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 Non ! Je jure que je n'ai rien dit ! [PV]

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John Smith
Mutant de niveau 2
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MessageSujet: Non ! Je jure que je n'ai rien dit ! [PV]   Mer 9 Juin - 12:44

    C’est fourbu et avec une barbe de plus de trois jours que John était enfin ressorti de ce maudit commissariat. « Enfin », parce que sa garde à vue s’était soldée par une remise en liberté ; la police avait sans doute fini par croire ce que les deux mutants s’étaient escrimés à dire… Il leur avait tout de même fallu trois jours !

    Le hall de sa résidence était désert et John se dirigea machinalement vers sa boîte aux lettres, d’où dépassaient quelques prospectus malgré l’autocollant « Pas de pub – Merci » collé sur la sienne et sur les onze autres boîtes fixées de ce côté du hall. A croire que ces gens-là étaient payés en fonction du nombre de personnes qu’ils incommodaient avec leurs prospectus dépourvus d’intérêt.

    Les policiers avaient récupéré plusieurs de ses vêtements lors de leur descente sur les docks, et John avait ainsi pu retrouver ce long manteau marron qu’il aimait tant. Le jean et le tee-shirt qu’il portait le jour de son enlèvement avaient sans doute été égarés dans la manœuvre, mais le mutant n’en avait pas grand-chose à faire… Un jean était un jean, après tout.

    Plongeant la main dans la poche de son manteau, le mutant fut surpris de ne pas y trouver la clé de sa boîte aux lettres. Le vidage de ses poches n’y changea pas grand-chose, et John fut contraint de renoncer à la lecture de son courrier. Ce point de détail serait réglé dès qu’il aura pris une douche pour chasser cette odeur de cellule de prison de sur lui… Les clés de son appartement en main, il se dirigea vers les escaliers qu’il gravit jusqu’au troisième étage. La clé pénétra dans la serrure, annonçant l’imminence de sa douche, et le mutant s’engouffra à l’intérieur pour finalement refermer derrière lui avec précautions – pas vraiment envie de se faire enlever une seconde fois, en réalité.

    Accrochant son manteau dans l’entrée, John se débarrassa de cette horrible combinaison qu’il se trainait depuis près de quatre jours et qui devait probablement tenir debout vu l’odeur que dégageait le mutant. L’ensemble de ces vêtements rappelant le casse et sa garde à vue furent expédiés directement dans le vide-ordures pour éviter que l’odeur ne s’imprègne dans l’appartement, et John entra dans la cabine de douche sans demander son reste. L’eau lui fit un bien fou, et la mousse du gel douche encore davantage ; John n’était pas de ceux qui pouvaient rester sans se laver pendant plus de 12 heures et la propreté était une chose à laquelle il accordait énormément d’importance, aussi bien chez lui que chez les gens qu’il côtoyait.

    Enroulant une serviette autour de sa taille, John pu observer à travers le miroir les traces brunes et autres bleus que lui avait laissé ce casse manqué. Ses points de suture le faisaient moins souffrir, et le pansement qu’un médecin lui avait posé lui permettait de se doucher sans craindre d’infiltrations d’eau non désirées. Son regard s’attarda sur son visage, et plus particulièrement sur la barbe de trois jours qui le recouvrait, lui donnant un air un peu plus viril… John n’était pas vraiment le prototype du Mâle avec un grand M, et cette barbe donnait davantage de caractère à son visage. Haussant les épaules, le mutant se dirigea vers le placard de sa chambre et enfila assez rapidement un jean et un tee-shirt noir avant d’ébouriffer ses cheveux devant le miroir le plus proche.

    Son estomac se rappela à son bon souvenir et le mutant choisit de se remplir l’estomac avant de faire une sieste réparatrice. Ses pieds nus le menèrent jusqu’à la cuisine, mais un évènement imprévu se produisit à ce moment précis : John heurta quelqu’un en tournant à l’angle du couloir…

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Sélène Gallio
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MessageSujet: Re: Non ! Je jure que je n'ai rien dit ! [PV]   Mer 9 Juin - 14:26

    Sélène venait de terminer le compte-rendu d’une affaire assez problématique sur laquelle ses collègues de Mars Investigations planchaient depuis un petit moment pour le compte du commissariat du 13ème district de New York. C’était une sombre affaire d’enlèvement de prostituées, et les enquêteurs n’avaient pas cru bon de s’en soucier dans la mesure où les prostituées n’était pas le genre de personnes susceptibles de manquer à qui que ce soit dans une ville comme celle-ci, ou l’on accordait à peine un peu d’intérêt à ceux qui ne brassaient pas plus de 10.000$ par an.

    L’enquête avait été réalisée par le tandem Aiden/Narcissa, à la plus grande surprise de Sélène. La toute dernière recrue était particulière au point d’inciter les autres à la fuir, et seul Aiden avait été en mesure de passer outre son côté provoquant et indifférent à tout. Leur équipe s’était révélée efficace, l’un prenant les photos pendant que l’autre soutirait des informations aux bonnes personnes. Au final, ils avaient déposé leurs propres conclusions et tous les éléments accumulés sur le bureau de Sélène la veille, et la patronne avait bien évidemment la tâche de transmettre les conclusions de son équipe à l’enquêteur qui avait sollicité leur aide.

