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 Guerre des clans ? [Groupe 2 : Jari, Ororo, Neve]

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Hella Healt
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MessageSujet: Guerre des clans ? [Groupe 2 : Jari, Ororo, Neve]   Jeu 17 Fév - 23:15

    Tout le monde se réveille dans un petite pièce, qui tient plus d’une sorte de bunker que d’une véritable pièce. Au plafond, un simple rail de lumière vacillant, même pas relier à la moindre prise, fonctionnant juste sur batterie qui semble en fin de vie si on en juge par ses alternances sans fin entre obscurité et semi luminosité. Dans ces moments de faible luminosité la pièce n’apparaît pas bien grande, personne ne se marche dessus, mais il ne faudrait pas faire entrer une dizaine de personne supplémentaire. Et pour seul bruit, les pleurs d’une femme et d’une enfant, situé au bout de la pièce.

    La femme à dans les trente cinq ans et se trouve attaché à une chaise, un adhésif sur la bouche l’empêchant de communiquer avec qui que ce soit. A ses pieds, une jeune fille, environ 13 ans, qui pleure doucement – par le fait d’avoir déjà trop pleurer – et dont quelques mots s’échappent comme « maman ». Pas de doute, il s’agit là d’une mère et de son enfant. La petite fille n’ayant pas besoin d’être attachée physiquement vu qu’elle refuse de se séparer de sa mère. Voilà dans quoi tout le monde se réveille doucement, avec sûrement un mal de crâne et une sensation d’être vaseux ?

    Comment vous vous êtes tous réveillé ici ? Le schéma à été un peu près le même pour tout le monde, au moment où vous y attendiez le moins, des personnes chargées de vous récupérer on fait en sorte de vous faire une injection pour vous endormir. Le trou noir le plus total sur ce qui à pu se passer entre cette injection et maintenant. Impossible de savoir combien de temps c’est écoulé car aucune fenêtre ne peut vous donner une idée de la luminosité de dehors.

    Vous vous rendez bien vite compte, aussi, qu’à votre bras droit, par-dessus votre vêtement, vous possédez tous une brassard d’une couleur différente. Et, si vous regardez de plus près, sur le rail de lumière un bout de ficelle est suspendu avec, au bout, une enveloppe. Un des homme présent, répondant au nom de David, prit l’enveloppe pour lire son contenu à voix haute :

    David : « La pièce est hermétique, il est impossible d’en sortir. Tellement hermétique que vous avez environ une heure d’oxygène – en espérant que vous n’avez pas dormi plus que ce qui était prévu – après quoi vous mourrez tous. Il y a, cependant, une façon assez simple de vous en sortir et de voir les portes s’ouvrir : Tuer la personne attachée sur la chaise. Une fois cette formalité accomplie, vous pourrez sortir d’ici. »

    Finalement le choix simple assez simple sur un plan technique : Tous vous sauver en tuant une mère de famille ou bien, tous mourir par un manque d’oxygène. Sur un plan moral le choix devient plus compliqué. Cependant, peut être qu’il n’est pas si compliqué que cela pour tout le monde ? Certain préfère peut être largement choisir de vivre quitte à sacrifier une personne qui n’a rien demander. Mais si cela s’apparenterait à un manque de moral, ceux qui en possèdent une plus accrue ne devraient-ils pas empêcher ce genre de chose ?

    Dans l’enveloppe, se cache un autre petit mot, qui n’était visible tout de suite, vu qu’il se trouvait derrière le premier. En le lisant vous apprenez des choses concernant les couleurs des brassard porter – avec possibilités d’être enlevé – des personnes qui se trouvent dans cette pièce. En lisant le code couleur vous pouvez comprendre à quels groupes appartiennent les personnes qui sont avec vous.

    Quant aux personnes qui sont avec vous, en regardant autour de vous vous apprendrez que : Neve est une damnée, Ororo est une X-men et Jari est un mutant neutre. Cependant, vous apprendrez aussi que vous vous trouver avec une jeune femme d’une vingtaine d’année, brune, plutôt banale dont le brassard indique qu’elle est une damnée : Rachel. Un homme d’une trentaine d’année, brun également avec de grand yeux bleus, semblant sortis tout droit d’une pub est un mutant qui n’a pas choisi de clan préférant de loin se tenir à l’écart de ce genre de chose : David. Et, il y à également, une adolescente, d’environ 17 ans, son brassard annonce qu’elle fait partie de l’institut, ce qui n’est pas encore vrai, elle est en train de s’y inscrire mais croit dur comme faire à la philosophie de l’institut : Alyson. En ce qui concerne la mère de famille, le mot vous apprend que c’est une humaine, puritaine comme seuls les États-Unis peuvent connaître, elle est contre les mutants, pour elle, ils devraient tous finir sur un bûché. Sa fille, encore trop influençable dira la même chose des mutants : tous des monstres. Lyvianne étant le prénom de la mère et Jordana celui de sa fille.

    Sous l’annonce, faite par David qui avait lu l’intégralité du mot, la petite Jordana posa un regard paniquer sur sa mère, qui ne pouvait toujours pas parler à cause de cette histoire d’adhesif qui lui collait à la bouche.

    Jordana : « Je… Je… J’comprend pas. Vous n’allez rien lui faire à maman, hein ? »

    Dans son regard humide pouvait se lire toute l’incompréhension de cette histoire. Où était-elle ? Pourquoi sa mère était-elle entravée de cette manière ? Pourquoi avait-elle si mal et avec cette désagréable sensation de mal respirer ? Encore ce fichu asthme qui décide faire des siennes. Ces gens avaient parlé de sa mère ? De sa mort ? Non, elle avait forcément mal comprit, personne ne pouvait toucher à sa mère parce que sinon, qu’est ce qu’elle deviendrait ? L’enfant posa un regard paniqué sur sa mère.

    Jordana : « Maman, maman. Ils ne vont rien te faire, hein ? Qui va s’occuper de moi sinon ? Hein, maman ? »

    Avait-je oublié de préciser que le père de Jordana était mort d’un accident de la route cinq plutôt, lui laissant pour seule famille, Lyvianne, sa mère ? Une mère qui malgré le fait qu’elle ne puisse pas parler, secouait la tête phrénétiquement comme pour chercher à rassurer sa propre fille. A moins que ce soit elle qu’elle cherche à rassurer parce que si tous ces gens étaient des mutants, ils n’avaient aucune morale. C’était des monstres, c’est ce que la presse ne cessait d’expliquer depuis tellement longtemps.


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      Informations hors RP :

    • Pour l’enlèvement de votre personnage, vous êtes libre de l’inventé et de le mettre dans votre RP. Si vous avez envie d’avoir réussi d’assommer trois types avant qu’on vous injecte un tranquillisant, c’est votre choix. La finalité étant que vous n’aurez vu aucun visage et que vous finirez quand même par vous faire avoir pour vous réveiller ici.
    • Vous êtes libre de faire ce que vous voulez, si ça touche à des PNJ, juste me demander avant (par mp) si ça nécessite une interaction.
    • Pour n’importe quelle question, en fait, vous pouvez me mp ou réagir dans le topic qui recense ce rp de groupe. Ah oui, quand il y a écrit pas de possibilité de sortir, c’est qu’il n’y a pas de possibilité de sortir de la pièce ou vous vous trouvez. Mais rien ne vous empêche d’essayer.

      Petite liste sur les personnages avec leur couleur de paroles :

    • Jordana [=#a17f92] : Fille de Lyvianna, humaine de 13 ans. Une petite brune aux yeux bleux à l’air angélique et aux grandes boucles.
    • Lyvianne [=#430d2b] : Mère de Jordana, humaine de 35 ans. Femme grande et mince, brune aux yeux noisette.
    • Alyson [=#29834f] : Mutante – pouvoir inconnu pour le moment – de 17 ans en train d’intégrer l’institut Xavier. Petite blonde aux yeux verts avec quelques taches de rousseur sur le visage.
    • David [=#7f8ca1] : Mutant –pouvoir inconnu pour le moment – de 31 ans et sans groupe d’appartenance. Grand brun aux yeux bleux semblant tout droit sortir d’une affiche publicitaire.
    • Rachel [=#a18c7f] : Mutante de 22 ans, qui met est en période d’essai chez les damnés avant une intégration définitive. De taille moyenne, brune les cheveux mi-long et les yeux marrons.
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Jari Eliassen
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MessageSujet: Re: Guerre des clans ? [Groupe 2 : Jari, Ororo, Neve]   Ven 18 Fév - 20:54

[ Note : quand les répliques de Jari son écrites en italique, c'est qu'il s'exprime en finnois, non en anglais. Et il parle en permanence avec un accent très marqué. ]

Dans un coin de la « chambre », parmi les silhouettes étendues au sol, un homme gisait sur son flanc droit, le visage face au mur. Ses cheveux blonds trainaient par terre tout comme les pans de son long manteau de cuir noir et sa respiration était aussi profonde que régulière. Mais son sommeil apparent ne dura encore que quelques minutes. Quand Jari commença à s'éveiller quelques instants plus tard, la première chose qu'il ressentit fût le mal de tête carabiné qui tambourinait contre son crâne. Un mal de tête digne d'une abominable nuit de murge. Ensuite, il sentit le froid du sol sur lequel il reposait. Où était-il ? Ses yeux roulèrent plusieurs fois dans leurs orbites avant qu'il ne les ouvre enfin. Un grognement sourd lui échappa. De l'endroit où il se trouvait, il ne discerna pas grand chose. Tout était si sombre … Seul un plafonnier mourant déversait une lumière jaunâtre et faiblarde qui parvenait à peine à éclairer la pièce en entier. Mais elle était malgré tout assez puissante pour faire cligner les paupières du Finlandais. Mollement, il se redressa en position assise et se prit le front dans les mains.

- Perkele … C'est quoi ce bordel ?
Gémit-il à voix basse.

Là, il reprit un peu plus de contrôle de son corps. Un goût de sang flottait dans sa bouche et l'intérieur de sa lèvre du haut lui faisait mal. Il était perclus de courbatures et, cerise sur le gâteau, son genou droit était joliment écorché à l'endroit où son jean noir était déjà percé. Mais bon sang, qu'est-ce qui lui arrivait ?

- Qu'est ce que fiche ici ? ...


