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 Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]

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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Ven 17 Sep - 19:18

Trois ans passés dans ce magnifique institut, au sein de cette prison dorée réconfortante sur laquelle s'était appuyé Calisto. Mais le jeune homme le savait, continuer ainsi était impossible! Le garçon avait besoin d'espace, de découvrir ce monde qui lui souriait enfin...Dangereux mais ô combien attrayant! Par bribes, le passé remontait dans son esprit, pourtant l'espagnol chassa ces idées d'un geste de la main,il n'était plus à Palma, les ruelles sombres étaient certes les mêmes,la misère semblable mais celle-ci ne le concernait plus. Calisto n'était pas riche, non, loin de là! Mais au moins, le mutant était inconnu du milieu des magouilles en tout genre ici. Même si sur son île natale il n'avait jamais été trop loin dans le trafic, touchant juste à des pièces d'ordinateur volées ou abîmées -sans se risquer sur le marché de la drogue ou de l'alcool- restant à peu près correct dans son éthique-ne mettant la vie de personne sinon la sienne en danger.- ce"métier" était du genre à vous coller à la peau! Même les pièces détachées d'ordinateur ou d'électro ménager avait leur mafia. C'est pourquoi il s'était caché pendant trois ans à l'institut Charles Xavier. Enfin... En partie. Mais maintenant l'Espagnol s'était fait une raison, personne ne viendrait le chercher ici! Quant à Roberto, ce frère jumeau qui ne lui ressemblait pas le moins du monde-même physiquement!- il était persuadé que ce dernier était devenu si soul et s'empêtrait tellement dans les affaires en tout genre, pour le moins louches qu'il était soit mort, soit trop occupé pour rechercher son foutu mutant de frère. Avec un peu de débrouillardise il était devenu le chef d'un gang ou quelque chose dans le genre mais dans ce cas; il avait bien d'autres souffres-douleurs à portée de main pour s'amuser! Triste à dire mais Calisto préférait ça plutôt que de l'avoir sur son dos. Quoique ce qu'il espérait réellement était encore plus tragique mais compréhensible... Mieux valait pour lui, comme pour le monde entier que Roberto soit mort. Bref, inutile de jouer les lâches pour ça; en ce qui concernait son passé, c'était réglé!

L'autre raison expliquant son isolement du reste du monde était évidente lorsque l'on brossait son portrait. Sur son visage, rien ne laissait présager un besoin de se cacher: il était jeune, et avouons-le, particulièrement beau... Quelques défauts comme tout à chacun certes se promenaient sur des joues un peu trop creuses à cause d'un poids inférieur à la moyenne, mais il avait de magnifiques yeux de saphir, des cheveux blonds pur retombant en boucle autour d'un visage aux traits fins et délicats, quasiment féminins-ce qui était un horrible défaut selon lui bien sûr, lui qui rêvait de virilité.- il n'avait pas de complexe non plus quant à son poids trop bas, un peu sur sa silhouette presque androgyne certes... Comme tout à chacun Calisto se trouvait toujours des tares mais pas de quoi se cacher! Non physiquement ce qui le forçait à se terrer dans l'institut, c'était deux grandes ailes blanches jaillissant entre ses omoplates et s'étalant sur 5 mètres d'envergure. Elles étaient magnifiques certes,surprenantes aussi, et là était le problème: se balader avec dans la rue ne serait certainement pas bien vu!

Pour des raisons inconnues de lui, l'inducteur d'image ne semblait pas vouloir offrir un reflet de sa personne sans ses ailes: peut-être étaient-elles trop larges pour le champ de vision de l'engin? Ou alors simplement était-ce un petit dérèglement dû à un facteur mutant, voir une simple coïncidence, tout comme chez certaines personnes les montres s'arrêtaient une fois mises sur le poignet mais qu'importe, le résultat était le même avec ou sans la résolution de ce mystère. Alors il lui les fallait les cacher sous un grand manteau, ce qui était assez douloureux. Seulement, cette fois encore le jeune homme n'était pas décidé à se laisser impressionner par cet obstacle. Il les enserra dans une sorte de courroie qui les maintenait fortement contre son dos,avala deux ou trois cachets pour ne pas ressentir la douleur et passa une veste bien coupée assez longue bien sûr -car ses ailes arrivaient quasiment jusqu'à ses genoux.- il était si mince d'apparence qu'elles ne formaient qu'une bosse minime dans son dos, et les mouvements dut issu cachaient cette dernière. Un jean tout simple et une ceinture tombant sur ses hanches, assez "mode" sans être fashion non plus complétait le tableau qu'il offrait...

Nerveux après avoir obtenu son autorisation de sortie-il était majeur après tout.- Le jeune mutant monta au hasard dans un bus, ne connaissant point la ville. En tout début d'après-midi, alors que le zoo ouvrait tout juste, il se retrouva devant l'entrée; et c'est tout bêtement que le jeune homme pénétra à l'intérieur. Il s'arrêta devant plusieurs cages, puis commença à comprendre que sa joie ainsi que sa fébrilité s'en allaient au fur et à mesure. Voir ces bêtes enfermées serrait son cœur, puis lui faisait rater un battement, c'était selon mais quelque soit la sensation c'était très désagréable. Certaines créatures avaient de la chance d'être ici car le zoo sauvegardait leur espèce en voie de disparition mais même en songeant à cette optique, le jeune homme n'arrivait pas à se remettre de son choc. Pour lui, tout ce spectacle était simplement affreux!

* Un jour, nous serons à leur place... *

Songea le jeune mutant en se souvenant des journaux, informations et autres qu'il avait vu en ce qui les concernait. Ceux qui avaient des pouvoirs invisibles pourraient peut-être s'en sortir mais lui... Il soupira discrètement, regrettant ses dons pour la première fois depuis fort longtemps; depuis le jour où l'on distribuait le remède contre le gêne X... Avoir vu Warren Worthington exploser la vitre de la tour de verre et s'enfuir par la voie des cieux l'avait convaincu de garder ses ailes à lui... Mais là, franchement! Le jeune homme se sentait doublement triste: à cause des animaux manquant d'espace mais aussi pour sa situation et celle de ses pairs. Amère il contempla longtemps les cygnes, détaillant l'ossature de leurs ailes immaculées, oubliant petit à petit le monde et essayant d'absorber chaque détail du contour des blanches plumes de ses "homonymes"... Il était si concentré afin d'oublier ses sombres pensées que lorsqu'un bruit surgit de son côté de la barrière, si infime soit ce dernier, Calisto sursauta violemment, laissant choir son ticket de bus aux pieds d'une dame qu'il regarda avec béatitude, comme un élève intimidé devant son professeur ou un enfant prit en faute à rêver au lieu de faire ses devoirs. Ses yeux azurés ne quittaient pas le visage de la dame et sa bouche formait des mots sans réussir à les prononcer...

Que lui arrivait-il? Où était-il soudainement? Cette femme inconnue était-elle là pour le pousser dans le lac avec les cygnes pour faire de lui une bête de foire? Absurde! Mais le pauvre jeune homme sortait d'un cauchemar éveillé et il était difficile de se remettre. Lui plutôt à l'aise en public-tout du moins à l'institut.- se retrouvait totalement confus, perdu, et sans répartie aucune. Attendant que ça se passe sans même avoir aperçu que son ticket de bus était tombé.



Dernière édition par Calisto Del Alba le Dim 19 Sep - 20:16, édité 1 fois
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Robyn Caldlow
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Ven 17 Sep - 22:01

    Repos. Un mot que Robyn détestait par-dessus tout, et encore plus depuis que son chef de service s’était mis à le prononcer sans cesse depuis son dernier malaise. Que son médecin lui prescrive du repos était normal, mais son supérieur hiérarchique ? La malchance avait voulu que Robyn fasse un malaise en plein débriefing post-intervention dans un immeuble où le trafic de drogue allait bon train, et son séjour de quelques heures à l’hôpital n’avait laissé aucun mystère sur son état. Enceinte. Et de 3 mois, en plus ! La nouvelle avait fait l’effet d’une bombe dans l’esprit de la jeune femme, et l’identité du père avait été trouvée sans qu’aucune hésitation ne soit permise. Il s’agissait de Joshua, ce mutant avec lequel elle s’était liée de manière tellement profonde que sa mort avait laissé un vide impossible à combler. Son petit-ami était son ainé de trois ans et elle l’avait aimé plus que tout, même plus que son travail. Et pourtant, sa famille et ses collègues pouvaient témoigner de l’importance de son travail aux yeux de la jeune femme ! Quelques semaines de congé au curieux goût de suspension lui avaient laissé le temps de voir quelques médecins et de faire un peu le point. Apprendre que l’homme que l’on aimait avait été abattu par des policiers pouvait perturber sérieusement, et Robyn avait bien entendu du subir quelques séances chez le psy de son district pour déterminer s’il convenait ou non de lui laisser porter de nouveau une arme. Mais si l’évaluation s’était avérée positive, son supérieur avait jugé utile de lui laisser encore deux semaines pour souffler…

    Vêtue d’une jupe en jean lui arrivant au-dessus du genou sans non plus être scandaleusement courte, d’un top noir par-dessus lequel se superposait un gilet en coton fin de couleur beige assorti à ses nu-pieds à semelle plate, la jeune femme déambulait dans le zoo depuis déjà une petite heure. Robyn détestait ce type d’endroit au même titre que les cirques, parce que mettre des animaux sauvages dans des enclos était au moins aussi dénué de sens que d’apprendre à un ours à faire de la moto. Que faisait-elle dans ce zoo si cet endroit lui déplaisait ? En trois mots : sortie en famille. Robyn avait décidé de passer quelques jours chez sa sœur ainée pour s’occuper de sa nièce Emily, âgée de 7 ans. Son travail ne lui laissait que rarement le temps de faire des activités avec la petite fille, et sa suspension était la meilleure occasion de remédier à ce souci.

    Désireuse de photographier les pingouins avec l’appareil jetable que Robyn lui avait acheté – les salaires des flics n’étaient pas vraiment mirobolants – la petite fille avait échappé à plusieurs reprises à la surveillance de sa tante tant elle piaffait d’impatience. Robyn l’avait retrouvée tantôt devant l’enclos des lions, tantôt devant celui des singes, et lui avait expliqué qu’à son âge, il valait mieux éviter de se promener seule dans un zoo. Un « pourquoi tata ? » avait bien rapidement fusé et Robyn s’était interrogée sur la pertinence de lui parler du nombre d’adolescentes enlevées puis violées qu’elle retrouvait morte dans des caniveaux dans le cadre de ses enquêtes, mais les yeux brillants de curiosité et le sourire adorable de la petite fille l’incita à opter pour quelque chose de moins choc mais de probablement tout aussi impressionnant…

    Il y a vraiment des lions qui s’échappent de leurs enclos, tata ?!
    Oui ‘Mily. Ca n’arrive que rarement, mais quand ça arrive tous les visiteurs paniquent, et… Tu te souviens des soldes de Noël ?
    Un vilain monsieur m’avait marché sur le pied !
    Voilà. Et bien là c’est pareil : tout le monde essaie de se cacher pour échapper au lion, et les plus petits se font marcher dessus…
    Mais le lion il est vraiment méchant, tata ?
    Si tout le monde essaie de se cacher, j’imagine que oui ma chérie…
    Ah...

    La main d’Emily n’avait plus quitté celle de Robyn par la suite, comme si la petite fille voulait s’assurer qu’elle serait mise elle aussi à l’abri en même temps que sa tante si elle restait bien sagement près d’elle. Leur visite du zoo les avait menées du côté de la volière des perroquets, et Emily fit cliqueter son appareil jetable pour immortaliser le vol des oiseaux colorés et ainsi en faire profiter sa mère lorsqu’elle rentrerait chez elle. Vêtue d’une salopette noire et d’un sweat aux manches rayées de rose, d’orange, de vert, de bleu et de noir, la petite fille semblait rayonner de joie sous ses cheveux blonds comme les blés.

    Tata, tata, tu m’achètes une glace s’teuplaît ?!

    Robyn avait souri et avait bien vite repéré un stand où elle pourrait acheter un petit quelque chose à la petite fille. Emily avait couru jusqu’à la petite baraque en bois jouxtant l’enclos des gorilles, et s’était hissée sur la pointe des pieds pour apercevoir le vendeur. 2$ plus tard, elles avaient quitté le stand avec deux barbes à papa et une bouteille d’eau. Emily trottinait environ deux mètres devant Robyn, et la jeune femme commençait à ressentir la fatigue provoquée par sa grossesse. Portant une main à ses yeux, Robyn finit par s’arrêter et s’appuya contre une barrière, dévissant le bouchon de sa bouteille d’eau avant de chercher dans son sac les fortifiants que lui avait prescrit le médecin qui la suivait.

    Tata, ça va ?

    Emily était revenue sur ses pas et tirait à présent avec nervosité sur un pan du gilet de Robyn. L’inquiétude se lisait dans ses grands yeux verts, et les yeux vairons de la jeune femme se posèrent avec affection sur la petite fille :

    Juste un peu de fatigue, ne t’en fais pas… - Les comprimés furent avalés assez rapidement. – Tu veux aller voir quoi maintenant, ‘Mily ?
    Les cygnes, tata ! Les CYGNES !

    La petite fille semblait surexcitée à l’idée d’observer ces oiseaux teigneux, et Robyn esquissa un sourire amusé avant de ranger sa bouteille d’eau dans son immense sac à main noir. Emily devança Robyn de quelques mètres et s’approcha de la barrière jusqu’à se placer inconsciemment à quelques mètres de Callisto. Il avait l’air d’un visiteur comme un autre, et la petite fille n’avait donc eu aucune raison d’avoir peur de lui. L’arrivée de Robyn de ce côté du zoo fut légèrement moins discrète, parce que la seconde barbe à papa d’Emily lui échappa des mains lorsqu’elle essaya de ranger ses médicaments dans son sac. Les hommes ne possédant que deux mains, ouvrir la fermeture tout en écartant les pans du sac, en tenant la boîte de cachets et la barbe à papa relevait du pur exploit. Un léger soupir lui avait échappé lorsqu’en se baissant pour la ramasser elle avait constaté que la sucrerie avait adhéré à la poussière du chemin et était à présent immangeable. Avisant une grande poubelle à proximité de l’endroit où ‘Mily se trouvait, Robyn se dirigea vers elle et en souleva le grand couvercle métallique. Un bruit assez impressionnant résonna lorsqu’elle relâcha le couvercle sans avoir anticipé le boucan que cela pourrait occasionner, et quelques cygnes effrayés s’envolèrent. La jeune femme frotta ses mains et fit quelques pas pour rejoindre sa nièce avant de remarquer que le bruit avait particulièrement perturbé un adolescent presque aussi blond que la petite fille.

    Son regard avait quelque chose d’assez étrange, mais Robyn esquissa un sourire aimable avant de suivre du regard la longue chute d’un morceau de papier jusqu’à ses pieds sans qu’elle ne parvienne à l’identifier du premier coup. Les lèvres du jeune homme bougèrent et Robyn les fixa longuement en espérant comprendre ce qu’il essayait de dire.

    Désolée pour la poubelle. Je ne pensais pas qu’elle pourrait faire autant de bruit…

    Qu’est-ce qui avait bien pu le perturber à ce point en dehors de ça ? Etait-il cardiaque ou sensible au bruit ? Entre temps, Emily s’était désintéressée des oiseaux que sa tante avait fait fuir, et s’était approchée en silence. Repérant un morceau de papier coloré aux pieds de Robyn, elle se baissa pour le ramasser : ses doigts se saisirent d’un ticket de bus qu’elle tendit à son propriétaire une fois relevée.

    T’as perdu ton ticket, monsieur…

    Sourire attendrissant à l’appui, la petite fille avait complètement renversé sa tête en arrière pour pouvoir apercevoir le visage de Callisto qui était infiniment plus grand qu’elle. Elles étaient elles-mêmes venues par les transports en commun, et dans la mesure où elle était en âge de payer son titre de transport, Emily savait parfaitement à quoi un ticket de bus ou de métro ressemblait.
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Ven 17 Sep - 22:28

[HJ: c'est Calisto avec un l Trop chou ton n'rp! J'vais tenter d'être à la hauteur. ]

Le jeune homme finit par hocher la tête, suite aux excuses de la femme, sortant doucement de sa torpeur et cessant d'avoir l'air d'une biche effarouchée par la possible arrivée d'un chasseur. Fallait qu'il se calme là! Tout était bien camouflé, et ses plumes qui n'avaient rien à envier au cygne question nombre et blancheur n'étaient plus derrière son dos! Enfin si... mais bien cachées, donc no stress, Peace & Love. Difficile de se faire à l'idée que même sans faire face à l'individu en question il ne risquait rien. Reprenant ses esprits et quittant ses idées, il fallait l'avouer, un peu morbides le jeune homme acheva de sortir de son état un peu étrange en voyant une fillette qui le contemplait par dessous. Bien qu'assez petit pour un garçon, complétant ainsi le profil androgyne qui le caractérisait, il était immense pour une gamine de cet âge. Doucement, comme si le mutant avait peur de faire mal à la petite inconnue, il se saisit du ticket et lui sourit pour la remercier.

-Gracias amiguita. Merci petite amie... Tu me rends un fier service!

Fit-il dans son accent hispanique, ayant prononcé ces quelques mots dans sa langue par habitude, perdant parfois un peu son anglais mais se plaisant aussi à offrir quelques paroles aux consonances bien plus douces et vivantes que l'anglais.

-Et ce n'est rien pour la poubelle, au moins ça prouve que vous jetez vos papiers au bon endroit vous. Je m'excuse aussi, j'ai du avoir l'air un peu trop insistant à vous fixer ainsi mais... J'étais tellement plongé dans mes pensées! Enfin c'est ridicule.

Ajouta Calisto en regardant un papier trainer par terre avant de le ramasser pour aller le jeter à son tour, tressautant lorsque le couvercle en fer faillit retomber sur ses doigts. Même ce genre d'engin lui paraissait inconnu! Bon sang, il s'était vraiment ramolli en trois ans de temps! Lui le gosse de la rue débrouillard comme pas deux... Il fallait à tout prix remédier à cela, comme si son physique ne suffisait pas, on dirait une fillette! Se fustigeant intérieurement le jeune homme retourna auprès des deux personnes pouvant légitimement prétendre au sexe féminin; après tout la femme et sa fille-croyait-il!- avaient contribué à le sortir de sa léthargie et puis sortir pour connaitre le monde consistait sans doute à voir à quoi ressemblait la société n'est-il pas?

