ce point, mais pour lui c’était tout comme – il s’avança dans cet appartement qui n’en finissait plus. Oh il avait bien vu un canapé mais ça lui paraissait à des bornes de là. Tout paraissait loin avec des béquilles et, encore, il ne parlerait pas du bruit que ça faisait sur le sol de l’appartement. Bon finalement il ne prendrait pas place sur le canapé parce que Sélène – après avoir balancé un truc à voix haute – désigna un fauteuil… Va pour le fauteuil.

    Le mot qu’elle avait prononcé était assez fort pour qu’il ne s’adresse pas à Edward, du coup, il tourna rapidement la tête jusqu’à tomber sur le visage de Bastet. Enfin, il lui fallut une ou deux secondes pour identifier la gamine qui n’était plus blonde… Il l’examina un instant, surtout cette nouvelle couleur de cheveux avant de se dire qu’il ferait mieux de ne pas faire de commentaire. Il s’installa sur le fauteuil avec une lenteur évidente et une douleur qui devait être un peu trop visible à son goût, en remerciant Sélène pour les coussins.

    Son plâtre était donc visible pour la jeune Bastet mais, malheureusement, il s’était profondément ennuyé durant ses trois jours. Alors, forcément, le dessin avait subi de nombreux rajout de manière à ce que ça dessine un bonhomme. Enfin le but était que ça ressemble à un bonhomme parce que, en réalité, ça ne ressemblait pas à grand-chose et encore moins au motif de base. Il aurait bien expliqué ce fait à la gamine vu qu’elle semblait regarder dans cette direction mais au même moment Sélène avait repris la parole. Elle parla de sa tenue qui semblait, selon elle, vouloir dire – hurler – un truc bien particulier. C’est là qu’il posa un regard sur elle avant de sortir un sourire difficile à comprendre.

    « Peut-être que ça hurle « J’en avais trop marre, je me suis tiré de l’hôpital sans prendre le temps de me rendre présentable » parce que c’est tout à fait le cas à une différence près : le choix de la tenue est parfaitement voulu et découle d’un plan soigneusement élaboré qu’il m’a fallu mettre trois jours pour le mettre en place. Plan qui consistait à faire croire que j’allais fumer. Si j’étais habillé comme un pingouin, ils auraient tout de suite vu que j’avais l’intention de partir ! »

    Et là il balançait un regard qui voulait dire « Alors, t’as quoi à répondre à ça, hein ? » Réaction puérile ? Il voulait bien le concevoir mais elle était en train de critiquer la façon dont il était habillé aussi. Alors forcément, fallait bien qu’il se défende comme il le pouvait. Cela dit, il en rajoutait pas mal parce que trois jours pour décider que son plan d’évasion serait d’aller fumer, ce n’était vraiment pas le cas. Le vrai plan qui avait mis trois jours à germer dans sa tête nécessitait beaucoup trop de mise en place et de matériel. Et puis il y eu les deux mots magiques aux oreilles d’Edward : Thé et manger. Le thé c’était le mot magique à longueur de temps. Manger, beaucoup moins, mais après trois jour de bouillie et de petit pois broyés… Tout semble forcément délicieux, surtout avec l’odeur qui venait de la cuisine dans laquelle était partie Bastet.

    « Je veux bien s’il te plait. Difficile de dire non avec une odeur pareille dans l’appartement. »

    Il avait fait en sorte que Bastet puisse entendre ce qu’il avait dit, en attendant qu’elle revienne, parce qu’il se doutait que l’odeur venait de quelque chose qu’elle avait fait elle-même. Sinon pourquoi est-ce que c’était elle qui irait vérifier dans la cuisine ? Une fois que la gamine fut installée Edward posa son regard sur elle, une nouvelle, pour l’observer un instant avant de décider à prendre la parole.

    « Fallait me dire que vous avez eu des nouvelles de la personne qui t’en veux. A moins que ce soit quelqu’un d’autre qui se soit montré suffisamment menaçante pour te forcer à faire cette couleur. »

    L’emploi du féminin n’était pas un hasard. Il y avait de grande chance que l’idée vienne de Sélène. Une précaution prise pour permettre à Bastet de ne pas être reconnu au premier coup d’œil. Cela dit ça devait fonctionner parce qu’entre ses cheveux et le fait de ne pas avoir un pantalon troué, il y avait moyen de se méprendre sur son identité. Le problème c’est que William n’était pas là pour lui faire un regard, ou un geste, qui expliquerait que la phrase qu’il venait de dire pouvait être mal prise. Alors, sur le coup, Edward ne songea même pas au fait qu’il est plus dire quelques chose de désagréable. Ce qui changerait peut être en fonction de la réaction que sa phrase pouvait avoir. D’ailleurs, en parlant de William, Edward se tourna vers Sélène.

    « Au fait, qui dit fuite de l’hôpital, dit aussi sortie contre avis médical. Alors… Comment dire… William n’est pas encore tout à fait au courant. »

    Le pas tout à fait voulait dire pas du tout. Mais, en même temps, Edward ne doutait pas que le téléphone de Sélène ou le sien sonne sous peu. Une fois que les médecins ne le verrons pas revenir, ils appelleront la personne à contacter en cas de problème, soit : William. Qui, lui, contacterai sûrement Sélène en premier en se disant qu’Edward ne répondrait pas et qu’il y avait des chances qu’elle soit au courant de quelque chose ou, à défaut, qu’elle puisse lui filer un coup de main pour retrouver le fuyard.
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Sélène Gallio
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Lun 27 Juin - 12:01

    Sur ce coup-là, Sélène s'était tellement méfiée qu'elle en avait oublié de bien regarder. C'était davantage par crainte qu'un moment d'hésitation de sa part vaille quelques ennuis à Bastet que par inattention, parce que dans d'autres circonstances elle aurait été parfaitement capable de reconnaître Edward. Qu'elle avait vu de très près récemment, d'ailleurs... Mais ce n'était pas le propos. N'en déplaise à l'orgueil froissé du détective, Sélène n'avait pas couché pour obtenir son poste, mais son excès de prudence avait valu de claquer la porte au nez d'Edward. Bon, il n'avait pas observé la porte close pendant une éternité puisque le doute qui avait assailli Sélène lui avait fait rouvrir presque instantanément la porte, mais tout de même, elle venait de claquer la porte au nez d'Edward Livingston, l'homme auquel tout le monde foutait la paix en priant pour qu'il ne déduise pas des choses exactes sur eux et la manière dont ils mangeaient un paquet de chips. Putain, elle venait de lui claquer la porte au nez !

    Si Bérénice avait été là, elle aurait probablement érigé un autel en l'honneur de sa patronne pour ce geste que beaucoup fantasmaient de faire sans réellement oser. Du point de vue de Sélène, ce n'était que le fruit d'un jugement hâtif. Elle aurait normalement du le reconnaître si elle n'avait pas été aussi surprise de trouver un clochard inconnu précisément dans la porte de cet appartement. Le détective déclara qu'il était le livreur de pizza, et Sélène considéra avec perplexité ses béquilles, se demandant où il pouvait bien mettre ladite pizza s'il devait s'aider de béquilles pour avancer un minimum, mais elle avait bien vite chassé cette pensée incongrue lorsque le britannique lui demanda si elle avait déjà vu des infirmes démarcher à domicile sans pouvoir transporter les produits. Un sourire amusé avait étiré les lèvres de Sélène qui, loin de prendre mal cette réflexion, venait d'obtenir confirmation du fait qu'Edward était toujours lui-même après 3 jours d'hospitalisation... Et c'était une bonne chose, même s'il avait des manières assez particulières.

    Sélène avait encerclé son visage entre ses deux mains, se livrant pratiquement à un exercice de pointes parce qu'elle ne portait pas de talons alors qu'Edward faisait son possible pour se dégager malgré sa mobilité considérablement réduite. Ses mains s'étaient écartées assez rapidement sans que le sourire de Sélène ne s'efface d'un pouce ou même qu'elle ne se vexe parce que si Edward était encore capable de râler, c'était forcément parce qu'il allait bien. Dans ce cas précis, il n'était pas facile de constater qu'il allait bien physiquement avec une apparence aussi décrépie et un plâtre, mais il avait sans doute du éprouver de la difficulté à se maintenir debout face à un miroir pour réajuster ses vêtements de manière convenable. Ce n'était de toute manière pas important; seul comptait le fait qu'il ne soit plus cloué sur son lit parce qu'il y avait eu sans doute eu une amélioration suffisamment significative dans l'état de sa jambe ou l'évolution de la douleur qui avait décidé les médecins à le laisser sortir.

    Pendant qu'Edward entamait sa traversée du loft, Sélène avait verrouillé la porte et rappelé Bastet. Il s'était installé assez difficilement dans le fauteuil que lui avait désigné Sélène et qu'elle savait suffisamment ferme - mais confortable malgré tout - pour qu'il ne soit pas nécessaire d'utiliser un levier pour aider Edward à se remettre debout par la suite. La jeune femme réussit à se retenir de l'aider pendant qu'il s'installait avec une douleur et une difficulté bien visibles, pleinement consciente du fait que cela le mettrait bien plus en boule que cela ne le soulagerait; il ne fallait jamais sous-estimer l'excès de fierté dont pouvait faire preuve un homme, et particulièrement lorsqu'il était blessé... En revanche, elle lui avait fourni les coussins des autres fauteuils pour lui permettre d'installer sa jambe convenablement, ce pour quoi il la remercia.

    Bastet n'avait pas tardé à arriver... et à se stopper dans l'attitude d'une biche prise dans les phares d'un véhicule sans savoir quoi faire. Elle sembla le passer aux rayons X, tandis qu'Edward faisait de même, restant incroyablement silencieux. Il fallait le croire sérieusement atteint pour s'imaginer qu'il n'ait pas remarqué la nouvelle couleur de Bastet, mais il fut suffisamment délicat pour ne pas faire de commentaires... ou alors, il gardait son commentaire pour plus tard, ce qui serait probablement pire. Déjà que l'adolescente n'avait pas été facile à convaincre, alors si Edward en rajoutait... ! Mais bon, pour l'instant il n'avait encore rien dit. Bastet s'était finalement installée d'un canapé de manière à apercevoir stratégiquement le symbole qu'elle avait dessiné sous le plâtre du détective, auquel Sélène trouva un petit air avant-gardiste, mais aucun air un minimum "traditionnel", "sérieux", ou encore moins "protecteur". Enfin bon, elle ne connaissait que de loin la culture égyptienne, mais jamais un bonhomme n'avait protégé qui que ce soit, ou alors pas en sa présence... Un sourire amusé étira ses lèvres.

    Edward avait affiché un sourire difficilement déchiffrable suite à la plaisanterie de Sélène au sujet de ce que pouvait "hurler" son apparence complètement décrépie, laissant entendre que sa tenue donnait cette impression parce que c'était le cas, et parce que même s'il avait planifié son évasion, il lui aurait été bien plus compliqué de laisser entendre qu'il sortait juste pour fumer s'il avait eu un look impeccable. La première réaction de Sélène ne se fit pas attendre, et son sourire s'effaça légèrement alors qu'elle s'interrogeait sur la pertinence de sortir contre avis médical... Le regard du détective laissait entendre que comme d'habitude, il s'attendait à une réaction en réponse à une bombe qu'il venait de lâcher, et un voile d'inquiétude passa brièvement - et sciemment - sur les traits de la jeune femme, avant qu'elle ne se reprenne et n'affiche un sourire un peu moins amusé, mais indiquant qu'elle faisait son possible pour considérer cette information. Il y avait des fois où elle se demandait pourquoi elle prenait autant de plaisir à jouer la duplicité avec Edward et à tantôt laisser entrevoir cette maturité millénaire, tantôt jouer à la jeune femme dans la vingtaine.

    Et à aucun moment l'idée de sortir normalement - elle avait bien insisté sur le mot - ne t'a traversé l'esprit !

    Ce n'était pas un reproche, mais plutôt une constatation formulée avec amusement. Pourquoi passer 3 jours à méditer une évasion au lieu de d'abord tenter sa chance avec un médecin en lui jouant une douce sérénade pour lui dire qu'il allait mieux ? Parce que ce n'était sans doute pas le cas et qu'un médecin se serait rapidement rendu compte que la douleur était encore forte et bien présente. Sélène leva les yeux au ciel avec humour, jouant négligemment avec l'extrémité du sautoir en perles noires qu'elle avait autour du cou, avant de poser de nouveau son regard inquisiteur sur le détective: William avait-il été son complice dans cette fuite ? C'était étonnant de la part du britannique, mais s'il n'avait trouvé que des têtes de lard dans le service où Edward était hospitalisé, il n'avait sans doute rien pu faire pour obtenir de ramener le détective chez eux... D'où la fuite. Bon, c'était léger comme raisonnement, et du coup Sélène n'y croyait que moyennement. Se tirer clandestinement juste parce qu'il avait envie de se tirer, c'était davantage une idée étiquetée "Edward". Du coup, la probabilité qu'il ait participé ou même approuvé ce genre d'opération s'amoindrissait considérablement.

    Sélène avait ensuite proposé de thé et un petit en-cas, ce qui visiblement avait eu l'air d'intéresser Edward. Le britannique accepta bien volontiers alors que Bastet se levait pour disparaître dans la cuisine, et il poussa un peu plus sa voix pour évoquer la délicieuse odeur qui emplissait les lieux. Un sourire étira les lèvres de Sélène, qui se doutait bien qu'il avait assez rapidement compris qui était à l'origine de cette odeur, du fait du départ de Bastet lorsqu'elle était devenue plus forte. La mutante se leva pour se diriger vers un immense placard d'où elle sortit une grande tasse et sa soucoupe, une boîte à sucre et une cuiller, les disposant sur un plateau qu'elle apporta et déposa sur la table basse près d'Edward.

    D'un autre placard, elle tira une boîte à thés qu'elle déposa sur le coin d'une table d'appoint avant d'aller mettre un peu d'eau à bouillir, croisant Bastet à la sortie de la cuisine. De son pas silencieux, Sélène regagna le salon et s'installa de nouveau dans le canapé après avoir donné la boîte en bois renfermant un certain nombre de variétés de thé rares et moins rares, elles-mêmes enfermées dans des boîtes individuelles plus petites. A l'intérieur était disposé un long tube métallique destiné à recueillir les feuilles de thé à faire infuser. L'amour du bon thé était une autre chose que Sélène partageait avec Virgil, et il était presque certain qu'il ne se trouverait aucun sachet de thé acheté en supermarché chez eux...

    Edward finit par reprocher à Sélène et Bastet de ne pas lui avoir dit qu'ils avaient eu des nouvelles de ses agresseurs, évoquant une personne "menaçante" qui aurait poussé la tête blonde à opter pour une autre couleur.

    Tes railleries commençaient à me manquer, Edward.

    Il y avait dans la voix de la mutante de l'amusement, et une légère pointe d'affection parce que même avec ces manies agaçantes, elle l'appréciait tout de même beaucoup. Et puis c'était toujours mieux de le savoir ici en pleine forme quitte à subir ce genre de réflexions de temps à autres que de le savoir dans un lit, tout seul comme un pesteux... En fait, Sélène venait simplement de lui signifier qu'elle était heureuse de le revoir. A sa manière.

