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 Haaa, les femmes... [Terminé]

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Delinda
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MessageSujet: Haaa, les femmes... [Terminé]   Ven 11 Juin - 8:38


Rendez-vous à 15H20. La bonne blague ! Cette garce ne l'emporterait pas au paradis. Personne ne plantait impunément Delinda, en plein milieu d'un campus, lieu où elle n'avait normalement rien à faire. La jeune femme était loin d'être du genre copain-copine, d'ailleurs Lucy était surtout une grosse gamine pleurnicheuse qu'elle avait rencontré à une soirée d'étudiant bondée. Seulement aujourd'hui plus que n'importe quel jour, elle avait besoin de se changer les idées.

Voilà un mois qu'elle était officiellement avec Charles, seul problème : il s'était fait la malle sans rien lui dire. Mais qu'est-ce qui lui avait prit ? Comment est-ce qu'elle avait pu tomber amoureuse de ce clochard, comment avait-elle pu l'accueillir chez elle et tout lui offrir sur un plateau d'argent ? Car c'était bien le cas, elle avait rencontré Charles dans une ruelle. Maintenant qu'il avait de nouvelles affaires, qu'il avait apparemment retrouvé du travail et qu'il s'était bien amusé au lit, il était partit... Et Delinda était brisée et se sentait extrêmement naïve. Bien sûr elle ne se l'avouait pas et pour combler le manque avait redoublé les soirées arrosées et les pots de glace, elle qui d'habitude mangeait une salade légère tous les soirs. Pire, au travail, elle était devenue la pire des chiennes, avec ses collègues comme sur la scène. Et elle n'avait pas versé une larme, pas une seule...

Bref, aujourd'hui, elle avait voulu se changer les idées en rendant visite à la dénommée Lucy. La journée était belle, le ciel clair, Delinda avait enfilé une jolie robe bleue et légère, avait détaché ses cheveux, s'était soigneusement maquillée, dans l'espoir de faire de nouvelles rencontres. Elle était radieuse, en surface seulement. Et elle avait attendue... Quinze minutes, beaucoup plus que ce que son impatience lui permettait d'habitude. Elle avait prit sur elle, mais ses efforts étaient restés vains car aucune trace de son bouche-trou. Cette abominable garce allait lui payer, et ce n'était qu'une question de temps.

Pour mieux réfléchir à ses plans de vengeance exagérés, Delinda s'était rendue à la cafétéria du campus et avait prit une table sur la terrasse afin de profiter du temps et d'apercevoir les éventuels étudiants qui pourraient passer sur la pelouse. Si Lucy passait par là, elle se tenait prête à lui sauter dessus pour lui arracher un œil, sans autre forme de procès. Bon, il faut l'avouer, Delinda était relativement à bout de nerfs.

Elle était donc là à boire son café, profitant du calme car la plupart des étudiants étaient en cours et réfléchissait à ses plans machiavéliques. Peut-être qu'elle emmènerait la traîtresse en soirée en lui faisant croire que son coup foireux était pardonné et qu'elle la ferait boire comme un trou avant de la laisser entre les mains des pires porcs de la soirée. Ou pire encore, elle pouvait très bien tenter de pénétrer dans sa chambre d'étudiante et de réduire son dressing en cendre, le pire cauchemar de toute fille superficielle. En tout cas, si ce genre de chose arrivait à Delinda, elle perdrait certainement la tête. Ou alors elle pourrait faire courir des bruits sur la-dite Lucy afin de ruiner sa réputation. Au beau milieu d'un campus, cela pouvait avoir des conséquences extrêmes, peut-être tomberait-elle en dépression... Mouéhéhé, Delinda n'était pas loin de trouver une vengeance exquise...

La jeune femme était tellement plongée dans ses pensées qu'elle ne vit même pas qu'une autre table venait d'être occupée.




Dernière édition par Delinda Falcone le Jeu 19 Aoû - 15:33, édité 1 fois
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William Baley
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MessageSujet: Re: Haaa, les femmes... [Terminé]   Ven 11 Juin - 11:10

William était content. Les modifications effectuées sur la configuration d’un des serveurs avaient porté leurs fruits : Ça marchait impeccablement bien. Décidément les machines avaient un côté reposant. Rien n’était compliqué avec elles. Tout était logique.

Du coup il avait décidé de s’accorder une petite pause. Evidemment dans les bureaux il y avait des machines à café. Mais il n’appréciait pas cette boisson. De toute façon il évitait tout excitant. Et de surcroît cela lui évitait d’avoir à le prendre avec ses collègues. A ces moments là, tout le monde se lâchait pour décompresser. Les discussions s’animaient et il craignait les effets que cela pouvait avoir sur lui. Et encore plus ceux qu’il pouvait avoir sur les autres.

A cette heure ci, les cours étaient commencés. L’université ronronnait tranquillement et le campus était quasiment vide. Il décida de tenter une expédition à la cafétéria, où il savait qu’il pourrait trouver une boisson plus à son goût.

Sans oublier son smartphone, petit compagnon fidèle et sans état d’âme, il sortit du bâtiment qui hébergeait son bureau pour se diriger vers l’endroit qu’il fuyait comme la peste aux heures de repas, mais qu’il espérait désert en ce moment.

Une bien belle journée. Un temps agréable. Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes.

*Moui… Tu es bien optimiste aujourd’hui.*

*Pourquoi ne le serais-je pas ? Bientôt la fin de la journée… Retour à la maison, soirée pépère…*

*En attendant regarde où tu vas !*


Deux étudiants se dirigeaient dans sa direction à vive allure. Sans doute étaient-ils en retard… Peu importait. Il modifia son chemin pour les laisser passer, en essayant de ne pas le faire trop explicitement. Il passait déjà pour asocial, ce n’était pas la peine d’en rajouter.

La cafétéria était effectivement quasi déserte. Cela lui convenait parfaitement. Les salles intérieures étaient toujours un piège. Quel que soit l’endroit où vous vous installiez, il y avait toujours quelqu’un pour vous bousculer. La terrasse était l’endroit le plus propice à la tranquillité à laquelle il aspirait.

Il ne fit même pas attention aux rares personnes déjà installées. L’essentiel était qu’une table isolée fut disponible, et c’était le cas. Muni d’un jus d’orange qu’il commanda au comptoir, il s’y installa. Face au bâtiment bien entendu. Pas question qu’un enquiquineur le reconnaisse en passant et soit pris de l’envie de le saluer. Certes le risque était faible étant donné son attitude habituelle, mais on ne savait jamais ce qui passait dans la tête des gens. La boisson était fraîche. Du moins en ce qui concernait la température. L’origine des fruits qui composait cette… chose… était un mystère. Du moment que c’était buvable !

Il posa son terminal devant lui. Les connexions sans fil étaient décidément une belle invention. Depuis qu’il était arrivé à New York, il était très peu sorti. Et quand il le faisait, c’était plus souvent à l’extérieur de la ville. Il n’osait pas s’y aventurer. Pas plus qu’il ne faisait ses courses en grande surface. Là aussi internet était une invention merveilleuse, et la livraison à domicile un miracle de l’esprit humain.

Mais le fait qu’il ne connaissait pas la ville ne l’empêchait pas de s’y intéresser. Virtuellement. Peut-être qu’un jour il oserait. Peut-être y avait-il des quartiers plus calmes que d’autres, par lesquels il pourrait commencer. Peut-être...