*Enfin elle ne serait pas aussi aimable en sachant pour moi... Et sa gamine adorable s'enfuirait en hurlant au monstre!... Non je dois arrêter de généraliser, ils ne sont pas tous comme ça! Je ne dois pas avoir de préjugés!*

Ce serait le comble pour quelqu'un victime de ce crime au moins aussi grave qu'un assassinat, car oui les préjugés pouvaient détruire quelqu'un, le tuer, même physiquement parlant car il arrivait que la personne épuisée préfère dire adieu à la vie elle-même plutôt que d'attendre une fin naturelle, sans cesse harcelée de la sorte! Mais bon au lieu de penser à cela, le garçon ailé ferait mieux de reprendre un peu de poil de la bête et de retrouver ses habitudes, à savoir être guilleret comme tout.

Comme n'importe quel joyeux luron se doit de le faire, le jeune homme savait faire quelques petits tours de magie, il s'approcha de la petite fille qui n'était pas du tout farouche puis ramassa discrètement une plume de cygne par terre qu'il avait remarquée, elle avait du voler jusqu'ici -quand les oiseaux effrayés par la dame s'étaient agités dans tous les sens.- et était toute propre, toute blanche. Il la montra puis ferma les doigts... La plume était assez petite pour tenir dans son poing serré, passant une main derrière l'oreille de la gamine, il en ressortit la plume et lui la tendit.

-Et voilà mademoiselle! Comment t'appelles-tu?

Souriant à celle qui pensait être la mère, le mutant lui parla d'un ton tout à fait aimable, cassant le cliché des jeunes qui se tournaient vers la délinquance. A vrai dire, même issu de la rue, le garçon ailé savait être poli; il n'avait pas quitté la colère l'habitant suite à sa vie si difficile mais ne la dirigeait jamais sur des innocents, préférant au contraire essayer d'évoluer pour avancer même si ses chances à la base n'étaient pas égales aux autres.

-Votre fille est charmante! Elle a l'air d'apprécier la balade dirait-on. J'avoue ne jamais avoir mis les pieds dans un zoo; mais je ne trouve pas cette rencontre avec l'animale si fantastique que cela... Sans doute le manque de liberté que l'on lit dans leurs yeux...

Lança-t-il d'un ton doux et très mature, se demandant pourquoi il abordait le sujet avec cette inconnue, laquelle allait certainement l'envoyer balader car elle aimait les zoos ou n'avait pas envie de parler avec un malotru! Pourtant Calisto tenta sa chance, c'était comme si son besoin de communiquer redevenait plus fort que tout, à l'image de sa discussion assez houleuse avec Mesmer qu'il n'avait pourtant pas abandonnée ou celle avec Vincent qui n'était pas du tout loquace pourtant.

-Mais du coup j'en deviens impoli, je m'appelle Calisto... Et vous êtes, si je puis me le permettre?

Termina le Mallorquin en se rappelant bien de ses cours de grammaire, ce qui expliquait son phrasé assez élevé, même pour un jeune de son âge. Dans sa langue à lui il n'avait pas une manière de parler aussi soutenue... Mais quand on apprend une autre langue en général, les manuels choisissent les mots les plus élaborés pour atteindre la "perfection"; ce qui n'empêchait pas Calisto d'avoir apprit pas mal de gros mots en anglais non plus... Mais pour l'heure c'était à une gentille dame - un peu jeune pour avoir une fille mais bon, peut-être faisait-elle moins âgée? Et que la gamine avait seulement 5 ou 6 ans, elle 30?- donc autant s'adapter. De plus jouer les gentleman's était un petit jeu innocent tout à fait amusant.

Ajouta le jeune mutant en s'inclinant légèrement, avec un salut nappé de grâce indolente qu'il aurait pourtant voulu viril. Il esquissa une révérence; l'offrant à la duchesse de la poubelle du zoo.
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Robyn Caldlow
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Sam 18 Sep - 9:10

    (J’aurais juré avoir vu 2 L mdr ! Je rectifierais ça par la suite ^^)

    L’inconnu finit par se détendre après quelques secondes et Robyn en fut soulagée. Un sourire un peu moins gêné revint sur son visage, et la jeune femme constata avec amusement que sa nièce n’avait rien manqué de la scène et avait trouvé le moyen de restituer à l’inconnu ce qu’il avait perdu. ‘Mily était vraiment adorable, le genre de petite fille modèle que Robyn aimerait bien élever elle-même par la suite. Elle ne savait pas si elle mettrait au monde une petite fille, mais dans le fond peu importait le sexe de son enfant tant qu’elle pouvait lui donner tout l’amour dont elle était capable.

    Calisto finit par récupérer le ticket tendu par la petite fille, et lorsque cela fut fait elle joignit ses mains derrière son dos, basculant des pointes de pieds sur ses talons à deux reprises comme à chaque fois qu’elle était fière de ce qu’elle venait d’accomplir. Il la remercia en précisant qu’elle lui rendait un grand service, et si Robyn comprit parfaitement son espagnol, la petite ‘Mily passa complètement à côté même si elle comprenait qu’il s’agissait de quelque chose de vraiment positif.

    De rien, Monsieur !

    Sourire adorable à l’appui, Mily continuait de fixer l’inconnu tout en jetant de temps à autre un regard à sa tante pour s’assurer d’avoir son approbation. Calisto finit par ramasser un papier et par faire lui-même l’expérience de la lourdeur du couvercle de la poubelle alors qu’il expliquait que même si Robyn avait fait du bruit, cela prouvait qu’elle ne jetait rien par terre. La jeune femme acquiesça. Ce n’est effectivement pas parce que ce milieu est totalement artificiel qu’il faut le souiller délibérément. Et avec une poubelle tous les 5 mètres, il faudrait véritablement le faire exprès pour laisser des choses joncher le chemin ! Mais si on observait effectivement le chemin et qu’on tenait compte de la fréquentation du zoo aujourd’hui, il devait y avoir davantage de gens propres que de gens jetant leurs détritus par terre. Ou alors, il devait y avoir une bonne équipe de nettoyage, ce qui n’était pas non plus à exclure.

    ‘Mily vit l’immense inconnu s’approcher un peu plus d’elle et jeta un regard à sa tante pour savoir si elle était autorisée à rester là où s’il fallait qu’elle recule. Le sourire de Robyn n’avait pas bougé d’un centimètre, et elle n’avait décelé dans l’attitude de ce jeune homme aucun mouvement hostile. Ca aidait quand même pas mal d’être flic dans un certain nombre de situations, et surtout ça évitait un nombre incalculable de malentendus. La petite fille observa Calisto ramasser une plume blanche sur le sol et fronça les sourcils en se demandant ce qu’il allait en faire. La lui donner ? Ca serait vraiment gentil, parce qu’effectivement ‘Mily adorait ramasser un tas de trucs incluant cailloux, plumes et petits animaux de toutes tailles. Calisto montra la plume à la petite fille et les yeux de cette dernière s’y fixèrent jusqu’à ce qu’il referme sa main, et le regard de l’enfant se fit plus interrogateur lorsqu’elle ne vit plus aucune trace de la plume : avait-elle disparu ou s’était-elle tout simplement envolée ? La réponse arriva bien vite lorsque le jeune homme allongea le bras et sembla sortir la plume de derrière l’oreille de la petite fille. Lui tendant l’objet, il finit par lui demander son nom alors que l’enfant tournait la plume entre ses petits doigts pour comprendre où était le « truc » :

    Je m’appelle Emily ! Tu t’appelles comment, toi ? Tu fais de la magie, Monsieur ? Tu m’apprends un tour, dis, dis ?

    Et voilà qu’à présent, ‘Mily trépignait sur place avec l’idée d’apprendre un tour de magie. Le sourire de Robyn s’étira tandis qu’elle s’approchait de sa nièce, ébouriffant ses longs cheveux blonds avec affection. La petite fille bascula sa tête en arrière et lui dédia un sourire immense tout en lui agitant la plume sous le nez. Calisto finit par s’adresser de nouveau à Robyn et qualifia ‘Mily de charmante, l’identifiant assez logiquement à sa petite fille alors que ce n’était pas exactement le cas.

    T’as vu tata ? Le monsieur il m’a donné une plume qui avait dissssssparu !

    Robyn laissa échapper un léger rire, écartant la plume de son champ de vision.

    Comme vous pouvez le constater, il s’agit de ma nièce. Elle aime beaucoup les animaux et vient souvent au zoo. Je suis un peu plus réservée sur cet endroit et préfère largement tous les observer en pleine nature… Sans doute à cause – comme vous le dîtes – de ce que l’on peut lire dans leurs yeux de captifs.
    Mais non tata, les animaux ils sont heureux dans le zoo : le monsieur de l’entretien, il leur donne à manger très souvent, il les brosse, et… - Le regard dissemblable de Robyn se posa sur sa nièce, et la petite fille abandonna ses illusions en une fraction de seconde. - … C’est vrai qu’ils seraient mieux à gambader dans un pré…
    Exactement ‘Mily…

    Ses doigts effleurèrent avec tendresse le visage de la petite fille qui jouait à présent avec la plume en affichant un air particulièrement distrait. Elles avaient déjà eu cette discussion, et Robyn espérait bien un jour convaincre sa sœur d’emmener ‘Mily voir de vrais animaux dans leur milieu naturel au lieu de se borner à l’emmener au zoo.
    Le jeune homme finit par se présenter, s’inclinant légèrement d’une manière assez peu commune avant d’exécuter une révérence.

    Oh tata, le monsieur il fait pareil que dans la Belle et la Bête !

    Un léger rire échappa à Robyn avant qu’elle ne se présente à son tour :

    Robyn, enchantée. ‘Mily, on appelle ça une révérence, ma chérie.
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Sam 18 Sep - 10:30

-Exactement petite Emily, je suis comme la bête devant la belle, car à vrai dire, ta tante est très jolie, comme toi.

Répondit Calisto d'un air mutin, un léger pli se dessinant au coin de ses lèvres; agrémentant son joli minois d'ange d'une joie ponctuelle et sincère? les gamins étaient si adorables... Comment l'homme pouvait-il passer par cette étape d'innocence et devenir aussi horrible que son propre père? Il secoua négativement la tête cependant à la demande de la fillette, souriant avec gentillesse mais prenant un air décidé et ferme.

-Je ne peux pas révéler mis secretos Emily jolie... Que serait la magie sans secrets?

Le jeune homme eut un nouveau sourire, décidément, fréquenter une gosse de 7 ans plus de 5 minutes semblait être le remède à son mal être. Il se tu par la suite, laissant la femme répondre à celle qui était sa nièce, lui faisant la leçon. Calisto fut surpris que Robyn puisque tel était son nom ne la berce pas d'illusions comme beaucoup. En général c'était les enfants qui regardaient les animaux d'un air triste-même s'ils aimaient le zoo, venait toujours un instant où ils se posaient la question de leur bonheur.- en déclarant que ceux-ci étaient bien malheureux derrière leur prison; et aux parents de rassurer leur conscience égratignée en leur disant que justement, on prenait soin d'eux dans ce genre d'endroit. Tout ceci ne le concernait pas, c'était une étape importante dans la vie d'Emily vraisemblablement, le genre de moment intime qu'il n'avait jamais connu; toujours seul à jouer dans la saleté, dans un coin insalubre de leur appartement pourri entre les cris de son père et les larmes de sa mère ainsi que les bouteilles de verre vide. Un an plus tard, c'était lui qui prenait les coups; alors non le garçon n'avait pas eut une enfance privilégiée et bien qu'il ne connaisse pas l'histoire d'Emily, l'enfant avait l'air épanouie, c'était si beau de voir une tata qui s'occupait bien de sa nièce; lui inculquant à la fois des valeurs morales mais aussi beaucoup d'amour sans aucun doute.

En tout cas l'inconnue semblait d'accord avec son raisonnement et au lieu de se faire renvoyer, Calisto eut le plaisir de voir l'humaine lui donner son nom. Un instant il se demanda si le hasard pourrait lui faire rencontrer une mutante qui comme lui se cachait... Mais qu'importe après tout? Ce n'était probablement pas le cas mais ils étaient en train de parler, d'apprendre à se connaître. Peut-être, sans doute même ne se reverraient-ils jamais mais c'était ce genre de rencontre qui construisait quelqu'un, même si ça ne durait qu'un moment, la mémoire de Calisto avait cette faculté de retenir ceux à qui il parlait... Ennemis comme amis, éternels comme éphémères et relations profondes comme éphémères étaient enregistrées, sans doute à cause du manque d'affection subit lors de son enfance et de sa nature douce, attachée au sort des autres; envieux de créer un monde plus beau.

-Je vais aller faire un tour du côté des serres, si vous le permettez... Tous ces animaux enfermés me dépriment de trop

Ajouta-t-il sans pouvoir empêcher ses yeux de s'illuminer d'une façon qui ne trompait pas; l'Espagnol se sentait clairement concerné par cette phrase tant littérale puisqu'ils étaient dans un zoo que métaphorique. Quelqu'un d'observateur, habitué à dessiner le profil des gens saurait qu'une ombre voilait les jolis yeux plein de lumières de ce jeune homme. Pourtant, puisant dans l'énergie que lui offrait Emily, le garçon ailé tendit la main pour voir si la gamine allait accepter de s'y accrocher, ignorant si Robyn elle-même lui ferait assez confiance pour ça. Il avait envie de la mettre sur ses épaules pour lui offrir un air un peu plus pur que celui qui trainait en bas... Un vol dans les hauteurs, le rêve de n'importe quel homme depuis son âge le plus tendre. Oh bien entendu il ne fallait pas prendre ça au sens vrai du terme, Calisto n'allait pas déchirer son costume et se mettre à tournoyer dans le zoo avec ses ailes d'ange... Mais sur les épaules d'un adulte, l'aventure était déjà immense et malgré sa silhouette assez frêle, le dos du jeune homme était particulièrement solide dû à sa mutation-fallait bien porter ces grandes ailes.- et l'envie d'entendre rire Emily comme lorsqu'il avait esquissé sa petite révérence était immense.

-Ça te dirais d'y aller avec moi en avion? Enfin si vous le permettez bien entendu.

Reprit le jeune homme, passant une fois de plus à un voile de tristesse presque invisible-mais pas totalement pour les observateurs- à une joie exaltée, comme un enfant; ou comme un adulte qui rattrape son enfance perdue, c'était selon.

-Selon les pancartes c'est pas là-bas, alors? Fleurs tropicales? de l'Equateur? D'Europe?

Enfin si elle voulait aller dans les serres bien sûr. Immobile pour laisser le choix autant à Emily qu'à Robyn Calisto s'appuya contre la barrière, rejeté contre elle de façon naturelle. Malheureusement celle-ci un peu branlante, abîmée par des sales gosses qui n'avaient rien d'autre à faire, disposée sur une petite aire permettant de prendre son sandwich craqua sous le poids pourtant moindre du jeune homme; lequel partit en arrière avec un "Wouaaah" et s'écrasa sur le sol, ayant juste eut assez de lucidité pour empêcher son côté mutant de réagir dans la seconde-l'entrainement ça avait du bon parfois, parfois non- et d'éviter que ses ailes n'explosent la courroie puis le tissu pour se rattraper... Il préférait encore se casser la figure! Surtout qu'il n'y avait aucun autre danger que quelques égratignures, pas de monstres fictifs à affronter en salle de dangers cette fois. La scène s'était déroulée en une fraction de seconde et désormais allongé dans l'herbe-heureusement dépourvue de crottes de chien ou autre immondices, toute belle à vraie dire- avec un air un peu hébété.

-Euh?! Elle était déjà abîmée!

Oups, mieux valait fuir pour éviter les remarques sur la barrière cassée... Sinon il allait tout prendre encore! Ca c'était du vu et revu... Toujours lui qui se faisait avoir pour les bêtises des autres. Levant des yeux de chien battu vers Robyn, il eut un petit sourire mi charmeur mi suppliant. Qu'on le rassure? Il n'allait pas devoir payer pour ça? Ni aller devant la police hein? Les deux cas seraient catastrophiques...

-Bon... Je propose que l'on file à l'anglaise

Se reprit l'ange en se redressant et en s'époussiétant. Pour un gosse de la rue même à la retraite, avoir affaire à la moindre autorité était toujours inquiétant. En tout cas si il y en avait une qui devait bien rire, ce devait être Emily.
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Robyn Caldlow
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Dim 19 Sep - 15:52

    Calisto trouva visiblement exacte la comparaison qu’avait établie la petite fille, et précisa que ‘Mily était aussi jolie que sa tante. Robyn esquissa un sourire alors que la petite fille sautillait de plaisir :

    Toi aussi t’es beau, Monsieur ! T’as presque les mêmes cheveux que moi !

    Son petit rire résonna brièvement, avant qu’elle ne se jette contre les jambes de Robyn, les encerclant de ses bras menus pendant quelques secondes avant de se tourner de nouveau vers Calisto, qu’elle aurait bien voulu avoir comme « professeur de magie ». Malheureusement, ce dernier refusa de partager son savoir et ‘Mily lui adressa une moue légèrement boudeuse, croisant ses bras sur son buste sans rien dire de plus. Bien sûr qu’elle savait que les magiciens n’avaient pas intérêt à partager le secret de leurs tours, mais… elle n’était qu’une si petite fille ! Quelle était la probabilité qu’elle se souvienne encore de la clé du tour dans quelques jours ? La minute de bouderie s’acheva et Emily retrouva son sourire enjoué, tenant dans sa main droite un pan du gilet de sa tante sans même s’en rendre compte.

    Vint ensuite la désillusion de ‘Mily concernant les animaux et leur « joie » de se retrouver parqués dans des enclos. La rapidité avec laquelle elle abandonna son illusion laissait clairement entrevoir le type d’éducation qui lui était donnée par sa mère, et était complétée par sa tante. Ce n’était pas quelque chose de foncièrement dur, mais autant lui éviter d’aller de déception en déceptions lorsqu’elle serait plus âgée, en lui faisant prendre conscience des choses d’entrée de jeu. Emily était une petite fille très intelligente, et il n’avait pas fallu parlementer longtemps pour qu’elle adopte un point de vue véritablement plus mature et laissant clairement entrevoir qu’elle était certes jeune et guère plus haute que 2 pommes empilées, mais qu’elle avait déjà de bonnes facultés de compréhension. Et certainement davantage que certains enfants de son âge.