    Ca a demandé pas mal de négociation, et Bastet est plutôt douée dans ce domaine, au passage. Entre une nouvelle couleur qui permet de prendre l'air sans passer sur un capot, et rester enfermée... le choix a été vite fait. - Son regard s'était posé sur l'adolescente l'espace d'un instant. - Allons, c'est si terrible que ça ?

    Ce n'était pas non plus traumatisant, il ne fallait pas exagérer. Edward se tourna finalement vers Sélène, reprenant le sujet de sa fuite de l'hôpital pour préciser que comme il était sorti contre avis médical, William n'était pas encore au courant... Bingo ! Bon, de manière objective et non partisane, il aurait pu être drôle de signaler à Edward que pour sortir contre avis médical, encore fallait-il le demander au lieu de faire le mur... Pour ce qui était du fait que William n'était pas au courant en revanche:

    Je m'en doutais plus ou moins... - Beaucoup "plus" que "moins", en fait. - Est-ce que tu penses qu'il est préférable que je le prévienne avant que l'hôpital ne s'en charge ? Ca permettrait d'éviter un certain nombre de soucis et de... - Justement, la sonnerie de son portable se fit entendre au loin. - Ah, justement... - Sélène se leva du fauteuil. - Bastet, sweetheart, est-ce que tu peux t'occuper du thé ?

    Adressant un sourire à l'adolescente, Sélène disparut au coin de la pièce pour aller récupérer son téléphone dans la chambre. Un sourire amusé étira ses lèvres lorsqu'elle constata que c'était William qui appelait, et tout en regagnant le salon, elle apaisa les craintes du médecin.

    Non, absolument pas. – Sélène marqua une légère pause, le temps que le britannique pose une série de questions. – Oui, Edward est avec moi. Oui, en un seul morceau. Aucune idée en ce qui concerne son plâtre, mais il avait l’air en bon état… - Sélène s’interrompit, coinçant le téléphone entre son oreille et son épaule nue le temps d’attraper deux autres tasses. – Il « avait » l’air en bon état, oui. Ca ne signifie pas forcément qu’entre tout à l’heure et maintenant il a essayé de le retirer à l’aide d’un couteau à viande ! – Un léger rire ponctua sa phrase comme pour souligner le fait qu’elle trouvait les inquiétudes de William un peu exagérées même si Edward faisait assez régulièrement des choses que beaucoup trouvaient bizarres ou inconsidérées. – Sans doute en taxi, oui. – Un autre blanc, pendant lequel Sélène posa son regard sur Edward. – Hmm, les recommandations d’usage, oui. Je te le passe… Oui, bien sûr que ça lui fera plaisir de l’entendre de ta bouche !

    Sélène s’approcha de manière à tendre le téléphone à Edward, posant sur la table basse les deux tasses jusqu’alors conservées en équilibre précaire dans sa main gauche. Laissant son portable au détective, elle s’installa non loin de lui entre les coussins du canapé.

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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Sam 2 Juil - 7:04

    Assise sur le coin d’un fauteuil, Bastet avait pu constater que le symbole protecteur dessiné sur le plâtre d’Edward n’avait pas survécu à trois jours d’ennui profond. Ses sourcils – teints, eux aussi, parce que rien n’échappait à Sélène – s’étaient froncés l’espace d’un instant, désapprouvant le fait qu’un symbole sacré soit ainsi profané pour ressembler à un… un bonhomme ? C’est tout ce qu’il avait trouvé à faire avec un symbole plusieurs fois millénaire ? Ah ouais d’accord…

    Au lieu de bouder ostensiblement ou de se répandre en questions stupides du style « ça va ? », « ça fait mal si j’appuie là » ou « besoin de quelque chose », Bastet s’était contentée de rester assise à sa place en étant pleinement consciente du fait qu’Edward était en train de l’observer. D’ailleurs elle soutint son regard l’espace d’un instant pendant que Sélène terminait de lui apporter des coussins supplémentaires. De son côté, Bastet se demandait si ce n’était pas un commando de clodo qui avait aidé Edward à s’enfuir de l’hôpital, parce qu’elle ne l’avait jamais vu dans une tenue aussi désordonnée, même lorsqu’elle squattait allègrement sa bibliothèque… Il confirma ce que Sélène avait dit en plaisantant au sujet de son évasion, confortant Bastet dans l’idée que cette apparence était peut-être la solution ultime pour s’évader avec un groupe de clodos qui passaient par là. Mais à sa connaissance, les commandos de clodos n’existaient pas…

    Edward expliqua qu’il s’était tiré parce qu’il s’ennuyait, après avoir élaboré un plan qui lui avait pris trois jours à trouver – Bastet haussa un sourcil, se demandant combien de temps elle-même aurait mis pour se barrer si Edward avait mis trois jours, ce qui impliquait qu’il avait sans doute exagéré, parce qu’il ne fallait pas être un génie pour quitter un hôpital discrètement. Néanmoins sa dernière phrase fut d’une logique imparable, parce que si effectivement il avait eu un look impeccable, les médecins se seraient doutés de quelque chose… Qui soupçonnerait en effet une personne avec un look aussi clochardisant décide de sortir définitivement de l’hôpital dans cet état ? Donc au final oui, l’excuse de la cigarette à fumer se tenait complètement.

    L’air qu’adopta ensuite Edward manqua d’arracher un rire à Bastet, qui avait clairement l’impression de reconnaître en lui ces sales gosses qui faisaient tourner leurs parents en bourrique dans les magasins où elle avait pris l’habitude de voler, le genre de gosse qui pouvait démonter un rayon de biscuits et trouver tout à fait normal de signaler qu’ils l’avaient fait parce qu’ils avaient envie de le faire… Mais Bastet s’était contentée d’un sourire amusé, avant de disparaître précipitamment dans la cuisine pour vérifier l’état de ses brioches.

    Elle se déplaçait avec beaucoup plus d’aisance dans ce vaste appartement, et elle n’avait eu aucun mal à atteindre la cuisine. Ca, la salle de bains et sa chambre, elle maîtrisait plutôt bien ; en revanche pour les autres pièces c’était déjà vachement plus compliqué… Mais elle n’était allée qu’à la cuisine pour jeter un œil à ses confections, entendant au loin résonner la voix d’Edward qui avait visiblement remarqué de manière positive l’odeur qui embaumait l’appartement. Un sourire étira les lèvres de Bastet, par contentement cette fois-ci, et elle se mit en quête d’une corbeille ou de quelque chose de suffisamment adéquat pour qu’elle puisse y mettre ses brioches encore chaudes…

    Une fois un grand plat carré déniché, Bastet sortit les brioches du four et les disposa dessus avant d’attraper quelques serviettes en papier. Parce qu’elle était trop silencieuse pour que l’adolescente anticipe son arrivée dans la cuisine, Bastet manqua de percuter Sélène et s’immobilisa un instant face à elle avant de s’écarter, se demandant si elle se forçait à être toujours aussi silencieuse qu’une ombre ou si elle le faisait exprès… A première vue, ça avait l’air d’être naturel. A chaque fois que l’adolescente l’avait vue, elle ne l’avait jamais entendue approcher, hormis en cas de port de talons (même si quelques fois, même ses talons ne produisaient aucun bruit…).

    Bastet regagna le salon où Edward était à présent seul, et elle déposa le plat carré sur la table devant lui… avant de se raviser en constatant qu’à moins d’être contorsionniste professionnel, le plâtre du détective l’empêcherait de se redresser à ce point pour attraper quelque chose à manger. Pourquoi son cerveau était-il aussi lent pour remarquer ce genre de détails ?

    ‘Tention, c’est chaud.

    Les brioches fumaient encore en effet, et Bastet se demanda encore une fois un peu trop tard s’il avait réellement été utile de préciser ce détail concernant la température des brioches… Enfin bon, maintenant que c’était fait ! Elle ramena ses jambes contre sa poitrine et resta immobile pendant quelques instants, observant distraitement Sélène revenir avec eux avec une tasse pour Edward. La voix du britannique ramena Bastet à la réalité, laissant entendre que c’était ou ses agresseurs, ou une personne menaçante qui avaient provoqué ce changement de couleur de cheveux. Bastet attrapa l’une de ses mèches, la fixant avec un regard indéchiffrable alors que Sélène précisait que ça avait été plutôt simple et sans menaces, à savoir que où elle se teignait en rousse pour brouiller les pistes, ou elle restait enfermée pour une durée indéterminée. Ca se voyait que ce n’était pas elle qui avait une couleur monstrueuse sur la tête, hein ! Bastet ouvrit une première fois la bouche mais s’interrompit de peur d’être désagréable alors qu’elle n’en avait pas envie : Sélène l’avait accueillie chez elle et lui avait offert tout ce qui était nécessaire, alors à quoi bon paraître méprisante pour un simple désaccord sur une teinte de cheveux !

    En fait… - L’adolescente cherchait ses mots. – J’ai pas vraiment eu le choix. Mais ça va, la compensation de ça est appréciable : balades à la tombée de la nuit pour prendre l’air, serpent enfermé… Je pense que je m’en suis bien sortie au niveau des négociations !

    Un sourire étirait de nouveau ses lèvres, même si elle savait probablement qu’un million de contreparties ne lui rendraient jamais cette couleur plus supportable. Seulement, on ne lui avait pas appris à se plaindre, alors Bastet trouvait forcément un point positif à tout. Sélène lui demanda finalement si c’était si horrible que ce qu’Edward avait pu laisser entendre, et l’adolescente ne pu s’empêcher de lui sourire avec chaleur, visiblement reconnaissante de ce qu’elle avait pu faire pour elle malgré cette couleur qui lui sortait par les yeux :

    Bin c’est pas comme si c’était définitif… - Dans une quinte de toux simulé, elle poursuivit à voix basse. - Heureusement… !

    C’était peut-être le contact avec Edward et William qui avait contribué à créer cette espèce d’esprit de contradiction chez Bastet, dans le sens où même si elle reconnaissait le bien fondé d’un truc qui à première vue était négatif pour elle, elle ne pouvait s’empêcher de râler juste pour le principe.

    Edward finit par expliquer que William n’était « pas tout à fait » au courant de sa sortie de l’hôpital, et Bastet se demanda comment il pouvait y avoir un stade intermédiaire « pas tout à fait au courant » entre « au courant » et « pas au courant ». Est-ce qu’il essayait de présenter les choses de manière à ne pas exaspérer ou inquiéter Sélène ? Bastet n’en avait aucune idée, mais pour elle William découvrirait tout dès que les médecins le contacteraient… La jeune femme proposa de prévenir son ami peu avant qu’une sonnerie très lointaine ne se fasse entendre. Sélène se leva et demanda dans un sourire à Bastet de servir le thé. Ce que l’adolescente pleine de bonne volonté fit, sautant presque sur ses jambes pour attraper la bouilloire. Elle attendit qu’Edward choisisse son thé pour remplir sa tasse – pas trop, parce que s’il s’ébouillantait elle se ferait appeler Arthur – et lui tendit le plat contenant les petites brioches qui étaient à présent tièdes. De son autre main, elle lui rapprocha discrètement la boîte de sucre et orienta son regard vers Sélène qui revenait dans le salon avec son portable à l’oreille tout en évoquant le plâtre du détective qui était en bon état. Une nouvelle fois elle ne pu s’empêcher de considérer avec une certaine sévérité le bonhomme qui remplaçait son symbole protecteur, mais elle ne fit aucun commentaire et remplit d’eau chaude les deux tasses que Sélène venait de ramener avec du thé Oolong pour Sélène et un thé rouge pour elle-même.

    Un sourire amusé étira les traits de l’adolescente qui devinait presque les questions que pouvait poser William, et elle s’installa de nouveau dans le canapé alors que Sélène passait son téléphone à Edward, assurant qu’il apprécierait d’entendre certaines choses de la bouche de son ami. Elle s’installa ensuite près de lui, alors que Bastet mordait avec appétit dans une brioche, guettant la réaction de son patron…
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Edward Livingston
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Dim 10 Juil - 22:38

    Si il en avait douté à un moment, il avait, tout de même, fini par avoir un accès à l’appartement. S’en était suivit une installation douloureuse mais, heureusement, sans l’aide de personne. Il avait bien vu le regard de Bastet – qui n’était plus blonde, OMG – sur son plâtre mais, dans un élan de sympathie – car s’en était pour lui – il s’arrangea pour ne pas lui faire un grand sourire avec une phrase du genre « Alors, ça te plait ? C’est classe, hein ? ». D’une ça ne lui plairait pas. Deux, ça n’avait rien de classe. Trois… Y a pas encore de trois mais en cherchant bien, il pourrait bien trouver quelque chose.

    Et là on en arrivait à l’explication de son plan super élaboré que personne n’aurait jamais pensé à faire qui… Qui, par manque de moyen, s’était transformer en simplement faire croire qu’il allait fumer sa clope. La grande question s’était : pourquoi Sélène se sentait obligé de retirer son sourire et, encore plus, pourquoi avait-elle l’air légèrement inquiète. Parce que ce n’était pas comme si s’était sa mère, ou quelque chose dans le genre et qu’il devait s’amuser à rendre des comptes à tout le monde. William remplissait parfaitement ce rôle. Et là elle balança une phrase sur l’éventualité de sortir normalement.

    « Et, toi, jamais ça te viendrais à l’idée de faire plus de bruit en arrivant quelque part ? »

    Genre, y a des choses qui font partit de nous et on y peut rien. La normalité n’était pas de mise chez Edward, au même titre que Sélène était incapable de faire le bruit d’un éléphant en arrivant quelque part. Chacun son truc. Et puis ce n’était pas comme si il avait eu l’idée de soudoyer des médecins avec un regard larmoyant. Il en avait fait voir de toutes les couleurs au personnel, il y avait peu de chance pour que ces derniers lui accordent une faveur… Quoique, si c’était pour le voir quitter l’hôpital. Ouais… Bin, non, ça n’aurait pas été drôle.

    Pendant un instant, Edward se retrouva seul étant donné que Sélène alla à la cuisine, après qu’il est accepté le thé. Et pendant cette courte minute où il était seul, il s’employa à porter un regard sur lui. Était-il à ce point débraillé ? Après inspection, la réponse était oui. Et merde ! Bon, il tira sur sa chemise comme il pouvait, plaqua ses cheveux de manière à leurs donné une forme un peu près correcte et… Ouais, rien de ce qu’il avait fait ne servait. Poisse. Et voilà que Bastet revenait et sembla hésiter sur la place que devait prendre les brioches chaudes. Et, dans le cas, ou il n’aurait pas vu que cela fumait encore, elle lui préconisa de faire attention. Super, Merci Bastet !

    « Je crois que je l’aurais deviné tout seul mais, merci »

    Le ton n’était pas des plus chaleureux. Cependant, il ne fallait pas oublier qu’Edward était, de base, peu enclin à être chaleureux et que, là, il fallait ajouter ses trois derniers jours et la perspective des jours qui seraient encore à venir. Bref, il n’avait rien pour aider à plus de diplomatie. Enfin, ça pourrait être pire, il aurait pu dire qu’il trouvait la couleur de cheveu de Bastet franchement pas terrible alors que, au lieu de ça, il avait mis ça sur le compte de potentiel agresseur qui l’aurait forcé à ce genre de chose… Ok, ça revenait un peu au même. On n’allait pas le refaire maintenant ! Et voilà que cette phrase était mise sur le compte de ses railleries qui, à écouter Sélène, était régulière. Il prit un faux air pour signifier qu’il ne comprenait pas de quoi elle parlait. Ce n’était pas son genre de faire ça… noooon.