Jari ferma les yeux et essaya de se souvenir de ce qui s'était passé avant qu'il n'atterrisse, dieu sait comment, dans cette pièce sombre. Avec un gros effort de concentration pour oublier le pivert qui jouait les marteau-piqueur dans son crâne, il refit par bribes le cour de sa journée. Il s'était levé ce matin à 6h45, il avait déjeuné, prit une douche, s'était rasé puis avait passé un moment à considérer les cicatrices que lui avait offertes la dernière manifestation de son « pouvoir ». Ok, jusque là, normal. Ensuite il s'était habillé, avait rassemblées deux ou trois affaires, avait quitté l'appart' en fermant la porte à clé et croisé la vieille concierge au rez de chaussé. Ok, là encore tout va bien. Après ça, il avait prit le chemin de la station de métro la plus proche pour aller bosser et là … Et bien là plus rien. Le néant. Impossible de se rappeler ce qu'il avait fait après être descendu dans les galeries du métro. Comme si quelqu'un s'était amusé à effacer la bande magnétique de sa mémoire. Ça ne tournait vraiment pas rond ! Le jeune homme prit alors une profonde inspiration et ouvrit à nouveau les yeux, décidé à comprendre au moins où il se trouvait. Peut être qu'il avait eu un accident, qu'on l'avait transporté à l'hosto – même s'il détestait ce genre d'endroits – et qu'il ne se rappelait de rien. Un choc sur la cafetière, ça vous retourne parfois plus qu'on peut le penser. Quoique l'endroit était tout de même un brin trop glauque pour être un hôpital. Et visiblement, il n'était pas tout seul.

Jari scruta l'obscurité, sans trop oser bouger et compta au moins sept personnes autour de lui. Non loin du plafonnier, une femme était assise sur une chaise et de faibles sanglots résonnaient à côté d'elle. Une autre femme se tenait à côté de la première, appuyant sa tête contre elle en pleurant. L'incompréhension grimpa d'un échelon chez Jari qui fût tenté de les héler mais se ravisa au dernier moment. Au lieu de cela, il se mit tant bien que mal debout en s'aidant du mur à côté de lui pour se rapprocher prudemment de la femme et de la jeune fille qui pleurait. En l'entendant gémir le nom de sa maman, le blond sentit quelque chose lui poinçonner le cœur. Oh non, ça ne tournait vraiment pas rond. Ou alors on jouait à lui flanquer les miquettes d'une manière quasi-royale ! Quelle mise en scène ! Il fit un pas de plus pour se rendre compte que la mère était littéralement bâillonnée par un énorme morceau de scotch et ligotée à sa chaise.

- Je … Ça va ? Demanda Jari du bout des lèvres.

Allez donc, encore un échelon de gravi ! Jari tendit avec hésitation ses mains vers l'inconnue pour essayer de lui ôter ses liens, ou plutôt son bâillon, - il y avait peut être une raison à ce qu'elle fût ligotée, alors autant ne pas faire de bourde en la détachant sur un coup de tête - tout en se demandant comment il allait faire pour ne pas lui faire mal quand un bruit le fit sursauter. Il fit volte-face et vit un homme se lever derrière lui pour décrocher un machin suspendu à un fil, sous le plafonnier. Le Finlandais l'avait à peine remarqué. Une enveloppe. Le grand brun en sortit un message qu'il se mit à lire à haute voix, drôlement calmement mais sans paraître savoir à quoi il avait affaire.

- La pièce est hermétique, il est impossible d’en sortir. Tellement hermétique que vous avez environ une heure d’oxygène – en espérant que vous n’avez pas dormi plus que ce qui était prévu – après quoi vous mourrez tous. Il y a, cependant, une façon assez simple de vous en sortir et de voir les portes s’ouvrir : Tuer la personne attachée sur la chaise. Une fois cette formalité accomplie, vous pourrez sortir d’ici.

Jari avala bruyamment sa salive sans quitter l'homme des yeux. «  Vous avez environ une heure d'oxygène » ? «  Tuer la personne attachée sur la chaise »? Qu'est ce que ça signifiait ? Nan mais là sérieusement, ça prenait des dimensions complètement absurdes ! C'était grotesque ! Bienvenue dans « Le film d'horreur dont vous êtes le héros la victime » ! Un rictus étranglé échappa au jeune scandinave en même temps que la gamine, de son côté, laissait s'exprimer toute l'angoisse qui couvait en elle :

- Je… Je… J’comprend pas. Vous n’allez rien lui faire à maman, hein ?


Son timbre aigu résonnait très désagréablement dans la tête de Jari, ce qui eût pour effet de faire naître en lui un germe d'agacement. Le pivert n'avait pas cessé de cogner ...

- Mais non, mais non, répliqua-t-il au taquet et sans trop hausser le ton – pas envie d'avoir plus mal au crâne encore - , on va rien lui faire. Dis pas ça. Bon et est-ce que quelqu'un ici peut m'expliquer ce qui se passe là ? J'y comprends rien … Comment on est entré ici ? Vous êtes qui ? Et … c'est quoi ce truc ?

Ce n'est qu'à cet instant qu'il remarqua le bidule de couleur verte qui lui enserrait le bras droit. Une sorte de brassard. Ni une ni deux, il l'arracha l'examina à la lumière, mais à part sa couleur, le brassard ne comportait rien de spécial. D'ailleurs, l'homme brun au physique plutôt tape à l'œil portait le même lui aussi. Les lèvres de Jari esquissèrent un nouveau «  C'est quoi ce bordel ? » silencieux tandis qu'il regardait sans rien comprendre. L'incrédulité dominait tous ses autres sentiments, même l'angoisse. Enfin, pour le moment du moins …
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Guerre des clans ? [Groupe 2 : Jari, Ororo, Neve]   Lun 21 Fév - 14:06

Flash Back :
Je m'étais levée tôt ce matin, je devais sortir en ville. A 6h, j'étais debout et après une bonne douche, je m'étais habillée, très simple : tee-shirt noir, jean, basket et une veste ample à capuche. Ces temps ci, il valait mieux rester discret, ce qui n'était pas le cas avec mes cheveux. Je pris ensuite un petit déjeuné et prenant la voiture, me mis en route. Arrivée en ville, je me garais dans une partie peu fréquentée, au moins il y avait de la place pour se garer. J'avais beau ne pas être pressée, je marchais d'un pas rapide, je ne tenais pas à rester longtemps dans ce coin là. Je passais dans une ruelle qui menait directement à la grande rue, quand soudain...

Je me réveillais, enfin si l'impression d'être entourée de coton pouvait s'appeler un réveil. Enfin, j'avais aussi l'impression que mon corps était déconnecté de mon cerveau. Je mis un moment à avoir une pensée cohérente : à quel moment m'étais-je endormie ? Je fis de grands efforts pour me rappeler ce qu'il s'était passé... Je me souvenais qu'alors que je marchais, il y avait eu une sorte de noir. Puis j'étais là.

Ne sachant pas où j'étais, il fallait que je fasse l'effort de me relever, de savoir si j'étais en danger. Je réussis à ouvrir les yeux, à ce moment là, j'eu l'impression que mon corps fus enfin connecté à mon cerveau. Je sentais que j'avais mal partout, j'aurais du être contente de ne rien sentir. Cachant une grimace et gardant les yeux ouverts, je commençais à observer la pièce dans laquelle je me trouvais. C'était une petite pièce où se trouvait plusieurs autres personnes. Je vis que l'une d'elle s'approchait de deux autres dont une était sur une chaise, immobile.

D'un coup, je réalisais la petitesse de la pièce et son absence de porte. Réprimant un cri, je fermais les yeux et me recroquevillais. J'étais redevenue la petite fille qui avait été enterrée vivante.
*Enfermée... sans sortie... tout petit...*
Mes pensées étaient erratiques et j'avais du mal à respirer. Une fois de plus j'étais enfermée, ma claustrophobie s'était déclenchée et je n'arrivais pas à en sortir.
*Je vais rester là à jamais cette fois, je vais mourir. Seule...*
Ce fut cette pensée qui me sauva. Je n'étais pas seule, il y avait d'autres personnes, ensemble on s'en sortirait. Je redevins moi même. Avec un effort je rouvris les yeux et réussis à me relever. Personne ne semblait avoir remarqué ma panique et ce qui m'avait semblé durer longtemps n'avait duré en réalité que quelques secondes.

Quelqu'un avait trouvé un mot et nous le lit. Quand il dit qu'on avait que peu d'oxygène, je faillis replonger dans la terreur. Je devins livide et seul la proposition de tuer la femme qui était sur la chaise réussit à me calmer, un peu, seulement du point de vue de la peur, ce fut la colère qui la remplaça. Une colère farouche contre ceux qui avaient mis ça en place.

Là la petite fille, paniquée et ne semblant pas comprendre ce qui se passait nous demanda si on allait faire du mal à sa mère. Mon instinct me poussa à réagir par la négative mais je fus devancée par le jeune homme qui se tenait à côté d'elle. Je voyais bien qu'il essayait surtout de la calmer. J'étais néanmoins d'accord sur ce fait là, il ne fallait pas qu'elle panique sinon on manquerait d'air plus vite.

Il remarqua alors qu'il portait un bracelet de couleur qu'il arracha. Je regardais mon bras et vis que j'en portais un aussi. Grâce à un regard circulaire, je pus voir que tout le monde en portait un, sauf la mère et la fille. Je fronçais les sourcilles, il devait bien y avoir une explication à ça, surtout qu’apparemment ils allaient par deux.

Je réussis à me lever, déclenchant en plus un énorme mal de tête, et me dirigeais vers l'homme qui avait lu le mot. Je remarquais alors qu'il s'agissait au départ d'une enveloppe pendue à un fil. Je lui demandais poliment l'enveloppe, le contenu exact de la lettre m'importait peu, on le connaissait. Il n'y avait rien de distinctif ni sur la lettre ni sur l'enveloppe. Je retournais l'enveloppe, me disant que la présence de Logan aurait bien arrangé les choses, il aurait su en tirer quelque chose, et un autre morceau de papier s'en échappa.

Je le ramassais et lis son contenu. Enfin, j'avais l'explication des brassards, une indication sur l'appartenance à un groupe, trois groupe. Je pâlis en lisant qu'il y avait des damnés, même si les faits les concernant étaient souvent aggravés, il n'empêche qu'ils étaient extrémistes. J'envisageais avec peur le fait qu'ils n'auraient surement aucun scrupule à tuer cette femme. Je relevais les yeux et mon regard tomba sur une femme qui portait le brassard correspondant à ce groupe, les damnés. (Il s'agit de Neve).
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Neve S. Wardle
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MessageSujet: Re: Guerre des clans ? [Groupe 2 : Jari, Ororo, Neve]   Lun 21 Fév - 22:45

    Etendue au sol dans une contorsion assez étrange, Neve semblait dormir paisiblement, ses cheveux longs retombant en un épais coussin de part et d’autre de son visage. Seule sa lèvre fendue et l’œil au beurre noir en formation sur son visage témoignait du fait que son sommeil n’était pas vraiment le fruit de la fatigue, mais avait bien été engendré par un moyen artificiel. Petit retour en arrière…

    La mutante avait quitté son lieu de travail aux alentours de 6 heures du matin après une douche bien chaude, et s’était glissée comme la féline qu’elle était dans un jean bien trop ajusté et un tee-shirt noir à manches courtes. Une veste en cuir et une paire de bottes à talons complétaient sa tenue, et Neve n’avait même pas fait attention aux clients qui décuvaient sur le parking du Coyote Ugly lorsqu’ils l’avaient saluée avec force sifflements et remarques salaces avant de vomir trippes et boyaux dans le caniveau le plus proche. Ce type d’hommes la révulsait tout particulièrement et la jeune femme mettait donc un point d’honneur à ne pas les laisser l’approcher de trop près…

