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 Ouverture de la chasse ! [terminé]

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Phenemore Bradshaw
Mutant de niveau 2

Nombre de messages : 103
Date d'inscription : 15/03/2010
Localisation : Asile psychiatrique St. Christoph, Central Park
Clan : neutre
Age du personnage : 27 ans
Pouvoirs : mimétisme empathique, rafales émotionnelles
Profession : peintre et illustrateur de bande-dessinées
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MessageSujet: Ouverture de la chasse ! [terminé]   Dim 12 Sep - 18:22

    Phenemore était sorti de St Christoph depuis une petite semaine, et avait pu se trouver un appartement dans ses moyens pour y installer ses affaires restées placées pendant près d’un an dans un garde meuble au frais de l’Etat. Le jeune homme avait donc repris progressivement un semblant de vie et avait retrouvé les joies des hypermarchés bondés aux heures de pointe, la presque agressivité de sa conseillère clientèle lorsqu’il s’était présenté à sa banque pour contester le prélèvement des frais de tenue de compte alors qu’il n’y avait en principe rien à tenir puisqu’il était enfermé dans un asile sans carte bancaire ou chéquier… Ca, et d’autres choses. Le tout mis bout à bout avait contraint Phenemore à regagner au plus vite son appartement pour avaler son impressionnante quantité de médicaments, et la chaleur étouffante de l’été avait achevé de l’assommer…

    De longues heures s’étaient écoulées avant que le jeune homme ne parvienne à émerger de son quasi-coma. Trempé de sueur à cause de la chaleur, Phenemore se débarrassa de ses vêtements pour se plonger sous une douche presque glacée et ainsi remettre ses idées au clair. Les médicaments avaient cette fâcheuse tendance à le laisser complètement mou pendant quelques heures avant d’être assimilés par son organisme et de produire leur plein effet tranquillisant… Le jeune homme quitta la douche, une serviette enroulée autour de ses reins, et se dirigea vers les cartons contenant ses vêtements qu’il n’avait pas encore eu le temps de vider. Trouver quelque chose de correct ne fut pas chose facile parce que le jeune homme fut contraint de fouiller trois cartons pour enfin mettre la main sur un tee-shirt et un jean susceptible de s’harmoniser entre eux…

    Une fois vêtu, Phenemore s’installa près de la fenêtre et à même le sol avec son matériel de dessin pour pouvoir observer la circulation peu dense à ce moment de la journée, et son regard clair erra longuement sur le paysage qui s’offrait à lui alors qu’un fusain tournoyait presque inconsciemment entre son pouce et son index. Impossible. Le spectacle était trop morne pour lui inspirer quoi que ce soit… Phenemore se leva assez rapidement et attrapa une besace dans laquelle il fourra son étui métallique contenant ses craies grasses, quelques fusains qui lui tombèrent sous la main, un flacon d’encre noire – encrer ses créations, c’est toujours plus propre et plus soigné au niveau du rendu – et il quitta son appartement en ajoutant à cette panoplie le flacon de neuroleptiques qui ne le quittait jamais depuis sa sortie de St Christoph.

    Phenemore évita soigneusement les rues piétonnes pour ne pas se retrouver à péter les plombs au milieu d’une marée humaine, et emprunta les petites ruelles jusqu’à arriver au cœur de SoHo. Les gens étaient installés aux terrasses des cafés pour profiter de la chaleur, et Phenemore changea vivement de trottoir pour ne pas entrer en contact avec eux et risquer de perdre la tête. Ils riaient et sirotaient des boissons en même temps, et le jeune homme songea qu’il lui faudrait probablement des tonnes de cachets avant de parvenir à ce résultat en termes de sociabilité…

