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 On cogne à la porte...

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Charles Bernier
Mutant de niveau 1

Nombre de messages : 93
Date d'inscription : 31/12/2009
Localisation : Dans un trou.
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Age du personnage : 27
Pouvoirs : Métamorphisme en loup
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MessageSujet: On cogne à la porte...   Jeu 5 Aoû - 20:01

La tempête faisait rage au-dessus des toits des immeubles de New York City. Le ciel était d'un noir déteint, comme si la pluie l'avait délavé de ses plus belles couleurs.S'étendant quelques brefs instants sur la grand toile de teintes grisâtres, des éclairs blancs comme des pièces de métal entrechoquéesComme s'il voulait lui aussi participer au grand défouloir des éléments, le vent soufflait dans tous les sens agressant tous et chacun qui osait mettre le pied à l'extérieur et bouleversant Central Park en entier.C'était finalement la pluie qui venait mettre la touche finale à ce spectacle surnaturel. Torrentielle, elle gardait bien encabanés les résidents, interrompait la plupart des événements qui auraient dû avoir lieu ce jour-là et noyait les ruelles désertes.

Il n'y avait pas seulement que la météo qui était désastreuse, mais aussi la tournure de tous les derniers événements. Des erreurs, du regret, du remord et de la nostalgie surtout. La vie de Charles s'avéra être une gâchis dans les dernières quelques semaines qui venaient tout juste de passer. Charles était revenu à la case départ, sans rien ni personne, personne sur qui compter. Il avait perdu toutes notions du temps et ne distinguait plus vraiment ce qui était logique de ce qu'il ne l'était pas. Son tempérament avait changé, sa façon de voir les choses. Une chose seulement était restée la même: Son amour pour Delinda Falcone. Il lui avait écrit une lettre un jour, ou l'on sentait entre chaque ligne un malaise, lorsqu'il était entre deux quarts de travail, à son nouveau job, mais il ne lui envoya jamais. Charles la relisait souvent, ça ressemblait à ça:

'' Salut...c'est moi, Charles. Comment vas-tu? Et bien moi je vais...pas si mal. Ça va faire bientôt deux semaines que je travail dans cette compagnie de déménagement machin. C'est bien, c'est pas trop demandant, j'ai le temps de prendre l'air... Mon patron est plutôt étrange, mais on s'y fait je pense...m'enfin, je crois...Et le tien? Comment il va? Bef, j'espère que tout va bien à ton boulot aussi... Je me demandais...Es-tu arrivée dans ton nouveau logement? Comment il est? Enfin, peut-être que tu ne pourras pas répondre à cette question si tu ne t'es pas encore installé, mais si oui et bien hmmm...bon je crois que tu as compris...Et c'est spacieux? J'espère que oui! Tu le mérites bien!

Je me suis rappelé récemment une histoire dont j'avais l'habitude de me remémorer plus souvent avant. J'te la raconte? Bon et bien...c'est l'histoire d'un type, un mec pas très grand, pas très fort et pas très chanceux qui vivait dans une ruelle à New York. Cet homme n'avait pas l'habitude d'avoir de la visite ou de rencontrer des gens jusqu'au jour où il croisa une voyageuse qui s'était égarée dans sa ruelle, attaquée par une bande de voyous. Pas trop certain de ce qu'il allait faire, le type vînt à la rescousse de la jeune dame, qu'il sauva. Cette dernière le remercia et l'invita à l'accompagner jusqu'à chez elle, avec toute sa bonté et sa générosité, même si elle voyait bien que l'homme qui l'avait aidé n'était pas vraiment le héros de ses rêves, celui avec la cape rouge et les gros bras.

Très vite, les deux jeunes gens devinrent amis et même plus encore, lorsque tous deux apprirent qu'ils partageait le même passé: celui d'un mutant... Mais ce qui est bien intéressant dans cette histoire là, vois-tu Delinda, c'est que le personnage de l'inconnu qui devient vite le sauveur est bien plus intéressant que le personnage de départ...Pourquoi? C'est simple... Au premier regard, impossible de détourner les yeux d'une telle beauté. Des yeux qui vous rappellent le sens même de l'amour si vous cherchez au-delà de leur couleur primaire, masquée d'une tristesse d'antan refoulée. Un corps de déesse, des cheveux et une peau si douce qu'on les caresseraient toute une nuit sans arrêt. Si vous osez aller plus loin dans le personnage, vous découvrirez que ce dernier est loin d'être facile à vivre et à comprendre. Oh que non! Gare à vous! Mais si vous osez aller ENCORE plus loin et d'accepter le mauvais caractère de cette femme sublime, vous méritez alors de découvrir toute la beauté qui regorge en elle. Une femme qui vous aimera pour qui vous êtes vraiment, malgré ses propres superstitions. Une jeune femme qui comprendra vos plus profondes détresses et qui sera là pour vous serrez dans ses bras et vous donner ce qu'elle a à vous donner... Une femme fantastique.

Tu auras deviné que c'est de toi et de nous deux dont je parles, Delinda. Je t'aime pour ce que tu es, pardonne-moi mes erreurs, je t'en prie. Peut-être que je suis pas l'homme que tu mérites vraiment, peut-être que oui, mais personne d'autre sur cette putaine de terre t'a aimé, t'aime ou t'aimera comme moi, je t'en donne ma parole. Je ne te demande pas de m'accueillir à nouveau dans ton cœur, mais seulement de prendre conscience que Charles est toujours là, dans les parages.

Donne moi de tes nouvelles.

Je t'aime

Charles''


Le mutant avait fait des recherches récemment afin de trouver la nouvelle résidence de Delinda. Il l'avait trouvé! Et oui! Ce n'était pas vraiment plus loin qu'il l'avait pensé, seulement, ce n'était pas du tout dans le quartier où il travaillait et résidait. Il avait donc marché et marché pour finalement aboutir dans un joli petit quartier aux abords de New York. Le bâtiment avait un allure propre et dégageait quelque chose de plus joyeux que son ancien appartement. Mais aujourd'hui, le stress était trop fort pour qu'il se rende vraiment compte de ce genre de choses. Peut-être était-il même venu ici pour rien? Charles franchit les marches de métal, l'une après l'autre, un bouquet de fleurs oranges blanches à la main, détrempé lui aussi. La porte se dressait devant lui et il avait l'impression qu'il marchait tout droit vers une forteresse tellement le stress était fort. Rendu à la distance qu'il croyait juste par rapport à la porte, il cogna deux ou trois fois, rapidement, comme pour se débarrasser de cette tâche trop difficile. Son uniforme de travail sur le dos et une carte avec un gros '' 7 MOIS'' dessus dans ses mains, le Cabot attendait...


