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 Et si Gabriel ne croit plus en son Dieu [PV Ororo] [Terminé]

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Calisto Del Alba
Mutant de niveau 1

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MessageSujet: Et si Gabriel ne croit plus en son Dieu [PV Ororo] [Terminé]   Ven 4 Mar - 9:57

Le chantier ne lui étant plus accessible pour un temps à cause des nombreux travailleurs, Calisto avait du trouver un autre endroit où se réfugier. Le jeune homme ne choisit pas un toit comme à son habitude, il y faisait trop froid et sa constitution extrêmement coûteuse en énergie devait être économisée vu le peu de nourriture disponible. Un mois pile que le blondinet était dehors, bientôt, lorsque le chantier se calmerait de nouveau il devait retrouver Douglas comme promis... Mais le mutant hésitait à utiliser ses dernières pièces de monnaie dans une cabine téléphonique pour appeler le traducteur et tout annuler. Dans son état ce serait peut-être mieux qui sait? Le Mallorquin avait finalement pensé à prendre l'antidote pour essayer de trouver un travail, car là, malgré ses 3 ans après le bac, ce n'était vraiment pas possible! Cependant il avait été révélé, manque de chance que le remède aurait des effets secondaires sur lui. Oh il fonctionnerait, sauf que l'espagnol risquait d'être malade comme un chien et de voir sa température augmenter, un facteur allergène quelque chose comme ça qu'on lui avait dit.-ça arrivait parfois, pour n'importe quel médicament ou vaccin, lui il était allergique au mauvais, gros manque de bol.- En tout cas ça devait être sacrément poussé quand même pour qu'on lui conseille de ne pas le prendre. Dans son état, mieux valait ne pas prendre de risques de s'affaiblir encore, surtout que ses ailes le tenaient un peu au chaud pendant les nuits froides. S'il n'avait pas trouvé de travail, étant de toutes manières fiché comme mutant-donc même s'il prenait l'antidote, ça risquait de mal se passer... Et puis malade, il ne ferait pas grand chose au final.- le jeune homme serait non seulement mort de faim mais aussi de froid sans ses plumes pour le conserver un peu.

Assis sur un banc près duquel reposait en ruine, la statuette de Marie, le mutant poussa un petit soupir, il s'allongea et enleva son manteau pour le rouler en boule et en faire un oreiller. Le garçon était propre sur lui encore, car il tenait à tout prix à conserver sa dignité de la sorte, se baigner dans des lacs avec un bout de savon ou plus rarement dans des douches communes grâce à un propriétaire compréhensif envers sa différence lui suffisait pour ça mais tout cela ne nourrissait pas son homme; pas plus que de nettoyer consciencieusement ses pauvres vêtements et son précieux manteau lui permettant de déambuler librement. Certains achetaient des litres de vin, lui payait du savon pour essayer de rester "normal", à chacun son "vice" pas vrai? Quoiqu'il en soit si Calisto n'avait pas vraiment changé côté hygiène depuis l'institut, déjà pas très gros auparavant il avait beaucoup maigri et semblait moins jovial qu'avant, moins foufou aussi... Évidemment maintenant sautiller partout ne lui était pas utile, il risquait juste de griller son peu d'énergie donc.

Le jeune mutant soupira, les circonstances l'avaient mené à cette situation sans qu'il ne semble pouvoir en sortir. Pas de travail malgré son diplôme honorable, pas d'institution pour le protéger, il survivait comme avant dans la rue maintenant. Au moins il était libre, c'était déjà ça! Se relevant Calisto se mit à fouiller l'Eglise en espérant y trouver quelque chose d'intéressant. Il vola jusqu'aux vitraux et s'y posta pour regarder dehors avant de toucher ceux-ci pour savoir si les restes pouvaient lui rapporter un petit quelque chose mais il n'y avait rien à tirer de ces ruines ci. Descendant, au risque de se faire prendre-mais qu'avait-il à perdre?- il délaissa son long manteau pour marcher librement dans les lieux qui raisonnaient en un écho sinistre lui rappelant encore plus sa solitude. Il s'arrangerait pour mieux paraître face à Douglas décida-t-il en marchant, pas le choix, une promesse devait être tenue! Quel idiot avait-il été de penser que de se voir un mois plus tard serait merveilleux... Le Mallorquin aurait simplement du se faire oublier pour permettre au traducteur de l'oublier; il n'empêche que ça ne s'était pas passé ainsi et que la date de rencontre approchait.

Tentant de ne plus penser à cela, Calisto peu ému par la beauté des lieux qui se devinait encore malgré les ruines fouilla partout, il finit par trouver une petite statuette de l'archange Gabriel qui semblait épargnée par le temps, la vieillerie et les pillards.

* Mais pas à moi ma petite *

Songea le Mallorquin en caressant les ailes déployées de l'archange qui paraissait juvénile sur cette statuette. Comme lui, le personnage biblique avait un visage androgyne et doux, des cheveux mi long que l'on pouvait imaginer blonds. Le mutant s'attarda sur la construction des ailes de l'objet qui ressemblait à s'y méprendre au dessin de ses propres os, muscles et plumes, c'était une belle pièce malgré sa petite taille. Se promenant avec le jeune homme ne lui accorda plus qu'un regard avide, voyant la statuette se transformer en un bon repas. Ses yeux se posèrent alors sur une croix portant son Christ, il n'osa pas aller décrocher l'objet trop connoté, ce genre de choses ne se vendrait pas premièrement et ça faisait trop glauque, alors que l'archange Gabriel pouvait passer pour un simple objet de décoration car il ne faisait pas trop religieux sans son auréole et sans cette position stupide pour prier.

*Conneries*

Pensa le mutant en regardant Dieu puis son archange aux grands yeux doux semblables aux siens. Sauf que lui était plus remplumé que son homonyme vivant.

-T'es sensé aider les gens toi? Ben tu vas faire ton boulot... Hum... 10, 20 dollars? Les gens sont stupides, peut-être qu'ils mettront 50 dollars sur toi, et ouais mon vieux, ils refusent d'accueillir ceux qui en ont besoin ou de les faire bosser chez eux parce qu'ils se sont des sales "mutos" même s'ils ont les diplômes mais pour toi, ils débourseront 50 dollars. Quelle bande d'hypocrites!

Fit-il en parlant seul, arpentant encore les lieux avec l'espoir de découvrir un autre objets. Il était en tout cas déjà content de sa trouvaille. Vainqueur face à l'archange qui s'était "caché" et avait échappé aux autres, le jeune homme parlait à la statuette comme pour tromper son ennui et son désarroi face à ce monde.

-Voyons voir si t'as pas un autre petit copain planqué par là... Tiens tu réponds toi maintenant?

Un bruit grinçant se fit entendre, sans prendre la peine de se cacher, Calisto s'apprêta à faire fasse aux prochaines insultes ou aux accusations de vol. Serrant sa précieuse statuette contre lui, le mutant pensa que la personne pouvait être là depuis un bon moment et l'avait entendu converser avec son futur sandwich mais qu'importe... Il n'avait pas pillé l'église, elle avait été abandonné et puis mince! Il avait faim! Au moins l'archange aiderait quelqu'un pour une fois au lieu de voleter stupidement dans le ciel et de ne rien faire pour les autres! En tout cas si c'était un autre intéressé, le mutant était prêt à en découdre. Gabriel était à lui, c'était son prochain repas et il ne se laisserait pas dépouiller.

-Qui est là?

Demanda-t-il avec un brin d'insolence dans la voix en s'envolant pour atterrir sur une des poutres, tenant toujours la statuette entre ses mains et voyant du coin de l'oeil un chérubin qui lui faisait de l'oeil. Décidément, les figurines ailées du coin semblaient avoir reconnu leur maître après avoir échappé aux temps et aux autres. Calisto attrapa promptement l'objet et sans cérémonie, fourra l'ange potelé aux physique d'enfant aux côtés de Gabriel, défiant l'inconnue silhouette de l'insulter ou de crier au voleur...

-C'est à moi et je dors ici, va trouver un autre coin pour cuver ton vin.

Grogna-t-il, montrant ainsi un aspect beaucoup moins sociable qu'il avait pu avoir avant. On l'avait usé aussi fallait-il avouer... Et le Mallorquin si bonne poire perdait petit à petit patience, ainsi refusait-il de voir un clochard débarquer là avec l'alcool qu'il haïssait tant. Posant ses yeux sur l'ombre, il essaya de voir qui c'était, sachant que lui aussi était visible, mais qu'importe, ça ne le gênait absolument pas! Il était physiquement faible mais mentalement plus fort qu'auparavant, porté par la colère et le désespoir de ceux qui n'ont plus rien à perdre.


Dernière édition par Calisto Del Alba le Mar 26 Avr - 8:58, édité 1 fois
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Et si Gabriel ne croit plus en son Dieu [PV Ororo] [Terminé]   Ven 4 Mar - 17:31

Après un après-midi passé dans le parc, je m'étais décidée à aller en ville. New-York est une ville immense, avec de grands building et une sacré pollution. Je détestais la pollution, comment pouvait-on vivre ainsi ? N'y avait-il personne pour se dire que ce n'était pas normal de vivre dans cet environnement. Moi qui avait vécut mon enfance et mon adolescence dans le désert, sans pollution, ça me manquait aujourd'hui.

Je errais donc dans la ville sans but aucun, cherchant un coin assez peu fréquenté. Je n'allais pas aller dans les parcs, à cette heure ce n'était même pas la peine. J'avais caché mes cheveux sous une capuche, trop voyante alors que je ne cherchais que la tranquillité et à passer inaperçue. Alors je me promenais dans les endroits reculés de la ville. Je n'avais pas peur de tomber sur quelqu'un de mal luné, je savais me défendre.