    Traversant une ruelle sombre et déserte, la jeune femme avait eu la désagréable surprise de voir un homme de carrure massive se planter au milieu de son chemin pour l’empêcher de passer, mais avec le vécu que pouvait avoir Neve en tant que projet Arme X, il était absolument improbable d’imaginer qu’elle puisse se laisser intimider ou qu’elle rebrousserait chemin pour éviter une confrontation, bien au contraire… Tout le monde dans son minuscule entourage connaissait les tendances bagarreuses de la jeune femme, comme en témoignaient les rixes de bar qu’elle avait elle-même interrompues sur son lieu de travail, ou provoquées juste pour s’amuser dans d’autres établissements. Chaque fois, elle s’en était sortie indemne et avait été la dernière debout, indépendamment des os que des adversaires trop puissants lui avaient brisés ou des coups qu’elle avait encaissés. Alors ce type dans la ruelle n’avait ressemblé à rien d’autre qu’à un cadeau aux yeux de la féline décidément très joueuse… De manière inexplicable, son instinct s’était alors emballé et Neve avait commencé à redouter une embuscade de la part des Fédéraux. L’avaient-ils retrouvée ? Elle avait pourtant mis un soin tout particulier à faire en sorte de n’être ni plus ni moins qu’une mutante parmi tant d’autres, mais cela n’avait peut-être pas suffi… Quelque chose s’était ensuite très rapidement fiché dans son dos au niveau de son omoplate droite, et Neve avait fait volte-face pour apercevoir son adversaire invisible alors qu’elle ôtait de son dos une fléchette ressemblant à s’y méprendre à ce qui était utilisé pour endormir les animaux à distance. Une colère sans nom était très vite montée, et la jeune femme s’était alors ruée en direction des deux types armés qui arrivaient vers elle par l’autre extrémité de la ruelle. Rendue plus molle par le tranquillisant, la jeune femme n’en restait pas moins dangereuse et elle l’avait prouvé en assommant l’un des deux types en une fraction de secondes, conformément à ce que son entraînement lui permettait de faire. Le second l’avait bien évidemment frappée au visage avant de l’attraper par le poignet pour l’envoyer valser dans un tas de sacs poubelles, mais Neve avait pris appui sur le mur pour faire volte face… et se manger un coup de poing magistral en pleine face avant de s’écrouler en arrière. Le tranquillisant acheva de l’assommer, et elle avait perdu connaissance avant même que l’un des types n’ai fait un pas vers elle. C’était sans doute une tranquillisant pour chevaux ou une très grosse dose d’ailleurs, parce qu’elle n’avait jamais succombé aussi rapidement à un produit de synthèse.

    La journée n’avait pas vraiment bien commencé pour Neve, et il n’y avait même pas besoin d’être un intellectuel pour le comprendre. Un grognement tout ce qu’il y avait de plus humain lui échappa lorsqu’elle se réveilla enfin, le nez dans la poussière. Une fraction de secondes fut suffisante pour qu’elle se redresse dans l’une de ses positions favorites, à savoir une station accroupie avec ses deux mains posées au sol devant elle, à la manière des chats. Promenant un regard soupçonneux sur ceux qui comme elle venaient apparemment de s’éveiller, elle replia un bras pour chasser les cheveux emmêlés qui lui obstruaient la vue, avant de reposer sa main à terre. Son regard balaya de nouveau la pièce avec suspicion, s’attardant sur ses compagnons d’infortune avant de s’immobiliser sur la femme attachée et la petite fille qui n’étaient pas arrivées là de leur plein gré elles non plus… Pourquoi était-elle attachée alors que tous les autres étaient libres ? Neve n’en avait aucune idée pour le moment.

    Une langue inconnue résonna un peu à sa gauche, et Neve avisa un grand blond à la peau diaphane qui s’était levé pour s’approcher de la femme et de la petite. Ses yeux ne perdirent pas un seul de ses mouvements avant que quelqu’un d’autre n’attire l’attention de la féline, une femme aux cheveux blancs qui n’était visiblement pas dans son assiette à en juger par la panique qui suintait de sa peau par tous les pores – quelques fois, on regrette de posséder des sens hyper développés. Un homme s’était également approché d’une ficelle au bout de laquelle pendait une enveloppe, et Neve remarqua un peu tardivement le brassard qu’il portait et qui se trouvait être de la même couleur que celui du blond, mais pas de la même couleur que celui de la jeune femme aux cheveux blancs. Neve baissa les yeux sur son bras droit et remarqua que son brassard n’était semblable à aucun de ceux qu’elle pouvait apercevoir pour le moment… Ca non plus, ça ne lui évoquait rien de logique ou d’évident, mais elle était persuadée qu’elle obtiendrait bien vite une réponse. Dans la pénombre du fond de cette pièce pas bien grande, les sens de Neve lui permettaient de distinguer les silhouettes de deux autres personnes qui devaient sans doute être arrivées de la même manière que Neve dans cette pièce.

    La gravure de mode finit par leur lire le contenu d’un premier message, annonçant que comme la pièce était hermétique, il leur faudrait tuer la femme attachée à la chaise pour pouvoir sortir et éviter de manquer d’air… C’était si simple que ça ? Neve secoua la tête en silence, retenant un soupir las : c’était quoi encore ce délire ? Pourquoi est-ce que quelqu’un prendrait la peine de mettre en scène un tel scénario pour se débarrasser d’une unique personne ?

    Si c’est une blague, je la trouve vraiment de très mauvais goût…

    Neve s’était renfrognée et fixait à présent la gamine qui s’inquiétait du sort de la femme attachée – sa mère. Manquait plus que ça, à présent ; les lardons avaient toujours la fâcheuse manie de geindre au plus mauvais moment ! Le blondinet la rassura en expliquant que personne ne ferait rien à sa mère – d’où pouvait-il promettre ce genre de choses ? – avant de réellement songer à poser les bonnes questions, à savoir celles que tout le monde devait sans nul doute se poser.

    Je sortais du taff, une bande de cons m’a ramassée… Et j’me réveille ici. – Neve s’était levée en prenant appui contre le mur derrière elle. En position debout, le sang battit un instant à ses tempes de manière désagréable, faisant danser dans son champ de vision une multitude de particules blanches. Elle s’approcha de a gravure de mode d’un pas pas vraiment assuré. – J’peux voir ?

    Elle souhaitait jeter un œil au message, craignant que la panique n’ait fait manquer des informations importantes au lecteur improvisé. La femme aux cheveux blancs l’avait devancée et avait lu le message juste avant Neve, et lorsqu’elle inspecta l’enveloppe dans laquelle le message avait été glissé, un morceau de papier s’en échappa… L’odeur de peur émanant de cette jeune femme se fit plus prononcée dans la seconde qui suivit, et Neve pu remarquer que ses yeux louchaient sur son brassard. Elle tendit la main pour prendre à son tour connaissance du contenu du second message, attendant qu’Ororo lui remette le morceau de papier. Absolument rien de logique ne lui permettait d’imaginer que ces brassards faisaient référence à des groupes idéologiques qui normalement n‘étaient pas sensés être connus de tous…

    Je propose qu’on évite de parler pour nous plaindre ou pour ne rien dire. Ou même pour pleurnicher – son regard se posa de manière appuyé sur la gosse. Ca permettra à tout le monde de réfléchir de manière plus efficace si on est pas obligés de se boucher les oreilles pour s’entendre penser…

    Ce n’était pas tant le fait de tuer ou de laisser vivre la femme qui était attachée qui préoccupait Neve, mais plutôt la raison d’être de cette mise en scène et des instructions qu’on leur donnait par morceaux de papier interposés. Parce qu’il était clair qu’une fois qu’elle aurait envisagé la plupart des possibilités, s’il lui fallait choisir entre la vie de la femme attachée et la sienne, le choix serait très vite fait. La sélection naturelle était une théorie à laquelle Neve croyait depuis son plus jeune âge, et ce n’était pas son instinct de prédatrice qui la contredirait sur ce point…
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Hella Healt
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MessageSujet: Re: Guerre des clans ? [Groupe 2 : Jari, Ororo, Neve]   Lun 28 Fév - 20:43

    David avait été le premier à se remettre du black-out qu’il avait eu, c’est pour cette raison qu’il avait été le premier en état de se lever, de voir la lettre accrochée au néon et de la lire à tout le monde. Il n’avait j’avais vraiment eut de conviction, du moment qu’il pouvait mener sa vie, la guerre entre X-men / Damnés / Fédéraux ne l’intéressaient pas. Il n’avait jamais été spécialement contre les humains, même si ses derniers n’avaient pas toujours été des plus sympa envers les mutants. De là à vouloir les tuer, ou à prôner une supériorité mutante ! Mais il n’avait jamais été assez attaché aux autres pour se soucier du sort des personnes qu’il ne connaissait pas. Moralité, il ne voyait pas l’intérêt de se battre pour le droit des mutants, chacun avait cas se débrouiller et puis voilà. Mais le fait était, qu’aujourd’hui, il se trouvait face à un choix. David n’était pas pour le meurtre pur et simple mais, il devait bien l’avouer, dans tous les cas tout le monde risquait de mourir, dans l’autre c’était une femme seule qui, de toute façon, finirait par mourir si personne ne faisait rien. L’instinct de survie pouvait faire faire des choses incroyables. Bien sur, cela entraînait un terrible cas de conscience dans sa tête. Tuer une femme, être responsable de sa mort, devant son enfant… Comment était-il sensé se regarder dans un miroir si il en venait là ? Est-ce que ça soulagerait la conscience de David si le travail était fait par un damné ? Est-ce qu’il pourrait vivre en rejetant la faute sur un damné, sur l’ensemble de ce groupe en ce disant que, de toute façon, ce ne sont que des barbares ? Le laissait tuer cette femme, étant donné qu’il était damné, l’aiderait-il vraiment à mieux se regarder en face par la suite ?

    Un type aux cheveux trop long annonça à la gamine que, non, on ne tuerait pas sa mère. Comment dire des choses comme ça à une enfant ? Est-ce qu’il pouvait seulement en être certain. Mais ensuite, il posa une suite de question, David écouta les réponses données avant de répondre à son tour.

    David : « Même histoire, en gros, que tout le monde, je suppose. Je faisais quelque chose, on m’est tombé dessus, je me suis réveillé ici. »

    Alyson et Rachel confirmèrent la même chose. Mais c’est Alyson qui fini par reprendre la parole pour donner son avis sur ce qui était en train de se passer.

    Alyson : « Vous ne voyez donc rien ? »

    La voix fluette d’une petite blonde aux grands yeux verts, le visage parsemé de petites tâches de rousseur, s’éleva doucement dans la pièce. Elle ne criait pas, était d’un calme des plus olympien. Son visage avait quelque chose de presque angélique le genre de gamine à qui on déciderait de faire confiance sans concession tellement son visage semblait inspirer quelque chose de fondamentalement bon. Pourtant, à aucun moment, elle ne se sentit rougir ou intimidé. Elle s’avança doucement, se dégageant du mur qui l’avait soutenu à plusieurs reprises. Elle fini par reprendre, avec cette voix toujours aussi calme.