    Calisto finit par dire qu’il comptait aller faire un tour aux serres parce que les animaux enfermés le déprimaient vraiment de trop, et Robyn lui adressa un léger sourire. Il était vrai qu’elle avait eu cette impression lorsque ‘Mily avait insisté pour aller à la volière, et le fait de voir tous ces oiseaux inaptes à voler aussi haut et loin qu’ils le souhaitaient l’avait un peu angoissée également. Mais face au lac où seuls les cygnes s’ébrouaient… c’était pourtant l’un des enclos les plus vastes, et même Robyn était parvenue à oublier qu’elle se trouvait dans un zoo. Une certaine tristesse semblait se lire sur le visage du jeune homme, mais Robyn n’était pas certaine que le simple fait de se trouver en présence d’animaux enfermés dans un parc zoologique suffisait à donner à ce point le cafard. Elle choisit donc de mettre cette impression sur le compte d’un effet d’optique engendré par le soleil qui lui arrivait en pleine figure depuis le début de cette discussion.
    La main de Calisto se tendit vers ‘Mily, et la petite fille l’observa un instant :

    Tu préfères pas plutôt aller voir les pandas, Monsieur ? Sont mignons les pandas, et en plus il paraît qu’ils ont eu des bébés ! C’est le monsieur de la caisse à l’entrée qui nous l’a dit !
    Emily est allergique au pollen. On évite généralement tout ce qui ressemble de près ou de loin à des plantes, parce qu’à notre dernière visite ça ne s’est pas vraiment bien terminé…

    Une crise d’asthme en pleine tranche horaire de pointe, un samedi après-midi. Les minutes n’avaient jamais paru aussi longues à Robyn que lorsqu’elle avait du attendre les pompiers pendant près de 20 minutes en veillant à ce que ‘Mily ne suffoque pas complètement à cause de l’obstruction de ses bronches. Et même si la petite fille adorait les plantes, Robyn n’était pas prête à renouveler cette expérience tant que cela serait susceptible de mettre la vie de sa nièce en danger. Elle était trop petite pour la ventoline, et pas suffisamment épaisse pour les traitements médicamenteux, ce qui impliquait qu’il fallait la préserver le plus possible des environnements à risque.

    Nous ne pourrons pas vous accompagner, mais pourquoi ne viendriez-vous pas voir les pandas ? Ca ferait plaisir à Mily, visiblement !

    Robyn n’était pas sotte au point de faire abstraction du fait que sa nièce semblait bien aimer le jeune homme, c’est pourquoi elle avait renouvelé sa demande de manière plus sérieuse. Calisto s’appuya contre une barrière et Robyn eût à peine le temps de chercher le chapeau de sa nièce dans son sac à main trop rempli qu’elle entendit un cri et vit disparaître le jeune homme blond. ‘Mily resta figée sur place alors que Robyn se précipitait pour s’enquérir de l’état de Calisto. Il se releva en semblant relativement à côté de ses pompes, déclarant que la barrière était déjà abimée.

    Woooow, le vol plané !

    Le rire d’Emily résonna au loin avant qu’elle ne disparaisse dans la foule. La petite fille revint à peine une minute plus tard avec un employé qu’elle avait aperçu dans les allées, et son petit doigt se pointa dans la direction de Calisto et de sa tante :

    Elle est toute pétée ta barrière, Monsieur. C’est dangereux…

    L’employé resta hébété un petit moment, et finit par prendre le parti de rire de la remarque d’Emily, alors que cette dernière avait déjà rejoint sa tante. Calisto venait de proposer de filer à l’anglaise, et ce fut Robyn qui reprit la parole la première.

    Je ne crois pas que cela soit une bonne idée en réalité. Et puis si personne ne signale que la barrière est en mauvais état, la prochaine fois cela serait peut-être un enfant qui fera cette chute, et il ne s’en sortira sans doute pas aussi bien que vous, Calisto.

    Droite comme la justice, c’était rien de le dire. ‘Mily tira le gilet de sa tante pour se faire remarquer :

    Tata, je suis allée chercher le monsieur-qui-répare-tout dans le parc. Il va réparer la barrière.

    Elle était toute fière de sa bonne action, et Robyn était également satisfaite de voir que sa nièce avait déjà les bons réflexes lorsqu’un accident survenait. L’employé s’approcha de la barrière et l’inspecta pendant un petit moment, constatant assez rapidement que le matériel avait du être sévèrement malmené avait de finir par céder de cette manière. Son regard bleu se posa sur Calisto, puis sur Robyn :

    Comment est-ce arrivé ? Personne n’est blessé ?
    T’as pas mal, hein, Monsieur ?
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Dim 19 Sep - 17:10

-Non... Mais... Enfin si je suis d'accord mais ça se retourne toujours contre moi! Et je n'ai pas de quoi pay...

Mais trop tard! Déjà l'employé s'avançait vers eux, il rit même aux paroles d'Emily un peu cavalières il fallait l'avouer. L'ange lui se tenait en retrait, méfiant. Dans sa vie il n'y avait pas vraiment de justice, aussi le fait de laisser cette barrière abîmée lui serrait le coeur, surtout qu'un enfant pouvait s'y blesser mais rendre des comptes ne l'arrangeait pas vraiment. Pas trop difficile de s'imaginer enfermé dans un bureau devant un directeur furieux et même deux policiers appelés pour l'emmener en raison de "dégradation de matériel public" lorsque enfant, son origine seule suffisait à le faire accuser de tous les maux de la société. En effet, étant gamin, même innocent, parce qu'il venait des bas quartiers, Calisto était toujours traité de vaurien par les gendarmes, directeurs de bibliothèques, surveillants de parc et bien d'autres représentants de l'autorité qui avaient ébranlé sa foi en la justice gouvernementale. De même, le petit garçon avait bien essayé de parler pour raconter sa situation, malheureusement il était tombé sur un flic pourri qui avait ignoré sa détresse. Un gosse maltraité il s'en fichait pas mal celui-là... Et malheureusement Calisto n'avait jamais eu le courage de raconter son histoire une nouvelle fois, et donc de voir que tous n'étaient pas comme cet homme, que les autres l'auraient aidé. Du coup ses idées sur toute forme d'autorité sauf à l'Institut où l'on avait su gagner sa confiance étaient très arrêtées.

Tout de suite sur la défensive, le jeune homme laissa l'employé constater lui-même que la barrière était déjà abîmée d'avance et le rassurer d'un clin d'oeil sur le fait qu'il croyait en son innocence au vu de ce que la barrière pouvait lui raconter, puisque le jeune homme semblait incapable de le faire lui-même. Le regardant partir puis se tournant vers les deux filles, il baissa les yeux, honteux que même une gosse de 7 ans soit plus raisonnable que lui, et surtout moins "égoïste" en étant allé chercher elle-même l'employé.

-Je... Je suis désolé Robyn, c'est plus fort que moi... Le fait qu'elle soit abîmée m'inquiétait aussi pour les enfants mais... Enfin bref, je n'ai pas d'excuse!

Il aurait voulu expliquer que l'égoïsme n'était pas son apanage et que c'était son instinct de gosse de la rue qui l'avait poussé à vouloir éviter les ennuis en fuyant! Le mutant ailé n'avait pas souvent eut l'occasion de s'expliquer et le faire ne l'avait pas aidé car on ne le croyait jamais. Évidemment, un petit magouilleur n'avait pas de paroles selon la justice viciée. Lui n'avait vu que le mauvais côté de l'autorité, il n'était pas en mesure de comprendre que certains policiers étaient des "gentils" très courageux. A partir de là ce n'était pas bien difficile de voir que quelque chose clochait chez lui, il avait l'air doux et aimable pourtant, mais cette "peur" de l'autorité, même moindre puisqu'il ne s'agissait que d'un employé de zoo était tout sauf naturelle.

-J'ai cru que je devrais payer, et je n'ai pas les moyens... Encore une fois j'ai conscience que c'est particulièrement stupide.

Inutile d'ajouter qu'il était évident que le jeune homme ne croyait pas que la parole ou les explications auraient pu régler ça. Penaud mais essayant de passer à autre chose en se rappelant des paroles de Robyn en ce qui concernait les plantes, l'ange hésita un moment. L'envie de partir était grande encore, surtout que maintenant que le "vol plané" comme l'avait si bien décrit la femme s'était produit et que le choc était passé, il commençait à ressentir la douleur, notamment la boucle de la courroie qui s'était assez cruellement enfoncé dans ses ailes, heureusement les plumes avaient amorties le choc mais c'était toutefois assez douloureux. De même et surtout, l'envie de ne plus avoir affaire à deux personnes aussi charmantes en se montrant si lâche était très forte, il avait presque honte de rester devant elles, ce petit incident le renvoyant à son insignifiance...

*Vaurien*

Songea-t-il encore plus fort en s'apercevant que quitter les deux humaines était encore plus difficile que de s'enfuir pour cesser de leur faire subir sa présence de petit minable. Il avait envie de parler, de voir rire Emily, de l'entendre lui dire qu'il était beau... Pas qu'il y croit mais juste parce que c'était la gamine qui le disait, et puis le dialogue entre la tata et sa nièce si mature, étonnement bien construit pour une fillette de son âge... Cette relation entre un adulte et l'enfant, les leçons que lui apprenaient patiemment Robyn, tout ce qu'il n'avait pas connu le fascinait totalement...

-Je... Euh si vous voulez bien de moi encore, je vous suivrai avec plaisir.

Finit par dire l'ange avec un air de gosse prit en faute. Il essaya de s'armer de sa superbe comme d'habitude, à savoir son sourire à fendre le coeur d'une pierre d'amour et de joie puis sa gestuelle si gaie, expressive, tout du moins de ne pas rester comme une âme en peine stupide qui pleurnichait sur son sort et tremblait encore discrètement à l'idée d'être prit dans le bureau du vilain directeur du zoo ou découvert... Il se faisait l'effet d'un gamin de 7 ans, comme Emily et donnait le rôle d'adulte mature de 20 ans à la petite qui paraissait plus responsable que lui, sans doute parce que le lui avait apprit dès sa prime enfance! Calisto de ce fait paraissait comme quelqu'un de très volontaire mais de franchement décalé, il ne semblait pas savoir comment la société normale fonctionnait et se mettait en marge de celle-ci par réflexe, pour se protéger.

Essayant une fois de plus de retrouver un peu d'aplomb, l'ange mit de côté la douleur qui commençait à ressurgir dans son dos car les cachets commençaient à cesser leur effet et que le "processus" s'était accéléré avec sa chute, il reprit la parole, d'un ton plus joyeux, encore une fois il semblait vraiment osciller entre une tristesse qu'il essayait de combattre et une envie de vivre pleinement facilement visible... De découvrir aussi.

-Merci de t'inquiéter ma belle, mais je vais bien, je te rassure... Plus de peur que de mal, tu as vu, pas même un bobo? Au fait si tu n'as pas peur après ce que tu as vu de monter dans un avion maladroit Mily, c'est le moment où jamais d'embarquer.

Il avait de plus en plus mal mais il s'en fichait, le poids de la gamine sur ses épaules serait comme un baume, pas une douleur de plus. De même pour la gentillesse de Robyn. Son esprit droit visible dans le sens où elle n'admettait pas les papiers par terre ou de filer au moindre problème semblait également et étrangement lui convenir parfaitement. La femme semblait capable de lui donner un certain équilibre; elle était un bon guide pour un pauvre gosse de 20 ans pommé au milieu de la vie elle-même. C'était juste le temps d'une après-midi mais ce genre de souvenir furtif pouvait par la suite changer énormément de choses.
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Maximilian Strauss
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Dim 19 Sep - 20:36

Max avait fait le mur , les cours de l'Institut étaient trop rébarbatifs à son gout et la journée était trop belle pour la passer enfermé dans une salle de classe . Le mutant avait flané une bonne partie de la journée avant de décider d'aller faire un tour au zoo , ce n'était pas tant qu'il aimait particulièrement les animaux quoique les félins avaient tendance à le fasciner . A vrai dire si il avait choisi cette destination , c'était pour une raison beaucoup plus matérialiste . Le zoo était un endroit extrêmement fréquenté et à partir de là , Max pouvait facilement se remplir les poches en exerçant ses talents de pickpocket. Cela faisait trois ans que Max avait intégré l'Institut mais certaines habitudes avaient la vie dure , et il fallait avouer que même si il ne manquait de rien là bas il avait surtout continué à voler par jeu . Rien n'était comparable à l'excitation ressentie lorsque ses doigts agiles délestaient un nanti de son portefeuille trop plein ..

Pour le moment la récolte n'avait pas été fructueuse , à peine de quoi se payer un verre . Visiblement les gens avaient de moins en moins d'argent sur eux . Pourtant le mutant ne pouvait pas se résoudre à repartir avec un butin aussi léger , c'était avant tout une question de fierté . Sans compter qu'il avait déjà des projets de prévu pour cet argent . Le plus important était de suffisamment espacer les victimes pour ne pas se faire remarquer , un pickpocket qui manque de discrétion ne faisait généralement pas long feu . Le mutant avait maintenant remonté l'allée principale du zoo , il cherchait des yeux sa prochaine victime quand la chance lui sourit enfin .

Le stand d'un vendeur de hotdog se trouvait à quelques mètres de lui et un client venait de sortir son portefeuille pour régler . Après un rapide coup d'œil , Max estima qu'il devait avoir sur lui au moins cinquante dollars . Le mutant s'approcha discrètement prêt à se saisir de son butin et à détaler rapidement avant que le client n'ai eut le temps de comprendre . Max arracha le porte feuille de la main du client sous les yeux ébahis de sa victime et du vendeur avant de disparaitre avant que ce dernier n'ait eut le temps de réaliser ce qui venait d'arriver .

Arrêtez le il vient de me voler mon porte feuille !!!

"Hep toi la bas , reviens !!!!"

Bon visiblement le client était plus rapide à comprendre que Max ne l'aurait cru , et manque de bol un des agents de sécurité du zoo venait de le prendre sur le fait . Le mutant se mit à détaler poursuivi par le vigile . Il lui fallut quelque minutes pour disparaitre dans la foule , seulement le vigile en le perdant de vue avait prévenu ses collègues et déjà le service d'ordre ratissait le zoo à la recherche du pickpocket .Il lui fallait trouver une échappatoire rapidement sinon il allait avoir des ennuis .

Tandis qu'il fuyait ses poursuivait Max croisa une gamine qui cherchait "le monsieur qui répare tout " , après une rapide réflexion le mutant se décida à l'aider . Après tout la sécurité cherchait un ado isolé , pas quelqu'un accompagnant une fillette . Max prit la main de la gamine et l'amena jusqu'à l'agent d'entretien , non sans en avoir profité pour glisser l'objet du délit dans la poche de la petite . C'est tout naturellement qu'il accompagna la fillette et l'employé du zoo , vu qu'il fallait encore qu'il récupère son butin ....
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Robyn Caldlow
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Ven 24 Sep - 17:48

    Emily avait assez facilement mis la main sur un employé du zoo pour régler le problème de la barrière, et avait rencontré un adolescent au passage qui avait décidé de l’aider. Sourire mignon à l’appui, l’adolescente avait accepté avec grand plaisir et avait glissé sa petite main dans celle de Max, revenant vers sa tante et Calisto en affichant un air fier d’elle. Il restait encore à revoir le pan de l’éducation de ‘Mily qui l’incitait à faire systématiquement confiance à ceux qu’elle n’identifiait pas à des adultes. Si Max était clairement plus vieux qu’elle, ‘Mily ne semblait pas lui attribuer la moindre once de dangerosité, allant même jusqu’à lui tenir la main comme elle le faisait avec ses ami(e)s de primaire ou avec les adultes de sa famille. Occupée à s’inquiéter pour le dos de Calisto, Robyn n’avait pour le moment rien remarqué…

    Calisto s’excusa à plusieurs reprises, alors que Robyn essayait de s’imaginer ce qui l’avait rendu si nerveux lorsqu’elle avait évoqué la nécessité de prévenir quelqu’un pour régler le problème de la barrière. La jeune femme n’avait pas perdu une seconde avant de répliquer en expliquant qu’il n’y avait aucune raison de s’enfuir comme le pire des voleurs simplement parce que du matériel était défectueux. En réalité, il y avait toutes les raisons de croire que la victime d’une telle chute puisse être en droit de réclamer un dédommagement, mais pourtant l’adolescent semblait vouloir fuir à toute vitesse, ce qui éveilla une certaine méfiance chez Robyn. En règle générale, il n’y avait que ceux qui avaient quelque chose à se reprocher qui craignait l’arrivée d’une figure symbole d’autorité ou dotée d’une autorité incontestable, et le fait que Calisto devienne soudain nerveux avait quelque chose de vraiment bizarre… Il avait fini par prétexter ne pas avoir de quoi payer, et si elle n’avait pas perçu cette lueur dans ses yeux clairs la jeune femme aurait presque pu y croire. Robyn n’avait aucune faculté particulière en profilage, mais les divers interrogatoires de petits truands qu’elle avait menés dans sa carrière lui avaient permis de déceler les signes laissant entendre qu’une personne n’était pas tout à fait honnête : nervosité, empressement à parler.. et cette lueur qui n’était pas à sa place.

    Il y a toujours moyen de trouver plus facilement un arrangement en expliquant les choses plutôt qu’en prenant bêtement la fuite. Ca fonctionne pour un tas de choses.

    Elle ne disait pas ça avec l’intention claire de lui faire la morale, mais avait simplement croisé trop d’adolescents et de gens qui se pensaient plus malins en prenant la fuite plutôt qu’en affrontant les choses avec maturité. Calisto avait évoqué un problème d’argent, mais pouvait-on sincèrement demander à quelqu’un de rembourser une barrière en mauvais état ? Si oui, il fallait être doté d’un culot monstrueux ou vivre sur une autre planète. Imaginez un peu une personne qui se brise un bras en tombant à cause de la barrière et qui en plus de payer l’intervention des pompiers et le plâtrage de son bras est en plus obligé de racheter une barrière… Non, définitivement ce n’était pas quelque chose qui était possible dans ce monde, malgré toutes les incohérences qu’il pouvait comporter.
    Calisto finit par s’excuser une nouvelle fois, expliquant avec gêne qu’il les suivrait jusqu’au vaste enclos des pandas si elles jugeaient que sa présence était encore autorisée auprès d’elles.