    L’inspecteur en question s’était révélé être un homme particulièrement agréable qui avait tenu à inviter Sélène à boire un verre lorsqu’elle passerait déposer le rapport d’enquête à son bureau. Leur entrevue s’éternisa quelque peu, et Sélène fut incapable de s’éclipser sans paraître grossière avant 17h30, après avoir décliné une invitation à dîner. Quittant le petit café cosy qui faisait face au commissariat, Sélène récupéra sa moto et fila tout droit chez elle pour y changer de véhicule. Un rapide coup d’œil au ciel laissait clairement entrevoir que l’orage ne tarderait plus vraiment à éclater, et la jeune femme n’était pas vraiment enchantée par la perspective de ressembler à une éponge sur une moto de collection…

    Garant la moto devant la porte du garage après quelques minutes de trajet, Sélène quitta la moto. Son jean crissa dans la manœuvre, et la mutante remonta le côté de son pull noir qui ne cessait de descendre en dévoilant son épaule. Ses talons claquèrent sur les pavés et la jeune femme pénétra à l’intérieur de la villa pour y récupérer les clés de l’Aston qu’elle ne tarderait plus à sortir du garage. C’est à ce moment précis que son portable sonna, et un rapide coup d’œil à l’écran permit à la jeune femme d’identifier l’appelante… Narcissa. Sélène ne lui avait confié qu’une seule mission, et ce coup de fil tombait à pic.

    Oui ?

    Smith. Les flics viennent de le relâcher.

    Je m’occupe de lui... Narcissa ?

    Ouais ?

    Tu peux prendre ton après-midi.

    Merci.

    La conversation prit fin assez rapidement. Sélène savait que son employée n’était pas d’un genre particulièrement expansif, et elle-même avait d’autres choses à faire que de tailler une bavette au téléphone. Si Smith était sorti, il fallait qu’elle lui mette la main dessus assez rapidement pour déterminer ce qu’il avait dit à la police suite à son arrestation. C’est qu’il avait l’art et la manière de se fourrier dans les pires galères, et s’il mettait en péril le QG, les Damnés ou le Réseau, Sélène lui ferait la peau sans aucune hésitation !

    La mutante prit juste le temps d’enfiler une paire de chaussures fermées pour affronter le déluge qui se préparait, et quitta sa villa après avoir mis sa précieuse moto à l’abri. Il ne fallut guère plus de 10 minutes pour que la pluie se mette à tomber à torrents, et Sélène fut contrainte de ralentir l’allure pour ne pas finir dans un champ… La bretelle d’accès de la voie rapide fut un véritable soulagement parce qu’elle lui permettrait de rouler à une allure relativement soutenue.

    Le morceau de papier sur lequel elle avait griffonné l’adresse de John sur les genoux, Sélène prit la sortie qui la mènerait directement à Greenwich Village, et gara la voiture sur un parking à proximité d’une école primaire située environ à deux pâtés de maison de l’immeuble où elle se rendait. Elle aurait bien entendu pu se garer en bas de chez lui, mais il était hautement probable que la police conserverait un œil sur lui… Mieux valait éviter de se montrer en sa compagnie dans un premier temps.

    Dix petites minutes de marche rapide furent nécessaires pour que Sélène atteigne le hall d’entrée de la résidence, bien planquée sous un immense parapluie noir. La jeune femme jeta un œil à la boîte aux lettres, puis gravit les marches jusqu’au troisième étage. Là, elle chercha l’appartement 307 et sonna… Seulement, personne ne répondit. Sélène frappa à deux reprises mais là encore, elle n’obtint aucune réponse.

    Un rapide coup d’œil dans le couloir lui permit de s’assurer que personne ne la surprendrait, et la jeune femme extirpa de son sac à main ses deux longues tiges de métal préférées. Forcer la serrure ne lui prit guère plus de deux minutes, et la mutante déposa son parapluie et son sac à main dans l’entrée avant de refermer la porte derrière elle à l’aide des clés abandonnées sur un guéridon non loin de là. Si les clés étaient à l’intérieur, cela signifiait que Smith était là…

    A pas feutrés, la jeune femme pénétra plus en avant dans l’appartement et remarqua ce long manteau avec lequel elle l’avait déjà vu quitter le QG, un peu comme un être venu d’une époque en complet décalage avec le XXIème siècle. Son petit tour ne dura guère plus de quelques minutes, et Sélène décida finalement de s’aventurer du côté de la chambre, où n’importe quelle personne sortie d’une garde à vue de 3 jours serait allée s’allonger après une douche décapante.

    L’improbable se produisit et en tournant à l’angle d’un couloir, la jeune femme heurta le propriétaire des lieux. Tsss, pourquoi fallait-il qu’il se déplace aussi silencieusement ! Sélène se redressa dans un tourbillon de boucles brunes après avoir manqué de perdre l'équilibre:

    Ca vous arrive de regarder où vous marchez ?

    C’était incroyablement culotté, et Sélène le savait. La jeune femme leva les yeux pour apercevoir le visage de celui qu’elle n’avait jamais réellement vu de face ces derniers mois et fut saisie par l’intensité de son regard. Bon, maintenant il fallait enchaîner…

    Je sais d’où vous arrivez et comment vous vous y êtes retrouvé. De ce fait, j’ai quelques petites choses à vérifier vous concernant, M. Smith ! - Tendant sa main fine vers lui, la mutante se présenta enfin - Sélène Gallio...