    Alyson : « La pièce est hermétique, il faut tuer une personne pour qu’elle s’ouvre mais… Elle désigna les choses autour d’elle. Il n’y a pas la moindre caméra. Comment les gens qui nous ont mit ici peuvent savoir si on à tuer la femme ou non ? »

    Jusqu’à présent, Alyson n’avait rien dit parce qu’elle avait juste observé. Ceux qui la connaisse aurait facilement expliquer que l’adolescente avait un côté analytique assez développé, aider par son pouvoir – mais ça elle n’était pas obligé de le dire -, du coup elle avait surtout chercher à comprendre plutôt que de se positionner sur une mort ou non. De son observation découlait beaucoup de possibilités, en réalité, et là, elle n’avait aucune réponse à apporter. Mais elle pouvait toujours donner ce qui lui passait par la tête.

    Alyson : « Ce qui fait que soit une personne parmi nous peut communiquer d’une manière ou d’une autre avec quelqu’un à l’extérieur. Soit il y a des mutants dans le coup capable de savoir si oui ou non on a tué la personne. En fait, il y a plusieurs possibilités. Et pour les pouvoirs, on peut oublier. Je ne sais pas pour vous mais dès que je touche un mur mon pouvoir ne fonctionne plus. Quand à la personne qui est attachée, personne ne sait dit qu’on pourrait lui enlever ce qui l’empêchait de parler pour lui demander son avis ? Personne n’a d’enfant, ça se voit parce que si c’était le cas et que vous vous retrouviez dans la même situation, qu’est ce que vous auriez préféré ? Qu’on vous tue pour donner une chance à votre propre enfant, ou que tout le monde meurt avec vous ? »

    Là encore elle n’était pas pour le meurtre de cette femme, bien au contraire, mais tout partait d’un raisonnement analytique. Les sacrifices d’une mère pour son enfant était, généralement, quelque chose de vraiment impressionnant. Pour ce qui était de ce qu’elle avait dit concernant les murs, si quelqu’un l’avait un peu observé avant, il aurait vu qu’elle avait passé un bon moment à se coller au mur, se décoller, poser juste une main, la décoller. Et ainsi de suite. Aucune idée de comment c’était possible, sûrement un pouvoir mutant, mais ces murs ne semblaient pas craindre les pouvoirs, vu qu’ils les étouffaient.
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Jari Eliassen
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MessageSujet: Re: Guerre des clans ? [Groupe 2 : Jari, Ororo, Neve]   Ven 4 Mar - 20:56

Jari recula d'un pas vers le mur. Plusieurs autres prisonniers venaient de se lever pour se rapprocher de la lampe en fin de vie et tenter de lire de leurs propres yeux le sinistre message. Notre homme les détailla du mieux qu'il put dans cette foutue obscurité : deux femmes munies de brassards différents, une brune décorée d'un superbe coquard virant au violacé et une aux cheveux blancs qui semblait encore moins à l'aise que ses compagnons d'infortune. En outre, aucune des personnes présentes ici ne semblait se connaître ni partager de point commun, sinon les conditions de leur arrivée ici. Les avait-on choisis au hasard ? Fronçant les sourcils, Jari tenta de faire un vague point sur la situation malgré son mal de tête toujours présent. Les autres prisonniers n'avaient pas réellement approuvé ce qu'il avait raconté à la petite quelques instants plus tôt, mais il l'avait dit surtout pour l'empêcher de chialer plus qu'elle ne le faisait déjà et avoir un peu la paix. Autant éviter de faire empirer son mal de crâne.

- Je propose qu’on évite de parler pour nous plaindre ou pour ne rien dire, déclara alors la brune à demi borgne. Ou même pour pleurnicher. Ca permettra à tout le monde de réfléchir de manière plus efficace si on est pas obligés de se boucher les oreilles pour s’entendre penser…

Pas une mauvaise idée. S'ils parvenaient tous à garder leur sang froid, ils pourraient peut être trouver une solution plus rapidement. Jari tenta de se concentrer à nouveau et il essayait tant bien que mal de rassembler des détails qu'il aurait pu oublier quand soudain, une petite voix résonna dans un coin du bunker :

-Vous ne voyez donc rien ? La pièce est hermétique, il faut tuer une personne pour qu’elle s’ouvre mais… Il n’y a pas la moindre caméra. Comment les gens qui nous ont mit ici peuvent savoir si on a tué la femme ou non ?

C'était vrai ça. A part le plafonnier, aucun autre appareil n'était installé dans la pièce.

- Est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Demanda Jari, laissant inconsciemment son cynisme s'exprimer.

Il se sentait pour l'instant strictement incapable de faire la peau à la femme ligotée sur la chaise mais dans un même temps, ce que la jeune fille venait de dire signifiait que leur -apparemment – unique chance de s'en sortir pouvait n'être que du bidon. Jari secoua la tête. Non, c'était ridicule, il existait un autre moyen de sortie. On ne les avait pas fait entrer ici en passant à travers les murs. Il leur suffisait juste de le trouver, ce moyen. Rapidement, si possible.

La petite blonde qui avait prit la parole quelques instants plus tôt parla alors à nouveau. Son ton didactique faisait presque peur à entendre et plusieurs détails attirèrent fortement l'attention de Jari. « Il y a des mutants dans le coup ... » . « Mon pouvoir ne fonctionne plus ... ». Elle était donc mutante cette fille ? Et les autres, là, l'étaient-ils aussi ? Les brassards avaient ils un rapport avec ça ? Le Finlandais sentit quelque chose de froid s'insinuer au creux de son estomac. Peut être qu'en fait, tous ces gens qui étaient enfermés ici partageaient avec lui un point commun supplémentaire : ils étaient tous mutants. Pour sa part, Jari avait énormément de mal à se considérer comme tel. La – douloureuse – découverte de sa mutation ne datait que de quelques semaines à peine et à vrai dire, celle-ci avait plus des airs de malédiction ou de maladie que d'amélioration génétique. « Mais si on a été rassemblés ici parce qu'on est des mutants, qu'est ce que je fiche ici ? Comment est-ce qu'Ils ont pu savoir que j'en étais un ? Ils ont du me confondre avec quelqu'un d'autre, c'est pas possible ... » songea-t-il, de plus en plus perplexe. Le truc froid sembla prendre un peu plus d'ampleur en lui.

- Quand à la personne qui est attachée, poursuivit Alyson, personne ne s'est dit qu’on pourrait lui enlever ce qui l’empêchait de parler pour lui demander son avis ? Personne n’a d’enfant, ça se voit parce que si c’était le cas et que vous vous retrouviez dans la même situation, qu’est ce que vous auriez préféré ? Qu’on vous tue pour donner une chance à votre propre enfant, ou que tout le monde meure avec vous ?

Jari la regarda elle, puis la femme ligotée, puis les autres. Comme si les choses n'étaient pas assez compliquées comme ça, il faudrait faire de l'empathie en plus de ça ! Et si la jeune fille était si maligne que ça, pourquoi alors n'avait elle pas encore ôté son bâillon à la mère ? Lui en tout cas ne pensait pas pouvoir s'en charger. L'adhésif aurait pu sans problème maintenir fermée la mâchoire d'un crocodile et avec des ongles taillés aussi court que les siens, l'enlever aurait relevé du casse tête. Il haussa des épaules en signe d'impuissance puis répondit :

- Bonne question, mais si justement personne n'a de gosse ici, c'est peut être pas réellement pertinent de la poser.

Son humeur se dégradait à vue l'oeil tandis que sa nervosité croissait en lui remplissant la bouche de cynisme. Constatant cela, il tenta de se calmer du mieux qu'il pût. Inutile de s'énerver, il fallait garder son calme le plus longtemps possible. Mais tout de même, la situation était de plus en plus préoccupante !

- De toute façon, il y a forcément un moyen de sortir. On ne va pas mourir là dedans, déclara-t-il d'une voix étouffée mais avec un appui qui le surprit presque.

Sa phrase s'adressait presque plus à lui même qu'aux autres et son esprit se mit à la répéter plusieurs fois dans l'espoir d'apaiser cette partie de lui qui commençait à perdre pied. Machinalement, il plongea la main dans la poche de son jean pour en tirer l'élastique qu'il gardait toujours à portée de main si jamais l'envie lui venait d'attacher ses longs cheveux filasses. Là, il ne tomba non pas sur l'élastique, mais sur … son portable ! Il avait encore son portable sur lui, ses ravisseurs ne l'avaient pas confisqué. Une chance ! Fébrile, Jari tira le téléphone de sa poche, fit coulisser l'écran et laissa presque s'échapper un gémissement désemparé quand celui-ci resta résolument noir. Plus de batterie.

Comment ça, plus de batterie ? Ce matin, en quittant l'appartement, il était pourtant persuadé d'avoir largement de quoi tenir jusqu'au lendemain matin, au moins. Techniquement, il n'avait pas pu « dormir » pendant tout ce temps, même avec une bonne d'anesthésique dans les veines. L'appareil avait du être endommagé d'on ne sait quelle façon, privant ainsi Jari et ses comparses d'une de leurs échappatoires. Le jeune homme poussa un juron dans sa langue natale et enfonça son portable dans sa poche - pour éviter de le claquer par terre – tout en se persuadant mentalement de ne pas s'énerver. Les évènements prenaient une tournure de plus en plus fâcheuse.

-Personne n'aurait un portable qui fonctionne ou un truc du genre ?
Demanda-t-il en se tournant vers le reste du groupe. Et au fait ... qu'est-ce qu'est marqué sur le papier, là ?

Peut être un indice pour trouver une autre sortie … Il se pencha légèrement par dessus l'épaule de la femme aux cheveux blancs qui tenait toujours le papier, mais la luminosité mourante et ses yeux fatigués ne lui laissèrent pas le loisir de lire une seule ligne.
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Guerre des clans ? [Groupe 2 : Jari, Ororo, Neve]   Mer 9 Mar - 18:29

Je m'étais approchée du jeune homme en même temps qu'une autre femme, mais je récupérais l'enveloppe, où je découvris un mot. Sur nous, nos appartenances. Comment est-ce possible ? Comment avaient-ils su ? Puis la réalité revint quand je compris qu'il allait falloir discuter avec tout le monde de la vie ou la mort de cette femme. Surtout avec la présence de mutants du club des damnés. D'ailleurs la personne à côté de moi en était une et souhaitait voir ce que cela disait.

Je lui passais donc le mot, de toute façon à quoi bon le cacher et après avoir entendu certaines personnes expliquer ce qui leur était arrivé, je compris que ce devait être le cas de tout le monde, même si je ne me souvenais de rien. Puis une jeune fille prit la parole en expliquant ses observations. Quand elle parla du fait que la pièce était hermétique, j'eus à nouveau une bouffée d'angoisse.

