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 Le calme après la tempête... Ou pas [terminé]

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Delinda
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MessageSujet: Le calme après la tempête... Ou pas [terminé]   Mer 9 Juin - 14:04


Lorsque Delinda poussa la porte de son nouvel appartement, elle était légèrement gênée par la présence de Friedrich qu'elle précédait. Pas parce que sa compagnie la dérangeait mais parce que de nombreux cartons jonchaient encore le sol de la pièce principale. Effectivement, la jeune femme s'était installée depuis peu et étant une grande maniaque de la propreté, il lui était difficile de vivre normalement dans ces lieux tant que tout n'était pas en ordre, mais il était encore plus dur pour elle d'inviter quelqu'un, un homme en plus de ça, à entrer ici. Elle dû donc prendre sur elle pour ce détail qui en aurait fait rire plus d'un mais qui l'angoissait systématiquement. Le fait que Friedrich était en cavale et qu'il venait de nuire à deux agents de je ne sais quelle organisation, et qu'il avait rendu la jeune femme complètement hystérique pendant de nombreuses minutes n'avait donc rien à faire avec la gêne que ressentait Delinda.

Elle alluma les lumières de l'appartement et retira sa veste qu'elle balança sans ménagement sur un fauteuil une place, invitant son invité à faire de même. De toute façon, c'était déjà le bordel. Pour autant, Delinda était déjà en train d'empiler soigneusement les cartons à l'autre bout de la pièce en marmonnant entre ses dents, visiblement agacée. Le logement de la mutante avait l'air très spacieux, la cuisine était ouverte sur le salon et la salle à manger, deux portes donnaient sur la salle de bain et la chambre. Ça n'était pas l'appartement le moins cher du quartier, merci beau-papa, et c'était beaucoup mieux que son F2 précèdent.

Ici, le sol était également fait de parquet flottant au bois clair et lustré, les lumières incorporées au plafond donnait une ambiance chaleureuse à la pièce. Un fauteuil et son ancien canapé-lit blanc étaient déjà installés face à un écran plasma qui occupait une grande partie du mur. Des tabourets blancs, meubles de son ancien appartement, avaient été poussés contre le mur du fond, blanc également car neuf et plusieurs tableaux avaient été posés à même le sol, notamment des photographies en noir et blanc de quelques capitales importantes comme Paris ou Londres. Le seul qui contrastait énormément, c'était un tableau dans les tons rouge. A y regarder de plus près, il s'agissait d'une femme aux cheveux d'un roux flamboyant, irradiant littéralement de flamme. Si Delinda était prête à se détacher de plusieurs anciens meubles afin d'harmoniser la toute nouvelle décoration qu'elle avait en tête pour son logement, il lui était impossible de se séparer de cette toile qui représentait énormément pour elle.

Après avoir constaté qu'il était inutile de s'embarquer dans des tâches ménagères pour le moment, elle se tourna vers Friedrich et lui lança un sourire forcé puis elle traversa la pièce pour se rendre dans la cuisine tout en lui posant la fameuse question :

- Alors, qu'est-ce que tu veux boire ?




Dernière édition par Delinda Falcone le Jeu 17 Juin - 14:40, édité 1 fois
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Friedrich Von Roehm
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Localisation : New York... étant en cavale, on ne peut que difficilement me localiser dans cette grande ville (et c'est tant mieux)
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Pouvoirs : lycanthropie: capacités et sens améliorés + métamorphose en loup
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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête... Ou pas [terminé]   Mar 15 Juin - 17:21

    Le trajet menant à l’appartement de Delinda ne fut effectivement pas bien long, ainsi qu’elle l’avait annoncé. Le quartier qu’elle habitait n’était ni trop chic, ni trop mal famé. Enfin du moins, Friedrich ne se sentait pas spécialement épié ou en danger en marchant dans les rues, même si techniquement il fallait mettre le paquet pour vraiment l’impressionner dans ce domaine-la.