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John Smith
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MessageSujet: Re: Non ! Je jure que je n'ai rien dit ! [PV]   Mer 9 Juin - 15:34

    Depuis la cabine de douche, John n’avait entendu ni la sonnette, ni les coups à répétition contre son épaisse porte d’entrée. C’est ce qui expliquait qu’il ignorait que quelqu’un cherchait à le voir, mais cela n’expliquait pas néanmoins qu’il réussisse à heurter quelqu’un à l’intérieur de son propre domicile.

    John avait baissé immédiatement les yeux pour comprendre et voir de qui il s’agissait, et ce qu’il trouva l’étonna grandement. Une femme avait chancelé à cause du choc qu’elle non plus n’avait visiblement prévu, et le moins que l’on pouvait dire était qu’elle était plus petite que lui. Un mouvement de cheveux sombres plus tard, John apercevait son visage alors qu’une main glacée étreignait ses poumons, l’empêchant de reprendre son souffle… Elle lui demanda s’il lui arrivait de regarder où il marchait, mais John ne trouva rien à répondre et se contenta de penser qu’elle ne manquait vraiment pas d’air de lui balancer ce genre de commentaires dans les dents alors qu’elle s’était introduite chez lui en… bon, il ne savait pas comment, mais il était en revanche certain d’avoir fermé la porte à clé !

    Qui êtes-vous et que faîtes-vous chez moi ? J’appelle la police !

    Le regard de la jeune femme se posa sur lui, et ses paroles achevèrent de glacer le sang du mutant. Elle savait. Elle savait qui il était, ce dans quoi il avait été impliqué, et d’où il revenait. Est-ce qu’elle l’avait surveillé ? L’intruse finit par se présenter, et John manqua de défaillir, alors que ses particules commençaient à devenir visibles :

    Sélène… - son visage était pâle comme la mort à présent. Il ne pouvait s’agir que de celle dont il avait entendu parler au QG – Je… je ne me laisserais pas faire !

    Le mutant écarta sa main et recula d’un pas, pointant un index tremblant sur elle alors que John se composait un visage qu’il espérait suffisamment menaçant pour l’intimider :

    Alors c’est comme ça que ça fonctionne ? Au premier faux-pas, on m’envoie une Veuve Noire pour me passer sous silence ! Si vous pensez que je vais me laisser trucider gentiment, c’est que… c’est que… - sa voix s’érailla à cause de la nervosité, et le mutant conclut piteusement sa tirade - … Vous pouvez toujours courir !

    John recula de quelques pas dans le couloir, se déplaçant avant lenteur en craignant la réaction de son interlocutrice. Sa réputation avait été largement décrite en présence de John, et le mutant savait qu’en plus d’aimer ajouter les hommes à son tableau de chasse par pure distraction, elle était capable de tuer de sang froid suivant son humeur… Possédait-elle un pouvoir offensif ? John ne l’espérait sincèrement pas.

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Sélène Gallio
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MessageSujet: Re: Non ! Je jure que je n'ai rien dit ! [PV]   Mer 9 Juin - 16:51

    Smith lui demanda ce qu’elle faisait chez lui et Sélène lui adressa un sourire amusé. Généralement, les gens avaient pour habitude d’attraper le premier objet venu pour frapper sur les gens qui s’introduisaient chez eux, mais lui non. John Smith préférait discuter sur le pourquoi du comment on s’était introduit chez lui. C’était drôle. La mutante haussa néanmoins un sourcil lorsqu’il projeta d’appeler la police.

    C’est une menace ?

    Ca, ça l’aurait bien faite rire… non mais oh ! Smith sembla pâlir de manière difficilement compréhensible à mesure que Sélène parlait, et il finit par prononcer machinalement son nom avant de céder à la panique générale en annonçant qu’il ne se laisserait pas faire. Sélène haussa de nouveau les épaules avec une certaine nonchalance avant de reporter son regard sur cet homme vraiment bizarre en risquant un trait d’humour :

    Vous apprendrez que les hommes se laissent toujours faire en ma présence, M. Smith. Alors vous allez être gentil et vous calmer un peu parce que…

    Elle ne termina pas sa phrase parce qu’il venait d’écarter sa main. Sérieusement, c’était quoi son problème ? Son index se pointa sur la jeune femme et il prit une expression contrite absolument ahurissante, avant de s’expliquer. Sélène crut bon de l’interrompre en entendant mentionner une quelconque veuve noire, prononçant un « Reine Noire » pour rectifier son titre dument gagné qu’il venait d’écorcher sans doute sans en avoir conscience. Smith délira un peu plus et expliqua qu’il ne se laisserait pas trucider sans rien dire, ce qui provoqua un haussement de sourcil de la jeune femme : est-ce qu’il croyait vraiment qu’elle venait pour le tuer ?

    Un étrécissement des yeux lui permit de remarquer que de minuscules points lumineux étaient apparus autour de son interlocuteur et semblaient également grossir de seconde en seconde. Smith recula en affirmant qu’elle pourrait toujours courir pour qu’il reste là bien gentiment en attendant sa dernière heure. Sélène étendit les bras dans sa direction pour l’inciter au calme.