*Arrête de t'en faire, tu vas t'en sortir. Ce n'est pas le moment de paniquer, surtout avec ce qu'il se passe ! Soit forte.*

Une nouvelle fois, je pris sur moi, réussissant à chasser la peur de plus en plus forte. Mais je n'avais pas le droit de craquer, pas alors que la vie d'une personne était en jeu. J'avais raté la remarque de Jari, ce qui fit que je repris quand la fille repris la parole en expliquant les tests qu'elle avait fait et qu'il ne semblait pas y avoir de caméras. Puis elle proposa de laisser le choix à la mère sur son sort.

J'avais du mal à contrôler ma panique, elle m'empêchait de réfléchir normalement. Réfléchir, il fallait que je réfléchisse. Pour quoi étions-nous là ? Qu'est ce qu'on voulait de nous ? Finalement, l'urgence de la situation réussit à transformer la peur en une sorte d'adrénaline. Il était temps. Je pris donc la parole

- Ne pas voir d'appareil ne veux pas dire qu'il n'y en a pas. Mais dans tout les cas, la question est plutôt : pourquoi cette mise en scène ? Quand bien même ils nous observeraient, rien ne nous dit que si nous faisons ce qu'ils veulent, il nous libéreront. Si justement, ils voulaient que nous le fassions pour démontrer que les mutants sont tous des monstres et nous laisser mourir ici.

La possibilité qu'ils nous laissent repartir était très mince. La mise en scène avait été réfléchie et nos enlèvements respectifs relevaient d'une préparation minutieuse. La possibilité qu'ils nous utilisent était beaucoup plus forte. De plus, il était vrai que relâcher la femme était une bonne solution, de toute façon si un mutant tenté de la tuer elle n'aurait pas grande chance d'y réchapper, à part protégée par quelqu'un. Ce que je ferais sans hésitation.

Je suis d'accord pour l'écouter et la libérer. Et puis qui sait si justement ce n'est pas elle qui connait la solution pour nous sortir de là. Ça les ferait surement bien rire que nous voir détruire le seul moyen d'en réchapper.

J'essayais de voir le problème sous tous ses angles. Pourquoi cette femme était là ? Seulement pour prouver que les mutants sont des monstres. Pour voir nos réactions, nous étudier... Il y avait tellement de possibilité que cela me faisait tourner la tête. Puis ne voulant pas provoquer de réactions excessives, je préférais laisser mes idées à l'état de proposition. Un accident est vite arrivé et si j'avais raison, il aurait été suicidaire de passer à côté de cela.

Puis le jeune homme qui avait rassuré la petite sorti un portable de sa poche. Ils lui avaient laissé un portable ? Ils n'auraient pas fait se genre d'erreur. Malgré tout une bouffée d'espoir m'envahit. Si cela marchait, on pourrait sortir. Espoir rapidement détruit, il ne marchait plus.

- Le mien était dans mon sac, malheureusement. Il faudrait mettre nos pouvoirs en commun pour savoir ce qu'on pourrait essayer de faire pour nous sortir de là. Je contrôle les éléments, je peux voler et faire tomber la foudre...

Je savais que ma proposition ne ferait pas l'unanimité, c'est pourquoi j'avais dis quel était le mien, peu utile alors que nous étions à l'intérieur. Que pouvais-je faire ? Voler entre quatre murs, utiliser des éléments, lesquels ? Faire tomber la foudre, au risque de nous électrocuter ? Électrocuter... électricité... portable... Peut être que je pouvais le faire marcher, enfin seulement si la batterie était déchargée.

- Ton portable, il a juste plus de batterie ou il est cassé ? Parce que si c'est un problème de batterie je pourrais essayer de les charger avec ma foudre. Le risque est quand même de le griller totalement, si j'y vais trop fort.

Voila, comment relancer l'espoir, une simple idée qui pouvait se casser la figure à tout moment. Dès le début, si le portable était totalement inutilisable. Mais cela valait la peine d'essayer. Je ne voulait surtout pas rester à ne rien faire, à attendre la mort. Non, ne pas penser à cela, pas maintenant. J'attendais donc sa réponse avec impatience.
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Neve S. Wardle
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MessageSujet: Re: Guerre des clans ? [Groupe 2 : Jari, Ororo, Neve]   Ven 18 Mar - 19:39

    (Ororo, Neve est juste une Damnée, elle ne fait pas partie du Club. D’ailleurs il n’est dit nulle part sur le forum que le Club a mauvaise réputation ^^)

    Neve s’était approchée pour jeter un œil au second morceau de papier, percevant ainsi de manière plus claire la peur qui l’animait. Elle ne comprenait que trop bien que la sensation d’enfermement combinée à la peur de mourir pouvait induire une odeur aussi forte ; Neve elle-même n’était d’ailleurs pas très à l’aise dans cette situation malgré sa grande expérience des enfermements en cellules. Le seul point positif, c’était que personne n’avait l’air de venir pour faire des expériences bizarres sur elle. Pour tout le reste, il n’y avait que du négatif, à commencer par cette gamine qui produisait ce qui passait pour des ultrasons aux oreilles surdéveloppées de la féline…

    Neve baissa les yeux sur son brassard coloré et laissa errer son regard sur ceux qui étaient ses compagnons de galères sans rien avoir demandé, d’après les réponses fournies. Elle aurait bien entendu pu l’arracher, mais à quoi cela aurait-il objectivement servi ? De toute manière, rien n’était une question de groupe, il leur fallait buter la mère pour tous sortir et point barre ; au pire, si quelqu’un se sentait d’attaque pour une grosse bagarre, Neve se sentait d’humeur à satisfaire tous ceux qui se manifesteraient, mais pour l’heure elle préférait essayer d’évaluer le potentiel de chiantisme de ses compagnons histoire de savoir à quoi s’attendre pour la suite. Pour le moment, rien de particulier à signaler, du moins pas jusqu’à ce qu’une petite blonde attire l’attention de tout le monde sur le fait qu’ils se trouvaient dans une pièce hermétique – merci, personne n’avait du le remarquer ! – et qu’il n’y avait as de caméras permettant de vérifier que la femme ligotée serait effectivement tuée comme demandé. Elle marquait un point, et Neve laissa son regard se poser sur la jeune fille avant de revenir à Jari qui faisait profiter tout le monde de son cynisme, puis Ororo, qui laissait résonner une onde plus positive dans leur prison de béton.

    S’ils ont besoin de vérifier ce que l’on peut faire, ils n’ont peut-être pas eu envie qu’on fracasse les caméras apparentes. Soit elles sont bien cachées, soit ils vérifient autrement… soit ils vont nous laisser moisir ici au nom de je ne sais qu’elle expérimentation.

    D’accord, ce n’était pas très positif comme remarque, mais autant envisager toutes les situations. Neve se perdit un instant dans ses souvenirs faisant intervenir des scientifiques, des militaires et un nombre incroyable de douleurs…
    Alyson demanda finalement si quelqu’un avait envisagé d’enlever le morceau de scotch épais qui baillonnait la femme ligotée, et Neve secoua la tête directement.

    Pour qu’elle passe plus de temps à geindre qu’à apporter des réponses constructives aux questions que tout le monde se pose, je préfère encore m’abstenir…

    C’était plus ou moins logique, et c’était peut-être pour cette raison précisément que personne ne s’était encore attaqué au bout de scotch.

    Alyson posa ensuite les bonnes questions pour faire réfléchir ceux qui se montraient sans doute encore trop réticents concernant la mise à mort de l’inconnue. Le blondinet fut une nouvelle fois cynique et Neve soupira de manière parfaitement audible parce qu’elle ne trouvait pas que cela faisait évoluer la situation. Bien entendu, tout le monde avait envie d’y aller de sa petite phrase assassine ou d’avoir le meilleur jet d’humour décalé, mais ce n’était ni le lieu, ni le moment : ils avaient un choix à faire, et ils n’avaient que peu de temps pour le faire, ce qui impliquait que les passions individuelles devaient être laissées de côté de façon à perdre le moins de temps possible.

    Jari tira finalement un portable de la poche de son pantalon, et une lueur un peu sauvage dansa dans les yeux de Neve. Finalement, ils n’étaient peut-être pas aussi coupés du monde que ce qu’on voulait bien leur laisser croire… La désillusion vint rapidement lorsque son propriétaire constata que l’appareil était hors d’usage et demanda si quelqu’un était encore en possession de son téléphone, à tout hasard. Neve secoua la tête. Elle n’aimait pas trop ces gadgets qui permettaient de se faire localiser n’importe où par un pirate malin ou par un agent fédéral, alors elle avait appris à s’en passer et ne s’en portait que mieux même si à ce moment précis ce « gadget » aurait été bien utile pour contacter n’importe qui à l’extérieur et obtenir un peu d’aide… Mais bon, tant pis.

    Jari posa ensuite une question au sujet du morceau de papier qui était à présent entre les mains de Neve, et la jeune femme le lui tendit sans complexe, fournissant quelques observations pour la forme :

    On s’est visiblement amusé à nous espionner avant de nous enfermer tous ici…

    Neve croisa les bras sur sa poitrine, nullement gênée d’être à proximité immédiate d’une Xmen. Il fallait dire qu’en dehors de son brassard coloré, cela n’était pas inscrit en lettres capitales sur le visage d’Ororo. En plus de cela, Neve avait beau être un peu brute de décoffrage quand on la cherchait un peu, elle n’en restait pas moins capable de réfléchir et de comprendre qu’il était absolument inutile et stupide de se foutre sur la tronche à cause d’une histoire de groupe… La jeune femme parla d’ailleurs de mettre leurs pouvoirs en commun, et Neve retint un sourire en songeant que c’était à cause de ce genre de réflexes que les jeunes mutants s’imaginaient que tout était rose et qu’ils pouvaient parler librement de leur mutation devant des inconnus dans un café.

    Neve. – Il était plus intéressant de savoir comment s’adresser à une personne en la nommant pour ne pas l’affubler d’un surnom débile plutôt. – Mon pouvoir risque pas de vous servir à grand-chose, hormis pour respecter les instructions qui nous ont été données concernant cette femme… Je peux juste confirmer que la pièce est hermétique et qu’il ne nous servirait à rien d’essayer de fissurer les murs parce que je n’entends strictement rien en provenance du dehors. – Songeant qu’on la soupçonnerait sans doute très fortement, elle poursuivit. – Sens hyperdéveloppés. Super pratique en temps normal, mais complètement inutile dans cette pièce…

    Son regard se posa finalement sur Jari, puis sur chacun des autres occupants de la pièce avant qu’Ororo ne propose d’essayer de recharger le portable du blondinet. Bah éventuellement on pouvait essayer de le griller et de faire exploser une batterie au lithium pour recevoir des projections et être brûlés au quatrième degré, c’est vrai que ça pouvait mettre un peu d’ambiance… !
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Hella Healt
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MessageSujet: Re: Guerre des clans ? [Groupe 2 : Jari, Ororo, Neve]   Dim 1 Mai - 13:34

    L’espace d’un instant, Lyvianne imagina que quelqu’un allait lui ôter ses liens. Ou, au moins, ce qui l’empêchait de parler parce que, des choses à dire, elle en avait. Mais non, personne ne s’y résigna malgré ce qu’avait pu dire l’adolescente. Tout le monde semblait résigner à chercher une solution sans même lui demander son avis à elle. Mais à quoi elle s’attendait ? Malgré les groupes, les différences d’âge et de tempérament, ils ne restaient que des mutants. Et bien sûr, en partant de ce principe, elle avait encore la preuve que les mutants se foutaient bien des humains. Qui irait lui demander son avis, à elle, pauvre humaine qu’elle était. Parce qu’en vue de leur réaction, elle n’était que ça… Qu’une humaine sans importance à qui il n’y avait pas besoin de demander un avis. Pourtant… si seulement ils savaient ce qu’ils étaient en train de faire en lui empêchant d’avoir la parole.

