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 L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]

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Calisto Del Alba
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MessageSujet: L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]   Mer 23 Fév - 21:55

Quand faut y aller... Faut y aller! Calisto était retourné vivre dans la rue depuis pas mal de temps, il ne se sentait pas accepté dans l'institut et avait préféré partir après plusieurs incidents plus ou moins grave. Depuis le jeune homme avait vécu pas mal d'aventures, entre autres la rencontre avec un gang qui l'avait mis à mal puis celle avec Kendra et Mickaël, et bien sûr, toujours son frère qui le poursuivait pour le forcer à faire passer de la drogue en douce par dessus les frontières. Calisto avait besoin de s'éloigner de tout cela, sa vie de vagabond le dégoûtait. Il avait reprit ses vieilles habitudes et se déplaçait furtivement dans les ruelles, commettant bien moins de bévues qu'auparavant, retrouvant ses capacités d'enfant débrouillard et d'ombre agile, comme quoi, mourir de faim le rendait plus intelligent... Ou plus capable s'était selon! être choyé pendant 3 ans à l'institut ne lui avait pas réussi et se retour à la normale quoique cela le rende très malheureux avait servi à le faire mûrir. Le Mallorquin avait changé, indéniablement. Il demeurait sociable et sympathique mais seulement en apparence, cessant de chercher à tout prix à s'intégrer. Peu à peu la distance se creusait avec les autres, il n'était ni détesté ni aimé ici, c'était juste une bouche de plus à nourrir et un corps souillé de saleté, de griffures et de haillons...

Oui, tout ça le dégoûtait. Ses réflexes était meilleurs, ses paroles beaucoup moins malheureuses et ses gestes moins maladroits mais ça n'était pas pour ça que le mutant ne regrettait pas son ancienne vie à l'école, pourtant y revenir la queue entre les pattes n'était point possible. Calisto se disait qu'il n'était pas fait pour vivre en communauté, il était sociable mais si ses symptômes différaient, en fait il n'était pas plus réadaptable que n'importe quel autre gosse de la rue ayant plutôt tendance à être agressif. Son mal être était autre et ne se voyait guère puisqu'il paraissait être joyeux luron, pourtant le problème était bien là; pour preuve sa boulette'attitude en compagnie, pire en travail d'équipe et ses étonnantes capacités de survie seul.

Aujourd'hui était cependant un nouveau jour. Pour ne pas devenir fou dans sa solitude, le jeune homme se donnait des moments importants à ne pas rater. Il marquait le dimanche par de longues promenades en qui le ravigotaient, quitte à ne pas gagner d'argent en travaillant... Et chaque fin de mois par un plaisir totalement futile qui aurait pu être employé à gagner des sous en offrant ses maigres services: nettoyer des voitures, vendre des journaux avant de se faire poursuivre parce que c'était soit disant illégal, pfft, il leur en fallait peu maintenant pour traiter quelqu'un comme un hors la loi. Aujourd'hui était donc une fin de mois et le mutant avait en plus recueilli assez d'argent pour s'acheter de nouveau habits, il prit le temps de choisir, ne pouvant pas se permettre de prendre de belles choses mais au moins des vêtements propres, les autres il les jetterait car ceux ci ne tenaient plus qu'à un fil et vu sa mutation, c'était risqué de mettre des tee shirts qui étaient sur le point de casser, en plus ça n'avait rien d'agréable!

S'éloignant de la ville après une longue marche à pieds, le jeune homme s'approcha d'un lac, lequel était bordé par une forêt, il se dévêtit, jetant ses habits dans une poubelle qui trainait par là -c'était un lieu fréquenté en été mais pas la nuit, raison pour laquelle il venait tardivement- et plia soigneusement ses nouveaux effets dans sur une roche puis sous la lumière de la lune, le jeune homme plongea dans le lac limpide. Il entreprit d'étirer ses grandes ailes blanches en soupirant d'aise, toute la journée ces dernières étaient confinées, remarque au moins ça lui musclait les épaules de sans cesse sentir se poids anormalement répartir dans son dos. Lentement le mutant se glissa dans l'eau, il alla vers la roche puis sortit un carré de savon miraculeusement propre-en fait il avait piqué ça dans un hôtel alors qu'il y travaillait pour faire le ménage, hélas ça n'avait pas duré car c'était juste un remplacement d'une semaine.- et se savonna puis se champooina, heureux d'être propre. Commença alors un long bain pendant lequel il entreprit de passer entre chaque plumette qu'il lissa ensuite; sans soins elles perdraient toute imperméabilité et déjà qu'il mangeait beaucoup moins bien qu'à l'institut.

Soudain le jeune homme dressa l'oreille et se mit à regarder partout autour de lui. L'eau arrivait juste au niveau de son bas ventre, délaissant ses plumes, le mutant se mit à regarder partout autour de lui. La forêt abritait des animaux pas très sympathiques parfois, il s'était déjà retrouvé poursuivit pas une sanglier furieux une fois. Oui comique à dire comme ça mais Calisto lui n'avait rigolé du tout, surtout que les ailes pleines d'eau, il ne pouvait pas vraiment s'envoler... Oui bah restait plus qu'à se battre si c'était une sale bête ou à galoper; ce qui paraissait plus sage vu sa carrure de jeune fille.


Dernière édition par Calisto Del Alba le Ven 4 Mar - 10:38, édité 1 fois
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Jari Eliassen
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MessageSujet: Re: L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]   Mer 23 Fév - 23:58

- Tu veux l'essayer ? Bah vas-y, fais toi plaisir !

Voilà ce qu'avait dit Tobias à son petit frère quand celui-ci s'était mit à lorgner à s'en faire mal aux yeux sur la superbe Ducati 996 garée devant les portes du « Grease Monkey » le garage où il bossait. Jari n'avait pas eu besoin de se faire prier. Il avait enfourché la machine, chopé le casque que lui tendait son frère et était parti en trombe faire quelques tours du quartier, poursuivit par le rugissement du moteur. Si on excluait le fait que les rues étaient encombrées, jalonnées de feux rouges et de piétons prêts à se faire emplafonner, l'expérience arracha au Finlandais un énorme rictus de satisfaction. Malheureusement, il regrettait de ne pas avoir droit à mieux … En ville, il ne pouvait avoir qu'un très vague aperçu de la puissance de la moto. Si seulement il pouvait la tester sur des routes plus praticables … Ça, ce serait le pied ! Quand il se pointa devant l'enseigne du « Grease Monkey » quelques minutes plus tard, l'idée de sortir de l'agglomération trottait dans tête en formant un joli petit 8 ininterrompu. Jari avait enlevé son casque – à regret – sans couper le moteur et avait fait part de ses impressions à son frangin, sans réellement cacher son envie d'aller plus loin. Puis il avait offert à Tob' ses yeux discrètement implorants et lui avait quémandé une rallonge, une balade hors-ville. Finalement, l'aîné avait fini par céder sans trop de résistance et le cadet était repartit comme un boulet de canon, promettant toute la prudence dont il était capable. Naturellement, inutile de se fier à ça, mais Jari savait pertinemment que son frangin ne pouvait presque rien lui refuser. Surtout depuis qu'il avait fait l'expérience de sa mutation, quelques semaines auparavant. Le coup avait été rude, Jari s'était bilé à s'en faire cailler le sang et depuis, toutes les occasions étaient bonnes pour lui pour éviter de sombrer à nouveau dans le désespoir.

Mais pour l'instant, le blond ne pensait plus à ses problèmes génétiques. Focalisé sur la conduite, il voyait la roue avant avaler le bitume et se régalait du bruit puissant du moteur. On sentait que la moto n'était pas de première main, on l'avait mise en vente au garage et Tob' avait été chargé de son entretien et de la « vérification de son bon fonctionnement » , même si cette tâche était présentement reléguée à Jari – qui n'allait pas du tout s'en plaindre d'ailleurs ! Ressentant tout de même une certaine responsabilité vis à vis de l'engin, il tâcha de modérer ses pulsions tant qu'il restait sur les grands axes très fréquentés de la ville. Le jour déclinait, tout comme le flot de voitures après la rush-hour, mais tout de même … Inutile de provoquer bêtement un accident.

Quand il put enfin s'éloigner un peu plus de la ville, Jari commença à essorer la poignée des gaz avec plus de franchise. La machine lui répondit dans un vrombissement toujours plus nerveux et le Finlandais ressentit l'extase lui asticoter les tripes.

« Allez ma grande, montre nous ce que t'as là dedans ! » songea-t-il juste avant de se tordre le poignet sur accélérateur. La Ducati bondit sur la route quasi déserte qui s'étendait devant elle et son pilote lâcha un cri de joie derrière la visière de son casque. Son manteau long – pas réellement adapté pour une telle activité, avouons-le – volait derrière lui comme une aile de raie manta, tout comme les mèches de cheveux qui dépassaient du casque. Il enchaîna les virages à la corde et les pointes de vitesse sur une bonne dizaine de kilomètres, se rapprochant d'une forêt qui avait réussit à survivre si près de la ville. Il connaissait le chemin pour y être déjà venu quelques fois avec Tob', histoire de prendre l'air.

Après ce quart d'heure de folie, Jari, préférant se montrer raisonnable, décida de ne pas trop faire chauffer ce moteur pourtant si prometteur. S'il arrivait quelque chose à la Duca', son frère allait probablement vouloir le tuer à coups de clé à molette ! Alors Jari s'engagea sur une petite route plongeant droit vers le sous bois, s'arrêta, coupa le contact, flatta le réservoir de la moto et ôta son couvre chef. Une odeur de carburant chaud et de feuilles mortes lui emplit les narines en formant un mélange pas réellement déplaisant. Le jeune homme secoua la tête et raplatit ses cheveux sur son crâne en poussant un soupir pleinement satisfait. Bon sang, les moments comme ça, ça valait son pesant de bouteilles de vodka ! En plus il pouvait bien prendre son temps pour profiter un peu de l'endroit. Juste envoyer un message à Tobias pour qu'il ne s'inquiète pas … Jari pianota deux secondes sur son portable avant de s'éloigner du chemin, sous le couvert des arbres. Ce silence, cet air pur – malgré une très vague odeur de charogne qui flottait en arrière plan - , ça changeait terriblement du coeur de la ville ! Ca rappelait même la maison. Pour un peu, il se serait cru de retour en Finlande, en vacances chez ses grand-parents. Humant l'air, il profita au maximum de cette senteur de forêt, laissant au passage quelques vieux souvenirs d'enfance revenir galoper dans sa tête. Et finalement, après quelques minutes, il déboucha sur les berges d'un lac, planté ici comme un éléphant dans un jeu de quilles. Il s'avança sur une petite avancée rocheuse en aplomb. La présence plan d'eau aviva encore plus l'humeur nostalgique du Finlandais qui en considéra pendant un moment la surface. Dans le fond, on était pas bien là ? Seul ? Devant un paysage aussi beau ? A ne plus penser à rien, ni même à ses problèmes de mutation ou de je ne sais quoi ? En plus, il devait y avoir une sacrée bonne acoustique ici ! Une petite ampoule s'alluma dans la tête de Jari. Il prit une profonde inspiration, ferma les yeux et puisa d'un seul coup dans ses poumons tout ce qu'il avait pour pousser un cri déchirant, énorme et rauque – résultat d'un entrainement intensif au chant guttural – qui traversa le lac pour se répercuter sur les berges en face dans un magistral écho. Une sorte de grognement lointain lui répondit mais il n'y prêta même pas attention.

- Énorme ! Lâcha Jari à mi-voix, épaté de sa propre performance.

Il s'apprêta à recommencer, rien que pour le fun, quand il s'aperçut qu'un machin qu'il avait prit pour un rocher s'était mit à bouger. Jari tourna la tête et plissa les yeux pour tenter de discerner ce que c'était dans l'obscurité croissante quand il comprit que c'était ... un baigneur. Aussi stupide que ça puisse paraître. Sur le coup, il sursauta, ce qui suffit à lui faire perdre son équilibre déjà précaire. Jari se vit glisser du bloc de caillasse sur lequel il se tenait et ne parvint guère à ralentir sa chute. Il atterrit, non pas dans l'eau, mais sur la roche en dessous de l'endroit où il se tenait une seconde plus tôt et ses genoux heurtèrent la pierre, tout comme son épaule gauche.

- Perkele !