    Vous devriez… je ne suis là que pour déterminer si vous avez révélé des choses compromettantes pour nous à toute cette bande de flics. Personne ne va trucider personne. Pas si vous n’avez rien communiqué de fâcheux à cette bande de flics…

    Son pouvoir était réputé comme étant relativement destructeur, et la perspective de périr les poumons remplis de poussière de plâtre ne tentait absolument pas Sélène.

    Calmez-vous et tout se passera bien…

    Un sourire encourageant restait accroché à ses lèvres, mais Sélène demeurait méfiante. Les gens faisaient parfois des choses vraiment stupides lorsqu’ils prenaient peur. Smith se mit à reculer, comme s’il cherchait à présent à se mettre hors de portée de la mutante.

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John Smith
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MessageSujet: Re: Non ! Je jure que je n'ai rien dit ! [PV]   Mer 9 Juin - 20:05

    John l’avait prévenue qu’il appellerait la police s’il ne partait pas, mais elle avait pourtant conservé son sourire amusé avant de finalement lui demander d’une manière assez étrange s’il s’agissait là d’une menace. Une excellente question à laquelle le mutant ne possédait pas de réponse claire.

    Je… euh… Ca pourrait en devenir une !

    Aussi cette phrase prononcée, John plaqua l’une de ses mains devant sa bouche, comme pour être certain de ne plus formuler aucune énormité de ce genre en présence de son futur bourreau. Que pouvait-il faire face à une mutante réputée puissante en sachant qu’il ne maîtrisait pas ses pouvoirs et qu’il ne se maîtrisait pas lui-même ? John scintilla.

    La phrase suivante concernant des hommes qui se laisseraient faire en sa présence glaça un peu plus le sang du mutant. Alors c’était comme ça qu’elle tuait les gens, elle utilisait son pouvoir pour les paralyser et pouvait ainsi les tuer sans aucun souci, sans aucune résistance. Mais quels pouvoirs possédait-elle, d’abord ? Est-ce qu’elle pouvait le faire rôtir sur place, le changer en bloc de pierre ? Elle aurait probablement fait une très jolie Gorgone, mais John préférait éviter de l’imaginer avec des serpents dissimulés dans les cheveux, prêts à le mordre jusqu’à ce que mort s’en suive.

    Je suis sûr qu’elle dissimule des serpents… Elle va me changer en pierre en une fraction de secondes !

    Elle lui conseilla de se calmer, mais les conseils étaient assez compliqués à suivre pour John quand on considérait à quel point il était mort de trouille à l’idée qu’on ait mis sa tête à prix. Il n’était tout de même pas gênant à ce point et s’était tout de même bien débrouillé en tant que chef du Réseau… enfin jusqu’à ce qu’il se fasse enlever.

    John avait pointé son index sur la jeune femme, et constata assez tardivement à quel point elle était plus petite que lui et semblait frêle. Peut-être qu’en la poussant un peu, il pourrait courir assez vite pour atteindre la porte de sortie et appeler à l’aide ses envahissants voisins de palier.

    Allons John, c’est juste une femme de petite taille… Je la pousse un peu, et je cours aussi vite que je le peux. La fuite, c’est un truc qui me connaît. Et avec ses petites jambes, elle ne me reverra pas de sitôt…

    Sélène avait ensuite rectifié le surnom dont John l’avait affublée, et le mutant afficha un air perplexe.

    Veuve Noire, Reine Noire… au final vous allez me trucider, non ?

    John scintilla de plus belle et eût l’étrange impression qu’elle venait de comprendre que ce que l’on racontait sur John Smith en plaisantant était loin d’être une légende urbaine. Il était trouillard et avait parfois peur de son ombre, mais lorsqu’il était mort de trouille, il pouvait développer suffisamment de puissance de feu pour dévaster une zone de plusieurs mètres autour de lui… malgré lui. Alors que se passerait-il s’il décidait d’utiliser sciemment ce potentiel ? Est-ce que cette frêle petite Sélène résisterait à une explosion ?

    Lorsqu’elle étendit les bras, John recula de nouveau, s’acculant de plus en plus sans même s’en rendre compte. Les paroles de son bourreau ne l’aidèrent pas à se calmer, principalement lorsqu’elle évoqua un soupçon de trahison à son égard, et le mutant finit par reculer à plus grands pas à mesure qu’elle s’approchait de lui.

    Personne ne sera trucidé ? Ah ! Pourquoi ne pas simplement attendre que je retourne au QG pour poser ces questions, alors ? Pourquoi s’introduire chez moi comme une voleuse ? Avouez-le : vous êtes venue pour me trucider !

    John devait à présent avoir l’air d’un fou, avec ses yeux exorbités et son index toujours tendu vers Sélène. Son dos finit par rencontrer la porte de sa chambre, et son regard paniqué se posa de nouveau sur la jeune femme, alors qu’elle lui promettait que tout se passerait bien s’il se calmait.