Il se plongea dans son exploration par procuration, laissant le navigateur de son appareil le guider à travers les méandres de la cité.
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MessageSujet: Re: Haaa, les femmes... [Terminé]   Jeu 17 Juin - 13:05


16H. Voilà vingt minutes que Delinda traînassait sur la terrasse de la cafétéria. Son plan était mis au point, il ne lui restait plus qu'à attendre le moment opportun pour mener à bien sa petite vengeance. Son café terminé, elle avait vérifié ses messages sur son portable, elle n'avait rien reçu. Sans rien pour occuper ses pensées, elle ne put s'empêcher de raviver son mal-être.

Décidément, tout semblait allait de travers, tout semblait vouloir lui rappeler qu'au jour d'aujourd'hui, elle n'avait jamais été aussi seule. Peut-être avait-elle trop profiter de la vie et qu'à présent tout lui retombait dessus. Peut-être qu'elle n'aurait plus jamais le sentiment d'être heureuse. Ça ne lui allait pas de rester plantée à cette table à ruminer sa peine, si elle continuait ainsi, sa journée se finirait au bout d'une corde.

La jeune femme était sur le point de quitter les lieux lorsqu'elle aperçu un groupe d'étudiants traverser la pelouse. Pas n'importe quel groupe d'étudiants. Des colosses sportifs. Delinda se tordit le cou en tentant d'apercevoir qui formait ce petit attroupement de choix. C'était bien ce qu'elle pensait... Et, Ô malheur, elle était seule à une table, potiche, avec une expression sur le visage rappelant vaguement la douleur d'un supplicié au bûcher. Si elle laissait son ancienne conquête, tout juste majeur et qui se trouvait à quelques mètres de là, la voir dans cet état, elle n'aurait plus jamais aucune fierté. Il fallait qu'elle sauve les apparences, c'était d'ailleurs tout ce qui lui restait à présent, les apparences. Et il fallait qu'elle agisse vite !

Delinda jeta un regard paniqué autour d'elle avant de se lever et de se diriger vers la première table occupée, par un homme d'une trentaine d'années. Le pauvre n'allait certainement pas comprendre ce qui lui arrivait. La mutante se laissa retomber sur une chaise face à l'inconnu avant d'éclater d'un rire aussi superficiel que sa propre personne et de se mettre à faire les yeux doux avec un grand sourire enjôleur. Lin se décala légèrement pour apercevoir la mine déconfite de l'étudiant pour lequel elle faisait tout ce cinéma. Hé vlan, dans les dents. Oui, il s'était cassé au beau milieu de la nuit après quelques ébats et non, elle n'en avait pas souffert le moins du monde, la preuve : elle était actuellement en très charmante compagnie et riait aux éclats. Haem... C'est du moins ce que la mise en scène devait laisser penser.

Pour en rajouter rien qu'un peu, Delinda fit ensuite un petit signe de la main à son ancienne conquête d'un air tout à fait dégagé avant d'attirer de nouveau son attention sur l'homme en face d'elle. Elle lui lança un sourire forcé accompagné d'un petit rire hystérique et attendit que le groupe d'étudiant eut disparu à l'angle d'un bâtiment pour se laisser aller contre le dos de sa chaise en soupirant.

- Wouh. Merci de m'avoir laissé m'assoir à ta table. Tu m'as sauvé la mise.

Oui, Delinda tutoyait tout le monde, ou presque. N'empêche, ses remerciements étaient bien idiots puisque de toute façon William n'avait pas eut le choix. La jeune femme s'étira, mine de rien avant de reprendre la parole. Elle n'avait peut-être pas conscience d'être passée pour une folle hystérique...

- Je suis Delinda.


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William Baley
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MessageSujet: Re: Haaa, les femmes... [Terminé]   Jeu 17 Juin - 16:14

*Donc pour aller au MET il faudrait prendre Madison Avenue. Hé bien je ne suis pas près d’y mettre les pieds !*

Le simple fait d’avoir songé se rendre dans un endroit pareil le faisait sourire. Et frissonner. C’était impossible et il le savait bien. Comme à chaque fois, ses petites ballades virtuelles lui laissaient un goût amer. Mais il ne pouvait s’empêcher de rêver. Un jour peut-être ? Les deux coudes sur la table et le menton calé dans ses paumes, son esprit partit à nouveau dans des scénarii improbables d’aventures urbaines.

La météo était au beau fixe. Il en fut d’autant plus surpris quand un ouragan bleu sembla s’abattre sur sa table. Surpris n’était toutefois pas exactement le bon terme. Pris qu’il était dans ses rêveries, son temps de réaction se trouva être proche de celui d’une tortue rhumatisante. Mais il fallait voir le bon côté des choses : cela évita sans doute à William une crise de nerfs, et à son pouvoir de s’activer n’importe comment.

Ce fut sans doute l’éclat de rire de la jeune femme qui lui fit réellement réaliser que quelqu’un venait d’accaparer la chaise en face de lui. Il ajouta à la liste des précautions à prendre pour la prochaine fois de s’arranger pour ne garder qu’une seule chaise à sa table !

Essayant de rassembler ses pensées qui avaient toujours une fâcheuse tendance à partir en courant quand quelque chose d’imprévu se produisait, il se décida enfin à lever les yeux. Cela n’arrangea pas franchement la situation quand ceux-ci se posèrent sur une demoiselle, charmante au demeurant, qui lui faisait les yeux doux.

*Hééé ! Tu la connais ?*
*Je ne crois pas non…*
*Et tu comptes faire quoi ?*
*Courir ?*


Si seulement William en avait été capable c’est certainement ce qu’il aurait fait. Mais cette situation surréaliste le paralysait.

*Elle se remet à rire… Et elle fait signe à quelqu’un !!!!*
*Tu ne trouves pas qu'elle a un rire plaisant ?*
*Oui mais là ce n’est pas vraiment la question tu ne crois pas ???*


William était certain que s’il arrivait à se retourner pour voir à qui le geste de la jeune femme s’adressait, cela ne ferait qu’empirer la situation. L’utilisation du « je te regarde pas donc tu ne t’approches pas » avait souvent fait ses preuves, bien que dans ce cas précis il doutait de l’effet réel de la méthode étant donné qu’il ne comprenait strictement rien à ce qui était en train de se passer.

Qui que cela ait été, il n’avait visiblement pas décidé de se joindre à eux. Au point où il en était, voir débarquer à sa table quelques intrus supplémentaires ne l’aurait plus vraiment étonné. Mais personne ne les rejoignit et curieusement cela sembla satisfaire la jeune femme qui se détendit subitement sur sa chaise avec un soupir. Et beaucoup moins curieusement cela ne fit au contraire qu’augmenter les craintes de William. Plus le temps passait et plus le moment où il allait falloir dire ou faire quelque chose approchait. Et c’était toujours compliqué !

- Wouh. Merci de m'avoir laissé m'assoir à ta table. Tu m'as sauvé la mise.