J'arrivais dans un coin qui me disait quelque chose, mais impossible de savoir quoi. Ce fut quand j'arrivais devant une église délabrée que je compris. C'était l'église où on avait trouvé Diablo avec Jean, bien avant toutes ces histoires. Une vague de nostalgie m'envahit, tout était si simple à cette époque, la confiance régnait et même si elle était revenue, j'étais toujours sur mes garde. Je restais un moment devant avant de me décider à rentrer.

J'avais l'impression d'être deux, de vivre à la fois le présent et le passé, tellement le souvenir était présent. J'avançais lentement et ouvrant la porte, je me rendis compte qu'il y avait quelqu'un, ne voulant pas déranger je serais repartie si la porte n'avait pas grincé à ce moment là. L'homme m'interpella en demandant qui était là.

Je ne répondis pas de suite, semblant reconnaître la voix. Je m'avançais donc et alors que j'allais parler, il s'envola. Cette fois je fis le lien, c'était Calisto un des anciens élèves qui était parti sans donner de nouvelles. Lui par contre ne m'avait pas reconnue. Il semblait croire que j'étais un vagabond et avait surement un peu peur, mais il ne se défilait pas. Je me rappelais de lui, extravagant, amusé et amusant, cela contrastait avec sa voix. Enfin je ne lui voulais pas de mal.

- Du calme, je ne te veux aucun mal. Si tu redescendais !

La dernière proposition était un peu idiote, il s'était mis en sécurité et n'allait certainement pas descendre pour me faire plaisir. Je décidais donc de le rejoindre. Commandant aux vents, je leur demandais de me porter jusqu'à une poutre en face de celle où Calisto s'était réfugié. Me laissant ainsi porter par les éléments, je montais en spirale et me déposais en douceur. Puis, enlevant ma capuche, je lui souris, un sourire amical.

- Alors, on ne reconnait plus ses professeurs ?

Je le taquinais, cela ne me faisait rien qu'il ne me reconnaisse pas. Il devait avoir d'autre chat à fouetter que d'essayer de se rappeler d'une voix. J'avais l'impression de revivre ce qu'il s'était passé à l'époque, même si cette fois, on se connaissait et que je n'allais pas essayer de l'envoyer au sol. Qu'est ce qu'on avait pu être peu patiente ! Notre position ne me dérangeait pas mais rester planté là n'était pas non pratique pour discuter.

- Ça te dit qu'on descende ? Ce sera plus pratique. Sinon au moins éviter d'avoir à se parler à dix mètre l'un de l'autre.
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Et si Gabriel ne croit plus en son Dieu [PV Ororo] [Terminé]   Ven 4 Mar - 23:11

Calisto s'enfonça un peu plus dans la pénombre, se collant à sa poutre, visiblement pas décidé à descendre de là. Pour lui ce lieu était parfait, il se sentait en sécurité car il était évident que peu de personnes avaient des ailes dans le dos pour leur permettre de voler. Cependant l'inconnu qui se révélait en fait être une étrangère puisque c'était une femme arriva à sa hauteur en volant par il ne savait quelle magie. Comme si le vent que Calisto cherchait à éviter pour ne pas avoir froid avait trouvé une embouchure par où passer, le jeune homme sentit ses mèches de cheveux voleter et muré d'effroi, le mutant recula encore un peu plus au point d'en être déséquilibré. Se rattrapant de justesse l'ange ne pouvant rien faire d'autre entreprit de faire face à la silhouette encapuchonnée avec tout le courage dont il était capable. Ses ailes donnèrent un coup dans le vide comme s'il espérait chasser l'inconnue loin de sa personne ou tout du moins la déstabiliser mais évidemment telle que le laissait entendre sa voix, l'étrangère était maîtresse d'elle même, sans doute une mutante très puissante, qui en plus avait dérobé son avantage habituel. Lorsque la capuche fut enlevée, Calisto sursauta, manquant encore une fois de tomber, il reconnut de suite Tornade à cause de ses cheveux blancs. Le jeune homme était très étonné qu'elle se souvienne de lui comme élève, le garçon l'avait côtoyé de loin, c'était une notoriété, impossible de ne pas connaître l'Africaine mais qu'elle sache qui il était?

En tout cas le mutant ailé ne savait pas qu'elle connaissait aussi son prénom qu'il était déjà très étonné, restant prudemment sur sa poutre même si ça ne servait plus à grand chose, il la regarda se positionner en face de sa personne sur une autre poutre. A défaut des ailes, elle avait le visage d'un ange, le tout étant agrémenté d'un très beau sourire mais Calisto ne voulait pas se laisser avoir! Il voulait garder les statuettes quoique la prof fasse pour le raisonner, c'était à lui, elle ne l'attirerait pas dans son piège comme _a. Qu'est-ce qu'elle lui voulait? Avant le Mallorquin aurait pensé à un simple désir de converser mais maintenant il savait que tout se payait et que rien n'était fait sans intérêt. Tornade n'attendait sûrement pas de sa frêle personne une aide quelconque, c'était alors pour le persuader de rendre son bien ou de l'attraper une fois qu'il serait descendu histoire de ne pas le tuer en l'entrainant dehors pour vol ou il ne savait quoi encore. La surprise laissa place au désarroi et à la colère. Ah oui... Ses professeurs... Sa voix en revanche était trop lassée pour paraître haineuse, il avait juste l'air désabusé en disant ces mots:

-Pas de mal hein... Vous allez encore essayer de tuer une gamine avec des balles réelles avec une de vos simulations foireuses c'est ça? Si je l'avais pas poussé elle serait morte, et moi j'ai failli y passer après...

Le mutant en avait gros sur le coeur! Les intolérances de ses camarades sur ses gros problèmes d'intégration l'avaient considérablement blessé. Sans parler des insultes de Livingston à son égard et son petit jeu avec l'agent fédéral. Bien sûr il mélangeait un peu tout et n'avait pas raison sur tout mais il était tellement fatigué, affamé aussi et rendu méfiant par ses expériences peu agréables au cours du dernier mois malgré une ou deux bonnes rencontres comme Mickaël ou Mikko. Le blond sachant toutefois que Tornade était extrêmement puissante, il préféra obtempérer et descendit. Il se réfugia sur le dossier d'un petit banc et s'accroupit en équilibre dessus, serrant toujours les statuettes du chérubin et de Gabriel.

-Personne ne les a vu, ne les a cherché, ce n'est pas du vol...

fit-il d'une voix basse mais ombrageuse.

-Si ce n'est pas de ça, vous pouvez me parler

Concéda-t-il finalement sans rendre les armes mais plus attentif quand même, laissant à Ororo le temps de s'exprimer. Il entreprit pendant ce délai d'examiner consciencieusement le chérubin pour voir si ce dernier était en aussi bon état que Gabriel. C'était une plus grosse statuette mais bien que d'aussi bonne valeur, ridicule aux yeux de Calisto avec son corps tout potelé, son minuscule sexe entre ses jambes rondes comme des jambons, ses yeux cachés sous des plis de peau et son nez en trompette, sans parler de ses minuscules ailes.

-Il risque pas de décoller bien haut celui-là avec ses trucs minuscules...

Commenta le jeune homme qui paraissait encore plus décalé qu'avant mais de manière différente, plus inquiétante, plus sombre. Haussant les épaules le mutant décidant que son but n'était justement pas de s'envoler mais de rester près de son nouveau propriétaire pour lui rapporter de l'argent, l'Espagnol la posa à côté de la magnifique petite statuette de Gabriel qui lui, possédait de grandes ailes majestueuses puis tourna sa tête vers la prof, attendant sa réponse.
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Et si Gabriel ne croit plus en son Dieu [PV Ororo] [Terminé]   Dim 6 Mar - 23:12

J'avais deviné juste, il n'était pas près de descendre pour me rejoindre. En tout cas ce n'était pas ce qui me dérangeait pour le rejoindre. Ainsi pendant qu'il essayait de se fondre dans les ténèbres, je déclenchait mon pouvoir, décollant et me posant sur une poutre, pas la même. Il essaya alors de m'attaquer avec ses ailes, bien essayé, mais mon entrainement faisait que je n'en avais pas peur surtout à cette distance. J'avais heureusement bien évalué la situation et bien fait de ne pas me poser sur la sienne.

Lorsque je lui révélais mon identité, il sembla surprit et encore plus étonné quand je l'appelais par son prénom. Il lui semblait étonnant que je me rappelle de lui. Alors que c'était plutôt le boulot des professeurs de s'en souvenir. Il ramena alors la discussion sur la simulation. Cela lui était apparemment resté en travers de la gorge et je me dis qu'Edward avait raison et que certains élèves partiraient.

- Je n'étais pas là lors de la simulation et je n'ai pu que constater les dégâts. Sache que tout le monde n'est pas d'accord avec les méthodes utilisées, dont moi, et l'on aurait préféré que ce soit sans balles. Seuls certains professeurs étaient à l'origine et les autres ont surtout subit. Pour ma part, je pense qu'il était trop tôt pour vous faire subir ce genre d'entrainement.

Ma voix s'était faite plus dure. Je n'avais certes pas à expliquer les raisons des autres, mais indiquer que ce n'était pas de la faute de tout le monde. S'il avait été encore élève j'aurais surement dit les choses autrement, mais là c'était différent, il avait quitté ce statut et je pouvais critiqué les méthodes utilisées.