    Deux rues plus loin, Phenemore passait devant une librairie et contemplait la vitrine d’un air distrait. A l’honneur cette semaine, un numéro spécial de Batman avec une Catwoman escaladant un vieux mur de pierre à l’aide de ses griffes pour échapper à l’ombre du justicier… Est-ce qu’ils n’avaient pas fini par coucher ensemble ? Phenemore secoua la tête, comprenant qu’il avait également manqué pas mal de comics durant son internement, et se remit en route vers dieu-seul-savait-où.
    C’est un tintement métallique qui attira son attention et le sortit de ses pensées. Phenemore regarda autour de lui – une ruelle déserte – et finit par baisser les yeux sur le sol pour repérer à environ un mètre devant lui une pièce de monnaie passablement rouillée. Un sourire étira ses lèvres, et il se baissa pour la ramasser en songeant que c’était certes maigre, mais que ça lui permettrait de s’acheter quelque chose s’il venait à en trouver environ 10 autres de la même valeur…

    Phenemore leva les yeux vers le ciel bleu et remarqua un peu tardivement que le soleil brillait avec un certain entrain. Un sourire un peu barge étira ses lèvres, et il se mit soudain à courir comme un dératé en direction d’un bus sur le point de quitter la gare routière pour rejoindre une destination dont Phenemore ne s’inquiéta pas. Aurait-il du s’inquiéter ? Il n’avait ni argent, ni travail. Soit exactement le cas de figure qui lui permettait d’aller absolument où bon lui semblait. Le chauffeur du bus le refoula à l’entrée parce qu’il n’avait pas de quoi acheter un ticket, et Phenemore contempla piteusement la pièce de monnaie qu’il tenait encore au creux de sa main : ce n’était pas aujourd’hui qu’il verrait du pays, malheureusement... Le mutant enfouit ses mains dans les poches de son jean, un air boudeur sur ses traits enfantins, et commença à marcher sans réellement prêter attention à l’endroit où il désirait aller. Un bruit de klaxon le tira assez brutalement de ses pensées, et un van de hippies s’arrêta près de lui :

    Meeeec ! T’es trop cool avec tes baskets dépareillées !

    Phenemore baissa les yeux sur ses chaussures et constata qu’il portait une basket rouge et l’autre bleue. Un détail auquel il n’avait pas pris garde en enfilant ses vêtements. Si la situation avait largement de quoi mettre mal à l’aise, le jeune homme préféra esquissa un sourire amusé et griffonna quelques mots sur son carnet :

    « J’étais pressé. »

    Hurlement de rire de la part du hippie aux cheveux longs, et il appela l’un de ses amis resté avachi dans le fond du fourgon, que l’odeur de son joint précéda de quelques secondes :

    Sérieuuuux, t’es vraiment cool. Mais t’es vraiment muet, ou… ? – Phenemore acquiesça, provoquant de nouveau l’hilarité de l’homme – Morteeeeel, mec !
    Tu vas où comme ça ?

    « Nulle part. »

    Le second hippie regarda le carnet avec incrédulité, puis Phenemore. Puis le carnet de nouveau. Puis son ami :

    Tu crois que c’est où, « nulle part » ?
    J’sais pas, mec. En tout cas, c’est morteeeeeel !
    Ouais !Il tira une autre bouffée sur son joint – Ouaiiiiis…

    La conversation ne volerait pas très haut, et ça arrangeait bien Phenemore qui n’était pas réellement motivé à retranscrire ses paroles par écrit.

    Eh, mec ! – Phenemore cessa de fixer les marguerites mauves sur la carrosserie vert pomme du fourgon – Pourquoi tu viendrais pas avec nous ? Si tu vas nulle part, on peut te déposer n’importe où, non ? – Phenemore acquiesça, l’air emballé par la proposition. – T’es vraiment pas bavard, hein…Allez grimpe, on cherche à se rapprocher de la côte sauvage pour camper. On te dépose « nulle part », mec ?

    « Alkali Lake, c’est sur votre route… mecs ? »

    Nouvel accès d’hilarité de la part du hippie, et Phenemore esquissa un sourire amusé.