Elle le remerciait de l’avoir laissée s’assoire ? Il avait dû rater un épisode de l’histoire. Dans sa version il n’avait rien laissé faire à quiconque. Mais bon… Admettons. Mais il était bien curieux de savoir comment en étant resté tétanisé sur sa chaise il avait pu sauver la mise à qui que ce soit ! Avoir aidé quelqu’un sans le vouloir était un concept nouveau pour lui. D’habitude il attirait plutôt les ennuis.

« Hem… heu… »

*Une entrée en matière remarquable…*

- Je suis Delinda.

« Ah… Bonjour Delinda… »

*C’est bien, tu es très aimable comme garçon ! Maintenant tu redémarres ce qui te sert de cerveau et tu essayes de faire au moins une phrase pour changer ?*

Il se leva et mû par des anciennes habitudes qui avaient tendance à se réveiller quand il ne se surveillait pas, s’apprêta à lui proposer une courtoise poignée de main. Mais heureusement il se reprit à temps et se retrouva donc debout sans trop savoir quoi faire… Si ce n’était se rasseoir ce qu’il fit instantanément. Cela pouvait paraître extrêmement grossier mais il était hors de question de la toucher. Pas dans l’état dans lequel il était.

« Enchanté… William… Je m’appelle William. Je suis désolé mais… »
Il respira profondément.
« Que me vaut l’honneur de vous avoir à ma table ? »
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MessageSujet: Re: Haaa, les femmes... [Terminé]   Sam 19 Juin - 9:51


- Ah… Bonjour Delinda…

Bon, oui, d'accord... William n'avait pas l'air très à l'aise. Soit il était naturellement peu sociable, soit c'était la jeune femme qui provoquait ce malaise. Ça n'aurait rien eu d'étonnant, il lui était d'ailleurs plusieurs fois arrivé de faire perdre ses moyens à un homme rien qu'en lui décrochant un sourire, c'est pourquoi elle décida de ne pas en tenir compte. En revanche, inutile de préciser que Delinda se demanda ce que son interlocuteur fabriquait lorsqu'il se leva pour se rassoir aussitôt. Était-elle tombée sur quelqu'un qui n'avait pas toute sa tête ? Avec la chance qu'elle avait ces dernières semaines, ça n'aurait rien eu d'étonnant.

- Enchanté… William… Je m’appelle William. Je suis désolé mais… Que me vaut l’honneur de vous avoir à ma table ?

Delinda acquiessa avec un grand sourire lorsque l'inconnu dont elle connaissait à présent le nom se présenta à son tour. Elle retint un rire lorsqu'il dût respirer profondément pour terminer sa phrase. Cela avait quelque chose d'attendrissant. Et le fait qu'il puisse enchaîner plus de deux mots rassura la jeune femme quant aux capacités mentales du dénommé William. Peut-être qu'elle était bien tombée, finalement. D'autant plus que l'homme en face d'elle avait un physique plutôt charmant et qu'il était plus âgé qu'elle, deux très bons points pour lui.

N'empêche, Delinda ne savait pas quoi lui répondre. Il aurait été mauvais pour son image de révéler qu'elle avait voulu échapper au regard d'une ancienne conquête qui risquait de la voir seule et dans un état lamentable. De plus William avait l'air déjà mal à l'aise comme ça, il était inutile de l'enfoncer un peu plus en lui disant qu'elle ne s'était pas assise volontairement à sa table et qu'il lui avait juste servit de jouet. D'autant plus qu'à présent, elle ne regrettait pas de s'être trouvé face à lui.

- Oh, c'est une longue histoire... Mais profitons-en pour faire connaissance ? Vous travaillez ici ?

Delinda s'était mise à vouvoyer Will lorsqu'elle s'était aperçu qu'il en faisait de même. Elle aurait pu se lever et partir, mais cet homme semblait être une bonne distraction. Il avait l'air assez timide, peut-être renfermé ? Ce qui provoquait l'intérêt de la jeune femme qui n'avait souvent à faire qu'à des types entreprenants. De plus, qu'aurait-elle fait ensuite ? Elle aurait marché seule, prit le taxi seule, serait rentrée seule chez elle et ce serait mise à déprimer seule. Un programme plutôt déprimant qui ne lui faisait absolument pas envie. Elle espérait seulement que sa nouvelle rencontre ne lui demanderait pas gentiment de le laisser tranquille, car elle risquerait de se morfondre un peu plus. Désarmée, elle se rendit compte qu'une expression extrêmement triste s'était affichée sur son visage pendant les dernières secondes et Delinda dû se reprendre en se redressant légèrement et en s'éclaircissant la voix, tout en tentant d'oublier la boule qui se formait dans sa gorge. Nom d'un chien, si elle continuait comme ça, elle allait se mettre à chialer comme une môme alors qu'elle n'avait pas versé une larme depuis des semaines !


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William Baley
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MessageSujet: Re: Haaa, les femmes... [Terminé]   Dim 20 Juin - 22:54

- Oh, c'est une longue histoire... Mais profitons-en pour faire connaissance ? Vous travaillez ici ?

William essaya de mettre un peu d’ordre dans le capharnaüm qu’était devenu son esprit après l’arrivée de Delinda. S’il avait bien suivi ce qui s’était passé, une jeune femme séduisante s’était installée à sa table, lui avait fait les yeux doux, avait semblé reconnaître quelqu’un derrière lui mais y était restée indifférente, et maintenant voulait entamer la conversation avec lui. Quel que soit le bout par lequel il prenait cette histoire, il n’y comprenait rien.

Cela devait forcement être une plaisanterie. Les étudiants avaient parfois un humour plus que douteux. Il parcourut les alentours des yeux, sans parvenir à identifier un quelconque complice. Si elle agissait seule, à quoi jouait-elle donc ?

Peu importait à vrai dire. Il n’appréciait guère ce qui venait de se passer. Même en admettant qu’elle soit de bonne foi, il ne voyait pas où elle voulait en venir. Et cela ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout. Visiblement elle ne souhaitait pas revenir sur ce qui venait de se passer, ni lui fournir une quelconque explication. Ce qui ne l’empêchait apparemment pas de se montrer curieuse.

Il s’apprêtait à faire ce dont il avait l’habitude dans ce genre de situation : Battre stratégiquement en retraite. Mais une petite chose le retenait. Une expression qu’il avait entrevue sur le visage de Delinda. Quelque chose qui ne cadrait pas avec le reste. Elle semblait dynamique, sûre d’elle. Elle avait le comportement de quelqu’un qui agissait sans se poser de questions. Et pourtant il n’avait pas eu besoin de ses petites capacités particulières pour saisir la tristesse qu’elle avait affichée un court instant.

Certes elle s’était reprise très rapidement. Mais c’était intrigant.

*En quoi cela te regarde-t-il ? Ne vas pas encore te fourrer dans un pétrin innommable pour le plaisir de satisfaire ta curiosité.*
*Je ne suis pas curieux. Mais elle a peut-être besoin de parler ?*
*Je ne sais pas ce dont elle a besoin, mais toi tu vas gentiment te lever et retourner travailler.*
*Deux secondes. Elle ne va pas me sauter dessus par-dessus la table ! Je veux juste m’assurer que tout va bien, c’est tout.*
*Tu es vraiment… inqualifiable !*


Vouloir était une chose. Y arriver en était une autre. Il n’était pas particulièrement doué pour les échanges verbaux. Il jugea donc que répondre à la question qu’elle lui avait posée lui donnerait le temps de préparer son approche ultérieure. Il se redressa sur sa chaise et en profita pour ranger son smartphone dans sa poche.