- Je suis désolée que ça ait faillit mal finir. Pour toi comme pour elle.

J'étais attristée que c'en soit arrivé là. L'Institut était censé protéger les mutants, les entraîner, comme si l'extérieur ne suffisait pas comme menace. Il finit par descendre et se réfugier sur le dossier d'un banc, accroupis. Moi qui espérais pouvoir m’asseoir, j'ai toujours détesté discuter debout, c'était raté, à mon de vouloir attraper un torticolis. Je descendis donc de nouveau en spirale, le plus facile à réaliser pour ne pas perdre pied et risquer de se prendre un mur. Il murmura ensuite qu'il n'avait pas volé les statuettes puisqu'elles n'appartenaient à personne. Je me mis donc en face de lui décontractée mais un peu surprise.

- Je ne suis pas sure que l'Etat qui doit posséder cette église soit d'accord. Mais je ne vais pas te faire la morale, certainement pas moi... Tu dois "voler" pour te nourrir ?

J'étais désorientée. Pourquoi avoir quitté l'Institut pour vivre comme cela ? Je comprenais pour les gens qui n'avaient pas le choix, mais lui ? Enfin, je ne le jugerais pas, j'étais très mal placée pour le faire, au vu de mon passé. Cette église remuait énormément de souvenir, que de souvenirs... Il dit ensuite que si je ne voulais pas parler de cette histoire je pouvais lui parler. J'eus un léger sourire, finalement il était ouvert à ma présence, même s'il faisait de son mieux pour le cacher.

- Je ne suis pas venue te faire une quelconque morale, je suis mal placée pour ça. Mais je veux bien discuter. Tu permets que je m'assois, ce sera plus pratique pour discuter. En plus je ne grandis plus, alors à quoi bon rester debout.

Je vins me placer à côté de lui en m'asseyant sur le dossier pour ne pas qu'il y ait une trop grande différence de taille. Il dit que ce n'était pas avec les ailes du chérubin qu'il pourrait voler.

- L'homme a toujours rêvé d'être ce qu'il n'était pas. Pour cela il a créé ce genre de choses, sans penser à l'esprit pratique, les reléguant à des choses inhumaines. Pour eux c'est plus du fantastique qu'autre chose, c'est pour cela que nous faisons peur. Parce que nous représentons les rêves de l'homme et ce que ne sera jamais celui qui n'est pas mutant.
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Et si Gabriel ne croit plus en son Dieu [PV Ororo] [Terminé]   Lun 7 Mar - 10:12

-La prochaine fois que vous ne serez pas là, ça dérapera encore je suppose... Et vous n'avez pas à vous excusez, vous n'y étiez pas.

Le mutant haussa les épaules, possesseur d'une logique un peu cynique qu'il ne se connaissait guère avant, même quand il vivait dans la rue car ce retour était une chute bien plus dure étant donné qu'antan, ne connaissant que ce mode de vie Calisto s'en était accommodé. D'un signe de tête le Mallorquin lui désigna un banc puisqu'elle tenait tant à s'assoir, que Tornade le fasse! Même en sachant qu'il était inutile de se tenir sur ses gardes car si elle le souhaitait la puissante mutante pouvait le rattraper en moins de deux, Calisto préféra rester perché sur le dossier de son banc, il se trouvait très bien là et n'allait pas s'entendre dicter sa conduite par Ororo. La suite le surprit assez pour qu'il y relève une phrase. Son regard d'un bleu jadis limpide, aujourd'hui orageux se posa sur elle, sans colère, avec juste beaucoup de nuances d'interrogations et d'étonnement... De méfiance aussi un peu.

-ça veut dire quoi "surtout pas moi" pour me faire la morale? Et disons surtout que je suis obligé de manger.

Point final, ça s'arrêtait là, Calisto ne voulait pas qu'on le traite de voleur, pas encore car il savait qu'à ce rythme là il allait vite y plonger. Avant le jeune homme s'arrangeait en vendant des pièces détachées, en magouillant juste ce qu'il faut pour ne pas être un délinquant mais monsieur tout le monde car même les biens pensants trichaient un peu bien sûr, pour répondre aux tricheries de l'État qui voulait s'en mettre plein les poches.

-L'institut n'est pas aussi bien que je le pensais, et les gens y sont encore moins tolérants qu'à l'extérieur. Avant que ma vie ne tourne au cauchemar grâce à certains élèves et même un prof, j'ai préféré partir. Mieux vaut ici tout compte fait.

Grogna-t-il d'un ton sombre, sentant la question sous sous-jacente d'Ororo ou tout du moins, devinant qu'elle viendrait. Oh oui il la voyait venir avec ses gros sabots "A l'institut tu n'avais pas besoin de faire ça, tu étais nourris, aidé etc..." S'il n'y avait eu que la simulation Calisto ne serait pas parti, sa foi en l'école des mutants était si grande qu'elle n'aurait été qu'ébranlée mais plusieurs éléments s'étaient accumulés et l'Espagnol avait pensé que partir était mieux pour tous. Après Max et Livingstone, il avait préféré lâchement fuir, n'ayant pas la force de les affronter alors que ce n'était pas si "terrible" non plus, mais disons que c'était la goutte d'eau faisant déborder le vase. L'angelot aurait bien voulu retrouver Douglas, et pourquoi pas reprendre les entrainements mais surtout sa forme d'antan mais il ne reviendrait pas la queue entre les pattes! Surtout qu'il s'apercevait bien de la différence entre avant et maintenant; seul il était très débrouillard, en équipe le jeune homme devenait un boulet. C'est bien qu'il avait de gros soucis d'adaptation non? Alors autant ne pas y revenir et abandonner ça aussi, l'espoir de se socialiser. Il n'était pas l'un de ces enfants des rues agressifs, toujours sur la défensive-quoique c'était en devenir.- eux insultaient à tour de rôle mais on leur pardonnait car ils souffraient, ne savaient pas comment s'intégrer alors que son souci à lui était plus insidieux. Calisto était sociable à la base, mais il était trop décalé, ne savait pas comment faire et finissait par être rejeté, la douleur était double. Dans ce cas songeait-il désespéré, aucune raison de rentrer. Et si Douglas l'oubliait pour le prochain rendez-vous, tant mieux, ce serait préférable pour le traducteur de ne plus côtoyer ne personne aussi instable que l'Espagnol.

Ororo parla alors des mutants, sans prévenir, comme ça tout à coup. Le blond la regarda d'un air un peu surpris avant de froncer les sourcils, réfléchissant aux paroles de son ancienne professeur. Il admettait que discuter avec elle n'était pas une mauvaise chose bien qu'il se méfie encore pas mal, surtout qu'elle ne semblait pas d'accord pour accepter son "vol" de statuettes et pouvait donc lui les subtiliser histoire de faire du bien et de les rendre à l'état. Le jeune homme se saisit d'ailleurs de Gabriel pour la montrer à Ororo-mais de loin.- il répondit simplement à ses paroles sur un ton incisif et ombrageux, toute cette rancoeur n'était pas tournée vers elle, c'était juste l'intermédiaire.

-Pourtant "ça"-Fit-il en désignant Gabriel qu'il maintenait juste en dessous des ailes.- c'est leur création à EUX. Ils y croient, ils pensent que "ça" c'est réel... Quant aux autres, nous ne sommes pas leur rêve, nous sommes leur cauchemar! Les hommes ne tuent pas leurs rêves, ils essayent de les atteindre. Au lieu de faire un antidote, ils auraient conçu un produit pour devenir mutants, absorber le Gêne X si tel était leur songe. Mais tant mieux s'ils ne l'ont pas fait, il y a assez de guerres dans le monde avec leurs armes pour leur ajouter des pouvoirs. Et nous ne sommes pas mieux d'ailleurs.

Calisto laissa finalement retomber Gabriel à ses côtés avant de descendre du banc, il avait un peu le vertige maintenant et ses yeux se voilèrent légèrement. Quand il s'énervait ou parlait trop c'était ainsi, il n'avait pas l'habitude et avait si faim... Le jeune homme tâcha de se calmer pour économiser ses dernière forces. S'il avait été un humain normal, la vie serait déjà dur, maintenant se nourrir devenait carrément du suicide puisque se montrer en tant que mutant dehors pouvait vous envoyer en prison; et sans compter ça, sa constitution lui demandait beaucoup plus d'énergie qu'une personne normale.

-J'ai voulu prendre leur antidote là, mais je ne peux même pas. Allergie. ça marcherait mais je serais malade comme un chien pendant le mois entier après ou presque. Pour qu'une infirmière de là-bas me conseille de pas le prendre, c'est que ça doit être assez grave. J'en ai de la chance

Dit-il, plus pour lui-même que pour Ororo avant de se tourner vers cette dernière. Tiens il venait de penser à une question pas bête du tout...

-Au fait, qu'est-ce que vous faites ici? Vous venez... prier "leur" création?

Fit-il cynique mais pas méchant, surtout désabusé en fait. Un ange qui blasphémait contre Dieu, la scène prêtait presque à rire mais on comprenait pourquoi en voyant l'état du dit angelot.
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Et si Gabriel ne croit plus en son Dieu [PV Ororo] [Terminé]   Lun 7 Mar - 23:07

Il gardait une grande rancœur à se sujet. Comment avaient-ils pu penser que cela serait positif ? Ils n'étaient pas près, pas contre ça. Une simulation n'est pas censée être dangereuse, pas au point de tuer quelqu'un. Il dit ensuite qu'il ne doutait pas qu'il y aurait une prochaine fois et que je n'avais pas à m'excuser. Si j'avais des raisons de m'excuser, car nous étions malgré tout une équipe et ce que faisaient les uns était répercuté sur les autres. Enfin, il faudra passer ce cap, difficile mais pas impossible.