Un juron lui échappa et il se releva rapidement, la main serrée sur le haut de son bras douloureux, espérant que le fou en train de se baigner ne l'avait pas remarqué. Mais autant ne pas se faire d'illusions. A avoir gueulé comme un sauvage, Jari était resté tout sauf discret … En pestant à mi-voix, il jeta un regard très fâché à celui qui l'avait fait tomber de la sorte tout en essayant de remonter sur la berge. Vu de loin, l'énergumène en face n'avait pas l'air impressionnant mais il semblait avoir un grand truc blanc fixé dans le dos. On aurait dit une paire d'ailes. Comme si c'était possible tiens. N'empêche que ça y ressemblait drôlement ! Déjà qu'il fallait avoir un joli grain pour faire trempette complètement nu ici à cette heure, il fallait en avoir un encore plus gros pour se trimballer avec des ailes attachées dans le dos ! Jari se dit qu'au moins, il n'était pas celui qui avait l'air le plus ridicule dans cette histoire.
A pleines mains, il chopa une touffe d'herbe pour se hisser sur la rive mais au dernier moment, son genoux droit ploya à moitié sous lui, le stoppa dans sa manœuvre. Il avait du se faire plus mal que prévu … Quelle poisse !
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]   Jeu 24 Fév - 0:40

Un animal d'une race inconnue cria quelque chose. Mais bon, une créature ne "dit" pas quoique ce soit, si étrange cela soit-il. Ce n'était ni un aboiement de loup-ouf- ni un grognement de sanglier... ça ressemblait plus à l'utilisation de cordes vocales humaines tiens. Le mutant ailé aidé par le reflet de la lune et le bruit d'un plouf et d'un autre cri retentissant se dirigea prudemment vers la forme. Distinguant des remous, Calisto s'approcha encore, il mettait un certain temps pour se faire, naturellement méfiant. Qui viendrait ici à cette heure ci se baigner à part un pauvre hère comme lui n'ayant pas d'autres choix pour se laver correctement? Les bains publics? Ah ouais, super tiens avec ses ailes de 5 mètres d'envergure, premièrement le peu de puissance du pommeau ne laverait absolument rien et deuxièmement avec la conjoncture de maintenant, se montrer en tant que mutant n'était pas une bonne idée. Inquiet, pensant à un groupe d'individus malhonnêtes venus régler leurs différents le jeune homme plongeant entièrement dans l'eau, rampant presque tout en faisant attention à où il mettait les pieds, tâtant doucement le terrain avant pour essayer de ne pas se blesser sur une roche pointue.

L'ange finit par apercevoir ce qui se passait, il se redressa alors, l'eau protégeant son intimité, ce qui n'empêchait pas le jeune homme de se sentir gêné; n'ayant cependant pas le temps de faire des chichis, le mutant plongea sa main pour récupérer l'inconnu et le pousser sur la berge en espérant que ses efforts seraient suffisants pour aider l'autre garçon.

-Accroche-toi

Lança-t-il d'une voix juste et décidée qui l'étonna lui-même. En même temps l'urgence suggérait de ne pas faire dans la dentelle et Calisto avait changé, il n'était plus le gentil petit mutant trop naïf. Ce jeune là était enfouis dans ses souvenirs, attendant que ressurgisse le logis et la fin de cette terrible faim qui le rongeait si souvent dans la rue. Il n'était pas non plus méchant ou devenu asocial pour autant mais on peut dire que l'ange se méfiait clairement de l'inconnu qu'il détailla très vaguement, devinant juste que c'était un garçon à cause de la carrure et qu'il avait les cheveux très longs, ceux-ci à la surface de l'eau flottaient comme des algues. Ignorant toutefois les réactions de cette nouvelle rencontre peu banale, le jeune homme tout en proposant son aide demeurait prudent, prêt à s'enfuir en courant si besoin était.

-Je vais te pousser sur la berge pour que tu puisses sortir sans glisser.

Tenta-t-il de nouveau sans chercher à faire les présentations ou parler plus longtemps. Au début, par automatisme il avait touché le garçon mais sa poussette n'avait pas été très franche, Calisto n'avait ni prit d'élan, ni prit assez de contact pour réellement l'aider; enfin peut-être que ça lui suffirait? Mais autant décider que non pour envisage le "pire". Ainsi, le moment était à l'action. Attendant l'autorisation de toucher l'étranger plus qu'il ne l'avait fait maintenant, sans savoir si sa première poussette avait été suffisante pour le faire sortir, l'ange s'éloigna légèrement comme pour attendre la permission ou l'attaque. Ses ailes blanches quant à elles étaient déployées sur toute leur longueur, inutile de les cacher, nu ce n'était même pas la peine, au moindre mouvement elles étaient visibles... Alors autant qu'elles servent pour essayer de lui donner un peu plus de carrure face à un éventuel agresseur-même s'il était apparemment en mauvaise position.- De toutes manières vu ses allures de jeune demoiselle et sa force physique d'oisillon, elles leur seraient bien utiles pour créer l'élan nécessaire qui permettrait à l'étrange garçon de sortir du pétrin où il s'était fourré. Un zeste d'éducation venant de l'institut avait poussé Calisto à lui porter secours, il espérait ne pas avoir à la regretter.

Patient le jeune homme attendit la réponse et les réactions de l'inconnu, il ne pouvait pas le toucher comme ça malgré sa mauvaise situation. ça faisait vraiment pervers sinon... Et puis qui sait, l'étranger avait peut-être déjà trouvé la force de sortir avec sa première poussette qui avait été donné par automatisme, de plus rien ne "pressait", il n'était pas en danger de mort non plus; autant assurer ses arrières et prévenir de ses intentions avant de se prendre un mauvais coup.

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Jari Eliassen
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MessageSujet: Re: L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]   Jeu 24 Fév - 12:54

Un bruit de remous dans l'eau indiqua à Jari que l'autre était en train de s'approcher. Avant qu'il n'ait pu se retourner pour surveiller ses gestes, il sentit qu'on essayait de le propulser sur la rive. Immédiatement, il se raidit.

- Accroche toi, lui lança alors le jeune type entièrement nu dans l'eau.

Les sourcils de Jari se haussèrent littéralement de surprise et par réflexe, il s'écarta de cette main qui cherchait à lui venir en aide.

- Je vais te pousser sur la berge pour que tu puisses sortir sans glisser.
- Euh nan, nan, répondit vivement Jari, encore interloqué. Je te jure, je vais démerder.

C'était bien aimable, mais non. L'envie de se faire secourir n'y était pas … Il n'était pas impotent, bon sang ! Son genoux ne s'était pas encore disloqué alors il pouvait très bien se débrouiller tout seul. En plus, accepter une aide pareille, ça portait un joli coup à son ego. Jari empoigna de nouveau une motte d'herbe, prit appui sur un bout de roche qui dépassait et se hissa rapidement, faisant fi de son épaule et de ses genoux douloureux. Comme quoi, avec un petit effort, ça allait tout seul. Il se remit debout sur la berge, épousseta son manteau long, constata que de petites taches sombres s'étalaient sur son jean au niveau de son genoux – voilà, il avait réussit à s'écorcher …- et finalement se retourna vers l'inconnu dont l'eau du lac peinait à dissimuler l'intimité. Sans être pudique à l'excès, Jari trouva la situation assez dérangeante. Ok ok, il savait parfaitement ce que c'était qu'un homme à poil, mais tout de même, croiser un nudiste dans un coin pareil, c'était pour le moins déroutant. Et ça, c'était sans évoquer les immenses machins blancs qui s'agitaient dans son dos. Jari lâcha un vague :

- Merci quand même …


Sans pouvoir détacher son regard des deux excroissances plumeuses qui caressaient la surface de l'eau. C'était incroyable à quel point elles semblaient vivantes, elles bougeaient souplement, chaque mouvement faisant jouer tout un lot de muscles sous-jacents. Jari songea qu'il avait du également se cogner la tête contre un rocher et qu'il commençait à halluciner. Mais à la réflexion, il se souvenait avoir aperçu les engins blancs avant de tomber. Ca alors … Il fixa encore un instant le jeune homme en face de lui, enfin, ses ailes plutôt avant de parler presque sans le vouloir.

- Dis, j'hallucine ou … Nan, sérieux, t'as des vraies ailes dans le dos ou quoi ?


Un rictus lui souleva le coin des lèvres. Il était là, dans un coin forêt, avec un genou écorché, à écarquiller les yeux sur un type taillé comme une gamine avec deux ailes de cygne plantées dans le dos. C'était carrément dingue ! On avait parfaitement appris à Jari que se moquer des autres était une mauvaise chose mais il ne parvint pas à s'empêcher de ricaner de sa situation. L'Amérique était vraiment un drôle de pays ! Le garçon en face de lui risquait de le prendre mal, mais au pire, il n'avait pas l'air du genre dur à cuire. Alors que Jari se mordait la lèvre inférieure pour ne pas glousser trop fort et pour s'assurer qu'il ne rêvait pas, l'odeur de viande pourrie qui lui avait vaguement effleuré les narines un peu plus tôt se fit plus intense et des ombres semblèrent s'agiter sous le couvert des arbres. Le Finlandais haussa un sourcil et se retourna vers le bois quand quelque chose rampa dans sa direction en grondant. Un chien … Un chien au pelage gris crade au possible et aux dents entièrement dévoilées. L'animal s'avança sans cesser de grogner, poussant Jari à reculer vers l'eau.

- Oh la vache … souffla-t-il.

Le cabot n'avait pas l'air de plaisanter. Jari perçut encore plus son manque de sens de l'humour quand trois autres chiens – au look tout aussi sauvage - le rejoignirent, formant une sorte d'étau avec le bord de l'étang. Le Finlandais comprit alors l'origine de l'odeur de charogne : un des animaux portait une énorme blessure pleine de saletés à la patte arrière gauche. L'infection dégageait une odeur absolument écœurante. Jari sentit tous ses muscles se contracter en se rappelant une histoire que son grand-père lui avait raconté un jour, au sujet des chiens sauvages. «  Il faut se méfier encore plus du chien en chasse que du loup. Car dans le fond, le loup a peur de l'homme, pas le chien. » lui avait-il dit. Les yeux bleus de Jari se glissèrent furtivement vers le jeune homme sans aucune défense, sinon celle de l'eau, avec, gravée dans leur iris, une expression qui signifiait clairement : «  Désolé d'avoir à te dire ça, mais là on est dans la panade ! ». Sa main se dirigea lentement dans la poche où il gardait en quasi- permanence son couteau qui serait son unique parade si les chiens décidaient d'aller jusqu'au bout et de passer à l'attaque. Car même si l'idée de se battre contre une telle meute semblait réellement risquée, la fuite lui était pour le moment impossible. Il n'avait pas le choix. Et naturellement, il ignorait si son compagnon d'infortune serait à même de lui venir en aide autrement qu'en le poussant sur la berge …

- Ne reste pas près de la rive !


Jari eût à peine le temps de finir sa phrase que le premier chien bondit dans sa direction, tous crocs dehors …

[ HJ : Tadaaaam ! ca y'est, va y avoir de l'action ! ]
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]   Jeu 24 Fév - 13:34

[HJ: ouais tu gères^^ ]

-De rien... Et oui... Ce sont des vraies... T'arrives encore à en être étonné en este mundo de locos toi? Enfin bon... Du coup je fais comme je peux pour me laver. Et te fous pas de moi, s'pas drôle!


En général c'était ça, soit les gens ricanaient de sa situation, soit ils restaient admiratifs comme si l'archange Gabriel en personne était venu leur rendre visite. Malheureusement pour Calisto, le premier cas de figure était souvent le plus usité. Espérant qu'il n'avait pas affaire à un anti mutant, le jeune homme recula brièvement dans l'eau, comme si cette barrière naturelle pouvait le protéger en cas d'attaque. Quoiqu'il en soit, l'espagnol fut bien content d'avoir pensé à demander l'autorisation à l'inconnu pour l'aider, ainsi l'autre ne pouvait pas le targuer de pervers. Dans l'intention de se justifier, le jeune homme avait d'ailleurs expliqué qu'il ne pouvait pas se laver autrement, à moins d'être à l'institut où la baignoire était adaptée à lui mais bon. Et oui il avait toujours besoin de se justifier, c'était un fait, Calisto ne savait jamais comment réagir avec les autres. En général le blond était trop extraverti, un symptôme de non adaptation plus rare et moins facile à déceler que ces gamins agressifs qui pullulaient. Lui c'était un souci plus subtil mais parfois plus grave encore que cette tendance à se renfermer ou a envoyer balader les autres car les souffrances qui en résultaient étaient plus grandes. Un type qui éloignait les autres évitait un peu la déception alors que quelqu'un comme Calisto qui cherchait trop à s'intégrer les vivait au quotidien. Chaque intéraction avec l'autre lui demandait des efforts de réflexion pour savoir quelle était la normalité où ce qu'il s'en rapprochait. L'inconnu aurait par exemple put se fâcher en disant "quelle question, grouille toi de m'aider au lieu de me le demander bêtement". C'était tout l'un ou tout l'autre!