    Après quelques marches, Delinda poussa la porte de son chez elle et Friedrich la suivit en humant discrètement l’air, à la recherche de la moindre intrusion. Il ne s’attendait pas vraiment à voir débarquer les membres d’un commando entrainé, mais plutôt le genre de types du genre « amants frustrés ». Delinda n’avait pas l’air d’être ce genre de filles sages qui aiment venir flirter avec la débauche, mais plutôt le genre qui la recherchaient parce qu’elles l’appréciaient bien plus qu’une petite vie tranquillement menée…

    Le mutant fut surpris par la quantité de cartons que pouvait contenir cet appartement, et il était clair que Delinda venait juste d’emménager et qu’elle avait été suffisamment occupée pour ne pas avoir eu le temps de tout ranger en lieu et place. Il y avait bien eu plusieurs tentatives de déballage, comme en attestaient les tableaux posés à même le sol en appui contre les murs encore vierges de tous crochets.

    La jeune femme expédia sa veste sur un fauteuil et se mit à déplacer quelques cartons. Friedrich haussa un sourcil avec perplexité, se faisant la remarque qu’une femme avait parfois d’étranges lubies lorsque de l’alcool saturait son sang… A sa place et après de telles émotions, il se serait probablement écroulé dans le fauteuil le plus proche, et au diable le bazar ! Mais non, Delinda déplaçait des cartons. Ca aidait peut-être à décuver, remarquez.

    Friedrich se débarrassa de sa propre veste, l’envoyant assez rapidement rejoindre celle de Delinda. Le mutant poursuivit sa découverte des lieux en laissant son regard errer avec curiosité sur les cartons, avant de finalement conclure que tout était beaucoup trop blanc à son goût. Lui-même aurait probablement choisi de peindre les murs avant même d’envisager d’amener quelque cartons ou meubles que ce soit, mais les femmes avaient un sens pratique qui dépassait l’entendement du lycanthrope… Delinda lui proposa finalement à boire.

    Une vodka, si tu as... - son regard balaya la pièce avant de se poser de nouveau avec intensité sur Delinda – Tu as encore du boulot pour ranger tout ça…
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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête... Ou pas [terminé]   Mar 15 Juin - 22:28


- Une vodka, si tu as...

Une vodka. Bien sur, elle avait. Apparemment Friedrich n'avait pas peur de s'offrir un nouveau verre. En même temps, lui n'avait pas bu toute la soirée et devait de toute façon mieux tenir l'alcool que la jeune femme, avec un gabarit pareil... Un gabarit impressionnant d'ailleurs... Les pensées de Delinda s'éparpillèrent un instant et la mutante laissa son regard s'attarder maladroitement sur son invité. Un coup de klaxon dans la rue la ramena à l'instant présent et elle détourna le regard tout en ouvrant le frigidaire.

- Va pour une vodka.

Delinda s'empara de la bouteille destinée à Friedrich tandis qu'elle dirigea son choix verre une bouteille de jus de Goyave pour sa propre personne. Il valait mieux pour elle qu'elle retrouve ses esprits pour de bon plutôt que de s'enfiler d'autres verres sinon elle allait finir les quatre fers en l'air. Bonjour l'image d'elle qu'elle donnerait à l'homme, la bête, l'adonis qui se trouvait dans son appartement. Quoi que sa crise d'hystérie sur le parking du Pandora's Box n'avait pas été très glorieuse... Il valait mieux effacer ce mauvais moment de sa tête ou jamais plus elle ne retrouverait sa fierté.

La jeune femme servit les verres avec habilité, retrouvant là ses habitudes de serveuse et de barman, manipulant les bouteilles avec quelques manières, inutiles dans la situation actuelle.

- Tu as encore du boulot pour ranger tout ça…

Delinda s'empourpra. Chose très rare chez elle mais n'étant pas tout à fait sobre, il lui était difficile de contrôler ses émotions : lorsque Friedrich lui fit cette remarque, elle se sentit extrêmement gênée. Il sous-entendait certainement que son lieu de vie était un gros bordel et qu'il était déplacé d'accueillir des invités dans pareil endroit. Enfin c'est ce que conclut la jeune femme qui était une maniaque de la propreté, pire encore, paranoïaque. Elle baissa les yeux tout en se démenant pour placer leurs verres sur un plateau qu'elle déposa sur la table basse du salon.

- Oui, effectivement... Je suis désolée... Fais comme chez toi, tu peux t'installer.