Mais quand il était perturbé, les mots avaient du mal à sortir. Et en plus du contexte déjà peu commun, Delinda avait un côté perturbant certain.

« Oui… Enfin heu… Pas à la cafétéria… »
*Ca elle doit bien s’en douter un peu !*
« Je m’occupe du parc informatique. Et vous ? Etudiante je suppose ? »
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MessageSujet: Re: Haaa, les femmes... [Terminé]   Mar 22 Juin - 19:41


William sembla plonger dans ses réflexions pendant un court moment et Delinda, d'habitude très peu patiente, attendit qu'il réponde à sa question sans un mot. Elle se demandait surtout à quoi il pouvait penser. Peut-être était-il en train d'analyser la situation ? Après tout c'était peu commun de se faire accoster de la sorte. Encore plus lorsqu'il s'agissait d'une aussi belle fille que Lin, aussi narcissique soit-elle. La jeune femme croisa les jambes et tira sur les plis de sa robe tout en écoutant la réponse de son interlocuteur.

- Oui… Enfin heu… Pas à la cafétéria…

Toujours hésitant, il avait du mal à trouver ses mots. Pourtant sa question n'avait pas été bien compliquée. Bon, logiquement, c'était à ce moment qu'il aurait dû se lever pour s'éclipser poliment, pourtant il n'en fit rien, ce qui surprit Delinda. Un homme aussi timide ne se serait pas attardé entre ses griffes, si ? Ou alors William était quelqu'un de brave qui surmontait son malaise. Attendrissant, c'était le mot. Mais est-ce que la jeune femme était désespérée au point que ses pensées avait put être lues sur son visage ? Will avait-il comprit que Lin avait besoin de compagnie ? Ou tout du moins qu'elle n'avait pas le moral ? Elle aurait pourtant juré s'être rattrapée avant de dévoiler la moindre de ses émotions. William devait être quelqu'un d'observateur. Ou peut-être restait-il assit pour une toute autre raison, tout simplement. Delinda devait un peu trop se prendre la tête.

- Je m’occupe du parc informatique. Et vous ? Étudiante je suppose ?

L'informatique. Delinda n'y connaissait pas grand chose mais savait se débrouiller, la technologie, elle ne s'y intéressait pas vraiment. Le seul mot qui l'avait interpellé il y a quelques années de ça, c'était "tactile", car elle l'était elle-même énormément XD. Pour ce genre de boulot, il fallait certainement être un passionné, et surtout posséder un minimum d'intelligence requise. William n'avait rien avoir avec le type d'homme que Lin côtoyait habituellement, et pourtant il l'intéressait beaucoup, par beaucoup de façons.

Lorsque Will dit supposer que Delinda était étudiante, la jeune femme laissa échapper un petit rire. Voilà des années qu'elle avait arrêté les cours, bon sang que cela lui semblait loin. Elle n'avait pourtant pas l'impression de ressembler à une écolière, mais plutôt à une femme accomplie. Légèrement déprimée, certes, mais une vraie femme.

- Moi ? Non pas du tout. Je rendais visite simplement.

Sa dernière phrase lui rappela le lapin que lui avait posé cette satanée Lucy et elle se mordit la lèvre à peine quelques secondes en sentant un élan d'énervement monter en elle. Ses sauts d'humeur étaient incroyable ! Un instant plus tard, un sourire s'étirait à nouveau sur ses lèvres tandis qu'elle continuait.

- Non, je travaille dans un bar dans Hell's Kitchen.

La jeune femme décroisa ensuite ses jambes et s'accouda à leur table, se penchant par la même occasion vers William, comme pour souligner son intérêt.

- Votre métier à l'air très intéressant. Il consiste en quoi au juste ?

Les intonations de Delinda étaient basses et légères car la jeune femme tenait à ce que son interlocuteur se détende. Sa dernière question était destinée également à ça, car elle espérait que Will se sente plus à l'aise dans ce sujet qu'il maîtrisait. Et puis il était clair que pour Lin, "s'occuper du parc informatique" ne lui disait pas grand chose, c'était pourquoi elle souhaitait connaitre davantage de détails là dessus. Elle qui malmenait les hommes d'habitude était en train de le ménager gentiment.

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William Baley
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MessageSujet: Re: Haaa, les femmes... [Terminé]   Lun 28 Juin - 0:42

Quand il avait demandé à Delinda si elle était étudiante, cela lui avait paru tout à fait logique. Il comprit à la réaction de la jeune femme qu’il avait encore une fois mis à côté. C’était une habitude chez lui et il n’en fut pas surpris. D’ailleurs elle ne semblait pas s’en être formalisée plus que cela.

- Moi ? Non pas du tout. Je rendais visite simplement.

Quand à savoir comment le fait de rendre visite à quelqu’un l’avait précipitée à sa table, il était bien incapable de le deviner. En tout cas, s’il se fiait à la petite mimique nerveuse qu’il avait cru discerner à l’instant chez son interlocutrice, cela n’avait pas dû se passer comme elle l’avait souhaité. Il serait sans doute maladroit de revenir sur ce sujet pour le moment. Il n’en aurait de toute façon pas eu le loisir car elle changea de sujet pour revenir à la question qu’il lui avait retournée.

- Non, je travaille dans un bar dans Hell's Kitchen.

Il avait entendu dire que ce quartier ne jouissait pas d’une excellente réputation, mais il devait y avoir également d’excellents établissements. Peut-être était-ce là l’occasion d’en savoir un peu plus sur cette partie de la ville ? Non. Ce n’était ni le lieu ni le moment ! Il n’était resté que parce qu’il avait cru sentir qu’elle avait besoin de parler, et vu le sourire qu’elle avait affiché à l’instant, si elle avait besoin de discuter de quelque chose ce n’était pas de son travail. Il commençait sérieusement à se demander s’il n’avait pas rêvé tout cela et s’il n’était pas encore en train de se fourrer dans les ennuis. D’autant plus que c’était elle qui maintenant menait la conversation.

- Votre métier à l'air très intéressant. Il consiste en quoi au juste ?

La jeune femme s’était appuyée sur la table, et ce faisant s’était rapprochée sensiblement de lui. Très peu dans les faits, mais beaucoup trop en ce qui le concernait. Il ne put s’empêcher d’instinctivement reculer sa chaise de quelques centimètres. C’était parfaitement stupide, la table étant suffisamment large pour éviter tout contact accidentel. Espérer qu’elle n’ait pas aperçu ce qu’il venait de faire était vain. Elle devait certainement se demander ce qu’il lui avait pris. Et cela finissait de le conforter dans l’idée qu’être resté à cette table avait été la dernière chose à faire.

Mais si par son attitude Delinda l’avait involontairement mis en difficulté, le ton de sa voix avait eu curieusement l’effet inverse. Du coup il ne savait plus quoi faire.