Quoiqu'il en soit, alors que l'autre se moquait de lui, il "blasphéma" en faisant intervenir un pauvre bovin qui n'avait rien demandé à personne. Quoi la vache? C'était encore ses ailes qui lui faisait cet effet? Vexé, le mutant les replia soigneusement avant de s'apprêter à partir. C'est alors qu'une odeur pestilentielle se fit sentir, Calisto dressa l'oreille de nouveau. ça ce n'était pas l'inconnu... Si puant soit-il à s'être ainsi moqué de lui, cette odeur était sauvage, puissante et peu ragoûtante et puis ce bruit de grognement... Trois chiens marchaient en direction de l'étranger. Ce dernier s'était peut-être écorché en tombant, le mutant ne l'avait pas bien vu à cause de l'obscurité mais ça avait dû les attirer. Quant au chien blessé, le jeune homme se demanda comment il pouvait encore marcher, mais loin de le plaindre, l'Espagnol recula prudemment. Toutefois s'il obéit premièrement aux paroles de son camarade d'infortune et quitta la rive, le Mallorquin ne se décida pas à abandonner le garçon. Lorsque le chien plongea sur ce dernier, le mutant ailé fit un bond pour se retrouver derrière Jari et tenter de l'attirer dans l'eau. Ces bêtes n'avaient peut-être pas peur de l'homme mais elles ne savaient peut-être pas nager... Et même si c'était le cas, plus petites, devant utiliser leurs pattes pour rester à la surface, elles ne pourraient au moins plus griffer ni courir aussi vite et encore moins bondir.

Dans le feu de l'action, Calisto ne vit pas s'il avait réussi à attraper Jari pour le projeter avec lui dans l'eau et lui éviter ainsi d'être mordu... [HJ: pour ne pas te jouer] Ce pouvait tout aussi bien être une simple gerbe d'eau ou l'impression, toujours est-il que dans sa tentative, le jeune homme envoya voltiger la seule chose vraiment solide de son corps à la rencontre de la mâchoire de l'animal, son aile droite cogna violemment quelque chose, allez savoir si c'était un arbre près de la berge ou la bête... Dans toute cette pagaille ce pouvait être n'importe quoi! Toujours est-il que l'os de l'articulation se devant d'être particulièrement solide pour porter un humain dans les airs et supporter la pression atmosphérique frappa quelque chose et un sinistre craquement retentit. Calisto eut peur une seconde, se disant que c'était lui qui s'était brisé quelque chose mais il en fallait plus pour se casser une aile; si c'était son bras, ok il aurait cédé mais pas cet os si solide, d'ailleurs la douleur du choc s'estompa, ce qui lui fit comprendre que malgré le sang qui coulait légèrement entre ses plumes, rien de grave n'était arrivé.

Se tournant vers l'endroit où devait être l'inconnu s'il avait réussi à le ramener en arrière, le mutant essaya de distinguer ce qui était allongé par terre... Le chien avec une mâchoire fracassée une foutue branche d'arbre? Pourvu que ce soit la bête et qu'il ait réussi à sauvegarder son camarade! Ou alors que ce dernier l'ait fait lui même avec son couteau...

-Au milieu, viens! Ils n'auront pas pieds!

Le mutant se mit à courir dans l'eau, mais l'avancée était ardue à cause de la pression du liquide autour de ses cuisses. Enfin c'était plutôt bien dans le sens où même si les animaux le suivaient, normalement ils manqueraient de ressorts eux aussi. Enfin... Normalement! Qui sait ce qui allait leur tomber sur la tête encore...

-Où tu es? Ça va?

Lança-t-il à l'aveuglette, attrapant une branche au passage en guise d'arme. Perdu dans le brouillard, il ne savait pas trop ce qui s'était passé ni ce qui se produirait mais le temps n'était pas au vouvoiement poli. Là ils étaient dans le même enfer!
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Jari Eliassen
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MessageSujet: Re: L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]   Jeu 24 Fév - 22:18

Plus par réflexe que par réel instinct de combat, Jari parvint à esquiver le chien quand il tenta de lui planter ses mâchoires dans le lard. Son couteau fila dans le vide, sans atteindre sa cible. Il avait évité la morsure mais la charge du premier chien avait sonné le début du round. A cet instant, les autres bêtes passèrent à l'attaque pour fondre sur lui. Son coeur fit une embardée en voyant ces trois bestioles dégénérées lui foncer dessus en même temps et dans un geste de défense, il abattit sa lame droit devant lui, espérant toucher autre chose que de l'air cette fois. Mais au dernier moment, il se sentit basculer vers l'arrière, attiré par des mains agrippées à lui. Non, c'était pas le moment de tomber !! Malgré les gestes désespérés qu'il avait entreprit pour ne pas s'effondrer dans l'eau, il ne put s'empêcher de tomber, mais atterrit presque par chance sur l'herbe. Il aurait bien maudit Calisto pour son geste si un des chiens n'avait pas bondit pour le choper à la gorge la seconde d'avant. S'il n'était pas tombé, il ne l'aurait sans doute pas évité ! Mais rien n'était gagné.

La rude mise en contact de son dos avec le sol lui coupa le souffle et la station allongée était loin d'être à son avantage. Jari roula sur le côté pour éviter un nouvel assaut de dents bien trop pointues mais il offrit son bras à l'animal qui, le premier, lui avait bondit dessus. Pliant les jambes pour protéger instinctivement son abdomen, il raffermit sa poigne sur son couteau et se mit à frapper de toute sa force dans la masse de poils gris. Même s'il aimait bien les bêtes, il y avait des limites ! A travers la manche de son manteau, le pression des mâchoires lui arracha un grognement de douleur qui le força à frapper toujours plus fort. Un autre chien, celui à la patte blessée, le saisit à la cheville droite mais il hérita d'un grand coup de botte pointure 42 sur le museau. Au bout de quelques secondes, Jari finit par sentir du sang tiède s'écouler entre les doigts de sa main armée et les mâchoires cesser de serrer son poignet en étau. Le chien s'effondra à terre dans un gémissement.

Victoire ! Enfin presque. A peine eût il le temps de se remettre sur ses pieds qu'un nouvel animal, plus costaud, chargea et atterrit en plein sur sa poitrine. Cette fois, une décharge de peur envahit Jari à la vue de cette masse affamée prête à lui déchirer la gorge. En plus de ça, son couteau était resté planté dans son précédent adversaire … Et merde.

Comme un furieux, il se mit à lutter contre les assauts toujours plus violents du chien, tentant de protéger son visage. Une douleur fulgurante- en rien semblable avec celle provoquée par une morsure - lui traversa alors tout le bras et sa peau se déchira sur le dos de sa main droite. Sa mutation ! Bordel de merde, sa mutation était en train de se déclencher ! Ce n'était vraiment pas le moment ! Mais trop tard, une longue pointe d'os s'était déjà formée. Profitant de cette demi-seconde de distraction, le chien manqua de très peu de lui happer la gorge. Jari sentit un cri jaillir de ses poumons et les muscles de son bras se contracter pour enfoncer brutalement la pointe dans l'épaule de l'animal. Une fois, deux fois. Du sang jaillissait en fines gerbes de la plaie. Et puis soudain, une grande secousse et puis … plus rien. Un énorme poids s'envola du torse du blond et son excroissance osseuse se brisa net.

- Où tu es ? Ça va ? Cria alors une voix.

« Pas vraiment, non ! ». Tournant la tête, il vit que son adversaire gisait sur le côté, la mâchoire bizarrement tordue. Apparemment, son coéquipier d'infortune s'était décidé à lui filer un coup de main ! Ou un coup d'aile, dans le cas présent. Haletant, Jari se redressa et aperçu l'ange s'éloigner du bord tant bien que mal. Combien de temps s'était écoulé depuis le début de l'attaque ? Moins d'une minute sans doute. Et si l'ange n'avait pas été là ? Et s'il s'était laissé entrainer dans l'eau, que ce serait-il passé ? Ca en faisait des questions, surtout qu'il restait encore un de ces foutus chiens en vie ! Il semblait néanmoins avoir perdu beaucoup de sa hardiesse. Il tournait autour de Jari en grondant mais hésitait à passer la ferraille.

- Alors, on a la trouille ? Murmura Jari en finnois pour retrouver un peu de sa contenance.

Ils se jaugèrent encore deux secondes et demie avant que l'animal ne recule, grognant toujours, mais peu décidé à mettre sa peau en jeu. L'homme face à lui lui cria un « Dégage ! » furieux avec un grand geste de bras suffisamment convaincant pour le pousser à prendre la fuite. Fin de la partie …

Pantelant, essoufflé, le Finlandais se retourna vers le lac, récupéra son couteau planté dans le cadavre du chien gris avant de s'assoir maladroitement au bord de l'eau. Il s'attendait à devoir à présent essuyer une manifestation sanglante de son « pouvoir » mais il n'en fût rien. Une seule pointe s'était formée ce coup-ci et aucune autre ne semblait suivre. C'était étrange et pas plus mal. En y pensant bien, c'était peut être cette unique pointe qui lui avait sauvé la vie. Mais le jeune homme aux ailes avait en vérité joué un bien plus grand rôle. Ok, il avait voulu faire tomber Jari à la baille sans prévenir, mais il avait mit le cabot k-o. D'ailleurs, où était il, l'emplumé ? Toujours dans l'eau, éloigné de la rive et dans son plus simple appareil.

- Ca va ? L'interpella Jari. Rien de cassé ?

Il coula un regard vers ce qu'il restait des chiens, avant de revenir vers Calisto.

- Ce … C'est bon je crois. Ils sont hors-jeu. Et tu devrais te rhabiller aussi ou tu vas crever de froid !

« Et ça m'évitera d'avoir l'impression de te mater ! » aurait il voulu ajouter, mais l'humeur n'y était pas. Il se sentait encore tout retourné. Il aurait voulu se barrer rapidement pour ne pas trop étendre la conversation avec un type aussi bizarre que l'ange et pourtant il ne le fit pas. Ses doigts, son couteau étaient encore couverts de sang – pas majoritairement le sien, heureusement – et quelques minutes de pause lui permettraient de calmer son cœur qui tambourinait encore en lui. Ah vraiment, les sales bêtes ! Se penchant en avant, il lava ses mains qui teignirent l'eau d'un petit nuage rose puis son couteau qu'il essuya dans la doublure de son long manteau. Par chance, il n'avait pas été déchiré. Son t-shirt noir par contre avait morflé … Dommage. Il allait devoir inventer une bonne excuse pour expliquer ça à Tob'. Enfin, du moment que la moto n'avait rien eu à voir là dedans, tout allait bien ! Jari termina sa remise en ordre globale par une inspection de sa plaie à la main droite – merci mutation adorée … - qu'il porta à sa bouche, comme on le fait souvent après s'être coupé ou entaillé.

- Au fait, merci, se sentit-il obligé d'ajouter à son étrange compagnon une fois qu'il eût vaguement léché sa petite blessure.

Il lui devait bien un rien de reconnaissance, même si, s'il n'avait pas eu la génialissime idée de prendre un bain de minuit ici, rien de cela ne serait arrivé ! Laissant le gout salé du sang s'installer dans sa bouche et ses yeux errer ailleurs qu'en direction de la paire d'ailes blanches, Jari replaça ses cheveux derrière ses épaules et décida de rester assis encore un petit instant, histoire de bien reprendre tous ses esprits.
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]   Ven 25 Fév - 13:10

Au loin, Calisto aperçut un tumulte bouillonnant qui remuait la surface de l'eau tout à l'heure si paisible. Le clair de lune lui permettait de voir deux corps mêlés, l'un de poils, l'autre de peau mais guère plus, d'autant que le liquide translucide cachait certains gestes et que l'éloignement n'aidait pas. Le blond revint sur ses pas pour venir en aide à l'inconnu au moment où ce dernier tendait le bras vers le bois pour chasser le dernier chien qui s'enfuit misérablement. Interpelé le mutant ailé qui avait rejoint ses effets et quitté l'eau leva la tête, il mit son jean et arriva en courant à demi. Il faut dire que la fatigue l'empêchait de faire un sprint digne de ce nom. Malgré le froid, Calisto ne remit pas son haut, souhaitant laisser ses ailes à l'air libre pour le peu de fois qu'il pouvait les dégourdir, autant ne pas les coincer de suite sous un tissu, en plus le sang qui coulait de la droite risquait de salir son nouveau vêtement. Le portant à la taille, le Mallorquin finit par rejoindre l'autre garçon qui lui disait de se vêtir.