    Sûr qu’en étant calme, elle et ses serpents me tueront deux fois plus facilement…

    John passa une main derrière lui, tâtonnant maladroitement le panneau de bois pour en trouver la poignée. Le sourire de cette femme semblait bienveillant, mais John n’était pas dupe. Les femmes étaient capables de faire preuve d’une vilenie et d’une perversion qui impressionnaient de manière très négative le jeune homme. Ca, et aussi le fait qu’elles passaient toutes leur temps à lui crier dessus à la moindre chose qu’il faisait de travers…

    Sa main finit par se refermer sur la poignée de la porte, et John s’engouffra à l’intérieur de sa chambre, claquant le panneau derrière lui et faisant tourner la clé dans la serrure. Un rire de dément plus tard, le mutant reprenait la parole en criant pour que Sélène l’entende au travers de l’obstacle qui les séparait :

    Comme promis, je vais appeler la police ! Vous allez tenter quoi pour m’en empêcher ? Défoncer la porte ? Ah-ah !

    John pétait littéralement les plombs. La garde à vue, le manque de sommeil, et maintenant cette femme… c’en était trop pour lui.

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Sélène Gallio
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MessageSujet: Re: Non ! Je jure que je n'ai rien dit ! [PV]   Jeu 10 Juin - 14:17

    A la question de savoir s’il venait de la menacer, Smith avait commencé par bafouiller avant d’assurer que cela pourrait en devenir une si la situation continuait sur cette lancée. Sélène attarda son regard sur lui, se demandant s’il n’était pas plus courageux que ce que l’on disait de lui, mais la main qu’il plaqua devant sa bouche lui permit de comprendre qu’en plus d’être un trouillard, il parlait plus vite qu’il ne réfléchissait lorsqu’une situation était trop tendue pour lui.

    Donc c’est une menace. Nous vous étonnez pas que les gens aient envie de vous trucider avec une telle attitude… On ne menace pas une femme faisant preuve de politesse, M. Smith !

    Elle ne savait pas trop comment il avait été élevé, mais cela laissait sérieusement à désirer. Cette impression fut confirmée lorsque les pensées du mutant envahirent la tête de Sélène avec la puissance d’une vague engendrée par un tsunami, et la jeune femme le fusilla du regard. La comparer à une Gorgonne, elle ! Là, c’était le summum de l’absurde ; jamais aucun homme ne l’avait comparée à autre chose qu’à ce qu’elle était véritablement, et les créatures hideuses de la mythologie grecque n’en faisaient pas partie.

    Sélène préféra faire l’impasse pour ne pas jeter davantage d’huile sur le feu. Elle lui exploserait la tête avec une onde mentale lorsqu’il se serait calmé, ça aurait plus d’impact… La jeune femme lui conseilla de se calmer mais malheureusement rien ne produisait le bon effet sur ce maudit Smith. L’idée de l’étourdir avec une onde mentale effleura l’esprit de Sélène, mais mieux valait éviter de semer la confusion dans son esprit pour ne pas rendre la lecture de ses souvenirs des dernières 72 heures encore plus difficiles que ce que cela serait.

    Les pensées suivantes achevèrent d’émailler le masque de patience et de compréhension que Sélène avait revêtu en constatant que Smith était un brave type sans histoires. Sa frousse l’empêchait de comprendre ce qu’elle s’escrimait à lui expliquer, et plus les minutes passaient, plus les particules qui l’entouraient gagnaient en intensité lumineuse… Conservant suffisamment de calme pour ne pas lui faire comprendre à coup d’ondes mentales qu’elle était certes petites mais qu’elle pouvait le mettre à genoux quand elle le désirait, Sélène se mit à avancer pour rester à portée de voix du mutant qui ne cessait de reculer en jetant des regards un peu partout autour de lui, comme pour trouver une issue à laquelle il n’aurait pas pensé. Son délire se poursuivit, et Sélène reprit la parole une nouvelle fois :

    J’aurais déjà pu vous trucider depuis bien longtemps… A votre avis, pourquoi perdrais-je mon temps à parler avec vous – en sachant que vous n’écoutez rien – si j’étais simplement venue pour vous tuer ?

    C’était logique, mais peut-être que cela ne le serait pas suffisamment pour qu’il comprenne et qu’il se calme enfin… Et cela ne fut pas suffisant, parce que Smith s’entêta à se sentir persécuté, expliquant que si elle avait fait le déplacement, c’était FORCEMENT pour le trucider. Ce mot commençait à exaspérer Sélène, d’ailleurs…

    Redîtes-le encore une fois, et vous comprendrez très vite pourquoi ce surnom est mien….

    Ca sonnait comme une menace, et c’était bien entendu une menace. Il allait falloir qu’il se calme le petit écrivain, parce qu’il risquait de ne plus pouvoir écrire grand-chose une fois que Sélène aurait semé le chaos dans son esprit ! Une nouvelle allusion aux serpents parvint jusqu’au pseudopode mental de Sélène, et la jeune femme pointa à son tour son index sur Smith :

    Arrêtez ça !

    Il se retrouva finalement acculé à une porte, et Sélène se composa un visage plus calme que quelques secondes plus tôt. Faire preuve de patience d’abord ; pour l’onde mentale, cela viendrait en temps voulu. Enfin, c’était sans compter sur ce trouillard de Smith, qui s’était montré suffisamment vif pour s’engouffrer dans une pièce dont il venait de fermer la porte. Sélène se précipita sur la porte pour essayer de l’ouvrir, mais elle entendit très distinctement la clé tourner dans la serrure…

    SMITH !