    Bon, si il avait tout comprit c’était une histoire de négociation. Logique, en même temps. Couleur de cheveux contre le droit de sortir et d’enfermer un serpent. Il comprenait pas tout concernant ce dernier point mais, dans l’immédiat, ça ne lui semblait pas très important. Et là, Sélène posa son regard sur l’adolescente pour la prendre à partie en lui demandant si c’était si terrible que ça. Bastet répondit mais Edward bloqua en ouvrant grand les yeux. Puis il finit par les poser sur Sélène.

    « Sérieusement, t’es vraiment en train de lui demander si c’était si terrible que ça ? Combien même tu lui arracherais le pied pour un prétexte, qu’elle trouverait le moyen de ne pas se plaindre et de dire qu’elle en comprend la raison. »

    Bien sûr qu’il valait mieux se teindre les cheveux et sortir en toute tranquillité mais demander à Bastet si c’était si terrible que ça… Même si ça l’était, même si elle aurait besoin de plusieurs années de thérapie – ce qui est théorique – elle finirait quand même par dire que « non, ça va ». Parce que tout va toujours bien chez elle et que se plaindre ne semble pas être quelque chose qu’elle a appris.

    Il avait fini par dire que William n’était pas au courant de sa sortie et Sélène amorça une proposition. Si, la sonnerie de téléphone ne l’avait pas empêché, Edward lui aurait bien expliqué que si il n’avait pas eu envie de prévenir William, c’était justement pour que l’hôpital le fasse. Les soucis, ça apporte la vie de par le fait que ça entraine un peu d’action. Cela dit il pensait vraiment que les nouvelles iraient beaucoup moins vite. A croire qu’il avait suffisamment traumatisé le personnel hospitalier pour que son absence se voie rapidement. Sélène s’éloigna pour aller chercher son téléphone pendant qu’Edward mettait du thé dans une tasse. Il attrapa une brioche que lui tendait Bastet, tout en la remerciant en lui proposant un truc.

    « Vous savez quoi, si c’est William qui appelle, je vous donne l’autorisation de dire à Sélène que cette couleur est vraiment horrible. »

    Il aurait bien continué sur le fait que si ça posait problème à Sélène il la défendrait, allant même jusqu’à dire que se jeter devant quelqu’un pour lui éviter un truc, il savait faire. Référence directe à ce qui avait pu se passer. Mais rien de tout ça n’avait été dit étant donné que Sélène revenait. Et les paroles qui, maintenant, étaient audibles ne laissaient pas de doute sur la personne qui téléphonait. Grand sourire. Il remercia Bastet pour l’eau, la brioche et tout. Et quand Sélène lui présenta le téléphone il ne sut quoi faire à part soupirer et… Prendre le téléphone dans sa main qui n’était pas occupé par sa brioche. Il avait à peine porté le téléphone à son oreille pour dire un « oui », qu’il décolla l’appareil aussi vite. William risquait d’en avoir pour un moment, alors bon… Il alla même jusqu’à poser le téléphone sur l’accoudoir de son fauteuil. De là, il eut ses deux mains pour pouvoir découper la brioche en deux morceau et commencer à la manger. C’était vraiment trop bon. Enfin, tout était meilleur que la bouffe d’un hôpital mais là, c’était particulièrement bon. Sauf qu’il se rendit vite compte qu’il manquait quelque chose, du coup, il porta son attention sur la table.

    « Je pourrais avoir le thé, s’il vous plait ? De manière à pouvoir apprécier la brioche qu’à faites Bastet ? »

    En attendant que sa demande soit pris en compte il continua de manger sa brioche. Le téléphone ? Quand il daigna porter à nouveau son regard dessus, la communication était coupée. Il haussa les épaules en mordant dans sa brioche avant de reporter son attention sur Sélène.

    « Je crois qu’il a dit qu’il arrivait. »

    Il n’avait strictement rien entendu mais si Edward refusait d’écouter William alors ce dernier ferait en sorte que ce soit tout de même le cas. Et pour ça, il n’y avait pas cinquante solutions.
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Sélène Gallio
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Mar 12 Juil - 13:35

    L’idée de base de Sélène n’avait aucunement été de critiquer le plan d’évasion d’Edward, mais elle était tout de même forcée d’admettre qu’il avait tendance à toujours chercher la complication, même lorsque des solutions simples pouvaient être envisagées. C’était vrai pour le fait de demander à rentrer chez lui sous la surveillance médicale – et pas seulement – de William, et c’était également vrai pour un tas d’autres choses. Mais Edward était Edward, et même en lui faisant remarquer qu’une solution plus simple existait, il s’entêtait sur sa voie. D’ailleurs il trouva même le moyen de changer de sujet en demandant à Sélène si elle était obligée de toujours se déplacer en silence.

    Absolument pas.

    C’était la seule réponse que la mutante avait fourni parce qu’il était clair que si elle était incapable de faire autant de bruit qu’un groupe de 15 femmes lorsqu’elle se déplaçait, il en était de même pour lui avec ses petites manies et son amour des choses compliquées. Donc du coup, la question d’Edward n’en était pas vraiment une, ce que justement Sélène avait souligné en se contentant d’une phrase laconique et d’un haussement d’épaules.

    Cette habitude de se déplacer en silence ne venait pas très loin en réalité lorsqu’on connaissait les activités qu’exerçait Sélène sur son temps libre, et notamment sa tendance à cambrioler à droite et à gauche pour s’approprier des choses qui ne lui appartenaient pas, mais sur lesquelles elle revendiquait un droit de propriété que personne – et surtout pas les autorités – n’avaient réussi à expliquer. Comment en effet espérer surprendre un gardien pour le neutraliser ou s’introduire dans un laboratoire ultra-sécurisé si on n’était incapable d’être discret ? Il était certain qu’Edward considèrerait les choses à la manière de la jeune femme s’il avait pu soupçonner son implication dans ces casses d’une quelconque manière qui soit.

    Du coup et parce qu’elle était trop silencieuse, Sélène avait failli percuter Bastet et le plat de brioches lorsqu’elle avait voulu se rendre dans la cuisine. L’adolescente ne s’y était pas habituée mais avait tout de même développé de bons réflexes qui l’avaient conduite à d’abord s’immobiliser juste à temps avant de s’écarter, rejoignant Edward au salon pendant que Sélène récupérait ce qu’il fallait en cuisine… Lorsqu’elle regagna à son tour le salon, la mutante constata une nette amélioration du côté de l’allure d’Edward, notamment au niveau de ses cheveux. Elle fut toutefois suffisamment polie pour ne pas le faire remarquer, et s’installa dans le canapé près d’Edward pendant que Bastet lui proposait des brioches en le mettant en garde contre leur température… ce en quoi le britannique la remercia sans chaleur, affirmant qu’il aurait pu le deviner tout seul.

    C’était sans doute exact, mais l’adolescente faisait sans doute son possible pour l’assister sans le faire de manière trop évidente et du coup, c’était une mise en garde pas vraiment nécessaire qui lui avait échappé après qu’elle ait hésité sur l’endroit où déposer le plat de brioches. C’était à peu près à cause de ce genre de répliques que Sélène avait affirmé que les railleries du détective lui avaient manquées, et elle ne chercha absolument pas à dissimuler son sourire amusé lorsque Edward avait adopté un air innocent qui ne convaincrait personne en pleine possession de ses facultés mentales ou le connaissant un tant soit peu.

    La conversation s’était ensuite orientée – merci Edward… - sur la couleur de cheveux de Bastet, et tout naturellement Sélène avait fourni une réponse objective relative au fait qu’il valait sans doute mieux ne ressembler à rien que de rester enfermée indéfiniment. Edward en rajouta une couche, demandant confirmation de ce que Sélène essayait de prouver en questionnant Bastet, et un sourire étira les lèvres de la mutante qui était forcée d’admettre qu’elle n’avait que rarement rencontré des personnes aussi positives que Bastet… Et même si quelques fois ça pouvait paraître étrange, c’était vraiment agréable dans une situation comme celle dans laquelle elle se trouvait, à savoir que des types essayaient de lui faire la peau, que son patron avait une jambe plâtrée parce qu’elle était du genre tête en l’air, et que ses cheveux donnaient l’impression de brûler en permanence avec leur teinte rousse. Bastet avait vraiment un gros problème, en fait…

    L’adolescente répondit qu’elle n’avait pas eu le choix, précisant qu’elle avait bien négocié pour rendre le massacre de sa couleur de cheveux un minimum supportable et le sourire de Sélène s’élargit considérablement alors qu’elle se penchait légèrement vers Edward pour lui glisser quelque chose à voix basse :

    Ah tu vois ! Trois jours avec moi et elle commence à critiquer… Tu devrais me la laisser encore quelques temps, je suis certaine que le résultat final serait amusant ! – Elle reprit à voix haute pour que l’adolescente entende. – Tu t’en es même carrément bien sortie, si tu veux savoir… J’aurais probablement été plus dure que toi en affaires s’il s’était agi de mes cheveux… - La quinte de toux pas vraiment crédible de Bastet interrompit Sélène, qui se tourna de nouveau vers Edward en prenant un air faussement scandalisé. – Sur ce coup, c’est clairement de William qu’elle tient. C’est indéniable.

    C’était même amusant de voir que Bastet s’imprégnait à ce point de son entourage. Peut-être qu’elle avait pris quelque chose de significatif du caractère d’Edward, également… Le téléphone avait sonné au loin dans l’appartement immense, et Sélène était allée le récupérer, entamant une conversation avec William qui tenait plus de la séance d’interrogatoire que d’un échange équilibré tant le médecin devait être sens dessus dessous suite à la fuite d’Edward. Le mieux à faire dans ce cas précis ? Lui passer sa tête de mûle – plâtrée – de colocataire afin de faciliter l’échange entre eux : Edward avait pris le portable de Sélène dans un soupir, pendant que Bastet achevait de servir le thé pour tout le monde.

    Sélène attrapa sa tasse après avoir remercié l’adolescente, et s’était installée de nouveau près d’Edward, ses jambes repliées sous elle, la tasse entre ses mains jointes. Edward prit l’appel… ou plutôt non, il fit mine de le prendre mais posa le téléphone près de lui de manière à déguster tranquillement sa brioche, comme si William n’était absolument pas en train de parler à l’autre bout du fil. Sélène ne pu s’empêcher de froncer très légèrement les sourcils avant qu’un sourire clairement amusé n’étire ses lèvres lorsque Edward réclama du thé pour accompagner sa brioche de manière suffisamment forte pour que William prenne conscience qu’il n’avait absolument rien écouté de ce qu’il avait pu dire jusque là.

    Après quelques minutes de dégustation de brioche, Edward s’intéressa de nouveau au téléphone et pu constater que William avait mis fin à la communication. Un haussement d’épaules plus tard, Edward expliquait que le médecin arrivait, et Sélène leva les yeux au ciel l’espace d’un instant, ravie d’accueillir William pour le thé même si elle aurait préféré qu’il ne vienne pas en grande partie pour faire entendre raison à Edward…

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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Sam 16 Juil - 16:49

    Ce qui était assez amusant lorsqu’on se trouvait dans la même pièce qu’Edward, c’était cette faculté qu’il avait de se mettre les gens à dos en quelques mots, et toujours de manière pleinement calculée. Bastet n’avait pas vraiment d’opinion sur la question parce qu’elle estimait ne pas avoir à en penser quelque chose, mais elle trouvait malgré tout cela amusant là où d’autres se seraient montrés profondément scandalisés et auraient agité les bras dans tous les sens pour dire que l’adolescente subissait la plus mauvaise influence qui soit.

    Jusqu’à il y a quelques jours, le nombre de personnes capables de supporter Edward se comptaient sur les doigts d’une main – voire même sur un seul doigt – puisque pour Bastet, il n’y avait qu’un homme aussi adorable et patient que William qui pouvait être capable de supporter sans broncher les sautes d’humeur d’Edward et de le canaliser lorsqu’il devait être canalisé. L’adolescente ne se considérait pas comme étant sur le même plan que William, pour la simple et bonne raison que même si elle était capable d’encaisser certaines remarques sans trop broncher, elle ne s’estimait pas capable de tout supporter aussi bien que William était capable de le faire… Après tout, elle ne connaissait pas Edward depuis très longtemps, et elle ne se permettait même pas d’avoir l’illusion de penser le connaître suffisamment pour comprendre son comportement ou l’origine de ses sautes d’humeur. Non, en fait, même en se forçant à bien observer son patron, ce dernier restait dans 75% des cas un mystère assez impressionnant pour Bastet. Mais elle était jeune et aurait le temps d’apprendre s’il la conservait à ses côtés. C’était certain.

    Depuis les acrobaties du détective au-dessus d’une voiture lancée à vive allure, Bastet comprenait à présent qu’il n’y avait peut-être pas que William qui était capable d’interagir de manière naturelle avec Edward. Il y avait aussi Sélène, sa patronne – même s’il s’en défendait toujours farouchement pour une raison inexplicable – qui parvenait à le maintenir dans cette attitude parfaitement calme par sa seule présence… Ou alors il frôlait tellement l’hypoglycémie qu’il était incapable de lui pourrir la vie… OMG, si ça se trouve, c’était plus pour ça que pour l’éventuel talent de Sélène pour le calmer. Mais qu’est-ce qu’ils lui avaient fait dans cet hôpital ?!

    Bastet sortit de ses pensées au moment où Edward demandait à Sélène si elle ne pouvait pas faire plus de bruit lorsqu’elle se déplaçait, et que cette dernière refusait en bloc cette idée. C’est vrai que ça aurait pu être drôlement pratique qu’elle fasse autant de bruit que tout le monde, surtout parce que ça éviterait à Bastet de manquer de lui rentrer dedans à chaque détour de couloir, sortie de pièce… Bref, ça lui simplifierait pas mal la vie ! Seulement, ce n’était pas au programme.

    Bastet avait ensuite permis à Edward de se servir en brioche et lui avait très inutilement précisé qu’elles étaient encore chaudes et qu’il fallait qu’il fasse attention pour ne pas se brûler. Sa réponse ne fut absolument pas aimable, mais Bastet se força à accrocher un sourire amusé – mais pas convaincant pour deux sous ! – à ses lèvres. Elle aurait pu poussé le truc jusqu’à rétorquer que les brioches avaient le chic pour avoir l’air froides alors qu’elles étaient brûlantes, mais un coup d’œil sur le plâtre la dissuada d’ajouter quoi que ce soit, un peu comme si à elle toute seule la jambe d’Edward était une sorte de gros pouce interrompant les plaisanteries stupides comme les parties de « chat » dans les cours de récréation. Le sourire de Bastet s’étira un peu plus suite à ce parallèle complètement stupide, et elle se réinstalla sur son fauteuil après avoir servi le thé, comme Sélène le lui avait demandé avant de s’éloigner.