D'un geste elle désigna le canapé face à la table basse et sans en rajouter plus, Delinda alla s'engouffrer dans la salle de bain d'où elle ressortit quelques minutes plus tard, affligée d'un jogging et d'un débardeur noirs, les cheveux attachées négligemment et laissant retomber quelques mèches folles. Il était très rare que la jeune femme se montre ainsi, accordant bien trop d'importance à son image mais après la soirée qu'elle venait de vivre, sa priorité était le confort, la familiarité des lieux et la carrure rassurante de son invité, bien qu'il soit également la source de ses problèmes par cette soirée trop animée. Seulement elle n'arrivait pas à lui en vouloir, ni à le considérer comme un danger malgré qu'il ai maîtrisé deux agents certainement très bien entraînés sans aucune difficulté, à croire qu'il avait fait ça toute sa vie. Son côté mauvais garçon l'attirait plus qu'il ne l'aurait fallut.

Elle traîna ensuite des pieds jusqu'au canapé et s'y laissa retomber lourdement tout en s'emparant de son verre de jus de fruit. Elle replia ensuite ses jambes sous elle puis dévisagea Friedrich.

- Je suis exténuée... Je comprendrais si tu ne veux pas t'attarder.


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Friedrich Von Roehm
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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête... Ou pas [terminé]   Dim 20 Juin - 23:57

    Friedich demanda une vodka tout en se faisant à la possibilité que Delinda n’en ait pas encore acheté en raison de son emménagement très récent. Etonnamment, l’alcool ne semblait pas manquer à l’appel et elle s’éloigna pour atteindre le frigo et y prendre une bouteille alors que Friedrich poursuivait son inventaire visuel de la pièce où n’importe quelle louve pourrait perdre ses petits tant il y avait du désordre lié à son emménagement partout…

    Delinda servit le mutant et Friedrich la remercia d’un sourire assez bref – à son image – avant d’observer qu’elle avait encore pas mal de choses à déplacer et à ranger avant de faire disparaître tout le désordre. Contre toute attente, Delinda s’excusa pour quelque chose que le mutant ne pouvait absolument pas lui mettre sur le dos : lui-même avait déjà déménagé à trois reprises depuis sa sortie de l’université, et le moins que l’on pouvait dire était que les intérieurs encombrés, ça le connaissait plutôt bien. La jeune femme avait rougit de manière difficilement compréhensible – du moins pour le mutant – et baissa ensuite les yeux

    Ya pas de mal. C’est pas comme si on ne pouvait même pas s’asseoir…

    Le mutant s’installa dans l’un des fauteuils peu avant que Delinda ne le lui propose, et se retint au dernier moment de caler ses pieds sur la table basse en se rappelant de justesse que les femmes n’appréciaient guère que l’on confonde leurs précieux meubles avec des repose-pieds…

    Delinda disparut pendant quelques minutes, laissant Friedrich seul avec son verre et avec comme unique spectacle une foule de cartons qui lui bouchaient un peu trop la vue. La lycanthrope troussa son nez en espérant pouvoir ignorer cette odeur de carton humide qu’il détestait tant… Delinda finit par revenir dans une tenue vraiment surprenante, et Friedrich s’abstint de lever un sourcil interrogateur devant ce gros jogging et ses cheveux mal attachés, préférant éviter de la vexer après lui avoir conseillé de dormir pour éviter de l’affliger avec ses hypothèses mélodramatiques…

    Delinda se laissa donc tomber sur le canapé avant d’expliquer qu’elle était exténuée et qu’elle comprendrait qu’il ne reste pas. Si elle avait été sobre à ce moment précis, Friedrich se serait probablement approché, sans nul doute calée dans ses bras et aurait patienté jusqu’à ce qu’elle s’endorme paisiblement. Il était certes bestial, mais le mutant pouvait se montrer parfois extrêmement protecteur avec les femmes… Dans l’état actuel des choses, il ne pouvait se permettre d’approcher de Delinda pour deux raisons : 1° elle avait trop bu et serait probablement incapable de lui résister s’il se laissait submerger par ses instincts et 2° il se laisserait probablement aller à ses plus bas instincts en sachant qu’elle ne demanderait rien de mieux que ça… Deux hypothèses qu’il ne formulerait pas à voix haute, mais qu’il conservait en tête pour se contraindre au calme.