    Là, ça n’allait plus du tout. Ce qui ne devait être qu’une simple discussion s’était mué en un espèce de mauvais film de psychopathe sans psychopathe, et Sélène se trouvait à présent devant une porte fermée. Le mutant promit à travers la porte d’appeler la police et lui demanda si elle comptait défoncer la porte, arrachant un sourire peu rassurant à Sélène :

    Défoncer les portes, c’est pour les grosses brutes. Comment croyez-vous que j’ai pu pénétrer chez vous ? – la jeune femme soupira avant de grommeler à voix basse – Espèce d’amateur…

    Son rire de fou furieux résonna dans le couloir, et Sélène jeta un œil au guéridon situé un peu plus à sa gauche et sur lequel était posé le portable de Smith. Le sourire de la jeune femme devint plus malicieux, et elle s’adossa contre la porte en savourant sa presque victoire :

    Si vous parvenez à appeler les flics sans téléphone, faîtes-moi signe surtout. D’ici là, et aussi parce que je déteste attendre pour rien, ça va être l’occasion de parler un peu… Qu’est-ce qui vous laisse entendre qu’on m’a envoyée pour vous tuer ou que quelqu’un veut vous tuer ? Est-ce que vous avez fait récemment quelque chose dans ce cens, ou est-ce que c’est juste un pic de paranoïa post-garde à vue ?

    Sélène soupira, se laissant glisser contre la porte jusqu’à s’asseoir au sol. Sa tête se laissa aller contre le battant de la porte alors qu’elle passait en revue les possibilités qui s’offraient à elle : crocheter la serrure ? A oublier, parce qu’il avait probablement du laisser la clé à l’intérieur. Enfoncer la porte ? A oublier également, parce que le gabarit de la jeune femme n’avait pas été conçu pour ce genre de confrontations violentes avec du matériel…

    La main de Sélène posée au sol glissa sur le parquet jusqu’à la porte. C’est avec un sourire ravi qu’elle constata que l’espace entre la porte et le sol était suffisamment important pour la laisser passer sous sa forme brumeuse, et la jeune femme se débarrassa de son pull et de ses talons pour ne conserver que son débardeur noir et son jean. La dématérialisation ne lui prit que quelques secondes, et la brume noire s’infiltra sous la porte avec la lenteur caractéristique de la fumée…

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John Smith
Mutant de niveau 2
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auteur/scénariste de fictions et leader du Réseau

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MessageSujet: Re: Non ! Je jure que je n'ai rien dit ! [PV]   Jeu 10 Juin - 19:15

    John blêmit lorsque la jeune femme décida de considérer sa boulette comme une menace à part entière. C’est dans ce genre de situation que John regrettait de ne pas être complètement muet, parce qu’il déclenchait lui-même la plupart des quiproquos qui le concernaient, et qu’à chaque fois ça se terminait de la même manière : quelqu’un lui criait dessus.

    Non, ce n’était pas… - Elle lui précisa qu’il ne devrait pas s’étonner si quelqu’un venait à vouloir le trucider, puis précisa qu’on ne menaçait pas une femme polie – Je n’ai pas voulu…

    Que pouvait-il dire pour ne pas aggraver la situation ? S’il en rajoutait, elle abrègerait létalement leur conversation. En essayant de se rattraper, John ne ferait que s’enfoncer, comme à son habitude. Il ne lui restait plus qu’à s’écraser et à trouver une solution valable pour se sortir du pétrin dans lequel il se trouvait…

    John sembla trouver une opportunité de fuite en reculant, mais Sélène se mit à avancer pour ne pas le perdre de vue, si bien qu’il se retrouva bien vite acculé à la porte close de sa chambre, avec dans la tête un paquet d’idées effrayantes relatives à ce que son bourreau lui ferait dans les minutes à venir. Elle sembla tout à coup contrariée, mais John ne comprit pas véritablement pourquoi… à moins que cela ne vienne justement du fait qu’il refuse de rester en place pour se laisser trucider docilement. Oui, ça devait être ça ; les assassins n’aimaient pas que l’on contrarie leurs plans !

    John remarqua que malgré la dangerosité manifeste de cette femme, il ne pouvait s’empêcher de lui trouver un charme indéniable. Elle aurait pu être Tadja, cette princesse guerrière venue d’une autre réalité qui évoluait dans le second roman dont il posait l’ébauche depuis quelques mois… Le physique semblait idéal, et elle possédait l’apparent mauvais caractère de son héroine. Une coïncidence des plus troublantes, parce qu’il ne terminerait jamais ce livre. Le sosie de son personnage était sur le point de le tuer…

    John paniqua encore un peu plus, scintillant comme le sapin de noël qu’il était, et Sélène finit par le menacer très clairement suite à la 10ème prononciation du mot « trucider » depuis le début de cette conversation.

    Redire quoi ? Que vous êtes là pour me trucider ? M’amadouer ne vous servira à rien, parce qu’il faudra probablement attendre trois jours après votre départ pour que je puisse me calmer !

    John crevait de trouille, mais il ne pouvait s’empêcher de lui répondre. Elle aurait probablement préféré qu’il la mette en veilleuse et pouvait légitimement penser qu’il faisait son fanfaron pour la tester, mais il n’en était rien : John avait peur, et probablement trop peur pour réellement entendre les arguments qu’avançait Sélène. Et cela avait l’air de l’agacer d’une manière clairement perceptible.