*C’est simple : Tu te lèves, tu dis poliment au revoir et tu t’en vas.*
*Mais je suis resté pour voir si elle avait besoin de soutien. Si je pars maintenant cela n’aura servi à rien !*
*C’est certain qu’un individu dans ton genre va lui être d’une grande aide ! Non mais regarde-toi. Elle à l’air cent fois plus équilibrée que toi. La seule chose que tu vas lui apporter ce sont des problèmes. Au minimum. Et tu le sais très bien.*
*Bon… Je réponds à sa question et j’avise.*
*Tu ne réponds rien du tout !*


Il ne pouvait tout de même pas se comporter comme le dernier des malappris. Répondre à la question de Delinda ne l’engageait pas à rester bavarder avec elle le reste de la journée !

« Et bien… En fait… Nous nous occupons de maintenir en fonction l’ensemble des services informatiques de l’université. Cela démarre par les postes de travail, que ce soit pour les services administratifs, les salles de travaux pratiques ou les laboratoires. Et cela va jusqu’aux serveurs qui hébergent les ressources : Entre autres les espaces de stockage, les ressources de calcul, les bases de données et les logiciels partagés. Bien sûr cela passe également par l’administration des divers réseaux et de la sécurisation de l’ensemble. »

Comme à chaque fois qu’il se lançait sur un sujet dans lequel il se sentait à l’aise, il avait tendance à digresser.

« Ce qui est particulièrement intéressant est de voir comment tout cela s’articule pour former un ensemble cohérent. Quand tout est correctement mis en place on peut y voir comme un petit monde à la fois magique et reposant où chaque élément travail de concert pour faire fonctionner l’ensemble, sans état d’âme et sans heurt. »

Il réalisa soudain qu’il s’était encore une fois emballé. Il espérait toutefois avoir répondu à la question de la jeune femme et devait maintenant décider quelle suite donner à cette situation rocambolesque. Soit il mettait fin sans ambages à la conversation, soit il essayait d’en savoir plus. Il se tortilla nerveusement sur sa chaise.

« Heu… Veuillez m’excuser mademoiselle mais… »

Se montrer trop direct ne servirait certainement à rien. Autant partir. Alors comment procéder pour savoir à quoi s’en tenir ? Nerveusement, il faisait tourner son verre…

« Hem… Puis-je vous offrir quelque chose à boire ? »

*QUOI ? Tu as perdu la tête ?*
*Oui et bien je n’ai rien trouvé d’autre à dire !*
*On va droit dans le mur ! Misère…*
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MessageSujet: Re: Haaa, les femmes... [Terminé]   Ven 2 Juil - 9:39


Lorsque Delinda eut demandé à William des détails sur son métier et qu'elle eut obtenu sa réponse, elle regretta presque d'avoir engagé la conversation sur ce sujet. Ce qui s'était d'abord révélée une explication claire sur la nature de son travail devint un réel monologue auquel la jeune femme ne comprit pas grand chose. Non en fait, elle n'y comprit rien. Il faut dire que Lin n'était pas une intellectuelle. La seule chose qu'on pouvait bien souligner, c'est que Will adorait son travail et qu'il en parlait avec passion. Lin, elle, aimait bien son job, mais sans plus. Au départ, elle s'y était attelé pour tenir tête à sa mère qui la voyait avocate et au final, elle y avait prit goût. Sentir les regards des gens intéressés et brillants sur vous était très valorisant. Et elle ne se voyait absolument pas travailler derrière un bureau au 30è étage d'un bâtiment, elle aurait eu l'impression de suffoquer et de ne rien faire de sa vie. Gamine, elle se serait bien vue aventurière. Genre Lara Croft, maligne et sexy. Une icône, un fantasme... Oh yeah XD. Aventurière, stripteaseuse... Oui bon, inutile de faire les comparaisons, il n'y avait rien à comparer. De toute façon ce rêve de petite fille s'était éloigné depuis bien longtemps.

- Heu… Veuillez m’excuser mademoiselle mais…

Le changement de ton de William interpella Delinda et elle se rendit compte qu'il avait terminé ses explications depuis un court moment. Elle regarda son interlocuteur et se rendit bien compte qu'il était mal à l'aise : il se tortillait sur sa chaise de façon très caricatural. Bon, voilà, elle savait. Il allait lui demander de le laisser seule, inventant peut-être un rendez-vous avec une autre personne. Certainement pas galant avec une timidité comme la sienne, attention, il était pourtant loin d'être repoussant. Et encore moins professionnel : on ne s'entretenait pas sur la terrasse d'une cafétéria d'un campus pour ce genre d'entretien. Ou bien sa timidité le pousserait à quitter les lieux plutôt que de lui demander de s'en aller, elle. Pourquoi pas ? Après tout elle s'était faite larguée de la pire façon qui soit, venait de se prendre un vent phénoménal et ne serait jamais Lara Croft, à quoi bon lutter ? Oui, c'était décidé, il n'y avait plus que l'argent qui puisse la retenir mais ça n'était plus suffisant...

Au lieu de quoi...

- Hem… Puis-je vous offrir quelque chose à boire ?

La mâchoire inférieur de Delinda tomba de façon aussi caricatural que William en train de se tortiller sur sa chaise. Elle ne s'était juste pas attendu à ça, et se sentit tout de suite plus jolie, plus drôle, plus séduisante, plus intéressante. Bien sur, ce n'était qu'un verre, mais après toutes ses pensées morbides, c'était un véritable soulagement. Un large sourire s'étira sur les lèvres de la jeune femme, le genre de sourire qu'un homme comme Will se sentirait certainement coupable de faire disparaitre.

- Avec plaisir, c'est très gentil de votre part. Je prendrai un jus d'orange.

Un jus d'orange, la bonne blague. Si elle donnait l'air d'être équilibré, ça n'était pourtant pas le cas. En temps normal, elle aurait enchaîné les verres de Whisky comme un homme pour fuir sa douleur. Mais cette fois elle était en bonne compagnie, en vraie bonne compagnie. Will, lui, ne lui avait certainement pas proposé un verre pour la faire boire et pour l'amener chez lui par la suite. Il avait de réelles bonnes intentions. Ou alors il avait peut-être un autre long monologue à lui fournir sur la déshydratation par temps de chaleur. Peu importe, il se montrait très sympathique, ce qui compensait largement son manque d'assurance.

- C'est agréable un temps pareil...

Le temps, elle se mettait à parler du temps ? C'est elle qui fonçait droit dans le mur cette fois. Bravo Delinda, quelle conversation... Elle qui d'habitude n'avait à faire qu'à des hommes entreprenants qui savaient très bien mener la conversation seuls, était particulièrement décontenancée par William. Si elle aussi jouait les timides, cette rencontre ne mènerait à rien et Lin n'aurait pu qu'à se jeter dans un puits sur la route du retour. Mais bon sang, pourquoi Will semblait encore sous tension ? Pourtant elle s'était installée à sa table, avait accepté son verre, avait engagé la conversation ; il n'avait aucune raison d'être mal à l'aise.
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William Baley
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MessageSujet: Re: Haaa, les femmes... [Terminé]   Mar 6 Juil - 22:17

Visiblement, Delinda était aussi surprise que William lui propose une boisson que lui-même de l’avoir fait. Il refusait de croire que c’était la proposition elle-même qui l’avait surprise. La gent masculine ne devait certainement pas rester indifférente aux attraits de la jeune femme, et elle devait donc s’être vue offrir un verre plus d’une fois. Il penchait plutôt vers le fait qu’elle ne s’était pas attendue à ce que lui le fasse. Elle n’avait pas tort, il n’aurait jamais dû faire cela. Pourquoi fallait-il qu’il perde sans cesse ses moyens dans ce genre de situation. En tout cas si elle avait été surprise, elle semblait maintenant ravie ! Comment allait-il se sortir de cette histoire !

