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 Tel est pris qui croyait prendre... [PV]

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Virgil McLachlan
Mutant de niveau 4
{ MAÎTRE DU JEU }


Nombre de messages : 285
Date d'inscription : 18/07/2009
Localisation : Consulat Général, New York
Clan : Damnés
Age du personnage : 903 ans
Pouvoirs : arcanes de téléportation
Profession :
Ambassadeur australien, Responsable de l’antenne « Génie Génétique & Biotechnologies » des Nations-Unies et Coordinateur des activités humanitaires sur le territoire africain. PDG de la MLC Meat. Consultant pour le NY Times en politique étrangère.

Points de rp : 93

MessageSujet: Tel est pris qui croyait prendre... [PV]   Mer 18 Aoû - 15:32

    La journée avait été beaucoup trop longue au goût de Virgil, et c’est complètement fourbu qu’il éteint son écran après le départ de son dernier rendez-vous de la journée. Il était aux environs de 19h30, et le mutant était bien décidé à regagner directement son appartement sans escale intermédiaire, parce que quitte à décrocher la plus grosse contravention jamais distribuée, il ne rêvait que d’une chose : dormir.

    Le mutant descendit les stores pour occulter les vitres, et glissa trois dossiers à traiter en priorité dans sa sacoche. Ca, il pourrait s’en occuper le lendemain matin mais pour ce soir c’en était fini du boulot ; le monde pouvait bien attendre 8 heures de plus pour être « sauvé »… Virgil enfila sa veste longue, prit sa sacoche et quitta son bureau. Passant devant le bureau désert de sa secrétaire, le mutant esquissa un sourire ironique en songeant que ce n’étaient plus les petits employés qui étaient exploités, mais bien ceux qui se trouvaient au-dessus d’eux ; elle au moins, elle était déjà rentrée chez elle…

    Virgil emprunta le long couloir du troisième étage qui le mènerait à l’immense escalier de marbre qui lui permettrait de regagner le hall d’entrée, et son attention fut attirée par une jeune femme aux cheveux roux et à la démarche particulièrement… intéressante… oui, c’était le mot le moins osé qui pouvait le mieux définir la démarche de cette femme en tailleur gris perle qui, de dos, laissait entrevoir un certain nombre de possibilités au mutant. La suivant sur quelques mètres avec dans l’idée de la dépasser pour apercevoir son visage, Virgil esquissa un très léger sourire alors que son regard glissait de manière à profiter de ce spectacle offert.

    Contre toute attente, elle finit par se retourner et par adresser un sourire sans équivoque au mutant. Quelques souvenirs se bousculèrent dans l’esprit de Virgil lorsqu’il remarqua cette étrange ressemblance avec Freija, qui hantait ses rêves et pensées depuis près de 400 ans. Un sourire charmeur – mais pas forcément charmé – se dessina sur les lèvres du mutant qui s’arrêta au beau milieu du couloir en faisant mine de chercher quelque chose dans sa sacoche. La jeune femme s’éloigna, en ondulant encore davantage des hanches cette fois-ci…

    Virgil passa en revue ses conquêtes des derniers jours et se demanda ce qui avait pu laisser penser à cette employée qu’il était ce genre d’homme qui papillonnait à droite et à gauche. Sans non plus s’en cacher, Virgil assumait parfaitement son mode de vie mais mettait une obstination toute particulièrement à ne renverser aucune secrétaire ou collègue sur son bureau… Alors ou cette femme était elle-même plutôt facile, ou alors il y avait autre chose…

    Lorsqu’il la vit disparaître au bout du couloir, Virgil fit quelques pas et la rattrapa en quelques enjambées silencieuses, avant de finalement marcher à ses côtés. Un homme pas franchement bien éduqué lui aurait probablement coupé la route pour la faire stopper, mais Virgil se contenta de marcher à ses côtés, observant son visage sans trop d’insistance mais de manière suffisamment nette pour comprendre qu’il ne s’agissait pas de sa Freija ; une femme ressemblante tout au plus, mais certainement pas Freija...