HRP: Hey darling Wink
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MessageSujet: Re: On cogne à la porte...   Ven 6 Aoû - 10:01


18H00. Mais voilà des semaines que Delinda avait perdu la notion du temps. Elle ne trouvait plus le sommeil la nuit et se levait vers quinze heures chaque jour. Cela lui laissait tout juste le temps de se réveiller, de prendre un café et de se préparer à aller travailler. D'ailleurs elle avait négligé ce dernier. Elle avait préféré laisser la scène de côté pour se réfugier derrière le comptoir ou pour circuler entre les tables afin de servir ou de débarrasser la table des clients, ne réagissant même plus lorsqu'une main se posait sur ses fesses lors de ses aller et retour. Même ses collègues, qui ne la portait vraiment pas dans son cœur, avait cessé de se réjouir de son état dépressif. Elles avaient finis par comprendre que la jeune femme était vraiment mal en point et depuis une semaine Delinda ne voyait plus de sourires ironiques en les croisant.

Socialement, la vie de la mutante était devenu un grand vide. Elle avait bien essayé de sortir pour se changer les idées en voulant rejoindre Lucy au campus universitaire mais cette dernière, cette garce, lui avait posé un lapin qui avait porté le dernier coup de massue à Delinda. Même sa rencontre avec William semblait bien fade à présent. Toujours est-il que depuis ce dernier essai pour retrouver un semblant de vie sociale qui s'était révélé être un échec, la mutante n'était plus sortie de chez elle que pour se rendre au travail. Elle n'avait pas non plus fait de courses depuis plus d'une semaine et se nourrissait des fonds de placards. Elle n'éprouvait plus de plaisir à prendre soin d'elle car où était l'intérêt ? Elle n'avait plus personne à qui plaire, même pas à celui qu'elle croyait être son homme, ce salaud qui l'avait lâchement abandonnée sans lui donner de nouvelles.

Le seul bon côté dans toute cette histoire, c'est que Delinda avait dépensé toute sa colère et sa hargne en s'occupant de son appartement, en le remettant à neuf. Elle avait reprit le thème de son ancien appart' et à présent les murs qui protégeait la jeune femme de la vie extérieure avait été repeint en noir et le sol en béton et sans âme recouvert d'un parquet flottant marron foncé. Un noir et un marron bien déprimants vu l'état psychologique de la mutante. Ses anciens meubles étaient toujours présents mais Delinda en avait acheté de nouveau. Son canapé-lit avait disparu et était remplacé par un vrai canapé et de vrais fauteuils en cuir noir. La seule note de couleur dans cette pièce était toujours ce même tableau représentant une femme aux cheveux roux irradiant de flammes, que Delinda n'avait pas pu se résigner à jeter.

Elle avait à présent une vraie chambre au mur rouge sombre et au sol à la moquette noire. Un grand lit circulaire dont les draps étaient de satin noir se trouvait au milieu de la pièce. Un vrai petit nid d'amour... C'est pourquoi le lit n'avait pas été défait depuis plusieurs jours et que Delinda préférait dormir sur le canapé de son salon. Peut-être retrouverait-elle l'usage de sa chambre lorsqu'elle se serait remise. Quant à la salle de bain, le sol et les murs étaient en bois. Assez spacieuse, elle avait pu y placer une large baignoire ET une douche. Tout avait été minutieusement décoré, et de très bon goût. Seulement Delinda y avait laissé ses dernières forces et ses dernières économies. Elle n'avait plus été rendre visite à son beau-père depuis deux mois et vivait à présent du salaire qu'elle gagnait au Coyote Ugly. Peut-être retrouverait-elle au moins la valeur de l'argent. Pour le moment, elle vivait très bien ainsi, ne mangeant que lorsqu'elle sentait la faim lui tenailler le ventre, ne sortant plus et ne faisant plus de virée shopping.

Aujourd'hui comme tous les autres jours, le moral n'était pas au rendez-vous, d'autant plus que le temps était apocalyptique dehors. Il avait fait beau pendant plusieurs jours, sûrement était-ce le retour de flamme. Haha, le retour de flamme... Delinda commençait justement à mieux se servir de son pouvoir. Du moins le gérait-elle mieux. Lors de nombreuses crises de larmes, elle avait bien faillit mettre le feu à son appartement, mais à présent elle se contrôlait bien mieux. C'était sans savoir qu'elle allait manquer de faire une crise cardiaque en allant ouvrir la porte contre quelqu'un cognerait quelques minutes plus tard.

Pour le moment, la jeune femme était recroquevillée devant la télé et zappait férocement de chaînes toutes les deux secondes. Tout ce sur quoi elle tombait parlait d'amour ! Bon sang ! Finalement elle éteignit la télé et regarda son reflet sur l'écran noir du téléviseur. Ses cheveux étaient attachés négligemment et malgré le léger maquillage qu'elle avait mit en tentant de se plaire, son visage paraissait toujours aussi pâle et dénué d'expression. Elle soupira puis se leva avant d'aller mettre une casserole remplie d'eau sur le feu avec l'intention de se faire un bon vieux café bouillant. Son jogging était trop grand pour elle, son débardeur gris était terne. Bref, la Delinda glamour et sûre d'elle n'existait plus.

L'eau commençait tout juste à bouillir quand on frappa à la porte. La jeune femme fronça les sourcils. Elle n'attendait personne, même pas un colis, et elle avait bien précisé à sa patronne qu'elle ne viendrait pas ce soir. Pendant un instant, l'idée d'éteindre toutes les lumières et de ne pas ouvrir la traversa, puis elle se rendit compte à quel point cette réaction était ridicule. Elle ne pourrait pas fuir les autres toute sa vie ! Elle éteignit le feu sous la casserole (sans savoir qu'à ce moment là, elle avait évité de faire exploser tout l'immeuble) et alla ouvrir la porte.

La réaction fut vive : Delinda sentit une énorme bouffée de rage l'envahir et les lampes de son appartement tremblèrent toutes. Avant de perdre le contrôle pour de bon et d'anéantir ses tout nouveaux éclairages, elle referma violemment la porte au nez de Charles, fit trois fois le tour de la pièce en jurant de toutes les façons qui soient, respira un grand coup puis rouvrit la porte. Jetant un rapide coup d'œil sur l'homme qui lui avait fait tant de mal, elle remarqua qu'il était trempé jusqu'aux os, ainsi que le très beau bouquet de fleurs qu'il avait à la main. Et là, elle explosa.