    Entre temps, ses cheveux s’étaient trouvés au centre de l’attention et Bastet n’avait pu s’empêcher de rougir légèrement, se donnant bien malgré elle un air de rousse rôtie en plein soleil tant les rougeurs de ses joues juraient avec la couleur de ses cheveux. Edward en avait profité pour préciser à sa manière que Bastet avait été suffisamment bien élevée pour ne pas se plaindre pour des broutilles, et illustra la chose avec un arrachage de jambe qui ne serait absolument pas perçu comme une fatalité chez la tête blonde. Bon, ça restait à prouver, mais sur le principe il n’avait sans doute pas tort… Bastet en avait bavé comme il était peu concevable d’en baver, et ça l’avait aidée à relativiser pour chaque truc négatif qui lui était arrivé par la suite. Elle n’était pas insensible à tout – heureusement ! – mais elle avait tendance à se la mettre en veilleuse assez spontanément chaque fois qu’une chose ne lui plaisait pas, parce qu’en fonction de ce que les Dieux lui réservaient, le lendemain serait peut-être pire.

    Du coup, lorsqu’on lui avait demandé si sa couleur de cheveux était si terrible que ça, elle avait manqué de hocher vigoureusement la tête pour dire que c’était le cas et qu’elle aurait peut-être même préféré se raser la tête que d’être rousse, mais… Bin en fait non, le roux n’était peut-être pas très indiqué avec sa carnation, mais ça lui permettait de conserver ses cheveux et sa liberté d’aller et venir à la tombée de la nuit. Après un murmure uniquement destiné à Edward – entraînement un haussement de sourcil de curiosité chez Bastet – Sélène l’avait complimenté sur la manière dont elle s’était débrouillée pour négocier les contreparties à la teinte de ses cheveux, et l’adolescente acquiesça tout en mordant avec appétit dans une brioche, calant le morceau dans le creux d’une de ses joues avant de répondre tout en cultivant une étrange ressemblance avec un hamster roux :

    Merci.

    Une quinte de toux simulée plus tard, Sélène se tournait de nouveau vers Edward pour signaler à voix haute une certaine ressemblance avec William dans le fait de tousser en même temps qu’en émettant une critique ou une suggestion, et Bastet ne pu retenir un sourire profondément amusé parce que sans même s’en rendre compte, elle avait effectivement pris certain des travers de ce nouvel entourage. Elle ne l’avait pas encore montré, mais elle avait pris à Edward cette manière de parler un peu trop rapidement lorsqu’elle donnait la solution d’une énigme – ou du moins ce qu’elle pensait être la solution, parce qu’elle se trompait assez souvent -, cette espèce de manière de regarder partout lorsqu’elle arrivait quelque part, qui était certes déjà présente auparavant mais qui était à présent nettement plus visible parce qu’elle n’avait pas la discrétion et le savoir-faire du britannique en la matière. De Sélène, elle n’avait encore rien pris parce que trois jours étaient beaucoup trop courts pour s’imprégner de quoi que ce soit, mais probablement qu’elle ne tarderait pas à adopter une certaine attitude qui rappellerait à tous celle qui l’avait si gentiment accueillie.

    Profitant de l’absence de Sélène, Edward expliqua que si le coup de téléphone était de William, il donnait à Bastet l’autorisation de dire à Sélène que ce roux était juste horrible. Nouveau sourire amusé de Bastet, avant qu’elle ne se ravise et n’opte pour un sourire plus sobre, du genre adapté à toutes les occasions. Elle entrouvrit la bouche pour répondre, alors que son sourire amusé remportait la bataille contre son sourire sobre, mais Sélène les rejoignit et donna le téléphone au détective. Bastet demeura silencieuse et mordit une nouvelle fois dans sa brioche, observant le grand sourire qu’affichait Edward peu avant de se saisir du portable…

    La seconde après qu’il se soit manifesté, il déposa le téléphone sur l’accoudoir de son fauteuil et s’intéressa à une brioche qu’il découpa et mangea de manière méthodique là où Bastet mordait dedans comme la gamine des rues qu’elle était devenue. Mais où étaient passées ses bonnes manières ! Bastet tâcha de manger un peu moins comme une sauvageonne, conservant le regard fixé sur le portable auquel Edward n’accordait aucune attention. Elle orienta son regard clair vers Sélène mais le sourire amusé sur ses traits indiqua qu’elle n’était pas plus choquée que cela… Pauvre William, qui s’inquiétait et que personne ne souhaitait écouter. Edward réclama finalement du thé un peu trop fort pour que ça paraisse naturel, et Bastet se leva pour placer entre ses mains la tasse contenant le thé qu’il avait choisi. Se réinstallant à sa place, Bastet ne fut pas surprise d’entendre Edward dire que William arrivait, parce que le médecin n’avait pas pour habitude de parler dans le vent, notamment lorsqu’il s’agissait d’expliquer des choses à Edward. L’adolescente esquissa un sourire amusé, levant brièvement les yeux au ciel à peu près au moment où Sélène faisait de même de son côté du canapé, près du détective. Inconsciemment, Bastet lui avait bien pris quelque chose, en fin de compte…

    Elle se retint de laisser échapper un « je vais faire chauffer de l’eau » joyeux pour signifier qu’elle était contente de revoir William après 3 jours de séparation et se contenta d’espérer que ce que William dirait à Edward au sujet de son évasion et du fait qu’il l’avait snobé au téléphone n’entamerait pas trop l’humeur relativement calme du détective.
    Et puis… la vie était trop courte !

    Je vais faire chauffer de l’eau !

    Ton enjoué à l’appui, Bastet venait de quitter le fauteuil qu’elle occupait et avait pris la direction de la cuisine. Peut-être faudrait-il du thé pour « calmer » Wiliam ; c’était bien connu, les britanniques se calmaient à grand renfort de thé. En remplissant la bouilloire, Bastet espéra qu’il ne s’agissait pas seulement d’un mythe… !
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Edward Livingston
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Dim 24 Juil - 13:51

    Quand Sélène glissa, dans un murmure, que Bastet devenait critique en seulement trois jours et que quelques jours de plus seraient amusants, Edward haussa un sourcil en regardant l’adolescente. Il semblait carrément se demander si cette idée pouvait être bien ou non. Non. Ça ne serait pas une bonne idée. Une sélène était amplement suffisant pour ne pas avoir, en plus, une mini-sélène. Le monde n’y survivrait pas… Il n’y survivrait pas. Il secoua la tête négativement pendant que les deux autres personnes se complimentaient sur la façon de négocier. Remarque valait mieux ça plutôt qu’elles se mettent à parler des dernières paires de chaussures ultra-super-trop-top-tendance. Il acquiesça néanmoins au fait que la quinte de toux était quelque chose qu’elle prenait de William.

    « Elle n’a pas choisi la meilleure chose de lui… »

    Le ton n’était pourtant pas critique, ni même déçu. Soyons clair les quintes de toux pour le rappeler à l’ordre était un truc que William employait assez régulièrement, et c’était le genre de chose qu’Edward supportait parce que c’était William. Venant de quelqu’un d’autre cela aurait déjà beaucoup plus de mal à passer. Edward ne le dirais jamais mais William était parfait même dans ses attitudes qui pouvait profondément l’exaspérer. Bastet suivait doucement cette voix, combien même pouvait-elle faire quelque chose de parfaitement énervant qu’il trouvait le moyen de trouver ça bien. Ce qui se garderait de lui dire parce qu’il était de son devoir de râler, au moins pour le plaisir.

    De toute façon il n’était pas étonnant que Bastet prenne des choses de personne qui l’entoure. Cela ne voulait pas dire qu’elle était sans personnalité ou qu’elle était une sorte d’éponge. Mais c’était une adolescente qui se construisait avec ce qui l’entourait. Ce point il le savait au moment où il lui avait proposé de bosser pour lui bien que, en toute honnêteté, il n’était probablement pas le meilleur exemple à suivre. Mais l’avantage avec cette gamine c’est que même si elle se construisait, elle restait suffisamment mature – trop – pour savoir ce qu’elle avait envie de prendre et les choses qu’elle n’avait pas envie de suivre. En clair il ne s’inquiétait pas vraiment de l’influence qu’il pouvait avoir sur elle, ou pas, parce qu’elle restait assez intelligente pour rester la personne qu’elle était. De toute façon, et sans prétention, il n’aurait pas choisi n’importe qui.

    Un peu plus tard, le téléphone posé sur l’accoudoir, Bastet donna le thé qu’Edward avait demandé. Celui-ci la remercia avant d’annoncer que William allait sûrement débarquer. Chose finalement assez logique vu comment il avait agi avec lui. Cette annonce arracha un sourire et Bastet finit par se lever en annonçant qu’elle allait faire chauffer de l’eau. Edward se garda bien de lui demander de glisse un exo1000 ou deux dans l’eau histoire de détendre un peu William. Edward se retrouvait donc avec Sélène dans le salon, il en profita pour boire un peu de son thé, histoire de faire passer un morceau de brioche et, enfin, il posa son regard sur Sélène.

    « J’suis pas très doué pour ce genre de chose alors, on va se contenter d’un merci tout simple et sans effusion de sentiment, si tu veux bien. »

    Manière à lui de la remercier d’avoir pris soin de Bastet. Si il était évident pour lui qu’il ne l’aurait laissé à personne d’autre que Sélène, il lui semblait tout aussi important de la remercié pour ce qu’elle avait fait. Ça avait dû pas mal chambouler ses habitudes et même si Bastet n’était pas chiante à vivre et loin d’être parfaitement envahissante, un merci ne faisait pas de mal. C’est juste qu’il n’aimait pas ce genre de moment parce que ça impliquait plusieurs choses. La première qu’il était vraiment reconnaissant envers Sélène et, implicitement, ça montrait la confiance qu’il pouvait avoir en elle. De deux, ça prouvait aussi que la vie de la gamine avait une importance pour lui, assez pour qu’il se soucie de sa sécurité en la mettant entre les mains de quelqu’un en qui il pouvait avoir parfaitement confiance. Bref, pour lui, ce genre de remerciement équivalait, pour d’autre, à la plus grande déclaration de toute leur vie. Chose qui, d’ailleurs, il ne ferait jamais de sa vie.

    Il but, à nouveau, dans son thé comme pour couper court à toute discussion éventuelle sur ce sujet. Cela dit il ne s’inquiétait pas trop, Sélène le connaissait et était suffisamment intelligente pour savoir quand il convenait de ne pas relancer une discussion qu’il n’avait pas envie d’aborder. C’est un truc qui était appréciable avec elle, là, où, beaucoup aurait probablement cherché à polémiquer dans le but de recevoir une pluie de compliment sur leurs façons d’agir, Sélène savait vivre sans avoir besoin de ce genre de chose. Ce qui, comme un tas de chose, dénotait parfaitement avec cette apparence de jeune femme qu’elle pouvait avoir.

    La sonnerie, à la porte, finie par se faire entendre : William. Étant cloué sur son fauteuil et pas chez lui, Edward resta assis à boire son thé tranquillement pendant qu’on ouvrait au médecin. Un William qui ne tarda pas à arriver dans le salon après avoir salué convenablement tout le monde. Et voilà, alors qu’il semblait franchement énervé, tout cela semblait passer au second plan préférant s’assurer qu’Edward allait bien plutôt que de lui passer un savon. En même temps, vu ce qui venait de se passer, c’était déjà une situation qui prouvait qu’Edward allait mieux.

    « J’ai appelé l’hôpital, ils envoient une ambulance pour vous récupérer. »
    « D’accord. »
    « D’accord ? »

    William marqua un arrêt face à la réponse d’Edward. Comment pouvait-il être d’accord ? Il était censé dire un truc pour montrer son mécontentement, ou quelque chose dans le genre. Mais non, il était, juste, d’accord. Il continuait même à boire son thé tranquillement sans broncher. Du coup, William se tourna vers Sélène l’air de ne pas comprendre ce qui se passait.

    « Vous avez mis un truc dans son thé ? Ou alors c’était des médicaments qui faisaient encore effet. Quelque chose clochait, s’était obligé. Ah moins que… William secoua la tête doucement dans un sourire avant de reporter son attention sur le détective. C’est quoi qui m’a trahit ? »
    « Jamais vous ne vous permettrez de faire intervenir une équipe médical pour venir me chercher chez quelqu’un que vous ne connaissez pas »

    La phrase avait été dite dans un haussement d’épaule avant qu’Edward ne termine sa brioche. A aucun moment il ne s’était inquiéter d’une ambulance quelconque vu que William ne l’aurait jamais fait. Si il avait vraiment appelé les secours il aurait trouvé une solution pour faire sortir Edward et, ainsi, ne pas faire entrer un tas d’inconnu dans ce loft.

    « Au moins, il a l’air d’aller mieux. Où est Bastet ? »

    Passer un savon à Edward se ferait en privé, comme ces vieux couples. William était surtout très inquiet et voulait s’assurer que son ami allait mieux ce qui, a priori, était le cas. Maintenant, il voulait s’assurer que Bastet allait bien aussi parce que ça faisait un peu trop longtemps qu’il ne l’avait pas vu. C’est qu’on s’attache vite aux personnes qui ont pris l’habitude de squatter chez vous ^^
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Sélène Gallio
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Sam 13 Aoû - 18:52

    Si Edward avait su attirer l’attention de Sélène dès leur première rencontre par son caractère hors du commun – pour ne pas dire jamais vu en 800 ans d’existence – et ses facultés toutes aussi peu communes, la jeune Bastet n’était pas en reste. Elle ne se situait pas au même niveau ni sur le même plan qu’Edward, mais se distinguait à sa manière, notamment par ce calme et ce stoïcisme en toutes circonstances. Calme et posée, l’adolescente laissait glisser un tas de choses sur elle comme de l’eau de pluie ruisselant sur un parapluie, et cette attitude était d’autant plus appréciable qu’elle était étrange de la part de quelqu’un de son âge… Parce qu’il fallait dire la vérité : Bastet était certes très jeune, mais tout comme Sélène, elle n’avait pas le comportement qui allait avec son âge supposé. A moins qu’il ne s’agisse d’une Externelle, mais c’était peu probable compte tenu du peu de maîtrise qu’elle avait de son pouvoir…

    Le fait que Bastet et Edward se soit trouvés et la manière dont ils s’étaient trouvés restait un mystère pour Sélène. Elle ne doutait pas du fait que cela avait du être assez remuant, notamment parce qu’aucune première rencontre avec Edward ne se passait de manière « normale », mais également parce que Bastet ne fréquentait pas le genre de milieux qu’il pouvait être amené à fréquenter. Son intuition lui disait qu’ils avaient du se tomber dessus mutuellement, comme ça, par hasard, qu’ils s’étaient sans doute un peu rentrés dans le lard chacun à leur manière, et que l’un comme l’autre avaient dépassé les circonstances de cette rencontre pour y voir quelque chose de plus intéressant. Ou « divertissant », peut-être, dans le cas d’Edward… Bref, tout ça pour dire que même si elle ignorait les détails, Sélène avait en tête les grandes lignes de ce qui avait probablement constitué un télescopage générationnel autant que culturel.

    Encore une fois, Bastet avait fait preuve de ce stoïcisme caractéristique lorsque Edward lui avait fait une réflexion pour souligner l’inutilité d’une mise en garde concernant la température des brioches. Sélène n’avait pas relevé, mais avait trouvé admirable ce réflexe qu’elle avait eu de prendre sur elle alors que son intention de départ avait été de prendre le plus grand soin de son patron. D’ailleurs ça se voyait au soin qu’elle avait mis à approcher davantage la corbeille de brioches de lui pour lui éviter d’avoir à trop se redresser.