    Delinda expliqua qu’il n’était pas obligé de s’éterniser dans le coin, et le mutant orienta son regard vers elle :

    Ca m’ennuie en effet de m’éterniser compte tenu de l’état dans lequel tu es… Tu ferais mieux de te coucher, il y aura d’autres occasions de boire un verre ou de discuter…
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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête... Ou pas [terminé]   Lun 21 Juin - 21:06


- Ça m’ennuie en effet de m’éterniser compte tenu de l’état dans lequel tu es… Tu ferais mieux de te coucher, il y aura d’autres occasions de boire un verre ou de discuter…

Delinda n'avait, elle, aucune envie de se coucher. Elle était convaincue qu'il n'y aurait pas d'autres occasions de revoir Friedrich, certainement pas après la scène qui avait eu lieu une petite heure plus tôt. L'homme devrait certainement calmer le jeu pendant un moment en évitant de se faire remarquer, elle ne pourrait donc pas espérer le revoir au sous-sol du Pandora's Box, ne le voyait pas non plus s'afficher avec elle sur la terrasse d'un café. Non, en réalité, il tenait juste à ne pas la vexer -et c'était très gentil de sa part- en lui disant qu'il préférait ne pas rester à cause de son état d'ébriété plutôt que parce qu'il s'était rendu compte d'à quel point elle était folle lorsqu'elle avait piqué une crise sur le parking du bar dans lequel ils s'étaient rendus ce soir là.

Non, elle n'avait pas envie de le laisser partir. Parce qu'il s'était montré indulgent avec elle et que sa présence rassurait énormément Delinda. Et puis elle n'était plus si bourrée que ça. Sans blague, la situation dans laquelle ils s'étaient retrouvés lui avait permit de s'éclaircir les idées, enfin... Un peu, quand même. Bon d'accord, elle était loin d'être sobre mais savait ce qu'elle faisait, arrivait à rassembler ses idées.

- Tu ne vas pas me faire croire ça...

La jeune femme se redressa et s'écarta légèrement de Friedrich pour pouvoir le regarder à son aise. Elle le fixa un moment avant de reprendre la parole tout en s'emparant de son verre de jus de fruit, qui paraissait si innocent après les verres de vodka enchaînés au Pandora's Box. Tout comme Delinda qui malgré son joli minois, n'avait plus rien de la femme fatale ainsi vêtue. Elle avait plutôt l'air... Fragile. Un air que peu de personnes avaient déjà pu voir. Oui, elle avait plutôt l'air frêle et innocente.

- Je suis sûre que tu vas t'évanouir dans la nature... Au moins pour un temps. Enfin, on voit souvent ça dans les films...

Et puis pourquoi résister ? Tout plutôt que de rester seule. En plus de ça, Friedrich était un gros vilain garçon auquel elle avait beaucoup de mal à résister. Elle avait tout à donner et rien à perdre, même pas sa fierté. Après tout, elle n'aurait qu'à mettre son comportement sur le compte de l'alcool.

L'air de rien, Delinda reposa son verre sur la table après l'avoir porté à ses lèvres puis se rapprocha légèrement de son invité pour aller poser la tête sur son épaule tout en imitant un bâillement de façon tout à fait grotesque. Puis elle ferma les yeux tout en posant une main sur le torse de Friedrich, le plus innocemment du monde. C'était parfaitement ridicule ! Elle qui était stripteaseuse et d'un naturel déjà entreprenant, se révélait hésitante et calculatrice en présence de cet homme. D'un autre côté, il en imposait pas mal... Pour la première fois de sa vie, Delinda Falcone était intimidée par un homme.

La jeune femme se mit alors à respirer lentement, comme si elle était sur le point de s'endormir, attendant de connaître la réaction de son invité quant à ce contact. Bon d'accord, c'était très mal joué car son cœur battant à tout rompre était parfaitement audible. D'autant plus que sans le savoir, elle avait à faire à un mutant aux sens particulièrement développés.