- Je suis mal placée pour te faire la morale à ce sujet parce que j'y suis passée. Je sais que parfois on ne peut pas faire autrement. Chacun a ses raisons. Même si je ne pensais pas retrouver cela ici, comme en Afrique. On est censé être dans un pays plus civilisé, mais les problèmes restent les mêmes, la faim et le manque d'argent. En Afrique, tout le monde le sait et il suffit de ne pas se faire prendre pour être tranquille. Alors qu'ici, les gens se bornent à ne rien voir et les autorités arrêtent tous ceux qu'elles peuvent, pour après les libérer, sans plus pour survivre.

Un pays plus développé... Balivernes, c'était seulement des apparences, la vérité se cachait au fond des rues les plus sordides. Alors que dans d'autres pays elle était criante, au vu et au su de tous. C'était la seule différence. Ou presque, avec l'âge...

Il me dit ensuite que l'Institut était l'endroit où il y avait le plus d'intolérance. Et que c'était pour cette raison qu'il était parti. Je savais qu'il avait eu des problèmes, mais cela arrivait à tout le monde. De plus le fait qu'un professeur y soit aussi à l'origine, me fit tiquer. Il n'y avait qu'une personne pour faire cela comme ça.

- Je suppose que le professeur en question est Livingston... Il n'est pas remarqué par sa capacité à expliquer et à être très pédagogue. Il a tendance à être trop dur, trop direct. Enfin chacun sa façon d'enseigner. Pour ce qui des autres élèves, je sais que tu as eu des problèmes avec Maximilian, c'est pas un tendre, non plus. Mais pour le reste, pourquoi avoir choisi de retourner dans la rue ? C'était si mauvais que cela à l'Institut ?

Je voulais comprendre pourquoi il avait quitter un hébergement, un endroit où il était nourri. Je savais ce que c'était de vivre dans la rue, j'y avais vécu, certes dans un autre monde, mais ce n'était pas si différent. Je savais en outre que je ne voulais pas revivre cela. Or la plupart des élèves l'avaient vécu.

Je partis sur les mutants et les non mutants suite à sa remarque sur le cupidon. Je pensais un peu connaitre les humains, leur peur et leur foi. Je ne partageais pas cette dernière mais ayant un ami croyant, j'avais découvert certaines choses dessus. Il parut étonné de ma vision sur leur création, j'avais mes raisons, observer les croyance sans y participer permettait de mieux les comprendre, car on était pas influencé par elles.

- Oui c'est leur création et ils y croient, mais pas comme si cela pouvait arriver dans notre réalité. Les anges, les chérubins et tout cela fait partie du paradis, paradis que l'on atteint seulement à la mort. Pour eux, toute autre manifestation physique de ce genre de chose est de la sorcellerie, et donc une oeuvre du diable. Aujourd'hui les gens sont moins imprégnés de ces histoires, mais regarde la peur que l'on suscite, pour certains c'est l'oeuvre du diable, pour d'autre ils ont seulement peur de nous parce qu'on est potentiellement dangereux. C'est comme un homme armé, il suscitera la peur et la crainte. Sauf que lui on peut le désarmer, pas un mutant, à moins d'arriver à l’assommer.

Voila où m'avaient menées des années de réflexion à ce sujet. Diablo m'avait entre autre ouvert les yeux sur la peur des gens à notre égard, peur répercutée sur nous à leur sujet. Il fallait que nous apprenions à cohabiter sinon, cela finirait en guerre.

- Créer quelque chose pour faire naître le gène X a été essayé. La seule personne qui l'a subit en est morte. C'est contre nature, le corps rejetait la mutation, comme on rejette une maladie. C'est comme l'antidote, on dirait qu'on est une maladie, alors que nous sommes comme cela, comme on naît brun ou roux... Je ne suis pas contre pour ceux qui ne peuvent pas vivre normalement, une amie ne pouvait pas toucher les gens qu'elle croisait et plein d'autre doivent l'avoir. Mais cela a tourné en arme comme souvent.

Je pensais à Malicia, une ancienne élève qui avait pris l'antidote, pour enfin vivre normalement, comme une personne de son âge. J'espérais qu'elle était heureuse, c'était tout ce que je lui souhaitait. Malheureusement, on devait toujours se battre contre tout ce qui nous arrivait dessus, Police, fédéraux... tout le monde était contre nous, en plus depuis la mort de Charles Xavier, nous n'étions plus que l'ombre de nous même.

Il annonça qu'il avait voulu prendre l'antidote, mais il était allergique. Il y avait des personnes qui n'avaient pas de chance. Jamais je n'irais contre la volonté de quelqu'un à ce sujet, mais cela me faisait de la peine de voir que le peu d'espoir que certain avait disparaissait comme cela. Il ne semblait malgré tout pas vouloir en parler alors je n'allais pas insister.

- Je ne suis pas croyante et si je l'étais il y aurait de chance que ce soit de celui là. Je suis née en Afrique, ça aurait été leur religion. J'étais juste entré parce que l'église me rappelait de vieux souvenir.

Les souvenirs, seules choses qui restaient du passé et bien sur douloureux, pourquoi fallait-il que nous soyons voués à souffrir.
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Et si Gabriel ne croit plus en son Dieu [PV Ororo] [Terminé]   Mar 8 Mar - 11:53

-En Espagne c'est un peu pareil que chez vous. On sait.

Le jeune homme avait longtemps déambulé dans les rues de Mallorque, son île d'origine, bien que la misère ne soit pas aussi visible qu'en Afrique-selon les reportages qu'il avait vu.- l'hypocrisie était moins flagrante qu'ici, aux USA. La misère, personne n'aimait ça, mais dans son pays au moins, on n'avait pas l'insolence d'essayer de le cacher et de se faire passer pour une grande puissance alors que la crise était présente. Comme lui Ororo était une expatriée. Sans connaître sa vie, il ne pouvait que supposer qu'elle soit partie à son instar, avec sa famille ou sans pour essayer de vivre le rêve Américain. Si c'était le cas, la mutante, comme lui avait dû tomber de haut pour parler ainsi. Sur ce points, les deux interlocuteurs se ressemblaient et paraissaient se comprendre. Toutefois Calisto avait été surprit de savoir qu'une femme aussi bien intégrée, aussi "classe" avait pu être une vaurienne des rues, une gosse qui volait pour se nourrir et traînait sa vie dans les coins sordides de certaines rues que le commun des mortels refusait.

Ororo n'avait décidément par fini de le surprendre en évoquant ses soucis. Ainsi elle était au courant de son prénom mais aussi de son dossier. Alors si tout le monde l'était, pourquoi ne lui avait-on pas parlé? Pourquoi n'avait-on pas anticipé son départ et tenté de le retenir? Sans doute parce que c'était mieux ainsi; qu'un problème de moins leur ferait du bien. Calisto était encore plus en colère désormais qu'il savait que Tornade soupçonnait Livingstone et Maximilian Strauss mais que rien n'avait été fait.

-"Il est dur", c'est pas une excuse, et pareil pour le "c'est pas un tendre". Summers l'a a peine repris quand il a hurlé à toutes la classe notre mésaventure en me mettant tout sur le dos... Alors c'est ça, on dit "c'est normal, il est dur" et on laisse faire... Super pour un prof hein. Il s'est bien éclaté à me démonter avec l'agent de police quand j'ai été prit au zoo... Non parce que vous êtes sûrement au courant de ça aussi vu que vous savez tout? Et bien ils se sont renvoyés la balle sur mon cas comme de vieux amis, c'était très agréable de s'entendre traité d'attardé, d'imbécile fini, du fait qu'on devrait me mettre dans un asile aussi bien par un agent fédéral que le prof sensé vous défendre...

Enfin bon, le jeune homme prenait tout ça trop à coeur sans doute, il n'avait pas entièrement raison, c'était une évidence mais il n'en pouvait plus et Charles Xavier lui manquait. C'était un être qu'il n'avait pas connu personnellement; Papy roulettes était bien trop important pour s'occuper de tous ses gamins au cas par cas mais sa présence rassurante, son charisme manquaient à Calisto qui n'avait pas retrouvé d'idole aussi marquante à suivre. Warren Worthington, le mutant qui avait des pouvoirs semblables au sien était un modèle trop éloigné, trop distant et différent, l'Espagnol n'avait pas pu continuer à se voir en lui, ou à se voir comme lui car leurs idéaux, leurs mondes étaient trop différents alors que Charles Xavier pouvait s'adapter au modèle qu'on voulait voir. C'était un homme simple mais extraordinaire et les X-Men avaient énormément perdu à sa mort; Calisto s'en rendait compte. Il n'était pas là depuis longtemps avant que le professeur ne meure mais il avait quand même eu le temps de sentir la différence passer et tout ceci l'effrayait; voilà en partie la raison de ce départ... Il savait à peine ce qu'il faisait et se réfugier dans son ancienne vie où il était si débrouillard était quelque part rassurant. La faim il connaissait, le froid, la solitude aussi... Alors que l'aspect sociable, la vie en communauté, ce n'était pas pour lui. C'était plus dur à supporter que le reste, pire encore quand on était aussi volontaire pour s'intégrer mais qu'on y parvenait pas, c'était un véritable crève coeur! Au moins, sans personne pour l'approcher, dehors, Calisto ne risquait pas de tomber de haut, d'être déçu puisque nul ne lui parlait, sauf Ororo ou Mikko mais ça c'était un cas exceptionnel.