    Virgil se présenta lorsqu’ils passèrent devant le comptoir de l’accueil, et accompagna la jeune femme à sa voiture alors qu’il l’interrogeait sur son travail à l’Ambassade. Etrangement, elle fut incapable de lui donner le nom exact de la secrétaire de l’Ambassadeur avec lequel elle disait travailler, et lorsque Virgil commença à éprouver trop de soupçons, elle expliqua être nouvelle et retenir très difficilement les noms… A d’autres.

    Passant néanmoins sur le manque d’honnêteté de la demoiselle, Virgil l’invita à boire un verre, puis à dîner avec lui. Le restaurant était chic et n’était pas non plus excessivement plein compte tenu de l’heure tardive. Une heure passa, puis une autre, et les plats s’enchainèrent alors que la jolie rousse – Espérance – se faisait plus « mante religieuse », semblant décidée à ne pas rentrer seule, ou du moins à violer Virgil dans les toilettes du restaurant. Son regard gris parcourut longuement le visage de cette femme qui paraissait avoir appris chacune des poses, des attitudes les plus vulgaires malgré son jeune âge… Allez, elle devait avoir quoi… entre 20 et 25 ans... Dénuée de l’innocence caractérisant la majeure partie des femmes de cet âge que le mutant avait croisées, Espérance perdait de son attrait parce qu’elle se montrait vraiment trop accessible. Virgil était presque persuadé qu’il ne rencontrerait aucune résistance s’il était le genre d’hommes à tripoter les cuisses de ses interlocutrices par en-dessous la table…

    Un sourire faussement charmé fut adressé à la jeune femme alors que le mutant s’accoudait à la table avec son bras gauche, plongeant ses pupilles claires dans celles de la secrétaire. Espérance se pencha également et lui effleura la joue du bout des doigts avant de lui murmurer quelques mots au creux de l’oreille, prenant bien soin de lui laisser admirer la quasi-intégralité du contenu de son décolleté…

    Être amateur de belles femmes et de galipettes assez régulières ne faisait pas pour autant de Virgil l’un de ces mâles désespérant prêt à tout pour mettre une femme dans son lit. Ainsi, lorsqu’il interrompit sa contemplation de la belle Espérance, il ne manqua pas de remarquer que deux hommes ne manquaient pas de les observer depuis quelques minutes ; peut-être même que cela durait depuis plus longtemps que ça, mais la distraction que constituait la jeune femme avait suffisamment distrait Virgil pour qu’il soit incapable de se souvenir si ces hommes étaient là depuis longtemps ou s’ils n’étaient arrivés qu’après eux…

    Un mordillement d’oreille et une main glissée dans ses cheveux indisciplinés le ramenèrent à Espérance, dont le regard indiquait que s’ils s’étaient trouvés seuls dans la salle, Virgil serait probablement déjà passé à la casserole depuis longtemps… Le sourire du mutant s’étira davantage et sa main gauche glissa sur celle de son interlocutrice encore posée sur la table, accompagnée nettement plus bas par un glissement bien moins volontaire du pied nu d’Espérance le long de son mollet… Là, même si Virgil n’était pas vraiment laid, ça commençait à faire beaucoup : parti comme c’était, il y aurait une étreinte d’ici moins de 3 minutes, et une partie de jambes en l’air d’ici… 12 minutes, parce que trouver une chambre d’hôtel à cette heure-ci relèverait du parcours du combattant.

    Espérance sembla trouver la solution au « problème » de Virgil d’une manière incompréhensible, parce qu’il n’avait pas prononcé le moindre mot au sujet de l’hôtel. Il en avait bien envisagé quelques-uns qui étaient à la fois de grand standing et dotés d’un personnel discret, mais Espérance avait trouvé plus judicieux de proposer de rejoindre son appartement situé à moins d’un pâté de maison…

    Virgil eût finalement l’impression qu’une partie de la conversation à laquelle il était pourtant censé prendre partie lui échappait, et il eût même l’impression de voir le sourire de cette mante religieuse s’agrandir lorsqu’il se l’imagina moins habillée et seulement vêtue d’un ensemble en dentelle rouge sombre… Espérance se pencha davantage pour murmurer de nouveau à l’oreille de Virgil qu’il était temps de filer, et le jeune homme sentit son souffle chaud contre sa peau…

    + Laissez-moi une heure… lorsque j’en aurais fini, il n’aura pas d’autre choix que de coopérer… +