    Elle finit par lui demander d’arrêter « ça », pointant un index autoritaire sur ce pauvre John qui ne pu s’empêcher de sursauter. Il n’avait rien dit, juste pensé qu’elle devait avoir quelques liens de parenté avec l’une des trois Gorgonnes, et qu’elle lui règlerait probablement son compte par le biais des serpents qu’elle dissimulait dans ses cheveux. Il était vrai qu’elle aurait pu faire une superbe Méduse dans un film sur les mythes antiques, mais visiblement elle ne l’entendait pas de cette oreille… Mais d’ailleurs, si John n’avait rien dit, alors comment pouvait-elle s’offusquer de cette comparaison ? Le mutant ne chercha pas à pousser plus avant son questionnement intérieur et s’en fut dans sa chambre, claquant la porte derrière lui pour l’empêcher de le suivre. Il l’entendit simplement lui crier dessus – ça n’était plus qu’une question de secondes, parce que c’est le principal effet qu’il provoquait sur les femmes – et tourna la clé dans la serrure avant de la narguer d’une manière relativement puérile.

    Promettant d’appeler la police, John se mit à chercher son portable sur le lit et sur la table de nuit, mais n’en trouva malheureusement aucune trace. La voix de Sélène résonna au travers de la porte, alors qu’elle le mettait au défi de prévenir qui que ce soit sans téléphone. John était vraiment mal barré, sur ce coup-là…

    Le mutant lui demanda si elle défoncerait la porte, et John se fit rembarrer au point d’en rester sans voix ; c’était même suffisamment rare pour être signalé. Le mutant jeta un œil au dehors à travers les fenêtres, mais il ne possédait ni balcon, ni accès à l’escalier d’incendie pour fuir… Pourtant, ça fonctionnait toujours dans les films.

    Dans les mauvais films, oui…

    John se résigna donc à se réfugier de l’autre côté du lit et fouilla le tiroir de la table de nuit à la recherche d’un objet qui pourrait l’aider à se défendre. Un paquet de mouchoirs, une lampe de poche, des stylos… rien de bien utile face à cette femme, au final ! Les questions de Sélène lui parvinrent de manière étouffée compte tenu de l’endroit où John avait pris place, et il ne jugea pas utile de lui répondre parce que de toute manière elle trouverait un moyen pour entrer malgré la porte close et verrouillée…

    Et puis finalement, elle cessa de le questionner et même de parler. John se redressa pour jeter un œil à la porte, mais absolument rien n’avait bougé… Se pouvait-il qu’elle se soit lassée et soit partie ? Non, les assassins ne partaient jamais sans avoir accompli leur mission. Cette pensée affligea le mutant, parce que s’il ne l’entendait plus c’était uniquement parce qu’elle devait avoir trouvé quelque chose pour le piéger. John scintilla de plus belle et se redressa, contournant craintivement le lit pour se rapprocher de la porte. Ses yeux tombèrent sur une curieuse infiltration de fumée qui passait sous la porte, et plusieurs particules explosèrent en pétaradant sous le coup de la peur :

    Elle a mis le feu !

    John recula et attrapa la serviette éponge abandonnée là quelques minutes plus tôt. Calfeutrer la porte ne fut pas une chose aisée, parce que la fumée donnait l’étrange impression de se faufiler exprès dans les endroits qui restaient accessibles. John ne pouvait pas non plus ouvrir la porte, conforté dans l’idée que s’il l’ouvrait, il finirait rôti par un retour de flammes… Il allait donc périr là comme un rat…

    A L’AIDE !

    Avec un peu de chance, ses commères de voisins l’entendraient… John se mit à tambouriner sur les murs comme un désespéré, hurlant autant qu’il le pouvait avant que la fumée ne le fasse suffoquer. D’ailleurs c’était assez bizarre, parce que la fumée restait localisée près de la porte… Le mutant observa le phénomène à deux reprises et se décida à se calmer un peu, alors que ses particules clignotaient furieusement autour de lui…

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Sélène Gallio
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MessageSujet: Re: Non ! Je jure que je n'ai rien dit ! [PV]   Ven 11 Juin - 12:27

    Sélène s’était probablement un peu trop emportée, parce qu’à présent Smith bafouillait lamentablement en donnant l’impression de s’être fait gronder par sa mère. Un sourire assez ironique étira les lèvres de la mutante, qui n’avait décidément pas perdu la main en termes d’intimidation. Smith était naturellement facile à impressionner – sa réputation le précédait – mais cela ne l’empêchait pas d’essayer de résister ou de la contredire sciemment sur tous les arguments qu’elle avançait. Après une protestation relativement molle concernant l’utilisation du mot « trucider », le mutant se mit à scintiller nerveusement, faisant redouter à Sélène qu’il ne rase tout un pâté de maison à cause de son pouvoir non maîtrisé.

    Sélène s’était donc légèrement radoucie pour l’amadouer – là-dessus, il avait vu clair dans son jeu – avant de finir par lui ordonner de cesser de l’identifier à une créature mythologique complètement hideuse avant qu’elle ne finisse par définitivement perdre patience. Smith ne sembla pas comprendre ce dont elle parlait, mais ses pensées semblèrent s’orienter vers autre chose avant qu’il ne se rue à l’intérieur de la pièce qui se trouvait derrière lui, verrouillant la porte.