    Ouais, c’est complètement sur la route. Et si ça l’était pas, on ferait le détour juste pour toi. Allez monte, mec !

    Phenemore ne se fit pas prier et grimpa dans la fourgonnette sans se soucier du fait que 1° les occupants du véhicules avaient tous l’air complètement défoncés, et 2° il côtoyait de trop près des personnes dans un état émotionnel qui ne garantirait rien de bon sur son propre état… Il ne fallut que quelques secondes pour qu’il soit contaminé par l’ambiance de défonce qui régnait à l’intérieur de l’habitacle, et Phenemore s’affala sur un pouf doré à côté d’un gros type barbu. On lui tendit un joint dont il ne sut pas trop quoi faire, et le jeune homme tendit quelques-uns de ses puissants cachets par pur esprit de partage… Une petite dizaine de kilomètres plus loin, Phenemore fut déposé à Alkali Lake et salua la bande de hippie. Dès que la porte du van fut refermée, l’euphorie de Phenemore retomba comme un soufflé manquant de cuisson, et son sourire s’évanouit pour laisser une expression de profonde lassitude se peindre sur son visage. Le jeune homme s’enfonça dans la forêt sur un chemin de terre, avalant quelques cachets au passage pour lutter contre ces sentiments négatifs qui l’envahissaient.

    Et soudain, un bruit résonna au loin, le faisant sursauter. Sa boîte de cachets lui échappa des mains, et Phenemore fut contraint de se baisser pour les ramasser parce qu’il n’en avait pas emporté d’autres. Et hop, un autre cachet fut avalé. Les bruits se firent plus nombreux, et Phenemore finit par prendre peur lorsqu’il réalisa qu’il s’agissait de détonations… Dans quoi était-il tombé ? Une début de réponse lui parvint lorsqu’un bruit de galop assez désordonné résonna derrière lui, et Phenemore fut bien vite piétiné… par un cerf de bonne taille. Il ne l’avait pas vu venir, mais la bête semblait visiblement pressée de fuir… D’autres détonations résonnèrent de manière bien plus proche, et cette fois-ci Phenemore décida de fuir avant de se prendre du plomb dans l’aile. Le jeune homme détala comme le fou qu’il était en hurlant, prenant sans le savoir la direction du lac. Sa course rapide lui valut de trébucher à plusieurs reprises sur des racines et des branchages, et c’est à bout de souffle et complètement égratigné de partout qu’il s’engagea dans l’ascension d’une colline derrière laquelle il comptait bien se mettre à l’abris.

    Ce dut sans compter l’à-pic qui se situait de l’autre côté de l’énorme monticule de terre, et Phenemore n’eût pas le temps de ralentir l’allure ou d’anticiper quoi que ce soit : les pieds ne trouvèrent bientôt plus le sol, et il dégringola de trois bons mètres de haut en boulant dans la pente de manière assez piteuse… Phenemore s’aplatit lamentablement sur le ventre, et l’ensemble de ses os semblèrent vibrer à l’intérieur de son corps, lui procurant une sensation vraiment très désagréable. Son nez saignait – c’était devenu une habitude – et sa chemise était déchirée en de multiples endroits, dévoilant quelques égratignures dues aux branches et buissons qu’il avait traversés dans sa folle course. Lorsqu’il cessa enfin de rouler, le jeune homme fut incapable du moindre geste et décida de ne pas bouger, au cas où une autre tuile se décide à lui tomber dessus...