    Les deux hommes acquiescèrent après avoir clairement perçu le message de leur complice. Régler l’addition et payer le repas ne prit guère plus de 5 minutes, et Virgil ne remarqua pas que les deux hommes aperçus un peu plus tôt s’étaient également levés de table. Donnant le bras à Espérance, Virgil se laissait guider à travers les rues en prêtant toutefois attention au chemin qu’il lui faudrait emprunter pour rejoindre sa voiture au petit matin, lorsqu’il aurait décrété que cette secrétaire ne lui serait plus d’aucune utilité…

    L’immeuble où habitait Espérance était de style Victorien, mais Victorien de 2002, ce qui était légèrement ridicule du point de vue du mutant et de son grand âge. Espérance l’entraîna à l’intérieur de son appartement dont elle referma la porte d’un mouvement de pieds, les mains trop occupées à débarrasser Virgil de ses vêtements. Lui sautant quasiment dessus, la jeune femme entraîna Virgil jusqu’à sa chambre, lui donnant le plus long baiser en apnée de toute l’histoire de l’humanité…

    La suite ne fut pas vraiment digne d’être gravée dans les mémoires, et surtout du point de vue de Virgil. L’attitude d’animal en chaleur qu’avait adoptée Espérance ne collait en réalité pas réellement à son véritable personnage, si bien qu’elle dû probablement se mordre les doigts lorsque Virgil entra dans son jeu en y mettant ses deux pieds pointure 44… Leurs ébats se révélèrent appréciables, mais désespérément mornes parce que le masque prometteur de la jeune femme ne cachait en réalité qu’une femme à la limite de la frigidité. Virgil ne se fit donc pas prier pour abréger la chose à la manière des amants incapables qui avaient dû se succéder dans le lit de la demoiselle, faisant d’elle un corps magnifique, mais sans aucune âme ou désir… Bien entendu, la possibilité que Virgil ne lui plaise pas était à exclure, cela allait de soit.

    Les deux hommes déboulèrent dans l’appartement pile à la fin du délai que leur machiavélique complice leur avait demandé, et deux armes furent pointées sur le mutant, qui tira sur le drap pour se couvrir, recouvrant également Espérance dont il ne soupçonnait pas la traîtrise…

    Je risque très certainement d’avoir du mal à remettre ça avec deux armes pointées sur moi…

    La jeune femme le repoussa et quitta le lit, se glissant dans un déshabillé en soie verte. S’immobilisant entre ses deux complices, la jeune femme se décida à expliquer cette situation qui laissait Virgil incroyablement dubitatif…

    Je ne suis pas une stupide secrétaire américaine. Je travaille pour des gens qui savent précisément ce que vous être en train de faire…
    Ce que je fais ?
    Le laboratoire que toi et ton pays cherchez à faire démanteler à Orlhov… ne nie pas que tu travailles sur ce dossier, j’ai fouillé ton bureau…

    La sal*pe…

    Un sourire malsain étira les lèvres d’Espérance, qui attrapa son arme dans l’un des tiroirs de la commode située contre le mur de la porte, jouant avec de manière assez négligée. Aucun des deux hommes ne bougeait pour le moment, et Virgil tenta de se redresser pour récupérer son boxer et les crans de sûreté des trois armes furent ôtés en même temps, l’obligeant à s’immobiliser totalement pour ne pas se faire transformer en passoire : sa main droite leur laissa apercevoir le sous-vêtement qu’il tenait entre le pouce et l’index, un sourire ironique aux lèvres…

    Je conçois que sur un homme tel que moi, un tel vêtement puisse passer pour une arme… mais je doute qu’il en existe des pare-balles…

    Les deux hommes se tranquillisèrent, et Espérance reprit la parole.

    Ce laboratoire, j’ai vu ces preuves que toi et ton prédécesseur avez amassées. Ce dossier n’a pour le moment été vu par personne d’autre que toi, et mes employeurs souhaitent s’assurer que cela restera le cas de manière définitive. J’aurais pu le faire disparaître, mais les américains sont inventifs et conservent toujours des copies de tout…
    Ne pas rendre le rapport public et laisser ces enfants continuer à subir des expériences génétiques ? C’est un monde blindé de mutants que vos patrons veulent ?