    Parlementer à travers le panneau de bois se révéla inutile parce que Smith ne daigna pas répondre aux questions de Sélène, sans doute parce qu’il était trop occupé à chercher un portable que la mutante avait sous les yeux de son côté de la porte. Lasse de ce petit jeu de cache-cache, Sélène décida qu’il était temps pour elle d’entrer dans cette pièce pour botter les fesses de ce trouillard maladif : elle se dématérialisa donc et s’infiltra avec lenteur sous la porte… jusqu’à ce Smith hurle, persuadé que son appartement était en feu. Quelques petites détonations furent audibles, puis la voie empruntée par Sélène se boucha sans aucune explication… La brume chercha à se frayer un chemin pendant un petit moment, et les choses s’enchaînèrent très vite dans l’esprit de Sélène : il lui bouchait l’entrée, et s’il continuait ainsi, il finirait par couper le nuage en plusieurs parties comprenant celle qui était entrée, celle qui était emprisonnée dans le chiffon sous la porte, et cette qui cherchait encore à entrer… Ce con allait la tuer !

    La chance joua en faveur de Sélène, et cette dernière parvint à se frayer un chemin dans un espace minuscule qui n’avait pas été calfeutré par Smith, et le nuage se rassembla devant la porte, lévitant à environ un mètre du sol. Sélène ne pouvait l’apercevoir sous cette forme, mais elle sentait parfaitement la présence de Smith et c’est par pur esprit de vengeance que le nuage fonça dans sa direction, le traversant de part en part en consommant quelques-unes de ses pensées au passage. Ce genre d’attaques ne coutait pas grand-chose à Sélène en termes de forces, mais cela avait l’avantage de calmer de potentiels ennemis aux pouvoirs clairement offensifs…

    La mutante reprit forme humaine juste derrière le mutant, affichant un air satisfait mais braquant son regard désapprobateur là où se trouverait le visage de Smith lorsqu’il chercherait à l’apercevoir.

    Si vous n’êtes ni calmé ni convaincu, la prochaine fois que j’adopterais cette forme ça sera pour vous tuer, M. Smith… Je vous conseille d’y réfléchir sérieusement.

    Son ton ne laissait place à aucune ouverture, aucun espoir de trouver un compromis. Sélène ne plaisantait jamais lorsqu’elle menaçait quelqu’un de mort…

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John Smith
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MessageSujet: Re: Non ! Je jure que je n'ai rien dit ! [PV]   Lun 14 Juin - 19:17

    Les efforts de Sélène pour tranquilliser John avaient été sans effet sur le mutant pour la simple et bonne raison qu’il n’existait à ce moment précis aucune parole ou geste qui permettrait dans le calmer tant qu’il serait persuadé qu’elle s’était déplacée jusque là uniquement pour le faire passer de vie à trépas…

    Les particules de John explosèrent comme des pétards de petite puissance lorsqu’une brume dont rien – hormis un incendie - n’expliquait la présence à ce moment précis. John paniqua en faisant le plus de bruit possible pour attirer les voisins, mais malheureusement personne ne devait se trouver de l’autre côté du mur dans lequel il venait de taper… Calfeutrer la porte parut être une excellente idée sur le coup, mais John comprit bien assez vite que rien n’empêcherait cette fumée de pénétrer dans sa chambre.

    Le phénomène finit par se stopper à mesure que le nuage s’élevait et se rassemblait face à lui, et John commença à se demander si l’utilisation du mot « fumée » était belle et bien appropriée concernant ce phénomène… La fumée était connue pour s’introduire absolument partout, et pourtant celle-ci s’était simplement contentée d’entrer. D’ailleurs, absolument plus rien ne s’infiltrait sous la porte, confirmant l’observation qu’avait pu faire John malgré sa panique.

    Sans qu’il ne puisse se demander quoi que ce soit de plus, John vit le nuage foncer droit sur lui et fut malheureusement incapable de l’éviter – pourquoi éviter de la fumée, d’abord, hein ? John fut transpercé littéralement parlant et eut l’impression que cette saleté s’infiltrait dans les cellules de son corps… La sensation de suffocation et les maux de tête furent les plus durs à supporter, et John se demanda l’espace de quelques instants s’il survivrait à ce contact quelques secondes de plus.

    Et puis soudain tout s’arrêta, laissant John haletant et à quatre pattes sur le sol. Comment s’était-il retrouvé dans cette position ? il n’en était pas certain, mais son état de fatigue et cette impression de vide qu’il ressentait devait probablement expliquer bien des choses. La voix de Sélène résonna de nouveau derrière lui alors que quelques larmes se formaient dans les yeux du mutant. John saturait, et en avait marre de toutes ces emmerdes qui lui tombaient dessus depuis quelques jours. Elle était sans doute la plus jolie de toutes les emmerdes avec lesquelles il se débattait, mais elle était de loin la plus coriace et la plus corrosive…

    Le mutant orienta piteusement son visage las vers Sélène et ne trouva même pas la force de se remettre à scintiller lorsque le visage de la jeune femme glaça le sang dans ses veines. Elle n’hésiterait pas, et cela se voyait. Peut-être même qu’elle le ferait même s’il décidait de coopérer… La tête lui tourna dangereusement, et ses yeux se révulsèrent avant que le mutant ne perde conscience, sa tête heurtant assez lourdement le parquet de sa chambre.

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Non ! Je jure que je n'ai rien dit ! [PV]

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