-Je ne suis pas fait pour vivre avec les autres, j'ai failli tuer une fille dans la simulation...

Il dit ça d'une voix étouffée, même en le voulant, il ne pouvait pas effacer sa trace de culpabilité concernant Hella qu'il avait condamné malgré lui. C'était son seul véritable regret avec le traumatisme qu'il avait du crée sans le vouloir chez Emilie et Robyn. Mais il estimait avoir payé le double pour ces crimes, sa culpabilité était déjà un bon prix, mais on avait ensuite trop renchéri.-


-Ni pour être dans une école de "surdoués" vu que je suis un boulet, et bon pour "l'asile" ou à aller dans un institut spécialisé pour les "retardés". Je me débrouille mieux seul et puis au moins, les autres ne m'énervent pas comme ça. L'institut part d'un bon sentiment, jamais je ne nierai tout ce que vous avez fait pour moi... Mais il ne vaut plus rien maintenant, tout se casse la figure à cause du contexte. L'école n'a plus aucun poids, ça part en vrac et vous en êtes au point de rupture, l'exemple de la simulation foireuse en est une preuve. Vous n'étiez même pas au courant vous! Non seulement ça explose à l'extérieur mais ça implose de l'intérieur aussi à cause de profs débiles qui sont tout sauf des profs..
.

Calisto avait dit ces phrases d'un ton calme qui l'avait surprit lui même, comme s'il exposait juste des faits et ne se sentait pas concernés. Il avait presque l'air d'un archange particulièrement pessimiste qui au nom de son Dieu, disait simplement la vérité future. Le mutant n'éprouvait même plus de rancune envers Maximilian que personne n'avait puni très certainement, pas plus qu'il ne se sentait coupable comme au début... Il avait tout rejeté sur lui mais ça n'avait pas suffit, on en avait encore rajouté pour sa pomme. Certains commettaient des crimes avant d'atterrir à l'institut, lui il avait payé le double du nécessaire pour son erreur mais maintenant il s'en fichait. C'était du passé, c'était un autre Calisto qui ne savait pas comment vivre... Maintenant le prix de la solitude était lourd à payer mais qu'importe, personne ne pouvait le rabaisser désormais, il se sentait libre malgré la faim, le froid et la tristesse d'être seul.

C'est comme un homme armé, il suscitera la peur et
la crainte. Sauf que lui on peut le désarmer, pas un mutant, à moins
d'arriver à l’assommer.


Quand Ororo parla de la croyance des hommes, il eut un petit sourire. Ainsi ceux-ci avaient essayé de faire naître le gêne X mais comme ils n'avaient pas réussi, ils détruisaient l'objet de leur jalousie et crainte. Typiquement humain. La comparaison avec un homme armé a qui l'on pouvait retirer son fusil le fit également sourire doucement... Presque plus pour lui même que pour elle, le jeune mutant n'hésita pas à faire ce constat

-De toutes manières... Dans le monde d'aujourd'hui... On devrait toujours avoir une arme sur soi...

Que ce soit en pouvoirs ou en cartouches, pour vraiment survivre, il faudrait bien cela. Mais après tout pourquoi pas?! Les USA autorisaient bien le port d'armes pour une raison n'est-ce pas? Les humains et mutants étaient des sauvages qui s'entretuaient allègrement et rêver de paix semblait inutile. C'était le plus sûr moyen de se faire tuer! Alors pourquoi désarmer l'homme armé? Il aurait de toutes façons, toujours un couteau caché dans sa botte et il faisait bien.


Quant à l'archange que la trentenaire avait désigné comme une chose "réelle" pour les hommes du moment qu'il reste dans leurs cieux, moqueur, Calisto étendit ses ailes blanches et prit un air de saint, un air innocent se fichant sur son visage aux allures androgynes.

-Ne suis-je pas l'image de l'un de leur cher ange tombé du ciel? Pourtant ils me jettent autant de pierres qu'aux autres. Je devrais aller dans un village perdu et me faire passer pour ce Gabriel tiens, ce serait marrant de voir leurs réactions mais je suis encore trop honnête pour ça et ça m'ennuierait franchement. De toutes manières ils n'iront pas au Paradis en contredisant la Bible qu'ils ont écrite eux même... La tolérance est la première des règles, je ne crois pas en leur stupide icône car ceux qui prient le plus sont ceux qui tuent, maltraitent et insultent. Mon père lui, y croyait beaucoup. Vraiment... Beaucoup à son Dieu

Le jeune homme venait par ses tournures de phrase d'expliquer à Ororo quelle était plus ou moins la nature de son père? Franchement, il ne comprenait plus rien là. Les humains croyaient aux archanges et toutes ces conneries dans le ciel, mais ils massacraient allègrement les être terrestres différents?! Aimaient-ils vraiment leurs chérubins? Ou les adulaient-ils parce qu'au fond ils les savaient inexistants, totalement factices? Si Gabriel descendait sur terre, le vrai, ils le réduiraient en miettes sûrement car ce serait pour eux un monstre... Quelle ironie, ces humains étaient vraiment débiles, et les mutants? Bah guère mieux et d'ailleurs Calisto s'intégrait volontiers dans la catégorie, il n'était pas mieux qu'un autre. En fait la vie elle même n'avait aucun sens et était débile!

La colère remontait en flèche, il se sentait étourdi et ne savait plus où il en était... Ses yeux se voilèrent un peu plus et le jeune homme se rattrapa au banc. Plus que n'importe quoi, la haine et la perdition volaient son énergie, il avait envie de pleurer, de se serrer dans les bras de quelqu'un et que personne ne le touche dans le même temps. Il voulait juste oublier ça, oublier que tout ceci existait...

-Pourquoi se battre pour elle ou contre elle? La vie finit toujours par nous quitter...

Finit-il en un murmure, tout en se laissant choir sur un banc. Dans un sursaut d'intérêt pour la femme, il la regarda puis demanda d'une voix éteinte, comme si un "conte"; une histoire ou des souvenirs pouvaient l'éloigner de ce présent douloureux. Elle l'intriguait malgré tout, malgré lui. Il ne pouvait pas entièrement tourner le dos aux autres.

-C'est quoi ces souvenirs? Ils sont heureux?



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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Et si Gabriel ne croit plus en son Dieu [PV Ororo] [Terminé]   Jeu 10 Mar - 21:38

Alors que je lui expliquais la raison pour laquelle je ne me sentais pas en droit de lui faire la morale, il me dit qu'en Espagne c'était la même chose. Cela m'étonna un peu, mais au vue de se qu'il se passe ici, alors que rien ne transparaît, ça ne serait pas étonnant. La façon dont il disait ça me laissait supposer qu'il était lui aussi passé par pas mal d'épreuves. Et il s'en était sorti. Contrairement à ce qu'il pouvait laisser croire et surtout son air fragile, il était capable de s'en sortir. Même si ce ne devait pas être facile. Surtout qu'en plus il ne lui était pas facile de cacher sa mutation.

Ensuite, parlant de Livingston, il semblait en avoir gros sur le coeur contre lui. Enfin vu ce qu'il me disait au sujet de ce qui s'était passé, ça n'avait rien d'étonnant. Pourtant, connaissant Edward, même s'il avait des méthodes plus que discutable, il n'aurait pas sorti ce genre de choses juste pour l'enfoncer. Enfin même si je ne pouvais pas dire que je le comprenais, je me demande qui peut le comprendre, je ne pensais pas qu'il était méchant au point de faire ça.

- Je sais qu'il manque énormément de pédagogie, mais il devait faire en sorte de te sortir de là. Je ne connais pas toute l'histoire, mais t'es tu demandé pourquoi il avait agi comme cela ? Lui as tu demandé ? Je sais qu'il n'est pas du genre à se montrer très expansif ou à se justifier, mais pour les explications, il est là. Surtout qu'il n'est pas du genre à faire quelque chose comme ça gratuitement il devait avoir ses raisons. Quelles qu'elles soient.

C'était la seule fois où il avait fait quelque chose d'irréfléchi, c'était quand il avait eu son accident. Enfin pour ce qu'il y avait de vrai dans son histoire, la plus grande partie j'en étais sure. Mais comment le faire comprendre à quelqu'un qui ne voyait que quelqu'un qui l'avait insulté et rabaissé, apparemment sans raison.

Ensuite il me parla du fait qu'il n'était pas fait pour vivre ensemble, de plus il avait mis la vie de quelqu'un en danger. Il se rabaissait et se sous-estimait, pour lui il ne pouvait pas vivre en groupe car c'était un boulet.

- Il arrive parfois de prendre de mauvaises décisions, qui peuvent entraîner de lourdes conséquences. Mais il faut les assumer et apprendre de ses erreurs. Ce n'est que comme ça qu'on peut avancer. On fait tous des erreurs, mais il faut passer outre ou sinon cela nous rongera. Tu n'es pas un boulet, tu n'as pas à aller dans un asile ou quelque chose comme ça. Arrête de te dévaloriser. Tu es quelqu'un de bien, ce n'est pas parce que tu n'étais pas doué pour la sociabilité et que tu donnes l'impression d'être un boulet, que tu en est un. Tu pourras réussir dans d'autres domaines et suivre ta voie.