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Friedrich Von Roehm
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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête... Ou pas [terminé]   Mar 22 Juin - 21:10

    Friedrich avait essayé de s’éclipser poliment, et Delinda ne sembla pas convaincue de son intention de ne pas vouloir s’imposer vu l’état dans lequel elle se trouvait. Ca, ça lui apprendrait à essayer d’être autre chose qu’un homme-loup au caractère changeant…

    Le fait était qu’il ne pouvait pas rester en raison de son état d’ébriété avancé. Mettre ça sur le compte de l’alcoolisation de Delinda lui permettait d’essayer de trouver une solution plutôt que de se maudire lui-même pour cette tendance à renifler la moindre femme qui passait, et à se frotter à celles qui lui plaisaient. Si Delinda avait moins bu, elle aurait été en état de faire un tas de choses à ce moment précis. Si elle avait su se contrôler, elle aurait moins bu ou aurait résisté à l’alcool… Donc cette situation était entièrement de sa faute.

    Delinda se redressa légèrement alors que Friedrich paraissait perdu dans ses pensées, contemplant la table basse d’un air distrait. Il ne remarqua le déplacement de Delinda que grâce à son odorat surdéveloppé, et pu ainsi la fixer de nouveau quelques secondes plus tard lorsqu’elle expliqua être certaine qu’il s’évanouirait dans la nature pour un temps parce que c’est ce que faisaient toujours les mauvais garçons – et les hommes recherchés par la police, aussi – dans la vraie vie. Le mutant esquissa un sourire amusé avant de reprendre la parole :

    « Disparaître » n’est pas le mot exact… « Prendre l’air » conviendrait bien mieux. Ces deux idiots sensés être des agents Fédéraux sont encore en vie, et ils seront probablement capables de me décrire suffisamment fidèlement pour qu’ils soient certains de l’identité de l’homme qui se trouvait dans cette ruelle… - Le mutant posa son verre sur la table avant de plonger son regard de prédateur dans celui de Delinda – Il n’y avait pas que des exagérations lorsqu’ils t’ont interpellée pour te questionner à mon sujet…

    L’alcool contribuerait-il à lui faire prendre la chose calmement, ou est-ce qu’elle se transformerait de nouveau en grosse hystérique ?

    Delinda posa son verre après avoir pris une dernière gorgée et se rapprocha – dangereusement – de Friedrich. L’odeur d’alcool qui se dégageait toujours d’elle malgré son bref rafraîchissement dans la salle de bain sembla aider le lycanthrope à conserver ses idées au clair, même si la perspective de la savoir aussi proche ne l’enchantait absolument pas dans l’état actuel des choses… Un bâillement simulé plus tard, elle se blottissait contre le mutant en feignant également de s’endormir contre lui. Il était tout bonnement amusant de voir quelqu’un tenter ce genre de tour de force en présence d’un mutant aux sens hyperdéveloppés, mais il Delinda ignorait encore ce point de détail. Il aurait tout de même était plus qu’amusant de le lui faire remarquer à ce moment précis, mais Friedrich aimait autant éviter qu’elle ne lui refasse une nouvelle fois une scène comme celle du parking. Pas qu’il craignait que les petits poings de la jeune femme s’abattent sur lui, mais la perspective de l’assommer ne le tentait guère plus que lorsqu’il y avait pensé quelques minutes plus tôt…

    C’est quand même curieux que tu donnes l’impression d’avoir couru 10km quand tu t’endors…

    Au-delà de tout aveu de mutation, Friedrich sentait parfaitement le cœur de Delinda battre de manière chaotique contre lui, du fait de la position qu’elle avait elle-même choisi d’adopter…
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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête... Ou pas [terminé]   Mar 22 Juin - 21:51


- « Disparaître » n’est pas le mot exact… « Prendre l’air » conviendrait bien mieux. Ces deux idiots sensés être des agents Fédéraux sont encore en vie, et ils seront probablement capables de me décrire suffisamment fidèlement pour qu’ils soient certains de l’identité de l’homme qui se trouvait dans cette ruelle… Il n’y avait pas que des exagérations lorsqu’ils t’ont interpellée pour te questionner à mon sujet…