-Déjà fait. Enfin, en partie, j'attends juste que ça arrête de saigner. Sinon rien de cassé et toi? Et t'inquiète pour le froid, elles me tiennent chauds.

Demanda le mutant ailé en jetant un coup d'oeil au bras du garçon qui n'avait plus son couteau. En avait-il vraiment eu un d'ailleurs ou était-ce une impression dû à un reflet de lune particulièrement fort? Le jeune homme s'assit, regardant brièvement son camarade d'infortune qui léchait sa main faute de mieux pour arrêter le sang. Le chien avait dû le mordre là sûrement. Son tee-shirt était tout abîmé, hélas Calisto ne pouvait rien faire, il n'allait pas lui proposer le sien, n'ayant rien d'autre à mettre.

Se relevant, le Mallorquin s'ébroua à la manière d'un roitelet tombé dans une flaque, ébouriffant toutes ses plumes en prenant garde toutefois à ne pas asperger l'étranger. Puis il se rassit sagement aux côtés de ce dernier, essorant ses cheveux mi long en les tordant entre ses mains.

-De rien. De toutes façons si tu n'avais pas été là, j'étais mal aussi alors... merci pareillement. Je me demande d'où ils sortent ceux-là, on aurait dit des chiens de chasse... Soit retournés à la vie sauvage, soit ils font des raids quand leurs chers maîtres sont rentrés dormir. Sinon, tu fais quoi par ici à cette heure là? Tu te balades souvent autour de ce lac?

Demanda-t-il, curieux sans être agressif, partageant joyeusement son territoire. Lui-même avait donné la raison de son passage en ces lieux et à cette heure, du coup il avait envie de savoir si l'inconnu se promenait aussi dans ces bois. Calisto espéra qu'il n'en prendrait pas ombrage ou qu'il ne le trouverait pas encore plus bizarre qu'il devait déjà en avoir l'air. Pourquoi en effet se compliquer l'existence? Mais les "autres" étaient ainsi et semblaient aptes à se fâcher contre lui sans "aucune" raison. Du coup le jeune homme se demanda s'il n'avait pas fait une de ses éternelles gaffes encore, préférant minimiser la chose en s'intéressant au lac, il entreprit soigneusement à son tour de laver sa blessure à l'aile, plongeant ses doigts dans l'eau redevenue limpide et versant cette dernière entre ses plumes souillées puis entreprenant avec attention de lisser son plumage, il se justifia sans qu'on ne le lui ait demandé, comme pour faire la conversation. Calisto n'imaginait même pas que son comparse puis être surprit par ses révélations. Il avait des ailes, c'était normal de voler non? Moins pour un humain normal mais lui, plus grand chose ne pouvait l'étonner question mutation. Il en parlait comme on expliquait pourquoi on démêle ses cheveux chaque matin et qu'on utilise tel shampooing plutôt qu'un autre.

-Sinon c'est chiant, si je fais pas gaffe, je vole mal... Compliqué comme truc, mais on s'y fait. Alors toi...ça va, tu détestes pas les mutants apparemment? Bah ça vaut mieux qu'un sanguinaire hein... Y'en a pas mal ces temps ci. Et sinon t'en connais d'autres?

Curiosité motivée cette fois par l'oppression que faisait son coeur dans sa poitrine. L'adrénaline avait besoin de baisser. Sa question n'était pas très discrète mais là il pouvait bien se le permettre étant donné son propre état, non? Quelle chance avait-il pour tomber sur un de ses compères? A vrai dire, si peu que Calisto n'y songeait pas. Le jeune homme attendit une réponse qui viendrait ou qui ne viendrait pas, qu'importe... Il faisait bien beau cette nuit et la brise était presque tiède comme pour les consoler après leurs ennuis. être en compagnie le gênait mais l'émoustillait aussi. Calisto était un être sociable malgré ses soucis d'adaptation, ne plus avoir parler à quelqu'un depuis une longue semaine voir plus avait laissé ses traces.

-Au fait, je m'appelle Calisto et toi?

Acheva-t-il tranquillement, laissant ensuite le calme s'installer, n'osant pas trop regarder son camarade de peur d'être pris pour un pervers ou un inopportun. N'empêche qu'il avait des cheveux super longs songea-t-il lorsque l'inconnu remis ceux-ci derrière ses épaules. ça devait être pratique à peigner ça tiens. Quelles pensées futiles... Bah oui mais l'esprit se délie comme il le peut après autant de stress, c'était bien de penser à quelque chose d'aussi peu important, c'était rassurant.
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Jari Eliassen
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MessageSujet: Re: L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]   Ven 25 Fév - 16:29

Calisto se rapprocha de Jari, content de le voir enfin un minimum vêtu.

- Déjà fait. Enfin, en partie, j'attends juste que ça arrête de saigner, déclara-t-il. Sinon rien de cassé et toi ? Et t'inquiète pour le froid, elles me tiennent chauds.
-Rien de cassé, enfin je crois, répondit le Finlandais.

Il détailla une seconde la tache noire qui s'étalait sur les plumes du jeune homme. Son envergure ne trahissait pas d'hémorragie, tant mieux. Jari se voyait très mal jouer les vétérinaires pour aider Calisto à panser sa plaie. Celui-ci s'éloigna de quelques pas pour aller essorer ses ailes et ses cheveux, ce qui ne manqua pas de faire marrer intérieurement Jari. C'était assez fou un truc pareil ! Il se prit à se demander comment ce garçon pouvait vivre ça au quotidien et il se décala discrètement sur le côté quand il vint s'assoir près de lui, visiblement décidé à lui faire la conversation.

- De rien. De toutes façons si tu n'avais pas été là, j'étais mal aussi alors... merci pareillement. Je me demande d'où ils sortent ceux-là, on aurait dit des chiens de chasse... Soit retournés à la vie sauvage, soit ils font des raids quand leurs chers maîtres sont rentrés dormir. Sinon, tu fais quoi par ici à cette heure là ? Tu te balades souvent autour de ce lac ?
- Figure toi que j'étais juste parti pour rôder un peu une bécane et prendre l'air quand je suis tombé sur un nudiste nocturne et une meute de chiens qui a voulu me faire la peau ! Dingue comme histoire nan ?

Jari lui dédia un sourire ironique avant d'inspecter ses bottes, plus précisément la morsure qu'avait laissé le chien blessé sur le cuir noir, tout en poursuivant :

- Pas besoin que ce soient des chiens de chasse. Des chiens errants, y'en a des tonnes à New-York, 'suffit qu'ils s'éloignent un peu de la ville pour qu'ils se retrouvent ici et se mettent à chasser comme s'ils étaient sauvages. N'empêche qu'ils devaient avoir sacrément la dalle pour s'en prendre à nous ! Ajouta-t-il dans un rictus.

Il n'était pas expert en cabots, mais il se souvenait des tas d'histoires que lui avait raconté son grand-père. Même si la maison de ses grand-parents se trouvait loin, bien loin d'une grande agglomération style NYC, les chiens devaient fonctionner sur le même système. Mais il n'aurait jamais pensé devoir se battre contre une bande de chiens galeux dans un tel contexte ! Après une seconde de silence, son comparse d'infortune termina de s'essorer la tignasse qu'il avait aussi blonde que Jari et reprit sur le ton de la conversation :

- Sinon c'est chiant, si je fais pas gaffe, je vole mal... Compliqué comme truc, mais on s'y fait. Alors toi...ça va, tu détestes pas les mutants apparemment? Bah ça vaut mieux qu'un sanguinaire hein... Y'en a pas mal ces temps ci. Et sinon t'en connais d'autres?


Jari tourna vivement la tête vers lui. « Un sanguinaire ? ». Un élan de méfiance le traversa de part en part et ses sourcils se froncèrent dans l'obscurité qui bientôt serait totale. Ce qu'il avait entendu à propos des litiges humains/mutants lui revint en tête. A ce qu'il paraissait, certaines organisations n'hésitaient pas à sonder discrètement l'opinion publique pour mieux cerner les activités des mutants ou leur identité. Jari jugea alors préférable de se montrer plutôt prudent.

- En même temps, tu dois pas avoir d'autre choix que de t'y faire.

Même si elle était destinée à l'ange, cette phrase résonna dans l'esprit du Finlandais. Lui aussi allait devoir s'habituer à ce qu'il était devenu ... Il écarta cette pensée d'un bref hochement de tête.

- Non, je ne les déteste pas, jamais j'ai eu de problèmes avec eux,
répondit d'une voix grave aux accents évasifs. J'en ai connu deux y a longtemps, en Europe mais ça fait un moment qu'on s'est pas vu. J'en ai pas croisé d'autres.

« A part mon propre frère et moi même, mais ce ne sont là que des détails. » songea-t-il avec amertume. L'homme se tût en observant quelques rayons de lune se poser sur le lac. Il n'avait aucune envie d'en divulguer plus et d'étoffer le mensonge qu'il venait de déballer à Calisto. Il avait croisé d'autres mutants et il était toujours en relation avec ceux qu'il avait cité. Franchement, on ne savait pas qui pouvait se cacher derrière la façade innocente du garçon ailé.

- Au fait, je m'appelle Calisto, et toi ?

« Oula, ne tombons pas trop dans l'intimité, ok ? » Ouvrant la bouche pour répondre, Jari hésita pendant un quart de seconde avant de lâcher :

- Mikko. Moi c'est Mikko.

L'idée lui était venue instinctivement. Question de prudence ! Lui disait sa conscience. Il dévia son regard, fouilla dans sa poche de jean pour en tirer son téléphone portable qui ne semblait pas avoir souffert de la bataille. Un peu de chance dans son malheur. L' écran éclaira la peau blanche de son visage de sa lueur bleuâtre et le petit cadran numérique lui indiqua que moins d'un quart d'heure s'était écoulé depuis qu'il avait mit les pieds au bord de ce lac. Il n'aurait pas cru que les choses s'étaient déroulées si vite mais il n'allait tout de même pas tarder à partir, où son frère allait se poser des questions. En plus, il ne se sentait pas terriblement en veine pour tailler la bavette avec ledit Calisto. Pourtant, une question lui brûlait les lèvres. Bah, au point où il en était, pourquoi la fermer ?

- Mais comment tu réussis à vivre avec des .. trucs comme ça dans le dos ? Demanda-t-il en essayant malgré tout de ne pas trop montrer sa curiosité. Ça doit être impossible à cacher. Sauf si tu bosse dans un cirque, ponctua-t-il un ton en dessous.

Jari se mit debout dans un froissement de manteau et et se mit à tripoter les trous laissés dans son t-shirt – et accessoirement sur sa peau – par les griffes du chien, ses yeux passant de la tache noire sur les plumes de Calisto à la surface de l'étang.
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]   Ven 25 Fév - 18:18

-Dingue ouais... Mais bon... Tu t'es déjà lavé tout habillé toi?

Répondit-il sur le même ton avec énergie et ironie bien que son petit sourire malicieux indiquait que cette réponse un peu cavalière n'était pas méchante. Le jeune homme replongea ensuite ses doigts dans l'eau claire pour continuer d'éponger le sang.

-Alors comme ça tu as une moto? Je ne m'y connais pas beaucoup mais bon, j'ai déjà vendu des pièces détachées de ces engins ou d'ordinateur aussi...

Calisto se tu ensuite, il s'appliqua à nettoyer ses plumes, terminant de lisser le tout avec attention; c'était très important pour lui, tout comme un oiseau passe beaucoup de temps à prendre soin de son plumage, le blond ne pouvait pas passer outre ce travail. Cependant il était bien content de faire cette tâche ce soir, ça lui occupait les mains ainsi que le regard. Mikko de son prénom l'impressionnait moins de cette façon. Il faut dire que le garçon avait un look assez spécial. Ses cheveux si longs étaient bien entretenus, son visage assez carrés, et son tee-shirt simple mais le tout donnait une impression spécial, sans parler de la moto. Calisto avait entendu parler de ces gens là, de leur mode de vie, il ne jugeait pas bien sûr, mais bon, qu'avaient-ils en commun à part avoir tué un chien chacun? Le jeune homme savait de plus que Mikko n'était pas de l'institut, et que vu sa situation précaire devait faire en sorte qu'il se méfie un peu plus. Certes le garçon l'avait aidé, mais quand même, il devait cesser de faire ami ami avec tout le monde et puis quelle idée d'avoir donné son vrai prénom aussi?! Enfin bon un patronyme ne donnait pas beaucoup d'informations. Allez tout irait bien, le Mallorquin se persuada qu'il n'était pas encore tombé sur un cas ou une personne mal attentionnée... Ou qui involontairement lui attirerait des ennuis.

