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 Acta est Fabula [TERMINE]

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Jules Visconti
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MessageSujet: Acta est Fabula [TERMINE]   Ven 23 Avr - 22:35

Acta est fabula

ou

Tribulations professorales

    Jules quitta sa place sans précipitation. La musique glissait encore dans ses oreilles, chatouillant son ouïe de musicien béat de satisfaction. Quel bel hommage, ce soir, avait été rendu à la plume géniale du plus célèbre de tous les compositeurs salzbourgeois ! L'opéra avait superbement pris fin, et n'avait pas moins bien commencé. La clémence de Selim, l'amour de Belmonte, la grace de Konstanze avaient été merveilleusement servi par le jeu sobre et efficace des chanteurs, soutenus à la perfection par l'harmonie musicale d'un orchestre très en forme. Après avoir salué le chef d'orchestre, dont le front ruisselait d'une transpiration malodorante, Jules gagna les couloirs de l'opéra, puis le grand hall où se tenait une petite réception. Après avoir détendu les esprits en musique, quelques amuse-gueule allaient détendre les ventres ! Vêtu, comme le veut la coutume, très sobrement, Jules arborait un frac noir des plus simples, comme la plupart de ses collègues professeurs, venus avec lui. Le cortège des « pingouins chics » était d'ailleurs groupé dans le hall, puisque les éminents juristes de la prestigieuse université new-yorkaise avaient été conviés à l'opéra ensemble, quoique chaque invitation fût individuelle. C'était une idée du doyen, qui souhaitait que ses jeunes soldats se divertissent quelque peu par ces temps troublés. Troublés, en effet, surtout pour les juristes, car le phénomène mutant ouvrait la voie à de nouveaux questionnements qui n'épargnaient guère les domaines du Droit.

    « Vous avez raison, mon cher, n'était-elle pas formidable, Konstanze ?
    - Assurément, assurément ! Très subtile dans son jeu, elle ... »


    La critique serait dans les jours qui suivraient unanimes : cette représentation de l'Enlèvement au Sérail, quoiqu'elle fût compromise par l'attitude éhontée de certains musiciens particulièrement peu soucieux de leur réputation, était un succès véritable. Jules acquiesçait, mais il s'amusait également de l'enthousiasme de ses collègues, qui pourtant n'entendaient rien à la musique. Il soupçonnait même le doyen, qui pourtant ne tarissait pas d'éloges à l'égard des performances musicales de ce soir, d'être plus sourd qu'une tabatières fêlée. Saisissant au vol une coupe de champagne qui traînait péniblement sur le plateau d'argent qu'un jeune homme maladroit portait d'une main hésitante, le jeune homme s'éloigna de ses collèges, cherchant un peu de réconfort auprès du copieux buffet offert aux convives affamées. Il ne s'ennuyait guère, auprès de ses collèges, cependant la conversation déviait et bien sûr, les sujets juridiques avaient sonné leur grand retour. Jules était friand de ces conversations, mais pour l'heure, il souhaitait s'éloigner de l'univers trop oppressant de juristes passionnés. Son regard se posa sur une petite madeleine écaillée d'amandes, qu'il attrapa d'une main rapide pour en déguster la subtile saveur. Malheureusement, la friandise avait un goût amer, et Jules avala péniblement, et honteusement, son vol malchanceux. Cela n'échappa guère à Jonathan Jappling, un collègue dont il n'était pas particulièrement proche.

    « Eh bien, Jules, ce gâteau est-il trop épicé pour toi ? Je te croyais moins frileux. »

    Jules toisa son pair d'un œil dédaigneux qu'un vain sourire dissimulait. L'imposante corpulence du professeur Jappling, qui jurait avec la petitesse de ses yeux noirs et globuleux, n'effrayait guère le professeur Visconti, qui n'essuyait pas ce soir la première épineuse provocation.


    « Jonathan, n'est-ce pas votre femme, que je vois rire des grasses plaisanteries de ce jeune homme, là-bas ? »

    Le front plissé, Jonathan tourna le regard dans la direction de son épouse, et son sourire se crispa. Il la rejoignit rapidement, sous l'œil amusé et rieur du français. Un jeune serveur s'arrêta alors pour lui proposer une nouvelle coupe de champagne. Jules l'observa quelques instants avant de refuser poliment : ce serveur était bellâtre, mais bien trop niais pour lui convenir. Tout au plus s'amuserait-il à le mettre mal à l'aise pour tromper l'ennui. Car la soirée s'annonçait ennuyeuse, si personne ne venait le divertir avant la fin. Pas une seule serveuse n'était à son goût, et il n'allait tout de même pas courtiser la femme d'un autre … Toutefois, il se réservait cette option, car tel eût pu être son bon plaisir après tout. Résigné, il abandonna finalement l'idée de jouer avec les sentiments d'autrui, car aucune occasion ne daignait se présenter. Il discuta un moment avec l'épouse d'un banquier qui exhibait à qui voulait les regarder ses somptueuses boucles d'oreille, puis accorda quelques instants à un jeune entrepreneur de Chicago qui l'ennuya profondément avec ses histoires de céréales et de crabes séchés. Il s'éloigna de la foule, et regagna le buffet. Sa faim était retombée, mais manger passait le temps, et il le savait. Prudent, il saisit une tartine qu'il engloutit lentement. Il s'observa un instant et fut plutôt satisfait. Ses belles chaussures noires brillaient d'un teint immaculé, et son apparat ne souffrait aucune tache.

    « Dîtes moi,Jules, puis-je vous poser une question ? »

    Apparu comme par enchantement à ses côtés, le doyen le regardait avec un œil paternel.

    « Bien sûr, monsieur le doyen, répondit Jules avec humilité.
    - Que pensez-vous de nos derniers projets ?
    - Eh bien ... »


    Jules réfléchit un instant avant de répondre d'un ton assuré et, manifestement, mesuré.

    « Ils sont d'une rare intelligence. J'ai bon espoir qu'ils soient frugifères. »

    De toute évidence, cette réponse emporta la satisfaction du doyen, qui tapota l'épaule de son jeune vis-à-vis et repartit vers d'autres groupes. Soulagé, Jules posa sa coupe sur le buffet, et longea celui-ci jusqu'à trouver ce qu'il cherchait : la barmaid. Celle-ci, malheureusement, était une potiche particulièrement vaseuse. Déçu, et las, Jules commanda une nouvelle coupe de champagne. Quoiqu'il n'appréciât guère l'alcool, celui-ci lui offrait une contenance parfaite parmi les vautours de New-York qui, ce soir, semblaient s'être rassemblés à l'Opéra.


Dernière édition par Jules Visconti le Mer 5 Mai - 12:04, édité 2 fois
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Edward Livingston
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Ven 23 Avr - 23:45

    Livingston restait un homme fidèle à lui même, cette représentation l'avait conquis, assurément, néanmoins il restait dans l'incapacité de se lever de son siège pour brailler des applaudissements assourdissants. Ceux de ses voisins suffisaient à lui imposer un horrible bourdonnement dans les oreilles, gâchant, immanquablement, la musique qui venait de prendre fin. Le plus beau des hommages ne serait-ils pas de saluer en silence afin de respecter l'œuvre qui vient de se jouer, de s'incliner dans un certain respect, d'émettre des remerciements muets, de crier sans un son ? C'est en silence qu'il s'était levé, donnant sûrement l'impression de ne pas avoir aimer, suivit de son colocataire : William. Ces deux là se séparait rarement; quatorze ans qu'ils se suivaient, qu'ils travaillaient ensemble et qu'ils se chamaillaient comme un vieux couple. Mais ils partageaient certaines valeurs, ils furent donc deux à s'éloigner sans un bruit, mais non sans avoir lancé un dernier regard admiratif vers la scène où le chef d'orchestre saluait. Tous deux avaient décidé de s'eclipser rapidement, avant de se retrouver dans la cohue de toutes ses personnes qui se jeteraient en même temps vers la salle de réception, une sorte d'intimité oppressante qu'Edward tenait à éviter. La foule était une chose qui appréciait peu alors, c'est tranquillement que les deux compères se dirigèrent vers la suite des festivités. Que serait une telle soirée sans son buffet et son champagne ?

    Dans le couloir qui menait à la deuxième partie de cette soirée, Edward jouait -avec une certaine nonchalance- avec sa canne. Objet fétiche pour cet anglais pour souche venu se perdre dans ce vaste pays qu'était les Etats Unis. Parfaitement droite, elle était d'un noir parfait hormis le pommeau qui était argenté, on avait vite fait de l'assimilé à un simple accessoire qui lui permettait d'affirmer ses origines. En réalité, entre les mains de Livingston, elle était une arme importante pour cet homme qui pratiquait la canne de combat depuis son plus jeune âge. Cela dit, il fallait bien reconnaitre qu'elle était, effectivement, un accessoire servant à compléter sa tenue. Son costume d'un marron façon avait tout de l'anglais aristocrate qui s'était trompé d'époque, on pouvait y voir une certaine nostalgie mais, la vérité, c'est qu'il était amoureux de ce genre de tenue. Anglais jusqu'aux bouts des ongles, il l'affichait par ses tenues qui pouvait, quelque peu, dénoté avec cette époque. William abordait un costume gris, déjà plus en vogue sans pour autant être à la pointe de la mode. Chacun un couvre chef qu'il gardait en main, par pur politesse plus que par plaisir.


    "N'y penser pas Edward !"
    "Je n'ai encore rien dit, William."
    "Je suis encore capable de reconnaitre se sourire qui pointe le long de vos lèvres. Ce sourire qui veut dire que cette soirée était bien plus intéressante et agréable que la soirée théâtre de la semaine dernière. Ce que vous ne m'entendrez pas dire. La soirée théâtre était très bien, également."
    "Willian, vous devriez vous en tenir à la médecine et me laissez le soin de faire des observations. Je n'allais rien dire de telle."

    Edward prit un air faussement offensé en regardant William qui, lui, affichait un regard des plus septiques. Durant trois jours il avait supporter les petites réflexions sur son mauvais goût en matière de théâtre, il ne pensait pas qu'Edward soit capable de ne pas jubiler d'une nouvelle réflexion juste pour prouver qu'il avait raison. Chose qui était fausse. La soirée théâtre n'était certes pas aussi intéressant que cet opéra mais, il gardait une certaine fierté et se refusait de l'admettre. Encore moins devant Edward. Tout en marchant, les deux hommes continuèrent de se regarder, l'un faussement offensé, l'autre parfaitement septique. C'est william qui fut baissa dans son septisisme le premier, ce qui valu un sourire amusé de la part d'Edward qui, regardant à nouveau devant lui murmura rapidement quelque chose qui ressemblait à : "Cette soirée était beaucoup mieux que celle au théâtre". Réflexion qui provoqua l'amusement des deux hommes.

    Le sérieux était revenu quand ils pénétrèrent dans la salle de réception ou se tenait buffet et coupe de champagne. Ces dernières étant surtout situé sur des plateaux tenue par des serveurs et ne manquèrent pas d'arriver en direction des deux nouveaux venus. Chacun attrapèrent une coupe avant de se conduire vers le buffet. Trois minutes plus tard, en tas de personnes commençaient à arriver. Tous ces invités qui avaient finit d'applaudir à s'en percer les tympans. Et le moment qu'Edward appréciait tant arriva. Ce petit manège qui pouvait être si risible en regardant bien, toutes ses personnes se saluant, se parlant. Certaines par groupe, d'autre cherchant absolument à glisser un mot à tout le monde, voulant se faire connaître ou cherchant à appuyer leur place déjà au placé. La non spontanéité de certaine de ces personnes mêlé à ses fausses expressions accrochées à certains visage étaient un terrain de jeu incroyable pour le détective. Son regard passait d'une personne à une autre, ne semblant s'attarder que quelques secondes. Un temps qui lui était suffisant pour se faire un début d'idée sur les personnes qui l'entourait.


    "Je croyais que c'était une soirée d'amusement."
    "C'est exactement le cas William."

    Le médecin lâcha un soupir exaspérer, posant son regard sur l'ensemble des personnes. Si vivre avec Edward lui avait apporter un certaine sens de l'observation, il se savait bien incapable de voir tout ce que son colocataire pouvait voir. D'ailleurs il ne trouvait pas l'intérêt de le faire sans émettre la moindre pause. Mais Edward avait pour habitude de dire que l'observation n'était pas un don, ni un pouvoir, que c'était un véritable travail qui se cultivait et qu'il ne fallait pas abandonner de peur de perdre en pertinence. Grand bien lui fasse. Edward pendant se temps était passer de la serveuse maladroite, à la femme qui gloussait devant un jeune homme avant que son mari ne vienne la rejoindre pour faire savoir son statut. Il était passer par le groupe de personne discuttant droit, dont l'un d'entre eux avait préférer s'échapper vers le buffet. Sans oublier cet homme qui passa de groupe en groupe, échangeant quelques mots avec pas mal de personne et partant, la plus part du temps, après une petite tape sur l'épaule. Si ça ne tenait qu'à Livingston, il resterait ici des heures à boire sa coupe de champagne -enfin, à en boire plusieurs, la première était déjà vide-, mais ce n'était pas au goût de ce cher William qui décida de se diriger vers le buffet, non loin de l'homme qui avait quitter le groupe des hommes parlant de droit.

    Se rendant compte du départ du docteur, Edward posa sa coupe vide, en attrapa une nouvelle -son amour de l'alcool devait être plus important que beaucoup de chose- pour finalement rattraper son colocataire qui se tenait juste à côté de l'homme que venait de quitter le doyen. William avança une main vers les madeleines aux amandes qui semblaient lui faire de l'œil. Mais avant qu'il n'est pu en attraper une, Edward se décida d'intervenir.


    "Je vous déconseille de la prendre cela."
    "Et pourquoi donc ?" Demanda William quelque peu surpris par cette mise en garde.
    "Ces madeleines ne semblent pas aussi appréciables que leurs aspects, n'est-ce pas ?"

    La dernière question était adressé à l'homme qui s'y était risquer peu de temps avant. Une affirmation qui ne tombait pas pour le plaisir de tomber, Edward avait remarquer ce faciès qu'il avait eu en avalant ce met assez rapidement. trop rapidement, pour être déguster si elle avait été bonne. William avait poser un regard interrogateur sur l'homme qui lui était inconnu, avant de poser le même regard sur son colocataire. Pourquoi espérer une soirée tranquille, Edward se sentait toujours obliger de tout détailler et de faire des réflexions. Il fut forcé de noter que le détective faisait tout de même des efforts. William avait imaginer qu'il s'en prenne à une personne de la bonne société avec son sens de la mise en scène qui lui était propre, juste pour le plaisir de voir les choses dégénérées. Il faut croire que l'opéra lui avait réellement plu, pour qu'il n'en soit pas arriver à cela. Finalement, impliquer quelqu'un dans le choix du madeleine était une perspective bien plus enviable de ce qu'il aurait pu faire si la soirée ne lui avait pas plut.

    Sans même attendre de réponse de la part de l'homme, Edward regardait à nouveau l'ensemble de personne, buvant rapidement ce champagne qui, décidemment, coulait tout seul. Une attitude qui arracha à mouvement de tête désaprobateur de le part de William, qui pour le coup s'excusa du regard vers l'homme, qui avait été solicité pour une simple madeleine.
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Jules Visconti
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Sam 24 Avr - 0:26

    « Ces madeleines ne semblent pas aussi appréciables que leur aspect, n'est-ce pas ? »

    La phrase lui était adressée, Jules n'en doutait pas. Il leva un regard curieux vers son origine, un homme accompagné d'un autre, qu'il détailla quelques instants. D'une taille respectable et de bonne condition physique, il était vêtu d'un élégant costume qui trahissait ses origines britanniques. La canne, du reste, achevait cette conclusion qui arracha au jeune professeur un sourire. Son compagnon, qui semblait désapprouver son attitude, n'avait rien de très particulier qui sut retenir l'attention de Jules. Celui-ci, amusé tant par le ton que par le contenu de la remarque de celui qu'il identifiait désormais comme étant « l'anglais », répondit avec un calme parfaitement mesuré.


