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 Tout change, même les rêves [PV Douglas]

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Calisto Del Alba
Mutant de niveau 1

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MessageSujet: Tout change, même les rêves [PV Douglas]   Mer 5 Jan - 23:19

-Escuela de mierda...

Pendant 3 ans, personne n'avait vu Calisto vraiment énervé, et surtout pas contre son cher institut. Pourtant aujourd'hui il était totalement furieux; à peine sortit de l'infirmerie où il avait failli trépasser à cause d'une simple simulation, le jeune homme s'était jeté dehors. On pouvait reprocher à l'ange beaucoup de choses, mais certainement pas de l'hypocrisie, bien au contraire, sa trop grande franchise lui attirait même souvent des ennuis, aussi cette fois-ci parlait-il tout haut sans s'embêter pour savoir qui le comprendrait ou non. De toutes manières le ton y était, pas besoin de traduction pour saisir ses paroles et le sujet de son énervement. Depuis cette affaire au zoo où Maximilian lui en avait fait voir les choses avaient empiré, son frère avait retrouvé sa trace et l'avait tabassé-enfin ses hommes de main.- Calisto avait fait une erreur concernant Hella qui comme par hasard était l'ami de son ennemi; mais même déjà avant ce dernier avait piqué une crise devant toute la salle pour accuser le jeune mutant de leurs déboires précédents, ainsi tout le monde ou presque ici était au courant de l'affaire du zoo et du rôle un peu minable qu'avait joué l'ange malgré lui. Pourquoi personne n'avait rien dit? Pourquoi Scott Summers n'avait pas puni Maximilian? Il semblait au jeune homme que si ça avait été lui on l'aurait déjà démonté comme l'avaient déjà fait Edward Livingston et l'agent fédéral lors de sa garde à vue -à cause du zoo encore.-

Ce dernier avait présidé la réunion pendant laquelle avait eu lieu l'invasion des antis-mutants, tout ceci n'avait été qu'un simulacre en réalité mais les balles étaient bien réelles et Calisto avait failli mourir. Ce qui l'énervait le plus c'est qu'il avait reçu le tir en poussant une jeune mutante et que ce serait elle qui aurait pu décéder, c'était vraiment des tarés ici... Livingston, Summers et les autres! Depuis que Charles Xavier n'était plus, tout allait de travers! Ou était passée la tolérance? L'apprentissage? le Mallorquin avait tellement de décalage à rattraper mais on ne lui en laissait pas le temps... On l'avait traité de tout, d'imbécile, de débile, de danger public et tout ça part la bouche d'Edward Livingston qui était prof à l'institut! Bravo! Et bravo Maximilian Strauss qui avait tout gâché en hurlant comme un gamin toute leur aventure dans une réunion qui n'avait rien à voir avec ça... Dans sa colère l'ange pensait qu'on n'avait pas du tout puni l'autre mutant alors que ce dernier aurait dû l'être. Il songeait aussi que la moindre de ses bévues ou incartades étaient très strictement réprimées alors qu'il n'avait rien d'un criminel.

* Al contrario de algunos otros *

Au contraire de quelques autres venait-il de songer dans sa langue natale; en effet il ne savait pas qui mais les rumeurs circulaient quand même comme quoi certains mutants de l'école avaient été accueilli malgré leur casier judiciaire abondant. Le jeune homme, de mauvaise humeur ne laissa personne passer avant lui dans le couloir pour la première fois en trois ans alors qu'il était toujours courtois et disposé à laisser élégamment les gens circuler; il passa en vitesse dans les méandres du manoir sans s'extasier sur la grandeur, la beauté de ce dernier pour la première fois aussi et monta directement dans le dortoir. Là, ayant laissé la porte ouverte sans y penser le jeune homme commença à faire ses bagages, bien maigres avouons-le car Calisto, issu d'une famille très pauvre, quasiment SDF n'avait aucune affaires personnelles sinon deux ou trois jean's, trois tee-shirts, sa combinaison d'entrainement X-Men et un long manteau brun pour quand il sortait. Envoyant valser un cadre représentant un paysage de Palma de Mallorca en déployant brutalement ses ailes, le jeune homme y laissa quelques plumes mais quelle importance? Il ramassa les morceaux rapidement, en se coupant car il serrait trop fort mais cela ne l'empêcha pas de continuer; avoir mal physiquement ne le dérangeait quasiment pas... En fait ça lui faisait du bien même car il se focalisait sur autre chose que celle psychique.

Calisto avait l'habitude de souffrir, il avait reçu tellement de coups, mais était-ce bien la solution? Les mains entaillées le jeune homme finit par lâcher les morceaux de verre et déchira un tee-shirt-un du peu d'habits qu'il avait.- pour bander brutalement ses doigts, sans aucune attention ni délicatesse comme pour se punir d'être lui-même.

-Je me débrouillerai dehors, je préfère dormir sans abri que rester dans cette FOUTUE ECOLE

Lâcha-t-il plus fort au cas où si quelqu'un passait par ici. Le jeune homme commença alors à ranger ses affaires n'importe comment dans un sac à dos, celui-là qu'il avait déposé 3 ans auparavant en venant en ces lieux. Où irait-il? Comment se nourrirait-il? Comment survivrait-il avec sa mutation visible?

*Haré como siempre... Como siempre, así es *

- Je vais prendre leur antidote à la noix et après je serai enfin libre! Sans cours débiles à apprendre, sans abrutis de profs et d'élèves qui se foutent de moi et sans simulations de mis cojones pour me tuer...

Faisant ses projets, il essaya de se mettre du baume au coeur en songeant à un éventuel voyage mais c'était si difficile d'un autre côté. Epuisé Calisto finit par s'assoir à côté de son sac et regarder dehors, par la porte ouverte... Si quelqu'un était là depuis maintenant ou plusieurs minutes il ne l'avait même pas remarqué car ses yeux bleus fixaient le vide et le dos de ses mains posés sur ses genoux continuaient de saigner à travers le pansement improvisé... Deux larmes daignèrent enfin couler le long de ses joues. C'était peut-être la troisième fois depuis 3 ans mais cette fois c'était un chagrin qui lui paraissait infini. Jamais il ne guérirait semblait-il. En effet à 20 ans, on pense toujours ne jamais s'en sortir! Sa situation était très précaire aussi et rester l'éternel optimiste qu'il avait toujours été lui semblait impossible maintenant.
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Douglas Ramsey
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MessageSujet: Re: Tout change, même les rêves [PV Douglas]   Jeu 6 Jan - 22:55

    La simulation… Le contrôle surprise… Peut-être l’évènement du semestre, et Douglas n’y avait pas assisté. Il y avait de quoi être dégouté. Certes, il aurait eut la frousse de sa vie, certes il se serait peut-être (probablement) blessé, certes il n’aurait pas réussit grand-chose, mais comme il aurait pu en apprendre sur lui-même. C’était bien connu, il n’y avait que dans ce genre de situation que les gens apparaissaient sous leur vraie nature. Ce devait être passionnant à observer. Si, comme on lui a dit, Edward Livingstone en était l’organisateur, il devait y avoir eut du spectacle. Mais pourquoi n’avait-il pas assisté à cette pure leçon de vie ? Juste à cause d’une bête varicelle en fait. Son père l’avait enfin attrapé et les médecins (des génies, à ne pas en douter) n’arrivaient pas à diagnostiquer la maladie, de fil en aiguille, croyant à une crise familiale, la famille Ramsey avait convié Doug a se rendre avec eux au chevet du paternel ce que le jeune mutant s’était empressé de faire, loupant ainsi le plus beau cours de l’année mais gagnant en échange la possibilité d’observer le comique spectacle qu’avait offert son père. Comique jusqu’à ce que Doug revienne, soit aujourd’hui, et qu’il apprenne de la bouche d’une adolescente pré pubère totalement excitée qu’un exercice surprise dans le simulateur avait eut lieu en son absence, avec des fédéraux armés, des rafales optiques, du magma, des téléportations et un « ange » qui lui sauva la vie en prenant une balle à sa place. Merci papa.

    A peine la jeune fille lui avait-t-elle raconté son histoire qu’elle s’est empressée à la narrer à quelqu’un d’autre ce qui laissa Doug sur les dents, désireux d’en apprendre plus, mais incapable de courir après la petite avec toutes ses valises. L’ordre prioritaire était donc de ranger ses affaires avant d’enquêter. Mais l’adolescent avait le sentiment persistant qu’il savait déjà tout ce qu’il y avait à savoir sur cette affaire. Il fallait se rendre à l’évidence, il n’avait pas été là et s’en voulait sans s’en vouloir car même cela ne changerait rien et qu’il avait fait ce qu’il avait à faire, à savoir, soutenir sa famille parmi ces débiles de docteurs. Ainsi, arrivé dans les dortoirs, Doug laissa mollement tomber sa valise sur le lit et entreprit de ranger ses quelques affaires en imaginant la scène et en essayant de deviner comment il s’en serait sorti…


    CLING

    Il se tourna. Dans les dortoirs, en pleine journée, il était commun d’entendre du bruit, tout le monde circulait, venait prendre des vêtements, en changer, chercher des livres ou des cahiers, mais là le bruit était inhabituel. C’était un bruit de verre, un cadre qui se brisait exactement. Quelqu’un l’avait de toute évidence fracassé. Quelqu’un avec des ailes, de toute évidence. Calisto, un jeune homme dont Doug ne savait pas grand-chose, sauf qu’il était blond, mutant, avec des ailes et qu’il était sacrément… Quelqu’un qu’il connaissait juste de vue en fait. Calisto avait l’air dans tous ses états, le premier indice étant qu’il venait de briser un cadre qui lui appartenait, le deuxième étant qu’il ramassa les morceaux de verre sans aucune précaution et, fatalement, se blessa. Le dernier indice se manifesta lorsque Calisto déchira un de ses propres T-shirts pour panser sauvagement la blessure. D’autres éléments qui suivirent auraient pu s’ajouter à la liste d’indices, mais déjà à ce stade, la conclusion de Doug était évidente.

    -Je me débrouillerai dehors, je préfère dormir sans abri que rester dans cette FOUTUE ECOLE

    Dans tous ses états était décidément la conclusion la plus adéquate. Mais Doug ne pensait plus vraiment à confirmer son hypothèse, il commençait plutôt à s’interroger sur les raisons d’une telle déclaration et, il ne savait pas encore pourquoi, il avait de la peine pour son camarade.

    - Je vais prendre leur antidote à la noix et après je serai enfin libre! Sans cours débiles à apprendre, sans abrutis de profs et d'élèves qui se foutent de moi et sans simulations de mis cojones pour me tuer...

    Dans l’esprit du mutant traducteur : interrogation plus perplexe et peine plus lourde qu’il définit comme étant de l’empathie en voyant les yeux de l’étudiant se remplir de larmes. Maintenant il comprenait un peu mieux le spectacle qui s’offrait accidentellement à lui : c’était de la souffrance et cela lui faisait de la peine de voir un être qu’il côtoyait depuis un an, même s’il ne le connaissait pas plus que ça, dans un tel état. L’envie d’aider Calisto se manifesta. Doug se baissa et prit une petite mallette que sa pharmacienne de mère lui ordonnait de mettre dans sa valise à chaque voyage. Il s’approcha du garçon ailé.

    - Tu sais, il paraît que leur « antidote » n’est pas très performant…

    *« performant » très courant comme mot, Doug, bravo ! T’as rien de moins intello à proposer ?*

    Il s’assit en face de son camarade et lui lança d’une voix qu’il fit la plus amicale possible :

    - Par contre, j’ai ici une médecine qui marche plutôt bien contre les morceaux de verre…

    Sur ce, il ouvrit sa mallette et en montra le contenu avec notamment du désinfectant et des bandages parmi toute la pharmacie que sa mère avait essayé de faire tenir dans un contenant si réduit.