- Qu'est-ce que tu fous là ?! Tu crois que tu peux débarquer chez moi avec un bouquet de fleurs pour te faire pardonner ? Tu crois pas que t'as fais assez de dégâts comme ça ?! T'étais où ****** ?! Et si tu veux tout savoir, tu sents le chien mouillé à des kilomètres !
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Charles Bernier
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MessageSujet: Re: On cogne à la porte...   Ven 6 Aoû - 15:31

Charles avait une teinte grisâtre, trop grisâtre même. On aurait dit que son visage était couvert par un grand drap semi-transparent qui diminuait les contrastes de ses traits. L'intensité de ses mimiques était faible, également. En plus, ses cheveux étaient tous dépeignés, trop long et semblaient être gras. Cela devait faire quelques mois qu'il n'avait pas eu de coupe, il les avait littéralement oublié. Si la plupart de ses traits étaient fades, ses yeux, eux brillaient d'un vert écarlate. On aurait pu les voir à des kilomètres à la ronde, tellement leur couleur ressortait du lot. C'était toujours comme ça lorsqu'il pleuvait, mais Charles se sentait envahi d'une émotion si étrange. Il devrait se calmer et surtout... calmer le cabot.

- Qu'est-ce que tu fous là ?! Tu crois que tu peux débarquer chez moi avec un bouquet de fleurs pour te faire pardonner ? Tu crois pas que t'as fais assez de dégâts comme ça ?! T'étais où ****** ?! Et si tu veux tout savoir, tu sents le chien mouillé à des kilomètres !

Malgré son apparence délabrée, il était là, devant elle, sans rien dire. Tout ce qu'il pouvait faire c'était de répondre à ses questions. Ses questions... Il les voyait venir. Ça allait cogner! Et puis il y avait ce bouquet. Quel idiot! Au début, Charles pensa que c'était une bonne chose de lui apporter un présent, pour lui rappeler que ça faisait sept mois qu'ils se connaissaient. Devant la jeune femme furax, il se contenta de baisser les bras, faisant tomber quelques fleurs par terre. Le déserteur cherchait la bonne façon de lui répondre, sans lui raconter un roman et tout en s'excusant aussi. Trop mal en point, il se contenta de lui renvoyer le ''compliment''.

- Ça sent le brûlé à l'intérieur...

De toute façon, il n'allait pas s'expliquer dehors, sous la pluie battante, comme ça, en quelques phrases banales. Delinda devait lui donner au moins la chance de s'expliquer, de lui donner deux minutes pour réparer le plus de mal possible. Seulement deux petites minutes pour lui raconter ce qu'il avait vécu pendant tout ce temps.Deux petites minutes pour lui dire que sa mère était vraiment mal en point. Deux petites minutes pour lui dire qu'il l'aimait toujours. Sous le regard fixe de Delinda, Charles se rappela les dernières paroles de cette dernière et essaya de répondre quelque chose d'autre, de plus descend.

- J'ai eu des ennuis avec ma mère... J'aurais dû t'informer... je t'ai écrit des lettres...


Delinda n'avait pas à le comprendre ou à le prendre en pitié, mais seulement à l'écouter. Charles s'en voulait tellement, il avait mal réagit. Tout était de sa faute, il aurait dû l'avertir dès qu'il avait appris la nouvelle au lieu de fuir comme un lâche à la rescousse d'une personne qui l'avait abandonné et qui ne l'aimait peut-être même pas. Charles se rabaissait à ce même niveau car il n'avait rien dit à la personne qu'il aimait le plus au monde...
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MessageSujet: Re: On cogne à la porte...   Ven 6 Aoû - 16:11


- Ça sent le brûlé à l'intérieur...

« Ca sent le brulé à l'intérieur ». Ses premiers mots après de longues semaines sans nouvelles de lui. Ha ! Celle-là Delinda ne risquait pas de l'oublier. Son énervement était au plus au point. Seulement, elle fut bien obligé de remarquer le piteux état dans lequel se trouvait Charles et sa détresse apparente, c'est pourquoi elle se contenta de lever les yeux pendant que le pauvre restait sous la pluie battante. Si c'était tout ce qu'il avait à lui dire, il resterait dehors ! Le cœur de la jeune femme battait à tout rompre et malgré qu'elle lui ai dit qu'il sentait le chien mouillé dans l'intention de le blesser, c'était bien l'odeur de sa peau qu'elle sentait, comme décuplée à cause de la pluie. Cette odeur qui lui avait tant manqué et qu'elle avait tant haïe à la fois. Maintenant qu'il était face à elle, Delinda devait bien avouer qu'elle l'aimait encore, la chaleur qui envahissait son corps tout entier le lui prouvait bien, mais elle était bien décidée à ne pas flancher, à ne pas faiblir. Il lui avait fait bien trop de mal.

La jeune femme baissa les yeux sur le carte « 7 mois » qu'il avait entre les mains. Sept mois... Un rapide décompte lui informa qu'il s'agissait des sept mois depuis leur rencontre et son cœur se serra un peu plus. Il lui semblait que cela faisait bien plus longtemps, peut-être parce qu'elle avait perdu la notion du temps depuis qu'il l'avait quitté.

- J'ai eu des ennuis avec ma mère... J'aurais dû t'informer... je t'ai écrit des lettres...

Delinda soupira, sur le coup pas convaincue le moins du monde. Mais au moins Charles semblait-il vouloir s'expliquer... Et des explications, il avait intérêts à lui en donner s'il ne voulait pas que la jeune femme l'envoie valser dans les escaliers. Elle s'écarta de l'entrée pour lui laisser le passage.

- Entre ! Tu m'énerves à rester planté là !

Tout en s'avançant dans le salon et en lui tournant le dos, elle reprit la parole.

- Tu m'as écris des lettres, vraiment ? C'est bizarre je n'en ai reçue aucune ! Des ennuis avec ta mère, c'est ça oui. Tu veux vraiment me faire gober n'importe quoi, je croyais que tu n'avais plus aucuns contacts avec elle !

Ne tenant plus en place, la mutante se rendit dans la salle de bain, attrapa la première serviette qui lui tombait sous la main puis revint vers Charles avant de la lui lancer à la figure.

- Essuie-toi Charles, tu vas foutre en l'air mon parquet !

Décidément, Delinda était vraiment, vraiment en colère. Et Charles n'avait pas intérêt à en placer une tant qu'elle n'avait pas finit de se défouler. Malgré ses sentiments, elle le considérait toujours comme un beau salaud et n'était pas prête de lui pardonner son abandon. Elle se demandait si elle aurait la force de le laisser partir, de le chasser de sa vie maintenant qu'elle l'avait revu. Il se pointait chez elle le plus normalement du monde en foutant en l'air tous les efforts qu'elle avait fourni pour vivre sans lui. Encore quelques semaines de dépression et elle aurait certainement réussit à refaire sa vie. Au lieu de ça il venait de réduire tout ses efforts de déni à néant.