    Au sujet de ses cheveux, Bastet avait vigoureusement acquiescé pour signifier que oui, le roux était tout simplement horrible sur elle. L’hypothèse d’Edward concernant la possibilité de lui couper une jambe sans encourir de pleurnicheries par la suite avait quelque chose d’absolument criant de vérité quand on considérait la manière d’être de cette adolescente, et quelque part ce n’était peut-être pas qu’un trait d’humour… Les deux jeunes femmes échangèrent quelques mots et compliments brefs sur leurs talents respectifs de négociatrices, et une quinte de toux attira bien vite l’attention de Sélène, qui ne manqua pas de faire remarquer à Edward que cette manière de faire était sans nul doute inspirée directement de William. Ce à quoi Edward répliqua que ce n’était peut-être pas la meilleure chose qu’elle avait prise de lui, semblant bien plus amusé qu’irrité par la vérité que Sélène avait énoncée à son intention. Le sourire de la jeune femme s’étira avec un certain amusement, indiquant ainsi que même s’il n’y avait rien à ajouter pour établir d’autres parallèles entre Bastet et William, celui-ci se suffisait à lui-même pour appuyer son propos. Et puis peut-être n’y avait-il aucun autre parallèle à établir ; après tout Sélène n’avait pas vocation à dresser un inventaire de l’origine des expressions de Bastet.

    Pendant l’épisode du téléphone, Bastet avait semblée quelque peu déstabilisée par l’attitude d’Edward vis-à-vis d’un William sans doute un peu trop remonté à son goût. Sélène n’avait ni eu besoin de ses dons, ni eu besoin de se le faire confirmer par qui que ce soit, parce que le simple fait de croiser le regard interrogateur que lui avait adressé l’adolescente avait suffi. Et après qu’Edward ait annoncé la venue plus que probable de William, Bastet avait eu un moment d’hésitation avait de déclarer avec un entrain qui collait tout à fait à son âge qu’elle s’en allait remettre de l’eau à chauffer. Elle était vraiment adorable, cette gamine !

    Quelques secondes plus tard, Sélène orientait son regard vers le détective qui la fixait, sa tasse de thé chaud entre les mains. Il avoua n’être pas vraiment doué pour « ce genre de choses », et la jeune femme conclut assez rapidement qu’il allait évoquer la situation avec Bastet incluant sa participation à l’enquête et le fait de la garder en sécurité chez elle alors qu’elle avait – sans nul doute – d’autres choses à faire de ses journées. Les remerciements venant d’Edward ou les démonstrations qui s’éloignaient de la rationalité pure pour pénétrer très légèrement dans la sphère des émotions étaient quelque chose de suffisamment rare pour que Sélène ne commette l’erreur de s’engouffrer dans cette brèche pour faire remarquer que c’était tout naturel et qu’elle serait toujours là pour lui ôter une épine du pied, comme l’aurait sans doute fait une personne qui ne comprenait pas un tant soit peu sa manière de fonctionner.

    Effectivement, Sélène serait toujours là pour le dépanner. Parce que malgré ses nombreux travers, la jeune femme avait appris à apprécier le britannique et non à s’arrêter à ses regards en coin et aux choses qu’il présentait comme des évidences lorsqu’elles n’en étaient pas pour plus de 75% de la population mondiale. Parce que même si elle ignorait la profondeur de l’attachement qu’il vouait à Bastet, Sélène sentait très clairement qu’Edward ne se serait pas ainsi embarrassé pour la première morveuse venue, aussi calme et vive intellectuellement parlant soit-elle. De manière très naturelle, ces deux éléments combinés l’un à l’autre lui interdisaient formellement de se faire mousser comme pouvaient le faire des Hommes plus jeune. Et également : rien de tout cela n’était permis par le caractère très particulier de l’Externelle, qui ne devait rien à personne d’autre qu’elle-même.

    Au lieu de la litanie habituelle pour préciser que ça avait été un plaisir et toutes les autres choses inutiles, Sélène se contenta d’adresser un demi-sourire à Edward, suffisamment visible pour lui laisser entendre qu’elle avait saisi la valeur de ce remerciement, et suffisamment discret pour ne pas lui laisser entendre qu’elle se réjouissait à outrance qu’il prenne sur lui pour la remercier. En revanche, elle ne pu s’empêcher de formuler un trait d’humour à sa manière :

    C’est très aimable de ta part de m’épargner les effusions. Non parce que ça m’aurait vraiment embêtée de te mettre dehors avant que tu ne termines ton thé…

    Les effusions ne la dérangeaient pas réellement, mais c’était sa manière à elle de dire qu’elle n’attendait pas d’Edward qu’il s’improvise esclave personnel pour 48 heures simplement pour lui montrer à quel point il avait apprécié que Sélène lui rende service - même si cela aurait pu s’avérer intéressant… Du coup, laisser entendre qu’elle le mettrait dehors aussitôt qu’il commencerait à faire preuve de sentimentalisme était un bon moyen d’indiquer que quoi qu’il arrive, elle n’exigerait jamais de lui quoi que ce soit qui aille à l’encontre de sa manière d’être.

    Le nez dans sa tasse, Edward s’était de nouveau intéressé à son thé comme pour couper court à cette conversation qui lui coûtait beaucoup et la sonnette avait fini par troubler le silence feutré qui s’était installé dans le salon en l’absence de Bastet, et en l’absence d’effusions de la part du détective. Sélène n’avait pas tardé à déposer sa tasse sur la table basse et à contourner cette dernière pour éviter d’avoir à enjamber la jambe tendue d’Edward. Elle avait ensuite assez rapidement accueilli William avec chaleur, visiblement ravie de l’accueillir « chez elle ». Bon, en pratique ce n’était pas exactement ça, mais pour le moment on s’en tiendrait au fait qu’il lui arrivait de vivre ici de temps à autre.

    William avait du suivre Sélène jusqu’au salon pour ne pas se perdre dans l’immense loft, et alors que la jeune femme le débarrassait de son manteau, il évoqua une ambulance sensée venir récupérer Edward. Pas la meilleure entrée en matière pour entamer une discussion, mais cela pouvait aisément s’expliquer par le fait qu’Edward avait probablement trop forcé pour arriver jusqu’ici alors qu’il lui fallait justement beaucoup de repos. Tout cela pour dire que Sélène ne soupçonna pas une seule seconde qu’il puisse s’agir d’un coup de bluff de la part du médecin, parce que même si elle l’avait vu à de nombreuses reprises depuis qu’elle avait rencontré Edward, elle ne pouvait le connaître aussi bien que son colocataire. Une connaissance qui justement se retourna assez rapidement contre William puisque Edward ne protesta pas et entra dans son jeu : William s’était interrompu un instant et s’était assez rapidement tourné vers Sélène, l’interrogeant sur quelque chose qui aurait éventuellement pu être mis dans son thé. La mutante esquissa un sourire avant de répondre :

    Aucune idée. Mais je serais fortement étonnée de trouver ici quoi que ce soit susceptible de produire ce genre d’effet…

    Les penchants d’Edward pour certaines drogues de son cru n’étaient plus un secret pour Sélène depuis un moment. Parce qu’elle connaissait également les petites manies de Virgil, la jeune femme savait qu’elle ne trouverait aucune drogue de synthèse ici, qu’il s’agisse d’une aspirine ou d’un sédatif ; l’armoire à pharmacie était certes bien remplie, mais elle ne contenait absolument rien qui ne soit issu directement de la terre… Donc techniquement, rien qui soit susceptible de produire un quelconque effet sur Edward quand on savait ce qu’il pouvait lui-même s’injecter lorsqu’il s’ennuyait ferme.

    William avait fini par secouer la tête, interrogeant assez rapidement Edward sur ce qui avait pu le trahir, et la réponse arriva tout aussi rapidement : jamais il ne se serait permis de faire intervenir une équipe médicale chez des inconnus. Ah, c’était bon à savoir. Edward avait fait preuve d’une nonchalance incroyable en expliquant cela que William en resta un instant silencieux avant de déclarer que son ami allait mieux, ce à quoi Sélène acquiesça avant d’inviter le médecin à s’asseoir.

    Bastet, sweatheart ! – Décidément, ça devenait une habitude. – Elle arrive. Juste le temps d’un petit ravitaillement en eau chaude…

    La jeune femme s’éloigna ensuite pour aller prendre une tasse et la déposa avec sa soucoupe sur la table basse devant le médecin. Elle lui tendit également la boîte contenant la multitude de thés rares ramenés des divers voyages de Virgil et le laissa faire son choix. Il ne manquait plus que l’eau chaude. Et Bastet.

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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Ven 19 Aoû - 22:15

    Tout le monde s’accordait à murmurer pour que Bastet n’entende pas certaines choses, et même si cela n’aurait pas du, cela l’exaspéra quelque peu sur le coup. Est-ce qu’on parlait encore de sa couleur de cheveux absolument horrible ? Est-ce que l’on s’amusait à ses dépends ? Bastet n’en avait aucune idée, mais elle aurait quand même bien voulu qu’on la mette au courant vu qu’elle se trouvait également dans la pièce… Mais elle ne dit rien et sirota son thé jusqu’à ce qu‘Edward n’en vienne à conclure quelque chose à voix basse qu’encore une fois Bastet ne parvint pas à saisir. Ce qu’ils pouvaient être exaspérants avec leurs chuchotements ! ><

    Du coup, Bastet compensa cette insatisfaction de sa curiosité naturelle pour un air profondément enjoué qu’elle afficha dès qu’elle sut que William arrivait. Elle n’était pas impatiente de le voir expliquer certaines choses à Edward, elle n’était pas non plus impatiente de le voir retrouver une humeur moins favorable… elle était juste impatiente de revoir le médecin et d’être assurée que même s’il avait joué sa tête de mule pour arriver jusqu’ici, Edward ne s’était pas de nouveau blessé. Le petit monde de l’adolescente ne tournait qu’autour des deux britanniques depuis quelques temps, et encore davantage depuis qu’elle était avait été consignée et placée sous la garde de Sélène. Il y avait bien évidement sa mère qui lui manquait chaque jour et qu’elle ne pouvait aller voir justement parce qu’Edward l’avait placée sous la protection de Sélène, et que demander à aller visiter une femme à l’hôpital aurait toutes les chances de paraître suffisamment étrange pour qu’elle échange quelques mots à ce sujet avec Edward… Et là ça en serait fini du secret absolu qui entourait sa famille, parce qu’on ne pouvait rien espérer cacher à Edward. C’était d’ailleurs la première leçon que Bastet avait reçue de lui sur le port le jour de leur première rencontre… Et Bastet ne doutait pas qu’il avait probablement quelques théories pour expliquer ce qu’elle faisait de ses maigres économies et des endroits où elle disparaissait des après-midi entières alors qu’elle n’était pas sensée travailler au restaurant qui l’employait à la plonge. Il n’avait peut-être aucun détail capital ou aucune certitude… et du coup mieux valait ne pas lui fournir davantage d’éléments ; elle irait visiter sa mère lorsque tout serait réglé.

    Bastet venait de disparaître dans la cuisine pour s’occuper de remettre de l’eau à chauffer. Elle ne songea même pas à essayer d’entendre ce dont Edward et Sélène pouvaient discuter tant elle était perdue dans ses pensées à ce moment précis. Dans quel état retrouverait-elle sa mère si la situation s’éternisait ? Si 10 heures suffisaient parfois à lui faire oublier le nom de sa fille, alors à quoi serait-elle confrontée après plus de trois jours sans venir la voir ? Est-ce qu’elle serait à nouveau capable de la reconnaître ? L’adolescente posa un peu brusquement la bouilloire sur le plan de travail, s’y appuyant en donnant l’impression qu’elle avait besoin de cet appui pour s’empêcher de tomber. Elle avait certes beaucoup de mérite et de maturité pour être capable d’encaisser les choses, mais si quelqu’un décidait de regarder à l’intérieur, il n’y verrait qu’un chaos immense et beaucoup de choses que l’adolescente ne parvenait en réalité pas à gérer… Il y avait ce manque évident de repères, la nécessité absolue de gagner de l’argent, la peur de perdre définitivement sa mère et de devenir une parfaite étrangère à ses yeux… La liste était très longue. Beaucoup trop longue pour une ado de 18 ans qui ne pouvait compter sur personne pour partager son fardeau – un père, notamment… - ou épancher ses angoisses. Quelques semaines plus tôt, en sortant de cette banque où elle avait été otage, elle avait failli tout déballer à William parce que le médecin lui avait témoigné tellement d’attention qu’il avait été très dur pour elle de continuer à faire preuve de cette fausse insouciance et de cette force feinte. Bastet était d’ailleurs persuadée que le britannique lui aurait prêté une oreille attentive et aurait su la rassurer un minimum, mais elle s’était reprise à temps et avait une fois de plus tout gardé pour elle, comme elle le faisait toujours et inlassablement depuis qu’un diagnostic précis concernant sa mère avait été formulé.

    Dans cette cuisine immense, Bastet ne prêtait plus aucune attention à la bouilloire ou au temps qui passait, trop occupée à essayer une nouvelle fois de ravaler ses larmes. A mesure qu’elle perdait le peu de repères acquis ces derniers mois, elle perdait tout contrôle sur elle-même, qu’il s’agisse de ses émotions ou de son pouvoir plus handicapant qu’autre chose. Si Sélène mettait un point d’honneur à ne pas la déranger lorsque Bastet se trouvait dans la chambre qui lui avait été attribuée, l’adolescente en profitait pour se laisser aller et évacuer un trop plein de larmes avec lequel elle ne voulait embarrasser personne… Elle avait donc beau faire la grande et ne rien laisser paraître de trop évident, Bastet n’en restait pas moins une ado qui arrivait aux limites de ce qu’elle pouvait refouler.

    Trop occupée à essayer de reprendre le contrôle d’elle-même, Bastet n’avait pas entendu la sonnette. Ni les premiers mots que prononça William en pénétrant dans l’immense appartement. La hanse de la bouilloire serrée dans sa main droite, elle essayait à présent de calmer sa respiration saccadée avant de se décider à bouger ou à faire quoi que ce soit. L’appel de Sélène la troubla suffisamment pour que la bouilloire métallique lui échappe des mains au moment où Bastet se décidait à la soulever, et le récipient heurta le plan de travail avec un bruit sourd, rebondissant presque dessus avant d’être attrapé – ou plutôt bloqué – par Bastet. Ce trouble sembla l’aider à ravaler les dernières larmes, et Bastet remplit la bouilloire avant de la poser sur le feu, profitant du temps nécessaire à l’ébullition du liquide pour essayer de sécher complètement ses yeux humides avec les manches de son tee-shirt.

    Environ deux minutes passèrent avant qu’elle ne regagne le salon avec la bouilloire qu’elle posa sur la table basse le temps de saluer William avec chaleur, lui dédiant un sourire radieux pour lui montrer à quel point elle était contente de le voir. Pour un bon observateur néanmoins, son sourire ne parviendrait pas à effacer une certaine humidité dans les yeux de l’adolescente qui était davantage due à un moment de craquage émotionnel qu’à la joie de revoir William.

    Un peu de thé ?