Dernière édition par Douglas Ramsey le Ven 7 Jan - 15:13, édité 1 fois
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Tout change, même les rêves [PV Douglas]   Ven 7 Jan - 1:23

Calisto ne reconnut pas son camarade, il n'était pas très physionomiste et la situation dans laquelle il se trouvait n'aidait pas vraiment à s'améliorer en ce sens. Sans compter que tout le monde n'avait pas une mutation très reconnaissable comme lui. L'Espagnol leva les yeux vers ce parfait inconnu donc et eut un petit mouvement de recul sur le coup, comme s'il s'attendait à recevoir des insultes ou encore des remarques, comme d'habitude, ce garçon allait l'enguirlander parce qu'il parlait trop fort ou que tout était de sa faute et ça sans le connaitre, juste parce que ce foutu Maximilian s'était chargé de lui faire sa réputation... Le jeune homme laissa finalement l'élève s'approcher de sa personne, il avait l'air un peu moins âgé et surtout beaucoup plus calme; c'est sans doute son avancée originale et sympathique-ne le poussant pas à se confier par exemple.- qui permit à son camarade d'approcher Calisto, lequel demeurait toutefois un peu farouche comme avec Isis dans les rues... Sinon pire car si ses blessures étaient bien moins graves, son moral était plus bas car les événements s'étaient déchaînés. La rencontre avec son frère maudit n'avait été qu'un prémisses à ses déboires, tout comme le zoo. Son rêve avait volé en éclat, il ne voulait plus être un X-Man comme il l'avait si ardemment souhaité pendant 3 ans, tenant la tête hors de l'eau grâce à ce désir. Non tout ça c'était de l'arnaque, ça n'existait pas la paix, l'idéologie de Xavier était belle mais utopiste, lui le gamin des rues qui avait mis du temps à y croire venait de s'en défaire en moins d'un mois et même l'image de son idole explosant la tour de verre et s'envolant au-dehors n'arrivait pas à le consoler ni à le convaincre de rester. Non pour le moment Calisto voulait juste partir, prendre l'antidote ou non n'était qu'un option, de toutes les manières il se barrait d'ici.

Cependant avec les mains dans cet état, difficile d'agir; aussi laissa-t-il Douglas s'approcher, n'oubliant pas de répondre à sa remarque avec une voix plein d'amertume

-Ah bah tant mieux, comme ça on fera la paire.

Il parlait de l'antidote pas très performant dont parlait Douglas. Cependant sa curiosité piquée au vif malgré son état, et pensant aussi que l'élève se moquait peut-être de lui, le jeune homme ne s'arrêta pas en si bon chemin.

-Mais qu'est-ce qui te fais dire ça? Warren Wothington l'aurait su si ça marchait pas comme truc et il n'aurait pas sauté par la fenêtre, cet homme est tout sauf stupide.

Insinuer que son héros, son idole puisse l'être c'était l'insulter lui! Cependant Calisto n'y avait pas mis tant de verve que d'habitude; suivre le chemin de l'ange de la tour de verre lui paraissait impossible et ce n'était pas non plus son souhait, il en avait marre d'aider, d'être gentil si ce n'était pour recevoir que des ennuis, des moqueries, insultes voir des coups. Sa vie n'avait rien de très glorieuse, et tout cela lui retombait sur les épaules lors de ses grands moments-rares mais forts- de désarroi.

-T'approche pas trop, je risquerai de te faire du mal sans le vouloir. T'as pas entendu parler de Calisto la cervelle de mouaneau?

Il avait toujours du mal avec ce mot mais connaissait parfaitement la signification maintenant. C'était sûrement la moquerie la plus gentille, les autres allaient de tête de piaf jusqu'aux gros mots et aux exhortations à partir loin du champ de vision de ses camarades. Lassé, le jeune homme qui jusque là avait laissé approcher Douglas s'éloigna un peu, montant sur son lit d'un petit vol à quelques centimètres pour s'y poser à genoux et ainsi éviter de buter contre l'obstacle qu'il représentait sans avoir à se retourner et donc à quitter le garçon des yeux.

Le regard azur de l'angelot montrait clairement qu'il n'était pas bien méchant mais qu'il se méfiait de ces bons sentiments à son égard. Il n'avait plus l'habitude ou plutôt ne l'avait jamais eu... Le temps semblait s'être arrêté et en l'observant ainsi, le mutant ailé semblait demander implicitement à ce garçon qui il était et pourquoi il agissait ainsi. Calisto avait bien vu la mallette aussi mais malgré son contenu semblant honorable, il se méfiait ostensiblement. A 20 ans c'était bien malheureux mais il en avait des raisons pour cela! Plus que l'institut, son passé l'y poussait car il fallait bien plus au fond que trois malheureux déboires-bien que graves à son goût- pour faire de quelqu'un de joyeux et expansif un animal farouche... Sa perte de confiance soudaine envers les autres et surtout ceux de l'institut à qui il aurait auparavant confié sa vie étaient le facteur déclencheur de toute une histoire obscure mais bien entendu, Calisto était muet à ce sujet, muet tout court d'ailleurs maintenant, il observait juste Douglas, attendant le moindre geste brusque pour sauter par la fenêtre...

[HJ: désolé, ce n'est pas super je trouve Je me rattrape après! ]
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Douglas Ramsey
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MessageSujet: Re: Tout change, même les rêves [PV Douglas]   Ven 7 Jan - 15:13

    Aucune réaction n’indiqua que Calisto connaissait Doug, ce qui était tout à fait normal car ce dernier passait bien plus inaperçu que l’espagnol avec ses ailes. Loin de s’en offusquer, le traducteur sur pattes se contenta de paraître le plus inoffensif possible. Ce n’était pas bien dur car il n’était pas un garçon violent dans ses gestes ou dans ses mots (en général), le tout était de voir si cela allait suffire à cet oiseau effarouché. Il semblerait que non.

    -Mais qu'est-ce qui te fais dire ça? Warren Wothington l'aurait su si ça marchait pas comme truc et il n'aurait pas sauté par la fenêtre, cet homme est tout sauf stupide.

    Sur le coup, Doug n’avait aucune idée de la raison de cette mention de Warren Worthington, mais afin d’éviter de contrarier son interlocuteur, il n’en fit rien paraître mais pris quelques petites secondes pour choisir ses mots avec plus de soin. Aussi, ne connaissant pas plus que cela l’homme dont Calisto parlait, il préféra tout simplement de ne pas en parler et l’écarta poliment de sa réponse.

    - Oh ça marche au contraire. Mais il a des défauts, le principal étant qu’il n’est que temporaire. C’est assez embêtant pour un vaccin…

    Pour sûr, un vaccin idéal ne verrait pas ses effets repoussés, au contraire, le système immunitaire et les défenses iraient dans le même sens que lui afin de lutter contre des ennemis communs. Preuve que cela n’a rien d’un vaccin, et par extension, que la mutanité n’avait rien d’une maladie. Mais démontrer cela ici n’avait pas son utilité car Doug avait l’impression que son interlocuteur n’avait rien contre la mutation. En même temps qui n’aimerait pas pouvoir voler comme ces oiseaux qui narguent tellement les autres espèces ? En parlant de voler…

    -T'approche pas trop, je risquerai de te faire du mal sans le vouloir. T'as pas entendu parler de Calisto la cervelle de mouaneau?

    Puis le « mouaneau » s’envola légèrement, s’éloignant ainsi de Doug. Celui-ci comprit le message : Toi trop près ! En fait, la comparaison avec le moineau pouvait marcher dans ces circonstances. L’animal n’aurait peut-être pas eut une réaction si différente face au comportement de Douglas. Celui-ci tenta de rectifier le tir.

    - Non, je suis pas du genre à être tenu au courant des petits surnoms des autres élèves… Et même des profs en fait.

    Il lança un sourire bref mais sincère afin de montrer qu’il blaguait sur le dernier point mais qu’il ne se moquait en rien. Puis, en le regardant dans les yeux, il baissa discrètement la tête pour montrer qu’il avait comprit ce que cet éloignement voulait dire ce qui n’était pas exactement le cas, Doug avait encore beaucoup de progrès à faire pour pouvoir interagir correctement avec les gens qu’il ne connaissait pas, conséquence de son côté asociale. Tout en douceur, comme il l’aurait fait avec un moineau, il se leva et posa la mallette prés de Calisto en prenant garde à ne pas violer l’espace de sécurité qu’il avait instauré. Puis, pour s’expliquer un peu :

    - Si tu as besoin d’aide, je suis juste, euh… là. A ranger mes affaires. Mais si tu t’en vas, garde la trousse de secours, au cas où…

    Un dernier sourire mixant amabilité, gène et malaise et Doug s’en retourna un peu plus loin dans la pièce à s’occuper de mettre ses habits dans l’armoire de rangement tout en lançant des coups d’œil inquiets en direction de son peut-être futur ancien camarade. Il espérait que ce dernier allait lui parler de lui-même, ou même envoyer un signe, une ouverture pour qu'ils puisse communiquer. Si Calisto quittait l'institut sans que Doug n'ait cherché à en connaître la raison à défaut de l'en empêcher, il ne se sentirait pas très fier de lui, il avait l'air si mal.
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Tout change, même les rêves [PV Douglas]   Sam 8 Jan - 12:14

Calisto haussa un sourcil, il était étonné d'apprendre que le vaccin était temporaire, mais cette révélation lui donna encore plus envie de le prendre, en effet; il pouvait ainsi le tenter sans que ce soit définitif et donc sans regrets définitifs. Le jeune homme se demanda un instant comment son comparse savait tout cela, mais l'oubli de sa peine ne dura qu'un instant, revenant aussitôt alors que Douglas déposait la mallette de soins, commençant à s'éloigner. Les muscles du mutant se détendirent et ses ailes déployées sur toute leur longueur comme pour s'apprêter à le porter loin des coups éventuels se replièrent, prouvant l'attitude beaucoup moins défensive du garçon. Oui, devant les autres il était ce qu'il avait été 3 ans auparavant: un petit moineau, toutes ailes ébouriffées si sauvage, effrayé par les hommes qui lui avaient si souvent jeté des pierres, à commencer par ses parents et ce bien avant que sa mutation n'apparaisse. Celle-ci n'avait été que la cerise sur le gâteau; Calisto savait que la plupart des gamins d'ici avaient une histoire brisée en deux au moment de la révélation de leur gêne X mais pour lui toute cette violence était déjà présente, elle l'avait toujours été depuis sa naissance non désirée. L'institut avait su l'apprivoiser en déposant des miettes de pain sur le balcon puis le petit moineau était venu jusqu'à picorer dans la main avant de chercher la caresse d'une humanité qui savait être douce. La chute après cette confiance accordée n'en était que plus rude et le garçon descendait encore plus bas qu'il ne l'était avant d'arriver ici. En effet il avait connu le bonheur et se le faire arracher était plus douloureux encore que de n'avoir jamais su ce que c'était.