    « Sans doute ces douceurs heurteront-elles les langues les plus fines. La mienne est trop sensible. »

    Phrase qui, savamment calculée, éveilla en lui le souvenir de lointains baisers qu'il partagea, l'espace d'un soir, avec ces rares personnes qui, envoûtées ou compatissantes, goûtèrent avec lui aux plaisirs démodés de la chair. Alors qu'il allait se détourner des deux compères, manifestement seuls parmi la foule des convives, une grosse dame ivre s'approcha d'eux, la gorge enflée d'un rire gras et profond. Elle posa sur Jules une main dodue et ruisselante de bagues bariolées.

    « Épousez-moi, jeune homme, épousez-moi ! »

    La question surprit Jules, qui manqua de s'étrangler et dut frotter sa nuque pour recouvrer son souffle. Il était hors de question qu'il épousât pareille buse !

    « Je regrette, madame la baronne, mais je ne le puis ... »

    Quoiqu'il répugnât à mentir, le jeune français se dit, comme une excuse, qu'un mensonge tombé dans l'oreille d'une femme sotte et ivre n'en était pas vraiment un.

    « Je suis déjà fiancé.
    -Oh, c'est terrible … Alors, vous ! Épousez-moi ! »


    Elle avait jeté son dévolu sur l'homme qui tenait s'appuyait sans en avoir réellement besoin sur une superbe canne. La baronne essayait désespérément de l'embrasser, et ses lèvres mouchetées d'un rouge criard menaçaient de tacher le beau costume dont il s'était habillé. Jules s'avança pour lui porter secours, mais son compagnon le devança et s'interposa entre la vieille dame et son ami. Malheureusement pour lui, elle lutta férocement, mais aperçut bientôt, un peu plus loin, une autre cible, qu'elle s'empressa de rejoindre. Jules soupira de soulagement, car il connaissait bien la baronne, dont les frasques sentimentales et alcoolisées alimentaient les ragots chaque fois qu'elle quittait l'espace sûr de ses appartements new-yorkais. Il observa les deux compères, que la baronne avait peut-être énervés. Jules eut pour elle une compassion soudaine et sincère, car la pauvre hollandaise vivait des temps difficiles, depuis que son mari, un mutant, avait dévoilé au grand jour ses activités terroristes. En effet, malgré le ton très libéral des élites mondiales, il était de très mauvais goût de fréquenter un individu qui, en sus de pratiquer le golf et le polo, soutenait des révolutionnaires, quels qu'ils fussent. Jules s'approcha d'Edward et, d'un geste de la main, invita un serveur à s'approcher.

    « N'ayez pas trop de rancœur à l'égard de la baronne de Neuchwanstein … C'est une femme désespérée, et malheureuse. »

    Au fond de lui, Jules la trouvait amusante. Le serveur arriva, et Jules demanda un plus large choix de boissons ; le serveur s'empressa d'aller chercher de quoi répondre favorablement à cette requête.

    « Nous n'avons pas été présenté. Je suis le professeur Visconti, mais vous pouvez m'appeler Jules, si tel est votre bon plaisir. »

    Le jeune homme ne voulait pas donner trop d'informations d'un seul coup, ce qui eût été inapproprié, mais il jugea bon d'offrir à ses vis-à-vis l'essentiel en une phrase. De plus, si ses interlocuteurs avaient l'ouïe fine, et la fibre du voyage, ils comprendraient rapidement que l'accent français de Jules trahissait ses origines nationales. Son visage n'en laissait peut-être rien paraître, mais ses yeux dévoraient littéralement Edward et William des yeux. Ces deux personnages étaient pour lui une nouveauté parmi les vautours environnants. Ils n'avaient rien de communs avec eux, et Jules souhaitait connaître mieux ces deux originaux. Voilà peut-être la distraction qu'il attendait, après tout !

    « J'enseigne le droit. Si la compagnie d'un universitaire, et d'un juriste, ne vous importune pas, je me joindrai volontiers à vous. »

    Près d'eux, la baronne s'agitait de nouveau.


Dernière édition par Jules Visconti le Sam 24 Avr - 21:33, édité 1 fois
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Edward Livingston
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Sam 24 Avr - 10:50

    « Sans doute ces douceurs heurteront-elles les langues les plus fines. La mienne est trop sensible. »

    Voilà tout à fait le genre de remarques qui avait le don d’éveiller la curiosité, toujours très présente chez Edward, qui posa un nouveau regard vers cet homme. William, inconsciemment, n’avait pas pu trouver meilleure idée que de vouloir manger une de ces madeleine, une action qui avait permit à Edward d’engager la conversation. Certes, il avait une façon bien à lui d’ouvrir un échange avec une personne qui lui était inconnu, mais tout le monde n’était-il pas libre d’agir comme il l’entend ? Le détective avait remarquer l’homme quelque temps plus tôt, pour s’être éclipsé du reste du groupe un peu loin, pour savoir se débarrasser de la compagnie de certaine personne avec une certaine classe, il fallait bien l’avouer. Alors oui, la madeleine n’était qu’un simple prétexte. Mais cette réponse qu’il venait de faire était des plus intéressante, tant par son contenu que par la façon de dire les choses. Le langage employé n’avait rien de ce que l’on pouvait entendre de nos jours, ce qui arracha un sourire à Edward.

    William décida qu’il serait bon de tester par lui-même, il porta une nouvelle fois sa main en direction de la madeleine, bien décidé à se faire son propre avis en oubliant les frasques de son colocataire. AU moment où il touchait enfin au but, le rire d’une femme monta à ses oreilles. Mais plus que son rire, se fut la demande qu’elle porta au jeune homme qui l’interpella assez pour lâcher la madeleine et se regarder ce qui se passait. De manière tout à fait instinctive, William et Edward se retrouvèrent côte à côte, chacun le regard perplexe sur cette situation. Faisans front, tous deux, pour une raison inconnue, c’est William qui, sans quitter la scène du regard, chuchota doucement à son ami.


    « N’est ce pas la moment ou nous devrions intervenir ? »
    « Certes non, William. »

    Poussé par une certaine curiosité, Edward voulait savoir comment l’homme allait s’y prendre pour repousser cette femme. Car il ne faisait aucun doute que c’est ce qu’il allait faire. Une déduction rapidement faite par la surprise du jeune homme, sa façon de se frotter la nuque, sans parler du regard qu’il portait à cette femme. Un sourire vint s’agrandir sur les lèvres d’Edward quand l’homme commença par un regret, affirmant une certaine diplomatie malgré la situation, continuant quand ce langage qui lui était propre, et fortement appréciable.

    « Je suis déjà fiancé.
    -Oh, c'est terrible … Alors, vous ! Épousez-moi ! »


    Le sourire d’Edward ne dura pas bien longtemps, voilà que cette femme avait décidé de changer de cible. Menaçant de l’embrasser de ses lèvres bien trop rouge, c’est William qui prit le partit d’intervenir pour séparer les deux. Pas qu’il cherche à jouer les grands sauveurs, mais il connaissait très bien Edward et celui-ci n’allait pas hésiter bien longtemps avant de se décider à agir, il pouvait même voir que la canne de son ami le démangeait. Est-ce qu’il était capable de frapper une femme ? Assurément pas, pas dans ces circonstances. Etait-il capable de la repousser ? Absolument, et pas de la manière la plus courtoise que l’on puisse imaginer. Edward avait une notion toute particulière des gens qui pouvaient l’entouré, c’est naturellement que William avait prit le partit de s’interposer mais c’était plus pour aider cette femme, que son colocataire. La baronne avait de la ressource, du moins, l’alcool lui en donnait. Elle cherchait à atteindre son but, sans y parvenir, et laissa une empreinte de lèvre rouge sur le col du costume d’Edward. Aïe. Le détective oublia le monde qui l’entourait, pour porter un regard à cette tâche qu’il détestait déjà, comme toutes les tâches qui puissent exister sur cette planète. Profondément peiné et énervé de cette intrusion néfaste sur sa veste, ne supportant pas être tâché, il prit une grande inspiration en posant un certain regard sur la baronne. Cette dernière se détourna d’eux, pour partir sur une autre cible, laissant un flot de parole coincé dans la gorge de cet cher Edward. William soupira de soulagement en la voyant partir, sachant parfaitement l’aversion de son colocataire pour les tâches.

    « N'ayez pas trop de rancœur à l'égard de la baronne de Neuchwanstein … C'est une femme désespérée, et malheureuse. »

    A l’unissons, les deux hommes relevèrent un regard surpris vers le jeune homme. Edward l’avait oublier pour un court instant, trop absorber par cette horreur rouge tâchant son costume et, William, trop préoccuper par la réaction que pouvait avoir son colocataire. Bien sur il ne ferait pas de massacre, bien que l’ idée fut tentante dans l’esprit du détective, ne serait-ce qu’en songe. Mais tous deux, ayant un interlocuteur réajustèrent leurs tenues pour afficher un flegme qui était propre à leurs origines communes. Ne pas avoir trop de rancœur semblait compliqué en vu de la tâche qu’Edward devait aborder. Toujours avoir une chemise de rechange. Telle était sa pensée avant qu’elle ne soit accaparé par l’homme qui leur faisait face. Il donnait des excuses à cette Baronne, l’avait éconduite de manière tout à fait courtoise, et maintenant, faisait dans la courtoisie. Lui aussi ne semblait pas venir de cette époque. Un serveur arriva, mais du repartir rapidement afin d’offrir un choix plus large. C’est le moment qui fut choisi par l’homme pour se présenter.

    « Nous n'avons pas été présenté. Je suis le professeur Visconti, mais vous pouvez m'appeler Jules, si tel est votre bon plaisir. J'enseigne le droit. Si la compagnie d'un universitaire, et d'un juriste, ne vous importune pas, je me joindrai volontiers à vous. »
    « Visconti ? Un nom qui ne sonne pas vraiment français, non ? »

    D’accord, Edward et sa façon de présenter les choses. William fit rouler ses yeux, un brin exaspérer. Mais pas tant que cela, sûrement une question d’habitude. Finalement les deux étaient parfaitement accordés pour s’entendre, William était celui qui permettait les discussions. Si ça ne tenait qu’à Edward il ne ferait que poser des questions, observer et conclure par sa propre logique –très développer, il était forcé de l’admettre depuis le temps- sans se préoccuper des bonnes manières si cela ne l’enchantait pas plus que cela. Du coup, c’est très rapidement que le médecin reprit le relais, bien plus doué dans les échanges que son colocataire.

    « William Brown, il faut excuser la curiosité de mon ami qui ne semble en avoir oublié ses bonnes manières, n’est ce pas ? » Il posa un regard entendu au détective, qui soupira légèrement.
    « Edward Livingston, j’enseigne les matières scientifiques dans un Institut en ville. »
    « Votre présence ne nous dérange en aucune manière… »
    « … Sauf si vous attiré toutes les femmes qui, trop malheureuse par leur mari, se plonge dans l’alcool ? »

    Le serveur arriva, de nouveau, avec un choix plus large. Edward n’hésita pas une seconde sur le whisky qui lui faisait de l’œil. Boisson qu’il aimait. En fait… Il aimait toutes les boissons pourvus que cela soit fort, mais il ne finissait jamais à sauter sur tout le monde en les demandant en mariage, ou en salissant les affaires des autres. Il aurait dit cette réflexion à voix haute que William se serait empresser de lui dire que non, effectivement il ne faisait pas cela, mais il était obliger de balancer tout ce qu’il comprenait d’une personne dans le but de la mettre mal à l’aise. Une action qui avait pour but, la plus part du temps, de créer un conflit qui lui permettait de se défouler un peu. Heureusement, il ne semblait pas dans cette optique aujourd’hui.
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Jules Visconti
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Sam 24 Avr - 11:53

    « Visconti ? Un nom qui ne sonne pas vraiment français, non ? »

    Le sourire de Jules s'élargit, dévoilant une rangée de dents d'une blancheur suspecte. Provocateur, l'anglais au col maculé d'un rouge frelaté l'était très certainement. Son manque de tact était évident, ce qui contrastait avec sa posture, résolument droite, et le distinguait des autres convives, dont les paroles aseptisées n'avaient ni la fraicheur, ni la teneur des premières qu'il entendait de la bouche de l' « anglais ». La soirée s'annonçait intéressante, et peut-être même Jules en garderait-il un bon souvenir si ses deux interlocuteurs étaient eux-mêmes de bonne compagnie.

    « William Brown, il faut excuser la curiosité de mon ami qui ne semble en avoir oublié ses bonnes manières, n’est ce pas ?
    - Edward Livingston, j’enseigne les matières scientifiques dans un Institut en ville. »


    Professeur chargé des matières scientifiques dans un institut New-Yorkais ? Voilà qui était impressionnant, assurément, compte tenu du très haut niveau exigé des enseignants dans la plupart des établissements d'éducation de la Grande pomme. Jules en savait quelque chose, et il savait également ne tenir sa nomination à l'Université que de ses brillantes études juridiques. Livingston … Ce nom lui était familier, mais il peinait à se rappeler où il l'avait entendu … Avait-il quelque lien avec le génial David Livingstone, explorateur anglais du XIXe siècle que Jules avait rencontré du temps où lui-même y vécut ? C'était probable; mais nullement sûr, car un nom ne signifie rien de plus qu'une appartenance familiale, et n'établit en rien la filiation ancestrale.

    « Votre présence ne nous dérange en aucune manière…
    - … Sauf si vous attirez toutes les femmes qui, trop malheureuse par leur mari, se plongent dans l’alcool ? »


    Un rire moqueur accompagna la réponse de Jules, qui ne tarda pas.

    « N'ayez crainte, mes succès sont toujours mesurés. »

    Mais une faute lui était-elle imputable si, par un curieux hasard, les vieilles femmes ivres trouvaient toujours matière à réclamer sa compagnie ? Ses yeux glissèrent de côté, sur la baronne qui, pour s'amuser, roulait des yeux exorbités sous l'œil contrit d'un serveur qui peinait à faire correctement son travail. Elle les laisserait tranquille pour un moment. Quant le serveur revint, Edward s'empressa de saisir un whisky, et Jules s'amusa silencieusement et intérieurement de cet empressement. Quant à lui, il prit le temps de choisir et jeta finalement son dévolu sur un cocktail fruité et sans alcool. Après tout, son apparent jeune âge était une couverture telle qu'il devait également adopter des manières propres à celui-ci. L'alcool ne l'effrayait pas : il avait survécu à l'absinthe, et au schnaps. Mais il savait également que la mesure était sa meilleure défense. Une attitude trop suspecte eut pu lui coûter cher.

    L'alcool. Bien qu'il bût toujours avec plaisir les bons élixirs du monde entier, Jules n'avait jamais compris cet engouement mondial pour la source d'ivresse. Il connaissait cet état illuminé par un soleil intérieur, cette vraie et brûlante seconde jeunesse que l'homme puise en lui-même, ces voluptés foudroyantes et ces enchantements énervants. Autour de lui d'ailleurs, quelques convives étaient ivres, et devenaient de véritables feux follets dans la grande salle de réception, provocant la colère craintive des organisateurs qui, pour le coup, ne savaient plus où se mettre.