    Et voilà comment on changeait de conversation lorsqu’on se doutait pertinemment qu’on avait merdé quelque part… Bastet reprit la bouilloire et versa suffisamment d’eau dans la tasse de William, déposant l’ustensile pour ensuite tendre la main vers le panier de brioches toujours posé près d’Edward. Ce qui l’amènerait à croiser le regard du détective… Sans doute fallait-il l’aide de tous les anciens Dieux de l’Egypte pour qu’il ne remarque rien !
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Lun 22 Aoû - 21:14

    Quand il était partit dans ses remerciements, à sa manière, il apprécia le fait que ce soit pris de la même manière. Pas de saut de trois mètres de haut, pas de mouvement frénétique de fan hystérique qui venait d’avoir un compliment, pas de cris suraigus et ainsi de suite. Juste un demi-sourire et une phrase qui l’incitait à ne pas continuer sous peine de se retrouver à la porte. De toute façon, il n’avait pas pensé un seul instant que Sélène puisse avoir la réaction d’une adolescente pré-pubère. Elle avait cette faculté à voir les choses et à y réagir de la meilleure façon que ce soit. Ce n’était pas un secret et, par-dessus tout, c’était quelque chose de parfaitement agréable. Les remerciements étaient, donc, une chose de faite sans avoir à revenir dessus. Bien.

    William avait fait son apparition et s’étonna de la réaction d’Edward bien que Sélène lui assurait qu’il n’y avait rien dans cet appartement pouvant créer quoique ce soit dans le cerveau d’Edward. Ce qui amena William à conclure qu’Edward savait qu’il le menait un bateau. Là, encore, il en eut la confirmation rapidement de la part du principal intéressé. Ce qu’il pouvait être énervant de temps en temps mais, d’un autre côté, c’était plutôt rassurant concernant son état. Du coup, très vite, il s’intéressa à Bastet en demandant où elle se trouvait. William trouva bien vite une place devant la tasse et le thé que lui proposait Sélène, alors qu’elle avait expliqué que Bastet était en mission « eau chaude ». Le choix de William se porta sur un thé typiquement anglais alors qu’il relevait la tête pour voir la petite tête blonde faire son entrée… Plus si blonde que ça.

    Bon, elle n’était plus blonde mais, au fond, il s’en foutait royalement, surtout en la voyant sourire. Ca restait Bastet, blonde, rousse, brune, elle n’en demeurait pas moins cette adolescente qu’il appréciait. Il n’était malheureusement pas un observateur comme pouvait l’être Edward. Il avait tellement envie que cette adolescente se sente bien, qu’il avait peut-être des œillères qui le laissait penser que c’était le cas. Une façon trop sentimentale de voir les choses –comme dirait Edward – qui l’empêchait – à ce moment bien précis – de déceler une certaine tristesse chez l’adolescente. C’est avec un large sourire qu’il hocha la tête, dans un remerciement, pour accepter le thé qu’elle proposait.

    Un côté sentimental qui n’était absolument pas partagé par Edward. Il avait, de toute façon, estimer qu’elle avait passé trop de temps dans la cuisine. Entre le moment où elle était partie et le moment où Sélène l’avait appelé, Bastet avait largement eut le temps de faire chauffer de l’eau. Mais, il lui avait fallu encore des minutes supplémentaires. Tout était assez logique dans son esprit, il ne doutait pas que l’adolescente serait contente de voir William. De l’eau qui chauffe n’avait pas besoin de surveillance et Bastet aurait été tout à fait capable de venir saluer William de manière enjouée, puis repartir chercher l’eau. Ce qu’elle n’avait pas fait. Ajouter à cela les yeux rougis, ce qu’il n’avait même pas eu besoin de remarquer. Parce que, quand elle passa un bras pour attraper une brioche, il était difficile pour Edward de ne pas voir les légères traces, toute petite d’humidité qui se trouvait sur le bout de ses manches. De là, il n’y avait pas besoin d’être devant pour savoir que ce n’était pas bouilloire qui avait été particulièrement longue dans la cuisine, comme il n’était compliqué de savoir à quelle genre d’activité Bastet s’était livrée.

    Pourtant quand il croisa le regard de Bastet, il ne dit rien. Qu’est-ce qu’il aurait dû dire ? Lui demander la raison de ses larmes dans la cuisine, alors qu’elle était entourée de trois adultes ? Bastet était secrète sur une partie de sa vie, il était parfaitement au courant de ce fait et vacillait encore entre le fait de chercher à savoir, ou la laisser avoir son intimité de ce côté-là. Voilà pourquoi il n’aimait pas faire dans les sentiments, ça n’aurait pas été Bastet qu’il aurait déjà été farfouillé pour savoir ce qu’elle cachait. Il ne renonçait pas à cette idée, bien au contraire mais, il n’était pas encore certain que ce soit une bonne chose. Ne fallait-il pas la laisser venir sur ce sujet par elle-même. Et pourtant, ça le tuait de ne pas savoir, que ce soit sur n’importe quoi il avait BESOIN de savoir. C’était presque vital.

    Quoiqu’il en soit il n’eut pas de regard étrange ou suspicieux envers Bastet, ni spécialement insistant. Le moment était peu propice à une discussion et, surtout, il était que trop peu apte à faire ce genre de chose. Au pire il en parlerait avec William, ou avec Sélène, pour que ce soit quelqu’un d’autre qui se charge de la discussion si il devait y en avoir une. Mais ça ne serait sûrement pas lui sinon ça serait un moment difficile aussi bien pour elle que pour lui.

    « Hmmm… William avala la bouchée de la brioche qu’il venait de mordre. Vous avez entendu, l’info vient juste de tomber dans les médias. Ils ont retrouvé des billets circulant dans le Hell qui appartiendrait au braquage de la Cinquième. »

    Il donnait les infos comme il les avait entendu, sans savoir si c’était une spéculation ou si c’était vérifier. Il avait entendu ça à la radio en venant alors, il imaginait que l’info n’était pas encore arrivée jusque-là. Enfin, fallait bien qu’il serve à quelque chose de temps en temps. En tout cas, loin de s’imaginer que cette info pouvait être carrément vitale, il désigna la brioche qu’il avait dans la main en demandant qui les avait faites. Le regard d’Edward se dirigeant vers Bastet, William comprit qu’elle en était à l’origine.

    « Elles sont super bonnes. Si un jour tu veux plus bosser avec Edward, ce que je peux comprendre, je t’offre une place pour remplacer notre logeuse au niveau des repas. La brioche dans la main, il pointa le doigt en direction de ses cheveux. Oh et j’aime bien ta couleur de cheveux, ça change mais pas en mal, je trouve. »

    ce qui n’était clairement pas un mensonge. Edward ne trouva même pas à redire quelque chose pour le principe parce que son cerveau était déjà en train de cogiter sur cette histoire de billet. Le mieux était encore de vérifier leur provenance, du coup, alors que William parlait avec Bastet, lui, posa son regard sur Sélène.

    « Parmi tes nombreux contacts, tu n’as pas quelqu’un qui s’y connaitrait en fausse monnaie, par hasard ? »
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Sélène Gallio
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Mar 30 Aoû - 22:36

    Dire que Sélène n’appréciait pas les remerciements était un mensonge. Ce qu’elle n’appréciait pas, c’était qu’on lui donne l’impression qu’elle était une Sainte juste parce qu’elle avait filé un coup de main… Et c’était sans doute précisément pour cela qu’elle accordait davantage d’importance aux remerciements à demi mot que venait de lui adresser Edward qu’à ceux d’une personne habituée à en faire des tonnes tous les quatre matins, même à lui baiser les pieds. Tout était une question de mesure avec Sélène, parce que son vécu faisait qu’elle n’éprouvait que peu de sympathie pour les personnes trop expansives, inconstantes… ou ce genre de choses. Edward était assez avares de remerciements de manière générale, et s’il prenait sur lui – ce qui était assez évident lorsqu’on le connaissait un peu – pour la remercier, c’était vraiment parce qu’elle avait fait quelque chose pour mériter ses remerciements ô combien rarissimes. En l’occurrence, enquêter et veiller sur Bastet.

    Une fois William arrivé, Sélène l’avait accueilli avec cette chaleur caractéristique, le laissant ensuite échanger quelques mots avec Edward puisqu’après tout, il avait fait le déplacement pour ça. L’idée d’intervenir dans cet échange ne lui effleura absolument pas l’esprit, et du coup elle s’était éloignée pour aller chercher une tasse pour le médecin. William s’installa et demanda après Bastet, et Sélène l’appela pour savoir où elle en était vu que l’on demandait après elle… Et puis peut-être aussi parce qu’il ne fallait pas autant de temps pour porter un peu d’eau à ébullition.

    Après quelques minutes, Bastet réapparut avec la bouilloire qu’elle déposa sur la table le temps de saluer le médecin. Elle lui proposa un peu d’eau chaude pour son thé avec un sourire véritablement immense qui pouvait traduire une certaine joie de le revoir, mais qui pouvait également dissimuler quelque chose d’autre… De là où elle était, Sélène ne pouvait pas voir grand-chose, mais lorsque l’adolescente se pencha vers Edward pour récupérer les brioches, elle ne pu ignorer une certaine humidité dans ses yeux. Avait-elle hâte que cette affaire finisse pour qu’elle puisse échapper à la surveillance de Sélène ? Est-ce qu’elle avait été une si terrible gardienne que ça, ou est-ce que Bastet avait simplement envie que tout rentre dans l’ordre et que plus personne n’ait envie de la tuer ? Il y avait peut-être un peu des deux… Mais à aucun moment Sélène ne pu soupçonner que cette humidité était due à des larmes, pour la bonne raison que Bastet s’était très bien débrouillée jusqu’ici pour ne pleurer que lorsqu’elle était certaine que personne ne pourrait la surprendre, et pour ensuite effacer les traces et faire comme si tout allait bien. Parce qu’elle ne connaissait rien de sa vie un peu trop compliquée, Sélène n’avait aucun moyen de se douter du fardeau qu’elle portait. A moins d’utiliser ses pouvoirs sur l’adolescente, mais vu les quelques pertes de contrôle de ces derniers mois, il valait mieux éviter de tuer par inadvertance la tête blonde…

    Ce fut William qui troubla le silence en formulant à voix haute ce que lui inspiraient les brioches, et le sourire de Sélène s’étira alors qu’elle lançait un rapide clin d’œil à Bastet qui frôlait le sans fautes avec ses petites douceurs. William évoqua ensuite les dernières informations concernant le braquage diffusées dans les médias, et Sélène resta un instant silencieuse. Non, elle n’avait rien entendu de tel pour la simple et bonne raison que ses multiples casquettes avaient du mal à être endossées en ce moment : elle gérait un night-club, une agence de détective, avait un amant insatiable, des protégés à gérer, Bastet à protéger, une enquête à mener… et quelques heures de sommeil à grappiller à droite et à gauche. Donc non, elle n’avait pas entendu les nouvelles… Ce qui lui laissait le curieux sentiment de n’avoir pas fait son boulot correctement, dans la mesure où elle aurait du être au courant pour cette histoire de billets bien avant que la presse ne l’évoque.

    Pas vraiment, non... J'ai eu pas mal de choses à faire, couru partout...

    William enchaîna ensuite avec une question sur les brioches, et Edward désigna l’adolescente d’un mouvement de tête. Le médecin la félicita assez rapidement, lui proposant de remplacer leur logeuse dès qu’elle ne voudrait plus travailler avec Edward. Le sourire de Sélène s’étira avec amusement malgré les idées qu’elle retournait dans tous les sens dans son esprit, parce qu’il était assez amusant de voir que William considérait que la collaboration d’Edward et Bastet ne pourrait – visiblement – qu’être interrompue par Bastet et non par le détective. Ce qui tendait à laisser penser qu’il était on ne pouvait plus satisfait de l’adolescente et qu’il ne la congédierait pas de si tôt… Le sujet presque devenu tabou fut finalement abordé, et William déclara bien aimer la couleur des cheveux de l’adolescente. Il avait raison sur le fait que cela la changeait, et c’était rien de le dire…

    Presque intuitivement, Sélène se tourna vers Edward peu avant qu’il ne s’adresse à elle, l’interrogeant sur la possibilité qu’elle connaisse quelqu’un qui pourrait être utile en matière de fausse monnaie… L’espace d’un instant, la mutante se demanda où il souhaitait en venir, et les éléments s’imbriquèrent dans son esprit :

    Je peux t’avoir un spécialiste. Juste un coup de fil à passer…

    Qui de mieux qu’un faussaire pour répondre aux questions qu’Edward pourrait avoir à poser ? Et le fait qu’il s’agisse d’un amant aiderait à lui mettre la main dessus avec une rapidité déconcertante, bien plus que s’il ne s’était agi que d’une connaissance ou d’un ami. Il ne fallait jamais sous-estimer la sensation de dépendance que pouvait induire Sélène sur ceux qu’elle désirait conserver à disposition pour un tas de raisons…

    Est-ce que tu pourrais nous en dire plus ?

    Sélène cogitait très vite, mais certainement pas autant qu’Edward. Et plutôt que de faire comme si elle avait compris, elle avait suffisamment d’humilité et d’intelligence pour lui poser directement la question.

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Bastet Ishtar
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Mar 13 Sep - 15:14

    Lorsqu’elle était revenue dans le salon avec sa bouilloire pleine d’eau chaude, William n’avait rien remarqué du léger changement dans le comportement de Bastet. Elle n’avait pas de grands talents d’actrice et se débrouillait comme elle pouvait pour cacher ses sentiments ou son état d’esprit vis-à-vis de sa propre situation, de l’état de santé de sa mère, du fait qu’elle n’avait aucun des diplômes requis pour faire ce dont elle avait envie, ou même de l’horrible panel de petits jobs dans lesquels elle baignerait jusqu’à la fin de sa vie… Pour tout ça, elle avait appris à adopter une parade qui consistait à relativiser au maximum, à grands renforts de sourires et d’entrain. Ca fonctionnait sur ceux qui ne la connaissaient pas, et également sur ceux qui n’étaient pas de très bons observateurs – comme William, notamment. En revanche, Bastet était certaine que cela ne fonctionnerait jamais avec Edward, à moins qu’elle ne se découvre une passion pour l’interprétation et qu’elle trouve des milliers de dollars pour faire l’Actors’ Studio… Mais là encore, elle doutait de pouvoir un jour duper son patron. Et pour ce qui était de Sélène, Bastet ne savait toujours pas sur quel pied danser avec elle… Peut-être que comme William elle ne voyait rien. Ou peut-être au contraire qu’elle voyait tout mais ne le faisait pas savoir. Enfin bref, peut-être valait-il mieux arrêter d’essayer de savoir et se dire qu’elle était simplement une jeune femme intelligente, mais toutefois pas aussi aguerrie qu’Edward pour déceler les choses que les gens comme Bastet peinaient à dissimuler…

    William accepta volontiers le thé et adressa un sourire très large qui réchauffa un peu le cœur de Bastet. Ce que le médecin avait pu lui manquer ! Ce n’était pas pour rien qu’à chaque fois qu’elle sentait le secret de son existence trop lourd à porter, elle manquait de peu de tout lui raconter à propos de son manque d’argent, de sa mère, et de tout le reste, parce que même s’il n’était pas aussi vif qu’Edward, William avait cette manière de mettre en confiance qui parvenait presque à faire tomber la réserve que Bastet s’imposait en permanence pour n’ennuyer personne avec ses histoires… Mais là, elle n’avait aucunement envie de l’ennuyer en déballant sa vie et ses malheurs, elle avait juste envie de le voir sourire de cette manière rassurante et de s’asseoir près de lui. Cela n’impliquait pas qu’elle n’était pas ravie de revoir Edward ou qu’elle n’avait pas envie de s’asseoir près de lui… mais ça restait Edward, ce qui impliquait que les comportements « normaux » n’avaient que rarement cours en sa présence, malgré une irrépressible envie de vouloir s’improviser larbin pour lui faire oublier que c’était à cause d’elle et de son inattention s’il se trouvait à présent avec une jambe coincée dans un plâtre encombrant…

    En attrapant le panier de brioches, Bastet n’échappa pas au regard d’Edward et elle eût l’intuition que son accès de larmes venait d’être découvert… mais il ne dit rien. Un soupir intérieur de soulagement plus tard, Bastet offrait une brioche toute chaude à William, se demandant si c’était à cause des antidouleurs pour sa jambe qu’elle n’avait pas senti le regard d’Edward la passer aux rayons X comme à l’accoutumée, ou si c’était simplement parce qu’il n’avait rien remarqué. Non, rien ne lui échappait. Il avait forcément remarqué quelque chose… ou alors il prenait vraiment des trucs puissants.