Delinda, contre toute attente, feignit de ne pas réagir à la réponse que lui avait fourni Friedrich. Pourtant, à l'intérieur, son cerveau alcoolisé commençait sérieusement à chauffer c'est pourquoi elle préféra couper court à ses interrogations. Si les fédéraux étaient capables de faire un portrait robot fidèle de leur suspect, il pouvait en faire autant pour Delinda. Quel n'ai pas agit contre leur volonté jouerait-il en sa faveur ? Chercheraient-ils tout de même à la retrouver pour trouver des réponses qu'elle ne pourrait leur donner ? Elle ne pensait pas tellement aux ennuis que risquait Friedrich. Il faut dire qu'elle s'était toujours montrée plutôt égoïste lorsqu'il s'agissait de sauver ses fesses. Bon il était inutile de se prendre la tête pour le moment, parfaitement consciente qu'elle n'avait pas tout à fait l'esprit clair, elle savait qu'elle ne pourrait pas porter un regard détaché sur cette affaire. Et puis peut-être qu'elle s'inquiétait pour rien et que rien de tout cela n'aurait de répercussion sur sa petite vie tranquille.

Lorsque Friedrich lui avoua que les fédéraux n'avaient pas qu'exagérés sur son cas lors de l'altercation, la jeune femme fit également mine de ne pas relever. Et d'ailleurs elle n'était pas alertée par cette confidence. Bon bien sur, elle se posait pas mal de questions une fois de plus, mais même s'il avait tué quelqu'un, n'empêche qu'aujourd'hui il était là, avec elle, en train de boire un verre sur invitation, le plus simplement du monde. Et bon sang qu'il était sexy. Delinda ne pouvait que lui pardonner chacun de ses pêchés. C'était certainement l'une de ses plus grandes faiblesses.

Puis quand la jeune femme fit mine de s'installer innocemment contre Friedrich pour feindre de s'endormir, ce dernier ne réagit pas spécialement, en tout cas pas physiquement. Seulement il ne tarda pas à prendre la parole.

- C’est quand même curieux que tu donnes l’impression d’avoir couru 10km quand tu t’endors…

Au lieu d'être gênée de s'être faite prendre, Delinda étouffa un rire avant d'ouvrir les yeux. Elle soupira, résignée, puis se redressa légèrement de nouveau afin de pouvoir observer son invité, la main toujours posée sur son torse.

- Je suppose que si tu es réellement un tueur comme le prétendaient ces fédéraux, tu n'es pas du genre à te laisser berner par ce genre de cinéma... D'autant plus mit en scène par une fille à moitié bourrée. Mais pour ma défense je ne suis pas plus douée quand je suis sobre...

La jeune femme lui sourit maladroitement puis laissa retomber sa main posée sur le torse de Friedrich. Il était inutile de continuer ce petit jeu. S'il avait voulu d'elle, il l'aurait serrée un peu plus dans ses bras, aurait replacée une mèche derrière son oreille et l'air de rien, aurait laissé ses doigts promener proche de son décolleté. Elle n'était pas complètement stupide. Elle savait comment se conduisait les hommes, comment ils laissaient deviner leurs envies, même pour les plus maladroits, savait également comment ils s'y prenaient pour profiter d'une fille bourrée, malheureusement. Delinda avait parfois bien plus d'expérience qu'elle n'aurait voulue en avoir.

Elle se leva et reprit son verre pour ensuite se tenir debout devant Friedrich. Elle avait toujours son état d'ébriété comme excuse, après tout.

- La vérité, c'est que j'ai vraiment envie de passer la nuit avec toi. Peu importe la manière.

Elle avait prit un ton détaché pourtant sa voix dérailla à plusieurs reprises. Ces paroles sonnaient un peu comme une confession. Elle lui tourna ensuite le dos et se rendit dans le coin cuisine pour s'emparer à nouveau de la bouteille de vodka. Elle la leva pour l'exposer aux yeux de son invité.

- Je te resserres ?