Douglas s'était donc éloigné et Calisto sans bruit redescendit d'un petit saut leste du matelas, il chercha d'abord à arrêter les saignements de ses paumes avec son tee-shirt toujours avant de s'approcher furtivement de la trousse environ 10 minutes plus tard, alors qu'il se résignait à comprendre que partir ainsi pour la rue ne serait pas très malin. Le mutant regarda dans la mallette sans oser prendre les affaires car il ne s'y connaissait pas trop en médecine, sa mère ne lui ayant jamais donné les bons médicaments voir pas du tout quand il était malade. Certaines choses même élémentaires lui étaient totalement inconnues et le jeune homme ne savait pas comment réagir même après trois ans de bonne éducation offerte par l'institut et l'école auparavant à laquelle il avait pu aller jusqu'à 16 ans. Étant rentré ici à ses 17 ans, le mutant n'avait pas vraiment eu de coupure scolaire mais s'il se révélait étonnamment doué en études-parce que c'était le seul moyen de s'en sortir selon lui.- n'impliquait pas que le savoir-vivre élémentaire lui soit entièrement connu. Au contraire, beaucoup de lacunes demeuraient... Et présentement il en faisait étalage en ignorant carrément ce qu'était le désinfectant. Oh bien sûr Calisto était allé à l'infirmerie, très souvent même mais il n'avait jamais regardé ce qui lui était administré, pas intéressé comme n'importe quel gosse de la rue qui veut faire croire que les blessures ne lui importent pas et qu'il se laissait faire par obligation uniquement. Et comment apprendre à prendre soin de soi quand personne ne vous l'enseigne avec la tendresse d'une mère? Et comment apprendre à se respecter quand le peu de gens qui le faisaient semblaient s'être retourner contre vous? De toutes façons le Mallorquin ne voulait pas salir la boîte de son collègue et en plus il peinait à accepter de devoir quelque chose à Douglas.

Le jeune homme avait pourtant apprit à Sayan qu'ici, personne ne devait rien à personne mais le contraire était inscrit en lui; surtout depuis que l'institut semblait s'être « retourné contre lui ». Quant au fait que ce soit le cas réellement, c'était peu probable mais c'était ainsi que le mutant le sentait et la souffrance qui en résultait était très grande. Depuis un bon moment, l'Espagnol observa son comparse qui paraissait si inoffensif avec ses gestes doux et ses paroles aimables, il cherchait visiblement à évaluer la situation et à éviter de nouveaux déboires. Accroupi près de la trousse, les mains légèrement repliées pour ne rien salir, il finit par soupirer et après avoir tourné toutes les solutions dans sa tête finit par interpeller Douglas.

-Je voudrais bien que tu m'aides à prendre ce qu'il y a dedans s'il te plaît, sinon je vais tout salir...

Il venait d'avouer avoir besoin des produits médicaux qu'il y avait à outrance dans la mallette mais aussi de l'aide de Douglas. Quant aux soins à prodiguer, le jeune homme ne s'était pas prononcé mais c'était évident qu'avec les deux mains blessées ce serait à l'autre garçon de le panser; le mutant ne savait de plus pas du tout quoi mettre sur ses plaies et si jamais Douglas l'avait discrètement observé alors que Calisto regardait les médicaments il le comprendrait aisément vu l'air un peu paumé de l'ange qui cherchait du regard quoi faire, jetant un regard interrogateur à la mallette comme pour avoir l'objet de la boîte... Chez lui on attendait que les plaies guérissent seules ou on prenait n'importe quel médicament, on n'avait pas toutes ces choses pour une personne, pas avec aussi peu d'argent et aussi peu de considération pour la dite personne.

-T'en as des choses là-dedans-dit-il, prouvant involontairement de part son expression sa méconnaissance dans le domaine.- Tu fais du trafic?

Demanda-t-il d'un ton plus léger, essayant de chasser la tension entre eux mais aussi son chagrin. Son naturel gentil et sociable refaisait surface bien que Calisto demeure extrêmement méfiant et très différent de ce qu'il était d'habitude. Le dialogue recherché n'était qu'une habitude prise tout au long de sa vie; habitude qui avait rapidement su créer des ennuis au jeune homme mais au fond Douglas l'intriguait et l'attirait dans le sens où il ne semblait pas vouloir se moquer de sa personne ni accorder de crédits à ses principaux détracteurs. Le mutant ailé se souvint d'Angela qui l'avait bien aidé alors que c'était une inconnue mais il se rappela aussi que depuis son aventure avec son frère, beaucoup d'autres tristes choses lui étaient arrivées; liées à ses actes maladroits bien sûr mais aussi par extension à sa relation avec les autres. Plus de contact= plus d'ennuis n'est-ce pas? Qui sait si sa prochaine parole n'allait pas provoquer la colère de Douglas puisque c'était souvent ses paroles qui causaient des ennuis. Calisto se méfiait autant de lui-même sinon plus que de son collègue en fait.

-Tu es là depuis longtemps? Et tu étais à la simulation?

Demanda finalement l'angelot en désignant Douglas d'un signe de menton, relevant légèrement ce dernier comme en signe de défi de se moquer de sa personne vis à vis de ça. Déjà Calisto regrettait d'avoir abordé le sujet mais ses paroles malgré son attention allaient encore plus vite que sa pensée, on ne changeait pas 20 ans de malheureuses expériences et de boulettes en 1 mois et ce quelques soient les ennuis qui pouvaient lui arriver. D'ailleurs il acheva sa phrase par une remarque très étonnante venant de lui vu comme il avait pendant trois ans été un grand défenseur de son cher institut qui lui avait tant apporté.

-Méfie-toi, ils ne sont pas aussi chouettes qu'ils le disent.

* Tenías rasón Mesmer... Me cuesta reconocerlo pero tenías rasón *

Songea le jeune homme avec amertume, attendant finalement la réponse et les réactions de son vis-a-vis, toujours méfiant et sur la défensive de nouveau avec ses belles ailes blanches étendues, prêtes à le porter ailleurs, toutefois il semblait enclin à se laisser approcher cette fois; cependant il n'accepterait pas un faux pas...
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Douglas Ramsey
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MessageSujet: Re: Tout change, même les rêves [PV Douglas]   Sam 8 Jan - 18:44

    Doug continuait d’observer Calisto de manière à la fois attentive et prudente. A peine s’était-il éloigné, il constata que le mutant ailé commença à se détendre. La comparaison avec un oiseau sauvage était vraiment appropriée. Pendant qu’il observait son camarade, Doug faisait mine de ranger ses affaires, ce qu’il fit avec un soin tout particulier et méticuleux, s’il continuait ainsi, il n’avait pas fini d’ici la nuit. Mais ce n’était qu’un prétexte pour pouvoir rester et être à disposition pour aider ce drôle d’oiseau. Ayant reçu ce qu’on pourrait appeler une éducation saine, normale voire bien complète, il ne s’était pas douté une seconde que l’utilisation de la mallette de secours pourrait être problématique, même avec les deux mains endommagées. Mais à force de jauger le regard de l’étudiant, il réalisa que cela n’était peut-être pas à portée de tout le monde. Il fallait dire aussi que sa mère à lui avait pris une attention particulière quand à l’éducation médicale de chacun des membres de la famille. Si bien que tout Ramsey digne de ce nom pouvait soigner n’importe quel bobo du quotidien avec brio. La nouvelle question qui se posa dans l’esprit de Douglas était la suivante : pourquoi il ne lui demandait pas de l’aide alors ? Les hypothèses commencèrent à fuser dans son esprit. Peut-être était-ce une question d’honneur, une sorte de fierté personnelle. Ou bien il était juste trop timide pour oser demander. Ou encore…

    -Je voudrais bien que tu m'aides à prendre ce qu'il y a dedans s'il te plaît, sinon je vais tout salir...

    Il suffisait d’attendre… Doug se retourna doucement et fit mine d’être surpris, comme s’il ne s’était pas attendu à ce qu’il lui demande de l’aide. Il lança un signe de tête signifiant « bien sûr » et rangea une autre paire de chaussettes pour accorder du crédit à son statut d’affairé. Puis il retourna auprès de Calisto en réponse à son appel. Il remarqua tout de suite que le mutant s’était raidi de nouveau en laissant Douglas se rapprocher. Notamment avec ses ailes, un réflexe, peut-être. Mais Doug fit comme si c’était normal, donc il n’y accorda pas plus d’attention et entreprit de donner un coup de main.

    - Je peux ?

    Demanda-t-il en montrant les mains écarlates de son camarade. C’était toujours mieux de demander l’autorisation, et puis ça montrait bien qu’il ne comptait rien faire sans l’accord du concerné. Avec des gestes assurés et délicats, il prit les mains blessées dans les siennes et observa les dégâts. Pour commencer, il déglutit afin de se donner du courage et ignorer la gêne causée par ce contact physique. Ensuite il releva les yeux, les plongea dans ceux du blessé et lui expliqua ce qu’il fallait faire.

    - Il faut d’abord enlever les minuscules morceaux de verre qu’il reste.Puis désinfecter les plaies et je mettre les bandages en dernier. Tu veux que je le fasse ?

    Il avait demandé ça avec une voix aussi assurée que ses gestes, c’était le minimum quand on soignait quelqu’un que de sembler sûr de soi. Cela donnait au patient de la confiance. Mais il conserva un ton chaleureux afin de ne pas lui forcer la main et de ne pas donner l’impression qu’il donne des ordres. Effaroucher cet oiseau n’était pas le but, évidemment. Celui-ci tenta même de détendre l’atmosphère en blaguant un peu, saisissant l’occasion, Doug eut un grand sourire et répondit d’un air amusé :

    - Non, je ne suis pas un trafiquant. C’est un cadeau de ma mère… Mais elle a peut-être volé sa pharmacie pour me fournir.

    Bien sûr, la dernière phrase avait pour seul but de plaisanter dans la lancée. La mère de Doug n’avait rien d’une voleuse, une citoyenne exemplaire, ou en tout cas, depuis la fin de ses études… mais ce serait une autre histoire… Par la suite, son patient lui demanda s’il était là depuis longtemps et s’il avait assisté à la simulation. Doug serra un peu la mâchoire en l’entendant parler de la fameuse simulation, il était toujours dégouté de n’avoir pu y être, mais il fit passer cette réaction physique pour un tic de concentration dans les soins qu’il était en train de prodiguer. Puis Calisto ajouta un drôle de commentaire vis-à-vis des autres membres de l’institut. Là Doug leva les yeux d’un air interrogatif mais n’en demanda pas plus pour ne rien brusquer. Il baissa les yeux sur son travail et entreprit de répondre à ses premières questions même s’il ne savait pas si Calisto faisait allusion au temps passé à l’institut ou à la durée passée dans la chambre. Décidant d’en profiter pour parler un peu de lui, s’ouvrir rassurera peut-être son interlocuteur.

    - Ca fait un an que je suis à l’institut. Mais il y a quelques jours, j’ai dû partir retrouver mes parents pour une urgence familiale. Je suis rentré ce matin. De ce fait, je n’ai pas pu assister à la simulation. Mais une gamine m’en a un peu parlé. J’aurai aimé y être…

    Il en avait dit assez. C’était inutile de mentionner que cette fameuse urgence n’avait rien d’urgent au final, ni de préciser qu’il était plus que dégouté d’avoir manqué la simulation. Il ne fallait montrer aucun signe d’agressivité, d’aucune sorte. Donc Douglas garda son calme et son air serein, même lorsqu’il posa la question qui lui brulait les lèvres depuis quelques secondes.

    - Tu parles des élèves ou des profs ?
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Tout change, même les rêves [PV Douglas]   Dim 9 Jan - 9:28

-Oui j'veux bien s'il te plait

Fit-il en regardant lui-même ses blessures comme s'il était l'assistant de Douglas, sauf qu'il ne servait à rien car si son camarade prêtait attention pour tirer les bouts de verre, lui demandant avec délicatesse son accord, le jeune homme lui les aurait tout bonnement arraché comme un sauvage faute de mieux. Il avait l'habitude mais puisqu'il devait retourner dehors, autant le faire en assez bon état. Le mutant ailé hocha la tête pour appuyer ses paroles et sa demande tout en observant le rictus de concentration-croyait-il- du garçon. Ses sourcils se froncèrent néanmoins lorsque son camarade signifia qu'il n'avait certes pas pu assister à la simulation mais qu'il aurait aimé que ce soit le cas... Ah bah lui il ne devait pas connaître tout les détails ou être un brin suicidaire alors.