    Je n’y vois pas d’inconvénient majeur.

    La jeune femme avait dit ça dans un sourire légèrement amusé. Croyait-il vraiment qu’elle lui demanderait de déguerpir à cause d’une bête histoire de barrière ? Robyn s’écarta pour laisser l’homme à tout faire jeter un œil à la barrière, et s’approcha de ‘Mily et de l’inconnu auquel elle donnait la main. Si son visage ne laissa entrevoir aucun trouble particulier, Robyn s’interrogea de manière assez profonde sur l’identité de cet adolescent qu’elle pensait avoir déjà vu quelque part. Son métier l’amenait à rencontrer un tas de jeunes gens – pas nécessairement pour des raisons positives – et malheureusement elle n’avait pas une mémoire suffisamment développée pour retenir tous les noms en plus des visages. Un sourire aimable s’inscrivit sur son visage, alors qu’elle s’approchait de sa nièce. Robyn n’eût en revanche pas le temps de dire quoi que ce soit, parce que la voix de l’employé résonna derrière elle :

    Est-ce qu’il n’y aurait pas quelqu’un qui aurait un peu forcé sur la barrière ?

    Son ton n’était pas très aimable et ‘Mily se dissimula presque derrière Max, ne sentant même pas qu’on lui glissait quelque chose dans la poche de sa salopette. Robyn pivota avec souplesse et remit d’aplomb la anse de son sac sur son épaule :

    La barrière a simplement cédé, Monsieur… Peut-être l’usure, ou… ?
    L’usure est trop prononcée pour être un signe du temps. Et il y a également des traces de brûlures sans doute infligées par un briquet. – Son regard glissa sur Calisto avec exaspération. - Les ados ont parfois de ces jeux !

    Dis, toi aussi tu viens avec nous voir les pandas ?

    Mily avait tiré sur la main de Max pour attirer son attention, parce que lui aussi avait l’air d’un géant à côté de la petite fille. Calisto lui proposa de nouveau de grimper sur ses épaules pour faire l’avion. La petite fille lui adressa un sourire énorme :

    Bah tu tiens pas bien sur tes jambes, Monsieur, faudrait pas que je me fasse mal : lundi à l’école on commence les cours de piscine ! Et puis si je veux pouvoir apprendre à nager, faut que je sois en un seul morceau ! – Le rire enfantin résonna brièvement. – Et toi, tu sais nager ? Tu t’appelles comment, hein, dis ?

    Les aptitudes sociales de la petite fille étaient excellentes, et après avoir fait connaissance avec Calisto, elle s’attaquait à présent à Max.

    (Max, j'ai pas osé faire intervenir la sécurité vu que c'est toi qui les avais mentionnés. Mais n'hésite pas ^^)
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Ven 24 Sep - 19:30

[HJ: je change ma couleur de dialogue vu qu'il y a un peu trop d'orangé-jaune^^, sinon pareil, je ne préfère pas jouer la sécurité, ne l'ayant pas invoqué... Ni l'employé histoire de ne pas décider de mon sort moi-même! Razz ]

Calisto allait répondre tout de go à Robyn que dans sa réalité à lui, ça ne fonctionnait pas ainsi mais une nouvelle intervention d'Emily, cette fois accompagnée d'un homme le coupa dans son élan alors qu'il cherchait comment s'expliquer sans nécessairement devoir donner son lieu d'origine. L'Espagnol poussa un léger soupir, tournant la tête vers l'inconnu et haussa un sourcil en s'apercevant que finalement, celui-ci n'était pas si anonyme que cela. Le jeune homme le reconnaissait vaguement pour l'avoir croisé à l'institut et même avoir eut des cours avec ce dernier [HJ: vu avec Maximilian] Ses yeux d'un bleu azuré de posèrent, indécis sur son comparse. A croire qu'Emily était elle-même une mutante qui les rassemblaient tous au milieu du zoo comme le joueur de flûte attirait les rats pour les emmener dans les égouts par la suite. Lorsque l'employé arriva, lui aussi ramené par la gamine, le jeune homme se renfrogna, il pensait en avoir fini avec le précédent qui était reparti sans rien dire. Laissant Robyn s'exprimer, le mutant ailé répondit avec véhémence quand ce dernier lui coula un regard peu aimable; effrayant de ce fait Emily qui se cacha derrière Maximilian.


-Je n'ai pas de briquet, comment aurais-je fait?

répondit-il sur le même ton employé par l'homme qui avait l'air de le prendre pour un vaurien... Ce qu'était sûrement Calisto en grande partie mais lui seul pouvait décider qui avait le droit de le juger comme tel, et ce n'était certainement pas le cas de cet énergumène qui ne le connaissait même pas. Mais évidemment, le fait d'être adolescent faisait que vous aviez le dos très large! Désormais confronté à "l'autorité" du zoo, le garçon avait un air un peu moins effrayé, plus énervé qu'autre chose d'être accusé ouvertement à tort.

-Vous voyez Miss Robyn... Je voulais vous le dire, les explications ne servent à rien... Nous sommes toujours fichés avant même que l'on ne trouve une preuve pour réellement nous inculper.

La phrase était à double sens et c'est à Maximilian que l'ange adressa son regard éloquent. Car oui, le fait d'être toujours fichés pouvait s'adresser à des adolescents, réputés pour être des délinquants en puissance par la génération précédente mais aussi pour les mutants, c'est à dire eux. Il ne savait plus quels étaient les pouvoirs du garçon mais se souvenait que son physique n'était pas altéré par le gêne X... Enfin tout du moins il pensait. Enfin bref, à vrai dire il connaissait peu de choses sur le garçon. Était-ce lui qui était réputé comme être un sale gosse? Un voleur? Il n'en était pas certain, tout s'embrouillait dans sa tête à cause de la surprise de le voir ici. L'homme lui sourit d'un air un peu triste avant de regarder de nouveau l'employé puis Mily à qui il réserva un regard bien plus doux.

-'Mily tu sais quoi?! Je pense que tu as raison, on va éviter d'autres bêtises de ma part encore, comme ça tu pourras bien t'amuser à la piscine.

Lui ne savait pas nager, enfin si, avant... Maintenant il se noierait s'il ne trouvait pas la force de jaillir de suite à cause du poids de ses ailes gorgées du liquide. Supposant que la question s'adressait toutefois à Maximilien, l'ange ne répondit pas, il n'avait pas envie de dire ni de se rappeler que nager comme il avait souvent aimé le faire auparavant lui était également impossible désormais. Préférant se concentrer sur Max d'abord, avant l'employé qui, de part sa méchanceté devrait passer en dernier.

-Salut Maximilian, c'est bien ça? Toi aussi tu te promènes dans le coin? Fais gaffe aux barrières, elles ont une méchante tendance à s'écrouler, et les employés ont aussi une vilaine tendance à venir te harceler et t'accuser à tort ensuite. Dommage... ça gâche beaucoup de choses.

Il était décidément plus touché qu'il ne l'aurait pensé, outré par les reproches du gardien qui ne cessait de l'évaluer du regard. Sans doute allait-il le fouiller pensait le pauvre Calisto si imaginatif... Puis on allait découvrir sa nature de mutant et le mettre en prison ou tout du moins le ficher. Le jeune homme était en tout cas bien décidé à défendre son honnêteté, laquelle lui avait paru remise en cause un moment par Robyn-mais l'Espagnol n'aurait pu en jurer... Peut-être était-ce son imagination? Son manque de confiance en soi qui l'avait poussé à le croire?- en même temps c'est vrai que son excuse concernant son manque d'argent pour rembourser sonnait un peu faux... Dommage car lui y croyait réellement! La justice dans le sens des enfants de la rue, ça n'existait pas... Et encore moins si ce dernier était mutant encore en plus! A la manière dont les yeux de l'employé le fixait il avait l'air d'être présentement, un criminel encore plus dangereux que ces saleté de "mutos" comme beaucoup d'humains des temps modernes se plaisaient à les appeler, les abhorrant totalement. Pourquoi restait-il ici au juste? Le jeune homme ne le savait pas trop, sans doute pour la même raison que la dernière fois, pour le sourire de Mily, si sensé qu'il puisse réapparaître et Calisto se sentirait infiniment coupable si la gamine se sentait mal à l'aise à cause de ses aventures avec la barrière...

-Bon... Et si on repartait d'un bon pied? Ok? Je vous promets que je n'ai rien fait à ce truc... ça s'est cassé tout seul, quelqu'un a du jouer avec ce matin, mais ce n'est pas moi, je n'ai pas de briquet sur moi, je ne fume pas alors...

Le voilà aux prises avec les autorités, et comme prévu le pauvre garçon ne savait pas trop s'expliquer... Ses arguments étaient certainement peu convaincants. Pourvu que Robyn témoigne en sa faveur?! Accompagnée d'un enfant, adulte (lui aussi il avait 20 ans mais rentrait encore dans la catégorie ado retardé à surveiller probablement pour l'employé furieux de devoir compter des heures en plus de boulot pour réparer la barrière ou les coups de téléphone à passer pour que le réparateur spécialisé passe si c'était trop abîmé). Il jeta un coup d'oeil à Max puis Mily également, comme si ces deux là pouvaient aussi le sauver de cette situation extrêmement gênante pour lui... Perdant toute sa colère digne pour retrouver son air timide.
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Maximilian Strauss
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Ven 24 Sep - 22:00

Max avait suivi la gamine pour se couvrir dans un premier temps , profitant même de l'occasion pour dissimuler son butin sur la fillette . Il n'était pas très fier de se servir d'elle de cette manière mais sur le coup il n'avait pas trouvé mieux pour échapper à la sécurité du zoo . La petite l'avait amené devant une pancarte brisée , la même qui lui avait offerte la diversion qui lui avait permis de prendre ce portefeuille . Parmi toutes les personnes présente , la jeune femme lui disait vaguement quelque chose quand à l'autre personne Max le connaissait de vue puisqu'il s'agissait d'un élève de l'Institut comme lui . L'agent d'entretiens avait l'air de penser que le mutant était responsable de l'état de la barrière et lui jetait un regard plein de sous entendus , son air menaçant était tel que la gamine partit se réfugier derrière Max et pour arranger le tout l'autre mutant aggravait encore les choses avec ses propos ...

Tant qu'il y était pourquoi ne pas crier haut et fort le fait qu'ils étaient mutants , histoire que tout le monde le sache ? Max lança un regard noir à Calisto en l'entendant ainsi s'étaler , avait il seulement conscience que ses paroles risquaient de mettre la puce à l'oreille à l'agent d'entretien ? Max était connu comme mutant auprès des forces de polices sans compter que son casier était loin d'être vierge . Seulement il ne criait pas sur tous les toits qu'il possédait le gène X , comment pouvait on faire preuve d'autant d'imprudence ..

Si Max voulait que les choses ne dégénèrent pas , il devait intervenir tout de suite car si cela s'aggravait la sécurité pourrait lui mettre la main dessus , voir les flics et le mutant n'avait aucune envie de finir au poste pour une foutue barrière . Décidément certains étaient incapables de se débrouiller tout seul , enfin il pouvait toujours essayer d'endormir le gardien et les sortir de ce mauvais pas ..

"Hé mec ,tu crois franchement que si c'était lui il serait resté planté là à attendre que tu débarques ? Non mais franchement ce qui faut pas entendre , sans compter que c'est ton taff de t'assurer que les barrières sont en bon état . Imagines qu'il soit mal tombé et qu'il se soit vraiment blessé gravement , c'est la responsabilité du zoo et principalement la tienne qui serait mise en cause . A partir de là moi je serais toi , je réfléchirais à deux fois avant de lancer des sous entendus parce que si c'est pas lui qui a dégradé ta foutue pancarte qu'est ce qui va l'empêcher de taper un scandale au directeur ? Parce que non seulement il se sera vautré à cause de ta négligence mais en plus t'essayes de sauver ta peux en lui mettant ça sur le dos . Après moi je dis ça , je dis rien mais si t'es vraiment sur de ton coup ça te dérangera pas qu'on en discute devant ton boss , non ? " dit Max en s'allumant une cigarette
"Et c'est même pas peine de rêver de me coller ça sur le dos sous prétexte que j'ai un briquet.Si c'était moi je me serais déjà barré depuis des plombes ..." conclu Max avec tout l'aplomb dont il était capable en expirant la fumée..

"Ben avec un temps pareil ça aurait été un crime de pas en profiter pour faire une ballade . Non mais laisses tomber avec ton air désolé tu fais le parfait pigeon pour le couvrir , surtout que c'est bien connu qu'on va au zoo juste pour bousiller des barrières . Tu vas voir que tout à l'heure si sa caisse à une rayure ce sera encore de ta faute . " lança Max avant de reporter son regard sur l'employé du zoo .

"Franchement c'est pas joli joli tout ça , perso je trouve que ce genre de comportement ça craint vraiment surtout dans un lieu ouvert au public . Alors voilà ce qui va se passer , soit tu fais gentiment ton taff et tu t'excuses pour tes sous entendus plus qu'insultants . Soit on va tous voir ton boss et on explique que non seulement la barrière était nase et que t'as oublié de la vérifier mais qu'en plus tu essaye de coller ça sur le dos du pauvre mec que ta négligence a bien failli blesser ...Et entre ta parole et celle d'un groupe de clients , d'après toi ton boss il va croire qui ?"rétorqua Max sur un ton qui laissait entendre qu'il ne plaisantait pas .

Finalement Max fut coupé dans son élan par la gamine qui lui demanda si il voulait voir les pandas avec eux . Le mutant se mit à sourire à cette petite qui était décidément vraiment adorable avant de lui ébouriffer les cheveux , généralement il n'était pas du genre à s'enticher comme ça de quelqu'un mais cette gamine aurait réussi à amadouer n'importe qui y compris quelqu'un comme Wolvy .

"Ben ça dépends Princesse , si tu veux que je vienne et que ta mère est open y a pas de soucis je viendrais . Sinon je vous laisse en famille , je veux pas vous déranger .."

Calisto proposa ensuite à la petite de la reprendre sur ses épaules , mais cette dernière refusa avant de demander à Max son nom et si il savait nager . Elle était vraiment trop mignonne , elle lui rappelait la petite voisine qu'il avait à Boston avec qui il jouait quand il était petit . Sur le coup Max se sentait un peu nostalgique vis à vis de la ville ou il avait grandi avant d'arriver à New York..

"Moi c'est Maximilian mais tout le monde m'appelle Max et effectivement je sais nagé mais j'ai pas souvent l'occasion de le faire . Et toi Princesse , c'est quoi ton nom ? " demanda Max avant un grand sourire à la petite ...
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Robyn Caldlow
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Mar 5 Oct - 20:14

    Le jeune homme n’avait pas osé répliquer suite au début de reproche formulé par Robyn. Elle n’était pas friande des leçons de morale, mais elle voyait suffisamment de jeunes évoquer des discriminations ou des préjugés dont les jeunes étaient soit disant victimes de la part des forces de police. Pour en être elle-même un membre hyperactif, elle pouvait témoigner de l’intégrité de la grande majorité de ses collègues mais admettait sans problème que certains puissent dépasser les bornes. Après tout, n’y avait-il pas chaque jour des banquiers, avocats ou secrétaires qui dépassaient les bornes chaque jour ? C’était sans doute fastidieux à répertorier. Mais pas chez les flics. Et puis les flics étaient beaucoup plus faciles à fustiger ; c’était de bonne guerre de taper sur l’ensemble d’une corporation à cause d’une minorité de gros abrutis qui se prenaient pour des cow-boys.

    L’employé du zoo s’avéra être l’une de ces personnes trop promptes à juger les gens. Alors qu’il débitait un semblant d’accusation concernant un mauvais traitement infligé par Calisto à la barrière, Emily s’était cachée derrière son nouvel ami comme si quelque part elle ressentait par empathie quelques mauvaises vibrations. Le jeune blond répondit qu’il n’avait pas de briquet sur lui, et Robyn renonça à sortir de sa poche celui qu’elle utilisait régulièrement à l’époque où la cigarette faisait partie intégrante de ses journées. Cela n’aurait été qu’un moyen de lui conseiller de ne pas se fier aux apparences, et que ce n’était peut-être pas nécessairement le plus jeune du groupe qui s’était amusé à cramer les équipements. La précision de Calisto avait eu une certaine connotation de justification, alors qu’il était évident qu’absolument rien ne l’obligeait à le faire, et Robyn avait préféré conserver le silence. Pas parce qu’elle préférait rester en dehors, mais bien parce que cette façon de réagir dénotait d’un certain pessimisme, pour ne pas parler de fatalisme. Et c’était une chose qu’elle supportait très mal depuis le récent bouleversement qui avait chamboulé son existence… Et lorsque Calisto reprit la parole pour s’adresser à la jeune femme, ce fut ‘Mily qui fut la plus prompte à répondre au jeune homme, levant haut le menton pour apercevoir son visage sans pour autant lâcher la main de Max :

    Tu sais, Monsieur… Ma maîtresse elle dit que si on a la conscience tranquille, on ne risque rien !
    Les explications ne servent jamais à rien, vous savez. Tout le monde est doté d’un cerveau, et aux dernières nouvelles cet organe permet de comprendre autant que de réfléchir.
    Le monsieur-qui-répare-tout il a rien compris !

    L’employé baissa les yeux sur la petite fille, laissant aller son regard suspicieux du visage de Calisto à celui de ‘Mily. Toujours cachée derrière Max, elle fixa l’homme et trouva même le moyen de lui adresser un sourire désarmant tant il était mignon, ce qui tira un sourire franchement amusé à Robyn, qui reconnaissait bien là l’esprit vif de sa nièce qui avait bien compris le nœud du problème concernant le gardien. La fin de la phrase de Callisto sema un certain doute dans l’esprit de Robyn concernant un « fichage » duquel certains pouvaient être victimes. Et une fois encore, ‘Mily parla plus vite qu’elle ne réfléchit :

    C’est les mutants qui se font ficher, Monsieur !