    « Quant à mes origines, elles ne sauraient tromper votre perspicacité. Mon nom n'est rien de plus qu'un nom, n'est-ce pas ? What's in a name? that which we call a rose by any other name would smell as sweet. »

    Au fond de lui, Jules espérant qu'Edward reconnaîtrait les délicieux mots de Shakespeare, tirés de son majestueux ouvrage « Roméo et Juliette ». Qu'est-ce qu'un nom, finalement, si ce n'est l'instrument d'une intellectualisation de l'être ? Symbole majeur de notre incapacité à percevoir l'être, le nom s'attache aux phénomènes, au visible, au manifeste, et ne rend jamais compte de l'essence, de la substance ou de l'âme des choses. Le langage est une magie au service de la compréhension du réel, ni plus ni moins. Le langage, écrit ou parlé, est imprégné de valeurs symboliques : images, idées, émotions, sonorités … dans tout ce qu'il exprime, mais aussi, dans une certaine mesure, dans ce qu'il n'exprime pas. N'est-il pas l'instrument de la Création ? « Au commencement était le Verbe », disent les évangiles. Peu mécontent de lui, Jules espérait que son interlocuteur, en l'entendant citer Shakespeare, comprendrait que le jeune français avait reconnu ses origines britanniques et qu'il ne lui tenait pas rigueur de son impertinence.

    « Vous enseignez les sciences ? Thème intéressant, par les temps troublés qui courent … Où enseignez-vous ? Je connais peut-être cet institut ... »

    Bien sûr, un nom lui venait à l'esprit, mais il préférait poser la question. Jules avait entendu parler de l'Institut XAVIER, et s'était intéressé de près aux problèmes juridiques posés par pareille « école », mais n'avait sur elle que l'œil d'un spectateur prudent et peu friand de ce que les médias sensationnalistes offraient à la foule. De plus, il avait rencontré, il y avait alors longtemps déjà, le professeur Charles Xavier, lors d'une conférence qu'il donna dans une brillante université parisienne. L'homme l'avait beaucoup impressionné, mais c'était là une émotion partagée par beaucoup de ceux qui l'avaient rencontré, vraisemblablement.


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Edward Livingston
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Sam 24 Avr - 15:10

    Edward, bien que ne le semblant pas, guettait la réaction de ce français après qu’il lui eu posé sa première question. Réaction qui se traduisait par un sourire dont les dents, parfaitement visibles, n’avaient rien à avoir avec celles d’une personne qui se négligerait. Point dont le détective ne doutait pas à un seul moment, la tenue de son interlocuteur était impeccable, son langage tout autant, il n’y avait rien qui laissait penser qu’il ne prenait pas soin de lui. Peut être ne se nourrissait-il pas assez à en juger par la maigreur dont il faisait preuve. Mais ce genre de déduction était encore trop hasardeuse pour s’y risquer, surtout après l’avoir vu avaler une madeleine et un autre met de ce buffet qui était à porté de leurs mains. Une maladie ? C’était probable, mais il restait aussi un tas d’autre possibilités comme, par exemple, un attribut génétique. Tout ce qu’il pouvait prendre de ses observations restaient dans un coin de sa tête, jusqu’à ce que plusieurs s’assemblent de manière logiques entre elles pour, finalement, en déduire quelque chose de certain.

    Mais il avait fallu que William, toujours de bon conseils – un trait exaspérant, chez lui -, lui rappelle les bonnes manières. Il s’était donc présenté avec une mauvaise volonté feinte, juste pour énervé un peu son colocataire. Une sorte de jeu qu’ils entretenaient depuis bientôt quatorze ans. Toute fois, Edward n’avait pu s’empêcher de sortir une remarque sur le fait que le français, Jules, serait de bonne compagnie si il n’attirait pas toutes les femmes des environs, un peu trop porté sur l’alcool. Un réflexion qui fut accueilli par un rire tinté de moquerie, ce qui ne manqua pas de faire légèrement sourire Edward.


    « N'ayez crainte, mes succès sont toujours mesurés. »

    C’est naturellement que tous les regards se portèrent sur la baronne qui semblait vouloir se jouer d’un pauvre serveur. Sur le coup, Edward ne savait pas ce qui était le plus amusant : la baronne, ou ce serveur qui tentait de s’en sortir et faire ce qu’on lui demandait le plus correctement possible. C’est le verre de whisky, qui le lâcha de sa contemplation, pendant que William refusait poliment l’offre d’un nouveau verre. L’homme pouvait paraitre très discret et sans intérêt, mais il gardait un véritable rôle, même si aucun des deux ne l’avouait à voix haute. Jules, de son côté, porta son choix sur une boisson dont l’alcool n’était pas présent. Le genre de détail qui pouvait paraitre tellement insignifiant que, bien évidemment, Edward le gara dans un coin de sa tête. Rien ne devait être insignifiant selon lui, même si on ne savait pas quoi faire de certaines informations, elles pouvaient toujours êtres très utile à un moment ou à un autre. Il suffisait juste de savoir se montrer patient.

    « Quant à mes origines, elles ne sauraient tromper votre perspicacité. Mon nom n'est rien de plus qu'un nom, n'est-ce pas ? What's in a name? that which we call a rose by any other name would smell as sweet. »

    Cet homme semblait marqué des points. D’une il parlait de la perspicacité d’Edward, ce qui avait toujours le don de le flatter parce que, si Edward s’estimait à sa propre valeur sans pour autant se surestimer, il était quand même doté d’un certain égo qui, lui, pouvait se montrer démesuré. Mais tout cela ne se traduisait pas sur son visage, bien qu’un très léger sourire avait envie de montrer le bout de son nez. De deux, il citait une réplique écrire par Shakespeare, grand personnage dont les anglais ne pouvaient qu’être fiers. Cependant, Edward était en désaccord avec un point. Un nom n’était pas qu’un nom, il était emprunt à de nombreuses révélations. Rien ne devait être insignifiant. Encore point un nom.

    « Shakespeare était sûrement l’un des plus grands dramaturges de notre pays natal, il maîtrisait incontestablement les formes poétique et littéraire, mais si Roméo et Juliette étaient assez stupide pour croire qu’un nom n’était qu’un nom, ils se trompaient largement. Il suffit de voir leurs fins pour le comprendre. »

    Pour Edward, un nom était une origine, la façon dont les gens le considérait était très importante et en disait beaucoup sur eux. Il était bien loin de considérer que son nom n’était qu’un nom, parce que s’était ses origines et il en était fier. Par contre pour Jules, le nom n’avait pas la moindre importance, citant Shakespeare comme si changer de nom n’était pas un problème. Il garda, une nouvelle fois, cela dans un coin de son esprit comprenant, également, que le français avait mit la main sur sa nature anglaise. Chose qu’il avait confirmer en mettant William dans le lot. Tous deux étaient originaire de cette chère Angleterre, bien qu’ils s’étaient rencontrés sur le territoire américain. Un point qui les avaient rapprochés assez rapidement.

    « Vous enseignez les sciences ? Thème intéressant, par les temps troublés qui courent … Où enseignez-vous ? Je connais peut-être cet institut ... »
    « Thème plus qu’intéressant, selon moi. Sans vouloir offensé votre domaine, cela va de soit. J’enseigne à l’institut Xavier, ou selon les gens, L’institut pour surdoués. »

    Parler du coté surdoué, n’était pas une façon de se faire moussé, bien au contraire. Mais une école n’était pas toujours connu par son simple nom, mais aussi pour sa particularité. Le but n’était donc pas de mettre en avant ses capacités, mais bien d’informer son interlocuteur. Il allait de soit qu’Edward n’allait pas dire qu’il s’agissait, en réalité, d’une école pour mutant. Les circonstances actuelles, comme l’avait si bien défini le français, étaient-elle qu’on ne s’amusait pas à crier sur tous les toits qu’on travaille avec des mutants. Bien que cela ne lui posait pas de problème et qu'il n'en tirait aucune honte, quelques formes qu'elle puisse avoir, il préférait néanmoins rester discret sur ce point.

    « Mais vous connaissez. »

    Sa phrase n'avait absolument pas le ton d'une question, elle demeurait donc une sorte d'affirmation ou il avait peu de chance de se tromper. Pourquoi ? Le fait que l'homme disait peut être connect, le visage qu'il affichait disant qu'il avait déjà un nom en tête. Et Edawrd, restant Edward, il aimait poser quelques affirmations de temps à autre.
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Jules Visconti
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Sam 24 Avr - 17:42



    « Mais vous connaissez.  »

    Evidemment. Tout le monde connaissait l'Institut Xavier, de puis les tragiques événements de novembre 2002. Événements qui, d'ailleurs, avaient découragé Jules de proposer ses services à Charles Xavier en tant que professeur. La communauté mutante en était sortie considérablement affaiblie et ébranlée. Toutefois, le jeune français n'était qu'un spectateur, puisqu'il avait tout intérêt à demeurer à l'écart. Après tout, il avait vécu assez longtemps pour prévoir les ennuis et les tracas. A ce sujet, son flair ne le trompait jamais, et sans être un devin, il est des évidences que les brillants esprits ne peuvent que pressentir. Le fait est que l'Histoire se répète, et qu'apprendre d'elle est le meilleur moyen de se préparer aux soubresauts de l'avenir.

    « En effet. »

    Sa voix se fit plus faible, comme s'il craignait qu'une oreille indiscrète ne l'entendît suggérer ce conseil à son interlocuteur.

    «  Ce conseil n'est sans doute pour vous qu'un rappel, mais … vous ne devriez pas exposer si ouvertement le nom de votre employeur, puisque celui-ci n'est plus vraiment … recommandable. »

    Jules ne craignait pas les provocations. Mais il n'était pas non plus stupide, et redoutait par dessus tout un scandale, alors qu'étaient réunies ce soir plusieurs des plus hautes autorités gouvernementales. Il n'eût guère été surprenant, ce soir-là, de compter parmi les convives un employé de département de la défense, un agent fédéral, ou même un de ces véreux responsables de la solution au problème mutant. Avaient-ils apprécié la musique, ou bien s'étaient-ils contenté d'épier le moindre geste suspect qui aurait trahi le ou les mutants qu'ils captureraient pour les « neutraliser » ? Jules n'aimait pas ces fonctionnaires, ces militaires et ces individus de tous statuts qui offraient leur service à l'extermination pure et simple des mutants. Il réprouvait toutes les formes d'extrémisme.

    Un groupe composé de trois personnes s'approchèrent d'eux et imposèrent leur compagnie nouvelle. Il y avait là un homme gris et bedonnant, qui tenait à la main un verre contenant un liquide brillant et rouge, une dame d'âge mûr couverte de plumes aux couleurs criardes, et un vieillard à l'œil facétieux qui marchait en s'appuyant sur une vieille canne de bois laqué. Jules reconnut immédiatement le vieillard, qui s'avançait vers lui d'un pas décidé.


    « Ah ! Mais qui voilà ! Jules ! Quel plaisir de vous voir !
    - Un plaisir partagé, assurément.
    - J'espérais bien vous voir, mon ami … mais, laissez – moi vous présenter mon frère, William Culling et son épouse, Helena. N'est-elle pas délicieuse ? »


    Jules serra la main du fameux frère, dont il n'avait jamais entendu parler, et s'inclina poliment pour saluer la dame qui répondit en gloussant telle une volaille enragée. Amusé par tant de mondanités obscènes, il enchaîna et présenta les deux anglais qu'il venait justement de rencontrer.

    « C'est un plaisir immense, indubitablement.. Voici les professeurs Edward Livingston et William Brown, qui sont probablement les plus grandes sommités scientifiques présentes à cette réception. »

    Le vieillard parut soudain très intéressé.

    « Ah ! Enfin une compagnie intéressante ! Je te l'avais dit, William !
    - Certes, certes,
    répondit celui-ci d'un ton ennuyé.
    - Alors, dîtes-moi, messieurs, quelles sont les dernières découvertes ?
    -Messieurs,
    dit Jules à l'attention d'Edward et de William, je vous présente le docteur Goldfish, éminent psychanalyste que vous connaissez certainement. »

    La conversation s'engagea ainsi, tout bonnement. Jules écoutait très distraitement, car son attention était, à nouveau, captée par la baronne, dont les comportements continuaient d'amuser les convives assemblées autour d'elle. Elle avait pris pour nouvelle cible un énième serveur, qui ne parvenait pas à se détacher de ses bras qui s'entouraient autour de lui tels les tentacules baveuses d'une grosse pieuvre. Les yeux du jeune français clignèrent quand il observa ce qui suit : l'espace d'un instant, il lui sembla que la peau du jeune serveur devenait diaphane, transparente. Il observa avec d'autant plus d'attention qu'il lui apparut très rapidement qu'il n'était pas le seul que le curieux phénomène interpellait. Le serveur lui-même semblait bien mal à l'aise, et déjà Jules redoutait un scandale. Un mutant osant se montrer à cette soirée ? Cela ferait la une, assurément, et ferait gloser les journalistes avides de nouvelles sensationnelles.

    « Et vous, Jules, qu'en pensez-vous ? »

    Jules ne put répondre, car c'est alors ...

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Edward Livingston
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Dim 25 Avr - 1:29

    « Ce conseil n'est sans doute pour vous qu'un rappel, mais … vous ne devriez pas exposer si ouvertement le nom de votre employeur, puisque celui-ci n'est plus vraiment … recommandable. »

    Edward s'amusa de le voir baisser la voix, apprécia le geste de cette confidence, mais ne comptait pas taire son employeur. Il l'aurais peut être fait si, lui même, avait été mutant. Ce qui n'était assurément pas le cas. Son cerveau était une vaste machine qui tournait, en ébullition, tout au long de la journée mais cela n'avait rien à voir avec un gène quelconque. Il ne se sentait, donc, absolument pas concerné par la menace qui pouvait planer au dessus d'un mutant. Ce qui ne semblait être le cas de cet homme qui lui faisait face. Et c'est peut être à cette pensée, que le détective marqua un léger sourire sur le coin de ses lèvres. Mais il n'eu pas le temps de faire le moindre commentaire que, déjà, un groupe de trois personne arriva, ne laissant guère le choix de les accueillir ou non. Ils s'étaient offerts ce droit d'eux même ce qui, par définition, mettait déjà Edward dans de mauvaises dispositions.

    « Ah ! Mais qui voilà ! Jules ! Quel plaisir de vous voir !
    - Un plaisir partagé, assurément.
    - J'espérais bien vous voir, mon ami … mais, laissez – moi vous présenter mon frère, William Culling et son épouse, Helena. N'est-elle pas délicieuse ? »


    "N'était-elle pas délicieuse", voilà ce que les lèvres d'Edward minait dans un faciès imitateur peu à l'avantage de la personne qui venait de prononcé cette phrase. Bien évidemment, cette imitation était à l'intention de son colocataire et de lui seul, Edward avait fait en sorte de se tourner pour que personne d'autre ne puisse le voir. William, le médecin, hésitait sérieusement entre le rire et la réprimande. Une hésitation qui se transforma en un sourire, alors qu'il ouvrait grand les yeux pour mettre en garde le détective. Mais quand Jules vint à les présenter, les deux amis se tournèrent vers les nouveaux arrivés leurs sourires le plus charmant dessiner sur leurs lèvres, en parfait aristocrate anglais qu'ils pouvait être. Distribuant sourire, une certaine humilité face à la présentation de Jules. Bref leurs éducations se voyaient parfaitement dans ce genre de moment.

