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 Tout le monde a besoin d'un psy non ? [Pv Phen']

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Alice Drake
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MessageSujet: Tout le monde a besoin d'un psy non ? [Pv Phen']   Mer 29 Déc - 10:03

    Cela devait faire plus de cinq jours qu’Alice avait été libérée de cette prise d’otage incongrue. Elle en avait gardé certains traumatismes douloureux – beaucoup de gens avaient perdu la vie, notamment cette mutante que les Damnés comptaient récupérer en échange du lieutenant – ils avaient fini par coffrer Creed, ce qui était inévitable malgré sa bonne volonté. Et puis quoi ? Il avait fallu qu’elle choppe ce foutu syndrome de Stockholm. Cette affaire avait faite trembler les Etats-Unis d’Amérique et les journaux télévisés n’avaient pas hésité à en rajouter une couche sur le danger de ces « mutants terroristes ». Mais Alice pensait tout autre. Tout ce qu’elle avait vécu durant sa détention lui avait embrouillé l’esprit à tel point qu’elle ait besoin d’être suivie par sa psychiatre, Deirdre Philipps. Elle ne croyait plus à cette justice bafouée, et les fédéraux suscitaient en elle des émotions de violence extrêmes.

    Assise sur le canapé de la salle d’attente du Dr. Philipps, Alice observait vaguement les posters d’informations qui étaient accrochés au mur. Bien qu’elle ne veuille pas avouer que le trouble dans sa tête était omniprésent, les rendez-vous avec Deirdre lui étaient tout de même bénéfique. Elle, avoir besoin d’un psy ? Cela venait à l’encontre de sa fierté, néanmoins, si elle ne voulait pas plonger dans un mal-être constant, il fallait passer par là.
    La jeune femme avait gardé quelques ecchymoses depuis sa prise d’otage et malgré le fait qu’elle les dissimule, certaines étaient parfaitement visibles. Elle réfléchissait de plus en plus à réseau d’aide aux mutants – ce dont lui avait parlé Creed. Un pied dans la police, elle aurait sûrement accès à des informations qui pourraient les aider, et peut-être pourra-t-elle éviter quelques inculpations injustifiées de quelques mutants appréhendés ? Elle y pensait très sérieusement.

    Le bruit de la porte d’entrée l’extirpa de ses pensées. Elle jeta un bref regard au nouvel arrivant et s’immobilisa, surprise. Le jeune homme qui devait bien la dépasser de deux têtes n’était autre que Phenemore Bradshaw, accusé de coups et blessure sur la personne de Nicholas Malone, juge à la Cour Suprême. L’affaire devait dater de bien plus d’un an – elle avait enquêté sur l’affaire et aidé le Dr. Philipps à alléger sa peine en témoignant sur son état psychiatrique. Alice se rappelait très bien d’avoir eu la conviction que Bradshaw n’était pas d’un naturel violent. Bipolarité et inadaptation sociale lui avait-t-elle dit.

    Quoiqu’il en soit, Alice était éprise d’un sentiment curieux à le revoir aujourd’hui. Il avait donc fait son temps à l’hôpital psychiatrique et avait l’air plutôt en forme. Un sourire vint se figer sur ses lèvres tandis qu’elle se redressa de son siège.

    « Phenemore ? Phenemore Bradshaw ? » Demanda-t-elle en l’interrogeant du regard. C’était stupide. Elle était persuadée que c’était lui.

    D’un côté, il y avait la gêne qu’il la voit ici. Pas fréquent de voir un lieutenant de police chez le psy – et de l’autre, Alice voulait vraiment savoir comment se porter Phenemore depuis sa sortie de l’hôpital.

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Phenemore Bradshaw
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MessageSujet: Re: Tout le monde a besoin d'un psy non ? [Pv Phen']   Jeu 30 Déc - 0:04

    La liberté. C’est un peu comme marcher pieds nus sur le bitume et ne rien avoir à faire des regards choqués des gens, parce que dans leur monde ça ne se fait pas. Ou encore, porter des vêtements aux messages improbables en envoyant au diable tous ceux qui ne seraient pas partisans du message. Dans le monde de Phenemore Bradshaw, les jours où ses pieds nus frôlaient le bitume et que ses tee-shirts mettaient mal à l’aise les passants étaient nombreux, et coïncidaient souvent avec les modifications des doses de ses multiples traitements contre la bipolarité, les hallucinations, la paranoïa… bref, la liste était longue.

    Aujourd’hui, c’était « séance chez le psy ». Phenemore avait droit à deux séances hebdomadaires et ne devait aucunement les manquer s’il souhaitait éviter de passer par la case St. Christoph. Loin de rechigner à se rendre au cabinet du Dr. Philipps, Phenemore y mettait une bonne volonté incroyable et prenait toujours soin de toujours être à l’heure… quitte à arriver sur place une demi-heure à l’avance. Il n’était sorti que depuis une petite semaine mais il avait déjà pu revoir son amie Hella, et avait ainsi vu son désir de rester libre décuplé. Hors, pour rester libre, il fallait laisser Deirdre l’aider et prendre absolument tous les médicaments qu’elle lui prescrirait. Même les blancs. Phenemore détestait le blanc.