Déjà il ne détestait pas les mutants, c'était bien en soit. Son comparses, probablement du même âge que lui environ déclara en avoir vu en Europe, Calisto se demanda quelles étaient leurs mutations mais il ne demanda rien évidemment, ça ne lui apporterait rien et ça ne le regardait pas en plus. Se contentant de hocher la tête le blond se garda de parler de l'institut. Même un mois après l'école lui manquait tout en déclenchant sa colère dans le même temps en se rappelant ce qui s'y était produit. Le jeune homme regrettait parfois de l'avoir quitté, mais la plupart du temps il en était heureux, s'étant mis dans la tête que sa présence n'était vraiment pas désiré en ces lieux.

Pendant ce temps Mikko avait sorti un téléphone portable miraculeusement vivant malgré les éclaboussures de sa poche. La lueur permit à Calisto de mieux voir le visage de son interlocuteur, ce qui renforça ses premières impressions. Le garçon avait un physique assez carré et une peau blanche, son accent d'ailleurs indiquait qu'il n'était peut-être pas d'ici mais comment en être sûr? étant lui même étranger le Mallorquin ne saurait le dire, vu que lui aussi avait son propre accent, assez fort qui plus est. Le jeune homme s'interrogeait avec curiosité tout en dénouant son tee-shirt puis son pull de sa poitrine pour les repasser avec la main, afin d'éviter plus de froissement que nécessaire. Là où il pensait que Mikko allait le délaisser, ce dernier lui posa une question. Le mutant ailé leva la tête puis réfléchit une seconde, pensant que les gestes seraient plus évocateurs que les paroles, il passa son tee-shirt -qu'il avait troué de son mieux pour les passer après avoir soigneusement vérifié que son aile ne saignait plus.

-Comme ça.

Il fit de même pour le pull, lui aussi troué avant de les replier et de passer le manteau long sur ses épaules. Là évidemment il n'y avait aucun trou, et flexibles elles ne laissaient apparaitre qu'un très léger renflement à peine visible à l'oeil nu, surtout vu la sveltesse du corps de Calisto, pire encore depuis qu'il était à la rue et mangeait très peu. Le jeune homme se leva pour se montrer en entier tout en ajustant les plis de son manteau qui descendait jusqu'au milieu du bas de ses jambes, ce qui était obligatoire pour cacher ses ailes qui arrivaient repliées jusqu'à ses genoux.

-On fait comme on peut, comme tu l'as dis toi même on a pas vraiment le choix. Il y a pire que moi tu vois... Certains sont déformés à vie, d'autres ont une mutation qui les promet à une mort certaine. Moi ça va, on m'a jamais dit que c'était trop laid et puis c'est pas mal utile, c'est chouette de voler... Le plus vieux rêve de l'homme entre les mains

Il eut un petit rire moqueur envers lui même et les dits humains. On se raccrochait à ce que l'on pouvait hein. Mais au lieu de vouloir voler, ils feraient mieux de s'occuper de leurs activités sur terre déjà! Surtout que vu ce que ça donnait comme l'homme conquérait un milieu, mieux valait pas qu'ils aient accès au ciel, même si c'était déjà le cas avec les avions, les deltaplanes etc... Et ce qui le faisait rire aussi c'était de faire un pied de nez à tous ces grands scientifiques pompeux, ces gens riches de leur trop grand savoir qui croyaient pouvoir accès à tout, ou ces fils à papa qui croyaient pouvoir tout acheter... Et qui n'avaient pas ce que lui avait gratuitement, lui le vaurien, gosse des rues. ça lui faisait du bien de s'imaginer, sans doute à tort, qu'on pouvait pour une fois l'envier un peu et non le contraire.


-Je pourrais prendre leur remède là mais pour éviter les squatts, te barrer dans ya besoin et trouver un coin inaccessible pour dormir sans avoir la police à dos c'est bueno, cool quoi.


Le jeune homme pensa au cirque, il eut un petit rictus, vu la conjoncture ça lui paraissait impossible car ceux là aussi ne devaient pas beaucoup aimer les mutants. Ils préféraient des tricheurs, des faux, Calisto les effrayerait ou les dégoûterait, quoique parfois sa mutation était une véritable aubaine.

-ça va pour moi, les gens hésitent avant de me jeter la pierre parce qu'ils ont en tête un image... Hum... Biblique. Tout ce tissu de conneries d'anges tout ça, alors des fois ils sont plus sympas, mais ça n'empêche. Quoiqu'il en soit, on se débrouille comme on peut quoi. Sinon toi, tu te bats bien d'après ce que j'ai vu, t'as appris où? Tu as de sacrés réflexes...

Puisque l'autre était curieux, pourquoi ne pas se le permettre? Et puis Calisto croyait que son camarade voulait parler un peu avec lui, après tout qu'est-ce qui les pressait? Et les questions de son interlocuteurs laissaient bien penser que parler lui faisait plaisir à lui aussi non. Tout faux, comme d'habitude mais le Mallorquin n'était ni une sangsue ni ne pensait à mal, c'était juste un pauvre gosse qui n'avait pas pu discuter sans se faire insulter-parce que dans la rue on ne taille pas gentiment la bavette.- depuis environ un mois... Et qui pensait avoir trouvé un type sympa avec qui faire un mini bout de chemin, même si ça ne devait durer qu'une heure.

-Ouais t'as raison pour les chiens... N'empêche c'était des molosses, pour ça que j'avais pensé à des chiens de chasse, surtout pour qu'ils s'attaquent à des hommes. Première fois que je vois ça ici. Tu viens de New York? T'as un accent je trouve, mais je peux me tromper, moi je viens d'Espagne alors...

Il était curieux mais pas trop non plus, la question n'était pas bien méchante, il ne lui demandait pas non plus son adresse... On verrait bien. Parler lui permettait d'oublier sa solitude et la faim constante qui le rongeait aussi. On avait beau être débrouillard, c'était dur comme milieu de vie, surtout celles de New York.
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Jari Eliassen
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MessageSujet: Re: L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]   Ven 25 Fév - 23:51

- Des pièces détachées, hein ? Bah si même les anges tapent la revente, je sais pas où va le monde, ironisa Jari.

Jetant un oeil en direction de la forêt, il tenta de distinguer la silhouette rouge de la moto, mais il faisait déjà bien trop sombre. Avant qu'il ait pu s'inquiéter de savoir si l'engin était toujours là où non, Calisto se leva pour enfiler ce qui lui restait d'habits. Il avait déchiré des ouvertures dans son t-shirt pour laisser sortir ses ailes encombrantes mais pas dans le pull qu'il passa par dessus. Et étrangement, cela ne semblait pas lui poser de problème. Les extensions plumeuses se laissaient aisément mouler sous les épaisseurs de tissus et le manteau ajouté en plus achevait de dissimuler les plumes les plus longues. Un sacré cérémonial pour s'habiller tous les matins en l'occurrence. Mais ce devait être tellement moins pénible que de se faire déchirer de l'intérieur par ses propres os … Jari, enfin, Mikko, présentement, hocha de la tête, vaguement admiratif de l'aisance avec laquelle le blanc-bec emplumé parvenait à enfiler ses fringues dans des conditions pareilles.

- On fait comme on peut, comme tu l'as dis toi même on a pas vraiment le choix. Il y a pire que moi tu vois...
embraya Calisto. Certains sont déformés à vie, d'autres ont une mutation qui les promet à une mort certaine.

Le Finlandais sembla se reconnaître vaguement dans ce bout de phrase. Un soupir bref lui échappa.

- Moi ça va, on m'a jamais dit que c'était trop laid et puis c'est pas mal utile, c'est chouette de voler... Le plus vieux rêve de l'homme entre les mains.
- Un vieux rêve ouais, souffla Jari, évasif, je sais pas si ça me flanquerait le vertige ou non.

Il s'imagina une seconde avec une mutation comme celle-là, quel effet ça devait faire. Est-ce que ça plairait aux fille au moins ? Très drôle. Les inconvénients devaient être légion aussi, mais s'il avait eu droit à une période d'essais, il n'aurait peut être pas dit non. Mais en l'occurrence, il était affligé d'une particularité bien différente dont il ne pourrait pas se séparer, même pour une période d'essai.

-Je pourrais prendre leur remède là mais pour éviter les squatts, te barrer dans ya besoin et trouver un coin inaccessible pour dormir sans avoir la police à dos c'est bueno, cool quoi. ça va pour moi, les gens hésitent avant de me jeter la pierre parce qu'ils ont en tête un image... Hum... Biblique. Tout ce tissu de conneries d'anges tout ça, alors des fois ils sont plus sympas, mais ça n'empêche. Quoiqu'il en soit, on se débrouille comme on peut quoi. Sinon toi, tu te bats bien d'après ce que j'ai vu, t'as appris où? Tu as de sacrés réflexes...

L'évocation du mot « remède » attira l'attention de Jari qui n'avait pas entendu parler de l'épisode de la distribution des vaccins anti-mutation. Il ne dit rien néanmoins, préférant là encore ne pas trop s'étendre sur le sujet, bien que son interlocuteur semblait assez sincère pour ne pas dissimuler une espèce de taupe aux ordres d'une faction ayant les gens chromosomés différemment dans le collimateur.

-Faudrait pas que tu tombes sur des satanistes, ou il te jetteraient des pierres ! Préféra-t-il ajouter avec sa dose de cynisme récurrente. Et si tu tiens vraiment à savoir où j'ai appris à faire ça, je vais te répondre que j'ai eu un frère qui adorait me faire mordre la poussière et que j'ai surtout eu un gros de bol.

En effet, le grand blond n'avait jamais suivit un quelconque entrainement au combat. Il avait tout appris sur le tas, au hasard de bagarres avec son frangin ou ses potes, des matchs de hockey sur glace ou encore grâce à l'enseignement très rustique qu'il avait reçu lors de ses vacances en Laponie, toujours chez papy et mammy. Et oui, apprendre rien qu'à découper des entailles dans les oreilles d'un renne pour le marquer, ça laisse déjà des traces.

- T'as flanqué le bon coup au bon moment et ils n'étaient pas assez nombreux. En plus un d'eux était carrément mité. De la chance quoi !

- Ouais t'as raison pour les chiens... N'empêche c'était des molosses, pour ça que j'avais pensé à des chiens de chasse, surtout pour qu'ils s'attaquent à des hommes. Première fois que je vois ça ici, renchérit l'ange. Tu viens de New York? T'as un accent je trouve, mais je peux me tromper, moi je viens d'Espagne alors …
- Molosses, molosses … y a pire. Mais on va pas s'en plaindre ! Le truc, c'est que si c'était des chiens de chasse, ils se seraient pas attaqués à nous. Ils serait sensé être dressés.

Voilà comment on se retrouvait à parler cabots, au bord d'un lac désert, avec un parfait inconnu et véritablement pipelette au possible.

- Et non, je viens pas du tout de New-York.
Je pensais que ça se devinait assez.

Jari fit un pas en direction de l'eau. Il avait l'habitude que son accent à couper au couteau trahissent ses origines étrangères mais cette fois, ça n'avait pas suffit.

- Je suis Finlandais, déclara-t-il tout en se penchant pour ramasser un galet à lancer. Maintenant je comprends mieux pourquoi tu réussis à caser « bueno » au premier coin de phrase !

Autant dire que ses connaissances à lui en langue espagnole se réduisaient à dire merci, au revoir, « je te trouve très sexy » et olé ! Les deux mutants avaient alors au moins un point commun – en plus de la couleur de cheveux – celui d'être des Européens en vadrouille de l'autre côté de l'océan. Jari jeta son caillou dans une tentative de ricochet qui échoua lamentablement avant de se tourner vers Calisto. Il ne dit rien, mais fit coulisser son téléphone pour s'éclairer un peu. Il s'avança vers l'endroit où se trouvaient les carcasses des chiens, laissa s'échapper un grognement perplexe et finalement, en poussa une première du bout du pied vers l'eau. Peut être qu'immergées, elles pourriraient plus vite. Le cadavre tomba dans l'eau dans un « plouf » sonore et vint flotter à la surface. Bon, ce ne serait pas plus discret, mais avec un peu de chance, elle pourrait dériver au loin. Il se sentit soudain dans l'état d'esprit d'un meurtrier cherchant à faire disparaître les preuves de son forfait, dans une moindre mesure. Trop heureux de pouvoir se débarrasser de ses saletés de bêtes, il s'occupa du reste puis tourna la tête vers son comparse qu'il peinait à voir dans l'obscurité. Le halo bleu de son téléphone couvrait une surface bien maigre.