    « Ah ! Enfin une compagnie intéressante ! Je te l'avais dit, William !
    - Certes, certes, répondit celui-ci d'un ton ennuyé.
    - Alors, dîtes-moi, messieurs, quelles sont les dernières découvertes ?
    -Messieurs, dit Jules à l'attention d'Edward et de William, je vous présente le docteur Goldfish, éminent psychanalyste que vous connaissez certainement. »


    D’un hochement de tête très poli, Edward et le médecin annonçait un "ravi de vous rencontrer" de manière complètement muette, évitant les poignées de mains qui étaient superflus dans ce genre de circonstance. Et, comme une mécanique bien huilée, c'est le docteur qui entreprit de répondre aux questions du vieil homme. C'est lui qui était le plus apte à faire ce genre de chose, par sa capacité à parler à un public en enrobant comme il se doit tout ce qui doit être dit, tout en restant dans le vague le plus totale. Edward savait le faire, mais le démontrait que très rarement, si bien qu'il laissait cette tâche ingrate à son ami.

    En fait ce qui semblait le plus intéressant c'est l'air absent du français. Curieux, Edward ne mit pas longtemps à tourner son regard dans la même direction que Jules, histoire de savoir ce qui pouvait le poussé à ne plus s'intéresser à la conversation. Il eu bien vite une réponse. La baronne avait prit un autre serveur comme cible, mais se dernier ne semblait pas s'en sortir. Edward fut témoin du même phénomène que le français concernant le serveur, et ils n'étaient pas les seuls. Le serveur lui même ne semblait plus savoir où se mettre, jetant des regards inquiet autour de lui. Un geste qui pouvait tout à fait se comprendre. Edward posa son regard sur l'ensemble des personnes, jusqu'à remarquer un homme chuchotant à l'oreille d'un autre, tout en désignant le serveur mutant, d'un signe de main qui se voulait discret sans vraiment y parvenir. Plissant légèrement les yeux, le détective observa l'homme qui recevait l'information, sa veste un peu trop grande pour lui alors que le reste de son costume était parfaitement ajusté. Ca pouvait paraître débile comme détail, mais il y avait tout lieu de penser que cette veste servait surtout à ne pas montrer la bosse que pourrait créer une arme. Sa coupe de cheveux, bien courte, eu finit d'achever un long cheminement de détails qui ne donnait qu'un sens résultat : Sécurité. Il ne pouvait pas être certain de ce qu’il représentait exactement : sécurité de l’endroit, fédéral, … Mais la chose qui était certaine, c’est que cela n’apportait rien de bon, surtout quand l’homme en question répondit par un hochement de tête et s’apprêtait à traverser la salle pour aller rejoindre le serveur.


    « Et vous, Jules, qu'en pensez-vous ? »
    « Excusez moi, je vous emprunte ceci. »

    Edward venait d’attraper le verre du vieil homme, sans vraiment lui laisser la possibilité de refuser. C’est ce nouveau verre dans une main, sa canne dans l’autre qu’il se dirigea rapidement vers la baronne et le serveur mutant. Arrivé à leur niveau, il glissa ses lèvres près de cette femme dont l’effet de l’alcool était néfaste, pour lui glisser quelques mots. Il lui expliqua brièvement qu’un homme venait de succomber à son charme, et qu’il allait lui montrer de qui il pouvait s’agir, en renversant son verre malencontreusement sur lui. De cette manière elle pourrait l’aborder, en cherchant à l’aider, ce qui provoquerait une situation afin que l’homme soit définitivement combis par les charmes de la Baronne. Cette dame semblait intéressé par ce plan fabuleux, l’alcool aidant sûrement à trouver que c’était une idée de génie.

    Sans attendre d’avantage, Edward parcoura les quelques mètres qui le séparait de cet homme de la sécurité. C’est en arrivant à sa hauteur qu’il renversa la verre, emprunter au vieil homme, sur l’homme. Ce dernier étouffa un juron en regardant l’étendu des dégâts. Relevant un regard assassin vers Edward, il n’eu pas le temps de réagir que le détective se décalait légèrement pour laisser passer la baronne qui se jeta, littéralement, dans les bras de l’homme.

    Dans le même temps, William s’était excusé auprès du groupe d’individu, afin de trouver place auprès du serveur mutant. Il ne lui fallait jamais beaucoup de temps pour réagir quand il voyait Edward partir de cette manière. Quand il vit la baronne se jeter dans les bras de l’homme, tâché par Edward, William assura au serveur mutant que c’était sûrement le moment propice pour lui de partir discrètement.

    L’homme, qui était effectivement de la sécurité des lieux, cherchait à se débarrasser de la baronne, tout en lançant des regards dans la direction du serveur mutant. Ce dernier semblait chercher un moyen de s’éclipser sans trop se faire voir. Et quand l’homme de la sécurité vit le mutant tourner les talons il décida d’agir le plus rapidement possible. Hors de question pour lui de laisser un mutant s’enfuir, il se faisait déjà toute une fierté pour ce genre de prise qu’il pourrait mener au fédéraux, peut être même qu’on lui proposerait une place dans leurs équipes. Il devait absolument attraper ce serveur. Prêt à tout pour cela, il poussa un peu plus violement la baronne, qui se vit faire plusieurs pas en arrière en cherchant à se rattraper. Ce qu’elle pu faire auprès d’un autre homme, manquant de le faire tomber avec elle. L’homme de la sécurité voulu s’empresser de partir dans la direction du serveur mais, à peine eu t-il fait deux pas, qu’il trébucha pour s’écraser sur le sol. La canne d’Edward avait provoqué cela. Le détective n’avait jamais été très soucieux des personnes qui l’entourait, mais il avait un sens de la justice assez prononcer. Et s’en prendre à un serveur mutant, sans raison tout à fait valable était, immanquablement un manque de justice.

    Il suffisait que le serveur mutant puisse passer la porte de sortie, et tout cela passera pour un simple accident. Edward renversant malencontreusement son verre sur l’homme, qui avait finit par attirer la Baronne. Mais l’ayant repoussé violemment, Edward s’était mit en tête de « punir » cette injustice en plaçant son canne de manière à le faire tomber. Voila la version des faits qu’il aurait donné si tout s’arrêta là. Mais le serveur ne pu rejoindre la sortie aussi facilement que cela aurait du…
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Jules Visconti
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Dim 25 Avr - 7:38

    « Excusez moi, je vous emprunte ceci. »

    L'attitude des deux compères britanniques, parfaitement synchrone, fut remarquable. Jules, en spectateur critique, écoutait silencieusement les commentaires du professeur Goldfish, qui s'inquiétait de la « malheureuse maladresse » du professeur Livingston. Sa belle-sœur, en revanche, dont les plumes retombaient impassiblement sur ses épaules busquées, regardait la lointaine cousine la baronne avec un œil outragé, ou peut-être jaloux. Enviait-elle la parfaite exubérance de la vieille femme ivre ? Jules l'aurait parié.

    Autour d'eux, les gens jasaient, et tous les regards étaient désormais concentrés sur le petit groupe que composaient la baronne, l'agent de la sécurité à peine anonyme, et le serveur. Était-il vraiment un mutant ? Était-il vraiment un terroriste ? Quel mauvais coup préparait-il ? Comment avait-il pu pénétrer une institution aussi sélective que le Metropolitan ? C'était à peine croyable, pour les uns. Pour les autres, c'était proprement scandaleux. Mais personne n'osait dire quoi que ce fût, préférant attendre que les événements prissent une tournure plus nette, et plus propice aux commentaires, et aux rumeurs. La rumeur, tel était l'opium de ce peuple d'en haut. Quand l'agent de sécurité trébucha, d'autres se manifestèrent aussitôt pour le relever. Ils n'étaient pas moins de cinq à travailler, sur le dos des contribuables, pour la sécurité de l'élite new-yorkaise, ce soir, de toute évidence menacée par la présence d'un serveur timide et craintif.


    « - Que se passe-t-il, Jules ? demandait le doyen qui s'était rapproché, comme d'autres, pour mieux voir la scène.
    - Je ne suis pas sûr, répondit le français d'une voix volontairement évasive. »


    Phrase utile, car Jules savait pertinemment ce qui se passait, et ce qui allait arrivé. Le jeune serveur, mutant ou non, allait être arrêté et placé en détention. Ce n'était qu'après que les autorités s'interrogeraient sur sa nature humaine ou mutante – toute l'ironie d'un système pénal très arbitraire, et très efficace. Les événements de cet acabit n'était certes pas nouveau, et s'était même multipliés considérablement depuis que la menace terroriste planait sur le monde entier. En effet, aux appels incessants d'Erik Lehnsherr au rassemblement et à la violence, la réponse des gouvernements se révélaient éminemment disproportionnées, comme en témoignait ce soir le peu d'attachement aux procédures d'arrestation de droit commun que les agents de sécurité ne comptaient pas respecter. Jules se demandait toutefois s'il n'était pas de son devoir, en tant que juriste averti et nouvellement citoyen américain, de s'interposer entre l'oppresseur, et l'oppressé. Malheureusement, il n'eut pas le temps de mener à terme sa réflexion, car déjà un nouvel incident venait colorer la soirée.

    En effet, dans un court moment de faible lucidité ou de franc délire, la baronne émit un cri parfaitement disgracieux, à la manière de ces oiseaux majestueux mais criards des régions tempérées. Le serveur, croyant profiter de ce que tous les regards s'étaient tournés vers la vieille folle, courut vers les portes battantes qui menaient aux cuisines d'où partaient et repartaient les victuailles venues du monde entier pour rassasier les invités de ce soir. La malchance était avec lui, car il percuta de plein fouet le ventre gros et gras d'un haut secrétaire d'État qui tomba en hurlant lui-même :


    « A l'aide ! Le mutant m'agresse !»

    La situation devint risible. La femme du secrétaire, s'essayant à jouer les héroïnes, saisit son sac à deux mains et s'en servit comme d'une massue pour attaquer le serveur, qui évita le coup d'un brusque recul qui le fit chavirer par dessus le buffet. Un inspecteur général des finances, faisant preuve d'un zèle exemplaire, se jeta sur lui dans l'espoir de le maîtriser, mais, erreur habituelle, il calcula mal son affaire, et tomba à la renverse sur les tables qui se fracassèrent sous lui dans un vacarme retentissant. Aux côtés de Jules, le doyen ne dissimulait plus son fou rire.

    Mais déjà le serveur se relevait, entraînant avec lui un nouveau chaos. Les convives couraient désormais en tout sens : certaines cherchaient à prêter main forte aux agents de la sécurité ; d'autres cherchaient à fuir la cohue. Une bagarre triviale éclata même, quand on crut détecter parmi un groupe la présence d'un autre mutant.


    « Nous devrions reculer, monsieur le doyen … les violences arrivent de notre côté. »

    Mais déjà le groupe dont Jules faisait partie était happé par le flot des convives hirsutes et pugnaces. A la surprise générale de tous ses collègues, le doyen sut se débattre avec force et courage, mais il fut rapidement étalé sur le sol à se chamailler avec le professeur Goldfish sans trop savoir pourquoi. Jules, quant à lui, s'extirpa non sans mal de la masse, observant sans rire désormais une situation qui dégénérait et menaçait d'empirer encore. William était à sa droite, et le jeune français posa sur ses épaules une main ferme pour attirer l'attention de celui-ci.

    « Il est préférable de partir dès maintenant. « My kingdom for a horse », n'est-ce pas ? »

    Jules entendit à peine la réponse du médecin britannique, mais il était lui-même bien décidé à partir. Les autorités n'en resteraient pas là et en plus d'arrêter le serveur, elles arrêteraient tous ceux qui, présents à cette soirée, seraient susceptibles d'avoir facilité ou tenté de faciliter la fuite d'un mutant prétendu renégat. Mais parmi la foule, le fameux serveur, dont les journaux parleraient copieusement dans un futur proche, courait péniblement ...


Dernière édition par Jules Visconti le Dim 25 Avr - 18:32, édité 1 fois
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Edward Livingston
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Dim 25 Avr - 17:48

    L’agent de sécurité au sol, Edward fit quelques pas en arrière afin de laisser à certains invités le loisir d’aider l’homme à se relever. Bien que trop de personne, au nombre de cinq, essayaient de le relever ce qui, immanquablement, rendait la tâche encore plus ardue, ce qui fit sourire le détective avant qu’il ne dérive son regard sur le médecin. Ce dernier comprenant parfaitement de son colocataire fit un discret signe de main dans une direction, c’est de cette manière qu’Edward trouva le serveur parmi le reste de cette foule. Il ne lâcha pas le serveur du regard, encore moins quand la baronne se mise à hurler - il était toujours plus intéressant de ne pas regarder la source d’un bruit retentissant, mais le faciès et les actions des personnes se trouvant autour -, ce qui lui permit de voir le serveur tenter de faire sa sortie. Une sortie qui ne se passa pas de la meilleure façon qu’il soit.

    Une suite d’évènements se produisait sous les yeux d’Edward et de William, bien que les deux hommes ne soient pas côte à côté. Après que le buffet fut renversé, que l’inspecteur des finances soit étalé sur une rangé de table, le serveur trouva le moyen de se redresser. L’agent de sécurité était déjà, maintenant, debout et comptait bien trouver justice dans la vengeance. Une personne lui avait enlevé tout espoir d’enlever un mutant de cette réception sans le moindre chaos. Il avait déjà tellement imaginé les éloges sur son action, maintenant il se ferait taper sur les doigts pour ne pas avoir su gérer cette affaire dans la confidence la plus stricte. Il convenait donc de faire entendre son mécontentement de la manière la plus utile qu’il connaissait : les coups. Il arriva, donc, par derrière Edward, le poing levé, dans l’agréable optique de l’attaquer par surprise. Qui s’inquiéterait de son action dans cette cohue générale ? En réalité, il y avait bien une personne qui s’en inquiétait, William, qui en le voyant se relever s’était déplacer pour se trouver derrière l’agent de sécurité. C’est au moment où se dernier allait frapper que William lui écrasa un verre sur le haut de la tête, emprunter pour le besoin de son opération, avant que l’agent ne s’écroule une nouvelle fois au sol. Le bruit qu’il occasionna fit faire un volt face au détective qui comprit rapidement ce qui venait de se passer.


    « Ne saurez vous jamais surveiller vos arrières ? » Lança William dans un sourire à son colocataire.
    « A quel fin, je vous pris ? Vu que vous êtes là ! »

    D’un sourire commun, les deux hommes se retrouvèrent rapidement dos à dos, sans avoir besoin de se concerter. Tout comme le fait qu’ils étaient d’accord sur un point : sortir le serveur d’ici. Pourquoi un tel sens du sacrifice ? Aucune idée, ils se devaient de le faire, sûrement parce qu’Edward l’avait décidé. William avait toujours eu une confiance aveugle dans les choix de ce genre de son ami de longue date. Cependant, le médecin savait que la situation était en train de plaire au détective, qui ne perdait jamais une occasion pour se battre comme un chiffonnier. Il soupçonnait même d’avoir choisi cette technique d’approche volontairement afin de voir les choses dégénérées. Edward n’avait jamais été une personne de sortable dans ce genre d’univers qu’il aimait voir finir dans un chaos pas possible, que ce soit par coup de poing, ou par paroles embarrassantes – mais vraies – qu’il aurait distribuer à tour de bras.