- « J'aurais dû t'informer »... Bien sur que t'aurais dû ! Il était peut-être tant que ça te monte au cerveau. J'en reviens pas que tu te pointes comme ça chez moi ! ... Et puis comment t'as eu ma nouvelle adresse ?
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Charles Bernier
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MessageSujet: Re: On cogne à la porte...   Ven 6 Aoû - 17:01

- Entre ! Tu m'énerves à rester planter là !

Et boum! Delinda explosa sous le regard piteux de Charles qui n'osait rien dire. Il allait se taire pour l'heure qui allait suivre et allait faire tout ce qu'elle voulait bien qu'il fasse. C'était simple: Taits-toi et bouge ton cul. Charles regardait la jeune femme marcher d'un côté à l'autre de son logement, la tête devant, le regard de braise. Il savait que quoi qu'il fasse ou qu'il dise, c'était inapproprié.

- Tu m'as écris des lettres, vraiment ? C'est bizarre je n'en ai reçue aucune ! Des ennuis avec ta mère, c'est ça oui. Tu veux vraiment me faire gober n'importe quoi, je croyais que tu n'avais plus aucuns contacts avec elle !

Voilà qui prouva que Charles avait vu juste. Il savait pertinemment qu'elle n'allait pas croire un seul mot de ce que Charles allait lui dire à propos de sa mère et de toute cette histoire. De toute façon, le jeune homme voulait à tout prix effacer ces souvenirs de sa mémoire et en discuter trop longtemps avec Delinda ne ferait qu'empirer les choses. Il se tût donc, croyant que des phrases courtes et pleine de de sens valaient mieux que des conneries longues et insensées. Pour ce qui était des lettres, il en avait vraiment écrites, oui, mais il ne les avait jamais envoyé. '' Normal que tu ne les aies jamais reçu, je n'ai jamais rien posté'' pensa-t-il. Si seulement il aurait eu les couilles de le faire...

C'est à ce moment que la jeune femme se dirigea vers la salle de bain, d'un pas pressé, sans regarder Charles ni rien autour d'elle. Pendant ce cours instant, l'homme en ''profita'' pour regarder la nouvelle résidence. '' Elle s'est vraiment gâtée!''. Tout était plutôt beau, avec une touche évidente de déprime avancée. Charles n'aimait pas vraiment les couleurs, ça lui faisait trop penser à sa vieille ruelle. Il remarqua aussitôt son entrée dans l'appartement une odeur de vieux renfermé, dissimulé sous une couche de parfum féminin et artificiel. Décidément, Delinda avait été très triste.

- Essuie-toi Charles, tu vas foutre en l'air mon parquet !

Quand Charles s'apprêtait bêtement à refermer la porte derrière lui, il fut surpris par une serviette qui s'était attaqué à son visage...Delinda la lui avait lancée. Au plus profond de lui vint un petit ricanement sourd, qu'il ne laissa pas paraître. Sa copine n'avait pas changé, vraiment! Toujours le même air bête et ses mauvaises manières...Ce petit air qu'il aimait tant, pourtant. Ça lui manquait vraiment tout ça... Les matins ou ils se réveillaient tous les deux, l'un contre l'autre, sous un rayon de soleil discret. Mais qu'avait-il fait cet idiot!?

- « J'aurais dû t'informer »... Bien sur que t'aurais dû ! Il était peut-être tant que ça te monte au cerveau. J'en reviens pas que tu te pointes comme ça chez moi ! ... Et puis comment t'as eu ma nouvelle adresse ?

Naturellement, elle allait la lui poser celle-là. Avant que Charles lui réponde simplement qu'il avait jouer à l'espion avec son odorat de vieux clébard, il hésita à répondre à cette question. Allait-elle lui en vouloir encore plus? Pourtant, ça avait été si facile car le jeune couple en avait assez discuté...Charles se rappela de leurs conversations, surtout celle du bar, quand elle le lui annonça.

'' J'ai cherché et j'ai trouvé...''

Le cabot se dévêtit de son imperméable vert et l'accrocha sur un support. En effet, il sentait vraiment le chien mouillé. Il le remarqua lorsque une bouffée d'odeurs animales lui monta aux narines, le surprenant. C'était plutôt étonnant car Charles s'était quand même bien ''entretenu'' depuis son départ, il avait retenu les bonnes habitudes que Delinda lui avait inculquées.

'' Ma mère est morte, un mutant l'a assassiné. Je suis parti à la recherche du type. ''

...
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MessageSujet: Re: On cogne à la porte...   Ven 6 Aoû - 17:38


- J'ai cherché et j'ai trouvé...

Ben tiens, c'était si facile. Bien sur elle lui avait dit qu'elle déménagerait et dans quel quartier mais elle était loin d'être la seule résidente ici. Son coeur se serra à nouveau quand elle se rappela qu'à l'époque, elle avait voulu emménager avec lui ici-même. Elle avait souhaité un nouveau départ avec lui. Elle n'avait rien eu de tout ça. Il avait déserté et avait gâché le nouveau départ de Delinda par la même occasion. Ça avait été la grande désillusion pour la jeune femme. Il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'elle soit complètement pommée à présent. Sa vie ne tenait plus debout depuis qu'un de ses piliers s'était tiré sans prévenir. Le mal était fait. Ce soir-là quand elle l'avait emmené dans ce bar, elle se sentait femme, elle se sentait comblée, elle avait des projets. Et du jour au lendemain, plus rien...

- Ouai ouai ! J' suis sûre que tu m'as flairé comme le font si bien les clébards... Tu sais quoi, t'aurais dû appeler pour prévenir de ta venue comme ça t'aurais pas eu à te déplacer, je t'aurais tout de suite dis d'aller te fai...

- ... Ma mère est morte, un mutant l'a assassiné. Je suis parti à la recherche du type.