Non elle ne cherchait pas à le saouler, quoi que ça aurait peut-être pu faciliter les choses. Elle voulait juste échapper au malaise qui commençait à monter en elle. C'était vrai, elle souhaitait passer la nuit avec lui, de n'importe quelle façon pourvu qu'il restait. Non pas qu'elle était en train de tomber amoureuse, juste que la présence de cet homme apaisait énormément ses angoisses. Elle repensa à la batte de baseball déjà sortie des cartons contrairement au reste de ses affaires et planquée sous le matelas de son lit, dans la pièce à côté. Si Friedrich était là, elle n'avait pas à s'angoisser. Elle l'avait vu comme un humain, n'ayant pas réfléchit à la possibilité qu'il puisse être un mutant. A présent elle se posait la question. Parce qu'il était en cavale, et que de nos jours, cette saloperie de justice était surtout collée aux fesses des mutants plutôt qu'aux violeurs, pédophiles et autres monstres du genre. Car c'était eux les vrais monstres, sans aucuns doutes. Et son combat au Pandora's Box n'avait alors peut-être pas été aussi équilibré qu'il le paraissait, Linda se rappelant les images d'une véritable bête face à un adversaire démuni.

Delinda secoua la tête, comme pour remettre ses idées en place. Peu importe qui il était et quelle était sa vraie nature, elle le voulait pour elle, au moins cette nuit. Coucher ensemble n'aurait été qu'un bonus.
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Friedrich Von Roehm
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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête... Ou pas [terminé]   Jeu 1 Juil - 10:05

    Delinda semblait ne plus vouloir réagir qu’aux paroles qui faisaient réellement avancer la situation vers quelque chose qui l’arrangeait, et Friedrich ne prononça pas un mot supplémentaire. Il était dangereux, et pourtant elle aurait du le comprendre et prendre la chose un peu plus au sérieux malgré son état. Recevait-elle des assassins chez elle tous les jours ? Le mutant n’en savait rien, mais il était en revanche certain que même s’il n’avait pas tué lui-même cet Ambassadeur, il avait tout de même tué un paquet de types de sang-froid dans le cadre de ses activités avec les Damnés…

    Le mutant avait ensuite perçu un peu trop clairement le jeu de la demoiselle qui avait feint de s’endormir contre lui pour l’empêcher de filer en douce. C’était ce qu’il se produisait souvent dans les films stupides que Friedrich avait du se taper sur le cable à l’époque où son évasion était encore toute fraîche et que Sélène lui avait formellement déconseillé de quitter le QG… Ces films avaient eu quelque chose de suffisamment dérangeant pour finir de dégoûter le mutant de ce genre de manœuvres tout à fait calculées qui ne réussissaient qu’à embarrasser l’autre au lieu de l’inciter à se montrer doux et prévenant. Alors oui, il y avait un taux de réussite égale à 95% dans ces films, mais dans le cas de Friedrich son instinct le poussait à se tirer dans la même proportion… Soulignant qu’il avait remarqué son stratagème, Friedrich pu constater que la jeune femme ne chercha à pas à feindre l’endormissement plus longtemps, et elle se redressa en riant en conservant une main posée contre le torse du lycanthrope. C’est que malgré son taux d’alcoolémie, elle avait de la suite dans les idées…

    Delinda formula à voix haute le fait qu’elle doutait encore de son statut de tueur, et Friedrich ne pu retenir un sourire un brin carnassier tant il trouvait la situation alarmante. Il ne chercherait pas à lui répéter qu’il pouvait effectivement tuer en une fraction de secondes, mais il lui répondrait sur le reste avec cette franchise qui lui était propre :

    J’imagine…

    Elle n’était pas douée pour ce genre de choses en étant bourrée comme en étant à jeun. Il y avait même fort à parier qu’en pleine possession de ses facultés, son rentre-dedans ne devait pas être discret mais bel et bien flagrant pour un observateur tel que Friedrich. Son instinct ne le trompait que très rarement sur un certain nombre de choses, et si les sentiments et tous ces trucs lui passaient clairement au-dessus de la tête, le comportement et l’instinct figuraient bien parmi la liste de ses compétences du mutant.