Dernière édition par Phenemore Bradshaw le Dim 12 Sep - 20:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ouverture de la chasse ! [terminé]   Dim 12 Sep - 19:25

    A
    utant dire que tu côté de Soledad les choses furent nettement moins... Agitées. Levée de bonne heure la demoiselle avait commencé par prendre un bon petit déjeuner, nul besoin de dire que le tout se fit en musique, ses pieds nus trainant sur le parquet de sa maison avec vue sur la mer. Profitant de la douceur de la matinée elle s'était posée sur le balcon son pied frôlant sa jambe tandis qu'elle dévorait son bol de céréales accoudé à la balustre du balcon, son regard fixé sur les vagues. En somme une matinée normale dans la vie d'une jeune femme qui au premier abord ne payait pas de mine. Enfin ça aussi c'est vite dit... Les premières heures s'écoulèrent de manière assez calme, direction la salle de bain dont elle sortie seulement après ses boucles domptées, son maquillage peaufiné et une serviette nouée autour de la poitrine qu'elle n'abandonna qu'une fois dans son dressing. Une pièce destinée uniquement à ses tenues.
    Elle choisit une robe simple et noire cintrée, et une fois ses vêtements enfilés elle grimpa sur d'immense talons noirs qui lui faisait gagner quelques centimètre. Son sac attrapé ainsi que les clés de sa voiture et la voilà qui prenait le direction de la tour qui était la sienne au cœur de la 5ème Avenue. Une fois arrivé, l'ascenseur de verre la conduisit à son bureau.

    U
    ne journée de travail qui s'arrêta dans l'après midi, la chaleur était telle que même la climatisation ne parvenait pas à en venir à bout. Et inutile de tuer l'ensemble de ses employés, Soledad leur donna tout simplement l'après midi afin qu'ils puissent en profiter avec leur famille. Ses boutiques ne s'arrêteraient pas de tourner et la jeune femme avait suffisamment confiance en elle pour ne pas craindre une telle décision.
    Elle fit elle même demi-tour, attrapa un sac de sport, se changea rapidement et pris la direction d'abord de la piscine. Quelques longueurs afin de faire oublier la chaleur de la journée et c'est un appel qui la tira de ses longueurs. La mutante sortie la tête de l'eau et étira son bras pour l'attraper.

    « Soledad je t'attend à Alkali Lake, nous allons profiter de ce temps lumineux. »

    « Je suis là dans une demi heure »


    L
    e téléphone raccroché, Soledad sortie de l'eau et retourna se changer, le sac quant à lui fut jeté à l'arrière de la voiture avant qu'elle ne reprenne le volant allant là où Luka lui avait demandé de se rendre.
    Bien entendu elle du abandonner sa voiture un peu plus loin continuant le chemin vers son mentor. Ô bien sûr à l'image de Phenemore elle croisa les chasseurs mais les évita en changeant de chemin, ne se doutant pas qu'un pauvre homme allait bientôt tomber entre leurs pattes XD

    L
    oin d'être encore à ce moment de la journée, bien au contraire, Soledad rejoignit comme prévu Luka qui commença à lui faire un entrainement calme au bord du lac. Chaleur, vu sur l'immensité du lac, rien de tel pour apaiser la jeune femme. Une après midi comme elle les aimait, le silence rien de plus rien de moins. Ce moment pris fin avec les salutations du mutant, une bise et un signe de la main. Soledad resta là un instant, avant de se retourner vivement en entendant une chute.
    La jeune femme couru donc dans sa direction et se posa à sa hauteur attrapant son portable d'une main.

    « Monsieur est-ce que tout va bien ? Ne bougez surtout pas je vais appeler les secours. »


    C'
    est d'une main qu'elle commença à chercher à composer le numéro, mais forcément vu l'endroit pas de raison, et la mutante commença à vociférer dans un murmure contre l'absence de réseau. Toujours soucieuse de ne pas lui faire de mal, elle ne posa pas une main sur lui, Mieux avalait ne pas aggraver sa situation.
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Phenemore Bradshaw
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MessageSujet: Re: Ouverture de la chasse ! [terminé]   Dim 12 Sep - 20:48