    William évoqua ensuite le braquage, provoquant une légère crispation chez l’adolescente. Elle n’avait toujours pas oublié comment elle avait failli y rester juste parce qu’il n’était pas concevable qu’une ado n’ait pas de portable, comment elle avait vu plusieurs personnes se faire tuer ou tirer dessus… Elle n’oublierait probablement jamais, et c’est justement ce qui expliquait cette crispation qui revenait comme un réflexe à chaque fois que l’on évoquait le braquage devant elle. Presque inconsciemment, elle orienta son regard vers l’entrée, alors que William mentionnait les dernières nouvelles concernant des billets retrouvés dans Hell’s Kitchen. Sélène n’en avait pas entendu parler parce qu’elle avait eu pas mal de choses à faire – ce que Bastet savait, puisqu’elle ne l’avait que rarement vue s’asseoir pour ne rien faire. Edward semblait réfléchir lorsque William lui proposa un futur travail lorsqu’elle en aurait assez de bosser avec le détective. Un sourire étira les lèvres de la tête blonde plus si blonde que ça :

    J’ai peur de finir par vous engraisser tous les deux à force de vous servir des brioches matin, midi et soir… - Elle ne savait pas cuisiner grand-chose, alors ils finiraient par se lasser. – Mais si je peux continuer à bosser et préparer des brioches de temps à autre, alors je ne dis pas non !

    Sourire enjoué à l’appui, Bastet fixait le médecin qui appréciait très clairement ses brioches. Il finit par la complimenter sur ses cheveux et l’adolescente afficha pendant un instant un regard incrédule avant de rosir légèrement, peu habituée aux compliments. Elle bredouilla un « merci » pas très audible, avant de reporter son regard sur Edward, qui requérait un spécialiste en fausse monnaie. Bastet fronça les sourcils, se demandant d’où cette idée pouvait bien lui venir, remarquant bien vite qu’elle n’était pas la seule dans cette pièce à ne pas voir où le détective voulait en venir. Sélène avait visiblement la personne voulue dans son entourage parce qu’elle ne sembla pas réfléchir très longtemps avant d’évoquer un simple coup de fil qu’elle pouvait passer…
    Bastet ne retint pas une observation qui lui brûlait les lèvres :

    Ils ont été assez stupides pour dépenser l’argent volé en plein New York ? Après toutes les précautions prises pendant le braquage ?

    Sans se douter de ce à quoi Edward pouvait penser, Bastet trouvait cette information incongrue. A moins qu’un journaliste n’ait encore une fois relayé une information inexacte…
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Edward Livingston
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Lun 17 Oct - 3:58

    William demeura, un court instant, incrédule. S’arrêtant de mâcher une courte seconde, il passa son regard de Sélène à Edward et vice versa. Il avait toujours cette expression quand, sans savoir comment, il arrivait à fournir une information qui était ignorée. Déjà, y arriver avec simplement Edward était compliqué mais, y arriver avec Edward ET Sélène, ça relevait du miracle. Cependant, aucun sourire victorieux ou d’air supérieur ne se dessina sur son visage, juste de l’étonnement. Bien que, en y réfléchissant, ça pouvait se comprendre. Edward avait été enfermé dans un hôpital et Sélène semblait être une femme bien occupée. L’information n’était pas bien vieille vu qu’il venait de l’entendre mais il ne s’était pas attendu à être le seul au courant. En fait, la seule réaction qu’il put avoir c’est, finalement, d’être content de pouvoir apporter une information qui pourrait peut-être les aider. Mais avant de savoir si cette information avait une importance quelconque, il félicita Bastet pour ses brioches, parlant d’un éventuel nouvel emploi.

    « Personnellement ça ne me dérange pas d’être engraissé de cette manière. »

    Il n’en dit pas plus car, comme Bastet, il s’intéressa à la demande qu’Edward venait de faire à Sélène. Cette dernière avait vraiment de tout dans ses contacts vu qu’elle disait n’avoir besoin que d’un coup de fil pour trouver un faussaire. Il avait beau savoir qu’elle avait des relations, cela l’étonnait toujours de voir qu’elle avait des ressources pour tout. C’était hallucinant. La question qu’il aurait aimé poser à Edward ne parvient à passer ses lèvres vu que Sélène la posa avant lui. Est-ce qu’il pouvait en dire plus ? Edward sembla réfléchir un court instant à la façon dont il allait exprimer son idée mais avant qu’il ne se lance, c’est Bastet qui fit une réflexion sur le fait qu’il était étrange d’utiliser l’argent du braquage alors que, jusque-là, il y avait eu de grandes précautions de prisent. Edward balança les mains comme si Bastet venait d’énoncer une évidence, et il posa son regard sur Sélène.

    « Ca répond à ta question, Sélène ? »

    Si, par hasard, on se demandait pourquoi Edward avait choisi Bastet, pourquoi il continuait de la garder, il pourrait donner une explication ne serait-ce que par la réflexion que venait de faire Bastet. Elle avait un réel potentiel, non seulement elle était loin d’être stupide mais, en plus, elle savait utiliser sa cervelle pour réfléchir de manière logique. Et même quand elle tombait à côté de la plaque, ses raisonnements suivaient une certaine logique. Les choses s’apprenaient et elle pouvait vraiment être douée, parce que son potentiel n’était pas à remettre en question. Quoiqu’il en soit, Edward reprit assez rapidement pour mettre cette idée un peu plus à plat.

    « Ces types n’ont pas fait d’erreur, en tout cas pas qu’on est encore trouvé. Même dans leur tentative contre Bastet, ils ont pris des précautions. Le braquage est tout récent, utiliser l’argent aussi rapidement dans la même ville c’est se tirer une balle dans le pied. Alors y a pas cinquante solution, soit ils sont devenus soudainement plus stupide que leurs pieds, soit quelqu’un à fait faire de faux billets pour s’en servir. »

    Un fait qui en impliquait beaucoup d’autre en y réfléchissant bien. Faire de faux billets était une chose, faire ceux qui ont été braqué était une autre. Fournir des billets qui attireraient l’attention sur celui qui les utilisent était encore une autre chose. Ce qui l’amenait à une autre théorie qu’il expliqua rapidement.

    « Imaginons deux secondes que nos braqueurs soient, comme ils semblent les prouver jusqu’à maintenant, très doués. La meilleure façon de ne pas attirer l’attention sur eux est de la faire porter sur d’autres personnes. Et pour le faire y a une bonne solution, créer ou faire créer des faux billets qu’on a voler pour les distribuer et faire porter le chapeau à d’autre personne, ou faire peser les soupçons sur eux quelque temps. La personne qui a fait ces faux billets est forcément de mèche ou employé par les personnes qui ont fait ce braquage. »

    Le but revenait donc à retrouver le faussaire et, à partir de lui, tenter de remonter jusqu’au commanditaire du braquage. Et c’est pour cette raison qu’il avait besoin d’un autre faussaire. Si les billets étaient bien faits il y avait une chance qu’un autre bon faussaire reconnaisse une façon de faire. Les bons faussaires étaient un peu comme des artistes qui connaissaient, au moins de réputation, les autres bons faussaires. Enfin, sans le connaitre personnellement, si une façon de faire était reconnu ça donnait une piste pour remonter au faussaire qui intéressait Edward. En réalité, faire porter le chapeau à des autres personnes étaient super intelligent mais c’était aussi une erreur dans le sens où ça donnait une piste sérieuse.

    « A moins que quelqu’un est une autre théorie ? »
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Mer 19 Oct - 14:27

    L’irritation passagère de Sélène concernant le fait qu’elle n’ait pas vraiment eu le temps d’écouter les nouvelles de ces derniers jours passa assez rapidement, notamment lorsqu’elle aperçut l’air incrédule de William et l’interruption de tout mouvement de sa part – mâchage de brioche compris – parce qu’il ne s’était visiblement pas attendu à fournir une information inédite. La surprise passée, il avait annoncé ce qu’il avait appris avant d’échanger quelques mots avec Bastet au sujet des brioches. Un peu plus, il y aurait eu fort à parier que les brioches aient pu voler la vedette à ce braquage et aux conséquences pour ceux qui y avaient participé malgré eux, parce que le sujet de la nourriture semblait être quelque chose d’important aussi bien pour Bastet que pour William. A présent, il souhaitait se faire engraisser, et Bastet ne demandait que ça ; l’obésité frapperait bientôt sous leur toit, et il n’y aurait personne pour y changer quoi que ce soit tant que le thé coulerait à flot en parallèle…

    Bastet sembla cogiter plus rapidement que tout le monde en remarquant d’entrée ce qui ne collait pas entre ce qu’elle savait du braquage pour l’avoir vécu et ce que William venait de dire. Edward interrogea Sélène pour voir si cela lui suffisait, et la jeune femme acquiesça, fixant Bastet en donnant l’impression de ne pas la voir. La gamine avait mis le doigt sur quelque chose qui faisait incroyablement tâche dans le décor, à savoir que ces braqueurs ne se seraient certainement pas donné tout ce mal pour planifier le casse et disparaître comme des pros si cela impliquait de dépenser l’argent à tour de bras à moins de 10km du lieu du casse. Non, ils avaient été bien plus malins que ça, et si Edward lui demandait si elle pouvait lui avoir un expert en fausse monnaie, cela ne pouvait signifier qu’une seule chose… Chose qu’Edward ne tarda pas à expliciter ce qui avait probablement du se passer pour que les billets du casse finissent par être retrouvés dépensés en ville sans logique apparente : les braqueurs avaient fait copier les billets volés pour brouiller les pistes, parce que la police possédant les numéros des billets volés sauteraient sans attendre sur le premier type qui tenterait de payer ses cigarettes avec un billet de 20$. C’était une idée absolument géniale, mais cela impliquait que les copies devaient être parfaites pour que personne n’évente la supercherie trop rapidement…

    Ca y répond complètement. Histoire de ne pas perdre de temps, je vais passer mon coup de fil… Nous serons fixés après.

    Sélène quitta le canapé qu’elle partageait avec Edward, récupérant son portable avant de s’éloigner en direction d’une autre pièce. Adossée contre une épaisse bibliothèque, Sélène composa le numéro de Merlin et tomba directement sur son répondeur, signe indiquant qu’il n’était pas du tout disponible. La mutante laissa un message, n’en dévoilant pas trop parce qu’elle ne s’étalait jamais au téléphone de toute manière. Merlin la rappellerait et là, elle pourrait lui en dire un peu plus. Restait à espérer qu’il pourrait se libérer rapidement.

    La jeune femme regagna le salon avec ce silence habituel qui accompagnait chacun de ses déplacements. Ses deux invités et Bastet s’y trouvaient toujours, William mangeant encore une brioche – peut-être en était-ce une autre, ou toujours la même, impossible de savoir –, Edward ne manquait pas de thé, et Bastet était toujours aussi calme… Sélène s’installa de nouveau près du détective en prenant garde de ne pas le secouer, et posa son portable sur la table basse.

    Mon expert devrait me rappeler assez rapidement. J’imagine que son expérience permettra au moins d’avoir une piste sérieusement… ou avec un peu de chance d’avoir le nom d’un type sur lequel tomber.

    L’intimidation était quelque chose que Sélène appréciait énormément, et si l’on pouvait soupçonner une femme de ne pas être capable d’intimider aussi bien que pouvait le faire un homme, Sélène fracassait ce cliché à chaque fois qu’elle foutait la pétoche à une personne peu recommandable…

    Est-ce que l'on sait à quel commissariat sont stockés ces billets ?

    Avec un peu de chance, personne n'aurait à s'énerver sur un flic abruti ou qui avait une dent contre Edward...

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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Mar 22 Nov - 12:46

(Avec toutes mes excuses pour le retard ><)

Bastet ne s’étonna nullement du fait que ni Edward, ni Sélène n’aient été au courant de l’information que venait de dévoiler William. Après tout, Edward avait passé quelques jours à l’hôpital – par sa faute – et avait probablement mis tellement de mauvaise volonté à se laisser soigner que le fait qu’une infirmière intrépide l’ait privé de télévision n’aurait pas vraiment étonné l’adolescente. Sélène de son côté était allée et venue à de nombreuses reprises et n’avait clairement pas un rythme de vie qui permettait de s’échouer devant un poste de télévision… Quant à Bastet, elle s’était très naturellement trouvée bien plus attirée par la bibliothèque de son hôte que par la télévision, alors il ne fallait pas chercher plus loin pourquoi elle n’était au courant de rien de plus depuis qu’Edward l’avait confiée à Sélène. Et puis également, Bastet n’avait pas vraiment envie de voir à la télévision les images des caméras de vidéo surveillance lui remémorer en boucle qu’elle avait failli provoquer la mort d’un nourrisson, d’une adolescente, faire transpercer tout le monde par des débris de verre, et mourir. Non, elle était suffisamment traumatisée par cette expérience pour ne pas avoir envie de se la remémorer…

William s’avoua prêt à se faire engraisser, et un rire discret échappa à Bastet à cette idée. Elle n’était pas certaine de parvenir à confectionner des brioches suffisamment rapidement pour « gaver » William à ce point, mais elle lui en ferait aussi souvent qu’il le désirerait pour peut qu’il le lui demande gentiment. Et elle ne doutait pas de la gentillesse du médecin, qui était à peu près l’une des seules choses constantes sous le toit qu’elle était habituée à squatter avant qu’on n’essaie de la tuer…

Bastet s’étonna ensuite de la stupidité des braqueurs, trouvant étrange qu’ils dépensent l’argent volé dans la ville où avait eu lieu le braquage, parce que pour être certains de se faire attraper par la police, le FBI et toutes les agences à 3 lettres, c’était sans doute le moyen le plus efficace ! Mais justement, pour les avoir vu procéder de l’intérieur de sa place d’otage, Bastet savait qu’ils n’étaient pas stupides. Edward balança ses mains d’une manière qui intrigua Bastet, et interrogea Sélène pour savoir si cela répondait à sa question. Bastet resta interdite, se demandant ce qu’elle avait bien pu dire qui puisse répondre à la question de Sélène alors qu’elle s’était juste étonnée de l’inconscience d’une telle dépense d’argent… Ah, c’était peut-être ça en fait. Edward finit par formuler ce que Bastet avait peut-être compris sans être certaine de pouvoir le formuler, à savoir que ces braqueurs avaient sans doute fait appel à un faussaire. Le visage de Bastet sembla s’illuminer en quelques secondes : un faussaire, c’était vraiment une idée géniale pour brouiller les pistes ! Ca les faisait certainement passer pour des abrutis auprès de ceux qui n’allaient pas chercher plus loin – à peu près tout le monde, en fait – mais ça leur permettait de s’enfuir avec le butin pendant que les autorités couraient après des pauvres bougres qui s’étaient fait refiler des faux billets. C’était sur le papier le plan idéal… jusqu’à ce qu’Edward y mette le nez. Comme pour à peu près chaque affaire sur laquelle Bastet l’avait assisté.