-Moi je suis ici depuis 3 ans, avant c'était génial ici, mais maintenant... Et je parle des élèves comme des profs, j'suis pas toujours un ange-Ahah... Quel beau jeu de mots avec son physique, splendide vraiment...- mais bon là ils abusent tous. La simulation mieux valait ne pas y être; qu'on nous remue, qu'on nous surprenne je suis d'accord mais les balles étaient réelles, j'ai bien failli y laisser plus que des plumes tu vois et normalement c'était une gamine qui devait la prendre à ma place. Ils sont tarés! Et fait gaffe à certains profs, ils n'hésiteront pas à te casser même face aux gens de l'extérieur...

Fit-il en fronçant les sourcils à son tour, ce qui donnait une impression étrange de miroir avec son interlocuteur. Le jeune homme se tu ensuite, il n'avait pas spécialement envie de parler de ça mais c'était sa façon à lui de payer sa "dette", se livrer rien qu'un peu non pas pour se plaindre mais permettre à Douglas de ne pas "souffrir" autant que lui. Certes le mutant voyait aussi tout d'un oeil noir mais bon à 20 ans n'est-ce pas normal? Et puis avouons qu'il n'avait pas été des plus gâtés non plus. Heureusement il avait cette fois profondément réfléchi à ses paroles-les leçons douloureuses commençaient à bien s'enfoncer dans son crâne malgré tout- et n'avait cité personne au cas où le garçon serait ami avec ces derniers ou les admire comme lui pouvait admirer l'ange de la tour de verre. En fait quand sa maladresse n'était pas de mise, Calisto était un sacré petit futé et il n'en dirait probablement pas plus, histoire de ne pas faire comme ses détracteurs et casser du sucre sur le dos des autres mais ne pas risquer une recherche de vengeance non plus.

-Et méfie-toi des élèves aussi. Fais une erreur, ils ne te le pardonneront pas.

Calisto n'avait pas tant parlé depuis longtemps mais au moins il avait payé ce qu'il devait à Douglas paraissait-il. Néanmoins ce dernier avait apparemment une mère qui lui offrait des trousses médicales au lieu de rots alcoolisés et de bouteille. Sincèrement surprit, pris sur le coup par ce qui n'était qu'une plaisanterie, le jeune homme oublia le côté blagueur de la phrase pour s'intéresser à l'autre morceau; celui qui le fascinait toujours... Qu'est-ce qu'était une mère? Une vraie mère?

-Elle a l'air sympa ta mère. Pourquoi elle t'as donné tout ça? Je veux dire, pourquoi elle n'a pas gardé pour elle? Elle te fais souvent des cadeaux? Tu peux me parler d'elle s'il te plaît?

La question avait l'air d'émaner d'un gamin qui voulait qu'on lui raconte l'histoire d'une princesse, comme si c'était de la science fiction, comme pour s'immerger dans un monde inconnu. Sur le coup Douglas venait de briser toutes ses barrières et le jeune homme avait l'air de se ficher totalement de leur contact, de la présence de l'élève en tant que potentiel danger ou de ses blessures... Suspendu aux lèvres du garçon il attendait un petit morceau de rêve, une révélation qui lui permettrait de haïr encore plus la vie mais aussi d'espérer peut être un tout petit peu.

-C'est elle qui te soignes? Elle qui te fais à manger quand tu as faim aussi ou tu dois trouver tout seul? Et elle travaille?!

La famille typique avec le papa, la maman, le frère, la soeur et le chien était un idéal américain auquel rêvait le mutant ailé. Toutefois il n'avait rien demandé sur la réaction de ses parents sur la mutation de Douglas, il ne voulait pas entendre qu'une mère donnant des médicaments gratuitement à son fils puisse le rejeter méchamment; pourtant n'était-ce pas le cas puisqu'il était ici? La figure du père l'intriguait aussi mais l'effrayait d'un autre côté car même si sa propre mère avait été alcoolique elle ne lui avait pas tapé dessus, c'était juste une poupée minable qui dégoûte désormais en cure de désintoxication mais à laquelle le mutant ne pardonnerait jamais entièrement, sachant aussi au fond de lui que celle-ci ne guérirait jamais vraiment.
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Douglas Ramsey
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MessageSujet: Re: Tout change, même les rêves [PV Douglas]   Dim 9 Jan - 14:49


    Doug avait l’impression de se voir accordé un début de confiance en voyant Calisto le laisser s’occuper de lui. Le tout était maintenant de conserver ce mince sentiment voire peut-être de l’améliorer. D’abord, il fallait surveiller ses gestes. Ceux de Doug se firent précis, délicats, comme s’il manipulait une chose facile, mais aussi assurés, il ne fallait pas que le patient ait peur. Il se concentrait vraiment sur ces soins, alors les réponses qu’il donnait au mutant ailé mettaient toujours un certain temps avant d’être formulées. Aussi, quand Calisto parlait, les gestes de Doug ralentissaient un peu. Il fallait dire qu’il accordait presque plus d’importance à ses paroles qu’à ses mains. Mais quand lui parlait, il reprenait une vitesse normale.

    Ainsi Douglas écouta la simulation selon Calisto. Un point de vue auquel le mutant traducteur n’avait pas vraiment songé. Même s’il admettait volontiers que l’indignation aurait pu faire partie de ses réactions à lui aussi en apprenant qu’il s’était fait manipuler. Et pour le mutant ailé, les profs étaient trop durs de toute évidence, à ce sujet, il préféra ne rien répondre. Après tout c’était un jugement subjectif qui nécessitait d’être observé en direct, ce que Doug n’avait jamais fait. Donc pour lui, pas question de juger tout de suite ou de donner son avis sans avoir tous les éléments en main. En revanche, il pouvait ajouter quelque chose par rapport à la simulation. Avec un sourire franc qui s’étalait sur presque tout le long de son visage, il expliqua :


    - Ah c’est toi l’ange qui l’a sauvée des balles. En fait c’est sûrement cette même petite qui m’a raconté la simulation. Elle avait l’air excitée et en pleine admiration, selon moi…

    Il espérait que ce dernier détail redonnerait de l’estime à Calisto pour lui-même, il semblait en avoir bien besoin, mais il n’insista pas d’avantage, préférant se concentrer sur les soins, et sur la suite qui concernait les élèves. Là Doug avait bien envie de dire qu’il s’en fichait royalement, lui-même ne se permettant pas de juger les autres sans raison, il pensait que ceux qui se moquaient des autres pour leurs erreurs étaient stupide surtout à leur âge. Tant que les erreurs restent des boulettes n’impliquant pas de faire consciemment du mal, il fallait pardonner, punir peut-être, mais pardonner au final. Car enfin, c’est les erreurs qui nous aident à nous construire, en tout cas, d’après lui. Mais il ne se fit pas aussi radical dans sa réponse, quoiqu’un peu quand même.

    - Tout le monde fait des erreurs, mais du moment qu’on en tire une leçon, si les autres ne nous pardonnent pas, c’est qu’ils en ont pas encore comprit la leçon…

    Un poil sévère dans ces propos, mais Doug les avait formulé avec calme, voire avec douceur. Décidément, il prenait son rôle d’infirmière au sérieux. Puis Calisto commença à poser des questions sur la mère de Douglas. Celui-ci commença à rougir un peu, non pas qu’il était vraiment gêné ou qu’il avait honte d’elle, au contraire, mais il ne s’était juste pas du tout attendu à ce qu’on lui pose des questions sur elle. Et que lorsqu’il en parlait, Doug ne pouvait s’empêcher de ressentir grandeur nature l’amour qu’il éprouve pour elle. Ce fut donc toujours avec un peu de rouge sur les joues qu’il donna des réponses pleines de tendresse à l’égard de sa mère.

    - Je suppose qu’elle se préoccupe beaucoup de ma santé. C’est le genre de mère qui s’inquiète pour un rien lorsque ses enfants sont loin d’elle. Tu sais elle a encore plein de médicaments chez elle ou à son travail, ça la rassure que j’en ai autant sur moi. Je ne sais pas trop quoi dire sur elle… C’est une mère géniale qui trouve le temps de prendre soin de sa famille tout en travaillant. Mais elle ne fait pas tout toute seule, mon père l’aide beaucoup aussi. Et ma sœur et moi les soutenons comme on peut, même si moi je suis un peu loin d’eux là tout de suite…

    Il avait terminé son discours avec un peu plus de gêne qu’avant. Ca l’embêtait en effet d’être éloigné de ses proches car du coup il a l’impression de les abandonner un peu. Et puis ils lui manquent tout le temps, même s’il revient d’un séjour chez eux. Mais il se reprit, sachant très bien qu’il n’était pas non plus si éloigné, bon quand même un peu, mais il pouvait les revoir pour les fêtes et les principales vacances, c’était plus que certains élèves ici. D’ailleurs, il se demanda pourquoi Calisto semblait avoir tant d’intérêt à en apprendre sur la famille de Doug. Il voulait en connaître la raison mais n’osait pas le brusquer. Il savait qu’il avait affaire à un oiseau sauvage. Mais il fallait aussi continuer d’établir le discours. Alors, prudemment mais simplement, en apparence, il demanda :

    - Ta mère à toi est différente ?

    Il ne demandait pas non plus une longue explication ou une histoire développée, si Calisto le voulait bien sûr, il écouterait, sinon le mutant ailé pouvait se contenter d’éluder puis de changer de sujet. Une tentative timide mais directe en somme.

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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Tout change, même les rêves [PV Douglas]   Dim 9 Jan - 15:32

-L'ange? Vite dit... Et sauvé pareil, je l'ai juste poussé pour pas qu'elle prenne les tirs, tout le monde ferait pareil nan? Enfin bon... Elle va rapidement déchanter la pauvre.

Le jeune homme se sentait tout de même flatté intérieurement. Il ne le dirait jamais bien sûr mais recevoir l'admiration de quelqu'un et le surnom d'ange le flattaient bien plus que de se faire traiter de cervelle de mouaneau ou encore d'incapable. Néanmoins s'il avait le défaut d'être très maladroit et boulet à ses heures, Calisto ne savait pas se vanter, il trouvait toutes ses actions normales envers la petite; et encore qui sait, si ça se trouve elle s'en serait sortie sans lui aussi, si ça se trouve pour elle ils auraient tiré de fausses balles? C'était possible ça? Sans doute avec la technologie dont ils disposaient, après tout était relatif, le mutant s'émerveillait devant une game boy en trouvant que c'était la plus haute technologie qui soit donc autant prendre les statistiques de Calisto avait prudence. Toujours est-il que le garçon se sentait quand même trahi par l'institut; qu'on fasse une simulation ok, mais qu'on lui tire vraiment dessus, ça il n'était pas d'accord.

-En fait une fille a été prise en otage par les faux anti-mutants et moi j'ai dis qu'elle était malade-elle n'avait pas l'air bien à ce moment, je ne sais pas pourquoi.- et qu'elle était dangereuse alors ils devaient la laisser partir et me prendre à sa place mais ces phrases dites en vrai l'auraient condamné à tort; j'avoue qu'après réflexion c'est logique, mais trop tard pour comprendre la logique hein... Enfin voilà quoi, entre autre ce qu'on me reproche... Quant à ceux qui ne pardonne pas, va le dire aux profs, y'en a qui sont vraiment dingues. Un surtout...