- Je voudrais pas te faire faux bond mec … euh Calisto, mais faut quand même que je songe à me rentrer. Tu crèche ici toi ou bien … nan ?

Après tout, il pouvait bien être tombé sur un véritable ermite. Mais s'il comptait rentrer, c'était son problème, plus celui de Jari. La gentillesse, faut pas en abuser non plus …
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]   Sam 26 Fév - 0:31

-Bah... Faut bien que j'mange, puis les anges ça n'existe pas... c'est que d'la connerie ces trucs là.

Fit-il avec véhémence tout en haussant les épaules, quoiqu'il en soit, le jeune homme se mit à rire quand Mikko lui parla des satanistes, n'empêche qu'effectivement, il faudrait qu'il fasse attention... On ne savait jamais! Si certains étaient capables de se prosterner ou presque devant lui, devait bien y en avoir pour essayer de le sacrifier afin que Satan soit content. Ahlala, Dieu, le diable et tout ça... Que des imbécilités! Quoique le diable encore, Calisto voulait bien y croire, et peut-être en Dieu aussi mais dans ce cas là c'est que c'était une sacrée saleté lui aussi. Bref, le jeune homme tout en écoutant les paroles de son camarade sortit de ses élucubrations sur la religion en laquelle, ironie du sort, il ne croyait pas malgré son apparence angélique. Qu'il le veuille ou non il avait les ailes et le minois androgyne qui allait avec hein. Pas pratique pour en imposer mais ça marchait bien avec les femmes apparemment puisque toutes courraient après Warren Worthington, l'autre emplumé de l'institut, enfin, le seul désormais puisque Calisto avait quitté l'école. Aux paroles de son interlocuteur, il faillit gaffer et lancer joyeusement qu'il connaissait un autre mutant du genre... Dans l'institut pour mutants quoi. Ahah, ouf, il avait tenu sa langue, et une boulette de moins pour l'espagnol, à inscrire dans le livre des records! Comme quoi être retourné à la rue ne lui faisait pas de mal des fois lui. Le ventre vide, sa langue se tenait mieux.

Avec dégoût, le mutant vit Mikko jeter les carcasses dans le lac, beuârk... Il fronça les sourcils et le nez dans une expression assez comique et mignonnette à la fois. Ce disant passant, le premier qui aurait l'audace de dire ça se serait prit un coup d'aile dans la figure façon le chien a qui il avait tordu la mâchoire.

-T'abuses... Maintenant je vais devoir trouver un autre endroit... Et pour ton frère... Qui adorait? C'est bien un verbe au passé c'est ça hein? C'est toi qui lui fait mordre la poussière maintenant c'est ça?

Lança Calisto avec enthousiasme. Bien que Mikko ne soit pas le type le plus baraqué qu'il est vu-franchement, Mickaël dans les chantiers était deux fois plus musclés.- ce dernier restait assez costaud et impressionnant par rapport au Mallorquin. Enfin rien de bien difficile quand on voyait sa silhouette toute élancée, et fine comme celle d'une jeune pucelle... Bref. Sujet qui fâche l'égo masculin de Calisto à éviter. Le jeune homme pensa un moment aux chiens pour s'occuper l'esprit. Des chiens de chasse étaient dressés mais s'ils avaient été maltraités ou abandonnés, ils connaissaient justement assez bien l'homme pour l'attaquer, m'enfin bon, il n'allait pas faire une thèse la dessus non plus.

-Fait froid en Finlande

Lâcha finalement Calisto qui semblait presque plus intéressé par le téléphone de Mikko maintenant. Non pas dans une attitude carnassière du petit voleur à l'étalage, plus parce que ça bougeait et que la lumière éclairait un peu le visage de son camarade. Le blond aurait pu lui demander pourquoi il avait immigré ici etc mais il s'abstint sans difficulté... Encore une chose qu'il n'aurait pas su faire à l'institut, risquant d'éveiller des souvenirs douloureux ou des secrets personnels. Maintenant le jeune homme comprenait mieux qu'on ne pouvait pas parler de tout avec un presqu'inconnu et que la curiosité pouvait exister tout en restant respectueuse. L'immigration n'était pas un thème facile et ça ne se passait pas toujours très bien, inutile de demander le pourquoi du comment donc, lui-même n'avait pas envie de parler de son "atterrissage" ici. Voyant plus ou moins les trous dans le tee-shirt de Jari, là où il avait précédemment tripatouillé avec ses doigts, le blond se rappela de Douglas qui avait soigné ses plaies aux mains. Une vague de tristesse passa discrètement dans son regard mais le garçon le cacha et se contenta de répondre.

-Faudra que tu désinfectes... Conseil. Et nan je dors pas ici, t'es fou, même les arbres sont dangereux. Par contre j'vais trouver un truc en ville quoi... T'as un appart? Enfin, ne t'inquiètes pas, je ne vais pas m'incruster hein, ni te demander l'adresse... J'ai plus de possibilités moi, pas à me plaindre. Bon bah j'vais y aller aussi alors.

Calisto était triste que la conversation s'arrête là mais c'était comme ça, le mini bout de chemin était fini. Comme Mikko lui avait gentiment parlé et ne donnait pas l'impression de se débarrasser de sa personne de gaieté de cœur le blond n'avait pas prit ombrage, il était même content de son aventure, bien que ça ait été dangereux. Enlevant son manteau pour laisser apparaître ses ailes à travers le pull de nouveau, il battit une fois ou deux l'air avec, le faisant siffler, indiquant la puissance de ses demoiselles duveteuses.

-Hey... en guise d'au revoir et pour se réchauffer... On fait la course jusqu'à l'entrée de la ville? J'te parie que je te bas...

Le mutant ailé prit son précieux manteau sous le bras puis décolla, désormais ses ailes étaient sèches, aucun problème donc, la lune était claire, et le ciel dégagé, donc pas de problèmes. Calisto volait sûrement moins vite que la moto mais il avait des raccourcis et puis pas de circulation. Le défi était intéressant même si manquant d'énergie et ayant faim le jeune homme devrait peut-être s'économiser, mais qu'importe, il n'avait pas la chance de s'amuser tous les jours et aurait bien dû rentrer de toutes manières. Désormais à deux mètres du sol, juste hors de portée de son comparse mais encore tout proche, Calisto fit un peu de surplace silencieux, attendant la réponse de son potentiel duelliste.

[HJ: je m'étais sans doute mal exprimé, mais le pull aussi est troué^^ et je te propose cette mini course pour finir en beauté (et ça fait un peu d'action en plus encore!) si tu veux et faire un peu plus que 5 ou 6 rp's, libre à toi de refuser mais je trouvais ça sympa. En plus les deux ont leur chance je pense Razz Pi ils peuvent se séparer après à l'entrée, sans un au revoir ni effusions hein, c'est jusqu'à l'entrée seulement et là hop, chacun de son côté Razz tu en penses quoi? En tout cas moi je n'aime tes rp's! ]
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Jari Eliassen
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MessageSujet: Re: L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]   Sam 26 Fév - 11:17

- Désolé, répondit Jari avec un coup d'oeil aux carcasses qui flottaient mollement dans l'eau. Mais je te rassure, même si je les avais laissées par terre t'aurais du changer de coin.

Sauf si un rhume particulièrement puissant avait pu l'empêcher de sentir l'odeur de la viande en décomposition.

- Pour ce qui est de mon frère, il me fait toujours mordre la poussière. Il met juste un peu plus de temps, renchérit-il.

Quel avait été le motif de leur dernière bagarre entre frangins déjà ? Ah oui, Tob' avait voulu flanquer la trouille à Jari au moment où il sortait de la salle de bain. Ils avaient fini étalés tous les deux sur le sol de la chambre de l'aîné, à essayer de s'étouffer mutuellement avec des oreillers ou des caleçons sales. Ce genre de démonstration affective toute particulière était monnaie courante entre eux et avait le mérite d'interroger ou de faire râler au plus au point les voisins du dessous. Jari repensa à tout cela avec une ébauche de sourire qui se transforma en rictus lorsque son « compadre » déballa une magnifique évidence au sujet du climat finlandais. Eikki, son meilleur pote, l'avait appelé l'autre jour à 1h27 du matin pour lui annoncer, non sans une certaine fierté, que le thermomètre à Rovaniemi venait de passer la barre des -40°C. Détail intéressant, mais depuis qu'il vivait à New-York, savoir le temps qu'il faisait à plusieurs milliers de kilomètres de là n'avait plus la même importance pour Jari. Bon, c'était réjouissant de savoir que certains se les gelaient à avoir des glaçons sortant des narines pendant que d'autres passaient l'hiver sous des latitudes plus confortables et qui en plus se payaient le luxe de voir le soleil pendant plusieurs mois supplémentaires.

Éclairé par la petite lueur de son portable, Jari commença à s'éloigner vers l'endroit d'où il était venu quand la voix de Calisto le fit se retourner.

- Faudra que tu désinfectes... Conseil. Et nan je dors pas ici, t'es fou, même les arbres sont dangereux. Par contre j'vais trouver un truc en ville quoi... T'as un appart? Enfin, ne t'inquiètes pas, je ne vais pas m'incruster hein, ni te demander l'adresse... J'ai plus de possibilités moi, pas à me plaindre. Bon bah j'vais y aller aussi alors.
- J'y songerais, répondit le Finlandais en regardant les déchirures dans son vêtement puis sa plaie au poignet. Pour l'adresse de toute façon, même si tu me l'avais demandée, je ne te l'aurais pas donnée.

Manquerait plus que ça … et puis, cette aura de mystère, c'était amusant.

-Et étant donné que t'es assez givré pour venir te laver ici, tu pourrais aussi y dormir !


Il dédia à l'ange un sourire sarcastique qui se vit à peine dans la lumière du téléphone, accompagné d'un dernier vague signe de main avant de se remettre en marche.

- Hey... en guise d'au revoir et pour se réchauffer...
l'interpella la voix du jeune homme. On fait la course jusqu'à l'entrée de la ville ? J'te parie que je te bas...

Jari s'arrêta net, prit bien le temps de pivoter sur lui même pour fixer Calisto, une soudaine lueur féroce dans les yeux et dans le sourire. Il carra les épaules et enfonça une main dans la poche de son manteau – où se trouvait toujours la clé de sa moto, heureusement.

-C'est de la provoc' ?
Lâcha-t-il d'une voix excessivement grave.

Oui, sans doute aucun ! L'ange venait de décoller du sol dans un battement d'aile qui souleva des feuilles mortes jusqu'aux pieds de Jari qui regardait sa silhouette sombre se découper sur le ciel. Il aurait imaginé qu'il devrait prendre de l'élan avant de s'envoler comme ça, mais non, même pas … Jari hésita un instant. Le défi était lancé, il ne voulait pas se débiner, mais s'il arrivait quelque chose à la moto ? Il n'était pas pilote professionnel en plus, une balade à fond la caisse, ok, mais une course ?

« Oh mec ! Ressaisis toi ! Une course contre un gugusse volant alors que tu pilotes une moto pareille, c'est gagné d'avance ! » lui lança sa voix intérieure. Et force lui fût de l'approuver. C'était tentant, trop tentant sans doute.

-J'accepte, mais je te préviens que si t'as la sale idée de tricher, le défi ne tient plus. On fait la course jusqu'à la sortie de … l'espèce d'autoroute qui mène d'ici à l'entrée de la ville, ok ? Après ça circulera trop et ça m'étonnerais que tu tiennes le coup jusque là !

« A moins que tu ne sois plus costaud que t'en as l'air. »

- Laisse moi deux minutes le temps que je démarre et que je rejoigne la route, conclut-il. Une fois que je suis là-bas, on peut y aller ! Si jamais je vois les flics, je te préviens, je laisse tomber le truc. J'ai pas vraiment envie de me faire pincer. Et pas de triche hein !!

Au petit trot, il se dirigea presque à l'aveuglette vers la Duca' garée un peu plus loin. Enfonçant la clé dans le contacteur, il démarra la machine puis saisit son casque. Avant de l'enfiler, il brancha une paire d'écouteurs sur son portable pour les placer dans ses oreilles. La musique se mit en marche, Jari bondit sur la selle de la moto et se dirigea vers la route.