    C’est donc pour se rendre chez sa psychiatre que Phenemore s’était levé tôt et avait enfilé son plus beau teeshirt à message atypique. Après « les œufs mayo nous tueront tous » et « j’ai fait ce que j’ai pu », Phenemore étrennait « tuer des serpents, c’est mal » en version gris chiné avec des écritures noires et un serpent se baladant juste en-dessous du message. Et il espérait sincèrement que son tee-shirt dérangerait le plus d’abrutis possible entre sa chambre d’hôtel et le cabinet du Dr. Philipps…
    Le reste de ses vêtements fut heureusement plus normal, et Phenemore enfila une paire de Converses achetées d’occasion dans un Mont de Piété. Il avait trouvé vraiment jolies celles que portait Hella et avait longuement interrogé le vendeur pour s’assurer que ces chaussures pouvaient également être portées par des hommes. Ca avait d’ailleurs autant étonné l’homme que ça l’avait énervé, maintenant que Phen’ y repensait…

    En plus d’être le jour de sa séance chez le psy, aujourd’hui était un jour de marché. Phenemore fit un détour assez conséquent pour éviter la zone de son quartier qui risquait d’être bondée de monde, et enfouit les mains dans les poches de son jean tout en marchant les yeux levés vers le ciel. Il manqua de se faire renverser à au moins trois reprises et bouscula quelques passants circulant en sens inverse, mais ne loupa rien du vol d’un oiseau qu’il n’avait encore jamais vu survoler New York. Il sortait d’un asile, donc il avait sans doute un paquet de choses à rattraper.
    Reportant son regard à une hauteur normale, Phenemore se rua jusqu’à la vitrine de son magasin de vêtements préféré… actuellement fermé pour cause de travaux. Son regard brilla d’envie devant des tee-shirts flanqués de symboles ou de messages improbables comme ceux qu’il affectionnait tant, et son regard finit par bloquer sur un tee-shirt noir avec un croquis de Bono, chanteur de U2 et un « Jean » inscrit juste devant la le croquis. Semant la pagaille dans sa tignasse indisciplinée alors qu’il essayait de saisir le sens du message, Phenemore prononça à mi-voix ce qu’il voyait comme un rébus :

    Jean… Bono… Jambonneau ! C’est bien pensé…

    Juste à côté était suspendu un tee-shirt orange de la même collection avec simplement le dessin d’un jambonneau sur le devant, et la mention « 10% du prix de ce tee-shirt sera reversé au groupe U2 ». C’était un bon canular, et Phenemore pressentait qu’en dehors de lui, trop peu de personnes achèteraient un tel tee-shirt. Mais c’était quand même bien trouvé.

    Jetant un coup d’œil à sa montre, le jeune homme pressa l’allure pour rejoindre sa véritable destination et s’efforça de ne pas se laisser distraire par les nombreuses boutiques de bandes dessinées et librairies spécialisées qui se trouvaient comme par hasard sur sa route. Phen’ poussa la porte d’entrée très exactement 40 minutes avant le début de sa consultation et s’immobilisa silencieusement devant la porte close de la salle d’attente après avoir pris quelques secondes pour prendre de grandes inspirations et faire le vide dans sa tête : en poussant cette porte, il se trouverait en présence de personnes aussi dérangées que lui, ce qui signifiait qu’il avait au moins 85% de chances de péter un plomb dans la salle d’attente. Sa main se crispa sur la poignée à cette pensée, et Phenemore attrapa un tube d’anxiolytiques dans sa besace et avala deux comprimés quasi instantanément, comme s’il pressentait déjà qu’il ne serait pas à la hauteur. Deirdre l’encourageait pourtant à se faire confiance, mais le jeune homme refusait de faire dépendre la sécurité de ceux qui l’entouraient de sa seule volonté.

    Particulièrement mal à l’aise, Phenemore poussa la porte de la salle d’attente et essaya d’ignorer les regards qui se posèrent sur lui. Il les ignora d’ailleurs tellement bien qu’il n’aperçut même pas Alice Drake dans la salle d’attente et mit quelques secondes avant de réaliser que quelqu’un avait prononcé son nom. Réaction typique du paranoïaque de dernière catégorie : ne jamais le héler par surprise au risque de le voir rentrer la tête dans les épaules et jeter partout autour de lui des regards craintifs à la façon d’un jeune cerf piégé par une bande de chasseurs – ce que fit très précisément Phenemore dans la seconde qui suivit. Les regards des patients présents s’appesantirent davantage sur lui, accentuant cette impression d’avoir été piégé sournoisement, et son regard tomba finalement sur Alice. Si on lui avait dit qu’il la croiserait ici… !