    Le gardien sembla se tendre instantanément, visiblement peu enclin à se laisser embarquer dans une conversation de ce genre. Pas qu’il éprouvait quelques sentiments négatifs à l’égard de ces « anomalies génétiques » dont on parlait dans les médias, mais il estimait simplement qu’il n’avait pas à avoir d’opinion sur le sujet. En revanche, il pouvait appréhender et avoir peur de se retrouver confronté aux pouvoirs de ces mutants…
    Tirant sur la main de Max pour attirer son attention, ‘Mily s’adressa à lui quelques secondes plus tard:

    T’as peur des mutants, Max ? Moi j’ai pas peur hein, sont gentils les mutants ! Et puis tout le monde aime les petites filles avec des couettes, c’est ce que tata dit toujours !

    Son sourire s’étira davantage avant qu’elle ne lève les yeux vers sa tante pour obtenir son approbation, mais comme la petite fille n’avait rien dit de fâcheux concernant les parents de sa meilleure amie – mutants – ou le défunt petit-ami de Robyn, la jeune femme n’avait aucune raison d’intervenir ou de la rappeler à l’ordre concernant ce point dans la mesure où en plus d’avoir été élevée dans la tolérance elle était dotée d’un esprit vraiment très vif.

    Ce fut bien vite au tour de Max d’interpeler l’employé pour lui expliquer qu’en plus d’être insultante, son attitude n’était absolument pas respectueuse des clients, et que s’il persistait sur cette voie, leur différend se règlerait dans le bureau de son boss. En dehors du tutoiement qui perturba un peu Robyn sur le coup, la jeune femme trouva son intervention complètement justifiée compte-tenu des accusations proférées par l’employé. D’ailleurs, il aurait été infiniment plus logique qu’au lieu de se plaindre, Calisto tienne lui-même ce discours puisque c’était à lui que l’on s’en prenait… Mais cela n’avait absolument pas été le cas.

    Si l’argumentation de Max avait été assez frontale, l’employé n’avait pu que baisser les yeux sur le chemin de graviers, l’air vraiment honteux que ses paroles aient été à ce point mal comprises. Il n’avait pas clairement voulu insinuer que le blondinet était l’unique responsable de l’état de cette barrière. Il l’avait très certainement soupçonné l’espace d’un instant, mais n’avait pas sérieusement eu l’idée de lui mettre cette dégradation sur le dos. Penaud, l’employé posa sa boîte à outils près de la barrière cassée et posa son regard un peu hagard sur Max :

    Je… excusez-moi. J’ai l’habitude de réparer les dégâts de certains mal élevés de tous âge, et en voyant votre jeune frère avec son air dégingandé, j’ai cru… Enfin j’ai peut-être jugé un peu promptement, mais il n’a pas fait grand-chose pour m’ôter cette idée de l’esprit. – Il se tourna vers Robyn. – J’ignore s’il s’agit de vos enfants, mais je vous présente mes excuses les plus sincères, Madame.
    Mademoiselle. Et croyez bien que si les trois avaient été mes enfants, j’aurais été bien plus loquace. Vous m’avez l’air de bonne foi. Sincèrement. Seulement excuses ou pas excuses, il n’empêche que vous vous êtes montré suffisamment offensant pour que je puisse me permettre de refuser des excuses, et me permettre également d’aller trouver le directeur pour me plaindre des accusations portées de manière infondée… Qu’il s’agisse ou non de mes enfants n’a aucune espèce d’importance au final.

    L’employé sembla rapetisser en quelques secondes. Robyn n’était pas une femme que l’on pouvait deviner autoritaire au premier regard, mais lorsqu’il fallait qu’elle se montre impitoyable, elle ne lâchait que rarement le morceau. C’était sans doute ce qui faisait d’elle un bon flic.

    Je… je suis vraiment désolé. J’ai besoin de ce travail, mademoiselle, je… j’ai une femme et trois enfants, et… Je suis désolé…
    J’espère que vos enfants tomberont sur des hommes moins prompts à dispenser les accusations au gré du vent. Bonne chance avec votre barrière.
    Les pandas, c’est par ici !

    Mily avait pointé du doigt une pancarte comportant l’inscription « Enclos des pandas » associée au dessin de la tête de l’animal. C’était un ingénieux compromis qui permettait aux adultes comme aux plus jeunes de trouver leur voie jusqu’à leurs animaux favoris, et même si ‘Mily savait lire, elle restait toujours friande des pictogrammes qui se trouvaient sur à peu près tous les objets de la vie courante.
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Ven 8 Oct - 13:25

[HJ: sorry les gens... C'est vraiment pas génial! :( A la fin il commence à partir, si vous ne souhaitez pas le retenir, aucun souci :) le but est que vous fassiez comme vous le voulez Razz Je ne voulais pas le faire en train de s'en aller tel un voleur de cette façon mais la pression est trop forte xD. Donc soit vous le retenez, soit vous laissez le boulet s'évanouir dans la nature.^^ ]

Entre Max qui lui jetait un regard noir, Robyn qui semblait décidé à le faire bouger en parlant d'aller elle-même se jeter dans la gueule du loup soit aller voir le directeur et Mily qui parlaient de mutants, le pauvre Calisto s'apercevait bien qu'il avait fait une gaffe quelque part. Secouant négativement la tête en ce qui concernait les paroles de la petite, désolé d'essayer de l'induire en erreur pour sauver sa peau-et accessoirement celle de Max, afin qu'elle n'aille pas plus loin dans ses théories extrêmement bien conçues pour une gamine de son âge, il répondit seulement...

-Non, enfin je veux dire, pas ici Emily. Il n'y a aucun mutant en ces lieux en tout cas... Et aucun fichage ou fiché ou...

Erf mieux valait arrêter les frais, il s'emmêlait les pinceaux là! Enfin... Comme la petite s'adressa ensuite à Max, il préféra ne pas insister, ne pas montrer d'empressement à la contredire sous peine de rendre les choses suspectes. Regardant l'employé au visage défait, peu prompt à l'achever maintenant qu'il était mis à terre, le mutant ailé eut aussi un regard pour Robyn puis Max.

-ça va laissez tomber. C'est gentil à vous, je ne sais comment vous remercier mais... Je pense que monsieur apprit sa leçon, puis je n'ai rien de cassé donc tout se termine dans le meilleur des mondes non?

Adressant un bref salut à l'individu, le jeune homme poussa finalement un soupir, regardant l'employé se dépêcher de partir, priant sans doute pour qu'aucun des deux autres ayant l'air plus offensif ne le retienne... Chose encore possible car l'on voyait son tee-shirt bien reconnaissable se dandiner de loin.

-Merci en tout cas, j'aurais encore eu des ennuis sinon.

Encore? Oui il faut avouer que Calisto était doué pour se mettre dans le pétrin! Mais là c'était réellement la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Maximilian le regardait d'un air meurtrier, quoi... Ne faisait-il jamais d'erreur lui? Quant à Robyn, elle devait sûrement lui reprocher sa passivité précédente. Bah qu'importe, après tout n'étaient-ce pas que des inconnus? S'ils voulaient le juger comme ça, sur rien, qu'ils le fassent, lui s'en moquait éperdument. Oui mais en fait... Non ce n'était pas le cas! L'Espagnol voyait la femme comme quelqu'un de sage, du coup il se disait avoir un peu dépassé les bornes, surtout en se rappelant de sa morale sur le fait que les explications servaient toujours à quelque chose. Quant à Max il se demandait si celui-ci allait faire part de sa petite bêtise à l'institut. Ce n'était vraiment rien mais Calisto s'attendait déjà à la plus redoutable des punitions.

Tournant la tête vers la direction indiquée par la petite, le jeune homme resta scotché sur place; pas certains que les adultes veuillent encore le voir en ces lieux. Max avait l'air de se débrouiller bien mieux que lui et tiendrait compagnie à Robyn ainsi que Mily de façon bien plus correcte que lui, la chiffe molle qui avait peur d'un employé de zoo.

-Je... Je crois que je vais vous laisser, ça vaut mieux.

Il en avait assez fait pour aujourd'hui! Se reprenant, le jeune homme sourit à Emily et à ses deux autres compagnons puis fit apparaitre une nouvelle plume-une des siennes discrètement tombée cette fois.- derrière l'oreille de l'enfant puis lui l'offrit. Saluant les deux autres d'un geste de la main, le mutant commença à partir, s'attendant presque, ô stupide hérésie à ce qu'on le retienne... Qu'on lui signifie que sa présence n'était point honnie en ces lieux.
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Maximilian Strauss
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Ven 8 Oct - 15:40

Le sang de Max n'avait fait qu'un tour dans ses veines quand Calisto avait commencé à parler de fichage , terme qui dans le contexte actuel était associé aux mutants . Le regard qu'il lui avait lancé suite à sa bourde était plus qu'explicite sur ce qu'il ressentait . Il avait aussitôt prit le gardien à partie sur son attitude insultante , pensant ainsi rattraper le coup avant que les autres n'aient la puce à l'oreille mais le mal était déjà fait et ce fut la gamine qui prononça le terme de "mutant" . Le gardien se tendit presque instantanément en entendant ce mot ,rien d'étonnant avec le climat de peur qui régnait actuellement . Dire qu'il s'était incrusté pour échapper à la sécurité et voilà maintenant que Calisto l'avait foutu dans une situation bien pire , tout ça parce qu'il n'était pas capable de réfléchir avant de l'ouvrir . Max n'avait plus le choix il devait les sortir de cette situation , non sans se promettre intérieurement d'apprendre à Calisto à fermer sa grande g****** quand ils seraient de retour à l'Institut . Max n'était pas du genre violent en général mais là fallait avouer que l'envie de lui balancer son poing en pleine tête le démangeait sérieusement , si l'employé du zoo avait été un flic ou pire un agent fédéral ils seraient déjà embarqués et en cellule...

Poussant un soupir agacé , Max fit signe à Calisto de se taire avant qu'il n'empire encore davantage la situation . Au point où ils en étaient , autant essayer de sauver les meubles avant de risquer de se retrouver menottes aux poignets .

"Et si tu la fermais , non parce que là tu t'enfonces bien comme il faut et tu m'enfonces par la même occasion . Alors t'es gentil et tu la mets en veilleuse avant que ça dégénère encore plus et qu'on risque d'avoir encore de plus gros ennuis.." lança Max sur un ton autoritaire où on pouvait sentir une pointe de colère

Le mutant tira une nouvelle bouffée sur sa cigarette afin de se calmer avant de se mettre vraiment en colère . La gamine en avait dans le crane pour son âge , rien d'étonnant à ce qu'elle ait aussi vite compris les sous entendus de Calisto . Heureusement elle semblait assez ouverte d'esprit vis à vis des mutants , c'était déjà ça de gagné . Dommage que tout le monde ne réagisse pas comme cette petite , enfin au moins ça prouvait que le Prof avait raison quand il disait qu'au final ce n'était qu'une question de communication ...

"Tu sais les gens ont peur de ceux qui sont pas comme eux , et parfois ça les amène à faire des choses très méchantes. A cause de cette peur il y a eut plein de gens malheureux , comme les noirs et les juifs . Le pire c'est que si les gens avaient appris à mieux connaitre ceux qui leur faisaient peur , ils auraient compris que c'était bête parce que même si ils étaient pas tout à fait comme eux ben ils se ressemblaient beaucoup . Faut pas avoir peur des mutants parce qu'au final c'est des gens comme toi et moi , même si ils sont pas tout à fait pareil mais si tout le monde était pareil ben le monde serait moins drôle . Ça te plairait à toi de vivre dans un monde où tout le monde a la même tête et est habillé pareil ? Moi je dis qu'on s'ennuierait vite . A la télé tu entendras plein de choses méchantes sur des mutants qui font du mal aux gens .C'est juste que comme les gens sont méchant avec eux , ben ils finissent par se montrer aussi méchants que ceux qui leur font du mal et du coup les gens ont encore plus peur . Mais tu sais les mutants sont pareils que les gens , il y en a des gentils et il y en a des méchants . Mais le plus souvent ceux qui sont méchants le sont devenus parce qu'on a été méchant avec eux et du coup ils pensent que si ils deviennent plus méchant que ceux qui leur ont fait du mal , plus personne n'osera leur faire du mal ...Si un jours quelqu'un est méchant avec toi , faut pas lui en vouloir parce qu'il doit être très malheureux de ne connaitre que la méchanceté et ça sera à toi de lui apprendre la gentillesse.." répondit Max avec un sourire en regardant Mily dans les yeux après s'être agenouillé pour être à sa hauteur

Après l'intervention conjugué de Max et la jeune femme , l'employé du zoo n'en menait vraiment pas large . Sans doutes l'idée qu'un groupe de clients vienne se plaindre de son attitude à son boss avait du calmer ses ardeurs , d'ailleurs en le voyant si pitoyable Max se contenta de hausser les épaules . L'incident avait été évité de peu alors autant passer à autre chose et aller voir les pandas . Max se releva , reprenant discrètement le portefeuille volé au passage . Calisto les remerciait de lui avoir évité de sérieux ennuis , Max ne répondit rien afin de ne pas relancer le débat . Puis le mutant annonça piteusement qu'il en avait assez fait et qu'il était temps pour lui de partir . Après l'avoir foutu dans cette galère voilà qu'il partait maintenant la queue entre les jambes ; non seulement il l'ouvrait sans réfléchir mais en plus il fuyait comme un lâche au lieu d'assumer ses erreurs .

"C'est tellement plus facile de fuir , n'est ce pas . Enfin si tu veux te barrer je te retiens pas , perso j'ai pas que ça à foutre que de retenir des gens pas capables d'assumer ceux qu'ils font...Mais laisses moi t'apprendre un truc , si c'est tout ce que t'as dans le ventre tu ferais mieux de tracer pour de bon . On a pas besoin de foutus looser à l'Institut , et si t'es incapable de faire autre choses que de foutre les autres dans la m*rde et te casser après t'as rien à foutre là bas.."


Très bien si il voulait fuir , il n'allait pas le retenir après tout Max n'avait pas besoin de ce genre de personne et cela confirmait bien que ce type était incapable de faire autre chose que jouer les victimes..Des trucs stupides Max en avait fait pas mal et en faisait encore souvent mais lui avait toujours assumé ses actes , contrairement à ce que Calisto était en train de faire . Enfin de toutes façon ça n'était pas son problème , chacun était libre de faire ce qu'il voulait mais si il n'était pas capable de faire front dans cette situation l'adolescent se demandait ce qu'il pouvait bien foutre à l'Institut parce que là il avait vraiment du mal à imaginer qu'une chiffe molle pareille puisse un jours défendre qui que ce soit..Typique le genre de personne qui lui sortaient par les yeux ..

Max finit cependant par se calmer , se rappelant soudain la présence de la gamine . Sur le coup de l'énervement il avait complètement oublié Mily .La réaction pouvait sembler excessive et le manque de drogue qui l'affectait depuis qu'il avait entamé sa cure n'y était surement pas étranger . Ceci dit la manière qu'avait eut Calisto de fuir avait vraiment eut le don de le foutre en boule ..
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Robyn Caldlow
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Sam 16 Oct - 16:07

    (L’employé du zoo étant un personnage que j’ai introduit moi-même, c’est donc à moi de décider de son départ ou non.)

    L’employé du zoo était tendu. Non seulement parce qu’il pouvait perdre sa place si Robyn et Max venaient à aller trouver son patron, mais également parce que depuis quelques minutes, il était question de mutants. Il ne les détestait absolument pas, mais préférait de loin se faire virer et habiter sous un pont avec sa femme et ses enfants faute de règlement du loyer plutôt que de connaître une mort atroce à cause d’un mutant maîtrisant mal un pouvoir crade.

    Calisto finit par dire qu’il n’y avait pas de fichage ici même, pas plus qu’il n’y avait de mutants, avant de finalement s’interrompre au beau milieu d’une phrase. La petite fille laissa résonner son rire enfantin avant de reprendre la parole :

    Comment tu sais, Monsieur ? Hein ? Comment tu sais qu’il y a pas de mutant ici ? Le monsieur-qui-répare-tout, il est peut-être mutant. C’est ça ? Et moi aussi je suis peut-être mutante. Ou toi… !

    Elle laissa son rire résonner une seconde fois, visiblement amusée de voir la mine cramoisie de l’employé se décomposer de cette manière. Calisto avait une manière d’évoquer la mutation et de faire certains sous-entendus qui amenaient Robyn à comprendre les choses bien plus vite que sa nièce parce qu’elle avait côtoyé de très près un mutant et avait encore quelques amis possédant certaines particularités génétiques. Si ‘Mily trouvait cela amusant de mettre le doigt sur ce qu’elle trouvait louche du haut de ses 7 ans, Robyn espérait que la situation ne dégénèrerait pas d’avantage…

    Emily fut quelque peu surprise ensuite par le ton que Max utilisa pour s’adresser à Calisto et leva de ce fait les yeux vers lui avec interrogation, parce qu’elle ne comprenait pas qui pouvait être enfoncé par les paroles de Calisto en dehors de lui-même. Max finit par expliquer avec des mots simples le nœud du problème concernant les mutants, à savoir qu’ils étaient rejetés pour le simple fait d’être différents. La petite fille fronça les sourcils et secoua finalement la tête lorsque Max lui demanda si elle apprécierait de se retrouver dans un monde où tout le monde ne serait qu’un clone de son voisin.

    Ca serait triste. Et puis on reconnaîtra ses amis comment si tout le monde était pareil ?

    ‘Mily voyait les choses avec ses yeux d’enfants, mais avait pourtant très bien cerné le problème évoqué par Max. Le jeune homme évoqua ensuite tout ce qui pouvait être dit sur les mutants dans les médias, et notamment le fait que l’on n’expliquerait jamais aux gens que si certains mutants faisaient le mal, c’était avant tout parce qu’on leur avait fait énormément de mal auparavant et parce que personne n’avait cherché à les accepter. Le sourire de ‘Mily s’effaça un peu avant que Max n’explique que si un jour on venait à lui faire du mal, cela serait à elle d’apprendre à cette personne à être gentille et à bien se comporter.

    D’accord ! C’est arrivé l’autre jour à la récré, enfin sans les mutants ! Deux garçons se battaient – sont bêtes les garçons de mon école, mais je dis pas ça pour toi hein ! – et il a fallu qu’un troisième arrive pour leur apprendre qu’il ne servait à rien de se battre juste pour une partie de billes perdue pour qu’ils deviennent amis. C’est pareil ?