Delinda ne put lui en vouloir de lui avoir coupé la parole, d'autant plus qu'elle n'était pas très distinguée. Elle s'arrêta aussitôt de parler et de bouger et leva les yeux vers Charles, méfiante. Beaucoup de questions lui venaient à l'esprit dont la numéro une qui était : est-ce qu'il irait jusqu'à inventer la mort de sa mère pour se trouver une excuse ? C'était un peu gros pour un mensonge, il s'agissait tout de même d'un meurtre. Mais comment aurait-il apprit pour sa mère s'ils n'avaient plus de contact ? Pourquoi ne lui en avait-il pas parlé avant de partir ? C'était surtout ce dernier point que la vexait. Ils s'aimaient à l'époque, non ? Ils partageaient tout, non ? Apparemment pas, elle était peut-être la seule à tout partager avec lui. Et puis s'il voulait partir à la recherche du mutant responsable de la mort de sa mère, c'était certainement pour se venger. Delinda n'était pas en sucre, elle aurait très bien pu l'accompagner, elle se serait sentie rassurée d'être à ses côtés et aurait certainement pu l'aider. Et s'il voulait régler cette histoire seul parce qu'il s'agissait de sa mère, il aurait pu en parler à Delinda, il aurait pu...

Ses réflexions n'avaient duré que quelques secondes et la mutante finit par s'assoir dans un des fauteuils en cuir noir, posa ses mains sur les accoudoirs et fixa le sol, dubitative. Son ton n'était plus colérique, Delinda avait juste l'air un peu perdue. Il s'agissait de la mère de Charles, c'est pourquoi elle avait décidé de se calmer le temps d'en parler. Elle reviendrait à la charge une fois que cette histoire-ci serait tirée au clair et qu'elle serait un peu tassée. Si Charles ne respectait pas sa douleur en lui claquant des "ça sent le brûlé à l'intérieur", elle au moins avait la délicatesse de réfréner sa hargne. Elle fronça les sourcils en tentant de remettre ses idées en place. La jeune femme était sincèrement chamboulée, ça se voyait.

- Pourquoi tu... Quand... Je suis désolée pour ta mère... T'es parti à sa recherche et...?
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Charles Bernier
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MessageSujet: Re: On cogne à la porte...   Ven 6 Aoû - 18:32

Le pire arriva, finalement. Charles devrait élaborer sur le sujet avec Delinda qui ne le croyait peut-être même pas vraiment! Elle avait l'air sincère pourtant. Peut-être que s'en valait la peine d'en parler sincérèment. Charles voulait tellement s'excuser, il avait fait l'imbécile pendant des semaines. C'était la plus grosse erreur de sa vie. Il s'en voulait tellement, ça lui rongeait toute son énergie.

Les dernières semaines qu'il avait passées seul avaient été cauchemardesques, vraiment. Il avait errer dans les rues, dans les bars et dans les endroits publiques comme les parcs et les centre d'achats à la recherche de ce salaud. Charles ne savait même pas pourquoi il était si triste, comme il ne connaissait presque pas sa mère et qu'elle avait décidé de couper les ponts après la mort du père de Charles. Une femme dont il ne connaissait pas le moindrement la personnalité et le tempérament. Il se rappelait à peine de sa voix, celle-ci étant enterrée dans les cris de morts de son sale père. Des souvenirs si noirs qui l'ont empêcher de dormir la nuit pendant près de 10 ans... jusqu'à ce jour, Delinda...

Charles restait debout et détournait le regard. Delinda, assise sur son fauteuil, n'y était pour rien au monde. Charles lui devait toutes les explications qu'elle voudrait bien entendre.

- Pourquoi tu... Quand... Je suis désolée pour ta mère... T'es parti à sa recherche et...?

Charles allait tout lui dire, il n'allait pas oublier aucun détail, il se devait d'être le plus honnête possible.

- Le soir ou nous sommes allé au bar et bien un homme m'a appelé... C'était un agent du FBI qui avait fouillé dans les infos personnelles de Juliana Lockmore et qui avait trouvé mon nom, en tant que son fils cadet... Je ne sais pas comment il a trouvé ton numéro, n'y même comment il savait que j'étais avec toi, peu importe... Il m'a dit qu'elle avait été assassiné par un malade et qu'elle avait été retrouvée inerte et gravement malmenée dans son dortoir dans sa résidence de femmes. Cela faisait des années que je n'avais pas eu de nouvelles d'elle. Je suis donc parti pendant la nuit... je n'ai pas même laissé un mot ou quoi ce soit car j'étais persuadé que je te reparlerais dans les jours à venir...mais les occasions ne se sont pas présentées, finalement.

Charles prit une pose, se demandant s'il devait continuer tout de suite ou s'il devait attendre une question ou un réponse de la part de la jeune femme qui semblait assez chamboulée par la nouvelle. C'était beaucoup d'infos, trop soudainement. Charles voulait en dire beaucoup, tout lui dire, en fait, pour qu'elle comprenne finalement pourquoi il avait été un idiot et qu'il avait disparu de la sorte. Charles poursuivit.

- J'ai finalement trouvé le type, il y a de ça deux jours... En fait, j'ai plutôt trouvé sa tombe. Ce mec est mort, je n'ai aucune idée pourquoi et comment.

Charles allait craquer et fondre en larme. Au lieu de ça, il reprit d'un ton plein de remords et de profonde haine.

- Je n'ai même pas idée pourquoi je lui ai courru après! Haha ,tu vois, j'ai cherché le meurtrier d'une vieille mégère qui m'a foutu là au lieu de rester avec une femme sublime qui m'a aimé pour qui je suis et qui m'a accueilli chez elle alors que je n'étais rien.... Delinda, s'il te plaît, pardonne moi... J'ai été le pire des idiots, un imbécile du premier genre.

Une larme glissa le long de la joue de Charles, jusqu'à sa bouche. Ses yeux étaient encore plus brillants, ils reflétaient un vert émeraude impressionnant et inhumain.Ensuite, il détourna le regard vers un point perdu dans le fond de l'appartement. Quand le jeune orphelin vit que Delinda ne dit rien, il posa la main sur la poignée de porte et enfila son imperméable...
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MessageSujet: Re: On cogne à la porte...   Ven 6 Aoû - 19:59


Delinda fut surprise que Charles lui révèle toute l'histoire, et bien obligée d'admettre qu'elle était véritable étant donné les détails qu'il lui fournissait. Lorsqu'il lui parla du FBI, la jeune femme se crispa tout à coup pour des raisons bien évidentes qui lui revenaient à l'esprit. Elle se tortilla sur son fauteuil, tout à fait mal à l'aise à présent. Ce devait être délicat pour Charles de tout ressasser et elle pouvait bien comprendre que c'était très éprouvant, c'est pourquoi elle mit ses angoisses de côté pour lui accorder toute son attention. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi il n'avait pas cherché à la joindre par tous les moyens qui soient. C'est personnellement ce qu'elle aurait fait. Un courrier, un coup de téléphone, c'était vite fait, il ne pouvait pas lui dire qu'il n'avait pas eu le temps entre deux cavales ! Elle s'abstint cependant de toutes remarques.