    « J’ose espérer que vous avez une très bonne excuse pour cela. »
    « Voyons, William, je m’offusquerais presque de ce manque de confiance. »
    « C’est bien ce qui me semblait. »

    William quitta le dos de son colocataire pour se mettre en marche vers le serveur. Chemin qui ne fut pas des plus aisé, éviter les personnes qui se sautaient dessus pour une raison inconnue, contourner les autres qui hurlaient en cherchant la sortie, et feindre de ne pas entendre ce qui s’indignait tout en demandant à ce qu’on appel les autorités compétentes. Il arriva tout de même à son point de départ, celui ou il se trouvait avant que tout cela ne commence. Se stoppant là, il chercha le serveur du regard pendant une petite minute, jsuqu’à ce qu’une main se pose sur son épaule. Se tournant sur sa gauche il remarqua le français.

    « Il est préférable de partir dès maintenant. « My kingdom for a horse », n'est-ce pas ?

    William répondit par un sourire pour cette nouvelle citation de cet écrivain anglais mondialement connu, tirer des paroles de Richard II. Un sourire qui fut suivit d’un hochement de tête, bien qu’il ne pouvait pas partir sans Edward. Et, ce dernier, ne prendrait pas la décision de partir sans que le serveur soit dehors. Bien évidemment, au lieu de le sortir, il préférait se battre quelque peu, distribuant ses coups de cannes avec une dextérité impressionnante tandis qu’un large sourire étirait ses lèvres. Lâchant son colocataire du regard, il finit enfin par voir le serveur qui courait dans une direction, non loin de lui. William expliqua brièvement qu’ils seraient dehors dans moins de trois minutes, mais il ne fut pas convaincu que ces mots furent compris. Ne lâchant pas ce flegme qui lui donnait l’impression de ne pas être impacter par ce qui se passait, il allait rejoindre le serveur, qui fut disposer à le suivre. Direction la porte de sortie, mais avant cela William lâcha un sifflement assez caractéristique qui arriva à faire relever la tête d’Edward, qui se mit en marche pour le rejoindre. Se frayer un chemin était presque d’une facilité déconcertante quand on savait se servir de sa canne de combat, et ils arrivèrent finalement à la porte de sortie.

    Porte qu’ils prirent sans hésiter, se retrouvant bientôt à l’air libre. Le serveur ne se fit pas prier, lâcha une sorte de remerciement et partie en courant à travers les rues de ce quartier. Au loin on pouvait commencer à voir des gyrophares bleus se refléter sur les murs. Les autorités seraient là dans peu de temps. Mais pour l’heure, les deux hommes – d’un même mouvement – réajustait leurs couvres chef, sans sembler être inquiéter. Sûrement ce flegme anglais qu’ils avaient jusqu’aux bouts des ongles. Frottant sur la tache rouge, souvenir de la baronne, sur son col, Edward leva les yeux aux cieux cherchant à y trouver une étoile ou deux qui restaient caché par trop de luminosité dans cette ville.


    « Dommage, j’aurais bien discuté un peu plus avec ce français. Pourquoi faut-il que ce genre de soirée dégénère ? »
    « On se le demande ! » Répondit William en ajustant son costume, dans un sourire discret.
    « Je crois que l’on devrais retourner à l’intérieur pour aller chercher le français… »

    Dos à la porte, ils ne purent voir qui sortait également de ce buffet qui s’était fini dans une scène chaotique mais appréciable, selon le détective.
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Jules Visconti
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Dim 25 Avr - 20:07

    « Je crois que l’on devrais retourner à l’intérieur pour aller chercher le français… »

    Jules arriva peu après derrière eux.

    « Votre diligence me touche, mais il est inutile de vous inquiétez davantage. Je suis là.»

    D'un œil fugitif, il suivit l'ombre du jeune serveur mutant qui s'enfuyait, ombre qui se fondit bientôt avec celles autrement plus ténébreuses de la ville. La nuit était noire, ce soir-là. Sans doute le jeune mutant allait-il rentrer chez lui, rassembler ses affaires et partir se cacher quelque part. Était-il bien sûr de retourner à son domicile, toutefois ? L'information avait sans doute déjà circulé, et le mutant était probablement déjà fiché sur les listes noires des autorités. L'espace d'un instant, Jules croisa le regard du professeur Livingston, et nul doute que celui-ci perçut dans les yeux clairs du français toute la gratitude respectueuse qu'il lui témoignait en silence, parce qu'il admirait la noblesse d'esprit dont il avait fait preuve à l'égard. Les mots de La Fontaine lui revinrent à l'esprit : il faut autant qu'on peut obliger tout le monde ; on a souvent besoin d'un plus petit que soi. Nul doute que le jeune serveur, l'occasion venant, exprimerait sa reconnaissance aux deux britanniques qui lui sauvèrent la vie ce soir. Mais Jules n'eut nullement le temps de s'attendrir et de chanter les mérites des messieurs Brown et Livingston.

    Autour d'eux, les convives quittaient la réception par petits groupes, à pas pressés, l'air visiblement choqué. En effet, un incendie s'était déclaré à l'intérieur. Les cheveux de la baronne en étaient d'ailleurs tout fraichement roussis. Finalement, le lynchage avorté du jeune serveur, qui avait dégénéré en une chaotique bagarre, n'était qu'un événement insignifiant comparé au grand événement que de brillants esprits avaient ourdi dans l'ombre et qui se manifestait à présent. Des terroristes, masqués et armés, avaient pénétré la réception du Metropolitan et semaient la pagaille désormais à l'intérieur comme à l'extérieur. Il n'y avait là nulle cible précise, nulle action concertée, mais seulement des actes de pur vandalisme, de pur brigandage, accomplis dans la plus totale anarchie. Ils étaient trois, vêtus de grands manteaux noirs, et masqués d'une étole de la même sombre couleur.

    Des mutants ? Probablement pas. Ils ne faisaient la démonstration d'aucune aptitude surnaturelle, pour le moment au moins. Ils étaient chichement armés, mais en dépit de leur infériorité numérique et du chaos de leur pitoyable organisation, ils répandaient la terreur parmi les invités qui fuyaient au dehors et gênaient de ce fait le travail des autorités et des agents de sécurité qui semblaient bien impuissants à rien empêcher. C'est alors qu'une détonation assourdissante retentit, le souffle de l'explosion projetant les quelques personnes proches de la grande entrée du Metropolitan à une petite dizaine de mètre. Jules retomba lourdement sur le sol. Il avait vu pire, dans sa vie, mais il ne put réprimer sa douleur et son exaspération. D'une part, son front saignait, d'autre part, ses belles chaussures étaient rayées. S'il n'avait été de bonne éducation, il aurait cherché vengeance auprès des terroristes, qui apparurent alors sur le parvis de l'Opéra.

    Ainsi, ils avaient préparé leur coup. Plutôt astucieux, car l'événement relatif au serveur laissait croire que l'explosion était le fait d'un ou de plusieurs mutants, ce qui ferait le pain et le beurre de la presse à sensation comme de la presse sérieuse. Jules se releva péniblement, jetant un œil inquiet en direction des professeurs Livingston et Brown, mais ceux-ci semblaient affairer ailleurs. Lui-même fut bientôt occupé, car la baronne, qui avait mystérieusement retrouvé toute sa lucidité, arrivait vers lui en agitant son cellulaire d'une main potelée.


    « - Vous saignez ! Ne vous inquiétez pas ! La police, les pompiers, les urgences, et même l'armée arrive !
    - Comment cela ?
    - J'ai prévenu mon mari, qui travaille aux bureaux du gouvernement. Il va faire le nécessaire dans l'instant. Regardez, regardez ! Ah ! Voilà la police ! »


    Elle ne semblait plus si lucide, à la voir s'agiter comme une guenon trapéziste pour saluer l'arrivée des forces de l'ordre. Quelle sotte ! D'une part, elle était veuve. Et d'autre part, la police n'arrivait pas. On entendit des sirènes au loin, mais à l'instant même, plusieurs explosions ravagèrent le théâtre Vivian Beaumont et l'Avery Fisher Hall. D'autres terroristes firent leur apparition, mais il était difficile de les distinguer parmi la foule des convives, passants ou badauds qui hurlaient en tout sens, cherchant à fuir la menace des flammes et des fumées noires qui obscurcissaient la nuit. Jules perdait patience mais gardait un calme séculaire, typiquement français. Il porta la main à son front. La plaie était superficielle, mais elle saignait encore. Il retrouva William Brown, qui gardait son impassible flegme en dépit de la circonstance particulière.

    « Fuyez, fuyez ! »

    Jules ne sut reconnaître la voix de cet homme qui semblait parfaitement effrayé.

    « Cher ami, je prends congé de la cérémonie. Si vous voulez me suivre … »

    D'un subtil geste de la main, il fit comprendre à son interlocuteur qu'il connaissait un moyen d'échapper aux terroristes comme aux murs de flamme qui les séparait de l'extérieur.

    « Toutefois, si vous souhaitez profiter des dernières … festivités, je vous prie de croire que ce fut pour moi un plaisir de vous rencontrer. Mes amitiés à votre ami ! »

    Et sans plus attendre, Jules prit la direction de l'entrée des artistes, que les flammes épargnaient, et qui permettaient de rentrer dans le Metropolitan ...




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Edward Livingston
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Dim 25 Avr - 21:38

    « Votre diligence me touche, mais il est inutile de vous inquiétez davantage. Je suis là. »

    Edward et William se retournèrent comme un seul homme en entendant ses paroles. William souriant de le voir sortie de cet endroit, Edward souriant par cette arrivée se faisant dans un timing parfait. Mais aucun des deux n’eurent le temps de dire quoique ce soit, Edward avait bien eu le loisir de croiser le regard du français laissant entendre muettement une gratitude face à ce qui venait de se passer. Le détective avait une réplique toute trouver pour se décrédibiliser, pour dire qu’il avait cela dans son propre intérêt, mais sûrement pas pour aider le serveur mutant. Si Edward avait soif de justice –lui-même estimant ce qu’il l’est ou ne l’est pas-, il n’aimait pas en faire la promotion d’une manière ou d’une autre. Même lors de ses enquêtes avec la police, il aimait se mettre en scène pour donner les solutions et le fin mot de l’histoire, mais il laissait aux agents tous les lauriers de la gloire devant les médias, ne souhaitant pas être sur le devant de la scène. Ses nouveaux clients se faisaient de bouche à oreille, mais il ne voulait pas être la cible de personne ayant croisé son nom dans un journal où à la télé. C’était le même principe ce soir, devant ce regard exprimant une certaine gratitude. Il ne voulait pas admettre qu’il l’avait fait pour aider mais, il n’eu pas le temps de sortir sa réplique. Une détonation, et toutes les personnes devant l’entrée volèrent sur quelques mètres.

    Les trois hommes n’échappèrent pas à la règle.

    Au sol, Livingston prit appuie sur ses deux mains pour se relever, une douleur aiguë au niveau de la tempe droite, dont une main bardouillé de rouge il assura qu’il saignait. Se relevant de tout son corps, il fit mine de ne pas faire attention à cette douleur et lissa les plis de sa veste comme si de rien n’était. Ce genre de comportement pouvait surprendre à côté de tous les cris de douleurs et de peur qui lui remontait aux oreilles. D’ailleurs, l’une d’elle ne semblait pas entendre aussi bien que sa jumelle, voilà qui était fâcheux. Quoiqu’il en soit, c’était ce qu’on définissait comme être du flegme. Le monde pouvait s’écrouler, qu’il ne garderait pas de grandes émotions sur le visage, qu’il serait encore capable de siroter un thé de la manière le plus tranquille qu’il soit. Dommage qu’il n’est pas une tasse à porter de main. Mais c’est assez vite que son regard se porta autour de lui à la recherche de son colocataire, et un sourire –qui causa une légère douleur- apparu quand il vit le docteur attraper son couvre chef pour le replacer sur sa tête.

    Une fois s’être assuré que son ami se portait bien, malgré une blessure qui semblait le faire boiter légèrement, Livingston posa son regard sur le bâtiment qu’ils avaient quitté au bon moment. Une foule de personne courait dans tous les sens, affolé, terrorisé. Les cris provoquaient une désagréable sensation dans l’oreille droite d’Edward, mais il aurait tout le loisir de voir cela avec William à un autre moment. Après tout, il n’avait pas besoin de son oreille droite pour observer, pour chercher à comprendre ce qui se passait. Tout était presque trop parfait. Le fait que les gens soient témoins qu’un mutant était présent, l’arrivée des terroristes, l’attentat. Cela ferait la une dès le lendemain. Les mutants, encore eux, attaquent un lieu sacré dont plusieurs personnes confirme qu’il s’agissait de mutant. Il y avait pourtant quelque chose qui ne collait pas. Sans arriver à mettre la main dessus, il tourna sur lui-même détaillant chaque personne qui se trouvait dans son champ visuel, pensant ses lèvres de cette manière si caractéristique sui semblait vouloir dire qu’il réfléchissait.

    Edward et la réflexion c’était toute une histoire d’amour, si bien qu’il ne semblait pas entendre les autres détonations, du moins il n’y prêta pas la moindre attention. Un détail lui échappait, il l’avait dans un coin de son cerveau, en était persuadé, mais était incapable de mettre la main dessus. Ce qui avait le don de le chiffonner profondément. Pas pour rien que la partie réflexion d’une enquête se passait toujours chez lui, dans un état végétatif avec une bouteille d’alcool, pouvant rester affaler trois jours d’affiler sur son canapé pour ne faire fonctionner que son cerveau, et rien d’autre.

    De son côté, William s’apprêta à aller le chercher, ne voulant pas rester dans la ligne de mire de terroriste et de la police quand elle se déciderait à venir. Mais au moment ou il allait se décider, dans un soupir, une voix lui fit arrêter tous mouvements en préparation. La voix du français, il commençait à pouvoir la reconnaître à travers tous les cris que l’on pouvait entendre, et toutes cette agitations qui créait un univers de crainte palpable.


    « Cher ami, je prends congé de la cérémonie. Si vous voulez me suivre … Toutefois, si vous souhaitez profiter des dernières … festivités, je vous prie de croire que ce fut pour moi un plaisir de vous rencontrer. Mes amitiés à votre ami ! »

    Il n’attendit pas la réponse, mais semblait savoir ou aller, une occasion à ne pas manquer. Une fois de plus William émit ce sifflement si caractéristique qui avait le don de faire sortir Edward de toutes activités. C’était d’ailleurs sûrement le seul à savoir faire ce genre de chose avec autant de facilité. S’en était presque énervant, quand on y réfléchissait bien, surtout du point de vue d’Edward. Cependant il releva la tête vers le médecin et, au signe qu’il lui avait fait, il comprit qu’il fallait partir. A regret, après un dernier regard sur l’ensemble des personnes, Edward alla rejoindre son ami pour prendre la même direction que Jules.

    « Vous êtes dans un état déplorable, William. »
    « Mais au moins je n’ai pas de traces de rouges à lèvres grotesque sur mon col »
    « Ne soyez pas jaloux parce qu’elle a jeté son dévolu sur, presque, tous les hommes de cette soirée, sauf de vous »

    William fut forcé de cacher le sourire qui pointait sur ses lèvres, sous peine de donner plus de raison à Edward de le charrier à son propos. Bien évidemment, il allait de soit qu’il n’était absolument pas vexé de ne pas être l’objet du dévolu de la Baronne… Peut être ne l’avait-elle pas vraiment regardé, c’est tout. Pourquoi être vexé ? La cadence n’était pas rapide du côté des deux anglais, à cause de William et de sa jambe gauche qui semblait être blessé. Bien qu’il ne s’en plaignit en aucune manière, il était apparu naturel à Edward de ralentir, sans pour autant le dire à voix haute. Il y a des accords muets qui doivent le rester. William s’en voudrait de le ralentir. Edward s’en voudrait d’aggraver la blessure du médecin.