J'essayais de lui faire comprendre qu'il fallait qu'il trouve qui il était, ce qu'il était et ce qu'il voulait faire. Il allait devoir avancer, même si c'est dur, surtout en tant que mutant. On n'est jamais à l'abris, mais s'il avait choisi cette voie, il allait devoir voir où ça le mènerais. Il parla aussi du fait que l'Institut était en train de sombrer, lentement mais surement. C'était vrai, depuis que Charles Xavier était mort, l'Institut avait perdu son âme. Il en était le père, le mentor, le professeur, le modèle... et tant d'autres choses. Sa mort avait été une blessure longue à cicatriser. Il me manquait énormément. Mais il fallait continuer à avancer, à suivre on exemple.

- Je sais que depuis la mort de Xavier, rien n'est plus pareil, mais l'essentiel et que l'école continue à jouer son rôle. Elle est encore utile pour les jeunes mutants, pour leur apprendre à utiliser leur pouvoir et à se protéger. Faire cette simulation était peut être une erreur, mais ce n'est pas seulement des professeurs qui ne sont pas pédagogue. C'est plus profond et on n'a pas encore réussi à s'en remettre totalement.

Nous étions parti sur la croyance des hommes, leur incohérence selon moi. Ils étaient tout ce qu'il y a de plus mensongers. Il mentait comme ils respiraient, enfin pour la plupart, surtout les croyants. J'étais parfois désespérée de les voir, je me demandais alors pour quelle raison je les défendais. Mais il y avait toujours en moi cette petite voix qui me rappelait ce en quoi je croyais.

- Pour ce qui est de porter une arme, je pense que c'est déjà le cas pour quasiment tout le monde. Tout peut servir d'armes.

Tu y ressembles étrangement à cet archange. Je pense surtout qu'ils ont besoin de croire en quelque chose qui veille sur eux, car sinon, vers qui se retourner quand on a peur ? Enfin, tu remarque d'ailleurs que la plupart des choses écrites par l'homme comme saintes, sont bafouées à moindre la moindre envie. Respecter son prochain... ne pas tuer... Que des choses pour se donner bonne conscience. De plus les guerres de religion ! Comment faire plus hypocrite ? La religion a excusé pas mal des exactions des hommes. Enfin, tous ne sont heureusement pas comme ça.

La religion ou comment expliquer des massacres et des idéologies destructrices ? Les hommes et leur volonté destructrice, envahissante et tueuse. Comment avions-nous survécu ? C'était une excellente question.

Il me parla ensuite de son père, qui était d'après lui très croyant. Je devinais qu'il devait être membre d'une église ou quelque chose comme cela. Sa façon de parler de son père m'indiqua qu'il devait être de ces hommes à faire ce qu'il veut et à brutaliser les gens parce qu'il en avait le pouvoir. Le pouvoir, autre chose inventée par les hommes pour être plus important.

- Ton père était religieux ? A t'entendre, il devait être intolérant, peut être méchant. Mais malgré tout c'est ton père. Il t'a enseigné certaines choses et s'est quand même occupé de toi. J'ignore si c'est mieux d'avoir un père horrible ou de ne pas en avoir du tout...

Je faisais pas mal de suppositions mais je pensais pas qu'il le prendrait mal, à part si vraiment je me trompais totalement. Je m'étais posé la question presque à moi-même. Avoir vécu sans famille avait fait que ça m'avait manqué, même si j'avais dépassé le stade de l'incompréhension. Donc je ne pouvais savoir ce que c'était.

Il dit qu'il ne savait pas pourquoi il faudrait se battre pour la vie. Il semblait abattu comme jamais et peut être avoir des pensées suicidaires. Quelle idée de vouloir quitter la vie alors qu'il la commence à peine. Il avait tellement de chose à vivre.

- Pourquoi se battre pour elle ? Parce que malgré toutes les mauvaises chose, il y en a de bonne. Elle est belle, pleine, il suffit de savoir chercher. Certes comme dirait je ne sais plus quel écrivain, la dernière aventure de la vie, c'est la mort. Mais justement, c'est la dernière, il faut profiter de la vie, la vivre pleinement car on ne sait jamais quand elle terminera. Peut être que demain ça ira mal, mais après demain ça ira mieux. Tu feras plein de rencontres. La vie c'est avoir des hauts et des bas. Mais il faut se battre pour pouvoir être fier de soi.

Pour une fois je n'avais pas essayé seulement de le rassurer. J'avais essayé de lui faire voir les choses clairement. Car le plus dure arrivait quand on est au plus mal et il me semblait que c'était son cas. Alors il avait besoin que quelqu'un lui fasse voir les choses en face, lui remette les idées à l'endroit.

Il s'était levé pour retomber sur un autre bond. Inquiète je m'étais levée et m'étais approchée pour voir s'il allait bien. Apparemment c'était un coup de fatigue. Je m'assis donc à côté de lui et lui passant un bras autour des épaules je l'attirais contre moi. Je réfléchissais à quoi lui répondre. Un souvenir heureux ? Oui s'en était un. Donc autant tout lui raconter.

- C'était il y a plusieurs années, Charles était toujours vivant à ce moment là, peu de temps avant la mort de Jean. A l'époque, on commençait à se demander quel impact allaient avoir les mutants dans la société. Alors le Président a été attaqué, apparemment par un mutant. Le professeur, inquiet nous a envoyées Jean et moi à se recherche pour éviter que le gouvernement ne lui tombe dessus. Ainsi nous nous sommes retrouvées à Boston, dans une église semblable à celle là. Elle était abandonnée.
Nous sommes entrées et là, une voix parvenait de tous les côtés, avec comme un bruit sourd. C'est Jean qui a deviné qu'il était téléporteur. Il avait fini par se percher sur une poutre. Alors qu'on voulait qu'il descende, il restait là haut. Ainsi utilisant mon pouvoir, j'ai fait se briser la poutre sous lui pour le déloger tandis que Jean arrêtait sa chute. Alors nous avons parlé et nous l'avons aidé. Il avait été blessé lors de l'attaque et nous l'avons soigné. Il avait le corps couvert de stigmates, qu'il s'était fait pour chaque péché. Il croyait en dieu, malgré le fait que rien ne le désignait comme humain. C'était Diablo, Kurt Wagner. C'est un homme bon et aimant les autres. Il avait été manipulé. Grâce à son aide nous avons pu nous sortir d'un grand pétrin, entre autre la destruction des humains et survivre à la destruction d'un barage.
Ce souvenir est heureux pour moi car il me rappelle l'époque où tout allait pas trop mal. Il me rappelle qu'il faut croire et avoir l'espoir. Pas forcement en dieu, mais en ce qu'on veut. Parce que Tu vois quand tu fermes les yeux et que tu désires un truc très fort. Et bah Dieu c’est le mec qui en a rien à foutre. Peut être que simplement il n'existe pas. Mais croire en quelque chose, en quelqu'un, c'est important, ça permet de ne pas craquer.


Voila une histoire en quelques mots, simple, vraie. Mon amitié envers Kurt était certes étrange car tout nous opposait, mais il m'ouvrait les yeux sur le monde et sur moi. On avait toujours besoin de quelqu'un comme ça.

- Tu vois, Kurt est très différent en apparence, mais intérieurement il est meilleur que pas mal d'homme sur cette Terre. Alors si j'ai un conseil, ne juge jamais quelqu'un avant de le connaitre. Ecoute les conseils qu'on pourra te donner, c'est toujours bon à prendre. Quoi qu'il arrive reste toi même et ne perds pas la foi en ce que tu crois, que ce soit l'amitié, l'amour ou quoi que ce soit d'autre. La foi ne se limite pas à la religion, mais à ce à quoi l'on veut bien accorder un peu de confiance.

Il ne s'agissait aucunement de morale, juste de conseils. Conseils que j'espérais qu'il prendrait. Je n'étais plus son professeur, mais je pouvais espérais me rapprocher d'une amie, ou même d'une personne de confiance.

- Et toi, quel est ton souvenir le plus heureux ?
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Et si Gabriel ne croit plus en son Dieu [PV Ororo] [Terminé]   Sam 12 Mar - 17:57



Marcher, c'était ce qu'avait voulu lui imposer Edward afin que Calisto puisse réfléchir-enfin, lui ne s'en doutait pas bien sûr-; malheureusement ça ne s'était pas fait dans le bon sens. Amer le jeune homme s'enfonçait dans ses torts, oh bien sûr, il avait sans doute une minuscule partie de raison sur les agissements de ces deux là mais en général c'était plutôt les circonstances et lui même avouons le qui s'étaient mis dans les ennuis... D'ailleurs sa colère risquait de le mener à continuer car il fixa Ororo d'un air mécontent, prêt à la rejeter en bloc elle aussi.

-C'est pas grave, laissez tomber...

Il n'avait pas dit ça de façon méchante mais préventive. Calisto se méfiait de Tornade depuis le début, qu'on défende ses "ennemis" devant son nez, alors que les deux selon lui toujours, s'en sortaient plus qu'honorablement, l'ange lui mourrait de faim dans la rue, alors il ne voulait pas de tentative de dédramatiser le rôle qu'avaient eu les deux affreux. Seul un petit reste de son passé d'être sociable le poussa à rester ici et à se calmer lorsque la conversation prit un autre tournant. En réalité il savait intérieurement qu'Ororo avait raison, qu'il devait réfléchir à tout ça mais ayant peur de cette réflexion, le mutant préférait avoir recours à la colère aveugle pour ne rien voir; pensant moins souffrir ainsi. Lorsque la professeur passa à un autre thème, il redevint normal, c'est à dire juste un peu méfiant mais coopératif dans l'ensemble, lançant juste une prévention.

-Je veux plus parler de ça de toutes manières. Pour le reste c'est ok

Fit-il d'une voix moins vibrante que tout à l'heure lorsqu'il avait tâché de défendre son indéfendable cas acculé au mur.