    Deux personnes se trouvaient sur les rives du lac et vivaient paisiblement leurs vies jusqu’à ce que Phenemore ne vienne tout interrompre. Le mutant avait un talent certain pour toujours débarquer au pire moment, et dans ce cas précis cela n’avait nécessité que quelques secondes d’inattention pour qu’il pose un pied dans le vide et tombe du haut de la colline. Le point positif, c’était que c’était une interruption inédite. Le point négatif… c’était tout le reste, incluant les écorchures, le sang et la douleur. Son corps n’était d’ailleurs plus qu’un immense bleu, au cas où cela intéresserait quelqu’un…

    Le regard embué par les larmes qu’avait fait naître la douleur combiné à un filet de sang qui s’échappait de sous sa tignasse bouclée, Phenemore ne pouvait rien distinguer autour de lui de manière précise, et même si ses oreilles bourdonnaient encore il avait parfaitement entendu une voix féminine s’enquérir de son état… Douloureusement, son poing gauche se ferme et Phenemore conserva son pouce levé avant d’indiquer à sa manière que rien n’allait bien. C’était une question assez bizarre que celle que cette jeune femme lui avait posée, mais cela devait partir d’un bon sentiment et d’une réelle inquiétude de voir un inconnu se prendre une telle gamelle à quelques mètres d’eux.

    Les doigts de Phenemore se tendirent de nouveau en direction de son carnet qui avait été éjecté de sa poche et qui lui permettait de s’exprimer à peu près normalement. A peu près.
    Ses lèvres finirent par s’entrouvrir très légèrement comme s’il s’apprêtait à formuler quelques mots, mais seul un gémissement de douleur les franchit. Son vœu de silence était plus important que de faire cesser cette douleur désagréable, alors il lui faudrait mettre la main sur son carnet pour pouvoir communiquer avec la jeune femme qu’il apercevait un peu mieux à présent que le vent avait partiellement contribué à assécher le flot de sang. Ses doigts fouaillèrent le sol sablonneux dans une vaine tentative pour attraper ce carnet qui semblait si proche et si loin de lui à la fois ; un doux paradoxe qui ne faisait que malmener ses membres déjà endoloris. Pour un observateur extérieur comme Soledad, cette tentative incongrue s’avérerait probablement surprenante, voire légèrement ridicule, mais pour il était absolument nécessaire qu’il mette la main sur ce carnet en dépit de son mauvais été physique…

    Mentalement, ce n’était pas vraiment mieux. Après avoir respiré la fumée des joints des hippies et un peu abusé des calmants, Phenemore était dans un état qui l’empêchait presque de ressentir l’inquiétude de la jeune femme. Quelque part, c’était peut-être une excellente chose, parce qu’il se serait probablement levé et se serait agité en hurlant comme un forcené, se faisant à coup sûr encore plus mal.

    Le bruit d’une sonnerie caractéristique de téléphone attira l’attention de Phenemore, l’amenant à lever la tête pour apercevoir le visage de la jeune femme. Une vive douleur l’en dissuada et il posa de nouveau sa tête contre le sol sablonneux, l’air à présent complètement dépité… Il n’y avait pas de réseau – cela avait exaspéré la jeune femme, d’ailleurs – donc si par malheur elle était venue à pieds ou ne possédait pas de voiture, il était parti pour rester dans cette position contorsionnée pendant encore un petit moment. Ses doigts s’agitèrent de nouveau alors que Phenemore fixait très distinctement son petit carnet. Peut-être comprendrait-elle qu’il était muet. Enfin du moins, qu’il était muet parce qu’il le voulait bien.
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MessageSujet: Re: Ouverture de la chasse ! [terminé]   Lun 13 Sep - 10:22

    P
    lutôt inquiète pour l'état de ce jeune homme Soledad se posa près de lui, elle attrapa son sac fouinant d'abord pour trouver son téléphone, mais bien vite son attention fut attirée par les gestes de cet homme. Un doigt toujours tendu dans la même direction, au départ elle pensait à... D'ailleurs elle ne savait pas trop ce qu'il voulait. Elle posa délicatement ses doigts sur son visage près du mince filet de sang. Cherchant à voir l'étendu des dégâts au cas où le médecin - si elle parvenait à le joindre - lui demandait.