    Oui, parce qu’ils étaient tous là à se poser des questions, se regarder en biais en cherchant de savoir ce que l’autre pensait, ce que l’autre voulait faire mais… Mais qui avait pris en considération les toux de sa fille, peu nombreuses, discrètes, mais pourtant bien là. Si seulement ils avaient pris la peine de lui retirer ce qui l’empêchait de parler, elle aurait pu leur dire, tout leur expliquer. Peut-être qu’ils avaient une heure mais Jordana, elle, n’aurait pas le même temps. Loin de là. Elle tentait de se faire discrète, toute petite, étouffant ces quinte de toux. Pourtant les symptômes étaient bien présents et Lyvianne les voyait bien. Comment aurait-elle pu faire autrement, après tout, c’était elle leur mère. Finalement, elle se concentra sur sa fille, inquiète, sans pouvoir bouger, sans pouvoir parler pendant que dans le reste de la pièce les choses continuaient de se passer.

    Plusieurs choses étaient entrées en ligne de compte. Cette histoire de portable qui ne fonctionnait pas, mais qu’une jeune femme semblait décidé à vouloir faire fonctionné l’engin. Du moins elle voulait essayer. Bien sûr, user de foutre dans un endroit aussi restreint était une merveilleuse idée, songea de manière assez ironique David. Mais il se garda bien de dire quoique ce soit. Dans le pire des cas, s’ils venaient tous à se faire électrocuter, au moins, il n’aurait pas sur la conscience un choix douloureux à faire. Dans le meilleur des cas ça fonctionnait. Mais il avait que peu d’espoir essayer de faire fonctionner un portable c’était aussi ridicule que d’essayer d’ouvrir la porte. Tout semblait assez bien mit en place pour ne pas laisser une chance aussi facilement. Étrangement c’est Rachel qui exprima ce qu’il venait de penser, un peu flippant de se dire qu’il était capable de raisonner de la même manière qu’une damnée.

    Rachel : « Merveilleuse idée cette histoire de téléphone. Dans le même genre j’ai aussi une solution à proposer : on pourrait ouvrir la porte ? »

    Si quelqu’un loupait l’ironie dans sa phrase c’est que vraiment cette personne était sourde. Pour ce qui était de la demande des pouvoirs, elle évita soigneusement la question partant du principe qu’il était déjà bien dangereux que des personnes sache son groupe d’appartenance, elle n’avait pas non plus envie de balancer son pouvoir. Si jamais ils sortaient d’ici rien ne lui disait qu’une personne appartenant à l’institut ne s’amuse à la dénoncer aux fédéraux. Si c’était le cas, elle voulait garder l’avantage de son pouvoir secret.

    David : « Heu… Il pointa doucement son doigt vers la gamine. Je crois qu’il y a une problème »

    Et pour cause, Jordana était allongé sur le sol, toujours en tentant de se faire discrète mais prise de sorte de secouement violent. Sa mère, elle, commençait à s’agiter comme elle pouvait sur sa chaise en voyant sa fille faire une crise. Le choix, finalement, n’allait plus être de la tuer elle contre la vie de tous les autres, mais de la tuer elle, ou de laisser la gamine mourir parce que personne n’aura pris soin de lui enlever ce qui l’empêchait de parler ! Foutus mutants
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Jari Eliassen
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MessageSujet: Re: Guerre des clans ? [Groupe 2 : Jari, Ororo, Neve]   Lun 9 Mai - 19:51

Les minutes défilaient, les remarques fusaient dans tous les sens mais le mal de tête de Jari ne le lâchait pas d'une semelle. Le blond serrait les doigts sur son téléphone inutile et tentait de rester lucide, d'écouter ce que les autres avaient à raconter pour espérer en tirer une information quelconque. D'aucuns disaient qu'on les avait enfermés ici pour une « expérience », d'autres simplement pour le plaisir de les voir pourrir dans ce trou. La femme aux cheveux blancs voulait enlever le bâillon de la prisonnière, celle au coquard ne voulait pas. D'autres ne disaient rien et Jari avait mal au crâne. La situation perdait toute cohérence dans son esprit. La lueur d'espoir qu'avait apporté son portable était réduite à néant, laissant derrière elle une brèche qui permit à la peur de s'infiltrer en lui plus profondément qu'il ne l'aurait voulu. Jari commença à s'imaginer enfermé ici sans aucune chance de sortie, mourant à petit feu d'asphyxie, sans personne pour annoncer la nouvelle de sa mort. Son coeur se mit à accélérer le rythme au point de lui faire mal. Dans un élan dramatique, il songea à ce que serait le monde sans lui et à l'agonie qui l'attendait. Il faillit en tomber à genoux tellement tout lui parut terrifiant à cet instant mais la voix d'Ororo résonna comme une sonnerie d'alerte. Manquant presque de sursauter, il revint à la réalité.

-Il faudrait mettre nos pouvoirs en commun pour savoir ce qu'on pourrait essayer de faire pour nous sortir de là. Je contrôle les éléments, je peux voler et faire tomber la foudre...


Il tourna la tête vers elle. Des pouvoirs en commun … Dans cette pièce, huit personnes étaient enfermées et au moins six d'entre elles étaient des mutants. Des mutants dotés chacun de capacités spécifiques qui leur offriraient sûrement une échappatoire. Quoiqu'il pouvait immédiatement se rayer son propre nom de la liste, sa mutation ne revêtant absolument aucune utilité. Mais avec un peu de chance, ses compagnons seraient dotés de capacités plus fonctionnelles. La femme en face de lui, celle qui prétendait maîtriser les éléments, proposa d'essayer de ranimer le téléphone grâce à un petit coup de foudre. Jari la dévisagea un instant, hésitant, mais finit par céder car, dans une situation pareille, il ne pouvait pas se permettre de laisser une solution potentielle de côté.

- Au point où on en est …

Peut être que le portable n'allait pas survivre à la décharge, peut être qu'il ne capterait aucun signal, mais il fallait au moins essayer. Il lui tendit l'appareil en silence tandis que Neve déclinait nom et mutation dans un abrégé de présentation. Là encore, la jeune femme ne semblait pas très optimiste quant à l'utilité de ses pouvoirs. Hochant la tête de dépit, Jari raya un nouveau nom de sa liste mentale tout en soutenant brièvement le regard que lui lançait Neve.

- Ok ... Moi c'est Jari, articula-t-il faiblement comme si parler bas pouvait lui permettre d'économiser un peu d'oxygène.

Il n'évoqua même pas sa mutation – qu'il avait déjà du mal à considérer comme telle – jugeant inutile de se lancer dans l'explication d'un truc encore plus inutile. Étonnant à quel point des gens soit disant favorisés de capacités surnaturelles pouvaient se retrouver si misérables dans une situation pareille !

Et ce n'est qu'à ce moment là que le Finlandais perçut la respiration sifflante qui résonnait dans un coin de la pièce. David, le grand brun, désignait la gamine planquée à côté de sa mère avec dans le regard ce qui pouvait ressembler à une lueur d'inquiétude. Jari tourna la tête dans la direction qu'il pointait du doigt et sentit son rythme cardiaque s'accélérer. « Merde … Elle commence à asphyxier ! » songea-t-il avec horreur. Cette fois, l'alerte rouge était lancée dans sa tête – ce qui n'améliorait en rien sa migraine. A voir la gamine, il calcula qu'il ne devait leur rester que quelques minutes d'oxygène, l'idée qu'elle fût asthmatique ne lui traversa pas du tout l'esprit. Il ferma les yeux, cherchant désespérément une idée qui aurait pu les aider à sauver leur peau. Mais parmi son embrouillamini mental, il ne décela strictement rien de cohérent, à part sa peur bien sûr. « Arrête ça, finit-il par s'ordonner, arrête, ça sert rien de paniquer. Ca sert à rien, faut réfléchir. » Comme le disait son grand père : C'est pas en tapant du pied et en criant que tu vas faire faire bouger l'arbre qui te barre la route. « Ok. Ok. On va bien trouver une solution. On peut pas mourir ici, on peut pas ! Réfléchis. Qu'est-ce que ferait Tobias à ta place ? … Bon nan, faut trouver autre chose, Tobias aurait déjà piqué une crise. » Alors que son regard zigzaguait sur les visages de ses compagnons, un détail lui sauta aux yeux. La femme ligotée avait toujours son bâillon. Peut être qu'elle savait quelque chose, quelque chose d'utile. Il fallait prendre le risque de lui demander et prendre le temps de récolter les avis des autres prisonniers serait bien trop long.

Alors il s'approcha d'elle, faisant de son mieux pour ignorer l'effrayante respiration de Jordana, se mit à la hauteur des yeux de Lyvianne et fit de son mieux pour empêcher sa voix de basse et ses mains de trembler. S'il possédait une seule goutte du présupposé courage propre au scandinaves, c'était le moment de le mettre en pratique.

- Écoutez, je vais essayer de vous enlever ça. Si vous vous rappelez de comment vous êtes arrivée là ou si vous savez … Si vous savez un truc, il faut nous le dire ! Mais ne vous énervez pas, on doit trouver une solution et vite. Désolé si ça fait mal,
crût-il bon d'ajouter.

Du bout des doigts, il saisit fébrilement un coin du morceau de scotch pour commencer à le décoller. Sincèrement, Jari espérait que la mère ne se mettrait pas à hurler, chose peu probable étant donné l'état dans lequel se trouvait actuellement sa fille. Mais il fallait bien que quelqu'un enlève ce bâillon et vu que personne ne semblait vouloir le faire ... Oh bon sang, pourvu qu'il n'aie pas à regretter son initiative …

[Hella : si le coup du bâillon pose problème, dis le moi et j'édite. ]
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Guerre des clans ? [Groupe 2 : Jari, Ororo, Neve]   Lun 9 Mai - 20:56

Ma proposition n'avait pas provoqué de grandes réactions parmi les autres. Cependant, Neve dit quel était son pouvoir, peu utile dans ces circonstances malheureusement. Le jeune homme lui s'appelait Jari, mais il ne dévoila pas son pouvoir, surement peu utile. Les autres quand à eux restèrent muets. Cela ne m'étonna que peu, mais il aurait été pas mal d'essayer de voir si on pouvait sortir d'ici par ce moyen.