-Je suis peut-être pas aussi bien que vous ne le pensez? Vous ne me connaissez pas après tout. Qui vous dis que je ne suis pas une saloperie de première? Après tout Dieu s'en fout comme vous dites, il pardonne tous les pêchés, pourquoi s'embêter à suivre la bonne voie?

C'était de la pure provocation bien entendu et l'Africaine si elle était douée pour voir ce genre de choses chez les gens, et vu son empathie, c'était sûrement le cas, verrait bien que Calisto n'était pas méchant; il n'était pas du genre à faire du mal volontairement, incapable de vilénies trop affreuses. Ce n'était pas non plus un saint mais de là à voler de trop grosses choses ou juste pour le plaisir, attaquer ou autres, c'était quasiment impossible, il lui faudrait vraiment un énorme choc.

-Mais je n'ai jamais eu de père... C'était un inconnu qui rentrait chez nous pour hurler et frapper avec son petit chienchien, son premier fils dont il était si fort. Ma mère j'ai pitié, je lui ai pardonné, c'était qu'une pauvre ivrogne qui préférait sa bouteille à la vraie vie, mais je la comprends... La méthode est pas bonne, mais le principe est pas si stupide, elle n'avait pas tort.

Sa voix par la suite redevint plus douce, prouvant qu'il avait aussi de l'empathie. Celle-ci avait survécu malgré tout. S'approchant légèrement d'Ororo après s'être remis de son petit malaise alors que cette dernière l'avait déjà fait précédemment, inquiète à son égard, l'angelot était désormais à portée de ses doigts.

-Vous êtes orpheline?

Demanda-t-il doucement, devinant qu'au moins elle avait perdu son père ou non, pas aussi précisément mais en tout cas que quelque chose clochait dans sa vie familiale. On ne se demandait pas si c'était mieux d'avoir un père violent ou de ne rien avoir du tout quand les choses vont bien et qu'on ne manque de rien.

-Je suis désolé. Vous savez, tout ce que je vous ai dis, je ne me plains pas, en fait je m'en fous... Mais c'est pour montrer que je connais certaines choses et qu'on ne me fera pas changer d'avis; par contre je sais que d'autres sont plus touchés. J'aurais aimé les aider, excusez moi si j'ai fait remonter de mauvais souvenirs.

Le blond s'écarta légèrement ensuite mais il restait proche comparé au début, semblant l'écouter et presque tenter de veiller sur elle. Risible réflexe quand on connaissait la puissance d'Ororo et sa force mentale, tout ce qu'elle apportait aux élèves de l'institut, souvent blessés par la vie... Mais c'était instinctif, il se sentait absolument désolée pour cette femme qu'il avait quand même pas mal provoqué même si son agressivité était restée très limitée.

L'histoire de Kurt le fit frémir et c'est dans un silence, religieux justement, qu'il écouta tout ce que débitait l'Africaine, disant simplement en conclusion.

-Vous êtes quelqu'un de bien, j'en avais déjà eu la preuve même sans vous connaître grâce à votre oeuvre. Vous êtes une vraie X-Woman. C'était ce qui m'attirait avant, ne plus penser à soi, toujours aux autres et vous y êtes arrivée. Heureusement qu'il y a des gens comme vous sur terre. Vous aurez toujours mon respect pour ce que vous avez fait, et monsieur Wagner aussi... Je ne l'ai pas connu mais parfois vu à l'institut et il m'a toujours eu l'air aimant. Pas de raison de croire en Dieu, quand on a déjà des gens sur terre qui valent bien mieux.

Conciliant cette fois, proposant une véritable paix, le blond lui offrit un gentil sourire.

-Le jour où monsieur Worthington a sauté de sa tour de verre, c'était tellement beau. Ce jour là j'ai cru que tout serait possible... Y comprit accomplir, moi le vaurien, le rêve le plus doux de l'homme... Voler.

C'était bien maigre, il avait vécu par procuration, sans jamais connaître le mutant ailé, mais c'était surtout l'image plus que la personne qui l'avait fait frémir, à présent il savait que cet homme n'était pas son idole. C'était une personne différente, qu'il ne connaissait même pas! Ou si peu... C'était l'image, c'était lui qui s'était vu sauter de cette prison de verre, tout simplement. Le plus beau souvenir de sa vie n'était qu'un rêve éveillé, c'était assez triste à dire comme ça mais lui n'en était pas malheureux. Il avait d'ailleurs d'autres moments joyeux dans sa vie...

-Et j'aime bien aussi voler, chaque fois que je le fais, j'aimerais ne jamais réatterrir mais je ne suis qu'un homme avant d'être mutant pas vrai? Et l'homme... N'est pas né pour voler. Et vous, votre jour le plus heureux c'était celui-ci? Quand vous avez aidé votre ami Monsieur Wagner?

Demanda-t-il; plus calme, semblant juste discuter pour faire partir la solitude, sans méchanceté aucune, ni agressivité, ni méfiance.
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Et si Gabriel ne croit plus en son Dieu [PV Ororo] [Terminé]   Lun 21 Mar - 15:10

J'avais essayé de le convaincre qu'Edward n'était pas totalement méchant, qu'il avait malgré tout fais ce qu'il pouvait. Mais cela semblait en vain. Il avait trop de colère en lui pour réfléchir posément à la situation. Quand il se sera calmé, alors il verra peut être les choses sous un autre angle, meilleur. Il préféra laisser tomber le sujet plutôt que de s'énerver encore plus. Je décidais donc de ne pas continuer, j'avais vu qu'il n'était pas assez ouvert sur ce sujet pour essayer de comprendre plutôt que de juger. J’espérais qu'un jour il puisse comprendre ou au moins accepter, car tant que ce ne serait pas le cas, ça le rongera, toute sa vie.

Il sembla ensuite s'énerver, mais qu'à moitié je pense. Il me dit que je ne le connaissais pas suffisamment pour dire comment il était. Je n'étais peut être pas psy, mais je pouvais sentir certaines choses. Derrière sa colère se cachait un mal être, une douleur que pour l'instant il n'arrivait pas à surmonter. Il y arrivera un jour, tout le monde grandis, mûrit et s'accepte.

- Qu'est ce qui me le dit ? Toi ! Ta façon de le dire, d'être. C'est vrai, je te connais peu, mais le peu que je connais suffit à me donner une idée. Tu n'es pas une ordure, car sinon tu n'aurais déjà pas essayé de t'intégrer à l'Institut et tu n'en serais pas parti comme ça. Pour ce qui est de dieu qui pardonne tout, certes cela permet à certaines personnes de se justifier, mais c'est la voix de la facilité, il y a tellement de choses à faire, à voir et à vivre, pour ne pas risquer de se faire tuer pour des bêtises, parce que c'est le risque en s'engageant sur cette voix.

Le plus gros risque et souvent le dernier. Les regrets étaient bannis, mais on est mort. Quel que soit la chose en laquelle on croit, se qui est fait est fait, et rien n'est plus faisable. Tout ce qu'on aurait pu faire devient poussière, les projets, les envies, les joies et les peines. A quoi bon vivre alors, autant se tuer de suite. La vie ne vaut la peine que si on la vit vraiment et sans avoir à regretter.

Il me parla ensuite de sa famille. Un père qui frappait, une mère ailleurs, personne sur qui comptait. Parfois, on se dit que ne pas avoir de famille est la pire des choses qui peut arriver à un enfant, mais il arrive qu'il vaille mieux ne pas avoir de famille que d'en avoir une comme celle là. Je ne pouvais certes pas tenir la comparaison, mais je ne savais pas dire quelle situation était la meilleure. Aucune certainement. Ensuite, il me posa la question, mes parents. Une vague de mélancolie me submergea. Le peu de souvenir que j'avais d'eux me revint en une vague heureuse. J'avais dépassé le stade de la colère depuis bien longtemps.

- Oui, orpheline. Ils sont morts dans un bombardement en Egypte. A l'époque la guerre y était et notre maison s'est retrouvé sur la ligne d'explosion d'un avion. Je suis la seule à avoir survécu. Ta mère a fuit, c'était sa solution, mais ce n'est pas une vie. Boire tout le temps, attendre la mort. Soit on se bat, soit... pourquoi vivre dans ce cas là ?

La déchéance, la perte de tout, pourquoi subir cela ? La peur, peut être, la lâcheté. Enfin, tout le monde réagissait à sa façon face à une situation donnée. Même si les réactions pouvaient amener les autres à ne pas comprendre. Je ne comprenais pas leur situation, mais malgré tout je leur souhaitais de s'en sortir. De se sortir de cette situation. Pour Calisto, son avenir n'était plus avec eux, il devait se le forger.

A sa réflexion suivante, je lui souris. Il s'en voulait de s'être énerver, d'avoir remonter de mauvais souvenir... Je devais le détromper, en tout cas pour ce qui est de ma vision des choses.

- Je comprends, ne t'inquiètes. Je sais que parfois cela est dur, mais il faut savoir aller de l'avant et, à défaut d'oublier, pardonner, peut être. Tu n'en es pas encore, alors ne réponds pas à cela, mais réfléchis y à tête reposée. Les souvenirs ne sont pas mauvais ou bon. Il y a seulement la façon dont tu les vois. Aujourd'hui ils te semblent hostiles, durs et demain tu en ris. Ce sont juste des rappels de ta vie, de ce que tu as fais, vécu et cela te permet de garder tout le bon de ta vie et de te souvenir des gens que tu aimes et qui ne sont plus, ou loin. Ce n'était pas de mauvais souvenir, même si un peu douloureux, j'ai fais mon deuil.