    Manière comme une autre de vérifier qu’elle était bien une mutante : elle avait eu l’air d’entendre chacune des pensées de Virgil, et le mutant se concentra sur chaque élément du dossier dont il conservait le souvenir… une manière de noyer le poisson, en quelque sorte. Espérance sembla être dupe de la manœuvre dilatoire du mutant mais ne releva pas sa réflexion.

    Peu importe la finalité : ce qui importe c’est que ce rapport et tous les documents d’enquête disparaissent ! Qu’est-ce que le monde peut bien avoir à foutre d’une poignée de gosses issus de familles défavorisées ! La disparition du dossier et ton silence contre 30.000$ en liquide… et ce n’est pas négociable…
    Je ne suis pas à vendre…

    Ca non plus, ce n’était pas négociable. La jeune femme s’approcha de nouveau et s’installa au bord du lit, près de Virgil. Sa main libre glissa le long de son visage alors que le canon de son arme glissait sur son torse jusqu’à s’arrêter pile au-dessus de son cœur…

    Bien sûr, tu pourrais faire ta forte-tête et jouer au héros… Tu rendrais le rapport public, une enquête serait ouverte au niveau international… Le temps que quelqu’un vienne vérifier, le site aura été nettoyé : le laboratoire serait fermé puis déplacé ailleurs, et les gosses seraient tués, pour qu’il ne demeure aucune preuve de ce qui passera pour le plus grand canular de ces 2 dernières années... Quelque chose me dit que ce n’est pas ce que tu souhaites, McLachlan…
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Virgil McLachlan
Mutant de niveau 4
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MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre... [PV]   Mer 18 Aoû - 15:35

    Virgil la détailla une nouvelle fois du regard, se demandant quel pouvait être l’intérêt d’Espérance dans cette histoire…

    Ca ne te regarde pas, McLachlan. La seule chose qui te regarde, je peux te la résumer rapidement : tu rends ce rapport public et tu te discrédites au yeux du monde… Tu es jeune, tu as travaillé dur toute ta scolarité pour arriver à ce poste… Tu comprends que ça serait bête de tout gâcher maintenant, non ?
    J’imagine que toi comme tes chiens de garde me tiendrez à l’œil pour vérifier que je ne fais pas quelque chose de stupide… - la jeune femme acquiesça et Virgil murmura de manière à ce qu’elle seule puisse entendre – J’espère avoir l’occasion de te croiser de nouveau en personne et seule, Espérance… Il y a encore tellement de choses dont tu ne me sais pas capable…

    Etrangement, un bref éclair d’inquiétude passa dans les yeux verts de la jeune femme, et le sourire de Virgil gagna un cran dans le malsain alors que sa main droite glissait sur la cuisse dénudée de la jeune femme…

    Crois-moi, lorsque tu sauras tout tu regretteras de t’être embarquée dans cette histoire… Je ne suis pas d’un genre très doux, comme tu as pu le constater… Imagine un peu dans quel état tu finirais si je décidais de te frapper au lieu de simplement t’allonger dans un pieu, Espérance ? Si toi tu peux aller comme bon te semble à l'Ambassade, il n'en est pas de même pour eux, ils ne seront pas toujours là pour assurer tes arrières...

    La jeune femme se releva avec raideur et précipitation, désireuse de mettre un peu de distance entre elle et Virgil. Le mutant s’appuya contre le montant de la tête de lit et esquissa un sourire satisfait alors qu’il échafaudait un plan pour se débarrasser de ces porte-flingues : Espérance mentalement indisponible suite aux menaces sous-entendues par Virgil, le mutant était à présent libre de penser sans risquer d’être épié… enfin, sauf si l’un des deux malabars était également télépathe, mais le mutant en doutait sérieusement…

    Son regard fut attiré l’espace de quelques secondes par les barres verticales et le montant global du lit, qui permettait de laisser pendre un tissu vaporeux un peu à la manière des lits à baldaquins, mais en moins kitsch. Les choses s’enchainèrent dans l’esprit de Virgil, et c’est sans prévenir qu’il roula sur sa droite, chutant du lit suffisamment rapidement pour créer un effet de surprise. Virgil attrapa à la volée la jeune Espérance et passa un bras autour de sa taille, passant l’arme à sa taille en la coinçant dans son boxer et utilisant sa seconde main pour immobiliser le visage de la jeune femme pour l’empêcher de donner un éventuel coup de boule. Deux armes se pointèrent sur le mutant, mais le corps d’Espérance lui servait de bouclier…

    Tirez !