    Max avait fini par s’agenouiller pour se mettre à la hauteur de ‘Mily, et la petite fille lui adressa son plus beau sourire :

    J’aime bien comment t’expliques, Max. Tu voudrais pas remplacer Mlle Scott, ma maîtresse ? Elle dit que si on ne comprend pas, bah c’est parce qu’on est des attardés. Et franchement… - Elle jeta un regard en direction de Robyn avant de murmurer à l’oreille de Max - … je pense que c’est elle qui est attardée. Mais les grandes personnes disent que c’est pas bien de dire ça sans preuves…

    ‘Mily avait profité de l’intervention de Robyn pour clouer le bec du gardien pour pouvoir faire une messe basse à Max sur un sujet délicat. Calisto était resté silencieux durant les deux recadrages, et avait attendu que l’employé en prenne vraiment pour son grade pour considérer qu’il fallait laisser tomber. Mily fixa le gardien l'espace d'un instant et croisa les bras sur son torse de manière assez comique avant de poser ses yeux sur Calisto cette fois:

    T’as pas entendu ce que Max il a dit, Monsieur ? Si la personne en face de toi elle connaît pas un truc, faut le lui apprendre pour qu’il soit meilleur et plus ouvert. Si personne lui explique, il va continuer de croire que tous les trucs tous pétés dans le zoo le sont à cause de toi ou d’ados comme toi. Moi je préfère que tata et Max ils lui expliquent, hein, comme ça la prochaine fois qu’un objet sera cassé, bah ça retombera pas sur le dos de n’importe qui !

    Son rire résonna de nouveau avant qu’un sourire ne prenne place sur son visage enfantin. Robyn caressa avec affection la tête de sa nièce, et ‘Mily leva les yeux vers elle, visiblement très fière.

    T’as vu tata ? J’apprends vite !

    Nouveau rire de la part de la petite fille. Calisto les remercia et conclut qu’il ferait mieux de partir après avoir donné une plume à ‘Mily. La petite fille la prit et l’observa sous toutes les coutures de ses yeux brillants de curiosité. Elle fut sans doute autant surprise que Robyn du départ inattendu de l’adolescent, mais après tout on ne pouvait pas forcer les gens à rester lorsqu’ils n’en avaient pas envie… ‘Mily salua Calisto et Robyn esquissa un sourire, avant que ‘Mily ne se jette une nouvelle fois dans ses jambes pour lui agiter sous le nez la plume blanche qu’on lui avait remise.

    T’as vu tata ? T’as vu ?
    Oui, 'Mily. Tu sais que ton grand-père les taillait pour pouvoir écrire avec ? Il y a quelques années, ça se faisait beaucoup et aujourd’hui encore il reste quelques personnes qui préfèrent la plume aux stylos que l’on trouve partout…
    Ouiii ! Dis, on la taillera, hein ? On écrira des trucs avec ma plume ? Dis oui tata, dis ouiii !

    La réponse n’eût pas le temps de venir parce que Robyn bloqua sur les dernières paroles que Max avait adressées à Calisto. Il ne faisait plus aucun doute sur le fait qu’ils se connaissaient, et que s’ils n’en venaient pas aux mains maintenant, ils auraient l’occasion de le faire plus tard… ‘Mily comme sa tante tiquèrent en même temps que le gardien au sujet de l’Institut, dont personne n’ignorait la véritable vocation…

    Tu parles du refuge pour mutants, Max ? Tu connais des gens là-bas ? Dis, tu voudrais pas m’emmener voir des mutants ? Ils ont sûrement besoin de câlins et de rire un peu, parce qu’avec tout ce que les autorités leur foutent sur le dos, bah…

    La main de Robyn s’était glissée devant les lèvres de sa nièce qui avait une fâcheuse tendance à répéter ce qu’elle entendait sans en saisir toute la portée. Robyn ferait remarquer à sa sœur que tenir des discours contestataires devant la petite ne ferait que lui attirer des ennuis… Un sourire fut adressé à l’employé, qui avait à présent les yeux exorbités et semblait peiner à digérer ce qui venait d’être dit :

    Larry King a vraiment une mauvaise influence sur elle…

    L’employé se détendit malgré la mauvaise qualité de l’excuse bidon de Robyn. Elle orienta son regard vers Max et hocha la tête avec discrétion. Larry King était l’un des rares qui osait encore dire ce que beaucoup pensaient sans oser le formuler à voix haute, et ceux qui le dénigraient étaient généralement des anti-mutants en puissance ou des personnes indécises quant à leur opinion politique.

    Je vous souhaite une bonne fin de journée…

    L’employé les avait salué brièvement et semblait monté sur roulettes tant il s’éloignait d’eux en vitesse. Avait-on dit quelque chose de trop ?
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Sam 16 Oct - 22:40

[HJ: pardon Robyn j'espère que tu me pardonneras Au fait Maxou, tu sais qu'en vrai je te n'aime hein ^^ ]

Les paroles de Maximilian énervèrent grandement Calisto, il en avait plus qu'assez de ces remontrances! Lui qui semblait prêt à abandonner la bataille se sentit pousser des griffes au bout des poings, façon Wolverine. Emily pendant ce temps prenait l'option d'aggraver les choses avec son cerveau beaucoup trop évolué pour une gamine de son âge. Ce devrait être interdit ça... Quant à l'employé de zoo, Calisto avait tellement souhaité le voir partir qu'il avait cru, illusion d'optique très certainement que c'était le cas. Ses yeux d'azur de muèrent en glaciales fenêtres sur un monde intérieur bouillonnant d'une rage contenue. Mily s'était mise à parler à voix basse avec Max; incroyable comme elle pouvait apprécier cette sale engeance! Ce garçon l'accusait de tout sans rien connaître de sa vie! Sans savoir que Calisto s'était dressé à 8 ans devant son père pour essayer de calmer sa hargne et l'empêcher de frapper leur mère aux trois quarts soûle... Il le traitait de lâche et ceci n'était tout bonnement pas acceptable. Dans la rue, dire à quelqu'un qui était sans courage revenait à le défier pour un duel très sérieux. Heureusement l'Espagnol était moins brutal que la moyenne de ces gosses pommés, n'en restait pas moindre l'humiliation terrible à ses yeux. Emily qui semblait heureuse avec sa plume parut un moment être une gamine comme les autres, mais cela ne dura qu'un instant; elle se reprit et commença à fixer le gardien avec une mine indéchiffrable aux yeux de Calisto avant de lui faire la morale à lui... Lassé, le jeune homme eut un geste avec le bras, semblant jeter quelque chose par dessus son épaule pour dire qu'il s'en foutait... Non pas de ce que disait Emily, mais de ce qui pouvait bien arriver au prochain. Ok son rêve était d'être X-Men mais pour aujourd'hui, il n'avait pas envie de jouer les gentils héros; être égoïste sauvait votre santé par moment.

-Tu leur expliques bien mieux que moi Emily, je te laisse la relève. Quant à toi...

Il se tourna brutalement vers Max, le regardant droit dans les yeux. Intérieurement avec son physique de petite souris, évidemment que le jeune homme avait peur, mais le courage s'exprimait parfois ainsi, apprivoiser sa crainte et faire face même en tremblant. Sans peur, le courage n'était que folie; mais pas sûr que ce soit vraiment de la vaillance non plus.

-Arrête de juger sans connaître espèce de co... -Il se rappela à temps de la présence de la gamine et de Robyn puis essaya de se modérer, se contentant d'un regard glacial et brûlant à la fois.- ta petite morale tu peux te la garder! Il ne t'est pas venu à l'esprit que je pensais juste avoir assez fait de bêtises comme ça et que je ne voulais pas créer plus de problèmes? Ce n'est pas fuir! C'est foutre la paix aux gens, éviter que ça dégénère. Quant à ma connerie-Aïe pour les oreilles de Emily... Trop tard...- toi t'en as jamais fais dans ta vie hein? Non bien sûr? C'est marrant mais moi j'ai plutôt l'impression que les types dans ton genre avec leur morale magnifique les ont en général entendu pour eux avant de les recracher aux autres! Ta vie n'est pas toute blanche et des conneries t'as du en faire des tonnes. Qui plus est je parlais principalement d'autre chose que ça à la base!

C'est vrai quoi, il en existait des tonnes de fichage! Bon ok, il avait été un peu trop explicite, mais sur le coup de l'énervement ça pouvait arriver non? Qui n'avait pas un jour ou l'autre fait une bêtise aussi énorme que les Etats-Unis eux-même? Même les grands politiciens, surtout eux d'ailleurs faisaient des bévues! - Lui il avait voulu partir pour ne pas mettre Robyn et Emily en cause... Et voilà qu'on le traitait de lâche?! Abruti oui on pouvait, sur le coup c'est clair qu'il avait été idiot, mais de lâche, pas question! JAMAIS!

-Tu ne connais rien de moi, tu ne sais pas ce que j'ai pu vivre. C'est pas pire que les trois quarts des gens de ce pays, mais je te jure que tu ne peux pas me traiter de lâche comme ça!

Vu son ton détaché, on comprenait qu'il ne se plaignait pas, mais qu'il essayait au moins de remettre les choses à leur place, risquant peut-être de les déplacer,c c'était bien là le problème. Conscient du spectacle qu'il offrait, Calisto ne dit plus rien à Maximilian, se contentant de grommeler dans sa langue natale avant de se pencher vers 'Mily.

-Bon, tu ne voulais pas aller voir les pandas toi?

Fit-il d'un ton bien sûr aimable-c'était une gosse, il ne pouvait pas l'écharper pour être plus intelligente que les autres quand même! Elle l'avait mis dans le pétrin ou plutôt avait accentué ses soucis de part ses interventions mais c'était de sa faute! Il avait cru assumer en partant mais si Max voulait qu'il le fasse en restant... Pas de problèmes, Calisto n'avait plus de soucis avec sa conscience, enfin... Pas pour sa bêtise sur le fichage mais pour la lâcheté, non il ne se sentait pas comme tel. Maladroit oui, imbécile oui, mais criminel non! C'était pas la mer à boire! Personne n'était mort hein. Oui il aurait pu y avoir de sacrés problèmes mais la moindre connerie pouvait emmener des conséquences terribles dans ce monde alors bon.

-Au fait, Emily, moi c'est Calisto, pas monsieur

Acheva-t-il sur un ton intrigué. Visiblement la gosse s'entendait mieux avec Max, ou alors c'était son nom à consonance espagnole qui passait mal! Quant à Robyn, avouons-le, le Mallorquin ne savait pas trop comment réagir avec elle. Il avait déversé sa rage sur Max, son affection sur Emily mais quant à la jeune femme, avait-elle vraiment envie de le voir encore côtoyer sa nièce? Pas sûr... Regardant l'employé s'éloigner à une rapidité presque suspecte pour un simple mortel-était-il mutant comme Mily l'avait laissé supposer?- Il glissa finalement quelques mots à cette dernière, assez furtivement, espérant que Max ne l'entende pas, sinon il allait encore lui sortir une connerie sur sa lâcheté alors que l'Espagnol essayait juste d'être poli avec la belle jeune femme, comprenant parfaitement si elle le trouvait trop instable pour rester à côté de la petite fille ou gâcher sa journée.

-Écoutez Robyn, c'est à vous de voir, mais finalement, je crois que je n'arrive pas à me passer d'Emily. Et puis...

Et puis quoi? Il n'avait pas d'excuse autre pour son retournement de situation. Peut-être qu'il ne voulait simplement pas laisser Maximilian s'en sortir à si bon compte? Ou alors qu'il avait vraiment du mal à se passer d'Emily allez savoir. Et puis avouons le, tout se déroulait bien ou presque avant l'arrivée de cet énergumène là! Mince quoi, Robyn était charmante aussi et l'espagnol peinait à croire qu'il devait la quitter comme ça, comme un abruti sur un mal entendu... Que faire. Simplement les accompagner jusqu'aux pandas et se tirer ou... Ou rester et "assumer" comme lui l'ordonnait cet imbécile de Max?
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Maximilian Strauss
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Localisation : En rave , au Pandora ou à L'Institut . Sinon très probablement en garde à vue
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Profession : Étudiant... et DJ au Pandora's Box et parfois DJ lors de rave party . Max connait très bien le job de dealer , pickpocket et les vols en tout genre ...
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Dim 17 Oct - 14:19

[Tu sais il y a le rp et le hrp , personnellement je différencie les deux donc ce n'est pas parce que mon perso se prend la tête avec le tiens ou l'inverse que tu dois te sentir obligé de préciser que tu m'aimes bien ^^. Je ne suis pas Max , pas plus que tu n'es Calisto alors arrêtes de stresser comme ça ]

La situation que Max voulait absolument éviter était en train de se produire sous ses yeux et tout ça à cause d'un abruti pas foutu de fermer sa grande g********. Maintenant que l'employé du zoo avait compris qu'il avait affaire à des mutants qu'est ce qui allait l'empêcher de prévenir les fédéraux , un simple coup de fil et il serait dans la panade la plus totale . Des trucs stupides Max en avait fait et les avaient toujours assumé mais là c'était pire que tout , Calisto venait purement et simplement de le balancer , certes involontairement mais le fait était là . L'adolescent songea un instant que si une telle chose s'était produite là d'où il venait , le coupable se serait fait descendre sans autre forme de procès ..Tout ça pour une foutue pancarte et parce Calisto avait été incapable de faire autre chose que de jouer les victimes , sérieusement comment un mec comme lui avait il put survivre aussi longtemps ? Maintenant il n'y avait plus de doutes sur le faits qu'ils étaient mutants et si Mily l'avait compris , l'employé du zoo ne pouvait que l'avoir compris lui aussi..

Mily..cette gamine en avait dans le crane pour son âge , Max était loin de penser qu'elle comprendrait aussi vite le "problème mutant" . C'était étonnant de voir cette gamine comprendre ce que la plupart des gens étaient incapables de réaliser , à croire que plus les gens vieillissaient et plus ils devenaient bouchés. Si Max doutait que les anti mutants changent un jours de mentalité , au moins avec les gamins il y avait encore de l'espoir . Si le Prof avait été encore de ce monde , il aurait sans doute cité Mily en exemple...

"Oui Princesse c'est un peu pareil , sauf que y a certains trucs qui méritent qu'on se batte pour eux . Tu peux te battre pour protéger les gens que tu aimes ; si par exemple quelqu'un voulait faire du mal à ta tata ou à toi là tu auras le droit de te battre. En fait le plus dur c'est de savoir quand il faut se battre et quand on doit apprendre la gentillesse à ceux qui sont méchants.. " finit par dire Max en ébouriffant les cheveux de la gamine

Entre Max et Mily le courant passait plutôt bien et l'adolescent était en train de se découvrir des talents de pédagogue . Le mutant eut un sourire amusé en entendant la petite lui dire qu'il devrait remplacer son institutrice , il se voyait mal enseigner quelque chose à des têtes blondes surtout que la plupart des choses qu'il pouvait apprendre aux autres ne rentrait pas vraiment dans le programme scolaire même si bien savoir crocheter une serrure pouvait se révéler utile ...

"Ben contrairement à ce que penses ta maitresse , moi je te trouve vachement intelligente pour ton âge peut être même un peu trop... Si ta maitresse s'étonne que tu comprend pas , c'est surement parce qu'elle sait pas expliquer les choses ."

Tout semblait réglé , la tante de Mily avait apparemment convaincu l'employé du zoo . Max le regarda filer à toute allure tout en ayant un mauvais pressentiment , il filait bien trop vite pour que ça soit normal . A tous les coups il était parti prévenir les feds , et tout ça à cause de l'autre abruti . Si Calisto voulait partir mieux valait qu'il s'exécute rapidement parce que Max commençait vraiment à perdre patience . Heureusement Mily avait un vrai don pour chasser sa mauvaise humeur et lorsqu'elle lui demanda si il venait bien de l'Institut Max n'eut pas le courage de lui mentir , en plus avec la manière dont Calisto l'avait vendu cela aurait été inutile ...

"J'en connais plein de mutants , je vais te dire un truc mais ça reste entre nous . Je suis un mutant ..mais je compte sur toi pour garder le secret..." murmura Max à l'oreille de Mily après s'être assuré du départ de l'employé du zoo ..

Tout aurait pu s'arrêter là mais c'était sans compter sur Calisto , qui après l'avoir mit dans la panade lui reprochait maintenant de le traiter de lâche . Sur le coup Max crut qu'il était en train d'halluciner , non seulement il criait sur tous les toits le fait qu'ils étaient mutants avant de fuir mais en plus maintenant que le problème semblait réglé il se permettait de la ramener !! Le corps de Max commença à être pris de tremblement nerveux , le manque de drogue amplifiait la colère qu'il ressentait . L'adolescent serra les poings et une lueur bleuté commença à crépiter autour de ses mains , après avoir fixé Calisto avec un regard plus que courroucé son poing parti brusquement sur le côté avant de disparaitre dans un disque lumineux pour ressortir par un autre disque et frapper de plein fouet le visage de Calisto. Il n'avait fallu que quelques secondes à Max pour agir , la téléportation avait cet avantage que nul ne pouvait prédire d'où le coup viendrait ..

Le coup de poing de l'adolescent avait été particulièrement violent et ses phalanges avaient craqués sous le coup de l'impact particulièrement brutal .Après l'avoir foutu dans cette galère et avoir voulu se barrer comme le lâche qu'il était il venait maintenant le provoquer ? Si c'est un duel qu'il voulait Max était tout à fait disposé à ça ...

"Arrêtes ton baratin , tout ce que tu me sors c'est du flanc .T'as raison mec je te connais pas , je sais pas ce que t'as fais avant et franchement je m'en bats totalement la race comme de tes excuses bidons d'ailleurs..Moi ce que je vois par contre c'est que non seulement tu m'as balancé et que je vais surement me taper les féds à cause de toi , qu'en plus tu voulais te barrer comme une pauvre loque alors tes justifications à la c*** tu te les gardes OK ! T''as une grande g**** ça c'est clair , comme c'est aussi clair que t'as rien dans le calecif . Ouaip j'en ai fait des c****** , mais moi elle ne mettait en danger que ma peau , et personnellement j'ai jamais été une foutue balance contrairement à ce que toi tu viens de faire . Alors si tu veux qu'on règle ça , y a pas de problèmes ...."