Il aurait voulu qu'on lui pardonne mais se pardonnait-il lui-même? Pire encore l'histoire du zoo même si il estimait que Maximilian avait aussi une grande part de responsabilité. Le mutant n'avait pas nommé Hella dans son discours, autant éviter de donner envie à Douglas de fouiner avec cet indice ou même de s'attirer des ennuis, sait-on jamais avec son copain Maximilian là. Son humeur s'améliora ensuite lorsque son camarade lui parla de sa mère. Doué d'une grande imagination Calisto se prit un instant à vivre par procuration en imaginant que quelqu'un le berçait pour l'aider à s'endormir ou venait le soutenir. Ainsi elle semblait toujours "géniale" cette mère, même après l'apparition du gêne X de son fils? Ce dernier légèrement rouge semblait toujours éprouver un amour sans borne pour elle alors le mutant se risqua à poser la question fatidique puisque le choc n'avait pas eu l'air si gros que cela.

-Et pour ton gêne X? Tes parents n'ont rien dit? Et ton père est si gentil que ça? Il ne te frappe jamais quand tu fais une bêtise? Il ne t'insulte pas? Et il ne va pas avec d'autres filles? Il aide ta mère en plus! Dit donc tu en as de la chance.

Le jeune homme n'était pas quelqu'un de jaloux, il pouvait l'être de la vie mais n'enviait pas les autres à un point maladif. En disant ça Calisto n'avait laisser passer aucune colère ou dégoût pour ce garçon gâté par la vie de ce côté là, il était juste content pour lui, heureux de voir que certains avaient l'air mieux loti que lui, triste que d'autres le soient moins que sa personne comme Vincent. Douglas lui posa une question sur sa mère, ce qui était un juste retour des choses et le mutant ailé se dit que ne pas répondre serait fort impoli, de toutes façons ce n'était plus vraiment sa mère donc il essayait de paraître détaché et au moment où on l'était, pourquoi s'attrister sur un sujet? Cependant il n'y avait rien à raconter à la différence de Douglas qui pouvait parler de famille, aussi se contenta-t-il d'un simple

-Alcoolique, père et frère violents. Sinon tu as des animaux?

Demanda-t-il sur le même ton comme si son annonce concernait le prix du pain qui était resté stable ou si le temps était juste devenu un peu plus gris. Calisto avait déjà craqué une ou deux fois mais en général il détestait s'apitoyer sur lui-même, de même que se confier. Il avait fait de même avec Vincent, donnant un peu plus de détail mais avec un détachement qui se voulait digne pour lui donner une apparence de garçon fort. Son intérêt pour la famille de Douglas qui semblait répondre sans se fâcher abîmait sa peine, il ne l'oubliait pas mais la remettait à plus tard, laissant de ce fait le garçon le soigner sans faire attention. Bien sûr ça piquait mais son interlocuteur était doué et attentif, sans compter que Calisto avait déjà eu le poignet brisé, l'aile froissée, le bras cassé et recassé, des coquarts, des bleus, des côtes fêlées... Bref autant de choses qui démentaient son physique androgyne et presque féminin, c'était un dur à cuire de ce côté là.

-Tu as un pouvoir de guérison? Une mutante dans la rue m'a un jour soigné-là ça donnait un peu l'impression qu'il passait son temps à s'exploser par terre. En fait c'était son frère qui lui avait arrangé le portrait.-et elle pouvait faire disparaître les blessures, c'est très pratique ça. Warren Worthington il paraît qu'il se soigne tout seul tellement il est fort. Tu dois le connaître si ça fait un an que tu es là au moins... On l'appelle Angel et il a des ailes, sauf que lui il a dix fois plus la classe que moi; c'est un X-Man...

Signala-t-il à la fin en n'oubliant pas de nommer son idole. Il s'attrista un peu toutefois en remarquant que son rêve de devenir X-Man n'était plus à l'ordre du jour et même si quelqu'un essayait de le dissuader du contraire, que c'était possible, il n'en avait tout simplement plus envie... Ce ne serait pas sa vie, ce n'était pas ça son destin bien qu'il aime aider les gens.

-Comment tu sais pour les effets du vaccin contre le gêne X? Et ça dure combien de temps?

Il était déjà fiché de toutes manières alors quels risques prenait-il de plus en allant là-bas se faire injecter l'antidote? Surtout qu'en cas de regrets il retrouverait ses pouvoirs un mois plus tard.
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Douglas Ramsey
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MessageSujet: Re: Tout change, même les rêves [PV Douglas]   Dim 9 Jan - 21:41


    Plus ça allait, plus Calisto semblait se confier, Doug en était ravi mais ne laissait rien paraître, se contentant de garder un air professionnel devant la tâche qui lui avait été confiée. Il n’empêche qu’il était satisfait intérieurement. Et puis, c’était toujours plus agréable d’écouter quelqu’un que de le voir malheureux. Alors Doug écouta, il s’avoua en lui-même qu’il n’avait jamais autant écouté quelqu’un depuis qu’il était à l’institut, profs exclus. Après l’histoire que Calisto lui conta, soit, sa version de la simulation, le point de vue de Doug sur son patient ne changea guère, ou en tout cas pas en mal. A son avis, s’il avait été à la place du mutant ailé, il n’aurait tout simplement rien fait et se serait contenté d’observer la scène comme l’avaient fait les autres étudiants. Lui au moins avait tenté quelque chose. La tentative se révéla stupide, certes, mais ne disait-on pas que le courage était un acte stupide, à la base ? Mais il s’abstint d’en parler à Calisto. Son rôle était de l’écouter, pas de lui donner un avis qui n’était même pas réclamé, et puis il était assez occupé comme ça.

    Le sujet que Calisto aborda ensuite, de lui-même, Doug prenait soin de noter ce détail qui le ravissait un peu, concernait encore ses parents, mais par rapport au gêne mutant cette fois. Doug s’autorisa à se souvenir de cette période, quand il avait découvert ses pouvoirs et qu’il avait craint qu’on apprenne leur existence, puis que ses parents le rejettent pour le simple fait de les avoir. Une période qui n’avait pas duré bien longtemps car s’il y avait une chose qu’il détestait, c’était de cacher quelque chose aux personnes qu’il aime. Un trait de sa personnalité qui lui pose toujours un peu problème sur un autre sujet, mais qui revenait moins souvent que la mutation… Après cette très courte séance nostalgie, Doug reporta son attention sur le mutant qu’il soignait et répondit à ses questions de la même façon que les précédentes : de manière claire, simple et surtout sans violence dans ses propos. Non pas que le sujet concerné méritait de porte une once de violence, mais il savait par expérience que certains adolescents étaient incapable de s’exprimer de manière pacifique.


    - Pour ça, ils n’étaient pas spécialement fiers, mais ils ont surtout eut peur pour moi à cause des anti-mutants. C’est pour ça qu’ils m’ont envoyé ici, ils pensent que j’y suis plus en sécurité qu’à la maison.

    En ce qui concernait les questions sur son paternel, il nota bien sûr que Calisto semblait associer cette figure-ci avec le concept de violence et de punition. Il ne fit aucun commentaire et se contenta de donner sa réponse.

    - Mon père est très gentil. Et il ne m’a pas corrigé depuis très longtemps. Je devais avoir moins de dix ans. Mais je n’appellerais pas ça battre… Sinon je ne pense pas qu’il aille vers d’autres filles, j’espère pas.

    Ajouta-t-il pour tenter de mettre une touche de légèreté dans ce discours bien sérieux. De toute évidence, la famille de Calisto n’avait rien d’exemplaire alors ce n’était pas non plus matière à faire trop de blagues dessus. Et puis la réponse à la question de Doug sur sa famille à lui permit de rendre la situation bien nette: sujet tabou et grave. Cela expliquait cet intérêt pour une famille aimante.

    - Non, pas d'animaux. Mon père et ma soeur sont allergiques.

    L’inspection en quête de morceau de verre était terminée, il fallait maintenant passer à la désinfection des plaies. Doug s’empara du produit en question et aspergea les endroits concernés en ayant, au préalable, averti le patient de la sensation désagréable mais brève qui allaient en ressortir. En parlant des soins qu’il administrait, Calisto avait également une question et une histoire à ce sujet. Doug retint surtout qu’il avait affaire à un habitué aux blessures. Il retiendra ensuite qu’il avait également affaire à un véritable fan de l’X-man Angel. Il en savait beaucoup à son sujet, comme un vrai fan, bien plus que Doug, c’était certain. Il est vrai que ce dernier avait déjà croisé la « star » dans les couloirs de l’institut. Il fallait dire qu’en règle générale, un type avec des ailes, ça retenait l’attention, même dans un refuge pour mutants. Mais comme à son habitude, croiser quelqu’un ne voulait pas dire lui parler, aussi Doug n’avait jamais officiellement rencontré Warren. Donc il n’avait rien à dire sur ce sujet précis.

    - Non je ne suis pas un guérisseur, j’ai juste reçut l’éducation minimale pour petit secouriste. Et oui j’ai déjà croisé Monsieur Worthington dans l’institut, mais je ne le connais pas autant que toi.

    Voire il ne le connaissait pas du tout. Mais cela, il était inutile de le rajouter. D’autant plus que Doug crut percevoir un changement dans l’humeur de son patient. S’il avait été euphorique en parlant de son idole, il avait carrément viré à l’humeur de cafard au moment où il prononça X-man. Comme s’il s’était pris un mur en plein vol. Un peu déboussolé, Douglas préféra ne rien dire, pensant que cela sortirait de son domaine de compétence sociale. Sa tactique à court terme consista à annoncer l’avancée des soins.

    - Bon, il ne reste plus qu’à mettre les bandages.

    Le plus délicat, il fallait une stratégie pour faire cela. Celle de Doug, pour l’instant était de prendre le rouleau de bandage et de le manipuler lentement, le temps d’élaborer un plan d’attaque. Ce temps, Calisto l’utilisa pour poser une question sur le vaccin. Le mutant traducteur répondit le plus sincèrement au monde.

    - Ce sont des rumeurs que j’avais repéré il y a quelques temps sur internet. J’ai cherché en profondeur et j’ai découvert que le gouvernement ne les niait en rien. Et puis il faut voir la tête des représentants quand les journalistes leur en parlent… Pour la durée, je n'ai rien trouvé de précis, ça doit dépendre de la dose que tu reçois. Quelques mois au maximum...

    Ca pour mettre son nez où il ne fallait pas, quand il avait un ordinateur avec lui, Doug était le roi, presque rien ne pouvait lui rester caché.

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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Tout change, même les rêves [PV Douglas]   Lun 10 Jan - 12:21

-Ben en fait je ne le connais pas non plus

Avoua le mutant qui failli accompagner ses paroles d'un geste réflexe, à savoir se tordre les mains en signe de gêne; heureusement il se rattrapa au dernier moment et se contenta de baisser le regard pudiquement.

-Il ne m'a jamais parlé et moi je n'ai jamais osé le faire, je l'ai juste vu le jour de l'antidote et dans les couloirs, il ne voulait pas obéir à son père selon les rumeurs et se laisser injecter le produit, il s'est jeté du haut de la tour, tu aurais vu ça c'était magnifique! Mais sinon comme je t'ai dis, on ne se connait pas du tout.

Le jeune homme avait un peu honte d'avouer qu'il ne savait de son idole que ce qu'il avait pu entrevoir ou entendre dans les couloirs. Néanmoins cet homme de part son pouvoir avait évidemment touché Calisto qui ne pouvait que s'identifier à ce personnage haut en couleurs. Warren était l'exemple de celui qui avait réussi malgré sa mutation visible, et surtout très semblable à celle de l'Espagnol, logique dès lors que ce dernier essaye de se raccrocher à ce qu'il pouvait. Mais désormais le jeune homme s'éloignait de son idéal car il ne deviendrait jamais X-Men, de même que son admiration se trouvait légèrement entamée à cause des déboires qu'il connaissait à l'institut. Cependant c'était l'une des seules références dont disposait le Mallorquin. Levant les yeux vers son camarade après un bon moment de silence il reprit la parole après avoir écouté son camarade.