    Elle faisait mine d’être résignée à mourir, mais Virgil pouvait la sentir trembler contre lui : personne ne se sacrifiait de cette manière avec bravoure, ce qui impliquait que décevoir les patrons de la jeune femme était quelque chose d’encore moins acceptable que l’idée de la mort elle-même… L’un des deux hommes sembla hésiter et baissa très légèrement son arme…

    Sage décision, messieurs… Visiblement vous ne saviez pas que les Ambassadeurs n’étaient pas tous des vieux grabataires incapables de quoi que ce soit. Vous allez faire passer un message à vos patrons de ma part… Dîtes-leur que leur petit trafic d’êtres humains durera peut-être encore quelques mois, mais que tôt ou tard ils finiront par avoir de gros ennuis. Alors ils pourront envoyer leurs put*ins, leurs hommes de mains ou même des chiens si ça peut leur faire plaisir, ce dossier restera ouvert aussi longtemps qu’il y aura à l’Ambassade des gens non corrompus…

    Parce qu’il savait parfaitement que si ces types avaient le bras long, ils essaieraient de le faire tuer… Heureusement, les Nations-Unies regorgeaient de personnes droites et obstinées, et cela prendrait à ces escrocs des décennies avant d’éradiquer chaque homme droit qui y travaillait.

    Espérance se tortilla pour se libérer de l’étreinte de Virgil, et les deux hommes braquèrent de nouveau leurs armes sur eux. Un murmure étouffé lui échappa, parce que le mutant l’étouffait à moitié pour l’empêcher de bouger…

    Tues-le ce mec, il suffira de payer son successeur !

    Le premier tir siffla un peu à gauche de l’oreille de Virgil, et le mutant se baissa légèrement par pur réflexe. La situation vira au règlement de compte et Virgil colla une balle dans l’épaule de l’un des deux hommes, poussant Espérance dans les bras du second le temps de déguerpir en direction de la salle de bains, attrapant son manteau long d’un mouvement rapide. La porte de la salle de bains fut très vite verrouillée, et on essaya de la défoncer pour entrer : Virgil fit dégringoler une étagère derrière la porte pour empêcher son ouverture - ou du moins la retarder – et chercha dans son manteau le morceau de craie qui lui permettrait de s’échapper… mais manque de bol, il fut incapable de mettre la main dessus ; il avait dû le perdre lorsqu’il avait commencé à se déshabiller…

    Contrarié, Virgil brisa la lucarne qui donnait sur l’escalier de secours et dégagea les morceaux de verre à l’aide du manche de la ventouse servant à déboucher les canalisations. Des coups de feu retentirent à ce moment précis et le mutant comprit qu’ils tentaient de faire sauter le verrou pour pouvoir entrer rapidement. Virgil fit une boule avec son manteau et une balle traversa son épaule de manière très douloureuse…

    Le manteau en boule fut balancé au-dehors et Virgil se faufila dans l’étroite ouverture avec difficulté et se remit sur ses pieds au moment où la porte cédait. Le mutant enfila son manteau pour ne pas attirer l’attention et rejoignit la rue en quelques secondes, dévalant les escaliers au mépris de ses pieds non chaussés. En quelques foulées, le mutant s’éloigna de l’hôtel et emprunta une ruelle qui serpentait à l’arrière de petites boutiques sans prétention. Lorsque personne ne fut susceptible de le voir faire, Virgil déplaça une plaque d’égoût et la remit en place après être descendu dans le conduit et marcha pendant deux bonnes minutes en direction de son point de sortie…

    La présence de sa marque ne tarda pas à se faire sentir, et le mutant s’arrêta pile en-dessous, levant le bras au-dessus de sa tête pour la toucher tout en conservant son bras blessé contre son torse. Fermant les yeux, le mutant disparut du conduit…
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