Certaines habitudes ont la vie dure , si Max n'était pas du genre violent cela ne l'avait pas empêché de se battre lorsque c'était nécessaire . Des duels dans le Hell's Max en avait livré quelques uns , il évitait tant que possible les affrontements violents mais lorsqu'il commençait à se battre il le faisait toujours à fond . Avoir grandi dans le quartier le plus dangereux de la ville l'avait habitué à défendre sa peau chèrement , et refaire le portrait à cet abruti n'était rien à côté de ce qu'il avait pu bouffer dans le Hell's ou en maison de redressement...
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Eddison Pierce
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Dim 17 Oct - 17:27

    ( Les références explicites à la mutation ou à la qualité de mutant d'une personne devant être limitées conformément au contexte du forum, particulièrement en présence d'humains, il ne faut pas s'étonner de l'intervention des Fédéraux dans ce cas précis. )

    Il était quand même étonnant de voir ce que la peur pouvait inciter les gens à faire.

    Le brave employé du zoo avait donc choisi de prendre la fuite à cause d’une conversation évoquant de manière un peu trop certaine les mutants qu’il craignait tant. Parce que oui, la tolérance des humains craintifs avait des limites très simples à atteindre, et que laisser entendre de manière très claire qu’il pouvait y avoir des mutants dans un lieu public, surtout lorsque ces mutants s’identifiaient comme tels de manière très certaine. Il pouvait bien sûr y avoir une présomption de non-mutation dans le tas, mais la perspective de mourir de la main d’un mutant était suffisamment effrayante pour inciter l’employé à faire une chose à laquelle il n’avait jamais songé auparavant…

    Il était pourtant un employé fiable, un mari fidèle et un bon père de famille. Il ne détestait pas les mutants et n’avait de ce fait aucune volonté de leur nuire directement, mais il y avait un élément qui n’était pas à négliger : deux mutants étaient visiblement décidés à en découdre dans un zoo bondé de monde. Un samedi après-midi. Le jour le plus bondé de la semaine… Si des adultes responsables seraient tout à fait capables de détaler au plus vite pour se mettre hors de portée d’un pouvoir destructeur, cela ne serait pas nécessairement le cas des enfants en bas âge et des adolescents qui les accompagnaient, et qui se laisseraient bien vite terroriser au point de ne plus bouger. C’est ce genre d’arguments qui poussa ce brave employé à entrer dans le local technique où étaient entreposés ses outils, et où se trouvait un téléphone. Il hésita un moment après avoir décroché le combiné, et composa finalement le numéro réservé aux problèmes engendrés par les mutants. Le message d’accueil l’accueillit sur une note sympathique, mais l’employé finit par raccrocher avant le bip sonore. La culpabilité, vous comprenez…

    La fin du message tourna en boucle dans son esprit alors même que la culpabilité commençait à le ronger. Que penserait sa femme lorsqu’il lui expliquerait que l’émeute de fin d’après-midi au zoo avait été engendrée par un coup de fil donné par son mari ? Elle lui en voudrait sans doute, et surtout si ces mutants causaient des dégâts. Mais que penserait-elle s’il laissait filer 120$ alors que leur ainée avait besoin d’un nouvel appareil auditif ?

    D’une main tremblante, il reprit le combiné et laissa finalement son message avant de mettre fin à la communication…


    A l’autre bout de la ville, le message laissé sur la boîte vocale n’était pas tombé dans l’oreil d’un sourd. Marla, jeune recrue du centre d’appel Fédéral occupait son poste de responsable depuis près de 8 mois. Lorsqu’une employée de 3 ans sa cadette déboula dans son bureau pour lui parler de ce message, elle sut exactement quoi faire pour sécuriser la zone où ne tarderait pas à se dérouler un véritable carnage. Les mutants de l’Institut n’étaient pas des terroristes à proprement parler, mais avaient toujours la fâcheuse manie de perdre le contrôle de leurs pouvoirs à un moment ou à un autre et d’engendrer ainsi de dégâts au moins aussi importants que si quelqu’un s’était mis en tête de poser une bombe. Les mutants étaient dangereux. Ou plutôt, ceux qui n’étaient pas suffisamment intelligents pour rester dans la clandestinité étaient dangereux. Marla n’éprouvait pas de dégoût particulier pour les mutants, mais était prête à aider à mettre dans le couloir de la mort tous ceux qui ôteraient des vies du fait de leurs dons, que cela soit volontaire ou non. D’ailleurs, si un humain écopait de ce type de peine dans l’état de New York, faire bénéficier aux mutants d’un traitement de faveur en la matière sous prétexte qu’ils « ne maîtrisent pas leurs pouvoirs », ne serait-ce pas faire preuve de discrimination ? Les mutants voulaient l’égalité en droit, alors ils auraient tout naturellement droit à la chaise électrique s’ils tuaient ne serait-ce qu’un gamin dans ce zoo.

    Les unités d’intervention furent mobilisées, et deux fourgons quittèrent le Centre Gouvernemental en direction du zoo où il y avait du grabuge. Subtilement, les agents se mêlèrent à la foule et firent en sorte de couvrir tous les itinéraires par lesquels les deux mutants pourraient chercher à fuir. Les deux chemins de terre furent couverts, de même que le lac des cygnes, puisque deux agents se postèrent sur les berges nord de la presqu’île, sous le couvert des buissons. Personne ne pouvait les voir à moins de posséder une vue génétiquement améliorée.

    Au fur et à mesure de la progression des agents et du groupe d’intervention, les passants s’écartaient comme s’ils pressentaient que quelque chose allait se passer. Un périmètre de sécurité fut délimité, et deux tireurs d’élite prirent position dans les fourrés bordant les deux chemins permettant de quitter cette zone. A la moindre tentative de fuite, ils feraient un carton plein. « Préservation des innocents » serait inscrit dans le rapport d’intervention ; personne ne ferait de cas de quelques balles tirées dans la carcasse de mutants ayant semé le trouble au zoo.

    De là où il se trouvait, Jeff, le responsable de l’intervention, ne percevait aucune hostilité autre que dans les paroles des jeunes. Lorsqu’un phénomène inconnu se produisit – un poing qui disparaît, c’est pas très courant en même temps – l’assaut fut donné. Chacun mit en joue les deux adolescents, et cinq agents rejoignirent le petit groupe en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire. La petite fille fut bousculée parce qu’elle se trouvait sur le trajet d’un agent, et deux armes furent pointées sur chacun des deux adolescents soupçonnés de mutation. La jeune femme eût également droit au même traitement, mais de la part d’un seul agent cette fois, parce que même si sa réaction n’était pas sensée comprendre la manifestation d’un don quelconque, mieux valait être prudent…

    Une main se posa sur l’épaule de Max alors qu’un agent se saisissait du poing « bizarre » utilisé pour frapper l’autre adolescent et le lui retournait dans le dos en vue de lui passer les menottes. Deux autres agents amorcèrent la même manœuvre sur Calisto, alors que l’employé avait rejoint le chef des opérations et le désignait comme le plus mutant des deux adolescents en raison des allusions multiples qu’il avait pu faire tout au long de la conversation. Pour l’autre – celui qui l’avait malmené par ses paroles – il ne savait pas de quoi il retournait, mais si le mutant connaissait l’autre ado et l’Institut, c’est qu’ils étaient tous les deux mutants.

    Les promeneurs désertèrent le chemin en une fraction de seconde, et seuls quelques badauds demeurèrent sur place pour voir ce qu’il se passait. Jeff s’avança enfin à la rencontre du petit groupe, tandis que l’employé qui avait provoqué tout cela décidait de s’éloigner en pensant ainsi soulager sa conscience :

    Agent spécial Flaversham. Vous allez être placés en détention préventive pour suspicion de destruction de biens publics, utilisation de pouvoirs de type mutants et voie de fait. Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous direz ou ferez à partir de cet instant précis pourra et sera retenu contre vous devant un tribunal. Vous avez le droit de consulter un avocat et d’avoir un avocat présent lors de l’interrogatoire. Si vous n’en avez pas les moyens, un avocat vous sera désigné d’office, et il ne vous en coûtera rien. Durant chaque interrogatoire, vous pourrez décider à n’importe quel moment d’exercer ces droits, de ne répondre à aucune question ou de ne faire aucune déposition. Comprenez-vous les droits que je viens de vous exposer ?

    Jeff – comme tous ses hommes – ne faisait que son boulot. Et quitte à faire son boulot, autant le faire correctement.
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Robyn Caldlow
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Lun 18 Oct - 21:30

    (Eddi', aucun problème pour ma part ^^)

    Calisto conclut que ‘Mily expliquait les choses mieux que lui, et la petite fille joignit ses mains derrière son dos avant d’effectuer le balancement d’avant en arrière signifiant qu’elle était fière que l’on remarque son intelligence. Un sourire ravi étirait ses lèvres simplement parce qu’on ne la considérait pas comme la première gamine de primaire venue, et cela lui faisait doublement plaisir parce que sa maîtresse ne semblait pas réellement apprécier qu’un esprit jeune mais un peu plus développé que les autres se trouve dans sa classe et lui pose des questions sans arrêt.

    Max trouva le petit exemple qu’avant exposé la petite fille approprié et la gratifia d’un « Princesse » qui étira jusqu’à ses oreilles le sourire de ‘Mily. Il expliqua ensuite que certains trucs méritaient que l’on se batte, et notamment dans le cas où quelqu’un voudrait faire du mal à sa tante, et inversement. ‘Mily acquiesça sans oser interrompre l’adolescent, semblant tout à coup suspendue à ses lèvres de la même manière que s’il lui avait raconté l’un de ces contes de fées dans lesquels elle aimait tant dénicher les incohérences plutôt que de rêver à un prince charmant quelconque. Bien sûr, elle aurait bien voulu avec un « namoureux » comme ses copines de classe, mais ‘Mily préférait faire travailler son esprit dans le bon sens. Sa mère était d’ailleurs la première à lui dire qu’elle avait la vie devant elle pour se trouver un garçon à son goût et qui la traiterait bien.

    Sûr que celui qui touche à tata Robyn, il risque de pas apprécier ! Quand t’es toute pitite pitite, bah les adultes ils croient que tu ne sers à rien ou que tu ne peux rien contre eux parce qu’ils ont un avantage de taille !

    Combien de fois s’était-elle ainsi fait marcher dessus à la caisse des supermarchés ? Dans les files des cinémas ? Chez le boulanger ? ‘Mily ne comptait plus les mésaventures de ce style, mais n’hésitait pourtant jamais à écraser quelques pieds ou à se mettre subitement à pleurer pour s’attirer la sympathie des employés. Sa mère lui avait maintes fois expliqué que simuler une grosse crise de larmes n’était pas honnête puisqu’elle n’avait aucune raison valable de pleurer, mais la petite fille partait du principe que si on l’ignorait ou qu’on se permettait de la doubler lorsque aucun adulte ne l’accompagnait, elle n’avait absolument pas à mettre en application la bonne éducation que lui avait donné sa famille.

    Toujours agenouillé près de la petite fille, Max avait abondé dans le sens de ‘Mily concernant sa maîtresse pas très ouverte d’esprit, et avait dit la trouver très intelligente pour son âge. Et peut-être un peu trop, même s’il lui arrivait de ne pas comprendre certaines choses, comme les maths et la technologie, une matière un peu inutile où on leur demandait de construire un circuit conducteur avec des fils, des trombones, des punaises, une lampe et une pile 1.5 volt. C’était sans doute du à son jeune âge, mais tracer des triangles, des carrés ou construire des « circuits » avec trois fois rien, elle trouvait ça particulièrement chiant. Enfin « nul », parce qu’elle n’avait pas le droit de dire des gros mots…

    Tu saurais expliquer de la géométrie, Max ? Ma maman et tata, bah elles essaient, mais elles sont meilleures en science. Tu crois que la géométrie ça sert à quelque chose ? La maîtresse, elle nous dit que ça servira si on veut planter des fleurs en forme de rosace dans son jardin … J’ai eu beau lui expliquer qu’on habitait dans un appartement sans jardin, bah ma maîtresse elle a rien voulu comprendre !

    La géométrie, ou le grand traumatisme de son arrivée en primaire. Ce n’était pas faute d’essayer, mais ça ne rentrait pas. Max finit par murmurer sa réponse suite à la demande de la petite fille qui voulait aller faire des calins aux mutants, et le sourire de ‘Mily devint immense alors qu’elle restait bouche bée d’apprendre que l’adolescent qui lui faisait face était un mutant. Elle n’en avait jamais réellement vus d’aussi près – mis à part l’ex petit-ami de Robyn – et d’aussi jeune, et ça avait quelque chose d’inédit pour la petite fille. Elle avait eu un tour de magie, et elle avait rencontré un vrai mutant. ‘Mily murmura à son tour :

    Je n’dirais rien ! Croix de bois, croix de fer…

    C’était à Max d’achever la phrase pour sceller cette promesse. C’était enfantin, mais après tout, ‘Mily n’avait que 7 ans. Max se releva finalement et la petite fille se balança de nouveau d’avant en arrière avec fierté, se retenant difficilement de ne pas faire une roue ou de sauter partout parce qu’elle avait un mutant à moins d’un mètre d’elle et que ce mutant avait l’air de bien l’aimer. La suite lui fit perdre son sourire en une fraction de secondes, parce que Calisto s’avança brusquement vers Max pour débiter un certain nombre de paroles qui figèrent Emily. La petite fille eût du mal à suivre la tirade de l’adolescent blond, mais un mot particulier fit l’effet d’une bombe :

    HAN ! Faut pas dire des gros mots ! Les gros mots, c’est pour les adultes mal élevés !

    La réponse de Max à la tirade de Calisto ne se fit guère attendre et Robyn avait fini par s’approcher pour boucher les oreilles de sa nièce et se placer suffisamment prêt pour intervenir au moment où la situation dégénèrerait un peu trop. Si elle avait été l’un de ces flics qui brandissaient leur plaque à tout bout de champ, elle s’en serait probablement servie pour abréger cette dispute qui s’envenimait. Dans la mesure où elle était une flic relativement modérée dans l’utilisation des rares privilèges associés à cette fonction très mal perçue, Robyn préféra mettre la main sur sa nièce pour la maintenir hors de portée – physique et auditive – au cas où une bagarre finirait par se déclencher sans prévenir. Et vu les paroles qui s’échangeaient à présent, il était clair qu’il ne faudrait pas grand-chose pour que le pas soit franchi…

    Le poing de Max finit par décoller et par disparaître. ‘Mily laissa échapper un « Ooooh ! » sonore traduisant sa surprise, alors que Robyn jetait un regard assez nerveux aux alentours pour s’assurer que personne n’avait remarquer cette bizarrerie. Elle ignorait en quoi consistait le pouvoir en question, mais ce qui fut certain c’est que le poing finit par réapparaître une fraction de secondes plus tard pour heurter le visage de Calisto d’une façon très douloureuse (vu de loin, ça en avait l’air). Robyn avait libéré les oreilles de ‘Mily pour lui boucher la vue, et ainsi lui éviter d’apercevoir ce début de bagarre.

    Ce qu’elle n’avait absolument pas vu venir en revanche, c’était qu’un groupe armé leur tomba dessus en une fraction de secondes. Deux types empoignèrent Max et le mirent en joue avant de faire en sorte de procéder à la même action avec Calisto, juste après avoir piétiné ‘Mily. La petite fille avait crié lorsque l’agent avait marché sur l’un de ses pieds, et Robyn n’avait rien pu faire pour la rassurer parce qu’elle aussi avait été placée sous la menace d’une arme. Max fut menotté, et Robyn sentit un bracelet enserrer son poignet gauche alors que ‘Mily commençait à crier et que l’agent responsable de cette intervention éclair se présentait.

    Tataaaa !
    ‘Mily ma chérie, tata va régler ça…
    Tataaaaa, pourquoi ils font ça ?
    Un petit malentendu. Calme toi, surtout…

    La main encore libre de la jeune femme se glissa dans son immense sac, et elle en sortit avec une lenteur impressionnante sa plaque d’inspecteur, rendant le geste incroyablement plus lent pour éviter de prendre une balle dans la tête à cause d’un geste un peu trop brusque. Elle-même avait connu des agents de terrain un peu trop nerveux qui avaient collé une balle dans le genou d’un homme qui avait sorti ses papiers d’identité un peu trop brusquement et avait ainsi donné l’impression qu’il avait une arme en main et qu’il s’en servirait. L’affaire avait d’ailleus fait les choux gras de la presse il y a quelques mois, et l’agent en question avait écopé d’un blâme et d’une mise à pieds de 3 mois…
    Tendant sa plaque à l’agent Flaversham, la jeune femme s’adressa à lui d’une voix claire :

    Inspecteur Caldlow, 2ème District. Je suis assez étonnée par cette intervention pour le moins musclée alors que personne ne semblait réellement… - L’agent termina d’exposer ses droits aux deux adolescents, incitant la jeune femme à s’interrompre. – Ah… Dans la mesure où personne n’a été blessé ou affolé, est-ce qu’ils ne pourraient pas simplement rentrer chez eux après un bon sermon ? Ce ne sont que des adolescents, et ma nièce comme moi-même sommes encore en un seul morceau…
    Faut pas les embarquer, Monsieur ! On discutait, et des fois bah les discussions ça dérape un peu…
    Etait-il vraiment nécessaire de venir avec un commando entier pour deux adolescents qui se chamaillaient ?

    Un sourire aimable étirait ses lèvres dans l’espoir d’arrondir les angles. Si elle parvenait à éviter un interrogatoire et à rentrer chez elle avec ‘Mily, Robyn n’était pas vraiment tranquille à l’idée de laisser Max et Calisto seuls. Elle ne croyait absolument pas que l’ensemble des fédéraux étaient des anti-mutants, mais ils ne méritaient pas réellement d’être emmenés comme des criminels…
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Calisto Del Alba
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Mar 19 Oct - 16:13

[HJ: pas de problèmes non plus]

-C'est sûr qu'en frappant le premier, tu es prêt... Mais c'est quand tu veux! Où tu veux!