    Malgré l’anxiété et la méfiance inspirée par les occupants de la salle d’attente, Phenemore trouva en lui suffisamment de self-control pour ne pas hurler de joie et se contenta d’esquissa un sourire immense à l’inspecteur. Contournant un gros type qui avait sans doute un problème avec la nourriture, Phenemore se planta devant Alice après avoir dégainé le carnet qui lui permettait de communiquer avec le monde extérieur et le stylo associé. Lorsqu’il eût terminé, il présenta le cahier à la jeune femme en affichant toujours ce sourire de gosse :

    « Alors ça y est vous aussi vous êtes folle ? »

    Quelques secondes passèrent, puis il ajouta autre chose :

    « Je le savais.
    Surmenage ? »


    La première phrase avait été barrée par crainte de froisser l’objet de ses pensées lorsqu’il se prenait à rêver à une vie normale et sans cachets. Pour l’heure, Phenemore était tout bonnement incapable de soutenir une conversation de manière normale avec qui que ce soit, alors il ne restait plus qu’à espérer qu’Alice ne se froisserait pas d’entrée de jeu…
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Alice Drake
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MessageSujet: Re: Tout le monde a besoin d'un psy non ? [Pv Phen']   Jeu 30 Déc - 10:33

    Lorsqu’Alice demanda de vive voix s’il était bien Phenemore Bradshaw, tous les individus présents dans la salle d’attente la regardèrent avant de détailler du regard le nouveau venu. Se rendant compte de la non discrétion de cet acte, Alice baissa les yeux un instant avant de s’approcher du concerné. Il n’avait pas l’air d’en mener très large face à tous ces gens, néanmoins lorsqu’il la remarqua, il lui adressa un large sourire qui la rassura. Ben oui, il ne manquait plus qu’il ne la reconnaisse pas et qu’elle se tape une honte magistrale !
    Phenemore sortit le carnet familier avec lequel il communiquait avec les gens et Alice ne put s’empêcher de sourire. Ce dernier éveillait sa curiosité pour bon nombre de choses et notamment par cette petite habitude qui pouvait sembler amusante. Les gens les observèrent d’un air curieux puis reportèrent leur attention sur leur occupation, ce qui détendit la situation. Phenemore griffonna quelque chose sur son carnet puis le montra à Alice.

    Alors ça y est vous aussi vous êtes folle ?

    A la lecture de cette phrase, Alice afficha un air faussement réprobateur.

    Je le savais
    Surmenage ?

    La jeune femme fronça les sourcils, une moue partagée fixée aux lèvres. Après quelques secondes, elle se décida à lui répondre.

    « Oui, on peut dire ça comme ça. » Lui glissa-t-elle en l’observant.

    C’était bien le seul qui n’avait pas l’air d’avoir vu son portrait aux journaux télévisés durant sa prise d’otage – c’était rassurant, d’une certaine manière. Elle pouvait prétendre que tout allait bien.
    Après quelques secondes, Alice fit signe à Phenemore de la suivre.

    « Mon rendez-vous est dans vingt minutes. Si vous voulez, on peut aller discuter dehors. » Lui chuchota-t-elle à voix basse pour ne pas agacer les patients.

    Une femme lui adressa un regard renfrogné et Alice se contenta d’hausser les sourcils en signe d’exaspération. Alice entreprit de pousser la porte et de mettre un pied dehors, profitant du temps enclin aux ballades. Il faisait doux et la jeune femme inspira une bouffée d’air avant de glisser les mains dans les poches de son jean avec nonchalance.

    « Tout le monde a besoin de voir un psy dans ce monde de dingues… » Glissa-t-elle en se retournant vers Phenemore.

    Elle fronça les sourcils, peu sûre que cette manière d’exprimer son ressentiment ait été la bonne. Peur de l’avoir offensée, elle secoua brièvement la tête, sourire aux lèvres.

    « Je suis contente de vous revoir. Il m’arrivait justement de me demander comment vous alliez, après… Tout ça. » Hésita-t-elle.

    Alice l’observa silencieusement – d’ailleurs, cela pouvait être drôle de les voir tous les deux, elle du haut de son mètre soixante et l’homme qui en faisait bien vingt cinq de plus. Il avait l’air d’aller bien, ce qui était plutôt réjouissant en vue de tout ce qu’il avait traversé. La jeune femme se demandait d’ailleurs si sa vie à l’extérieur se déroulait bien – en vue de sa précédente inadaptation sociale.

    « Depuis quand êtes-vous sorti ? » Lui demanda-t-elle, curieuse.

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Phenemore Bradshaw
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MessageSujet: Re: Tout le monde a besoin d'un psy non ? [Pv Phen']   Ven 7 Jan - 21:26

    Phenemore avait pas mal entamé ses réserves de calme en étant simplement entré dans la salle d’attente et en ayant été observé par tous les curieux installés là depuis un petit moment déjà. Et il n’avait suffit que de la présence d’Alice Drake pour accentuer son état de stress déjà bien avancé, parce que même si Phen’ se moquait de la Terre entière, il lui était assez difficile de rester détendu – ou quelque chose s’en approchant – face à elle…

    Le sourire de la jeune femme s’était légèrement modifié pour laisser place à une moue difficile à déchiffrer, et elle ne confirma qu’à demi-mots qu’elle était devenue folle à cause du surmenage. Phenemore laissa tomber ses bras le long de son corps, ne sachant pas trop comment mener une conversation avec une personne qui n’était pas blindée de calmants ou entravée sur un lit, et le fait de passer par un carnet pour s’exprimer ne l’avantageait pas davantage qu’une personne qui s’exprimait normalement et avec des mots.