    Ils arrivèrent bientôt dans l’entrée emprunter par Jules, ce dernier devant eux, remarqua bien vite leur présence et fut contraint de ralentir l’allure pour rester à leurs côtés. William sembla s’excuser par un regard auprès du français, mais il faisait de son mieux pour marcher à un rythme correct, sans exprimer la moindre douleur ou plainte. D’ailleurs, ne prêtant pas attention à sa propre jambe c’est, tout en continuant de marcher par le chemin que connaissait le français, qu’il décida de s’inquiéter pour leur nouveau guide « touristique ».


    « Votre tête, comment ça va ? Pas de vertige ou de douleurs particulière ? »
    « « La douleur qui se tait n’en est que plus funeste » »

    Les mots avaient été dit en français, citant Jean Racine. Si Edward avait voulu faire un clin d’œil pour les référence que le français avait su faire, il voulait aussi l’encourager à dire si il avait un mal quelconque. Après tout, William était plutôt doué dans son domaine. Tout comme Edward l’était dans le sien. Et c’est pour ça qu’il reprit bien vite le cours de ses réflexions, dans un murmure adressé à lui-même, mais qui devait quand même se faire entendre. Par bride, au minimum.

    « Le serveur n’était pas dans le coup, c’est une certitude, pourtant quelqu’un de l’intérieur l’était. Tout était bien trop calculé pour qu’on les accuse. Pourquoi est ce que cela ne me revient pas ! »

    La dernière phrase était peut être un peu plus forte que les autres, alors qu’il suivait machinalement l’orientation de ce petit groupe dans un endroit qui lui était inconnu. Il se remit à refaire son typique pincement de lèvres entre elles, rien n’était plus énervant que d’avoir la solution à porter de neurone et de ne pas pouvoir s’en servir.
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Jules Visconti
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Lun 26 Avr - 6:47



    « Votre tête, comment ça va ? Pas de vertige ou de douleurs particulière ? »
    « « La douleur qui se tait n’en est que plus funeste » »



    Touché par la sollicitude du médecin, Jules n'en fut pas moins très agréablement surpris d'entendre Edward citer Racine dans un français parfait, en dépit des circonstances terribles. Jules connaissait très bien Andromaque, la tragédie de Jean Racine qui avait fait son succès et lui avait assuré une place dans le champ étoilé de la postérité.

    « Ne vous inquiétez pas. C'est une blessure superficielle.»

    Il en avait vu d'autres, bien d'autres ! N'avait-il pas manqué de mourir noyé dans une cage à marée sous l'œil impitoyablement moqueur d'un mignon petit crabe ? N'avait-il pas manqué de périr immolé sur un bucher, sous l'œil avide d'une foule accusatrice ? N'avait-il pas manqué de mourir ébouillanté, soumis à la vindicte superstitieuse de la plèbe ? N'avait-il pas, enfin, essuyé les complots sournois de mystérieux assassins ? Qu'était-ce alors qu'une petite plaie ? Un éclat noir sur son visage de marbre, rien de plus.

    « Suivez-moi. Les coulisses du Metropolitan sont un vaste labyrinthe où il est aisé de se perdre. J'en sais quelque chose !»

    En effet, il s'y était perdu à de nombreuses reprises, du temps où il y avait travaillé comme violoniste. Lointain passé que celui-ci ! Edward, Jules et William marchèrent à une allure soutenue jusqu'à atteindre les loges, qu'ils n'eurent guère le temps de visiter. Celles-ci, du reste, étaient désertes, si bien qu'elles ne présentaient plus grand intérêt. Des loges, Jules conduisit leurs pas jusque dans les coulisses, sous la salle de concert, qui composaient un vaste et sinueux réseau de couloirs s'enfonçant dans les entrailles de l'opéra.

    « « Pourquoi est ce que cela ne me revient pas ! » »

    Jules ne sut dire si cette phrase était mesurée ou non, mais il lui parut clair qu'elle n'était adressée à personne en particulier, aussi il n'osa y répondre, ne voulant pas déranger le professeur Livingston avec de sottes questions qui auraient perturbé le cours de sa réflexion. Il connaissait le chemin, et ses pas le menaient tout naturellement à destination. Combien de fois avait-il emprunté ces couloirs, dans le but d'échapper à une troupe de musiciens trop envahissantes, ou à un directeur trop exigeant, ou à des admirateurs trop audacieux ? Il l'ignorait lui-même, car il y avit bien longtemps qu'il n'avait joué pour le public new-yorkais. Les temps changent, dit-on.

    « Venez, il faut tourner ici. »

    D'une main, le jeune français pressait un large mouchoir de tissu contre son front. La plaie, déjà, n'était plus menaçante. Loin au-dessus d'eux, des bruits diffus et sourds leur parvenaient, écho terrible du vacarme et du chaos qui se disputaient les devants de la scène, à la surface. La soirée, finalement, avait été, en plus d'être musicalement réussite, socialement explosive ! Jules s'en divertissait, mais il n'en demeurait pas moins contrarié par ces événements qui le poussaient à fuir tel un lapin dans son terrier. Non qu'il fût brave, mais il était curieux, et eût aimé pour assister en témoin privilégié aux scènes qui continuaient de donner, à la surface, un spectacle particulier. Point d'orgueil ni de courage dans sa contrariété, mais une simple curiosité qu'il devait museler.

    « Ces terroristes semblent être de première catégorie. Il est difficile de croire que cette vaste farce n'ait pas été dûment préparée. Qu'en dîtes-vous ? »

    La question s'adressait indifféremment à Edward comme à William, mais le premier semblait préoccupé par des pensées éminemment prenantes, et Jules ne souhaitait pas le déranger. Il aurait pu, pour chercher à détendre l'atmosphère, par exemple, leur demander ce qu'ils avaient pensé de la représentation, de la musique, pour continuer sur des banalités affligeantes de frivolité, mais l'humeur ne s'y prêtait pas. Jules et les deux compères avaient à présent quitter le réseau tentaculaire des coulisses pour pénétrer les caves souterraines du Metropolitan, dont la plupart servait à entreposer moult affaires : costumes, archives, instruments, documents, babioles et autres bizarreries se trouvaient là méticuleusement rangés, dressant autour d'eux des murs multiples et de longs rayonnages.

    Ce labyrinthe n'effrayait pas le jeune homme, qui savait pertinemment où il devait aller pour quitter le ventre de l'opéra.


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Edward Livingston
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Lun 26 Avr - 18:42

    « Ne vous inquiétez pas. C'est une blessure superficielle.»

    William, médecin dans l’âme, avait toujours une tendance à prévenir, plutôt que guérir. Cependant, il n’allait pas aller contre la réponse du français qui disait que cela n’était que superficiel, l’heure n’était pas à l’insistance. La tête était une partie du corps qui saignait beaucoup, les gens avaient tendance à s’inquiéter pour pas grand-chose en temps normal, mais il fallait tout de même faire attention. Comme le fait qu’il avait très bien remarquer le sang qui s’échappait de la tempe droite de son colocataire et cette tête très légèrement tendue vers la gauche quand William lui avait parler. Une attitude qu’il n’aurait jamais été capable de voir chez une autre personne, contrairement à Edward, mais il le connaissait bien trop pour savoir que cela n’était pas normal. Le détective semblait ne pas entendre si bien de l’oreille droite, et cherchait à se concentrer avec la gauche quand on lui parlait. Si William n’avait rien dit, c’est parce qu’il savait qu’Edward n’en ferait qu’à sa tête jusqu’à ce qu’il comprenne ce qui lui échappait.

    D’ailleurs la chose semblait être comprise par Jules, qui ne chercha pas à parler à Edward de manière directe. Le cerveau du détective avait quelque chose de formidable, si il semblait être absent et en pleine réflexion, il ne passa pas à côté des informations que donnait Jules. Ceci ci parla du labyrinthe que pouvait être cet endroit, de la facilité de s’y perdre tout en sachant de quoi il parlait. Les deux hommes suivirent le français à travers ce dédale de couloirs, de pièce, dont Edward ne prit pas conscience directement, tout se mettait dans un coin de son cerveau.


    « Ces terroristes semblent être de première catégorie. Il est difficile de croire que cette vaste farce n'ait pas été dûment préparée. Qu'en dîtes-vous ? »
    « Assurément » Lâcha Edward d’une voix un peu trop sèche.
    « Ne prenez pas le ton pour vous, quand il se met à réfléchir de la sorte il à toujours une tendance à être un peu grognon »
    « Ce qui ne m’empêche pas t’entendre, William ! »

    Edward assura un sourire sur le coin de ses lèvres, mais s’excusa d’un regard auprès de Jules pour le comportement de son colocataire un peu trop bourru. Si le médecin avait l’habitude de ce genre de réaction, cela pouvait créer différente réaction chez autrui. Une raison suffisante pour se permettre de clarifier les choses. Mais c’est très rapidement que le détective redressa la tête, quittant son pincement de lèvres si caractéristique.

    « C’est ça ! »

    Il lâcha cette phrase comme si c’était une évidence même, si tout le monde devait comprendre ce qu’il venait de dire, ou le cheminement qui venait de se passer dans un coin de sa tête sur le trajet qu’il venait de parcourir. Cependant il lui manquait encore une chose et, c’est pour cette raison, qu’il porta son intention sur le français.

    « Comment s’appelait l’homme avec une rose blanche à la poche de sa veste, qui était dans le petit groupe de juriste que vous avez quitté rapidement ? »

    Dans le groupe en question, l’homme avait été le seul à avoir cette fleur accrochée, Edward espérait juste que Jules avait remarquer ce détail. Il reprit presque aussi vite pour expliquer les raisons de cette question.

    « Vous avez raison sur le fait que tout cela à été préparer, cela tombe vraiment trop bien pour qu’on puisse accusé les mutants d’être à la tête de cette idée. Mais le serveur n’y était pour rien, c’était juste un évènement non prévu, cependant les terroristes avaient une personne avec eux, à l’intérieur, et cette personne ce trouve être cet homme. »

    Alors, bien évidemment, on pouvait penser que cette théorie sortait de nulle part, qu’elle n’était que le fruit d’un hasard sortit tout droit de sa tête. William, cependant, ne douta pas des paroles qui venaient d’être dites. Il s’interrogea sur le cheminement, mais n’en dit rien sachant pertinemment que le raisonnement qu’Edward avait suivit tomberait à un moment ou à un autre, cela fonctionnait toujours de cette manière avec Edward. Il donnait les solutions, expliquaient le cheminement plus tard, ou jamais selon les personnes avec qui il se trouvait. En réalité il ne donnait son raisonnement que quand il était certain que la personne d’en face suivrait son raisonnement sans avoir à poser des questions toutes les deux secondes. De toute façon il ne donnait jamais l’intégralité de toutes ses pensées, mais s’arrêtait aux grandes lignes. A croire que son cerveau n’était pas des plus facile à suivre si il devait tout expliquer de A à Z.
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Jules Visconti
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Lun 26 Avr - 21:28


    « « Comment s’appelait l’homme avec une rose blanche à la poche de sa veste, qui était dans le petit groupe de juristes que vous avez quitté rapidement ? » »

    Jules s'en souvenait très bien. Il n'avait pour cet homme fielleux et fourbe aucune sympathie. Originaire d'une famille de parvenus texans, il avait fait ses grades dans de très miteux établissements scolaires qui lui avaient assuré un diplôme tout aussi douteux. Une fois intégré au monde universitaire, il y avait fait sa place, et était devenu professeur, d'une façon honteuse et grossière, puisqu'il avait distribué largement et grassement les pots-de-vin autour de lui. Par dépit, il s'était spécialisé dans le droit fiscal, une discipline fascinante qu'il détestait. Ce soir-là, il était venu avec ses collègues juristes, même s'il ne faisait aucune doute qu'il avait mendié son invitation auprès du doyen, un bonhomme trop généreux.

    « Il s'agit du professeur Baggins, spécialisé dans l'enseignement du droit fiscal.»

    « « Vous avez raison sur le fait que tout cela à été préparer, cela tombe vraiment trop bien pour qu’on puisse accusé les mutants d’être à la tête de cette idée. Mais le serveur n’y était pour rien, c’était juste un évènement non prévu, cependant les terroristes avaient une personne avec eux, à l’intérieur, et cette personne se trouve être cet homme. » »

    Jules fut très surpris des révélations soudaines de son interlocuteur. Le professeur Livingston, en plus d'être une sommité scientifique, était-il également un brillant logicien, ou un détective avisé ? Cela ne l'eût guère étonné, car les raisonnements que l'anglais conduisaient étaient d'une exemplarité presque suspecte.

    « Très certainement. Non, ne prenez pas par ici, William, ce couloir ne mène nulle part. »

    Intérieurement, Jules réfléchissait à toute vitesse, et commençait à mettre en perspective toutes les informations qu'il avait recueilli ce soir. Bien évidemment, l'attentat terroriste avait été orchestré d'une main de maître. Mais que son abruti de collègue, le professeur Baggins, soit le cerveau de l'affaire ? C'était impossible, il ne pouvait donc qu'être un pantin, une marionnette, un fantoche dans toute cette histoire.

    « « Prenez garde, à présent. Ces caves sont toujours très peu éclairées. Vous savez, elles datent du siècle dernier et … on raconte qu'elles servaient à abriter les orgies qu'organisait l'élite new-yorkaise, avant la guerre. Des rumeurs, bien entendu. » »

    Un silence absolu régnait autour d'eux, à peine troublé par le bruit de leurs propres pas sur le sol dallé. Cette atmosphère froide et religieuse convenait parfaitement à la réflexion, et au recueillement.

    « Attention aux grilles. »

    Jules avançait avec une précision presque militaire, mais il prenait toujours soin de prévenir ses suivants des périls et des risques qu'ils encouraient dans ce labyrinthe souterrain. Ils en verraient bientôt le bout, toutefois ils ne devaient pas relâcher leurs efforts. Edward était toujours pris par sa réflexion, comme s'il songeait à la réponse de Jules concernant l'homme à la rose blanche. Le porc à la rose blanche.

    « Pensez-vous réellement que le professeur Baggins a été l'instrument des terroristes ? »

    Cela ne l'eût guère étonné. L'infect Donovan était habitué des complots et des intrigues. A l'université, un rumeur sordide couvait parmi les professeurs et les étudiants : les autorités gouvernementales le paieraient pour espionner le monde universitaire, et faire état de tous les troubles susceptibles d'affecter le « phénomène mutant ». Et, il était vrai que depuis quelques temps, certains élèves disparaissaient soudainement, du jour au lendemain. Cet andouille était décidément une souillure exécrable.

    D'un œil, Jules observait le professeur Livingston dont il attendait une réponse. Sans doute les brillantes neurones britanniques avaient-elles abouti à une conclusion des plus détonantes. Edward attendait-il le bon moment pour partager ses pertinentes déduction ? Voilà qui n'eût guère étonné le professeur Visconti, qui ne l'en appréciait que davantage !


    « Attention ! »

    Chose inhabituelle, une chauve-souris, très en colère, voletait à toute vitesse vers eux.