Il adressa à l'ange un coup de klaxon, baissa sa visière et partit en trombe – sans pousser le zèle jusqu'à faire une roue avant, manoeuvre qui se serait sans doute soldée par une très belle chute.

- Accroche toi à tes plumettes mon joli, tu vas devoir tenir la cadence ! Songea Jari.

Il essora la poignée de gaz et s'engagea dans le premier virage en arrachant des rugissements à son moteur. Aller simple pour l'extase, deuxième partie !
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]   Sam 26 Fév - 12:43

-Sans doute... Et je ne suis pas givré, j'ai pas le choix, s'pas pareil!

En attendant Mikko n'avait pas répondu à sa question sur un éventuel appartement en ville. Jolie esquive! Mais bon au final, vu que ça ne lui apporterait rien et qu'il s'en fichait un peu au fond, le mutant ailé ne le reprit pas, même sur le ton de la plaisanterie. Déjà le Finlandais partait rejoindre sa moto, le suivant Calisto qui était descendu pour qu'ils soient à égalité courut pour venir près de la moto, qu'elle était belle! Et impressionnante aussi... Dans tous les cas, Calisto hocha la tête, acceptant toutes les conditions comme des évidences, levant le pouce pour dire "ok".

-S'il y a la police, on arrête tout, normal... Si tu veux comme je peux voir de loin, je te ferai un signe, et pour la triche, pas de soucis, si je suis toujours en vie aujourd'hui, c'est parce que je suis réglo. Pi j'ai pas besoin de ça pour te battre.

Mikko semblait très enthousiaste à l'idée d'une course, et provocateur également. Le blond lui adressa un petit sourire vindicatif, comptant bien sur sa victoire mais bon, pas à n'importe quel prix non plus, Calisto n'était pas un tricheur, aussi fit-il bien attention à ne pas partir avant que son camarade ne lance le signal de départ. Lorsque Mikko enfourcha son engin-une sacrée bécane de l'avis du Mallorquin même s'il ne s'y connaissait pas vraiment, ce qui donnait une autre quasi certitude: son compagnon de route avait sûrement un appart. Un SDF comme lui ne se promènerait pas avec ça, et si par bonheur il en possédait une ce serait pour 5 minutes, le temps de la revendre contre de la nourriture.-

La voix grave de Mikko-plus que d'habitude- réveilla l'ange qui décolla de nouveau pour se préparer à partir à fond les gamelles. Le vent était avec lui ce soir, il poussait dans son dos et les courants ascendants l'aideraient sûrement à tenir. Le jeune homme calcula le temps de voyage pour arrivée à l'autoroute, enfin à l'entrée... Oui c'était parfait, certainement dans ses cordes, maintenant la certitude de gagner face à un engin aussi impressionnant était moindre mais bon, au moins il s'amuserait pas vrai? Calisto aimait bien gagner, comme tout le monde, surtout que ça lui ferait du bien ces temps ci mais c'était aussi un beau joueur. Le jeune homme eut un sourire et répondit

-Il se pourrait bien oui! Ok pour la route, j'attends

Signifia-t-il, sans bouger d'un pouce, ni dépassant d'une plumette la ligne de départ imaginaire. Lorsque Mikko démarra en trombe après avoir donné un coup de klaxon, le mutant ailé sursauta légèrement, elle en faisait du bruit cette moto! Et quel démarrage! Du coup le jeune homme se mit aussi à accélérer, tant pis pour le signal de la police... Mikko ne lui avait pas répondu, l'ange descendrait alors et s'arrangerait pour le lui dire, avant de disparaître pour qu'aucun d'entre eux n'ait d'ennuis. Mais pour l'instant pas de gyrophares ni d'embrouilles! L'espagnol, ravi de sentir l'air pur glisser entre ses cheveux et ses ailes accéléra, utilisant les courants d'air tièdes mais puissants, dont la force proportionnelle à la vitesse augmentait pour naviguer dans le ciel plein d'étoiles. Bien sûr, la moto était plus rapide, Calisto pourrait un jour la battre en s'entrainant et en restant en vie, mais pour le moment, c'était l'engin qui gagnait! Néanmoins, il pouvait couper directement et évitait la circulation éventuelle, quoiqu'à cette heure ci y en avait-il vraiment?

Calisto replia ses ailes pour faire une chute libre assez impressionnante, même pour lui d'ailleurs, si bien que se causant une jolie frayeur il décida sagement de remonter et commença à suivre la moto... La perdant de vue parfois, prit de vitesse mais la rattrapant ensuite grâce à des raccourcis ou le vent ou la puissance de ses ailes. Les enseignes brillantes étaient comme des feux de signalisation pour un avion, une véritable aubaine pour se diriger la nuit bien que la lune rendre cette dernière assez claire. Le jeune homme riait aux éclats, il adorait ça, la vitesse, le vent, voler quoi... ça valait bien tous les ennuis que sa mutation lui causaient non?! Bientôt le lieu de rendez-vous fut visible, heureusement car malgré tout le mutant commençait à fatiguer un peu bien que son endurance soit grande-plus qu'il ne le laissait paraître avec sa fragile apparence en tout cas.- Descendant en piquée après avoir furtivement repéré les lieux pour savoir si personne n'était là-sinon ennuis assurés.- Calisto atterrit sur le bitume, là où il ne risquait pas de se faire shooter non plus quand même... Dès son arrivée, il mit son manteau en vitesse puis entreprit de regarder les alentours. Mikko pouvait très bien être déjà arrivé sans que lui ne l'ait vu, auquel cas le Finlandais avait gagné. Sinon c'était lui mais dans les deux cas le Mallorquin faisait confiance à son comparse, lui n'avait pas triché, il avait donc sa conscience pour lui et puis franchement, gagner c'était bien mais le mieux était de s'être amusé non? Cherchant son adversaire, le jeune homme entreprit de reprendre son souffle, étonné de ne pas être occis totalement. Et bien, on dirait qu'il gagnait en expérience et en endurance ce petit! En revanche son métabolisme très coûteux en énergie réclamait à manger d'urgence, il avait encore plus faim que d'habitude... Bah s'pas grave, il avait bien rigolé! Et puis peut-être même avait-il gagné, allez savoir?!

-Mikko?

Appela Calisto, cherchant de nouveau son adversaire peut-être déjà arrivé depuis un certain temps et planqué par là à se gausser du pauvre angelot bon dernier... Ou alors, était-il encore sur la route en petit perdant? ahah? Qui gagnait? Le garçon à l'allure de fillette fragile et sage digne de jouer dans l'envolée sauvage ou la mécanique du métalleux puissant et "rebelle"? Le gamin des pays chauds ou celui des régions gelées de Finlande? Calisto avait hâte de savoir!

[HJ: soit tu tires au sort, soit tu fais comme tu veux^^ Je te laisse choisir. Ils peuvent arriver en même temps ou Calisto/ Jari perd à une ou deux minutes ou plus... Comme tu le souhaites :) ]
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Jari Eliassen
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MessageSujet: Re: L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]   Sam 26 Fév - 23:11

Le regard rivé sur le bitume éclairé par les phares de la moto, Jari se concentrait sur ses trajectoires pour les rendre aussi efficaces que possible malgré le manque de pratique de ces derniers mois. Étranglant littéralement son accélérateur, il parvint à doubler plusieurs voitures en prenant des risques inconsidérés rien que sur la route dégagée qui quittait la zone forestière. Il tenta plusieurs fois de lever les yeux pour apercevoir Calisto, mais sa visière autant que son pilotage l'en empêchaient. C'est la route qu'il faut regarder, pas les étoiles ! Quoiqu'il est assez difficile d'apercevoir les étoiles dans un ciel inondé de lumière artificielle …

Bientôt, Jari regagna la bretelle qu'il avait prise pour venir jusqu'au lac. Le grand axe à plusieurs voies menait à la ville de la manière la plus courte : c'est à dire en ligne droite. Aucune courbe digne de ce nom, sinon au niveau des voies d'insertion. C'était l'occasion de prendre de la vitesse, mais la circulation y était déjà moins éparse que sur la route précédente. Prudence donc. Néanmoins décidé à ne pas perdre la face à Calisto, le Finlandais décida d'accélérer un brin et de se faufiler souplement entre les voitures, l'oeil à l'affût du moindre signe de présence de policiers. Se faire coincer alors qu'il était étranger, sans possession d'un quelconque permis moto et chevauchant une machine qui ne lui appartenait pas, dans le genre risqué, c'était déjà pas mal. En plus, imaginez un peu la tronche de Tobias s'il apprenait une chose pareille. Préférant ne même pas y penser, Jari se focalisa à nouveau sur la route et sur la machine qui rugissait au rythme de la course. C'était comme chevaucher un destrier bardé d'une énorme armure sur un champ de bataille ! Nan, un dragon bardé d'une armure plutôt ! Un canasson, ça fait pas autant de bruit. Cette flatteuse comparaison faite, le jeune homme s'engagea sur une voie moins encombrée pour pousser encore plus loin l'aiguille du compteur.
Il allait vite. Trop vite pour Calisto, aussi volant soit-il. Il allait la remporter, cette course, sans même avoir à franchir la zone rouge. Le panneau indiquant la sortie qu'il devait atteindre apparut sur le bord de la route pour la troisième fois au moins : 5 km. A la vitesse où il roulait, c'était évident, il avait gagné. Pourtant, alors qu'en guise de bouquet, il s'apprêtait à piquer la plus folle des pointes de vitesse, un amas lumineux attira son attention au loin. Police ? Nan, mini-carambolage qui bloquait la voie …

- Ah non ! Ah non ! Siffla Jari derrière sa visière.

Pas si près du but quoi ! Sa main droite lâcha l'accélérateur et il commença à ralentir son allure.

- Merde, merde, merde !

Plus Jari s'approchait de la zone de l'accident, moins il pouvait s'empêcher de jurer. Il se mordilla la lèvre inférieure avec le sentiment de laisser la victoire lui filer entre les doigts. Mais hors de question de jouer au clown dans une situation pareille. Les précieuses secondes qu'il perdait en ralentissant pour esquiver ce bazar semé sur la chaussée lui arrachèrent un élan de frustration. Quoiqu'il y avait tout de même peu de chance pour que l'ange soit arrivé avant lui ! Un oiseau de cette taille ne devait pas pouvoir rivaliser avec une moto de course. Jari longea prudemment la glissière de sécurité puis repartit aussi vite qu'il était venu pour parcourir les touts derniers kilomètres, pestant contre ces pauvres types qui avaient réussi à se rentrer dedans.

L'espèce de petit parking aménagé tout près de la fameuse sortie se profila rapidement à l'horizon. A première vue, il était désert, ce qui arracha un rictus de satisfaction à Jari. Mais ce rictus fondit rapidement quand il aperçut une silhouette debout sur le bord de la route.

- Per-Ke-Le !! laissa-t-il s'échapper en se rapprochant.

C'était bien Calisto qui se tenait là. Même tignasse blonde emmêlée par le vent, mêmes fringues … Jari soupira et fit de son mieux pour remballer son orgueil en arrivant à sa hauteur. Il stoppa la Duca, la posa sur sa béquille sans en descendre et ôta son casque. A l'arrêt, sans toutes les sensations que refilait la conduite, il sentit ses griffures au torse le brûler sous son t-shirt. A la douche, il allait les sentir passer ! Il gratta ses cheveux tout aplatis sur sa tête et ôta ses écouteurs, crachant encore à fond un morceau de Slayer.

- Bien joué, concéda-t-il avec un haussement de sourcils. Mais t'as eu du pot que je tombe sur la seule bretelle accidentée du coin ! T'aurais pas fait le poids face à ce truc sinon – il tapota le réservoir laqué de rouge - 'Fin, te vexe pas, c'est plutôt moi qui devrait me vexer.

Il faut savoir perdre parfois … N'empêche que sans un coup du destin pareil, il l'aurait emporté haut la main !

- Allez, sans rancune va !

Et il tendit sa paume droite à Calisto, malgré le tiraillement que lui infligeait la croûte nouvelle formée sur sa plaie au poignet.
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]   Sam 26 Fév - 23:44

-Ah te voilà

Fit-il souriant d'un air gentiment moqueur avant que ce dernier ne s'efface en entendant les paroles de son camarade. Ah non il n'était pas d'accord, dans ces conditions, le jeune homme n'estimait pas avoir gagné. En plus c'est vrai que son comparse avait failli gagner, il avait bien vu une ombre de moto le talonnant semblait-il, et même le dépassant mais le jeune homme n'était pas sûr alors que c'était Jari.