    Alice avait finalement proposé de poursuivre la conversation dehors, et il n’avait guère fallu plus de quelques secondes pour que Phenemore approuve sa proposition d’un vigoureux hochement de tête, alors que son regard restait rivé à une gamine de 8 ans qui lui tirait la langue et lui faisait de vilaines grimaces depuis au moins 2 bonnes minutes. Quitter cette atmosphère hostile était sans doute la meilleure chose qu’Alice puisse lui proposer – elle ne devait pas être du genre à bécoter des inconnus complètement fous, malheureusement pour Phen’ – et le jeune homme avait ouvert la porte et s’était rué au-dehors en s’assurant que la jeune femme était bien derrière lui.

    Au-dehors, il faisait beau et le vent agita légèrement la tignasse de Phenemore lorsque ce dernier refit face à son interlocutrice. Les mains dans les poches et le regard posé sur le jeune homme, Alice venait de déclarer que tout le monde avait besoin d’un psy justement parce que le monde était rempli de dingues. Ses sourcils se froncèrent en même temps que ceux de Phen’, qui n’était pas vraiment sûr de comprendre où elle voulait en venir, mais il accrocha un sourire un peu crispé à ses lèvres, encore indécis vis-à-vis de l’attitude qu’il convenait d’adopter après une telle déclaration. Alice avoua ensuite être contente de le revoir et avoir parfois pensé à lui, et le jeune homme resta un instant bouche bée, sa main tremblante traçant quelques mots sur son carnet :

    « J’ai pensé à vous aussi. »

    Songeant qu’il en avait peut-être trop dit, il ajouta :

    « C’est pas simple d’envoyer un fou dans un asile. Et c’est pas simple d’y rester. »

    Alice l’observait toujours silencieusement, et Phenemore sentit le rouge lui monter légèrement aux joues. Il n’était pas habitué à être observé ainsi, parce que même à St Christoph les soigneurs évitaient le plus possible d’ouvrir la porte de sa cellule pour justement éviter d’avoir à le supporter lui et ses crises de démence. Les regards des gens dans la rue, dans la salle d’attente… puis le regard d’Alice… Le mutant glissa une main un peu trop tremblante dans sa besace et en tira un tube orange de comprimés qu’il avala sans aucune émotion, comme si c’était complètement normal. Son regard clair se posa de nouveau sur la jeune femme, et il lui présenta de nouveau son carnet :

    « Une semaine. Sans doute la meilleure semaine de toute ma vie depuis bien longtemps… »

    Il avait retrouvé sa liberté, son amie Hella, et son matériel de dessin. Que demander de plus ? Phenemore esquissa un sourire, tâchant de maîtriser les tremblements de sa main gauche :

    « Depuis quand êtes-vous surmenée ? »

    C’était très certainement une question déplacée, ou une manière subtile de lui demander depuis combien de temps elle ressentait le besoin de voir un psychiatre. Si elle devait finir à St Christoph, peut-être que Phenemore pouvait s'arranger pour aterrir dans la même cellule qu'elle...
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Alice Drake
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MessageSujet: Re: Tout le monde a besoin d'un psy non ? [Pv Phen']   Mar 11 Jan - 18:08

    J’ai pensé à vous aussi.

    Lorsqu’il griffonna cette phrase, Alice ne put réprimer un sourire, bien qu’elle ne sache si c’était plutôt flatteur ou non.

    C’est pas simple d’envoyer un fou dans un asile. Et c’est pas simple d’y rester.

    Elle fit une moue dubitative, hochant doucement la tête en signe de compréhension. Elle ne pouvait nullement se mettre à la place de Phenemore, mais elle se contentait d’essayer de comprendre pourquoi un homme tel que lui, avait pu finir à l’hôpital psychiatrique. Il y avait eu violence, certes – et Alice était bien incapable de saisir comment cela avait pu arriver. Tandis qu’elle l’observait, silencieuse, elle crut déceler la gêne occasionnée par son propre regard insistant. Les joues empourprées du jeune homme la sortirent de son absence. Elle baissa légèrement les yeux et lorsque Phenemore prit des cachets qu’il avala d’un trait – elle ne montra aucun signe de malaise. Il écrivit de nouveau sur son cahier et lui montra.

    Une semaine. Sans doute la meilleure semaine de toute ma vie depuis bien longtemps…

    Alice laissa échapper un petite rire sincère entre ses lèvres, imaginant ce que cela pouvait être de sortir de quatre murs pour avoir enfin le droit de faire ce que l’on veut et quand on veut. N’était-ce pas son cas depuis sa libération ? C’était différent… Bien différent.
    Phenemore attira son attention en lui montrant une nouvelle remarque.

    Depuis quand êtes-vous surmenée ?

    La question lui fit froncer les sourcils. Simple désir de combler les blancs de leur discussion ou était-ce vraiment une curiosité vis-à-vis d’elle. Elle resta silencieuse durant quelques secondes, réfléchissant à la manière dont elle répondrait à cette question. « A force de côtoyer des psychopathes et criminels en tout genre, je finis par tourner chèvre ? » - à quoi bon monter un bobard, Phenemore apprendrait bien assez tôt l’affaire du kidnapping dans les jours qui suivront grâce aux journaux. La jeune femme reprit contenance et adressa un sourire à son interlocuteur, un brin moqueur.