Malgré tout, Jari possédait un portable, totalement vidé de sa batterie, mais pourquoi ne pas essayer. Il semblait d'accord, malgré la possibilité que je grille la batterie. De son côté, une de celle qui n'avait pas partagé son pouvoir pris la parole et dit qu'il était inutile d'essayer de recharger le portable. Je lui jetais un regard noir, moi au moins j'essayais de nous sortir de là avant qu'il n'y ait plus d'air dans la pièce. Une nouvelle vague de peur monta en moi. Heureusement, je commençais à m'y faire, mais bientôt, je savais que je ne tiendrais plus.

- Moi au moins j'essaye de faire quelque chose. Si tu as une idée, je t'en prie, on t'écoute, sinon tais toi au lieu de gaspiller de l'air.

Je m'arrêtais là, mon côté un peu directeur reprenait le dessus malgré ma peur. Je n'appréciais pas que l'on critique mes actions pour rien, surtout quand on avait rien d'autre à proposer. Je tendis donc la main vers son portable. Le prenant, je commençais à retirer la batterie, tant qu'à bousiller quelque chose autant que ce ne soit que la batterie.

J'allais m'éloigner pour essayer quand David fit la remarque que la petite allait mal. Me retournant, je vis qu'elle avait du mal à respirer et restais un instant figée. On manquait déjà d'air... non pas maintenant. La bouffée de panique manqua cette fois de me submerger et je vacillais. Je me rattrapais de justesse au mur et ce contact me permit de mieux respirer. Même si ma respiration restait saccadée, je ne sentais pas de difficulté à respirer. Pendant ce temps, Jari se dirigea vers la mère, dans l'idée de retirer son bâillon. Une bonne idée, peut être que la petite avait des problèmes respiratoires, ou juste qu'elle paniquait. Je hochais la tête dans son dos et partis dans un coin de la pièce. J'étais malgré tout heureuse qu'il ai pris l'initiative de s'occuper de la petite et de sa mère, car si j'aurais aimé être à sa place, je savais que ma panique n'aurait pas forcément arrangé les choses. De plus j'avais une batterie à charger

- Éloignez vous de moi !

Ma voix tremblotait quelque peu, mais l'ordre était sans appel. Ma peur venait plus de ma claustrophobie que de ce que j'allais faire, même si je courais un certain risque. J'avais donné cet ordre dans le but de ne mettre personne d'autre que moi en danger. Je posais donc la batterie au sol, posée en équilibre sur la tranche, le côté où je supposais que la charge passait. J'hésitais un instant à la remettre dans le portable pour voir si ça marchait ou non, mais bon, pas question de prendre un autre risque, pas envie d'avoir une explosion de téléphone.

Je me concentrais donc, attendant que les battements de mon coeur se ralentissent car j'avais besoin d'être la plus calme possible histoire de ne pas perdre le contrôle de ma foudre. Mes yeux devinrent finalement blanc, totalement, et, tendant mes doigts en direction du portable, je lançais ma foudre. Elle partit en direction du téléphone et même si j'arrivais assez bien à la contrôler avait tendance à partir un peu dans tous les sens et en direction des murs qui seraient surement brûlés. J'étais d'autant plus contente de leur avoir demandé de s'éloigner. La foudre n'était pas très forte, mais j'espérais suffisamment pour charger et ne pas détruire la batterie.

Sachant que je voulais juste charger suffisamment pour essayer de téléphoner, je n'allais pas rester longtemps surtout que mon pouvoir ne tiendra pas indéfiniment. Ensuite, j'essayerais de l’allumer. Je croisais les doigts -mentalement bien sur, pas folle- et attendais.
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Neve S. Wardle
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MessageSujet: Re: Guerre des clans ? [Groupe 2 : Jari, Ororo, Neve]   Ven 10 Juin - 21:30

    Les yeux de Neve s'attardaient régulièrement sur chacun des occupants de la pièce sans jamais sembler pouvoir s'y arrêter. La féline n'était pas vraiment du genre à rester en place sagement, en laissant les autres prendre les décisions pour elle. Son tempérament avait ceci de particulier qu'elle ne pouvait rester immobile ou inactive dans une telle situation; inlassablement, son instinct s'éveillait et lui suggérait un tas de manières de se distraire... Bien entendu, aucune de ces manières ne satisferaient ses compagnons de cellule, c'était plus que certain. La mutante laissa échapper un discret soupir, se demandant s'il était réellement temps de se la jouer perso en ne disant pas un mot sur ses pouvoirs. Elle-même se foutait complètement que des ennemis potentiels puissent savoir ce dont elle était capable parce que son instinct de bête sauvage autant que la formation reçue pendant quelques dizaines d'années lui assurait à présent un niveau de compétence largement supérieur à celui du commun des mortels. Mutants ou non. Neve avait d'ailleurs acquis suffisamment de savoir-faire pour tuer en une fraction de seconde, et elle ne se privait jamais pour continuer de se perfectionner pour mettre encore moins de temps que cette "fraction de seconde". Seulement là, il n'était pas simplement question de trucider tout le monde pour sortir de là; c'était bien trop simple. Il n'y avait qu'une humaine qu'on leur avait livré en pâture qui était sensée mourir, mais pourtant personne ne semblait disposé à s'en charger...

    Considérer ses ennemis un à un permettait à Neve de recouper le peu de renseignements dont elle disposait sur chacun. Le grand blond ne tenait pas en place et parlait une langue pas si inconnue que ça - sans doute avait-elle côtoyé des frères d'armes issus de ce pays - bien qu'elle n'en comprenne pas un traitre mot, et son pouvoir était inconnu. La jeune femme méfiante aux cheveux blancs était visiblement claustrophobe, autoritaire et contrôlait la foudre, un pouvoir que Neve trouvait intéressant mais dont elle n'apprécierait pas de subir les effets. Les autres étaient restés silencieux. Il n'y avait qu'une adolescente amatrice de sarcasmes et probablement dotée d'un pouvoir complètement inutile dans la situation présente qui prenait régulièrement la parole. La gamine ne disait rien et pleurnichait - pas une menace du tout - et la mère était ligotée. Super panel représentatif. Neve n'avait qu'une envie: trucider l'espèce d'abruti qui les avait tous rassemblés là.

    Rachel ne sembla pas trouver grandiose l'idée de Tornade au sujet du portable, ce qui rassura Neve concernant le fait qu'elle n'était pas la seule à avoir envisagé la dangerosité de cette manœuvre. Elle suggéra également d'ouvrir la porte et Neve ne pu retenir un sourire profondément amusé alors qu'elle levait les yeux au ciel. C'était une chance qu'elle ait réussi à ne pas rire, d'autant plus que ses nerfs étaient actuellement mis à rude épreuve par le simple fait de s'abstenir de se débarrasser de tout le monde pour que plus personne ne parle pour dire des choses stupides.

    Une autre personne prit finalement la parole pour attirer leur attention sur l'état de la gamine, qui peinait à présent à respirer de manière sereine. Le regard de Neve se braqua instantanément sur elle, semblant évaluer la situation à distance avant de faire quelque mouvement que ce soit qui pourrait faire empirer les choses ou provoquer une chose que leurs kidnappeurs avaient peut-être planifiée... Le blondinet se précipita vers elle après s'être rapidement présenté, et Neve se décolla du mur contre lequel elle s'était adossée pour se rapprocher de la chaise qu'occupait la mère toujours bâillonnée. C'est vrai que lui libérer les lèvres pouvait permettre de sauver la gamine, mais pouvait également contribuer à user davantage d'oxygène et casser les oreilles de tout le monde. Rien n'indiquait en effet qu'elle ne hurlerait pas de désespoir en enchaînant toutes les insultes qu'elle connaissait pour exprimer sa peur et son mépris de ceux qui détenaient sa vie entre les mains. Même un instinct maternel développé ne permettait pas d'être assuré que son premier mot servirait à sauver sa fille. Demander pitié était sans doute ce qui lui viendrait probablement à l'esprit...

    Le blond - Jari, mais "le blond" était plus simple à retenir - avait observé tout le monde avec panique avant de finalement se diriger vers la mère, s'attaquant à son bâillon alors que la gamine continuait de suffoquer. Les autres étaient restés éloignés, et Tornade était en train de se concentrer pour faire griller le portable du blond... Et au final, personne ne s'occupait de la gamine. Putain, les gens avaient vraiment un sens bizarre des priorités !
    Neve fit quelques pas et s'agenouilla près de la gamine pendant que Jari parlait avec la mère. Une main fut doucement posée sur l'épaule de la gamine, au point que Neve s'étonna elle-même d'être capable de tant de douceur avec ces mains qui n'avaient jusque là servi qu'à ôter la vie à des centaines de gens. Sa seconde main releva le menton de la gamine et ses yeux plongèrent dans les siens alors que Neve cherchait à évaluer les dégâts. Qu'est-ce que cette gamine pouvait bien avoir ? N'étant pas médecin, la féline n'avait qu'une vague idée du problème qui se résumait pour l'instant à une "simple" gêne respiratoire. Oh, ça lui rappelait justement la fois où elle s'était retrouvée sur les tirs nourris de soldats ennemis et où elle s'était retrouvée dans une galerie souterraine avec un frère d'armes agonisant qui avait justement eu du mal à respirer à cause d'un tir reçu en pleine poitrine... Ca remontait quand même à une époque lointaine. Qu'avait-elle fait, déjà ? Hmm non, elle avait abrégé ses souffrances en lui tranchant la gorge... Mauvais exemple.

    La respiration chaotique de la gamine semblait ne jamais devoir reprendre son rythme normal, et Neve songea que puisque la chose ne pouvait se rétablir spontanément, elle pourrait peut-être "forcer" le phénomène à se ralentir le temps que le blond termine de faire la causette avec l'humaine et tire d'elle des informations utiles. D'un mouvement ample du bras, Neve attira la gamine contre elle. Son état de détresse était tel qu'elle n'avait probablement aucune possibilité de résister, et cela simplifia les choses à la jeune femme qui n'avait pas envie de buter une gamine innocente (par contre pour les autres occupants de la pièce, ça restait à prouver...). Sa poitrine étroitement collée contre le dos de la gamine, Neve avait posé chacune de ses mains sur les épaules de la gamine, formant ainsi avec ses bras croisés une sorte de harnais qui lui comprimait la poitrine. Peut-être qu'une pression calmerait ces respirations désordonnées et lui permettraient de retrouver un rythme respiratoire normal...

    Respire à chaque fois que tu le pourras...