-Ah d'accord... Moi je n'ai pas beaucoup d'éducation alors ça tu vois, je ne connais pas, ça et beaucoup de choses. -Avoua-t-il contrit de devoir déjà s'avouer vaincu pour les soins de base. Tout cela avait paru exceptionnel à Calisto mais que la honte soit sur lui, il s'était émerveillé de gestes que tout le monde avait apprit avec ses parents afin de soigner les bobos du quotidiens... Malgré un certain talent dans les études, l'Espagnol se trouvait bien démuni et inculte, sans compter que c'était loin d'être le seul sujet où il pêchait.- Et sinon c'est quoi ton pouvoir alors? Il est si remarquable que ça pour que tes parents t'envoient ici? Je veux dire... En tout cas physiquement il ne se voit pas, c'est déjà ça.

Demanda-t-il de nouveau curieux quoique plus réservé que tout à l'heure. Il n'était plus trop effrayé par Douglas même si un zeste de méfiance demeurait, plutôt admiratif en fait... Comme quoi devenir un modèle pour Calisto n'était pas difficile, le garçon était capable de s'émerveiller pour tout, même les gestes élémentaires qui lui étaient inconnus. Le fait que Douglas ait eu une bonne famille le plaçait largement au-dessus de lui et le jeune homme avait l'impression que son camarade en savait bien plus sur la vie que lui alors qu'il ne pouvait pour sa part, pas raconter grand chose à part comment magouiller pour survivre un peu, les effets déplorables de la drogue et de l'alcool sur une mère ou encore comment manger dans la rue. Tout ceci lui paraissait dérisoire face au savoir de Douglas qui lui apparaissait comme quelqu'un de très raffiné déjà, rien qu'avec le peu de paroles prononcées, son calme et sa gentillesse. Quant à son pouvoir le jeune homme se demandait ce qu'il pouvait bien être, sûrement un "truc" qui avait la classe, quelque chose qui permettait de dévoiler plein de mystères et de connaître tout un tas de choses car son collègue avait l'air très intelligent. Il était loin de deviner le pouvoir de son interlocuteur mais il pensait bien que son camarade ne possédait pas un gêne X mal dégrossi, banal ou vulgaire car selon lui, c'était souvent en corrélation avec la personnalité et celle de Douglas lui paraissait comme étant très intéressante et surtout intrigante. Quant à son propre pouvoir il définissait facilement l'amour des cieux qu'il avait toujours eu mais c'était aussi tellement facile à deviner que personne ne lui demandait jamais quel était son don; alors que c'était une grande conversation entre les élèves et que Calisto cachait aussi un second pouvoir bien moins évident. Influait-on le développement du gêne X Ou était-ce ce dernier qui développait le caractère de la personne dans telle ou telle direction? En effet le jeune homme serait mal s'il avait le vertige; bref tout ceci le dépassait mais le fascinait également, qu'il veuille prendre l'antidote ne signifiait pas qu'il n'aimait pas ses dons, au contraire il chérissait ses ailes (malgré quelques râleries contre ces dernières de temps à autre), il voulait juste survivre. Enfin bon, tout cela pour dire que Douglas l'intriguait et que sa réponse lui permettrait de confirmer ou non son hypothèse sur la corrélation entre les pouvoirs et la personne... Comme quoi Calisto était un philosophe à ses heures n'est-ce pas?

-Ok, merci pour les bandages, tu vois beaucoup de choses sur internet? Moi je ne sais pas trop m'en servir, un peu pour les devoirs mais sinon chez eux, je n'avais pas d'ordinateur, je vendais des pièces détachées par contre mais l'engin en entier c'est trop compliqué pour moi! Tu t'es fais des amis ici au fait?

Demanda-t-il soudain, changeant totalement de sujet. Calisto était un peu comme une girouette parfois, il pouvait changer de conversation au vol, habitué à une vie très active; cela correspondait en partie à son don d'ailleurs, celui-ci avait en partie forgé son caractère, tout comme Calisto s'était adapté à ses pouvoirs pour en tirer profit inconsciemment. C'était peut-être ça la réponse sur la corrélation entre les pouvoirs et l'individu finalement qui sait? Examinant ses mains le mutant ailé poussa un petit soupir, il était un peu foufou de temps à autre mais en survie peu de personnes pouvaient s'arroger la place de professeur face à lui. Il était conscient que d'aller dehors avec ça était partir avec un désavantage dangereux.

-Bon, je crois que je vais devoir attendre que ça guérisse ici avant de me barrer... Là où je vais, c'est pas assez facile pour se permettre des blessures.

Fit-il dans un anglais imbibé de quelques fautes en plus par rapport à d'habitude et un peu plus accentué à l'espagnol; ce qui prouvait son émotion. Le garçon avait aussi parlé tout haut mais plus pour lui -même que pour se confier à Douglas, il n'avait pas fait attention et s'appliquait moins sur la langue. Le mutant poussa un soupir, un autre qui signifiait qu'il se sentait mal à l'aise à l'idée de devoir rester ici encore plus longtemps. Son regard tout à coup triste, posé sur Douglas semblait lui demander quels déboires l'attendaient encore en ces lieux le temps qu'il prépare sa sortie; et surtout implicitement s'il aurait le courage de retourner vivre dans la rue et aussi celui de se débarrasser de son gêne X.
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Douglas Ramsey
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MessageSujet: Re: Tout change, même les rêves [PV Douglas]   Ven 21 Jan - 19:30

[HJ Première semaine de partiels finie, horrible. Plus qu’un lundi. Mais j’fais une pause en répondant une fois à mes sujets en cours, mon grand retour : la semaine prochaine ^^]

    Admirer quelqu’un sans lui avoir parlé. Voilà autre chose que Douglas comprenait. Il savait qu’observer quelqu’un pouvait suffire à lui trouver les innombrables qualités créant ce sentiment proche de la vénération. Donc de ce côté-là, pas question de faire le moralisateur, d’ailleurs ce n’était pas dans le genre du jeune mutant. Le problème qui se posait était de trouver quoi répondre à cela. Encore une fois, rappelons que Doug n’est pas familier avec le concept de relations sociales. Et si ses bases en matière de psychologie élémentaire lui permettaient de ne pas passer pour un mufle, elles ne lui étaient pas d’un grand recours pour trouver des choses intelligentes, correctes et surtout celles que l’autre avait envie d’entendre. Dans ce cas présent, il préféra sourire d’un air compatissant tout en se concentrant sur son labeur. Mais il savait que ce dernier ne durerait pas.
    Quand Calisto parla de ses lacunes, Douglas se sentit rougir un peu. C’était bête, mais il croyait avoir donné l’impression que savoir tout cela était normal et que tout le monde était sensé le savoir. Et ne voulant pas passer pour quelqu’un de méprisant et de hautain, il tenta de rectifier le tir. Et puis le garçon ailé n’avait pas besoin de se sentir plus mal que c’était déjà le cas…


    - Oh tu sais, je sais surtout tout ça grâce à ma mère. Elle a mis un point d’honneur à m’apprendre à m’occuper de moi. En conséquence, je suis un pro des pansements. Toutes les mères ne font pas ça, c’est une bizarrerie propre à la mienne. Mais j’avoue que c’est assez utile parfois… J’peux t’apprendre si tu veux…

    Lança-t-il un peu timidement. Pas besoin de préciser que ce genre d’acte altruiste et sociable ne faisait pas vraiment partie de ses habitudes. Mais un an dans cet institut lui avait donné l’envie d’être utile. Et si son pouvoir ne lui permettait pas de sauver des vies de manière directe, il ne serait pas bête de tenter de compenser d’une manière ou d’une autre. Après tout, savoir panser une blessure faisait tout à fait partie des choses utiles pour sauver une vie. En attendant, il fallait gérer le malaise de Doug pour avoir fait cette proposition si peu banale à ses yeux. Calisto y parvint en lui demandant son pouvoir. Pour le coup la conversation commençait presque à devenir normale. Mais c’était peut-être parce qu’il y avait de moins en moins de sang…

    - Je peux comprendre des textes écrits dans une autre langue, n’importe laquelle. Et sinon je comprends aussi les codes mathématiques et informatiques. En gros ça fait de moi quelqu’un de doué dans ces deux matières.

    Il valait mieux simplifier les choses au maximum. Ce n’est pas qu’il n’avait pas confiance aux capacités intellectuelles de son interlocuteur, mais il avait eut l’habitude de devoir expliquer son pouvoir pendant de longues conversations qui finissaient par être ennuyeuses des deux côtés. Il était loin d’avoir honte de ses capacités, mais si elles avaient été plus simples à expliquer, il ne se serait pas plaint. Au vue du physique de Calisto, lui demander son pouvoir paraissait relativement inutile. Surtout qu’il venait d’en faire la preuve il y a quelques minutes en volant au dessus du lit. Le jeune Ramsey s’abstint donc de poser la question d’autant plus que son camarade le remercia pour les soins. Encore une fois, Doug ne put s’empêcher de rougir légèrement en marmonnant un très vague : « ce n’est rien ». Heureusement pour lui, Calisto venait de le lancer sur un sujet qui l’intéressait tout particulièrement : l’informatique.

    - Avec internet et les bonnes techniques, on peut presque tout voir. Mais il faut faire attention à rester dans la légalité, sinon on a des problèmes.

    Ce qui n’avait jamais été son cas pour l’instant. Doug n’avait utilisé ses capacités informatiques pour défier la loi seulement pour tester ses compétences, jamais avec de mauvaises intentions. Certes, cette excuse ne serait pas très utile s’il s’était fait attrapé, mais il était très prudent. Et de toute façon, il y avait la limite de temps qui agissait d’elle-même… Mais faire état de l’étendue de son niveau en informatique n’était pas au programme (et puis il savait qu’il devait rester discret, c’était sa satisfaction personnelle) car un changement de sujet brutal le désarçonna.

    - Heu… Pas beaucoup en fait, je suis pas vraiment sociable. J’préfère étudier ou aller sur un ordinateur, ça ne fait pas partie des activités préférées de la plupart des autres élèves.

    Le mensonge par omission, Douglas n’y croyait pas vraiment.

    - Et toi ? Tu connais beaucoup de monde ?

    Car c’était là le problème de Doug en fait, il n’arrivait pas à retenir beaucoup de prénoms. Il fallait qu’il voie régulièrement la personne et aussi qu’elle fasse quelque chose attirant son attention pour qu’il la retienne. Comme se blesser avec un cadre et avoir des ailes, par exemple…

    - Et, tu iras où si ce n’est pas indiscret ?

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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Tout change, même les rêves [PV Douglas]   Lun 24 Jan - 19:44

-La classe... Tu peux tout décrypter! Découvrir comment les lignes de Nasca ont été tracé sans hélicos, c'était dans le cours de l'autre fois là, les incas ont fait des formes géométriques sur le sol, gigantesques, elles sont parfaites alors qu'ils n'avaient même pas d'avions pour mesurer ça en hauteur et tout... Et tu peux aussi t'intégrer dans n'importe quel pays où tu débarques. C'est vraiment un chouette pouvoir.