    « Vous n’avez pas trop eu l’occasion de voir le journal télévisé depuis votre sortie n’est-ce pas ? » Lui glissa-t-elle, amusée. « Comment dire… J’ai eu une petite mésaventure dernièrement – et mes supérieurs estiment que je dois voir un psy. »

    Elle regarda un instant en l’air, considérant brièvement les yeux interrogateur de Phenemore avant de se mordre la lèvre inférieure en signe d’hésitation.

    « Ça n’a peu d’importance. Un petit kidnapping de rien du tout. Après tout, je suis en vie alors je ne vais pas me plaindre. » Lâcha-t-elle comme si elle avait parfaitement le contrôle de la situation.

    Ce qui n’était pas réellement le cas. Elle n’était plus certaine aujourd’hui du camp dans lequel elle était et nourissait une haine particulièrement véhémente pour les fédéraux depuis qu’elle avait appris leur méfaits vis-à-vis de Creed. Ça avait quelque chose de perturbant d’être la seule à parler de vive voix dans cette discussion. Elle enchaina immédiatement.

    « Dites… Aurais-je un jour la chance d’entendre le son de votre voix ? » Lui demanda-t-elle sur le ton de l’amusement.


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Phenemore Bradshaw
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MessageSujet: Re: Tout le monde a besoin d'un psy non ? [Pv Phen']   Dim 16 Jan - 13:20

    Phenemore s’empourpra légèrement lorsqu’il vit Alice sourire suite à l’aveu un peu maladroit qu’il camoufla en une phrase banale par un simple ajout. L’ajout griffonné sur le carnet la laissa en revanche perplexe et la jeune femme demeura silencieuse alors que Phenemore priait de toutes ses forces pour que les rougeurs de ses joues ne se remarquent pas trop. Sentant qu’il ne parviendrait pas à arranger les choses, Phenemore avait pris un cachet comme un enfant aurait pris un bonbon, tandis qu’il écrivait sa réponse à la question d’Alice concernant sa remise en liberté. La jeune femme laissa échapper un léger rire empreint d’une sincérité que Phenemore fut incapable d’ignorer, et il sourit à son tour d’une manière assez particulière mais non moins empreinte de timidité malgré tout.

    Le jeune homme finit par demander à Alice des précisions sur son surmenage, et le froncement de sourcils qu’elle eût tout de suite après lui donna envie de disparaître sous terre par crainte d’avoir « dit » quelque chose de mal. Un silence drôlement pesant s’installa, et Phenemore se dandina d’un pied sur l’autre sans savoir quoi faire ou ajouter de plus, son stylo prêt à glisser sur une page vierge sans trop qu’il sache quoi ajouter d’autre pour rattraper sa probable bourde.
    Le sourire d’Alice redevint visible, et elle finit par constater avec amusement qu’il n’avait pas du regarder le journal télévisé depuis sa sortie.

    « Le propriétaire de mon appartement à vendu mes meubles. »

    Ca expliquait pas mal de choses concernant la télé qu’il n’avait pas regardée depuis un petit moment déjà. Alice poursuivit en expliquant qu’elle avait connu quelques mésaventures qui expliquaient les séances avec le Dr. Phillips, observa un instant le ciel – Phenemore leva également les yeux sans comprendre avant de la fixer de nouveau – et finit par expliquer qu’elle avait été kidnappée, mais qu’elle ne se plaindrait pas parce qu’elle était en vie.

    « Refoulement. Le Dr. Philipps dit que c’est pas recommandé… »

    Phenemore ajouta autre chose sur son carnet et le présenta à Alice en lui adressant un petit sourire :

    « Pas beaucoup de livres à lire dans les bibliothèques des asiles. Il restait que le bouquin de psycho que personne ne voulait prendre. Vous comprendrez pourquoi… »

    C’était évidemment complètement impensable de voir un fou emprunter un livre de psychologie en ayant lui-même tellement de cases en moins que son internement devenait requis. Mais comme tout le personnel trouvait Phenemore complètement barré, cela ne choqua pas beaucoup de monde en réalité…

    « Kidnapping pour une raison particulière ? » - Ajoutant autre chose, il présenta de nouveau son carnet à Alice d’une main tremblante alors qu’il rougissait de nouveau. – « Un prétendant éconduit mécontent ? »

    Alice finit par lui demander si elle entendrait un jour le son de sa voix et Phenemore lui fournit assez rapidement sa réponse :

    « Pas possible. Désolé. »

    Un sourire un peu hésitant avait étiré ses lèvres pour accompagner sa réponse. Ce n’était pas un manque de volonté, mais il ne pouvait pas briser son vœu de silence n’importe comment…
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Alice Drake
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MessageSujet: Re: Tout le monde a besoin d'un psy non ? [Pv Phen']   Ven 21 Jan - 21:33

    « Le propriétaire de mon appartement à vendu mes meubles. »

    Alice fixa la phrase durant quelques secondes, avant de cligner des paupières. Elle adressa un regard partagé entre incertitude et amusement à son interlocuteur – ponctuant ce geste d’un « Vraiment ? » halluciné.
    Tandis qu’elle embrayait l’aveu au sujet de ses mésaventures, l’air embêté de Phenemore la saisit de gêne – comme si elle lui avait fait comprendre qu’il s’était engagé sur une pente dangereuse en lui posant la question sur la raison de sa venue chez le Dr. Philipps. Il griffonna une petite phrase et lorsqu’il lui montra, Alice manqua de rire.