    « Ne bougez pas ça va aller... »


    M
    ais pas moyen de le calmer et de nouveau elle le vit tendre la main. Comprenant -enfin ? - qu'il cherchait qu'elle chose elle se redressa et regarda dans la direction qu'il n'avait de cesse d'indiquer. Elle fit quelques pas et finit par trouver un carnet accompagné d'un stylo.
    Il ne fallut quelques secondes pour qu'elle fasse le lien entre ce signe permanent, et ces "simples" objets.

    « C'est ça que vous voulez ? »


    S
    oledad revint près de lui, et le posa à porter de main du jeune homme. D'un geste tout aussi doux elle chercha à le mettre dans une position plus correcte sans pour autant lui faire de mal. Du moins si elle y parvenait ce qui, de prime à bord risquait d'être compliqué. Elle se retourna un instant, problème Luka était déjà loin, il ne restait plus que cet inconnu, elle, et probablement un bande de chasseur enfoncé dans les bois. Rien de bien utile.
    Son regard balaya les lieux et elle repéra bien vite un chemin. De là à assurer que sa voiture passerait, elle n'aurait pas mis sa main à couper non plus.
    Sa main plongea de nouveau dans son sac de sport et elle en sortie ses clés ainsi qu'une bouteille d'eau, avant de le refermer. D'abord prête à le poser plus loin, elle s'en saisi, soufflant dans un murmure.

    « Je vais glisser ça sous votre tête... Doucement... »


    C
    haque geste était mesuré, elle se doutait bien que le pauvre homme devait souffrir le martyr après une telle chute. En y repensant, elle trouvait sa première question stupide, mais marquée par cette arrivée, elle n'avait pas su trop quoi dire. Quoiqu'il en soit la question n'était plus là. Son regard se posa sur le jeune homme une nouvelle fois. Son état l'inquiétait, mais entre restait là et attendre que ça passe ou essayer de faire arriver sa voiture ici, Soledad n'avait pas vraiment le choix. Posant la bouteille ouverte près de lui elle souffla alors.

    « Je suis venue en voiture, je l'ai laissé un peu plus, je vais la chercher... Sauf si vous pensez pouvoir faire quelques pas ? »


    M
    ais autant être honnête elle ne se voilait pas se doutait que cela risquerait d'être difficile vu son état. Mais mieu valait lui demander.
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Phenemore Bradshaw
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MessageSujet: Re: Ouverture de la chasse ! [terminé]   Jeu 16 Sep - 15:18

    Ce n’était pas la première fois que Phenemore constatait que le mime n’était pas son principal talent, mais dans ce cas précis il ne pu que regretter cet état de fait. La jeune femme, dont il percevait un peu plus précisément le visage à mesure que ses larmes se tarissaient, semblait particulièrement perplexe face aux gesticulations des doigts du jeune homme, mais cela ne l’empêchait pas de rester auprès de lui. Elle faisait preuve d’un calme assez hors-normes pour une personne se trouvant face à une personne qui pouvait être sévèrement blessée après une telle chute. Si cela pouvait rendre nerveux n’importe quel blessé de voir que son potentiel sauveur n’éprouvait aucune angoisse relative à l’état du blessé, cela ne pouvait que réjouir Phenemore au sens où le calme de Soldedad avait quelque chose de curieusement contagieux.