    Le sourire maladroit de Delinda avait quelque chose d’attendrissant – si tant est que Friedrich puisse se laisser attendrir aussi facilement – et le mutant sourit avec amusement alors que Delinda s’écartait pour reprendre son verre. Friedrich attrapa également le sien et le porta à ses lèvres, avalant une gorgée de liquide frais. Il ne pu poursuivre sa désaltération, parce que la phrase de Delinda lui valut de s’étouffer à moitié dans la manœuvre : passer la nuit avec lui de n’importe quel moyen ? Là, on pouvait dire qu’elle savait ce qu’elle voulait même en étant complètement bourrée, mais… C’était beaucoup trop, et surtout, ça ne paraissait pas « naturel ». Friedrich n’avait certes rien d’un homme prude ou du petit-ami idéal, et se lasser griffer le dos par quelques jolies jeunes femmes dès le premier soir ne lui posait aucun problème de conscience. Lorsqu’il s’agissait d’une femme qui avait tous les traits d’une collectionneuse d’hommes – même si elle avait pourtant l’air gentille – Friedrich ne pouvait s’empêcher de faire machine arrière, parce que toutes les fibres de loup qui étaient en lui se révulsaient à l’idée de n’être qu’un pion sur l’échiquier ou simplement un bon coup qu’une femme aurait désiré ajouter à son tableau de chasse… Même au-delà des sentiments qui n’entraient absolument pas en ligne de compte, Friedrich ne pouvait tolérer d’être assimilé à un objet du même type qu’un sac à main que l’on s’offre parce qu’on en a les moyens.

    Delinda proposa de resservir son invité et Friedrich refusa d’un mouvement de main, reposant son verre sur la table basse avant de reprendre la parole :

    Non merci. Je vais devoir y aller, Delinda…

    Il savait que pour quelqu’un qui n’était pas à demi loup, c’était grossier. Mais la délicatesse n’était pas son principal trait de caractère. Après tout, il ne l’avait raccompagnée que pour lui éviter une mauvaise rencontre…
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MessageSujet: Re: Le calme après la tempête... Ou pas [terminé]   Mer 21 Juil - 16:07


- Non merci. Je vais devoir y aller, Delinda…

Le rejet de Friedrich fit aussi mal à Delinda qu'un ongle arraché. Elle s'était attendue à quelque chose de ce genre, n'avait pas moins de mal à l'avaler pour autant. Delinda Falcone qui se prenait un vent monumental. Sa fierté venait de prendre un coup, d'ailleurs elle n'avait cessé d'être martelée cette soirée là. Son invité semblait catégorique, il était inutile d'insister plus. De toute façon, Lin s'en était doutée dès le départ : Friedrich avait quelque chose d'insaisissable. Autant essayer d'attraper de la fumée avec les doigts. N'importe qui lui aurait certainement annoncé que c'était très bien ainsi, qu'elle n'avait pas besoin de se coltiner quelqu'un vivement recherché et qui venait de lui faire passer la pire soirée de sa vie. Et pourtant avec le recul, Delinda ne trouvait pas que les dernières heures avaient été si horribles que ça. En y réfléchissant bien, ça avait même eu quelque chose d'amusant... En tout cas rien avoir avec la petite routine qu'était devenue sa vie. Il était plus sage de se contenter du moment qu'elle avait passé. Et puis elle ne lui avait proposé qu'un verre après tout.

- Très bien. Je comprends.

Son ton était légèrement plus sec qu'elle ne l'aurait voulu mais restait cependant calme. La bouteille de Vodka fut vivement rangée dans un placard, peut-être un peu plus bruyamment que la normale puis Delinda se redressa en affichant un sourire détaché bien que forcé après avoir écrit quelques chiffres sur un petit papier.

- Je ne te retiens pas plus longtemps.

Tout en parlant, elle s'était déjà emparée de la veste de Friedrich et la lui tendit alors qu'il était encore assit, tout en glissant son numéro de portable dans une de ses poches.

- Inutile de s'attarder avec des au revoir. Nous n'aurons peut-être plus l'occasion de nous revoir... Alors je te souhaite vraiment bonne chance pour la suite... Et je te remercie pour cette soirée mouvementée. Si tu as besoin de quoi que ce soit...Tu connais l'adresse à présent. Je ne compte pas déménager à nouveau dans les prochains mois.

Elle lui lança un sourire. Un vrai dernier sourire.
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Le calme après la tempête... Ou pas [terminé]

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