    « Refoulement. Le Dr. Philipps dit que c’est pas recommandé… »

    Elle l’interrogea du regard tandis qu’il lui présentait de nouveau son cahier.

    « Pas beaucoup de livres à lire dans les bibliothèques des asiles. Il restait que le bouquin de psycho que personne ne voulait prendre. Vous comprendrez pourquoi… »

    Quelle ironie du sort ! Alice fronça les sourcils en signe de compassion, secouant la tête de plus belle. A vrai dire, à l’heure actuelle, elle avait du mal à imaginer que Phenemore ait pu passer autant de temps en hôpital psychiatrique. Car oui, il était gentil, paraissait serviable, un brin secret, mais pas le moins du monde fou.

    « J’ose imaginer. Il ne vous donnait pas beaucoup de possibilités pour vous évader, hein, de quelque manière que ce soit. » Lui glissa-t-elle.

    Phenemore se mit à écrire autre chose et lorsqu’il lui montra, Alice put remarquer que d’adorables rougeurs vivifiaient de nouveau ses joues. Elle esquissa un sourire, mettant quelques secondes pour lire ce qui le mettait tant mal à l’aise.

    « Kidnapping pour une raison particulière ? Un prétendant éconduit mécontent ? »

    Elle rit de bon cœur, trouvant l’idée amusante – bien qu’au final, son kidnappeur ayant aussi été son amant, cela revenait au même. Alice observa durant quelques secondes Phenemore, se surprenant à se demander ce qu’il pensait des mutants. Elle ne l’imaginait pas extrémiste – et peut-être serait-elle fixée dans quelques minutes ?

    « Oh non… Si seulement. Disons plutôt qu’un groupuscule de mutants a eu l’idée de se servir de moi comme monnaie d’échange. » Murmura-t-elle.

    Elle ne savait pas quoi dire ou non sur cette affaire. Et pourquoi allait-elle embêter ce pauvre Phenemore avec ça ? D’ailleurs, lorsqu’elle lui demanda si elle pourrait avoir l’occasion d’entendre sa voix un de ces quatre, ce dernier fut assez clair à ce sujet.

    « Pas possible. Désolé. »

    Alice haussa les épaules, un peu déçue de la réponse.

    « Vous devez avoir une sacré collection de stylos billes. » Le taquina-t-elle. « Je suis désolée, si je vous mets mal à l’aise avec mes questions. »

    Alice baissa les yeux un instant, consciente de sa curiosité mal placée. Elle attarda son regard vers les alentours et s’adossa contre le mur, pensive.

    « Je crois que j’ai perdu quelques notions de savoir vivre ces derniers temps. » Ajouta-t-elle.


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Phenemore Bradshaw
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MessageSujet: Re: Tout le monde a besoin d'un psy non ? [Pv Phen']   Dim 6 Fév - 15:44

    Alice sembla avoir du mal à croire ce que Phenemore avait écrit au sujet de son appartement, et plus précisément de ses anciens meubles qui avaient fini par être vendus. Longuement, elle avait fixé le carnet, avant de cligner des yeux et de lui demander si c’était vrai. Phenemore avait acquiescé, ne voyant pas vraiment l’intérêt de mentir au sujet du destin de ses vieux meubles. Qu’est-ce que cela lui aurait apporté de toute manière ? Alice ne lui aurait sans doute pas proposé d’emménager avec elle, donc un mensonge à ce propos n’aurait strictement servi à rien… Ah si, peut-être à l’appitoyer, mais apparemment cela avait davantage produit un effet partagé entre l’incrédulité et l’amusement.

    Alice avait ensuite parlé de son enlèvement comme s’il s’était agi d’une mésaventure à la caisse d’un supermarché, où sa carte bancaire aurait refusé de passer. Phenemore lui fit partager ses maigres connaissances en psychiatrie, et Alice se retint de rire une première fois, avant de froncer les sourcils tout en secouant la tête une fois que le jeune homme lui adressa quelques précisions expliquant ses connaissances dans un domaine où les fous ne devaient techniquement pas connaître grand-chose.
    Alice essaya de plaisanter en laissant entendre que les gardiens n’avaient pas du lui laisser beaucoup de possibilités pour s’évader, et Phenemore la fixa pendant de longues secondes avec un regard dénué de toute expression planté dans un visage pourtant rieur. Ca avait tendance à faire flipper ses gardiens, ses soigneurs et la plupart des personnes qui avaient eu l’occasion de voir ce phénomène assez impressionnant. Pour toute personne un tant soit peu normale, la désapprobation se manifestait sur l’ensemble du visage, mais dans le cas de Phenemore, son regard pouvait véhiculer quelque chose de complètement opposé à ce que son visage pouvait refléter.