Conclut Calisto avec un zeste d'admiration. Toutefois, il n'était pas jaloux; cependant ses pouvoirs à lui ne lui servaient pas à grand chose, surtout pas à le sortir de ses ennuis et cela l'attristait quand même. Le jeune homme était pourtant très heureux pour Douglas, la jalousie ne faisait pas partie du panel de défauts déjà bien développés chez lui. Quand le garçon lui dit avoir apprit à soigner avec sa mère, le blond se rappela qu'il avait songé à Douglas comme à quelqu'un ayant un don subtil, et il n'avait pas eu tort, ce garçon était très intelligent et cela se reflétait sur son gêne X tout en finesse. Franchement, quel bonheur ç'aurait été pour le Mallorquin de comprendre l'anglais de suite, aujourd'hui encore il faisait des fautes et certaines de ses expressions portant à confusion lui posaient pas mal de problèmes et l'embarquaient dans des situations rocambolesques. Et puis comprendre les codes secrets du monde entier, c'était quand même sacrément chouette et utile, plus que ses pauvres plumes qui encombraient son dos et craquaient ses tee-shirts en plein milieu d'un zoo. Bref Douglas lui proposait de lui apprendre à soigner les bobos, ce qui donna envie à Calisto de rester un peu plus à l'institut mais qui lui rappela aussi sa colère première, nullement dirigée vers son comparse mais plutôt vers ses "ennemis" ou l'école elle-même. Il prit conscience qu'il avait dit qu'il partait haut et fort, sa fierté l'empêchait de reculer... L'Espagnol devait accomplir sa parole, en plus ce serait mieux pour tout le monde se forçait-il à penser.

-C'est gentil merci, mais on n'aura pas le temps, en fait je crois que je ne vais même pas attendre que ça guérisse comme tu as bien nettoyé ça, merci encore d'ailleurs. Faut que je me barre vite fait de cet endroit, ça craint un peu pour moi tu vois. En plus, vers 19H00 ils distribuent plus le remède...

Le jeune homme reprit son sac et recommença à ranger ses maigres affaires mais il y mettait beaucoup moins d'entrain comme si une autre réalité le prenait en étau... Comment survivre dans la rue de nouveau après deux ans et demi de bonheur? Trois ans même, car ses "souffrances" en ces lieux lui paraissaient moins pénibles que ce qui l'attendait au dehors mais Calisto ne voulait pas reculé après avoir donné sa parole car ce n'était ni un menteur, ni un lâche! Il faisait souvent des erreurs mais n'abandonnait jamais le terrain ou ses promesses... Et comment rester crédible? Le Mallorquin avait crié tout fort que l'école n'était que de la **** alors y demeurer serait encore moins malin que ses précédentes gaffes. Il se remémora un instant la conversation avec Vincent et Mesmer, celle-ci insultait l'institut et le mutant l'avait contredit, lui disant que si elle ne se plaisait pas, elle devait s'en aller; Calisto avait été d'accord avec Vincent, et vu qu'il ne se plaisait plus ici, pensant que tout finirait mal pour sa personne en restant, il valait mieux garder le peu de dignité qu'il avait, la ramasser péniblement et s'en aller la tête plus ou moins haute. Douglas demanda ensuite au Mallorquin où il comptait se rendre, ce dernier leva ses yeux vers son comparse, l'iris azuré de ses pupilles se mit à luire de malice, comme s'il trouvait la question amusante, son visage se fendit d'un sourire également; mais c'était un sourire ironique, pas méchant certes mais légèrement moqueur... Douglas avait beaucoup de finesse, il était très intelligent mais avait eut une vie bien protégée, plus que celle de Calisto qui avait connu le bon régime pendant 3 ans uniquement, en résultait des questions qui n'avaient aucune logique pour l'ange. Cette fois, ce n'était pas lui qui était décalé.

-Chais pas... Dehors quoi. J'ai pas d'maison... Au pire, je me ferai un nid dans un arbre.

Le jeune homme eut un petit sourire gentil pour celui qui semblait s'inquiéter mais aussi le retenir, ce serait d'autant plus dur de partir. Pour ça il fallait s'accrocher à sa colère, à sa haine même envers Maximilian, Livingston et ceux qui lui avaient fait du "mal". Calisto était conscient qu'il s'était peut-être emporté, qu'on ne lui voulait peut-être pas tant que ça de mal mais maintenant reculer lui paraissait impossible, il briserait sa parole et sa fierté, laquelle était déjà trop entaillée pour achever de la mettre au sol. Fourrant une couverture qui lui avait été donné par l'institut dans son sac; le jeune homme alla ensuite dans la salle de bains pour prendre son dentifrice, un verre en plastique et sa brosse à dents. Il se mit ensuite à chercher du regard tout ce qui pourrait lui servir dans sa cavale, mais seulement des petits objets qu'il pouvait prendre car le jeune homme n'était pas un voleur... Il avait aussi peur, lui et son imagination trop grande d'être poursuivi par la police pour ça s'il dérobait ne serait-ce qu'un drap qui ne lui avait pas été donné.

Pendant qu'il trainaillait, cherchant inconsciemment une excuse pour retarder son heure de départ-au fond, entre dormir dehors et un bon lit chaud, le choix était vite fait et pourtant Calisto ne pouvait se le permettre. Il faudrait vraiment mettre gros pour le retenir ici; c'était possible mais qui trouverait les mots et surtout l'envie?- le jeune homme répondit à Douglas qui avait posé une autre question; il avait aussi trouvé une excuse pour rester soudainement et parut soulagé... Ah le lâche!

-Bon en fait je crois qu'il vaudrait mieux que je passe par l'administration, sont casses pieds avec tous les papiers et tout...

En plus il pourrait prendre des trucs à la cantine pour tenir un peu, oui ce n'était pas de la lâcheté ça mais de la prudence et de l'intelligence se dit-il tout en faisant quand même mine de chercher des affaires pour remplir son sac bien maigre pour se donner contenance.

-Je connais peu de monde en fait... Enfin disons que oui et non, je croise beaucoup de personnes, je leur dit bonjour, y'en a beaucoup qui ne me supportent pas non plus, et pareillement pour moi... Et en amis bah... C'est pas vraiment le rêve. Faut dire qu'ici, débarquent tous les chiens galeux recueillis dehors, ce n'est pas la maison des bisounours. Surtout que des jeunes c'est déjà dangereux alors imagine avec des pouvoirs. La plupart viennent ici avant tout pour avoir un toit et de quoi manger, après certains adoptent l'idéologie de feu Charles Xavier, d'autres se tirent une fois leurs réserves faites et les derniers continuent de profiter du système... Donc fait gaffe à tes fréquentations. Mais rendons ses lauriers à César, la plupart on le mérite d'essayer de faire de leur mieux quand même et ils réussissent parfois, souvent même, ça cloche juste avec quelque uns d'entre nous.

Le jeune homme s'aperçut que son regard si naïf d'antan avait radicalement changé. Même les profs venaient de divers horizons, on disait même que certains avaient tué ou étaient d'anciens délinquants; ce devait sûrement être le cas pour ce dingue de Livingston...

*Sans vous Monsieur Xavier, l'école est une vraie pagaille, dire que j'ai cru à votre idéologie dès mon arrivé et même avant... Maintenant y'a plus rien à regretter, plus rien à en tirer de tous ces tordus. Et moi? Moi je vaux pas mieux mais dans un autre registre hein... Celui de la connerie. Vous me manquez tellement... *

Et pourtant, il ne le connaissait pas personnellement papy à roulettes mais c'était quand même un brave homme.
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Douglas Ramsey
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MessageSujet: Re: Tout change, même les rêves [PV Douglas]   Jeu 27 Jan - 13:19


    Bon, peut-être que le pouvoir de Doug était chouette finalement… Il avait toujours eu l’impression que ne pas avoir de pouvoir « cool » comme allumer une cigarette avec ses doigts, monter les escaliers en volant ou encore traverser les murs le mettait en décalage par rapport aux autres étudiants. Il devait y en avoir certains qui trouvaient ça super utile de pouvoir remballer un devoir de traduction illico presto, mais avec ou sans ses pouvoirs, Doug avait toujours su le faire alors… Les compliments de Calisto eurent un effet immédiat et mirent mal à l’aise le jeune Ramsey qui senti le rouge lui monter aux joues encore une fois. Il devrait peut-être consulter plus tard pour vérifier qu’il n’était pas malade. Telles étaient les conséquences internes, pour les autres, un vague et discret mais sincère « merci » sortit de la bouche du mutant traducteur.

    Calisto déclina l’offre de Doug quant aux leçons de soins basiques en se justifiant avec les horaires de distribution des vaccins. En temps normal, Douglas aurait une envie monstre d’essayer de lui prouver que ce n’était pas un antidote car il n’y avait rien à guérir, mais les remerciements du blond ailé pour avoir fait une chose aussi normale le perturbaient trop pour qu’il puisse penser de manière conventionnelle. Aussi, cela le rendit momentanément muet et incapable de faire autre chose que de l’observer ranger ses affaires, peu emballé à l’idée de le laisser partir dans un monde où les mutants étaient loin d’être aimés, il cherchait un moyen de l’aider. Mais là il y avait trop de variables, trop d’inconnues et d’éléments imprévisibles, cela sortait complètement de son champ de compétence. La seule solution à peu près envisageable serait de se jeter sur lui et de le supplier de rester, mais par sa nature, Doug ne le ferait pas. Et puis cela avait beaucoup trop de chances de nuire à la mince relation de confiance qu’il avait établi avec lui. En plus, supplier, c’est bien, mais il faut avoir une bonne raison de le faire…

    Lorsque Calisto répondit à sa question apparemment indiscrète, Doug eut l’impression d’avoir demandé quelque chose d’idiot, pourtant, cela lui avait semblait logique comme question. Il y avait plein d’alternatives dehors. Il était reconnu que les X-Men avaient des ennemis parmi les mutants, un autre groupe s’était formé et agissait dans leur « intérêt ». Ne connaissant pas bien Calisto, cela restait une possibilité pour lui aux yeux de Doug. Et puis il y avait ces rumeurs à propos d’un réseau d’aide aux mutants. Peut-être que le garçon doté d’ailes avait déjà une idée sur la suite des évènements. Mais si c’était le cas, il ne voulait rien en dire à Douglas. Peut-être que celui-ci a été un peu trop indiscret. Mais Douglas n’eut pas le temps de s’inquiéter de son manque de tact potentiel car Calisto sembla avoir trouvé une raison de rester encore un peu. Un peu vaseuse comme excuse, selon Doug. Peut-être que finalement, l’adolescent volant ne voulait pas partir au fond de lui…


    - C’est vrai. Je ne sais pas comment ça se passe pour les départs… Mais si tu es déterminé ça devrait être simple.

    Wow, incroyable, Doug venait de mettre un sous entendu dans sa phrase. Il l’avait dit d’un air si normal qu’il ne réalisait pas encore à quel point c’était un progrès pour son niveau de communication sociale. Il venait de mettre en doute la motivation de Calisto, mais, sans le savoir, il venait aussi d’exprimer sa propre tristesse quant à ce départ. Il fallait dire que même s’ils ne s’étaient jamais parlé, Calisto était un des rares élèves dont Doug avait retenu l’identité, ou au moins à peu prés.
    Mais après avoir entendu la façon dont il parlait de ses expériences humaines à l’institut, Doug commençait à croire que partir était peut-être une bonne solution pour lui. A moins que ce ne soit juste la faute à pas d’chance. D’une certaine manière, Douglas esquivait les problèmes qu’il lui présentait en s’isolant pour étudier ou jouer à l’informaticien, alors il ne pouvait pas savoir, et de cette ignorance, il en était tout à fait conscient. Alors que pouvait-il faire ou dire pour le convaincre de rester ? Aucune solution ne lui venant à l’esprit, il baissa les armes, mais non sans montrer sa volonté.


    - Je pense quand même que c’est le meilleur endroit à disposition pour les jeunes mutants comme nous… Il y a peut-être de drôle de phénomènes entre ces murs, mais ce qui est sûr, c’est qu’il y en a beaucoup plus dehors. Ici au moins on apprend à les reconnaître.

    A ce stade de son discours, il se trouva trop sérieux, alors, pour détendre un peu l’atmosphère, il ajouta avec le sourire le plus amical dont il était capable :

    - Mais si tu trouves mieux, surtout préviens-moi.