-ça compte pas dans ce cas. Tu étais en train de gagner, c'est bien toi que j'ai vu à l'arrivée ou pas loin, genre à 5/6 km non? En tout cas j'ai eu du mal à suivre, rapide ton engin. On a qu'a dire qu'on est à égalité.

Calisto était de bonne humeur, il s'était bien amusé et Mikko était finalement venu. Parce que oui pendant un instant, l'ange avait cru que ce dernier profiterait de cette "course" pour partir et le planter là, mais non, celui qui semblait désormais, à la lumière des lampadaires être un peu plus âgé que lui était à ses côtés, tapotant le réservoir de sa grosse moto que Calisto pouvait désormais admirer de près.-D'ailleurs il la regarda mais sans la toucher, ayant entendu parler de ces gens qui ne supportaient pas que l'on effleure leur bien; leur moto c'était comme leur femme et franchement le blond ne voulait pas fâcher Mikko qui avait l'air d'y tenir énormément. En plus ce ne serait pas très poli, sans compter qu'en plus, l'engin l'impressionnait vraiment.- Un son assez violent jaillissait encore des écouteurs, le jeune homme écouta attentivement, curieux de découvrir bien qu'il trouva assez vite que ce n'était pas à son goût.

-C'est quoi comme musique?

Demanda-t-il, avide de connaissances et très ouvert d'esprit. Cette musique toutefois renforçait l'impression de métalleux que donnait Mikko. En revanche leur réputation était fausse car son camarade était l'une des personnes les plus gentilles avec Calisto depuis bien longtemps. Ne voyant pas la plaie que son camarade avait au poignet et qui lui faisait mal, le mutant ailé tout content tapa dans la main du Finlandais, pas trop fort heureusement car ce n'était pas dans ses habitudes d'être une grosse brute.

-Sans rancune!

Bon, ils étaient sensés se dire au revoir là non? Bah oui mais finalement, c'était un peu "triste" nan? Soudain, brutal... Le jeune homme hésitant à faire la proposition la fit néanmoins, encouragé par la sympathie de ce garçon qui ne lui ressemblait pas du tout mais avec qui il semblait s'entendre. Avec son style, il lui rappelait un peu Vince, un mutant de l'institut très peu bavard qui buvait toujours de l'eau -sans doute un mutant poisson.- et qui cuisinait bien les pâtes. Un italien, un finlandais, un mallorquin... Les étrangers envahissaient le monde! Revenant donc à sa nouvelle connaissance, il proposa la chose suivante.

-Hey, tu veux qu'on aille quelque part boire un verre?

Oh lui il entendait jus d'orange, jus de tomate, cacolac -non non pas coca cola.- une sorte de chocolat au lait froid, pas plus... Il avait dans la tête que tout le monde pensait à ça en allant dans un petit bar bien sage! Déjà que pour lui c'était commettre une folie vu le peu d'argent en poche mais bon. S'il y avait des cacahuètes, il s'arrangerait pour remplir discrètement sa panse, et puis ça lui suffirait, ça et la boisson pas trop chère si possible, et bien sûr, la chaleur humaine aussi.
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Jari Eliassen
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MessageSujet: Re: L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]   Dim 27 Fév - 18:03

Le sourire que Calisto avait arboré à l'arrivée de Jari sembla fondre comme neige au soleil dès que celui-ci lui déballa l'excuse – à peu près valable – du carambolage. Au grand étonnement du Finlandais, l'ange parut alors chercher à s'excuser face à son « adversaire » plutôt que de tirer la couverture sur lui ou même narguer un peu. Jari, lui, ne s'en serait pas privé. L'ange lui donna l'impression d'être de ceux qui préféraient abandonner rapidement tout orgueil et s'incliner pour se faire reconnaître des autres. La philosophie du métalleux s'axait de manière totalement opposée. Où du moins, quand il cherchait à impressionner. « Qui s'excuse s'accuse » disait-il souvent même si, honnêtement, il savait remballer sa fierté quand les choses devenaient sérieuses. Mais il ne le faisait en général que pour ses amis les plus proches et rarement pour les autres. Enfin, il n'allait pas faire de reproche à cette bonne poire de Calisto.

- C'est quoi comme musique ? Demanda-t-il d'ailleurs.

Question pas terriblement pertinente. Impossible de confondre Slayer avec du reggae ... Quoique le bruit du moteur qui résonnait encore couvrait en partie celui de la musique.

- Heavy metal, répondit le soit disant Mikko. J'ai pas tant une tête à écouter du rap !

Si c'était pourtant le cas, il n'avait plus qu'à se pendre. L'ange avisa alors la paume qu'il lui tendait et topa joyeusement, arrachant un petit éclair de douleur à Jari. Il ne s'en mordit pas les lèvres, mais il s'en fallut de peu. Il aurait cru que ça ferait moins mal ! Il se consola en pensant que ça aurait été bien pire si le chien lui avait arraché un ou deux doigts. Surtout que ses mains étaient plus que précieuses pour le guitariste qu'il était. Rien qu'avec un tendon endommagé, sa passion et ses années d'apprentissage pouvaient tomber à l'eau. Cette pensée le fit frissonner, aussi l'écarta-t-il au plus vite. Face à lui, Calisto parut hésiter quelques instants à dire quelque chose, cherchant ses mots. Jari allait remettre son casque, prêt à partir après un dernier au revoir quand l'ange le stoppa dans son geste :

- Hey, tu veux qu'on aille quelque part boire un verre ?
- Euh …

Jari le dévisagea deux secondes. Son « compadre » plumes semblait s'être attaché à lui plus qu'il ne l'aurait pensé. Enfin, « attaché » … Au moins, il avait la sympathie de proposer. C'était une belle occasion d'aller boire un coup tranquille pour oublier cette histoire de cabots et de nudiste, pourtant Jari hésita. Déjà, il ne connaissait pas réellement Calisto, il était gentil mais voilà et puis …

- C'est sympa de ta part mec, mais faut pas que je tarde. J'ai promis de … passer prendre quelqu'un ce soir. C'bête, j'ai jamais bu un coup avec un nudiste, c'était l'occasion.

Il n'avait pas pu s'empêcher de mentir un peu pour éviter d'avouer que la moto ne lui appartenait pas. Orgueil, quand tu nous tiens. D'avance, il s'imagina les yeux de chien battu – c'est le cas de le dire – que pourrait lui sortir Calisto. Mais ça ne servirait pas réellement à grand chose, Tobias les attendait, lui et la Ducati et il avait déjà presque trop tardé. L'ange était bien mignon mais quand le temps s'en mêle, la sympathie ne suffit plus. Et dans le fond, Jari n'était pas assez extraverti pour accepter d'emblée d'abaisser la barrière naturelle que son subconscient avait choisit de dresser entre lui et l'ange. Malgré tout, il ne voulait pas laisser le jeune homme sur le carreau. Ils avaient partagé un petit bout de galère tout de même et le Finlandais avait perdu un défi, ça suffisait pour qu'il ait le sentiment de devoir ne serait-ce qu'un chouïa de reconnaissance. Pas trop quand même, les démonstrations ostentatoires de gentillesse n'étaient pas son truc !

- Mais écoute, si jamais tu passe dans le Hell's Kitchen un de ces quatre, je bosse à la boutique « chez Earl », tout près de la station 114. Si t'aime la musique, t'as qu'à venir jeter un œil. Avec un peu de chance, j'aurais le temps pour un apéro cette fois ! Ok ?

[ HJ : Et si tu es vraiment convaincant, tu pourras peut être obtenir une balade en moto ! ]
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]   Jeu 3 Mar - 10:16

[HJ: quand tu veux ou tu veux pour le prochain n'rp, le tour de moto et l'apéro :ultrabright:Je préfère clore celui-là, quitte à en recommencer un juste après parce que Calisto apprend à ne plus insister/coller les gens, il saisit que ça dérange même si ça part d'un bon sentiment, donc vu qu'il grandit de se côté là, je vois plutôt le tour de moto pour la prochaine fois :) ]

-Connais pas

Fit-il en haussant simplement les épaules. Il débarquait de son petit coin pommé d'Espagne en même temps, de son île, dans un recoin égaré où les jeunes n'étaient pas très nombreux. Certes là-bas aussi la musique de ce genre existait mais les Mallorquins n'étaient pas aussi fans de ce genre de choses que les Américains ou autres européens, ils avaient toujours un petit temps de retard et chez lui, on dansait encore sur les années 80 ou de pâles copies de Rock reprises et traduites dans une langue trop chantante pour être vraiment crédible. Et puis lui, personnellement avait eu autre chose à faire que d'écouter la musique dans son taudis avec son père violent et sa mère accroc à la outeille. Ici même histoire et bien qu'il s'en soit sorti Calisto était toutefois resté cantonné à l'institut, essayant de s'entraîner pour devenir X-Man. Dehors le peu de relations qu'il avait noué n'avait pas non plus aidé! Pourtant le jeune homme eut une vague idée de ce que c'était que cette musique en écoutant un peu plus attentivement. Pas son genre! ça décoiffait beaucoup trop et c'était violent en plus, mais ça ne l'empêcha pas de sourire et de continuer d'écouter de son mieux, curieux comme il était. Ce n'était pas 30 secondes qui allaient tout lui apprendre sur le message que voulait faire passer la musique. Si elle était appréciée c'est bien qu'elle devait avoir son secret ou quelque chose à apporter non?

-Ah...

Fit-il en se disant qu'il pourrait essayer de le convaincre avant de se rappeler ce que ça lui avait coûté de s'accrocher. Hochant donc la tête, la mine déçue, le mutant fit quelques pas en arrière pour laisser Mikko remonter sur sa moto et partir. Ce dernier l'invita toutefois de manière implicite à venir le voir et ravi, Calisto retrouva toute sa joie, même s'il savait aussi se contenir, sinon il aurait pu effrayer son comparse. En fait l'ange était très content de savoir que quelqu'un semble l'apprécier désormais, il ne le collerait pas ni filerait à sa boutique dès demain lui tomber dans les bras bien sûr, il ne fallait pas exagérer sur les boulettes qu'il faisait quand même... Là ça deviendrait carrément indécent! Non bien entendu mais rien que de savoir qu'il avait cette possibilité lui donnait un petit objectif pour un jour. Mikko était sympathique, le jeune homme était très content d'avoir une possibilité de le revoir, surtout dans un magasin de musique car il adorait le piano. Bon ok il jouait très très très faux, c'était horrible à entendre mais il mettait tout son coeur à l'ouvrage et c'était dur de lui dire stop tellement il semblait heureux sur un piano; ne pensant pas jouer très bien mais pas trop faux non plus. Calisto aimait moins chanter par contre, dommage car au contraire du piano, il avait une voix magnifique... Mais ça évidemment, il ne l'avait jamais remarqué, pas plus que son talent pour le massacre des pianos. Enfin bref, le jeune homme trouva ça très chouette de la part du Finlandais et il lui adressa un petit signe de la main.

-Pas de soucis! Ok, ça marche, je viendrai un de ces cinq... Enfin un de ces six, je sais plus comment ils disent par ici. Adios amigo!

Lança-t-il avant de faire quelques pas sur le trottoir à la recherche éventuelle d'un plan pour avaler quelque chose avant de dormir pour une fois. Il avait faim ^^. Bon, puisque Mikko n'avait pas voulu boire un verre, peut-être qu'il trouverait un sandwich a ce prix là dans une gargote. Une dernière fois avant de repartir dans ses contemplations consommatrices, le mutant regarda la moto vrombir, tiens, un jour il aimerait bien essayer... Bah peut-être à leur prochaine rencontre? Ne s'imposant pas, Calisto avait déjà commencé à s'évanouir dans l'ombre. Que le Finlandais se rassure donc, malgré ses airs un peu étranges, le jeune homme qu'il avait côtoyé n'avait pas un sou de méchanceté et n'était pas non plus un pot de colle; le Mallorquin avait réussi à apprendre ça lors de son retour dans la rue: savoir décrocher quand il fallait pour éviter les ennuis et arrêter d'agacer les gens. Voilà qui expliquait peut-être pourquoi ses rencontres quoique plus rares se passaient mieux... Allez savoir! Lui restait encore toute une subtilité à comprendre pour paraître "normal" et ne pas effrayer les autres avec ses petites bizarreries et ensuite, ça irait mieux! Mais survivrait-il assez longtemps pour ça? C'était le prix de la connaissance à payer.
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L'eau, ça mouille... Entre autre. [PV Jari] [Terminé]

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