Sélène s’installa de nouveau près du détective en annonçant ce qui paraissait être une bonne nouvelle : elle connaissait un expert en fausse monnaie, lui avait laissé un message, et attendait qu’il la rappelle. Bastet secoua la tête lorsque Edward demanda si quelqu’un avait une autre théorie, parce que sans même s’en rendre compte, elle avait réussi à mettre le doigt sur ce qui n’allait pas. Ce n’était pas encore une théorie construite avec des arguments et des preuves au même titre que celles que construisait Edward, mais elle marchait dans ses traces et c’était déjà ça. Même si les traces étaient bien trop larges pour les petits pieds de l’adolescente.

Un demi-sourire étira ses lèvres avant qu’elle ne morde avec appétit dans une brioche en ayant la satisfaction d’avoir servi à quelque chose d’autre qu’à se mettre en danger.
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Mar 13 Déc - 10:28

Bon, la bonne nouvelle, c’est que Bastet semblait avoir retrouvé le sourire après son passage un peu trop long dans la cuisine. Plus cette affaire avançait et plus Edward admirait la personne qui était derrière tout ça. Bon, il aurait parfaitement admiré cette personne si personne n’avait cherché à tuer Bastet mais il ne pouvait s’empêcher de penser que ce braquage avait été soigneusement préparé. Il aimait ça parce qu’il y avait un minimum de défi et que son cerveau pouvait se laisser à réfléchir contrairement à d’autres affaires ou les choses étaient bouclés en trop peu de temps selon lui. Sélène apportait, également, une aide considérable avec ses ressources pour tout et pour rien. Si on voulait savoir quelque chose, ou être en relation avec quelqu’un qui savait quelque chose elle était probablement la personne à qui s’adresser en ville. Cependant il n’essaya pas d’imaginer les méthodes qu’elle pouvait mettre en œuvre parce qu’il était clair qu’elle n’avait pas un si large choix de contact juste avec des sourires. La pression et l’intimidation devait entrer en ligne de compte, à ne pas en douter. Cela dit, ça lui plaisait aussi de ne pas savoir comment elle s’y prenait, ça faisait un truc de plus qu’il n’était pas possible de comprendre chez cette femme.

Elle était revenue à sa place, toujours aussi silencieuse, pour annoncer qu’elle avait passé son coup de fil et qu’elle ne tarderait pas à avoir une réponse. Une bonne nouvelle. En gros il fallait attendre l’avis de l’expert en question pour avoir une piste sur laquelle se tourner. Mais Sélène souleva un problème, pour laisser expert jeter un œil à ses billets il allait falloir y avoir accès. Le pourcentage de flic avec qui Edward était en bon terme était assez faible. Ok, il y était peut-être pour quelque chose bien que, dans le fond, ce n’était pas de sa faute si la plus part se sentait insulté pour ne pas avoir vu ou comprit quelque chose que lui avait vu ! A la question de Sélène Edward se tourna vers William, vu que c’était lui qui avait eu l’information, il savait peut être où trouver les billets. Sou ce regard interrogateur, William posa la brioche comme si il pensait qu’on lui reprochait de trop manger, avant qu’il ne capte vraiment à la question que lui posait Edward de manière muette.

« Je ne sais pas, ils n’ont rien dit de plus… Juste que les billets ont été retrouvés dans le Hell, donc… »

Il laissa sa phrase en suspend en se disant que tout le monde penserait que si les billets ont été trouvés là-bas, c’est qu’ils doivent se trouver au commissariat de ce secteur. Mais le fait de ne pas le dire lui-même permettait, en cas d’erreur, de se décharger en disant que lui n’avait rien dit. Y a des fois où, avec Edward, on apprenait à se protéger. Le problème avec le secteur du Hell Kitchen c’est qu’Edward n’était pas vraiment en bon terme là-bas. Le quartier était réputer très mauvais et, de source sure, il savait qu’une bonne partie des flics de là-bas étaient corrompus, d’où le manque de résolutions élevés de crime par là-bas. Alors à chaque fois qu’il mettait le nez dans une affaire du coin, ce n’était pas vraiment vu avec une joie infinie. Il se gratta l’arrière de la tête, faussement gêné avant de reprendre.

« Disons qu’avec mes béquilles et tout, ça va être difficile pour moi d’y aller. Il serait préférable que ce soit sélène qui s’en occupe… Après tout, elle arrive toujours à avoir ce qu’elle veut. »

Le pire c’est qu’il avait ce timbre de voix qui pouvait laisser entendre qu’il savait de quoi il parlait. Ce qui au final n’était pas vraiment faux, après tout elle avait été capable de débarquer chez lui pour récupérer un dossier qu’il avait « malencontreusement emprunté » à son insu. Quoiqu’il en soit elle était la mieux placé pour aller chercher un billet et des information au commissariat du Hell. William serait associé à Edward et Bastet pourrait être reconnu et si quelqu’un était de mèche dans cet endroit avec les braqueurs ce n’était pas la peine de lui faire courir ce risque.

« Du coup, je pense que je vais rentrer pour essayer de mettre le plus de chose au clair. Bastet peut revenir si elle veut, y a de quoi la protéger sur place. Si ça convient à tout le monde ? »
« Et moi, je fais quoi ? »
« Et bien, régler tous les trucs administratif de mon départ de l’hôpital ! »

Comme si il était évident que ce soit son rôle. William reprit sa brioche pour la finir, faussement vexé par cette demande. Pour ce qui était de Bastet, effectivement elle avait le choix, mais ça dépendait aussi de Sélène qui avait peut-être envie de retrouver un semblant de liberté dans ses actions surtout que ce n’était pas son appartement.
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Sélène Gallio
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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Mar 17 Jan - 15:38

De nouveau installée près d’Edward, Sélène avait presque l’impression de le voir reprendre du poil de la bête à vue d’œil. Elle ne le touchait pas et n’était donc pas suffisamment proche pour percevoir l’enchaînement de ses pensées, mais elle était certaine qu’il cogitait à une vitesse incroyable en recoupant des tas d’éléments entre eux. Un demi-sourire étira ses lèvres, témoignant du fait qu’elle appréciait davantage le britannique lorsqu’il avait cette lueur dans les yeux que lorsqu’il cherchait délibérément à faire tourner le monde entier en bourrique… même si sa manière de faire tourner les gens en bourrique avait quelque chose que Sélène appréciait, même lorsque Edward faisait une démonstration de ce talent sur elle. Mais à la différence du commun des mortels, Sélène était capable d’une patience incroyable, ce qui rendait assez impossible la mission qui consistait à lui faire perdre son calme.

Au sujet des billets, Sélène avait apparemment mis le doigt sur quelque chose, et William se révéla être en panne d’informations intéressantes pour le moment, en dehors du fait que les billets ne devaient probablement pas avoir quitté Hell’s Kitchen… Sélène acquiesça, jetant un regard distrait à son téléphone alors que son esprit s’esquissaient déjà les prémisses d’un plan qui lui permettrait de récupérer un billet pour le soumettre à Merlin par la suite.

Edward déclara finalement qu’il n’y mettrait pas les pieds avec ses béquilles et Sélène acquiesça en silence pour lui donner raison. Elle avait toute confiance en les capacités du britannique, mais elle l’imaginait mal échapper à une fusillade en s’enfuyant en béquilles… Alors mieux valait qu’il évite de se rendre là-bas. Pas que les policiers de ce secteur lui tireraient dessus pour l’empêcher de venir les accabler de reproches, mais les malfrats de ce quartier avaient tôt fait de mettre du plomb dans le corps de ceux qui posaient beaucoup de questions et qui n’étaient pas suffisamment rapides pour esquiver les balles… Edward conclut finalement que Sélène arrivait toujours à avoir ce qu’elle voulait, et la mutante orienta un regard entendu dans sa direction, parce qu’il l’avait déjà vue à l’œuvre sur ce point et qu’il avait même fait les frais de l’entêtement de la jeune femme lorsque Sélène était venue récupérer son dossier et le remettre au travail… C’était il y avait un petit moment déjà, mais dans la tête de la mutante, ce souvenir était tout frais.

Je me charge donc de récupérer un billet…

La chose l’amusait par anticipation, et peut-être même qu’elle pourrait s’abstenir de faire appel à une autre vieille connaissance et subtiliser un billet à l’ancienne, comme elle savait si bien le faire. Il ne fallait jamais négliger ce que pouvait accomplir une femme qui s’était pendant longtemps servie de ses dix doigts pour gagner sa vie.

Edward exposa son programme personnel et déclara que Bastet pouvait rentrer avec lui. Une nouvelle qui réjouirait l’adolescente à coup sûr ! Edward demanda l’avis de tous et Sélène acquiesça pour montrer qu’elle ne voyait aucun problème avec ce programme. William s’inquiéta de savoir ce qu’il devait faire, et Edward le chargea de la corvée de paperasse relative à son évasion de l’hôpital. Sélène parvint à retenir un sourire amusé.

S’il faut de nouveau planquer Bastet en lieux sûrs…

Ce n’était pas dit clairement, mais elle était prête à accueillir de nouveau l’adolescente. Il y avait un tas de lieux où Sélène n’était pas sensée aller, et c’était justement tout le charme de ces cachettes improvisées dans des endroits qui pourtant n’avaient rien de secret à la base.

Je passe quelques coups de fil pour avoir quelques infos, et je te tiens au courant de la manière dont ça va avancer… Pour l’expert, comme je te l’ai dit, ça devrait aller assez rapidement à partir du moment où on aura pu récupérer un billet. Et pour les faux, je connais précisément la personne qui va pouvoir me fournir un paquet d’informations…

Sélène avait vraiment le bras très long. Dans tous les sens du terme.

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MessageSujet: Re: Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]   Jeu 19 Jan - 23:13

Bastet avait heureusement un caractère suffisamment fort pour être capable de garder pour elle un certain nombre de choses. Ca, et sa maturité lui permettaient de ne pas se plaindre à longueur de journée de tous les malheurs qu’elle avait du subir… Et dans son cas, il y en avait un certain paquet ! Cela ne faisait pas d’elle la Cosette Ultime, bien au contraire, et même avec des problèmes d’adultes à gérer, des gens qui essayaient de la tuer, et son statut de survivor d’un casse de banque, elle trouvait le moyen de sourire. Bon ok, son sourire n’était pas non plus hyper convaincant, mais ça suffisait pour duper les personnes les moins observatrices, comme notamment William… Le médecin avait une place particulière dans l’entourage de l’adolescente, et encore plus depuis qu’il l’avait récupérée devant cette banque sordide et qu’il avait su avoir pour elle des mots que personne n’avait prononcé depuis belle lurette. Il ne la laisserait pas et l’avait promis, tout comme il avait promis qu’il veillerait à ce qu’il ne lui arrive rien, et pour Bastet, cette promesse de sécurité valait énormément, surtout lorsqu’on savait dans quels endroits sordides elle travaillait ou avec quels énergumènes elle squattait pour glaner un peu de chaleur et trouver un peu de protection… Et force était de constater que depuis que sa mère n’était plus capable de la reconnaître, Bastet n’avait eu que très peu de propositions d’aide ou de protection complètement désintéressées.

Ce qui la ramenait aux deux britanniques et à Sélène, qui se démenaient pour elle alors que dans le fond, elle n’était rien de plus qu’une inconnue. Edward l’avait ramassée sur le port, lui avait donné un travail plus intellectuel que ceux qu’elle se dégottait habituellement toute seule… et en échange, elle l’avait laissé se faire renverser par une voiture. Parce que dans l’esprit de Bastet, c’était entièrement de sa faute si Edward se trimballait un énorme plâtre et devait se débrouiller avec des béquilles pour avancer à deux à l’heure. Pourquoi avait-elle été si distraite ? Et pourquoi n’avait-elle pas réagi plus vite ? Son regard se posa avec une certaine insistance sur le plâtre d’Edward, avant de remonter pour considérer l’expression globale de son visage… Nul doute qu’elle n’aurait rien pu faire de plus, à part peut-être remonter le temps et choisir de NE PAS se rendre dans cette fichue banque. Oui mais alors, est-ce que les choses se seraient passées pareil pour les otages si elle n’avait pas été là ? Trop de questions se bousculaient dans sa tête, au point que Bastet en oublia de continuer à manger machinalement la brioche qu’elle tenait entre ses deux mains pour donner le change. La vérité était difficile à cacher, et à cet instant précis, Bastet faisait tous les efforts du monde pour avoir l’air normale et psychologiquement équilibrée… Ses efforts commençaient peu à peu à payer, et cette espèce de grosse boule qu’elle avait dans la gorge s’estompait peu à peu. Sans doute grâce à la conversation qui se déroulait et qui requérait toute l’attention de l’adolescente, ne serait-ce que pour éviter de poser des questions stupides.

Il fut finalement décidé que ce serait Sélène qui s’arrangerait pour aller trouver quelque chose à proposer à l’expert qu’elle connaissait parce qu’Edward galèrerait pas mal. Bastet avait effectivement bien en tête le quartier de Hell’s Kitchen, et notamment ces coins de rues où se massaient les membres d’un même gang avant de partir en mission détroussage de passants par menace au couteau. Elle-même avait eu du mal à semer un type pas beaucoup plus vieux qu’elle, alors il ne fallait pas espérer qu’Edward réussirait mieux qu’elle avec deux béquilles… C’était Edward, mais il ne pouvait faire l’impossible. Bastet acquiesça donc simplement, s’abstenant de manifester son envie de se rendre utile même si c’était véritablement dur de l’ignorer à voir comme elle se dandinait d’une fesse sur l’autre dans son fauteuil.

Edward finit par amorcer son départ, précisant que Bastet pouvait rentrer avec lui si elle le désirait – comme s’il était utile de lui laisser le choix… - peu avant que Sélène ne déclare implicitement qu’elle pourrait la planquer de nouveau s’il fallait de nouveau la mettre hors de portée des fous du volant qui avaient tenté de la tuer. L’adolescente lui adressa un sourire de remerciement avant de reprendre la parole :

Je vais rentrer. Je pense vous avoir dérangée suffisamment longtemps… Vous saluerez Virgil pour moi ?

Elle ne pensait pas qu’il rentrerait avant qu’elle ne s’en aille, alors mieux valait ne pas partir comme une voleuse après la gentillesse dont ils avaient tous les deux fait preuve en l’accueillant ici. Bastet déposa son morceau de brioche dans la soucoupe de sa tasse et avala un peu de thé pendant qu’Edward chargeait William de toute la paperasse hospitalière.
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Toc-toc... C'est mwaaa ! [Sélène / la gamine]

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