- J'ai finalement trouvé le type, il y a de ça deux jours... En fait, j'ai plutôt trouvé sa tombe. Ce mec est mort, je n'ai aucune idée pourquoi et comment.

Un mutant mort après avoir commit un crime... Ça n'avait rien de bon. Bien sûr il s'agissait là de la mère de Charles par conséquent il avait eu son compte et c'était très bien ainsi. Seulement quelqu'un quelque part semblait faire la chasse au mutant, peut-être pas seulement qu'aux mauvais, car combien y avait-il de chance pour qu'il se soit s'agit d'une mort naturelle ou accidentelle ? C'était peu probable. Les mutants sont méfiants de nature. Enfin d'un autre côté, il faut dire que Delinda était devenue légèrement parano depuis sa rencontre avec les fédéraux en compagnie de Friedrich.

- Je n'ai même pas idée pourquoi je lui ai courru après! Haha ,tu vois, j'ai cherché le meurtrier d'une vieille mégère qui m'a foutu là au lieu de rester avec une femme sublime qui m'a aimé pour qui je suis et qui m'a accueilli chez elle alors que je n'étais rien.... Delinda, s'il te plaît, pardonne moi... J'ai été le pire des idiots, un imbécile du premier genre.

Delinda surprit un soupçon de colère remonter en elle. C'était bien beau de lui dire tout ça maintenant, mais pendant ces putains de dernières semaines il n'avait pas été foutu de lui passer un simple appel. Maintenant il revenait au bercail en demandant pardon mais avait-il encore seulement sa place auprès de Linda ? La jeune femme n'était pas sûre de réussir à lui pardonner complètement son abandon un jour. Régulièrement elle se rappellerait son coup foireux et ne pourrait s'empêcher de piquer une colère, et leur couple ne serait plus jamais en harmonie... Retomber dans ses bras ne lui apporterait rien de bon, c'était certain.

Alors que la mutante gardait le silence en fixant le sol, elle entendit Charles faire quelques pas et put deviner qu'il remettait sa veste. Il allait s'en aller pour de bon... et pourtant Delinda n'arrivait toujours pas à savoir comment réagir. Tandis qu'il posait sa main sur la poignée, la jeune femme était encore en train de peser le pour et le contre.

Elle avait été heureuse avec lui, mais s'il était capable de l'abandonner pour une vieille mégère -et elle reprenait ses mots- ne serait-il pas capable de l'abandonner à nouveau ? A son contact elle pensait pourtant être devenue tolérante et compréhensive, assez pour lui pardonner le mal qu'il lui avait fait ? Après tout il s'agissait de sa mère. Même si elle n'avait jamais été là pour lui, elle lui avait donné la vie... Delinda n'avait jamais eut le sens de la famille, il lui était donc impossible d'analyser la situation comme elle l'aurait voulu. Ce qu'elle ne supportait pas, c'était surtout qu'il ne l'ai pas jointe pendant ses semaines d'absences. Elle, n'aurait jamais fait ça. En partant il l'avait trainée dans la boue.

La mutante entendit très nettement la porte s'ouvrir. Ils avaient passé de si bons moments ensemble pourtant. Est-ce qu'elle était prête à tirer un trait sur tout ça ? Elle s'en était crue capable jusqu'à ce qu'il vienne à sa porte ce soir-là. Maintenant qu'il était si proche d'elle, elle avait énormément de mal à s'imaginer de nouveau sans lui. Toute cette histoire valait-elle la peine que Delinda se torture un peu plus ?

- Reste s'il te plait...

La voix de la jeune femme se cassa tandis qu'elle se levait.

- Tu n'es pas obligé de repartir tout de suite... J'allais me faire du café...
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Charles Bernier
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MessageSujet: Re: On cogne à la porte...   Ven 6 Aoû - 23:16

- Reste s'il te plait...

Charles retira sa main de la poignée. Il était à nouveau mouillé à cause de son imperméable bon marché et troué à certains endroits. Voilà que les paroles de la jeune femme le surprit. Il était tellement soulagé d'entendre ces quatre petits mots. Cela faisait des mois qu'il espérait qu'elle lui dise ça, même s'il savait très bien qu'il ne le méritait pas vraiment après avoir joué le con pendant tellement trop longtemps. Il hésita même à écouter ces paroles. Peut-être devrait-il partir pour ne plus jamais revenir car Delinda méritait mieux qu'un vagabond dans son genre?

- Tu n'es pas obligé de repartir tout de suite... J'allais me faire du café...

Le jeune homme ferma les yeux quelques secondes et soupira, inclinant la tête vers le haut. Il resterait encore, au moins le temps de se faire pardonner un centième de son acte. Cette phrase vint lui éclairer l'esprit et lui rappeler de bons souvenirs au même moment. Son fameux café! Une odeur qu'il n'oubliera jamais. Leurs baisers partagés à même le lit, la tasse à la main. Charles trouvait que les lèvres de Delinda goûtait la vanille. Ça lui manquait, tout ça.

Il retira son manteau et le remi de nouveau sur son support aux couleurs non-assorties. Il enleva ses botillons sales et tâcha même de les mettre à l'extérieur, minutieux de sa politesse, ne voulant rien bouleverser en ces lieux propres et parfumés. Charles avait toujours son uniforme de travail, bleu et blanc. Le jeune mutant le trouvait vraiment laid, mais il gardait le linge que Delinda lui avait donné pour des occasions spéciales. Ce soir-là, il n'avait pas eu le temps de se changer, mais il avait trouver le temps d'aller acheter des fleurs et une carte pour ne pas arriver les mains vides.

- J'ai acheté des fleurs... je pense qu'elles iraient plutôt bien avec les couleurs du logement...et une carte aussi...


Non seulement les fleurs étaient tellement trempées qu'elles ressemblaient à des chiffons de cuisine, mais elles n'étaient pas du tout dans les bonnes couleurs. Charles n'avait pas ce sens des arts ou de ces trucs, il avait seulement cherché quelque chose à dire pour introduire son...''cadeau''? L'intention était bonne et il avait pensé qu'elles pourraient lui plaire si un jour elle les regardaient lorsqu'elle l'aurait peut-être pardonnée. Soudain, Charles se sentit encore obligé d'en dire plus...

- Delinda... je vais répondre à toutes tes questions... je veux qu'on discute...