    La seconde main de Neve quitta l'épaule gauche de la gamine et se plaça de manière à obstruer et son nez et sa bouche, ne lui laissant pas d'autre choix que d'arrêter de respirer. Sa main s'enleva finalement quelques secondes plus tard, au moment où la féline prenait elle-même une inspiration, se calquant sur son propre rythme respiratoire pour essayer de faire revenir à la normale celui de la gamine. La manœuvre fut répétée à plusieurs reprises, alternativement avec une pression exercée sur la cage thoracique de la gosse avec son autre bras pour l'inciter à prendre de grandes inspirations au lieu de haleter comme un petit chien. La manœuvre n'était peut-être pas très médicale ou conventionnelle, mais cela produisit malgré tout une très légère amélioration jusqu'à ce qu'interviennent les éclairs dans le champ de vision de la gamine... La vision était impressionnante et Neve elle-même fut distraite pendant quelques secondes, jusqu'à ce que la gamine ne recommence à haleter comme si elle avait couru un marathon. Le peu de soulagement qu'elle avait pu lui procurer s'était dissipé en une fraction de secondes, et à ce moment précis, Neve était tout simplement prête à faire un carnage, parce que pour une fois qu'elle s'attelait à essayer de sauver une vie au lieu de la prendre comme elle aimait encore tant le faire, il fallait que leur cellule se transforme en quelque chose de suffisamment effrayant pour tout foutre en l'air...

    Tu crois que si on lui balance un projectile elle s'arrêtera... ?

    La question avait été murmuré à l'oreille de la gamine, et en raison de sa proximité, Jari serait sans doute le seul à pouvoir entendre. Neve orienta son regard vers la mère, prenant la parole de manière sans doute un peu trop brusque:

    Qu'est-ce qu'on peut faire pour l'aider ?

    Bien malgré elle, Neve avait conservé la gamine dans ses bras. Elle la sentait trembler de peur et lutter à chaque nouvelle inspiration pour reprendre son souffle, mais de manière tout à fait étonnante, elle ne se débattait pas. Il fallait que la mère réponde rapidement, parce que la mutante était à cours d'idées...
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Hella Healt
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MessageSujet: Re: Guerre des clans ? [Groupe 2 : Jari, Ororo, Neve]   Sam 11 Juin - 12:02

    Bien évidemment que Rachel n’était pas d’accord avec le plan de la femme aux cheveux blanc. Mais, juste, parce qu’elle l’avait signifié elle dû subir le regard noir de cette femme qui lui balançait que, elle, au moins, elle essayait de faire quelque chose. Ah oui et, dans la mesure du possible, Rachel devait éviter de gaspiller de l’air. Sérieux ? C’est vraiment ce qu’elle venait de lui dire ? Qui allait gaspiller le plus d’air à vouloir utiliser un pouvoir qui utilisait la foudre, qui allait avoir besoin de se concentrer en prenant des larges inspirations et qui, en plus, risquait d’électrocuter tout le monde dans cette pièce ? Sérieusement, elle se permettait vraiment de lui faire une sorte de morale ? Punaise, on aurait vraiment tout entendu. Hallucinant. Bon ce n’était pas le moment de s’énervé, alors Rachel, le plus simplement du monde, haussa seulement les épaules en disant calmement :

    Rachel : « La solution on l’a depuis le début »

    Juste une manière de rappeler à tout le monde le terme du contrat. Mais il faut croire que tout le monde avait décidé de l’oublier pour tenter de sortir de là par des moyens franchement ridicules. Allez, soyons joyeux, ils allaient tous mourir ensemble dans cette pièce magnifique. Hourra ! Oh, et puis, pour ne rien laisser de côté il fallait aussi prendre en considération la gamine qui semblait juste être à l’article de la mort sur le sol. Mais comme le blond se dirigea vers là-bas, elle ne vit pas l’intérêt de faire de même. Bien qu’en réalité, le blond ne s’intéressa qu’à la mère. Mais c’est l’autre damnée qui finit par aller s’occuper de la gamine… Bon, une solution, ça serait bien !

    Jordana avait eu peur en voyant cette femme intimidante s’approcher d’elle. Mais au point où elle en était, elle ne pouvait rien fait d’autre que de tenter de faire ce qu’elle lui demandait. Au début, Jordana avait cru que la femme voulait la tuer en l’empêchant de respirer, mais non. Même pas. Et ça faisait même un peu de bien. Finalement, en prenant sur elle, et en se montrant moins suspicieuse, elle finit même par réussir à calmer sa respiration. Elle avait même l’impression de recommencer à revivre un peu et puis il y eu ce bruit, celui produit par tornade, qui la fit sursauter et mettre tous les efforts de Neve en l’air. Cette dernière lui murmura quelque chose à l’oreille, et Jordana voulu en rire mais le manque d’air ne lui permit pas. Du coup elle hocha la tête avec un maigre sourire, c’était tout ce qu’elle était capable de faire. Jordana avait envie de jouer les grandes filles, de rester calme, de ne pas paniquer mais… Mais c’était impossible. Il fallait qu’elle sorte d’ici.

    Pendant ce temps, Jari venait d’enlever le bâillon de la mère avec tout un laïus sur le fait qu’il ne fallait pas s’énerver, tout en lui demandant de quoi elle se rappelait. Ne pas s’énerver. Juste parce que ces mutants ne pensaient qu’à eux, sa fille avait juste fini par avoir des spasmes sur le sol sans que personne ne le remarque et elle devait ne pas s’énerver ? Dommage qu’il ne la détache pas totalement, c’est son poing dans la figure qu’elle lui aurait mis. Le bâillon fut enlever dans une grimace un peu douloureuse. Elle se foutait de tout ce que venait de lui demander Jari, sans attendre elle posa son regard sur sa fille pendant que Neve lui demanda ce qu’il fallait faire. La mère prit le temps de réfléchir, avant de sourire tristement.

    Lyvianne : « Sauf si quelqu’un est capable de créer des médicaments, je crois qu’il n’y a pas cinquante solution »

    Le temps était compté et l’heure n’était plus vraiment à tenter de trouver des solutions. Après tout il y en avait une qui était donnée depuis le début et si ça permettait de faire sortir Jordana d’ici. Rien n’était plus important que sa fille. Rachel qui venait d’entendre cette réponse s’approcha de Neve et de Jordana. Se mettant accroupi devant les deux personne elle leva les yeux vers Jordana.

    Rachel : « Salut, dis-moi, tu t’appel comment ? Jordana lui donna son prénom de manière un peu saccadé. Très bien Jordana, alors écoute-moi : Toi et moi on va aller faire un tour ailleurs, tu veux bien ? »

    Jordana hocha doucement la tête, pendant que Rachel levait les yeux vers Neve. Elle espérait que cette dernière comprenne. En fait le pouvoir de Rachel était psychique, elle était capable d’entrer dans l’esprit des gens juste pour leur faire voir ce qu’elle voulait. Dans le cas présent, Jordana se trouverait bien vite – de manière illusoire – dans un grand et paisible jardin ou elle ne manquerait pas d’air. L’emmener ailleurs n’avait pas seulement pour but de l’aider à se détendre, parce qu’après tout, sa maladie existait toujours et cela aurait c’est limite. Mais en l’emmenant ailleurs, elle ne verra pas ce qui se passerait ici. Doucement, Rachel récupéra Jordan pour avoir un contact avec elle puis, elle ferma les yeux et créa ce monde imaginaire pour l’enfant, en espérant que quand son pouvoir prendrait fin, ils pourraient tous sortir de là. Rachel et Jordan semblèrent, maintenant, absentes. Jordana un peu plus calme mais sa façon de siffler en respirant restait inquiétante…








    [HS : bon, pour Jordana, dans deux tours elle ne survivra pas. Pour vous, vous commencer déjà à sentir le manque d’air, donc le temps vous est vraiment compter aussi… Le coup du téléphone ne fonctionne pas, dommage. Jari pas de soucis pour ton action, il était peut-être temps de lui donner la parole… Enfin maintenant c’est un peu tard hihihi]
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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Guerre des clans ? [Groupe 2 : Jari, Ororo, Neve]   Lun 11 Juil - 23:36

Pendant que je tentais de recharger le telephone, j'avais perdu de vue ce qu'il se passait autour de moi. Meme si j'avais bien vu que ma facon de reagir avait etait mal prise par Rachel. Si elle avait une autre solution, autre que tuer la mere, je l'aurais ecoutee avec plaisir mais je ne voulais paq en arriver a la tuer. Alors utilisant mes eclairs, j'essayais de recharger la batterie. Malheureusement, si je reussis a utiliser mon pouvoir sans faire exploser quelque chose, le portable ne s'alluma pas. Je poussais alors un soupir de desespoir et me retournais vers les autres.

La situation avait quelque peu evolue, mais nous etions toujours dans une impasse. La mere avait ete debaillonnee et Neve s'occupais de la petite. Les autres n'avais pas fait grand chose d'autee. Je rendis le portable a son proprietaire en disant que ca n'avait pas marche. Il ne nous reste plus qu'une solution pour nous sortir de la, celle que je refusais depuis le debut. Mais elle semblaiq ztre au final la seule possible. Que pouvions nous faire d'autre, c'etait elle ou nous tous. Non il ne fallait pas penser ainsi. Sinon cela finirait mal. Mais de toute facon, apparemment, cela finirait mal... Je soupirais, comme resignee. J'etais epuisee par la situation.


Je vis que la jeune fille qui n'avait que peu parle s'etait approchee de Neve et la petite. Elle n'etait pas menacante et ne l'avait jamais ete donc je ne voyais pas avec crainte son rapprochemebt, je sais qu'il est eput etre un peu tard pour m'inquieter pour elle, mais je m'en voudrais enormement s'il lui arrivait quelque chose,vu que je l'avais laissee seule. Mes craintes,faibles et tardives, s'avererent sans fondement et elle commenca a lui parler doucement. Un peu plus tard, elles semblaient ailleurs. Son pouvoir ? Possible. Tant mieux, comme ca la petite sera a l'abris de ce qui se passera. Je ne voyais pas d'autres solutions, mais c'etait bien qu'elle n'assiste pas a ca. Je ne pouvais pas faire semblant de dire que je preferais mourir plutot que ce soit elle qui meure, mais ce serait mentir.

- je suppose que finalement la demoiselle a raison,il ne nous reste qu'une solurion. Mais qui est pres a faire cela ? Qui se sent juge de la mort de cette femme?

Je soulevais un probleme important a mon avis. Qui la tuerait ? Je ne me sentais pas cette force, j'avais jure de ne jamais tuer et la mes convictions s'effondraient sous la peur et la volonte de survivre. La mere n'avait pas reagi a la situation a part pour dire que sa fille avait besoin de medicament. J'aurais pourtant aime qu'elle reagisse d'une facon ou d'une autre. J'aurais tellement eu envie qu'elle demande qu'on la tue pour arreter de penser a cela comme une execution d'une inocente. Il est tellement simple de se refugier derriere une excuse pour ne pas avoir a condamner ses actes. De toute maniere, je savais que je ne me pardonnerais pas l'issue de cette histoire.

- Qui aura la volonte de tuer une inocente ?

Voila a quoi se resumer notre decision.

[hj : Desolee pour le court rp et le temps de reponse.]
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Guerre des clans ? [Groupe 2 : Jari, Ororo, Neve]

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