- Avec plaisir, c'est très gentil de votre part. Je prendrai un jus d'orange.

Une autre adepte des jus de fruits ? Elle n’allait pas être déçue par ceux de la cafétéria. Il cherchait toujours de quoi était composé le sien ! Ceci dit, dans une cafétéria universitaire le choix des boissons était limité. Il était amusant de se demander ce qu’elle aurait commandé en un autre lieu… Lui-même aurait certainement pris la même chose. Il ne buvait jamais d’alcool en public. Non pas qu’il n’aimait pas cela ! Il évitait tout ce qui pouvait augmenter le risque qu’il perde le contrôle de son pouvoir. Et l’alcool n’était pas réputé pour favoriser le self-control. Il réservait donc ce genre de boisson à ses soirées en solitaire.

- C'est agréable un temps pareil...

Le temps ? Ah oui, le temps ! On pouvait en parler de celui-là ! S’il avait plu il n’aurait pas mis les pieds ici. En tout cas, il était certain maintenant que Delinda avait envie de discuter. Sinon elle n’aurait pas accepté sa proposition et n’aurait pas relancé la conversation. A moins de se montrer le dernier des goujats, il était coincé. Ceci dit, rien de bien dangereux ne pouvait arriver ici. Alors autant se montrer un minimum aimable.

« Oui, une bien belle journée. Hem… Je vais chercher votre boisson. »

*Youhou ! C’est vrai que là tu as été très aimable ! Elle doit être encore abasourdie par ton éloquence !*
*Oui, et bien on est dans une cafétéria universitaire ici. Les boissons n’arrivent pas toutes seules aux tables !*
*Elle a bon dos la boisson !*


Il se leva, peut-être un peu trop précipitamment, mais en tout cas sans faire tomber sa chaise ce qui n’était déjà pas si mal. Avec l’air le plus détendu qu’il avait en stock, il se dirigea vers le comptoir. Le fait de bouger allait peut-être le décontracter un peu. Au moins, il y avait toujours aussi peu de monde dans l’établissement. C’était déjà cela. Pourvu que cela dure, il n’avait pas besoin de voir rappliquer un troupeau d’étudiants maintenant !

La boisson achetée, il prit le chemin du retour vers la table où l’attendait Delinda. Son maigre répit tirait à sa fin. Il fallait qu’il trouve quelque chose à dire. Cela faisait des années qu’il s’entrainait à être le moins intéressant possible. Et s’il avait réussi une chose c’était sans doute celle là. Il doutait fortement que continuer à lui conter la magie de la fée informatique allait la passionner. Hélas, il n’avait pas d’autres sujets de conversation. En tout cas pas qu’il puisse aborder avec une inconnue.

Arrivé à leur table, il posa le verre sur celle-ci, devant la jeune femme mais certainement plus loin qu’un quidam normalement constitué ne l’aurait fait. Il ne prenait pas le risque d’un contact fortuit, et espérait que cela n’était pas trop visible.

« Voilà. Je crains que cela ne soit pas une référence dans le genre, mais au moins il est frais. »

William s’assit à sa place, et regarda Delinda. Il ne savait toujours pas ce qui l’avait amenée ici, et ne comprenait pas non plus ce qui l’incitait à rester. Simplement discuter ? Pourquoi pas. Il pouvait à tout moment, au moindre risque, y mettre fin. Après tout, c’était elle qui s’était installée à sa table. Et puis, il devait bien s’avouer que ce genre d’occasion était rare. Il ne la connaissait pas, elle non plus. Pas d’a priori. Pas de raison que cela tourne à la catastrophe. Il prit une grande inspiration, essayant de se détendre.

« C’est vrai que par un temps pareil, il est tentant de se laisser aller à sortir un peu. J’ai d’ailleurs profité d’une pause dans mon travail pour venir m’aérer. »

Pas complètement vrai. Pas complètement faux. Il n’avait aucune idée de la météo avant de mettre le nez dehors. Mais bon, autant éviter de rentrer dans les détails.

« Quand il fait beau le campus est un endroit… plein de vie. Enfin, en dehors des heures de cours. Si j’ai bien compris vous étiez, heu… de passage par ici.»

Il recommençait à bafouiller. Il n’était jamais à l’aise quand il ne maîtrisait pas son sujet. Et là il pilotait complètement à vue.
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MessageSujet: Re: Haaa, les femmes... [Terminé]   Mer 21 Juil - 16:35


Delinda regarda William se lever pour aller chercher son jus d'orange avec un peu plus d'insistance que la normale. Oui d'accord, elle le matait tout bonnement, mais c'était dû à ses habitudes et non pas à son état d'esprit actuel. Après avoir souligné intérieurement que sa nouvelle rencontre portait très bien le jeans, elle se mit à penser que Will était pour elle comme un sauveur. Il s'était trouvé là pour lui empêcher la honte d'être vue complètement seule et déprimée et à présent sa seule présence lui permettait de ne pas éclater en sanglot, lui changeait même les idées. Bien sur rien avoir avec le sauvetage de Charles, quelques mois plus tôt. Son ex, ce salaud, avait fait fuir trois petits autres salauds qui avaient eu l'intention de l'agresser. Prendre des coups était quelque chose de bien plus héroïque mais une aide morale était aussi bénéfique, au final.

Lorsque Delinda vit William revenir, elle lui décrocha un grand sourire.

- Voilà. Je crains que cela ne soit pas une référence dans le genre, mais au moins il est frais.

Peut-être n'était-ce qu'une impression mais Lin trouva William un peu plus sûr de lui. Ou du moins encore un peu plus détendu. Marcher jusqu'au comptoir de la cafétéria lui avait peut-être permit de souffler un coup.
La jeune femme le remercia tandis qu'il s'asseyait sur sa chaise.

- C’est vrai que par un temps pareil, il est tentant de se laisser aller à sortir un peu. J’ai d’ailleurs profité d’une pause dans mon travail pour venir m’aérer. Quand il fait beau le campus est un endroit… plein de vie. Enfin, en dehors des heures de cours. Si j’ai bien compris vous étiez, heu… de passage par ici.

Effectivement, William semblait beaucoup plus à l'aise. Il semblait même avoir reprit de l'assurance, s'adressant presque directement à elle plutôt que de fuir son regard comme il l'avait fait auparavant. Delinda quant à elle acquiesça de temps à autre en dodelinant de la tête afin d'approuver les paroles de son interlocuteur, puis il revint sur la raison de la présence de la jeune femme sur le campus. Accompagné d'un petit bafouillement. Bon apparemment Will avait du mal à rester zen lorsque ses paroles laissaient à penser qu'il s'intéressait à Delinda. Face à cette réaction, Lin lui lança un sourire que se voulait rassurant tout en entamant son jus d'orange.

- Oui, je devais rendre visite à une certaine Lucy Jeffrey. Peut-être l'avez-vous déjà vu sur le campus, une rouquine avec de grands yeux bleus, assez jolie d'ailleurs... Enfin bref, toujours est-il qu'apparemment elle avait mieux à faire que de se pointer à notre rendez-vous. En ce moment j'ai vraiment besoin de voir du monde et de me changer les idées... Alors autant dire que le lapin qu'elle m'a posé m'a foutu une sacrée claque.