Grogna Calisto dans un patois d'anglais et d'espagnol réduits en bouillie à cause de la douleur lancinante qui se promenait avec allégresse dans sa joue. Le coup de poing était apparu de nulle part et l'angelot n'avait rien pu faire contre, il s'était même étalé par terre comme un fétu de paille. Malgré son instinct bagarreur, Calisto n'avait pas un corps dessiné pour, il était la délicatesse même, la finesse et la fragilité avec un esprit de fou furieux par moments certes, mais son corps lui ne suivait pas vraiment, ce qui donnait lieu à des situations catastrophiques pour lui. Le jeune homme se redressa avec peine, il eut à peine le temps de se remettre pourtant qu'un autre événement arrivait! Avant même qu'il ne puisse répondre à Maximilian, cherchant une réplique bien sentie, le mutant entendit une voix les interpeller puis on le menotta rapidement, l'acier froid le faisant frissonner... Robyn fut arrêtée également et Emily bousculée! A ce moment seulement l'Espagnol réagit, retrouvant un peu de sa lucidité, en effectuant un bond en avant pour essayer d'arriver aux côtés de la gamine qui précédemment, souffrait déjà de les voir se disputer à coups de gros mots, le manteau qui menaçait depuis un certain temps de craquer le fit-de toutes manières vu la douleur qui irradiait dans son dos, ça ne pouvait plus tenir-, les sangles également et les ailes blanches de Calisto de déployèrent devant tout le monde, révélant des plumes semblables à celle que Emily voulait faire tailler précédemment. S'en moquant éperdument alors que les fédéraux leur intimait le silence, paniqué mais étrangement lucide à la fois, il se contenta de jeter un regard désespéré à l'agent qui s'était présenté-mais dont il avait déjà oublié le nom- et répondit à ce dernier un simple.

-Faites au moins attention à la gamine bordel!

Regardant Robyn d'un air triste et coupable, le jeune homme ajouta simplement quelques mots à sa précédente réplique qui ne visait à rien d'autre que la protection de la pauvre Emily qui avait crié précédemment, déchirant son coeur en mille morceaux.

-Elle n'a rien fait, laissez-là... Quant au trouble, c'est moi qui l'ait causé... Vous n'avez qu'à m'embarquer moi... C'est moi le fautif, personne d'autre!

Acheva-t-il sur un ton brisé mais véhément, intérieurement paniqué par ce qui s'était produit ces dernières secondes. De toutes manières, le mutant n'était pas de taille à se battre contre les fédéraux, ce qu'il avait imaginer au début de cette après midi n'était pas si exagéré au final, par des moyens détournés, douloureux, ils avaient fini par y arriver à cette scène! Malgré le fait que Calisto trouve Max coupable également, n'avait-il pas longuement épilogué ensuite sur les mutants, au lieu de l'aider à camoufler sa connerie? Et surtout ne l'avait-il pas frappé en usant de ses pouvoirs? Bon désormais, c'était lui qui était le plus à découvert mais bon... Pourtant il ne voulait pas que Maximilian en prenne pour son grade, Calisto était très maladroit, stupide même parfois mais pas lâche contrairement à ce qu'on pouvait croire. Il assumait ses actes, avec plus ou moins de difficultés certes! Choisissant la prudence pour épargner les autres et ayant l'air de fuir mais volontaire dans l'acte de s'améliorer. Enfin là on ne peut pas dire que c'était réussi! Pour se consoler, le jeune homme essaya de se rappeler que des gens de l'institut avaient fait bien pire et étaient quand même devenus X-Men. Certains même étaient d'anciens tueurs; donc me^me si ça ferait tâche dans son "CV" et qu'il serait désormais fiché, et bien il pouvait toujours s'en sortir, l'école allait les aider n'est-ce pas?!

Robyn sortit alors quelques chose et l'ange put remarquer avec bien des difficultés, en se tordant le cou que c'était une policière. Non de non! Aussi inquiet que curieux de savoir ce qui allait se produire le jeune homme oubliant presque les agents, mais certainement pas son devoir de se taire-sinon ça allait être retenu contre lui- le mutant qui ne présentait plus de signes d'agressivité, plutôt de la peur en fait avec un frisson parcourant son échine assez visible pour celui qui le maintenait, regardait la scène, priant pour que tout s'arrange. Le pire des scénarios imaginé avait eu lieu, pouvait-il espérer le meilleur en y pensant très fort maintenant?
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Maximilian Strauss
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Mar 19 Oct - 20:16

Les Fédéraux avaient fini par débarquer , rien d'étonnant vu la manière dont Calisto l'avait balancé . Cela faisait trois ans que Max était sorti de maison de correction , trois ans qu'il avait été fiché comme mutant . Peu de temps après avoir intégré l'Institut il avait réussi à se faire embaucher comme DJ au Pandora , il avait réussi petit à petit à se faire une situation , il avait même réussi à sortir avec Tabitha. A cause de l'autre boulet il risquait de repartir au pénitencier de Rikers Island pendant un bout de temps . Si jamais il devait retourner en taule et tout perdre à cause de Calisto , à sa sortie il s'arrangerait pour lui faire la peau pour de bon . Heureusement aucun de ses proches ne l'avaient suivi sinon ils se seraient fait embarqués comme lui , et pour Hella ou Vincent ça signifierait le retour direct à Alcatraz et de gros ennuis pour Tabitha .Calisto avait il seulement une idée des conséquences que cela risquait d'avoir pour l'adolescent ? A cause de lui Max risquait de tout perdre , aussi bien son boulot que le reste et ça le mutant n'était pas prêt de l'accepter...Il en avait trop bavé pour en arriver là , allant même jusqu'à entamer une cure de désintoxication et Calisto venait de tout foutre en l'air ..

"Tout ça c'est uniquement de ta faute , j'avais réussi à trouver un boulot tout commençait enfin à s'arranger pour moi et tu viens de tout foutre en l'air . Grâce à toi je vais surement retourner à Rikers , ça m'avait pris trois ans pour remonter la pente et Mily restera surement traumatisée par l'arrestation de sa tante!! J'espère que t'es fier de toi " lança Max sur un ton haineux en fixant Calisto d'un regard assassin

Et pour arranger les choses , les fédéraux embarquaient également Robyn devant Mily qui se faisait piétinée sans le moindre égard par l'escouade qu'on leur avait envoyé . Après un coup comme ça elle risquait de rester traumatisée pendant un bon moment , et tout ça uniquement à cause de Calisto . Max n'était pas prêt d'oublier qui était le responsable de tout ça , Calisto ne le savait pas encore mais il venait de se mettre à dos l'adolescent qui n'aurait de cesse de lui faire payer cette crasse .

"T'inquiètes pas Mily , il va rien arriver à ta tata . Restes calme tout va bien se passer ..."

Robyn venait de sortir sa plaque et Max se rappela enfin où il l'avait croisé , la flic du métro. De pire en pire , là Max pouvait faire une croix sur ses espoirs de revoir la gamine un jours .Cependant l'attitude de la jeune femme le surpris , il s'attendait à tout sauf à ce qu'elle prenne leur défense . Une flic qui ne tirait pas sur des mutants à vue ? Ça existait encore ? A croire que le Prof avait raison de dire qu'il ne fallait pas mettre tous les humains dans le même sac . Calisto lui semblait enfin décider à assumer , malheureusement c'était un peu facile maintenant qu'il l'avait foutu dans la panade jusqu'au cou. De toute façon lui il ne risquait que le fichage alors il pouvait jouer au héros ...

" C'est bon vous avez vos deux mutos , la sécurité nationale est sauvé donc si on décollait au lieu de continuer à traumatiser inutilement une gamine de sept ans . "

"Désolé Mily , on dirait bien que je vais pas pouvoir t'accompagner voir les pandas . En tout cas ça m'aura fait plaisir de croiser ta route , t'en fait pas ta tata risque rien et nous non plus.."

Max doutait que ça serait aussi simple pour Calisto et lui mais il préférait mentir à Mily pour ne pas lui faire encore plus peur . Il n'y avait plus qu'à espérer que son avocate puisse le tirer de là sinon il retournerait direct à Rikers Island , enfin avec un peu de chance ils le remettraient dans la même cellule qu'avant . Son ex codétenu devait toujours être là bas et Max avait un peu sympathisé avec au moins il serait en terrain connu ..
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Eddison Pierce
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Mer 27 Oct - 20:49

    L’agent Flaversham avait mené son opération d’une main de maître, et la situation était à présent sous contrôle. Il y avait juste cette gamine qui paniquait qui irritait légèrement les membres du commando, mais bien heureusement la femme qui semblait en avoir la garde lui demanda de se calmer alors qu’un agent en costume s’apprêtait à lui passer les menottes. Et soudain, elle glissa une main dans son sac à main, provoquant une tension bien palpable chez les agents les plus proches puisqu’ils portèrent instinctivement la main aux armes qui n’avaient pas encore été sorties. Flaversham lui-même était sur le point de se reculer lorsqu’un badge de la criminelle apparut sous ses yeux, accompagné de l’énoncé du grade de la jeune femme… Sa main gauche se tendit pour attraper le badge, et ce dernier fut inspecté sous toutes les coutures comme si Flaversham souhaitait s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’un faux. D’un mouvement sec, il tendit le badge à l’un de ses agents encore inoccupé :

    Tu me vérifie ça, Clyde.
    Bien, Monsieur !

    Le dénommé Clyde s’éloigna de quelques pas et décrocha son cellulaire pour composer le numéro de la personne qui serait la plus à même à le renseigner sur l’Inspecteur Caldlow.
    Parallèlement à cela, l’adolescent blond frappé par un poing « bizarre » avait avoué qu’il était responsable de ce trouble pour lequel les fédéraux intervenaient, et que c’était de ce fait lui qu’il fallait embarquer. Un demi-sourire étira les lèvres de Flaversham alors que d’une main, il incitait ‘Mily à rester près de sa tante pour lui éviter un piétinement :

    Il conviendra de noter au procès verbal de cet intervention que le suspect ici présent a admis être responsable des éléments dont nous lui faisons grief.

    Toujours conserver le silence lorsqu’un policier ou un agent fédéral vous y invitait, parce que si le silence était conseillé, ce n’était généralement pas par amour du bruit des feuilles remuées par le vent, mais bien pour assurer l’équité des droits des personnes interpelées. Les agents de terrain ayant déjà fait une longue carrière étaient parfaitement au courant du fait que l’énonciation des droits permettait de protéger les suspects des déclarations hâtives, et force était de constater que Calisto n’avait pas fait bon usage des recommandations de l’agent Flaversham. En plus clair, il avait reconnu sa culpabilité, ce qui le rendrait d’emblée plus difficile à défendre que son comparse, et cela même par un très bon avocat.

    L’autre mutant finit par s’en prendre verbalement à Calisto, et Flaversham s’abstint de tout commentaire parce qu’il n’était pas là pour envenimer les choses, mais bien pour évacuer la source des perturbations dans le calme et sans provoquer d’incidents « bizarres ».

    Vous règlerez vos comptes lorsque vous aurez été interrogés. Par contre je n’irais pas jusqu’à assurer que vous ressortirez rapidement… Enfin, tout dépendra de l’état de vos casiers respectifs, messieurs !

    Envoyer des gamins derrière les barreaux ne faisait pas partie de ce que Flaversham appréciait, mais s’il fallait envoyer en prison des gamins ne contrôlant pas leurs pouvoirs pour protéger la Nation, il le ferait sans hésitation. Même si cela pèserait sur sa conscience.

    Un bruit de déchirure se fit entendre, et les ailes de Calisto semblèrent jaillir de son dos, attisant la méfiance et la paranoïa des agents. L’avait-il fait exprès ? Flaversham lui-même ne comprenait pas ce qui avait provoqué l’apparition des ailes, et si lui-même s’était trouvé dans cette même situation, il se serait tout simplement abstenu d’aggraver encore davantage son cas… Mais tout le monde n’était pas Flaversham, visiblement, et la logique semblait faire défaut à ce mutant. Ce fut Max qui précipita le départ de tout ce petit monde en évoquant la gamine qui était sans doute traumatisée par cette intervention musclée, et sur l’ordre de leur chef, les hommes entraînèrent les deux mutants jusqu’à deux fourgonnettes blindées où ils les incitèrent à prendre place dans le calme. Les ailes de Calisto posèrent pas mal de problèmes, mais finalement il finit par être embarqué également…

    L’agent en possession de la plaque de Robyn ne tarda pas à revenir et la tendit à l’agent Flaversham dans un hochement de tête. Ce dernier se tourna vers Robyn en affichant un sourire d’excuse tandis que ses hommes relâchaient leur prise sur la jeune femme.

    Nous ne pensions pas trouver un véritable inspecteur de police auprès de deux mutants et la voir aussi passive au moment où tout était sur le point de dégénérer, inspecteur Caldlow…

    On ne pouvait ignorer dans le timbre de sa voix qu’il formulait un reproche sur fond d’excuses. Son sourire s’étira davantage avant qu’il ne poursuive :

    Vous savez… ce genre d’incidents pourraient finir par entacher votre carrière jusqu’ici sans embûche… Vous devriez méditer là-dessus ; le rôle de la police n’est pas de couvrir les agissements des mutants.


    ( Max et Calisto, vos interrogatoires se dérouleront ici et ici. )
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Robyn Caldlow
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MessageSujet: Re: Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]   Jeu 11 Nov - 21:17

    Retenant sa nièce contre elle, Robyn observait toute cette agitation le cœur battant à tout rompre. C’est dans ce monde violent au possible qu’elle serait mère célibataire et qu’il lui faudrait élever l’enfant qu’elle portait, et il était inutile d’essayer de calculer la probabilité de chance pour que l’enfant soit aussi mutant que son père… Ce qui signifiait qu’un jour, lui aussi aurait peut-être à se faire embarquer de la même manière que Max et Calisto.

    Laissez ma tata, bande de pas beaux !

    Robyn avait donné son badge à l’un des agents qui s’était avancé vers elle et en avait profité pour attirer davantage sa nièce contre elle, comme pour éviter de lui faire courir le moindre danger supplémentaire. L’agent en question s’était chargé de vérifier son identité pendant que Flaversham prenait note de la dernière bourde de Calisto. Robyn lui aurait bien conseillé elle-même de conserver le silence, mais cela aurait pu être interprété de manière fâcheuse et valoir encore plus d’ennuis aux adolescents, parce qu’elle pourrait s’en sortir sans trop de dommages pour peu que les Fédéraux prennent contact avec son supérieur hiérarchique.

    Sans trop comprendre pourquoi, Robyn vit jaillir deux grandes ailes du dos de Calisto. ‘Mily laissé échapper une exclamation de surprise mais ne manqua pas de sursauter en même temps que sa tante, parce qu’elle ne s’était absolument pas attendue à ça.

    Oh tata, le monsieur aussi c’est un… - La main de Robyn obstrua la bouche de la petite fille par mesure de précaution. - … Maieuh, tata, pourquoi tu…
    ‘Mily ma chérie, ce n’est pas le moment. On en reparlera tout à l’heure si tu veux bien, d’accord ?

    Le ton avait été autoritaire mais pas non plus sec au point de la faire pleurer. Le « aussi » présent dans la phrase de sa nièce ne révèlerait rien de fâcheux puisque tous les agents en présence savaient déjà que Max l’était. Le problème était plutôt au niveau de ce qui pourrait être dit dans la phrase suivante ou de ce que pourraient interpréter les agents nerveux en présence. Calisto et Max furent emmenés ailleurs, bien vite suivis par le reste des membres du commando.

    L’agent chargé de vérifier l’identité de Robyn ne tarda pas à revenir, et la jeune femme récupéra sa plaque pour la ranger assez rapidement dans son sac. Elle ne souhaitait pas s’éterniser dans le coin, principalement parce que sa nièce avait été suffisamment traumatisée en une journée pour les 6 mois à venir. La remarque formulée par Flaversham laissa à Robyn une curieuse impression de reproche qu’elle n’apprécia pas du tout :

    Voyez-vous, agent Flaversham, ce n’est pas parce que je porte une plaque que ça me donne le droit de coller une balle au premier contrevenant que je croise… Et ne vous faîtes aucun souci pour ma carrière, parce que je pense qu’elle ne pâtira aucunement du fait que je n’ai pas abattu froidement deux adolescents qui se chamaillaient simplement. – La jeune femme prit une inspiration, marquant une légère pause avant de poursuivre. – Si vous souhaitez ajouter cela à ma déposition, ne vous en privez pas, et je pense même pouvoir le répéter au mot près au cas où personne n’ait eu le temps de prendre note… - Une nouvelle pause fut marquée avant qu’elle ne reprenne la parole. – Inspecteur Robyn Lucia Caldlow, matricule 46664, district de Manhattan. Arrivée sur les lieux avec ma nièce pour profiter d’une journée de congé. Croisé un adolescent sympathique avec lequel la discussion s’engagea naturellement jusqu’à ce qu’une barrière cède alors qu’il était simplement appuyé contre elle. Ma nièce Emily Maureen Carter, 7 ans et demi, est allée trouver un employé du zoo et est revenue en compagnie de Max, le second adolescent. L’employé du zoo est devenu progressivement antipathique à mesure des insinuations évoquant la mutation et le traitement réservé aux mutants formulées par Calisto. Notez également que l’employé du zoo s’est montré d’emblée soupçonneux à l’égard des deux adolescents, ce qui ne les a pas vraiment enchantés. A juste titre, d’ailleurs. Max a essayé de faire stopper les insinuations sur leur mutation commune, mais… enfin je suis sensée être objective, mais je me demande quand même si Calisto comprenait réellement qu’évoquer sa mutation face à des inconnus pouvait lui valoir ce type d’ennuis.

    Toujours est-il qu’une bagarre s’est engagée entre eux. Sans pouvoirs. Il n’y aura eu qu’une seule utilisation de pouvoir peu avant que vous n’interveniez… Si je peux me permettre de conclure par un avis personnel : il n’y avait pas de quoi ameuter un commando pour une bagarre entre adolescents. Comprenez bien agent Flaversham que je n’ai pas l’habitude de jouer au cow-boy et de tirer sur des adolescents lorsque j’estime que la situation ne l’exige pas, qu'ils soient mutants ou non. Et quand bien même elle l’exigerait, il n’appartiendrait pas à une personne seule et sur un coup de tête de décider de qui doit vivre ou mourir, ou – plus actuellement – de qui doit finir en cellule de détention et qui ne doit pas y finir…

    Robyn conclut par un sourire qui se voulait poli, mais elle n’avait aucunement le cœur à faire des politesses face au chef de cette opération.

    Ouais et puis ils étaient gentils en plus !
    Shhh, ‘Mily. Laisse tata régler ça…
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Rendez-vous devant le miroir [PV Robyn puis Maximilian]

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