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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Tout change, même les rêves [PV Douglas]   Sam 29 Jan - 17:41

-Non sérieusement, n'en doute pas... Il est super ton pouvoir; imagine, tu peux craquer tous les codes donc les rendez-vous de terroristes ou prévenir si une bombe va exploser... Servir d'interprètes entre deux pays qui ne s'entendent pas, découvrir des secrets anciens dans des textes que personne n'a su traduire... Et pour l'informatique, oui pareil, découvrir les plans diaboliques de je ne sais qui... Ahah ils s'embêtent à faire un super code et toi tu arrives juste pour les faire... hum bref, tu m'as compris quoi...

Acheva le mutant d'un ton enjoué, remarquant bien que son camarade avait été prit d'une soudaine crise de silence aigu, dommage pour un traducteur... Mais cela prouvait bien que Douglas était flatté et gêné à la fois par les évocations du mutant, celui-ci avait l'air reconnaissant puisqu'il le remercia, ce qui conforta le blondinet dans ses pensées empathiques. Ah oui ça, il avait bien besoin d'un petit coup de main son guérisseur pour reprendre confiance en soi. Si Calisto était aveugle pour la plupart des choses, il ne se trompait pas pour d'autres, ayant été si souvent à l'écoute d'autrui. Bien sûr l'ange ne devinait pas la profondeur du mal être de son camarade et continuait sur sa lancée à cause de son propre enthousiasme mais il devinait plus ou moins que Douglas éprouvait une gêne au niveau de ses dons, c'était inconscient mais bel et bien présent. Quoiqu'il en soit, son camarade lui paraissait sympathique, instillant donc le doute en lui sur son départ éventuel. Toutefois Calisto était têtu et n'en démordrait pas, même en sachant qu'il pourrait regretter; il lui faudrait plus de temps pour réfléchir et d'autres "aventures" du même genre pour le convaincre totalement de laisser sa chance à l'institut.

-Je le pensais également, mais servir de chair à canon pour leurs simulations avec balles réelles me convainc du contraire, ça et d'autres choses. Ce n'est peut-être pas la meilleure solution que de partir, c'est la seule.

Le mutant ailé eut un petit sourire désolé pour son comparse qu'il promit de prévenir s'il y avait un endroit meilleur en hochant la tête.

-En tout cas j'irai jamais dans un autre truc contre les X-Men. Je sais que ce n'est pas ma voie mais j'ai encore envie de croire en eux au moins. Je ne les trahirai pas ça c'est sûr.

Fit-il avant de passer à quelque chose de plus léger en laissant choir son sac dans un coin et en se dirigeant vers la douche.

-Bon je vais prendre une douche là... Et vu que j'ai rien d'autres à faire pour ce soir, surtout pas aller les voir à cette heure dans le bureau, bah si tu veux faire quelque chose après...

Qui a dit que l'ange n'était pas quelqu'un de sociable? Il avait des problèmes d'intégration certes mais ce n'était pas faute d'essayer. Ses soucis à lui étaient autres, liés à sa maladresse en grande partie, pas à son manque de volonté ou une timidité exacerbée.

-J'ai le droit de sortir, je suis majeur et toi? Sinon c'est facile de se carapater mais bon je ne voudrais pas non plus te causer des ennuis... A toi de voir mais je peux t'emmener dans un petit coin sympa et pas cher pour manger, avec vue imprenable en plus.

Voilà qui achèverait de "payer sa dette" à Douglas pour son aide, et puis ça lui faisait plaisir. Bien sûr il ne s'agissait pas d'aller au restaurant, quand on débarquait des rues comme Calisto on n'avait pas les moyens, néanmoins il avait bien des astuces, il ne s'agissait pas non plus de dérober quoique ce soit que Douglas se rassure. L'air plus joyeux que tout à l'heure-après tout l'administration étant fermée, il pouvait bien prendre exemple et remettre ses ennuis à demain.- le mutant sourit et attendit la réponse.
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Douglas Ramsey
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MessageSujet: Re: Tout change, même les rêves [PV Douglas]   Dim 30 Jan - 19:35


    Cela lui faisait réellement plaisir que Calisto vante autant ses pouvoirs à sa place. Doug ne niait pas ces avantages et possibilités qu’ouvraient ses pouvoirs, mais cela ne réglait pas le problème : que faire lors d’une attaque ennemi. Confronté à un Magnéto, il ne pourrait pas faire grand-chose à part prendre ses jambes à son cou, et encore, l’échec d’une telle manœuvre serait encore possible. Mais cela faisait plaisir de voir le mutant ailé aussi optimiste, comparé à son état au début de leur conversation, c’était une avancée plus qu’encourageante. Douglas répondit à ces encouragements par un grand sourire.

    Pour ce qui était de la simulation, il ne trouvait rien à dire. Après tout il n’avait pas été là donc de quel droit pouvait-il donner son avis. Surtout que Calisto avait un peu raison, comment avaient-ils pu laisser l’exercice se dérouler avec des balles réelles ? Peut-être un bug technique ? Ou une simple erreur… Le traducteur n’en avait aucune idée, il s’informerait à l’occasion. C’est surtout son ignorance qui le poussa à ne rien répondre mis à part un hochement de tête qui signifiait : « je comprends ta position » tout en voulant dire : « mais je ne la partage pas car je n’y étais pas ».

    Au chapitre des bonnes nouvelles, Doug reçu la confirmation que son camarade n’irait pas dans l’autre camp. C’était un soulagement car lui voulait vraiment être un X-man en dépit du fait qu’il doutait de son utilité, et se retrouver contre une ancienne connaissance ne lui ferait pas franchement plaisir, même s’il savait que ce genre de chose était déjà arrivé. Après tout, c’était connu de tous que Magnéto et feu Professeur Xavier avaient été amis avant d’être ennemis. Doug exprima son soulagement de la manière suivante :


    - Tant mieux, ça ne m’aurait pas vraiment enchanté de découvrir tes « plans diaboliques ».

    Le tout avec un large sourire.
    Calisto annonça ensuite qu’il allait prendre une douche et qu’il comptait sortir ce soir. Bonne nouvelle, il ne partait pas encore. Nouvelle impromptue : il invita Douglas également. Ce dernier n’avait jamais fait le mur pour sortir de l’institut, mais ce n’était pas cet aspect qui le dérangeait le plus dans cette invitation ni qui le rendait un peu mal à l’aise. Une telle sortie impliquerait d’être seul avec un autre garçon, ce qui était le cas actuellement d’une certaine manière, mais à l’institut, ce n’était pas pareil, on est jamais vraiment seuls… D’un autre côté, ce serait une occasion en or pour convaincre son camarade de rester encore. Mais pourquoi voulait-il autant qu’il reste d’ailleurs ? Cette question devra attendre car il lui fallait d’abord répondre à la demande de l’adolescent volant.


    - Heu… non je ne suis pas encore majeur, bientôt… Mais je m’arrangerai, ne t’inquiète pas. Ton idée me va, je… On se retrouve où ?

    Le sort en est jeté. Doug passait en revue les stratégies possibles pour faire le mur, mais ça n’avait rien de très compliqué, sûrement. Le plus simple aurait été de demander à Kitty de le faire phaser à travers le mur d’enceinte, mais la mutante était assez occupée en ce moment et surtout, il se voyait mal lui demander ce genre de service sans lui proposer de venir avec lui. Et pour une raison inconnue, il n’avait pas vraiment envie que quelqu’un d’autre ne vienne, ce sentiment l’agaçait légèrement. Pour son escapade, il devra sûrement improviser… Ou faire des recherches. Plein d’élèves s’adonnaient régulièrement à des sorties pendant le couvre-feu, il lui suffirait de tomber « par hasard » sur leurs conversations pour trouver des indices sur leurs méthodes. C’est dans ce genre de situation qu’il était plus que ravi d’avoir ses pouvoirs mutants en fait, bon, c’était carrément indiscret et moralement pas correct, mais il se contentera de ne pas vraiment lire ce qui ne concerne pas ses desseins. Cela devrait suffir à apaiser un potentiel sentiment de culpabilité…

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Calisto Del Alba
Mutant de niveau 1

Nombre de messages : 213
Date d'inscription : 04/08/2010
Localisation : Sur un radeau sans océan, sur une planète sans Univers.
Clan : Xmen
Age du personnage : 20 Ans
Pouvoirs : Voler (avec deux grandes ailes dans le dos) / Projection de plumes tranchantes comme des couteaux.
Profession : -Étudiant
Points de rp : 221

MessageSujet: Re: Tout change, même les rêves [PV Douglas]   Lun 31 Jan - 20:53

-Surtout que je suis super doué en stratégies...

Heureusement qu'il n'était pas comme ce héros de dessin animé appelé Pinnochio car son nez aurait tellement grandi qu'il aurait formé non pas une branche mais un arbre tout entier... Calisto était la maladresse incarnée et un boulet assuré! Il l'avait bien montré pendant la simulation ou même l'affaire du zoo bien que tout ne soit pas de sa faute. Cependant l'angelot en avait conscience car sa phrase avait été dite en riant, il se moquait de lui-même plus qu'autre chose à vrai dire. Au fond de son coeur existait encore la boule de tristesse mais le jeune homme était si sociable que rencontrer enfin une personne d'aimable ne pouvait que le dérider un peu. Joyeux sbire et gai luron le jeune homme hocha la tête lorsque le traducteur promit de trouver un moyen pour sortir... Cela signifiait qu'il voulait vraiment venir avec lui alors et n'avait pas fait tout ça par pitié. Parler était une chose, il ne prenait aucun risque mais là si et malgré le fait qu'il s'en veuille un peu pour cela, le mutant ailé était ravi également que Douglas vienne. Il était comme ça Calisto... Entier dans ses colères comme dans ses chagrins ou ses joies. Le jeune homme se tourna vers son camarade, hésitant à lui donner des conseils pour trouver une sortie avant de se rétracter. Voyons voir de quoi son camarade était capable. Au fond le mutant ailé le savait assez malin pour réussir, sans cela il n'aurait pas prit le risque mais puisque Douglas avait sa confiance de ce côté là Calisto avait envie de voir ce dernier se démener un peu et voir comment le fils choyé se débrouillerait sur son terrain à lui le gosse des rues, l'enfant habitué aux fraudes de tout genre.

-Dans la zone industrielle, sur le chantier B-788, en haut de l'immeuble. 19H00, ne soit pas en retard surtout...

Le jeune homme savait ce qu'il faisait, cette zone industrio portuaire n'avait rien de fantastique à la base mais Calisto ayant visité tous les toits du coin savait ce qu'il faisait, aussi sans plus de cérémonie, il sauta par la fenêtre-de quoi faire faire une crise cardiaque à ceux qui n'étaient pas habitués.- et déploya ses grandes ailes blanches pour disparaître bientôt de la vue de son camarade. Douglas comprendrait vite pourquoi il ne fallait pas être en retard... Quant à lui, pour honorer ce rendez-vous, il avait trop fort à faire pour discuter plus longtemps, et c'est à tire-d'aile que le mutant passa les barrières de l'école puis descendit en s'apercevant de son oubli... Quelle tête de linotte! Pour s'éviter la honte il perdit un temps précieux à attendre que Douglas ne soit plus dans sa chambre pour y retourner et prendre son long manteau pour aller en ville sans que sa mutation ne soit visible. Voilà le boulet avait encore frappé, voulant offrir à son camarade une sortie "classe" et lui en mettre plein la vue-il le faisait sans aucune intention cachée ni calcul, juste comme ça pour s'amuser et amuser la galerie... et tâcher de ne pas paraître trop débile aussi dans un sens.-, il s'était encore bien trompé... Bon pas grave, Douglas ne le saurait jamais, pas vrai?!

[HJ: suite >>Clique ici<< si tu veux bien... Si quelque chose ne va pas, n'hésite pas à me le dire]
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Tout change, même les rêves [PV Douglas]

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