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MessageSujet: Re: On cogne à la porte...   Dim 8 Aoû - 18:38


Lorsque Delinda vit que Charles retirait à nouveau son imperméable, elle sentit son cœur se serrer un peu plus fort. Est-ce que c'était la joie de le voir rester auprès d'elle ou la peur de ce que serait la suite ? Mais lorsqu'elle le vit retirer ses chaussures, là en revanche elle se demanda s'il ne se sentait pas un peu trop à son aise. Peut-être avait-il mal interprété ses mots ? Peut-être pensait-il maintenant qu'il avait Delinda dans la poche ? C'est ce doute qui fit reprendre son sang froid à la mutante et elle reprit ses airs hautains tandis que son visage se fermait un peu plus. Elle croisa machinalement les bras sur sa poitrine et alla se planter devant la gazinière. D'ailleurs c'était stupide, avec des plaques chauffantes elle aurait beaucoup plus de facilité à éviter les dégâts. Il lui faudrait puiser dans ses dernières économies, tant pis. Surtout si Charles s'amusait à la rendre dingue.

- J'ai acheté des fleurs... je pense qu'elles iraient plutôt bien avec les couleurs du logement... et une carte aussi...

La jeune femme laissa échapper un rire sans joie tandis qu'elle remettait l'eau refroidie dans sa casserole à chauffer. Elle ne jeta même pas un coup d'œil aux fleurs et à la carte que Charles tenait encore dans les mains.

- Tu n'as qu'à les poser sur la table basse.

Delinda savait bien qu'elles étaient trempées mais savait aussi qu'elle passerait certainement toute la soirée à astiquer son appartement pour calmer ses nerfs. Elle pourrait donc se charger de tout mettre au fond de la poubelle plus tard. Ou peut-être les brûler dans la poubelle. Oui, c'était bien mieux. La jeune femme s'était un peu rassérénée et elle était bien décidée à ne rien lâcher.

- Delinda... je vais répondre à toutes tes questions... je veux qu'on discute...

Bon... C'était le moment. La jeune femme n'avait certainement pas finit de se défouler et Charles devait payer les frais. C'était comme ça, c'était le tarif. Il s'était comporté comme un imbécile et il devrait en payer les conséquences.

- Tu veux discuter? Très bien on va parler. Tu t'es comporté comme le dernier des cons Charles ! et tu m'as fais du mal, énormément de mal. Moi je n'ai rien fais, je n'ai rien demandé et pourtant j'ai souffert plus que n'importe qui dans l'histoire. Pendant que tu faisais tes petites magouilles, que tu jouais les vengeurs masqués ou j'sais pas quoi, tes trucs débiles là ! Moi j'étais ici comme une épave , je fume deux paquets par jour, je dors plus, je mange plus Charles ! J'ai vraiment cru que j'allais pas m'en sortir ! Alors tu peux m'offrir toutes les fleurs que tu veux, toutes les cartes que tu veux, ça n'y changera rien !

Delinda posa rageusement deux tasses sur le plan de travail de sa cuisine.

- Combien de sucres dans ton café ?!

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Charles Bernier
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MessageSujet: Re: On cogne à la porte...   Lun 9 Aoû - 15:14

L'ambiance étaient pleine de reproches et un malaise lourd pesait sur les épaules de Charles et de Delinda qui faisait semblant d'être redevenue à son aise. C'était ridicule, pensait Charles. C'était bien elle! Toujours éviter le conflit le plus longtemps possible, détourner son attention vers autre chose. Charles était là pour elle, pour s'expliquer et elle tout ce qu'elle faisait c'était servir du café! Biensûr que Charles allait s'asseoir près d'elle pour déguster un moka! Certainement qu'il allait se mettre tout à son aise dans le canapé et ouvrir la télévision! Tout allait redevenir normal en un instant et ils allaient se faire un gros câlin! Ni Charles ni Delinda ne pensait comme ça, alors pourquoi contourner le conflit et les explications?C'est lorsque le jeune homme tenta de garder son calme qu'il lui dit qu'il allait répondre à toutes ses questions et s'expliquer que Delinda explosa.

- Tu veux discuter? Très bien on va parler. Tu t'es comporté comme le dernier des cons Charles ! et tu m'as fais du mal, énormément de mal. Moi je n'ai rien fais, je n'ai rien demandé et pourtant j'ai souffert plus que n'importe qui dans l'histoire. Pendant que tu faisais tes petites magouilles, que tu jouais les vengeurs masqués ou j'sais pas quoi, tes trucs débiles là ! Moi j'étais ici comme une épave , je fume deux paquets par jour, je dors plus, je mange plus Charles ! J'ai vraiment cru que j'allais pas m'en sortir ! Alors tu peux m'offrir toutes les fleurs que tu veux, toutes les cartes que tu veux, ça n'y changera rien !

Elle avait raison. Toutes ses remarques étaient justes et valables dans leur discussion. Charles avait été le dernier des idiots, un imbécile à reproches. Il avait tout fait de mal, tout. Par contre, une chose était sûre c'est qu'il aimait toujours Delinda et si ça n'aurait pas été le cas, jamais il n'aurait mis les pieds ici, pour l'affronter. Charles s'était ramener ici pour s'expliquer et voilà qu'à la minute ou il essayait de glisser un mot, elle l'enfonçait davantage. Charles en avait assez, si elle ne voulait pas l'entendre et bien la moindre des choses serait qu'il s'en aille et ne revienne plus.

Combien de sucres dans ton café ?!

Charles répondit aussitôt, ne lui laissant même pas le temps de réfléchir à ce qu'elle venait de dire un peu avant, d'une voix déterminée et clarifiant ses intentions.

'' Je vais prendre deux sucres. Je me suis comporté comme un con, comme un taré du premier type. Je suis parti sans rien dire, sans aucune nouvelle pour un événement qui était loin d'en valoir la peine. Je me pointes ici avec des fleurs affreuses et détrempées que tu vas jeter dès que l'occasion se présentera. Si tu ne le fais pas, dis-le mois, je vais le faire à ta place, crois-moi! Ensuite, je te raconte mon histoire abracadabrante comme prétexte pour expliquer le fait que je sois parti. Je viens ici pour te dire comment je suis désolé,que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour réparer mon erreur, même si cela prend des années et pour te dire que je t'aime toujours. Tu crois que si je serais parti pour te faire du mal je serais revenu ici? Tu penses que le dernier des idiots aurait marché des kilomètres sous la pluie battante pour essayer de se rattraper et de s'expliquer? Tu le penses vraiment?''

Charles prit une pose, ravala sa salive et prit une bonne respiration.