    « Le but était d’éviter de laisser des malades mentaux perturber le reste du monde. Faut les comprendre. »

    Il s’agissait de sa bien-aimée Alice, mais cette réplique n’en restait pas moins grinçante, parce que même s'il était fou, Phenemore ne pouvait pas éprouver de compassion pour ses bourreaux sans être en plein bad trip à cause d'une overdose de médicaments. Il y avait des limites à sa folie, au final...
    Le jeune homme essaya ensuite de savoir si Alice avait été kidnappée par un ancien petit-ami, ses joues rouges trahissant sans doute partiellement la valeur que pouvait avoir cette information pour lui. L’inspecteur l’observa pendant un moment en silence et finit par lui fournir une réponse sans aucune valeur pour prouver qu’elle était célibataire en ce moment. C’était définitivement loupé ! Cela dit, la réponse apportée avait quelque chose de surprenant : Phenemore griffonna sur son carnet avant de le présenter à la jeune femme.

    « Comme monnaie d’échange ? » - Phenemore ajouta autre chose. – « Vous leur aviez fait quelque chose à ces mutants ou ils ont pris la première personne qui passait ? »

    Il ne savait pas quoi en penser, et une certaine inquiétude pouvait se lire sur son visage. Dans la foulée, Phenemore refusa de laisser résonner sa voix en présence d’Alice, et la jeune femme haussa les épaules avec déception. Elle finit par plaisanter sur la quantité de stylos billes qu’il pouvait posséder et s’excusa également pour ses questions qui le mettaient très clairement mal à l’aise. Un sourire étira les lèvres du jeune homme alors qu’il lui laissait de nouveau lire sa réponse sur le petit carnet :

    « Ya pas beaucoup de gens qui plaisantent chez les fous. Enfin pas aussi normalement. »

    Il fit volontairement l’impasse sur le fait que ses questions le mettaient mal à l’aise, mais les rougeurs sur ses joues persistaient. La jeune femme jeta un œil aux alentours et s’adossa finalement contre le mur, affichant un air pensif que Phenemore trouva tout à fait séduisant. Alice expliqua qu’elle avait perdu pas mal de notions de savoir-vivre ces derniers temps, et le jeune homme lui présenta son carnet :

    « Comme ça on est deux. »

    On ne pouvait pas dire que son degré de sociabilité avait évolué positivement au cours de son enfermement, même si son absence de dégradation complète ne pouvait être du qu’à la présence de Hella pour lui tenir compagnie.
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Alice Drake
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MessageSujet: Re: Tout le monde a besoin d'un psy non ? [Pv Phen']   Sam 12 Mar - 14:39

    Alice ne savait pas vraiment ce que pouvait réellement penser Phenemore durant leur discussion. Ça avait quelque chose de perturbant de ne pas entendre la voix de quelqu’un – on pouvait y discerner beaucoup de signaux. Mais là, Alice était plantée face à un mur de silence, mais qui ne manquait pas non plus d’expressivité. Il était juste dur à déchiffrer. Elle se rendait bien compte que ses petits traits d’humour étaient totalement déplacés, et du coup elle ne pouvait s’empêcher de fixer Phenemore avec une légère appréhension.

    « Le but était d’éviter de laisser des malades mentaux perturber le reste du monde. Faut les comprendre. » Ecrivit Phenemore au sujet de la précédente remarque d’Alice.

    Elle le fixa de manière circonspecte. Le jeune homme avait toujours eu l’air de bien accepter cette situation et l’hôpital psychiatrique, ce qui était habituellement rare chez les gens qui se retrouvaient enfermés. Ils se considéraient toujours comme des victimes, et par la même occasion – maintenez le fait qu’ils n’étaient pas fous. Mais avec Phenemore, c’était différent.

    Lorsque le jeune homme s’intéressa au pourquoi Alice avait été kidnappée, elle tenta de glisser la raison avec une certaine nonchalance – comme si ça ne l’avait guère marqué. Oublier toute cette histoire n’était pas une tâche facile pour l’officier de police. A vrai dire, aller chez la psy toutes les semaines pour en parler n’arrangeait rien à ça. Mais peut-être allait-elle finalement réussir à se convaincre que tout ça n’était que la faute d’un foutu syndrome, et qu’elle devrait être ravie d’être sortie en vie de ce guêpier.

    « Comme monnaie d’échange ? Vous leur aviez fait quelque chose à ces mutants ou ils ont pris la première personne qui passait ? » M’interrogea Phenemore à l’écrit.

    Alice pouvait lire une certaine inquiétude dans le regard de son interlocuteur, et elle ne sut pas vraiment comment réagir. Un petit sourire en coin étira ses lèvres, tandis qu’elle secouait légèrement la tête par amusement. Elle ne répondit rien pour le moment, et Phenemore enchaina directement sur sa petite blague au sujet des stylos billes.

    « Ya pas beaucoup de gens qui plaisantent chez les fous. Enfin pas aussi normalement. »

    Lorsqu’Alice s’adossa contre le mur, s’excusant par la même occasion de ses franches et stupides questions, Phenemore osa une petite remarque écrite pour la rassurer. Un petit sourire dissipa son air préoccupé et elle plongea ses yeux dans ceux de son interlocuteur pour daigner répondre à sa question au sujet du kidnapping.