Le deuil oui, mais pas la compréhension, surtout de la guerre. Cette dernière m'était toujours aussi étrangère. Le peuple la subit et perd tout. J'avais tout perdu, sauf la vie, une chose chère à mes yeux. Tout comme son respect.

C'est ainsi, que même si elle prenait différentes formes, je m'étais attachée à Kurt. Il était devenu un ami, un frère. Je racontais notre rencontre pour Calisto. J'y mettais mon ressentis, ma vision de cette aventure. Ce que Kurt m'avait appris était resté gravé dans mon coeur, c'était ça aussi les souvenirs. A la fin de mon discours, il m'offrit un cadeau merveilleux, quelques paroles, qui me touchèrent au plus profond. Sa reconnaissance me faisait chaud au coeur et me confortait dans ce que j'étais, car il m'arrivait de douter et c'est dans ces cas là que je savais que ce que je faisais été juste.

Il n'y avait aucune parole à apporter à cela. Un merci aurait terni sa déclaration, car c'était trop peu. Je mis une main sur mon coeur et hochais la tête en remerciement. J'espérais qu'il prenne conscience de ce que je ressentais, car les mots ne m'auraient pas permis de l'exprimer. Il passa ensuite à son propre jour heureux. Cela ne brisa pas ce moment, mais le termina doucement.

- Oui, c'était magnifique. Il s'est battu pour être ce qu'il voulait être et a réussi. C'est un exemple pour nous aussi. Mais toi aussi tu as réussi à réaliser ton rêve, voler. Tu as surmonté pas mal d'épreuves et tu es toujours là. Tu n'es pas un vaurien, il faut juste que tu ouvre les yeux... *Alors ce jour là, tu seras toi, heureux et entier.*
- Non l'homme n'est pas fait pour seulement voler, sinon nous serions des sortes d'oiseaux. Mais je comprends ta façon de voir les choses. J'ai aussi cette envie avec mes pouvoirs, me fondre dans l'air pour ne plus n'être qu'air. Mais nous sommes humains et nos pouvoirs n'y changerons rien.
Mon jour le plus heureux... Je ne saurais dire, il y en a eu beaucoup, dont la rencontre avec Kurt. Sinon, je dirais mon arrivée à l'Institut avec Charles. J'ai eu enfin l'impression d'avoir une famille. Je n'étais plus seule.


Même si mon arrivée avait été assez difficile. S'habituer à la vie Américaine avait été dure. Toute chose nouvelle est dure au début, surtout quand on ne sait pas exactement où l'on va.
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Et si Gabriel ne croit plus en son Dieu [PV Ororo] [Terminé]   Sam 26 Mar - 8:28

Bien entendu, elle avait raison... Lui le savait, il n'était pas si stupide que ça, mais malheureusement Calisto était du genre borné et il s'était tellement enfoncé dans ses problèmes, dans sa colère qu'en ressortir demanderait un long travail ou un déclic puissant, violent et nécessaire. La phrase que le mutant avait précédemment dit le fit frissonner, Ororo l'avait repris, elle n'aurait pas du car le blond était un adorateur de la vie normalement. Comment en était-il arrivé là? En un flash, Calisto se souvint du petit angelot souriant et plein de force qui adorait rire, soutenir les autres. Le jeune homme en resta bouchée bée un bon moment. Ses yeux bleus se fermèrent de moitié, et il soupira. La fièvre le gagnait, à s'être énervé comme un imbécile, tout ce qu'il avait gagné, c'était une bonne nuit de maladie. Le Mallorquin eut honte, oui vraiment honte soudain mais le déclic n'était pas encore assez puissant pour le faire changer d'avis, il était juste gêné de s'être ainsi plaint en voyant qu'Ororo avait eut une vie si dure.

-Rire... C'était ce que je faisais tout le temps avant. ça me manque

Avoua-t-il en un souffle, se souvenant que c'était lui qui remontait les autres auparavant et que ses rares amis l'appréciaient pour ça, parce qu'il ne se plaignait pas. Vincent Da Certo, un poil asocial l'avait plus ou moins accepté car Calisto quoique maladroit n'était pas si encombrant que ça, qu'en était-il maintenant?

-Monsieur Wagner doit aussi avoir eu beaucoup de courage pour s'en sortir... Comme vous

Murmura-t-il, toute agressivité abandonnée. Calisto n'avait pas encore le déclic, il lui manquait quelque chose pour le forcer à se stabiliser et il était probable que la fièvre promise qui arrivait serait l'électrochoc. Bien sûr le blond n'en savait rien encore mais déjà le doute s'instillait en lui. Ororo et sa patience avait réussi à surmonter pas mal de choses, elle avait eu raison d'agir comme elle l'avait fait, en douceur et non violemment comme beaucoup qui avaient voulu le pousser à grandir trop vite.

-Je dois dormir maintenant. Merci.

Ce fut ses seuls mots, abandonné sur le banc encore intact de l'Eglise, le jeune homme ferma doucement ses yeux. "Merci"... Pour tout le mal, tout le bien surtout que lui avait fait Ororo. Calisto pensait changer doucement, mais il savait que le processus était lancé, et quelque soit la douleur, il sortirait de son tourbillon morbide. Tornade avait sa reconnaissance éternelle, elle pouvait tout lui demander, dans la mesure de ses capacités, le jeune homme serait là pour elle. Même si bien sûr l'ange doutait fortement qu'une mutante aussi puissante ait besoin de lui...

-Vos parents... Je ne communique pas avec les morts mais... Je suis sûr qu'ils sont très fiers de vous, vous n'avez pas d'ailes, mais c'est vous l'ange. Quoique vous puissiez un jour me demander, j'obéirai, je vous serai toujours fidèle.

Acheva Calisto d'un ton légèrement fiévreux avant de s'endormir définitivement dans une sorte de sommeil contradictoire, à la fois apaisé par Ororo mais aussi plus violent à cause de la fièvre qui l'envahissait.
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Et si Gabriel ne croit plus en son Dieu [PV Ororo] [Terminé]   Dim 27 Mar - 22:38

Mes paroles avaient généré de la réflexion en lui. Certes, il n'en était surement pas encore arrivé au stade où cela irait mieux, mais c'était un bon début. J'étais comme redevenue son professeur, quelqu'un qui essayait de le ramener sur la bonne voix, enfin je l'espérais. Que savais-je de sa voix ? Rien, sauf un sentiment qu'il s'y était perdu. C'était pour cela que je le reprenais, avec le plus de douceur possible. Pas la peine de le brusquer, à moins de vouloir le mettre encore plus en colère, je voulais juste l'apaiser. Je l'entendis soupirer et le voyais fermer quelque peu les yeux. Il devait être épuisé. Je n'allais donc surement pas rester très longtemps encore. Il avait surement besoin d'être seul et quoi de mieux qu'une bonne nuit de sommeil pour aller mieux.

- Il ne demande qu'à toi de recommencer !

J'avais dit cette phrase dans un souffle, presque inaudible. Il riait beaucoup avant ? Pourquoi donc avait-il arrêté ? Il semblait conscient du changement qui s'était opéré en lui, et allait surement en chercher la cause. J'avais réussi à l'aider du mieux que je pouvais, il remontera la pente, je lui souhaitais.

A sa remarque sur notre courage, je lui souris. Un sourire heureux et remerciant. Nous n'étions pas les seuls à avoir du courage, lui aussi en avait, c'était juste qu'il ne le voyait pas. Il n'était plus du tout agressif avec moi, comme quoi le calme pouvait aider pas mal de chose. Il dit ensuite qu'il devait dormir et me remercia encore. Je ne dis rien, ne voulant pas le couper.

Il était déjà à moitié endormi lorsqu'il prononça sa dernière phrase avant de sombrer. Elle me toucha, me faisant venir les larmes aux yeux, moi qui n'avais pas pleuré depuis leur mort. Sa confiance en moi me toucha énormément. Il me dit ensuite que si j'avais besoin d'aide un jour il serait là. Je doutais qu'il se souvienne de cette phrase demain, car il semblait dans un état pire que la fatigue. Posant une main sur son front, je constatais qu'il était brûlant. Il allait passer une sale nuit, en plus dans cette batisse mal isolée.

J'enlevais ma veste, restant en pull, suffisamment chaud pour me protéger. Je la posais sur lui, le recouvrant de mon mieux et soulevais délicatement sa tête pour la poser sur mes genoux. En une seconde, j'avais pris la décision de le veiller cette nuit. Au moins, je pouvais éloigner les vents froids d'ici. Je somnolais une partie de la nuit, tout en veillant sur lui.

Une ou deux heures avant l'aube, la température semblait avoir chuté et il devait aller un peu mieux. Il fallait que je rentre et cela semblait le meilleur moment. Il semblait dormir et c'est tout aussi délicatement que je reposais sa tête sur le banc. Je posais un bisous sur son front et après une hésitation parlais.

- Merci à toi. Tu ne sais pas ce que tu m'as apporté, mais c'est surement autant que ce que je t'ai offert. Je sais qu'en cas de besoin, je peux compter sur toi... Mais toi aussi. Porte toi bien et prend soin de toi !

Je me relevais alors et parti en direction de la sortie. Arrivée à l'entrée, je me retournais vers lui et sortis dans un souffle d'air, lui reposait sur le banc ma veste sur lui. Un vent qui arriva jusqu'à lui doucement comme un caresse.

- Merci et à bientôt !
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