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Edward Livingston
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Mar 27 Avr - 11:41

    Le professeur Baggins, spécialiste dans le droit fiscal. Voilà ce que lui apprit ouvertement Jules. De manière plus subjective, Edward avait aussi appris que l’homme en question n’avait pas une place privilégiée dans le cœur du français, il suffisait d’entendre le ton employé tinté de peu de reconnaissance envers cet homme. Ce qui expliquait pas mal d’autres petites choses qu’Edward avait pu remarquer. La tenue du professeur Baggins, pour commencer, qui n’était pas forcément plus classe, mais beaucoup plus chère que le reste de ses collègues, démontrant qu’il gagnait beaucoup plus que ses compères. Mais pour gagner plus, il faudrait être bien plus doué, hors ce n’était pas le cas. Bien évidemment, Livingston ne le connaissait pas personnellement, mais il avait remarqué une chose particulière chez ce professeur. Lors de discussion sur un échange d’idée, il se contentait de sourire ou de hocher la tête à des moments opportuns, sans pour autant donner un avis qu’il n’avait pas. On était en droit de penser qu’il avait envie de garder ses idées pour lui, sans avoir à les partager, mais cette théorie ne se tenait pas. En effet le professeur avait tendance à s’appuyer sur un pied, et dès qu’il devait contourner une réponse, il s’appuyait sur son autre pied. Passer d’un pied à l’autre est une chose tout à fait naturelle, mais le faire à chaque fois que l’on demande son avis, prouve une certaine nervosité. Une attitude anodine qui pouvait parfaitement passé inaperçue si on n’associait pas les deux. Chose que le détective avait pourtant fait.

    Jules informa William de ne pas prendre une direction, ce dernier revint vers le groupe pour ne plus prendre ce genre d’initiative. Les deux colocataires notant la connaissance que Jules avait des lieux, presque exemplaire. Mais tout serait ressortir à un moment ou à un autre. Suivant les mises en garde de Jules, le petit groupe se mit à progresser à travers les caves obscures, tout en ayant des informations sur les rumeurs qui circulaient sur ce lieu qui datait du siècle dernier. N’avait-on pas pour habitude de dire, de quelque chose d’ancien, que ce sont des légendes, plus que des rumeurs ? Les rumeurs avaient toujours une tendance au présent ou à un passé pas si éloigné. Ou alors on explique qu’une rumeur court sur le fait qu’en endroit est hanté, ce qui s’apparente à un présent même si c’est par rapport à un passé. Une rumeur qui découle souvent d’une légende. Edward avait donc la fâcheuse habitude de tiquer sur certains mots empruntés plutôt que d’autre, surtout chez le français qui avait une façon de parler qui semblait venir d’un autre temps. Une information de plus qui alla se nicher dans un coin de sa tête, pendant qu’il restait concentré sur le professeur Baggins.


    « Pensez-vous réellement que le professeur Baggins a été l'instrument des terroristes ? »
    « Il est intéressant de mettre en avant le fait qu’il n’est que l’instrument. L’estime que vous lui portez ne doit pas être des plus hauts pour ne pas penser, à un seul instant, qu’il pourrait être à la tête de tout cela. Est-ce parce que vous n’appréciez pas l’idée qu’il est payé des pots de vin pour avoir sa place ? »

    Dire qu’il avait payé des personnes pour avoir son post venait, seulement, du fait qu’il n’était pas capable de suivre correctement une discussion trop poussée, préférant esquiver par un hochement de tête en changeant son pied d’appui. A la tenue plus chère que ses collègues, qui montrait ses moyens. Moyens qui finissaient par s’expliquer par les financements qu’il recevait. Car il allait de soit qu’il ne venait pas d’une famille riche, ou d’une bonne éducation. Sa présence en haute société le prouvait sans que ce soit un secret pour personne. Edward reprit presque aussitôt, pour répondre à la question qui était posé à la base.

    « Cependant je suis d’accord sur le fait qu’il n’est qu’un instrument. Cependant, je ne peux pas vous dire si il est l’instrument des terroristes ou si les terroristes sont aussi les instruments de quelqu’un de bien plus haut placé. Je n’ai pas encore répondu à cette question. En fait c’est ce professeur Baggins qui à crier qu’il y avait un autre mutant, alors qu’il s’était tenu à l’écart de la cohue, il semblait même bien soulager par l’intervention de ce serveur. Mais quand le serveur s’est mit à courir vers une sortie, le professeur à recommencer à se balancer d’un pied à l’autre, tic nerveux chez lui, pour finalement se décider à crier au client un peu au hasard. Son but était seulement de dire qu’il y avait un mutant, car il est sorti presque aussitôt. Et sortir aussi vite sans retirer les lauriers d’attraper un mutant – si cela avait été vrai – implique forcément être au courant de la suite des évènements. Le professeur n’a pas été soufflé par l’explosion, il était éloigné du bâtiment et avait déjà son regard braquer dans le direction des terroristes, avant même qu’ils ne se montrent. »

    Et voilà, qu’à ce moment même, Jules lança à un avertissement pendant qu’une chauve souris se baladait, bien énervée- au dessus de leurs têtes. Des chauves souris dans cet endroit ? Voilà qui n’était pas commun. Edward et William appréciait d’avoir quelque chose sur leur tête à ce moment précis. Bien qu’en réalité, Edward gardait le nez en l’air, en regardant cette petite bestiole évoluer dans l’air, carrément fasciner par le fait qu’elle puisse avoir réussi à atteindre cet endroit malgré tout ce labyrinthe. Oui, même les chauves-souris pouvait avoir quelque chose de fascinant. Bien sur l’énergumène ne trouvait, pas du tout, intéressant d’être observé à ce point et piqua droit en direction d’Edward. Ce dernier ne se formalisa pas, préférant la regarder évoluer. C’est William qui pu faire un mouvement avec son chapeau dans les mains, pour éviter que la bête volante et son colocataire ne se découvre un certain rapprochement.

    « Ne pouvez donc pas faire attention, un peu. »
    « J’évaluais les chances qu’elle attaque. »
    « Et vous vous êtes trompé ! »
    « C’est pour ça que j’ai toujours besoin de vous avec moi, mon cher William » Se tournant vers Jules « La sortie était proche pour que cette chauve souris est pu venir jusqu’ici. Je m’étonne qu’elle soit seule et dans cet endroit. »
    « Ne pourrions nous pas, plutôt reprendre la route, avant qu’elle ne décide de s’en prendre à tout le monde ? »
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Jules Visconti
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Mar 27 Avr - 20:25

    La chauve-souris fondait sur eux telle une torpille poilue. Animal impur, idolâtre, effrayant. Oiseau de la nuit, elle réveillait chez Jules des sensations qu'il croyait oubliées … Nulle peur, nulle angoisse. Au contraire, Jules éprouvait à l'égard de la créature affreuse une compassion presque religieuse. Cet être misérable l'apitoyait. N'était-il pas une figure de l'être définitivement arrêté à une phase de son évolution ascendante ? Il n'est plus le degré inférieur, il n'est pas encore le degré supérieur. Oiseau manqué, la chauve-souris est un «être monstre», comme le disait Georges-Louis Buffon, le célèbre naturaliste et ancien ami du professeur Visconti. Quelque chose de lourd et de sombre s'accumule autour des oiseaux de la nuit.

    La chauve-souris qui volait autour d'eux se déplaçait péniblement, réalisant un vol pénible et disgracieux. Condamnée à battre des ailes, elle se débattait avec la gravité et l'impossibilité d'effectuer un vol plané. Elle cherchait sans doute ses ailes, mais ne trouvait que deux membranes velues, hideuses, quoique parfaitement fonctionnelles. Ratée de l'aviation, elle n'en demeurait pas moins agressive et féroce. Tout en gardant une main près de sa tête en guise de fugace bouclier de cher, Jules répondit à l'affirmation du professeur Livingston.


    «En effet, la sortie est proche, comme ses camarades de jeu sans doute … Toutefois, elle seule semble vouloir nous chercher des noises ! ajouta-t-il en riant. »

    La créature ailée revenait vers eux. Bien qu'elle fût aveugle, et semblait décidée à les harceler, ce qui ennuya Jules. Être une créature de l'ombre, parfaitement laide, ne dispensait pas de respecter les bonnes manières et les règles de bienséance ! De plus, elle s'attaquait aux cheveux du français. Or, il n'y avait rien de plus sacré pour Jules que la chevelure qu'il chérissait depuis toujours.

    «Assez ! »

    Immédiatement, la chauve-souris émit quelques sifflements, prit de l'altitude et partit un peu plus loin avant de disparaître dans l'obscurité d'un couloir. Un sourire s'étira sur le visage de Jules, partiellement couvert d'ombres. Il était très satisfait, pour des raisons que ses deux compères ignoraient sans doute, puisqu'ils n'avaient très certainement pu voir comme Jules s'était débarrassait de l'inconvenante compagnie de la souris ailée. Très simplement, il avait incommodé sa trajectoire en projetant contre le museau et les yeux de la créature une certaine quantité de poussière. Nosferatu n'apprécia guère, et ne demanda pas son reste.

    «La sortie est toute proche. D'ailleurs, l'air est ici plus … nauséabond. Nous approchons donc des égouts du théâtre ...»

    En effet, les caves du New York State Theater voisinait les conduits, canalisations, et égouts de la métropole, ce qui était, disait-on, l'une des causes du suicide d'Anna Fedovna, la célèbre ballerine, qui ne supportait guère de danser « sur les gargouillis monstrueux du monde ». Simple légende, bien évidemment, mais elle forgeait le caractère de ces endroits.

    «Vos conclusions concernant le professeur Baggins sont pertinentes, professeur Livingston. Seriez-vous détective ? »

    Assurément, s'il ne l'était pas, sa reconversion était assurée. Jules n'en doutait pas et était sincère, et se posait bien sûr la question. Les détectives privés étaient très nombreux, à New-York, puisqu'on en comptait près de trois pour un habitant. Mais tous n'étaient pas si talentueux. Qu'en était-il, seulement ? Jules pouvait parfaitement comprendre l'humilité et la discrétion d'Edward Livingston. De plus, sa position au sein de l'Institut XAVIER ne pouvait qu'être controversée. Même s'il en tirait de la fierté … Il ne pouvait se servir de cette étiquette pour dorer publiquement son blason. Cependant, il ne semblait guère attaché à la parade sociale, et ceci séduisait Jules, qui n'aimait pas les m'as-tu vu, les parvenus et les arrivistes usant de tous moyens pour gagner les sommets de l'échelle sociale. Lui-même, qui venait des plus bas échelons, connaissait bien les mécaniques huileuses de l'ascenseur social.

    Les phrases du professeur Livingston résonnait dans sa tête. Les événements de ce soir resteraient sans doute pour longtemps gravés dans sa mémoire, notamment parce qu'ils s'illustraient par leur grande complexité. Qui était le cerveau de toute l'affaire ? Les trois terroristes avaient-ils été les pantins d'une éminence grise tapie dans l'ombre, tissant la toile d'un noir complot ? Le gouvernement était-il lui-même impliqué ? Toutes ces questions appelaient des réponses multiples et non cumulatives. Jules, Edward et William arrivèrent à la fin du voyage, marquée d'une porte à double battant. Elle donnait sur un nouveau couloir, et on put reconnaître sur le sol les couleurs du parquet du grand théâtre national de New-York.


    «Continuons, c'est tout droit. Un dernier escalier, et nous serons enfin dehors.»

    Son sourire s'élargissait comme l'atmosphère s'éclairait autour d'eux.


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Edward Livingston
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Ven 30 Avr - 18:57

    Les deux amis apprirent bien vite, de la bouche de Jules, que la sortie était, effectivement proche. Mais chose inhabituelle, le français trouva qu’il était temps que la chauve souris cesse ses agressions, et en un mot, celle-ci décida de s’enfuir. Edward ne pu qu’hausser un sourcil à cette étrange coïncidence, chose à laquelle il n’avait jamais cru mais, faut de preuves ou d’indice, il ne pouvait pas en déduire grand-chose. Cependant il eu le loisir de noter un sourire satisfait sur les lèvres de ce français, ce qui eu pour but d’attirer un peu plus sa curiosité. Une curiosité qu’il aurait été inutile de dévoiler sur le champ, mais qu’il garda bien précieusement dans un coin de sa tête. Pour l’heure il se contenta d’un petit sifflement impressionné par ce qui venait de se passé, comme pour signifier qu’il avait bien remarquer que l’oiseau de nuit était partit sous sa demande, sans pour autant comprendre comment cela était possible. Et, si il y avait bien une chose qui énervait notre ami anglais, c’était bien de ne pas comprendre une chose qui se produisait devant ses yeux. Il eu même le loisir de sentir son cerveau se mettre en route à une vitesse de croisière hallucinante, laissant toutes les hypothèse coulée entres elles, s’emboîter avec d’autre chose qu’il aurait déjà pu remarquer. Le tout se faisant avec un naturelle déconcertant, le laissant libre de se concentrer sur ce qui se passait autour de lui.

    Ils continuèrent de marcher, l’air se faisant plus désagréable, ce qui –selon Jules- était bon signe et annonçait qu’ils arrivaient à la sortie. Ce qui n’était pas trop tôt, sans le dire, Edward avait un sérieux besoin d’air tellement son sang s’agitait en tambourinant sur sa tempe. Sans parler du fait que William boitait sérieusement et que le détective serait plus tranquille de voir son ami se poser plutôt que de gambader partout comme si de rien n’était. Mais il se garda bien de ne pas révéler ses informations pour ne pas inquiéter, ou pour ne pas mettre mal à l’aise. Les deux hommes n’avaient jamais été de ceux qui se plaignent, ce qui ne les empêchait pas de s’inquiéter l’un pour l’autre de manière constante.


    «Vos conclusions concernant le professeur Baggins sont pertinentes, professeur Livingston. Seriez-vous détective ? »

    Sous les recommandations de Jules, ils continuèrent tout droit, prouvant, sans aucun doute possible, cette sortie promise. Pour ce qui était de sa question, Edward n’avait pas lieu de mentir sur sa profession, sa première de toute, en réalité. Si il n’en faisait pas étalage, c’est surtout parce qu’il aimait pouvoir choisir ses enquêtes, il aimait la difficulté et les véritables énigme avant tout. Sa réputation n’était plus à faire, la police faisait appel à lui quand ils ne s’en sortait pas, et c’était la même chose pour Mars Investigation. Ne pas faire de pub lui évitait, à sa plus grande joies, toutes les personnes qui voudrait savoir si leurs mari les trompes, ou si leurs enfants se drogue. Toutes ses petites affaires dont il n’avait jamais vu la moindre utilité et qui ne rendait pas service à son esprit de logique et d’observation. Un coup d’œil lui permettait de savoir si un mari trompait ou non, si un enfant se droguait ou pas. Ce n’était pas de la prétention de dire qu’il savait faire cela, c’était juste un fait, un sens de l’observation vraiment poussé qu’il travaillait depuis de nombreuses années. Et, dans cette optique, il voulait le travailler encore et toujours plus avec des affaires qui comportaient un véritable questionnement, plus qu’une évidence.

    « Assurément qu’elles le sont, tout comme votre question est pertinente. Oui, je suis bien détective, du moins quand l’occasion se présente sous le jour d’une affaire intéressante. »

    Là encore il ne fallait pas voir de la prétention dans sa réponse. En bon logicien, il savait ce qu’il valait. Se surestimer ou se sous-estimer, était faire preuve d’une très mauvaise observation et d’une mauvais logique. Egocentrique, certainement. Prétentieux, jamais. Mais il était difficile de voir cette nuance, à moins de savoir réellement de quoi il était capable. Il était facile de s’imaginer qu’il avait une haute estime de lui-même, ce qui était le cas, mais parce qu’elle était juste. En tout cas dans ce domaine.