    « Sinon… Ces mutants sont recherchés pour bon nombre de crimes, alors je n’étais pas la première personne qui passait. J’étais à leur trousse. Ils m’ont choisi moi plutôt que les autres de mon équipe. J’imagine que c’est parce que j’ai un grade, même si ça ne représente pas grand-chose aux yeux des Fédéraux. » Glissa-t-elle, pensive.

    Un éclair de lucidité passa brièvement dans ses prunelles. Ce n’était pas une bonne chose qu’elle prenne Phenemore pour son psy ! Vraiment pas. Elle s’empressa de changer de sujet, histoire d’éviter d’en dire plus – même si, il faut avouer qu’elle en avait déjà dit beaucoup.

    « ça ne doit pas être évident de reprendre sa vie là où on l’a laissé après tout ce temps. » Lui glissa-t-elle. « Je dois avouer que ça m’amuse que vous et moi ayons la même psychiatre. »

    Elle lâcha ça sur un ton léger. Il était bon de plaisanter.

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Phenemore Bradshaw
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MessageSujet: Re: Tout le monde a besoin d'un psy non ? [Pv Phen']   Dim 1 Mai - 11:11

    Alice semblait avoir quelques difficultés avec l’humour complètement décalé de Phenemore, et à défaut de trouver cela pénible, le jeune homme s’en amusait. Plaisanter sur les conditions de boulot des infirmiers et trouver normal qu’ils fassent des misères aux malades mentaux qu’ils étaient sensés soigner juste parce que ça permettait de laisser les personnes normales vivre en paix, c’était théoriquement normal pour lui. En fait, ce n’était pas une simple manifestation d’humour noir ou d’ironie, quelque part Phen’ était plus ou moins convaincu que les infirmiers pouvaient librement maltraiter les malades parce qu’ils étaient ceux qui les empêchaient d’envahir le monde et d’ennuyer les gens normaux, et également parce qu’on leur avait confié ce pouvoir. Cela n’impliquait pas qu’il approuvait, mais il était juste conscient de cet état de fait. Alice le fixait avec perplexité mais ne releva pas.

    La conversation s’orienta ensuite vers son kidnapping – ce qui étonna Phen’ à défaut de l’amuser – mais le jeune homme n’obtint guère plus qu’un sourire en coin en guise de réponse à ses questions. Elle n’avait ou pas conscience du traumatisme qu’avait généré cette expérience, ou énormément d’humour. Dans tous les cas, Phenemore restait avec ses questions.

    La jeune femme s’était ensuite adossée contre le mur et ses yeux plongèrent dans ceux du jeune homme. Quelques rougeurs apparurent timidement sur les joues de Phenemore, alors qu’Alice reprenait la parole pour apporter les réponses aux questions posées précédemment : les mutants qui l’avaient enlevée étaient recherchés pour un tas de crimes, elle les avait poursuivis, et ils l’avaient attrapée. Elle laissa entendre qu’elle avait été prise à la place d’un membre de son équipe parce qu’elle avait un grade, et donc techniquement une valeur plus grande qu’un simple flic ou un stagiaire qui se tape la circulation et les pv.

    Phenemore eût une moue pensive, considérant les détails que la jeune femme venait de dévoiler, et griffonna de nouveau sur son carnet :

    « Et vos hommes sont venus vous chercher ? Vous vous êtes échappée toute seule ? J’espère qu’ils ne vous ont pas trop maltraitée… »

    Phenemore affichait à présent un air inquiet qui produisait un drôle d’effet à cause de ses joues encore un peu plus rougies par la gêne. Il était déjà très attardé au niveau des relations humaines, alors lorsqu’il s’agissait de se comporter normalement avec une femme pour laquelle il en pinçait, c’était juste une catastrophe ambulante…

    Le sujet de la conversation changea brusquement pour en revenir à Phenemore, évoquant ses probables difficultés de réadaptation. Elle n’était pas loin du compte au final, un peu comme si elle avait déjà connu un dépaysement de ce genre, avec ses contrastes forts en positif comme en négatif… Le jeune homme prit quelques minutes pour réfléchir, fixant les oiseaux qui tournoyaient haut dans le ciel et qui ne paraissaient être que de minuscules petits points vu la hauteur à laquelle ils devaient se trouver. Lorsqu’il posa de nouveau son regard sur Alice, il lu adressa également de nouveau une remarque par carnet interposé :

    « C’est comme le vélo. Faut le temps, mais ça ne s’oublie pas… »

    C’était une étrange note d’optimisme émanant du jeune homme, ce qui ne lui ressemblait pas vraiment ; c’était comme si les séances de psychiatrie hebdomadaires produisaient finalement leurs fruits. Alice s’avoua amusée de voir qu’ils avaient la même psy, et Phen’ esquissa un sourire amusé avant de griffonner autre chose :

    « Méfiez vous, on pourrait finir dans la même cellule… »

    Son sourire énorme contribuait à ne pas faire passer cette phrase pour une menace, même si à y réfléchir, cela aurait très bien pu en être une. Il n’était pas courant que l’on plaisante sur ce type de sujets, alors il pouvait être facile de prendre la mouche sur la base d’un malentendu…
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