'' Parfait! C'est ton droit de le penser après tout ce que j'ai fait, je te comprends parfaitement. J'ai pas été correcte avec personne jusqu'ici et je vais pas t'empêcher d'aller voir qui tu veux. J'ai essayé de m'excuser, mais t'a rien voulu savoir. Je te demandais seulement une dizaine de minutes, après j'aurais foutu le camp et toi et moi on aurait eu les esprits clairs, peut-être était-ce trop et que j'ai finalement fait le con une fois de plus? Bravo Charles! Aller, ça suffit maintenant, retourne dans ton trou avec les rats et les robineux et essaye encore de ne pas les décevoir! ''

Charles sortit de sa poche un paquet de lettres, celles qu'il n'avait jamais envoyées, et les fit s'écraser sur le comptoir trop propre de la cuisine, près de la cafetière. Il laissa accroché son imperméable et enfila ses bottes. Ensuite, il ouvrit la porte, étrangement, d'une façon lente. Dans un gémissement de douleur assez bruyant, Charles se métamorphosa en une bête laide, détrempée et honteuse, dans les escaliers de l'appartement. Ce n'était pas la dernière image qu'il voulait que Delinda ait de lui, mais le chemin allait être beaucoup moins long et l'émotion l'avait contraint à le faire. En quelques bonds, il était déjà rendu dans la rue déserte, direction sa ruelle...
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MessageSujet: Re: On cogne à la porte...   Lun 9 Aoû - 16:23


Delinda écouta tout ce que Charles avait à lui dire sans pour autant le regarder. Elle savait que si ses yeux se posait sur lui et sur son visage marqué par la souffrance, elle ne pourrait pas tenir ses bonnes résolutions. Elle même souffrait énormément de la situation, elle brulait à l'intérieur même, mais elle s'était montré extrêmement faible pendant des semaines, avait remonté lentement mais sûrement la pente pour reprendre un peu d'assurance, il était hors de question qu'elle se laisse aller de nouveau à exhiber sa faiblesse.

La mutante semblait accaparée par son service de café et ne profita pas de la pause de Charles pour se remettre à brailler. Après tout il avait bien le droit de s'exprimer maintenant qu'elle avait exposé son avis sur la situation et sur l'abandon de Charles. Pourtant Delinda semblait dans un état second et tout ce que lui disait l'homme qu'elle avait tant aimé rentrait par une oreille et ressortait aussitôt de l'autre. Ce n'est que lorsque ses dernières paroles résonnèrent comme un point final qu'elle retrouva l'usage de ses membres et qu'elle se retourna lentement. Elle sursauta presque aussitôt lorsqu'il envoya valser un paquet de lettres sur le comptoir de la cuisine, tout près d'elle. Intriguée, elle laissa son regard s'attarder sur le paquet tandis que Charles remettait déjà ses bottes. Elle releva les yeux sur lui au moment même où il laissait échapper un gémissement de douleur et explosait littéralement pour prendre sa forme de loup. C'était la deuxième fois qu'il se métamorphosait en loup devant elle et c'était tout aussi impressionnant que la première. Cela semblait tellement irréel... Plus que faire mumuse avec une flamme.

Delinda eut à peine le temps de bouger le petit orteil que le loup avait déjà quitté l'appartement. La jeune femme fit quelque pas jusqu'à la porte pour la refermer et lentement, très lentement, alla se laisser tomber dans un des fauteuils. Voilà, il était partit, il l'avait quitté. Ça avait été plus facile que ce qu'elle avait pensé. Elle n'avait eu qu'à crier un bon coup et ça avait suffit à le faire fuir. Tellement simple, trop simple.

Son regard alla se poser sur le paquet de lettres et elle finit par se lever. Après un instant d'hésitation, elle prit l'une d'entre elles au hasard et en commença la lecture.

« Salut...c'est moi, Charles. Comment vas-tu? ... Ça va faire bientôt deux semaines que je travail dans cette compagnie de déménagement machin. (Ha tiens, il travaillait) ...Je t'aime pour ce que tu es, pardonne-moi mes erreurs, je t'en prie. Peut-être que je suis pas l'homme que tu mérites vraiment, peut-être que oui, mais personne d'autre sur cette putain de terre t'a aimé, t'aime ou t'aimera comme moi, je t'en donne ma parole. Je ne te demande pas de m'accueillir à nouveau dans ton cœur, mais seulement de prendre conscience que Charles est toujours là, dans les parages... »

Pourquoi ce crétin ne lui avait-il pas dit tout ça à l'instant ? Ou peut-être l'avait-il fait ? Delinda n'était plus sûre de rien. Et d'un autre côté, c'était de sa faute, il lui avait complètement retourné la tête, il aurait dû comprendre qu'elle se sentait complément perdue et qu'elle ne savait plus quoi faire. Le garder près d'elle ou le pousser à sortir de sa vie une bonne fois pour toute. La jeune femme n'était pas sans savoir que Charles avait tendance à se métamorphoser sous le coup d'une forte émotion, tout comme elle avait tendance à mettre le feu. Était-il à ce point en colère, contrarié, malheureux ? Comme savoir ? En tout cas, quoi que ce fut, ça semblait sincère et tellement fort que ça l'avait poussé à prendre son apparence de loup.

La jeune femme était complètement retournée et se servit machinalement son café tandis qu'elle vidait celui de Charles déjà prêt dans l'évier. Elle alla s'assoir dans son canapé, sa tasse dans une main, les lettres dans l'autre et replia ses jambes sous elle. Pendant plus ou moins une heure, elle prit le temps de lire les centaines de lignes que Charles lui avait destiné sans jamais oser les lui poster. Pourquoi ? Pourquoi n'avait-il pas osé bon sang ? Ils n'en seraient jamais arrivé là, tout ça n'aurait pas été aussi loin.
Plus Delinda avançait dans sa lecture, plus elle sentait que les mots que Charles lui avait écris étaient torturés. Elle prit une heure de plus pour faire un choix. Et la décision s'offrit très vite à elle, peut-être parce qu'elle avait toujours été là, quelque part... Au moment même où elle avait ouvert la porte à Charles, elle savait qu'elle n'arriverait (ou ne voudrait) plus le laisser partir. La jeune femme posa son café froid sur la table basse ainsi que les lettres de son amant qu'elle avait mouillé de ses larmes lors de sa lecture puis alla enfiler un jean et un pull, enfila des bottes de pluie, attrapa la première veste qui lui tomba sous la main puis sortit de chez elle, sans rien sur elle. Ni cigarettes, ni portable, ni clés. Peu importe. Sa priorité, c'était retrouver Charles pour lui exposer ses véritables sentiments. Et elle avait une petite idée de l'endroit où elle pourrait le trouver...
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