    Une nouvelle fois, elle lui demanda de ne pas bouger, et Phenemore roula des yeux sous le coup de la douleur : croyait-elle réellement qu’il aurait été capable de bouger même s’il l’avait réellement voulu ? La jeune femme approcha finalement une main du visage du jeune homme, et celui-ci ferma les yeux en les sentant se poser contre sa peau, appréciant cette sensation de fraîcheur sur son visage probablement rougi à force d’avoir été fouetté par les branches. Elle sembla palper pour évaluer les dégâts et Phenemore grimaça en silence lorsque les doigts de la jeune femme s’approchèrent un peu trop de la plaie de sa tête, avant d’indiquer pour la troisième fois – au moins – la direction de son carnet. Soledad sembla enfin comprendre, et lui demanda si c’était bien de ce carnet dont il avait besoin, avant de s’éloigner pour les récupérer. Carnet et stylo furent posés à proximité de la main gauche de Phenemore, et le jeune homme fit sortir la mine avant de l’appuyer contre une page vierge prise au hasard :

    « J’ai mal… »

    Ca paraîtrait sans doute inutile de le préciser, mais c’était un moyen comme un autre de vérifier que ses doigts étaient toujours en état et que la jeune femme qui lui faisait face était vraiment prête à l’aider. Les sentiments de Phen’ à l’égard du genre humain étant ce qu’ils étaient, il n’était pas naïf au point de croire que le premier venu pouvait aider un inconnu sans arrière pensée ou projet de se faire monnayer leurs services ultérieurement. Soledad bougea de nouveau et Phenemore se sentit bouger bien malgré lui : son corps protesta du bout des cheveux jusqu’à ses doigts de pieds pendant toute la manœuvre, ou du moins jusqu’à ce que son dos retrouve un angle normal. Cela s’avéra insupportable durant les premières secondes, mais bien vite Phenemore apprécia sa nouvelle position.

    « Merci. »

    A présent, il pouvait griffonner sur son carnet avec nettement moins de douleur même si son bras gauche tremblait encor assez bizarrement au rythme de son écriture fine et soignée. Bouteille d’eau en main, la jeune femme annonça qu’elle allait glisser son sac sous la tête du jeune homme, murmurant toujours comme craignant de le blesser davantage en parlant trop fort. Elle posa la bouteille ouverte près de lui, et Phenemore hésita un moment avant de bouger de son plein gré : affalé sur le ventre, le sac posé sous sa tête occasionnait une douleur grandissante au niveau de ses cervicales, alors c’est assez naturellement qu’il décida de rouler sur le dos, emportant avec lui le carnet et le stylo douloureusement emprisonnés entre les doigts de sa main gauche. Son squelette protesta une nouvelle fois, mais cette nouvelle position lui procura un soulagement difficilement descriptible. Un sourire se peignit sur son visage tuméfié, alors qu’un « Mieux, beaucoup mieux » était adressé à Soledad.

    Dans sa chute, Phenemore avait complètement écrasé sa besace, et il aurait fort à parier sur le mauvais état de son matériel de dessin lorsqu’il déciderait d’ouvrir son sac… Soledad expliqua qu’elle était venue en voiture et qu’elle pouvait aller la chercher dans le cas où il serait incapable de marcher seul. Phenemore ferma les yeux un instant et réfléchit sérieusement à la question : pouvait-il réellement envisager de se remettre debout aussi tôt ? Si oui, saurait-il enchaîner plus de deux pas avant de s’effondrer et d’écraser cette brave jeune femme ? Son sourire s’effaça assez brutalement à cette pensée, parce qu’il était absolument hors de question de l’embarrasser davantage après avoir ainsi fait irruption au beau milieu de sa journée.

    « Vous devriez me laisser là… ça va bien finir par passer. »

    Ah-Ah. C’était très convaincant. Et complètement digne de lui. Il y avait des jours où Phenemore était le pire asocial qui soit, et il venait d’en faire une belle démonstration en ayant simplement voulu laisser entendre qu’il pouvait attendre là seul pendant qu’elle allait chercher sa voiture. Et après, on se demandait pourquoi il avait fini dans un hôpital psychiatrique…

    « On peut essayer ensemble. De marcher. »

    Ses grands yeux clairs quittèrent le carnet pour se poser sur Soledad. Peut-être aurait-elle davantage de force que ce que le jeune homme présumait… Il n’était lui-même pas très épais, mais un corps blessé était toujours plus compliqué à mouvoir qu’un corps en pleine santé.
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