Le timbre de Delinda baissa étrangement lorsque la fin de ses explications arrivèrent. Puis après quelques secondes le visage de la jeune femme sembla s'éclairer tandis qu'elle reprenait la parole.

- Mais mon après-midi aurait bien plus mal finir. Je suis contente de m'être rendue à votre table. Vous parler me fait un peu oublier mes tracas et vous m'amusez beaucoup.

La jeune femme ne sembla pas trouver indispensable de préciser à William ce qui l'amusait chez lui, prenant le risque de le mettre de nouveau mal à l'aise. Bien entendu elle parlait de sa timidité qu'elle trouvait aussi amusante qu'attendrissante.



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William Baley
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MessageSujet: Re: Haaa, les femmes... [Terminé]   Mar 27 Juil - 15:24

La question de William n’avait pas eu de but précis, si ce n’était de tenter d’en savoir un peu plus sur ce qui avait pu pousser Delinda à venir s’installer à sa table. De plus la tentation de se laisser aller à discuter un peu avait été trop grande, et pour le moment les risques étaient mineurs. Visiblement la jeune femme était également prête à bavarder, car elle lui répondit en souriant.

- Oui, je devais rendre visite à une certaine Lucy Jeffrey. Peut-être l'avez-vous déjà vu sur le campus, une rouquine avec de grands yeux bleus, assez jolie d'ailleurs... Enfin bref, toujours est-il qu'apparemment elle avait mieux à faire que de se pointer à notre rendez-vous. En ce moment j'ai vraiment besoin de voir du monde et de me changer les idées... Alors autant dire que le lapin qu'elle m'a posé m'a foutu une sacrée claque.

Nul besoin d’être très doué pour comprendre, à la façon dont elle termina de parler, que la petite mésaventure d’aujourd’hui avait affecté Delinda plus que cela n’aurait dû. Cela prenait un peu plus de sens si elle était venue, comme elle le disait, dans le but de se distraire. Et il ne voyait pas de raison de ne pas la croire. Ceci dit si elle avait besoin de voir du monde il craignait fortement que l’aide qu’il pouvait lui apporter soit extrêmement limitée. Mais si de sombres pensées avaient quelques instants obscurci son regard, elle sembla soudain être arrivée à les chasser.

- Mais mon après-midi aurait bien plus mal finir. Je suis contente de m'être rendue à votre table. Vous parler me fait un peu oublier mes tracas et vous m'amusez beaucoup.

Ah. Le problème était que si elle comptait sur lui pour la distraire, il craignait que l’après-midi n’ait pas encore dit son dernier mot. Avec lui tout avait tendance à mal finir. S’il pouvait lui faire oublier quelques instants ses soucis il en serait très heureux, mais c’était tout ce qu’il pouvait faire. Et de plus le temps ne jouait pas en sa faveur, car d’ici peu le campus commencerait à se remplir d’étudiants peu soucieux de sa tranquillité personnelle. A partir de ce moment là il deviendrait hors de question de pouvoir rester ici.

Ce qui surprenait le plus William était que Delinda disait le trouver amusant. Cela faisait bien longtemps qu’on ne l’avait pas qualifié ainsi. En fait il ne se souvenait pas que quiconque l’ait un jour trouvé amusant. Et ces dernières années il était certain que non. Plus surprenant encore, il ne voyait pas ce qu’il avait pu dire ou faire pour qu’elle dise cela. Aurait-il été drôle sans le vouloir ? D’habitude c’était plutôt l’inverse. Les rares fois où il avait voulu lancer un trait d’humour, le résultat n’avait jamais été très probant. Il avait donc cessé, d’autant plus que cela ne servait pas ses intérêts. L’humour avait tendance à rapprocher les gens, alors que lui ne cherchait qu’à les éloigner.

Il en savait un peu plus sur ce qui avait amené la jeune femme sur le campus. A l’origine il s’était dit que la jeune femme avait peut-être besoin de parler un peu, ce qu’elle semblait confirmer. Du coup il était d’autant plus difficile maintenant de mettre fin à la conversation sans empirer les choses. Quoi qu’il en soit, la dernière remarque de Delinda l’avait un peu perturbé et il ne savait plus trop comment continuer.

- Non, je ne pense pas connaître cette... Lucy. Elle n’a pas l’air d’être… quelqu’un de très fiable. Mais peut-être a-t-elle eu un empêchement de heu… dernière minute.

Elle avait dit avoir besoin de « voir du monde ». Elle n’avait pas précisé pourquoi, mais il savait que se sentir seul n’était pas la meilleure chose qui puisse vous arriver quelles que soient les circonstances. Lui s’isolait par nécessité, et certains moments étaient difficiles à passer. Mais elle ne paraissait pas montrer les mêmes réticences que lui. C’était même une évidence !

- Si j’ai pu vous permettre de vous… changer les idées… j’en suis très heureux. Mais je crains que… mon côté divertissant soit très limité.

Il essaya de sourire pour tenter d’alléger son discours laborieux. Il ne savait pas ce qui lui était passé par la tête en pensant pouvoir jouer les confidents, mais il était certain que ce n’était pas une bonne idée. Delinda aurait tout à gagner à discuter avec quelqu’un qui pourrait réellement la distraire. Lui ne pouvait que lui apporter des ennuis. Et puis son incapacité à aligner trois mots sans hésiter devait paraître bien pénible à la jeune femme.

- Désolé, je ne suis pas très à l’aise… en société. Vous devez avoir des amis qui vous… distrairaient… plus efficacement que moi ?

Aller retrouver ses amis était ce qu'elle pouvait faire de mieux. Lui retournerait à ses petites habitudes. Dommage... il devait bien avouer que discuter un peu lui faisait du bien à lui aussi.
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MessageSujet: Re: Haaa, les femmes... [Terminé]   Ven 30 Juil - 13:32



- Non, je ne pense pas connaître cette... Lucy. Elle n’a pas l’air d’être… quelqu’un de très fiable. Mais peut-être a-t-elle eu un empêchement de heu… dernière minute.

Delinda sourit gentiment à William lorsqu'il laissa échapper l'hypothèse d'un empêchement de dernière minute. Ce type avait vraiment l'air d'être quelqu'un de bon. Peut-être un peu naïf, ou bien était-ce Delinda qui avait un peu trop tendance à ne pas se voiler la face. Un empêchement de dernière minute... Lucy aurait au moins prit la peine de prévenir. Non, elle avait certainement dû rencontrer un groupe d'amis ou s'être fait accostée par un gars. Résultat, elle s'était enfermée dans son petit monde étroit où tout le monde est beau, tout le monde est gentil et avait complètement zappé Lin qui l'attendait, Lin rongée par le chagrin qui n'attendait qu'un peu de compagnie. C'était stupide, elle savait depuis longtemps qu'elle n'avait jamais eu de vrais amis et qu'on ne pouvait compter que sur soi-même.

- Si j’ai pu vous permettre de vous… changer les idées… j’en suis très heureux. Mais je crains que… mon côté divertissant soit très limité.