    Ils arrivèrent enfin dans la rue, beaucoup plus calme que celle qu’ils avaient quittée. En réalité, elle était même parfaitement calme, tout le monde devait être devant l’entrée ou les détonations avaient eu lieux, délaissant cet endroit comme si il n’avait pas le moindre attrait. Ne lâchant pas leur flegme naturel, les deux hommes réajustèrent leurs couvre chef dans un même mouvement, William se refusant de s’appuyer sur le premier lampadaire venu, et Edward refusant de grimacer sous les coups de la douleur au niveau de ses tempes et de cette oreille qui refusait de retrouver son ouïe naturelle. Levant le nez au ciel, Edward trouva le moyen de sourire


    « Et bien. Musique. Baronne ivre. Petites émeutes. Attentats. Je vous entends déjà dire qu’il n’y à pas de doute, cette soirée était bien mieux que celle du théâtre. »
    « Vous avez raison William, mais vous oublier un point : Une rencontre des plus intéressantes »

    Et par intéressante il entendait le niveau de Jules, mais aussi cette part de lui qu’Edward avait du mal à décrypter, comme si il lui manquait encore quelques données. Est d’avis qu’il n’avait pas envie de ne jamais le recroiser. Bien au contraire. Reportant son regard sur le français, il plissa légèrement les yeux.

    « Une chance que vous connaissiez si bien les lieux. Jouer vous encore du violon ? J’aurais une tendance à dire que oui, mais de manière moi récurrente qu’avant, je me trompe ? »

    Pour la défense d’Edward : il ne pouvait pas s’en empêcher. C’était quelque chose d’assez compulsif chez lui. Jamais il ne lui viendrait à l’esprit de poser une question de manière correcte. Les convenances auraient voulu qu’il demande comment cela était possible de connaître aussi bien ce lieu. Au lieu de cela, il assurait déjà que Jules était violoniste. Ses dires étaient portés sur des observation assez simples. Les mains en premier lieu : l’une plus recroqueviller que l’autre, assurant ainsi qu’il avait pratiquer pendant pas mal de temps. Cependant, la corne se formant sur les doigts ne semblaient pas être aussi importante que si ils jouaient à longueur de temps, d’où son interrogation.

    « Il fait toujours ça » Cru bon de préciser William.
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Jules Visconti
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Ven 30 Avr - 19:56

    Edward était bien un détective. Sa réponse, franche et directe, n'étonna pas le jeune homme dont les yeux glissaient sur les ombres qui défilaient autour d'eux. « Détective » était un terme mythifié par les romans noirs et les romans policiers, mais il n'était qu'un mot. Enquêteur de droit privé convenait mieux au juriste que Jules était, juriste soucieux de la justesse des mots et de leur emploi. Alors, en sus d'être professeur à l'Institut XAVIER, Edward Livingston était-il de ces « privés » qui effectuent à titre professionnel des recherches, des investigations, des enquêtes, des filatures ? Se pouvait-il que lui-même, Jules Visconti, professeur agrégé des facultés et juriste de grand renom, fut l'objet d'une investigation, d'une enquête, d'une filature ? Cette perspective amusa Jules, mais elle lui sembla peu probable, car il excellait dans l'art d'agir proprement et de ne rien laisser traîner derrière lui. N'était-il pas aussi insaisissable que la poussière ?

    Enfin, ils arrivèrent dans la rue. Colombus avenue s'étendait autour d'eux, et Dante Park leur faisait face. Le coin était tranquille, comme à des lieux du vacarme et du chaos qui régnait devant le Metropolitan, dont les vagues échos leur parvenaient. Dans l'ombre du square, les yeux marmoréen du poète italien, Dante Alighieri, les observaient et jetaient sur eux un manteau de ténèbres. Les remarques de William Brown amusèrent Jules. La réponse d'Edward Livingston capta toutes son attention. Les yeux plissés de ce dernier croisèrent ceux du jeune français, qui luisaient dans l'obscurité.


    «Une chance que vous connaissiez si bien les lieux. Jouer vous encore du violon ? J’aurais une tendance à dire que oui, mais de manière moi récurrente qu’avant, je me trompe ? »

    Faussement surpris, Jules leva haut les sourcils, ménageant un silence convenu avant de répondre avec le ton de ceux qui désirent entretenir un mystère qui ne trompe personne. Il ne prêta pas une attention particulière à la remarque du professeur Brown.

    «Je joue encore, assurément. Avec la passion et l'assiduité des premiers jours. »

    Et Jules se souvenait de ce premier jour. Catherine avait promis une surprise, et quelle surprise ! Somptueusement emballé dans son coffret, son premier violon l'attendait, prêt à vibrer sous ses doigts malhabiles. Et que de chemin avaient-ils parcourus dans le temps et l'espace, ensemble, depuis les gammes du commencement jusqu'aux concertos de la fin ? Jules n'avait pas interrompu sa carrière. Il l'avait simplement suspendue dans le temps. Peut-être avait-il pour projet de redescendre à la fosse ? D'un geste de la main, le jeune français désigna un banc où il invita ses camarades de promenade nocturne, dignes mais blessés, à s'asseoir. Son front ne saignait plus, mais sa plaie luisait d'un éclat inquiétant.

    Avec une certaine lassitude, Jules tira d'une de ses poches son cellulaire, et fut heureux de constater qu'il avait retrouvé une couverture réseau. D'un rapide mouvement de ses doigts, il envoya un message pré-enregistré à l'attention d'une personne qui serait bientôt là. Tout en agissant de la sorte, il repensa brièvement aux événements de ce soir, et se surprit à éprouver de la peine pour ces gens qui n'avaient demandé à passer qu'une bonne soirée et qui s'étaient trouvés obligés de composer avec des terroristes. La baronne, le doyen, son frère, la femme de celui-ci, et tant d'autres … Que leur était-il arrivé ? Avaient-ils pu fuir ? Avaient-ils été secourus ? Seraient-ils arrêtés ? Le doyen, arrêté ? Cela porterait un préjudice grave et sévère à l'image publique des départements juridiques de la prestigieuse université de New York. Jules se promit de se renseigner au plus tôt. Le doux ronron d'un véhicule motorisé troubla le silence assourdi qui les entourait, et Jules fut aussitôt sur ses gardes.

    Sous l'ombre noire de l'« Empire hotel », longue berline noire s'avança lentement dans leur direction.


    «Ah ! Ce n'est pas trop tôt.»

    La limousine s'arrêta à leur hauteur. Un vieil homme vêtu comme tout bon chauffeur en sortit et se présenta devant Jules, qui le salua poliment.

    «Messieurs, voici mon véhicule. Peut-être Bart peut-il vous déposer quelque part ? »

    La proposition de Jules était sincère, et il n'y avait de sa part aucun orgueil généreux. Au contraire, il appréciait ces deux compères qui lui rappelait combien lui plaisait la compagnie de gens intelligents. Et de ce fait, il souhaitait leur rendre service. Bien sûr, il n'ignorait pas que les professeurs Brown et Livingston étaient venu à l'opéra de leur propre initiative et à l'appui de leurs propres moyens. Ainsi, peut-être étaient-ils venus en bus, en taxi, en métro, en voiture, à pied … Mais Jules désirait rendre service, et s'il pouvait leur épargner une course folle et dangereuse dans New-York – car l'attentat avait rougi la nuit d'un voile de sang – alors il n'hésiterait pas à le faire. .

    «La limousine est spacieuse et sûre. De plus, vous y trouverez tout le confort dont le tragique événement nous a privé ce soir. Je crois même savoir que Bart a fait renouveler la réserve d'alcool … Je fais venir le Macallan d'Ecosse.»
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Edward Livingston
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Lun 3 Mai - 11:47

    «Je joue encore, assurément. Avec la passion et l'assiduité des premiers jours. »

    Il va de soit qu’Edward ne puisse qu’apprécier le fait que Jules prenne un certain temps avant de répondre, tout en faisant office d’être surpris, ce qui n’était assurément pas le cas. Mais la manière de s’y prendre était tout à son honneur et montrait un réel savoir vivre que le détective semblait apprécier à sa juste valeur, bien qu’il ne répondit rien à cette réponse faite par le français. Ce dernier ne perdit pas de temps à envoyer un message qui, en vu de sa rapidité, semblait déjà être préparer, comme si c’était le genre de chose qu’il envoyait de manière assez régulière. Suivant une parfaite logique, Edward ne fut pas étonner de voir une voiture arrivé, dont le chauffeur se présenta à Jules.

    «Messieurs, voici mon véhicule. Peut-être Bart peut-il vous déposer quelque part ? »

    Edward lança un regard à son ami. Il convenait d’accepter cette proposition, sans pour autant que cela paraisse pour un soulagement d’une manière ou d’une autre. Il serait difficile de trouver un bus à cette heure-ci tardive, et le taxi qui était prévu pour le retour risquait d’avoir toutes les peines du monde d’arriver en vue des incidents tragiques que de la soirée. Livingston ne se voyait pas imposer une longue marche à son ami, mais se dernier refuserait d’accepter pour ces raisons, préférant feindre que tout va bien plutôt que d’avouer le mal qui lui parcourait la jambe. D’ailleurs il mettait tous les efforts du monde pour le faire oublier, ce qui ne pouvait passer inaperçu sous le regard d’Edward.

    «La limousine est spacieuse et sûre. De plus, vous y trouverez tout le confort dont le tragique événement nous a privé ce soir. Je crois même savoir que Bart a fait renouveler la réserve d'alcool … Je fais venir le Macallan d'Ecosse.»

    Il faut croire que le français était perspicace et avait de la ressource, à moins que ce ne soit que pur hasard qu’il en vienne à faire cette proposition en parlant d’un alcool qu’Edward ne serait refuser. Mais, si il y a bien une chose à laquelle le détective ne croyait pas, c’était bien le hasard ? Il ne doutait pas que jules est pu remarquer un léger penchant pour l’alcool, ne serait-ce que par le verre que Livingston avait choisi lorsqu’il s’était retrouver face à plusieurs choix. Le français ne lui offrait qu’une occasion en or de pouvoir accepter, en feignant que c’est pour accepter cette boisson tout droit venu d’Ecosse. Un sourire sur les lèvres, Edward posa son regard sur la limousine qui leur faisait face.

    « Bart semble être une personne des plus appréciable, si tel est le cas. Il serait donc fortement impoli de ne pas répondre au travail qu’il a fournit pour renflouer la réserve d’alcool. »

    William se garda de tout commentaire si les penchants de son ami, comprenant parfaitement que ce dernier aurait préférer rentrer à pied plutôt que de dépendre d’une tiers personne. Si il acceptait cela, ce n’était que pour une unique raison qui se trouvait être l’état de sa jambe. Il ne se voyait, donc pas, l’âme d’une personne exprimant une critique réelle ou ironique sur le comportement de son colocataire.

    Tous entrèrent dans la voiture, qui ne laissait plus de toute sur son côté spacieux, en plus d’être des plus confortable. Aucun doute sur le bon goût du Français. Edward entreprit de donner son adresse au conducteur, ne trouvant pas utile de mentir sur son lieu de résidence qui pouvait parfaitement être trouvé étant donner que le français avait leurs noms. Il fit également honneur au Macallan venu tout droit d’Ecosse, après avoir porter le verre à son nez pour le sentir. Chose qui pouvait être faite pour juger de la qualité de la boisson, mais qui était surtout devenue une sorte de manie pour sentir si il n’y avait que la boisson prescrite qui était dedans. Pas qu’il doute réellement du français, mais il avait toujours eu se côté suspicieux en tout. Une chose était certaine, la route ne fut pas des plus longues pour regagner l’appartement des deux hommes qui vivaient à la même adresse. Et si la compagnie du français était agréable, il convenait de s’occuper de la santé du docteur. Ce dernier trouvait qu’il fallait s’occuper de la tempe et de l’oreille de Livingston.


    « Nous vous remercions pour la visite guidé et pour ce raccompagnement qui fut des plus agréable » Saluant ainsi la boisson qui était des plus appréciable « Je ne doute pas qu’on puisse se recroiser à l’occasion, il se trouve que j’ai quelques visite à faire devant monsieur le juge dans le mois à venir »

    Il n’avait rien à se reprocher, même ses méthodes peu conventionnelles étaient souvent couverte ou invisible. Mais il lui arrivait de devoir faire office de consultant lors de procès afin d’expliquer ce qui l’avait mener à telle ou telle personne. Le statut de Jules entraînerait sûrement une nouvelle rencontre. Il s'apprêtait à déscendre quand une idée lui vint à l'esprit.

    « Oh, et bien évidemment, si vous venez à faire une représentation, il me plairait beaucoup de pouvoir vous entendre. Le violon est un instrument des plus nobles, et son son particulièrement appréciable, je dois avouer. »
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Jules Visconti
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MessageSujet: Re: Acta est Fabula [TERMINE]   Mer 5 Mai - 12:04


    « Je ne manquerai pas de vous réserver une invitation. »

    Une fois déposés les professeurs Brown et Livingston, et après avoir donné sa carte de visite au détective et salué les deux hommes, Jules invita Bart, son chauffeur, à le raccompagner jusqu'à l'hôtel où il logeait en attendant d'investir un appartement bien à lui.

    « La soirée s'est-elle bien passée, monsieur ? »

    Jules était habitué. La curiosité de son chauffeur ne souffrait aucune limite. Ce soir, toutefois, le professeur Visconti n'était pas d'humeur à partager les terribles événements avec lui. Il était bien trop inquiet des lendemains sombres qui s'annonçaient comme l'orage qui gronderait bientôt sur la gargantuesque métropole. La pluie nettoierait sans doute les rues et les consciences, mais quelques individus, comme lui, penseraient-ils encore aux conséquences de l'attentat de ce soir ?

    « Une interprétation de Mozart des plus … explosives, assurément ... »

    Un sourire contenu s'étendit sur le rétroviseur intérieur de la limousine. Bart comprenait sans doute le silence de son employeur, et ne lui en tiendrait pas rigueur. Jules, quant à lui, demeura silencieux. Il était heureux d'avoir rencontré et accompagné Edward Livingston et William Brown à travers leur périple. Ces deux anglais s'étaient révélé d'excellente compagnie, en dépit des circonstances particulières de leur rencontre. N'était-il pas original de se faire des amis lors d'un attentat terroriste ? Bientôt, ils échangeraient le thé et les biscuits entre deux explosions !

    La voiture regagna le haut centre ville de New York, et longeait déjà la Cinquième avenue en direction de l'hôtel.


    « Avez-vous eu des nouvelles de Mikhaïl, Bart ?
    - Aucune, malheureusement.
    - Si vous voulez mon avis, vous perdez votre temps.
    - Certes, monsieur.
    - Je n'ose penser à l'impression qu'aura Rose en voyant vos bêtises. »


    Bart acquiesça en silence. Il arrêta la voiture à hauteur des portes du somptueux établissement. Un portier s'approcha alors pour accueillir le jeune français. Celui-ci laissa un copieux pourboire à son chauffeur, qu'il invita à la plus grande prudence dans ses affaires privées. Jules, ensuite, entra dans l'hôtel, et gagna sa suite. Il consigna par écrit les informations qu'il avait recueilli sur les professeurs Brown et Livingston, entre autres leur adresse commune. Prenant soin de l'écrire proprement, il se promit de s'inquiéter dès le lendemain des nouvelles concernant les attentats du Metropolitan Opéra. Il gagna enfin sa chambre et, une fois dans son lit, s'endormit paisiblement.

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