La jeune femme perdit légèrement son sourire mais s'abstint de toutes réponses. William manquait vraiment de confiance en lui et avait une grande tendance à se tirer dans les pattes tout seul, comme il venait de le faire à l'instant en mettant en doute son "côté divertissant". Heureusement pour Delinda qui avait entrouvert la bouche plusieurs fois sans parvenir à donner suite aux derniers mots de Will, ce dernier reprit aussitôt :

- Désolé, je ne suis pas très à l’aise… en société. Vous devez avoir des amis qui vous… distrairaient… plus efficacement que moi ?

Bon, dans un premier lieu, il semblait clair que Will tenait à ce que la conversation tourne court, ce qu'elle comprenait malgré tout. Cependant, elle tenait tout de même à aligner quelques derniers mots, tout en entreprenant de terminer son jus d'orange.

- C'est vrai que vous dégagez un certain malaise. Mais laissez-moi vous dire qu'aucuns de mes soit-disant amis ne me distrairaient plus que vous. En fait, je n'ai pas d'amis, ce ne sont que des profiteurs. Vous, en revanche, vous avez l'air d'être quelqu'un de vrai. A première vue, je dirais que vous êtes quelqu'un de simple et de sociable, seulement lorsque vous marchez en terrain inconnu il vous faut un temps d'adaptation. Peut-être seriez-vous même le dernier à fréquenter une personne par intérêt. C'est peut-être ce qui me fascine chez vous... Ça fait un moment que je ne suis plus tombée sur quelqu'un de correct.

Contrairement à Will, Delinda parlait d'un ton détaché et ne semblait pas du tout gênée par la mêlée de compliments qu'elle venait de lancer à son interlocuteur. Monopoliser la conversation ne sembla pas non plus l'embêter. Lin était ce genre de personne qui avait tendance à faire de grands gestes avec les mains pour s'exprimer.
Elle savait qu'il était bientôt temps pour elle de s'éclipser. Même si elle se sentait malheureuse comme les pierres, peut-être Will se sentirait-il valorisé à la fin de cette rencontre et aurait le moral au beau fixe pour le reste de sa journée. Il lui avait offert à boire, c'était le moins qu'elle puisse faire !

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William Baley
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MessageSujet: Re: Haaa, les femmes... [Terminé]   Ven 6 Aoû - 10:13

Oula ! Il ne s’était pas attendu à ce que sa remarque sur les amis de Delinda déclenche un discours pareil. Visiblement il avait malgré lui touché un point sensible chez la jeune femme. Décidément il ne pouvait sortir un mot sans se montrer maladroit. Mais la jeune femme n’était apparemment pas irritée par ce qu’il avait dit. Elle semblait plutôt… désabusée. Les gestes qu’elle faisait ne faisaient que corroborer l’impression que ce qu’elle disait venait du fond du cœur. Et il était assis suffisamment loin pour que ceux-ci ne le perturbent pas !

Par contre ce que venait de dire Delinda était extrêmement surprenant. A tous les points de vus. Et extrêmement déstabilisant ! Au moins on pouvait dire qu’elle était directe. Qu’elle ait remarqué qu’il n’était pas particulièrement à l’aise ne l’étonnait pas outre mesure. Mais pour le reste…

A force de repousser ceux qui l’entouraient, il s’était habitué à ce que personne ne prête plus attention à lui. Du moins pas en bien. Il avait plutôt l’habitude qu’on le trouve distant et froid. Entendre quelqu’un aujourd’hui le qualifier de… sociable… était surprenant. Fut un temps il l’était sans doute. Du moins aimait-il être avec d’autres personnes, bien qu’il n’ait jamais été très doué pour les relations humaines. Mais maintenant ? Se pouvait-il que le mur qu’il avait bâti autour de lui ne soit pas aussi étanche qu’il le pensait ?

Quoi qu’il en soit, cela faisait longtemps que quelqu’un ne lui avait pas trouvé autant de qualités… et le lui avait dit. C’était… très réconfortant. Mais il devrait quand même se méfier. Cela pouvait signifier que ses défenses étaient en train de se fissurer… et que le risque qu’il soit à nouveau à l’origine d’une catastrophe augmentait. Malgré tout un petit sourire naquit.

- C’est très gentil. Je n’ai pas… souvent l’occasion de parler avec quelqu’un… de cette façon. En tout cas… merci.

Mais Delinda ne s’était pas contentée de le complimenter. Ce qu’elle avait dit recelait un autre message. Comment une jeune femme comme elle pouvait-elle n’être entourée que de profiteurs ? L’être humain n’était pas assez mauvais pour que statistiquement elle ne soit entourée que d’imbéciles. Etait-ce ce qu’elle lui avait dit… en tout cas il se sentait un peu plus… capable de parler.

- Si je peux me permettre… Vous savez, il se peut que des personnes, heu… correctes, ne soient pas si loin que vous le pensez. Je ne suis pas très bien placé pour donner des conseils. Mais si vous pensez que ceux qui vous entourent ne sont pas intéressants… pensez à regarder derrière eux. Parfois ils bloquent le chemin pour d’autres qui… n’ose pas forcément vous aborder. Vous pouvez paraître… inaccessible… pour certains.

Cela faisait longtemps qu’il n’avait plus parlé de la sorte. Il se savait maladroit dans ses propos et espérait ne pas avoir froissé la jeune femme. Il était bien placé pour savoir qu’il était difficile pour certains d’approcher des personnes aussi charismatiques que Delinda.

Il ne pouvait qu’espérer que son discours pas très adroit remonte le moral de la jeune femme autant qu’elle l’avait fait pour lui. Il aurait bien voulu se montrer aussi direct, lui dire qu’elle paraissait une personne sensible qui peut-être pour le moment n’avait pas eu de chance mais que cela ne pouvait pas durer. Mais il savait que s’il continuait à parler il allait finir par s’embrouiller et obtenir l’effet inverse de ce qu’il souhaitait.

Au loin il entendit des éclats de voix qui ne pouvaient signifier qu’une seule chose : la fin de la tranquillité. D’ici quelques minutes l’endroit serait rempli d’étudiants dont la seule envie serait de se détendre après des heures passées enfermés, et se retrouver noyé au milieu de cette masse de sentiments déchaînés était la dernière chose que William pouvait se permettre. Il était désolé de devoir quitter Delinda de cette façon, et espérait ne pas paraître trop discourtois, mais il n’avait pas le choix. Il regarda la jeune femme et afficha un petit sourire d’excuse.

- Je suis navré… je vais devoir… retourner travailler.

Il se leva, avec quelques regrets. Ne pouvant se permettre un contact direct, il salua Delinda d’un petit signe de tête tout en lui souriant pour tenter d’atténuer ses manières distantes.

- J’ai été… vraiment enchanté de vous rencontrer. Peut-être aurons-nous l’occasion… de nous croiser de nouveau.

Sur le chemin du retour vers son bureau, il pensa que l’occasion que leurs chemins se croisent à nouveau ne serait certainement pas pour tout de suite. Elle n’était que de passage sur le campus et lui n’était pas prêt de mettre les pieds dans Hell’s Kitchen. Mais la vie réservait parfois des surprises. Des mauvaises… il en avait eu son lot. Et d’autres plus agréables… comme celle d’aujourd’hui.
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